Jean-Noel Jeanneney soutient Gallica et Europeana

Nous évoquions la semaine dernière les propos de Denis Bruckmann -article corrigé-, le directeur général adjoint et directeur des collections de la BNF, selon lequel « des négociations pourraient aboutir d’ici à quelques mois » entre la BNF et Google pour la numérisation du fond d’ouvrages.
Jean-Noel Jeanneney, dans une tribune tenue dans le Figaro, revient avec colère sur les discussions entamées par les deux parties. Il dénonce le volte-face dangereux de la BNF qui, en cas d’accord, prendrait le risque de confier à une entreprise privée le monopole de l’indexation et de la diffusion de la culture – nationale et internationale – numérisée. Il s’insurge également devant la façon dont Google use de sa puissance et de son influence pour obliger les auteurs et éditeurs à signer des accords.
De fait il s’indigne de voir ces négociations anéantir les efforts réalisés par la BNF et la France depuis 2004 pour tenir tête à Google et développer des solutions concurrentes qui ont conduit à la réalisation de Gallica et Europeana pour préserver la culture européenne et faciliter son accès. Il estime que devant l’importance de l’enjeu, l’argument financier est irrecevable, les coûts évoqués pouvant être financés sur plusieurs années ou réévalués en privilégiant la numérisation des ouvrages véritablement dignes d’intérêt plutôt que de s’égarer dans l’immensité des collections.
La BNF pourra-t-elle réellement résister à la force de persuasion de Google ? Le mystère demeure entier mais ne devrait plus durer.
Source : Le Figaro















Je suis assez d’accord.
Réechelonner ou se concentrer sur la qualité sont 2 bonnes options. D’ailleurs, les 2 peuvent se combiner en scannant en priorité les meilleurs ouvrages.
De toute façon, si les ouvrages sont uniques, pourquoi ne pas négocier avec Google le fait que la BNF, Europeanna et Gallica ont aussi le droit de diffuser ?
Surement pcq Google n’est pas suffisamment philanthrope pour prendre en charge l’intégralité des frais de numérisation et partager la diffusion. Ce qui est d’ailleurs plutôt compréhensible.
Inversement si Europeana et Gallica assument les coûts de numérisation, Google se verra dans l’obligation de payer des droits d’auteurs et de diffusion. Pas sûr que ce soit forcément plus économique…
A voir…