Le Kindle n’est pas le bienvenu en Norvège

On pouvait reprocher au Kindle International de débarquer dans nos contrées sans être réellement localisé et pour ce qui est de son modèle propriétaire, nous nous y étions fait. Malheureusement pour Amazon, il semble que le Conseil des consommateurs norvégiens ne soit pas prêt à laisser passer ce défaut. Pour rappel, le même Conseil s’en était pris en 2006 à l’iTunes Store. Sous la menace de la firme de Cupertino de se retirer du marché norvégien, le Conseil avait finalement retiré sa plainte. Dans les mois qui ont suivi, Apple entamait le retrait des DRM de nombreux titres de son catalogue. Apple et l’art du compromis…
Le Kindle violerait certaines règles du droit du consommateur, en particulier au niveau des DRM, dont on sait que la Norvège est un farouche opposant. Autre point, l’utilisateur d’un Kindle ne possède pas les livres qu’il achète mais à acheter un licence de lecture. L’affaire Orwell a marqué les esprits et le Conseil des consommateurs ne souhaite pas qu’une chose semblable se reproduise en Norvège. En effet, Amazon se réserver toujours d’effacer à distance un ouvrage si l’utilisateur ne respecte pas les conditions d’utilisations. C’est un peu comme si Amazon venait récupérer votre livre si vous osez photocopier une page !
Les régulateurs norvégiens ne s’arrêtent pas à ces deux points. Ils reprochent également la possibilité que se réserve Amazon de changer les conditions d’utilisations à tout moment, les questions de confidentialité et de protection des données personnelles etc…
Est-ce que Amazon arrivera à résister, comme Apple l’a fait par le passé? Si les attaques du Conseil de la concurrence étaient semblables, Apple était déjà en position de monopole en 2006. C’est loin d’être le cas pour Amazon qui, même avec son avance, pourrait se heurter aux résistances des législations locales et se faire devancer par d’autres distributeurs plus conciliants.
Source : Ars Technica















Et bien voila une excellent attitude du conseil des consommateurs norvégiens. Il serait bien qu’on en fasse de même en France!
Idem que Foux: en France, nos “ministres” prétendent défendre la culture mais ne font rien dans l’intérêt du citoyen. Et de ce fait, ont perdu toute crédibilité dans ce domaine depuis bien longtemps. C’est dommage quand on sait qu’avec une vraie volonté , on arrive à des situations bénéfiques à la fois pour les consommateurs et les industriels : par exemple l’ouverture de la concurrence dans le domaine de la téléphonie fixe et de l’adsl (bien aidé par Free). Qui regrette aujourd’hui le monopole de FT dans ce domaine ?
Pour en revenir à la news , j’apprécie également le fait que ce conseil fasse la distinction entre la “licence de lecture” et le fait de posséder l’oeuvre. Quand on voit les prix pratiqués pour les versions numériques des livres, et les limitations qui en découlent (nécessité de posséder un appareil dédié, interopérabilités et DRMs), tout ça pour la “location” d’un livre, il ne fait aucun doute que le marché du livre prends le même chemin que celui de la musique : le piratage a de beaux jours devant lui.