Les premiers tests du Nook en demi-teinte

Ca y est, avec une synchronisation parfaite avec les premières livraisons du produit, les grands sites high-tech américiains proposent leur test respectif du premier reader de Barnes&Noble, le Nook. Que cela soit pour Gizmodo, Slashgear et un peu plus pour Engadget, ils nous livrent des conclusions en demi-teinte.
Le design du Nook est bien au-dessus des autres readers du marché. Le soin esthétique apporté à cet appareil est perceptible dès le déballage. Amazon nous a déjà surpris avec la qualité du packaging du Kindle, Barnes&Noble fait mieux. Emballage transparent, écran en epaper qui affiche un portrait de Jules Verne etc. La recette est la bonne.
L’appareil est complet, tant au niveau de la connectique (port USB, MicroSD, WiFi et 3G) que des formats lisibles (les eReader, ePub, PDF sont supportés et pour les deux premiers, la gestion des DRM est possible). Comme nous avons pu précédemment vous le dire dans nos colonnes, le Nook a pour particularité de disposer de deux écrans. Le premier, en papier électronique dernière génération et d’une diagonale de 6 pouces afficher le contenu, alors que l’écran du bas, LCD et capactif, vient remplacer les habituels boutons de contrôles. Le Nook s’affranchit donc du clavier physique du Kindle pour le remplacer par son pendant virtuel. Si l’idée est astucieuse pour palier à l’absence d’écran epaper tactile de qualité, c’est une solution de transition. Cet élément est d’autant plus sensible qu’à première vue, dans la version 1.0 du logiciel qui équipe le Nook, la réactivité de l’interface n’est pas au rendez-vous. Le temps de décalage entre la saisi sur l’écran LCD et l’affichage sur l’écran en papier électronique peut s’avérer dérangeant. Gizmodo, et surtout Engadget, relève ce soucis. De notre côté, on remarquera les petites lenteurs à l’ouverture d’un livre que le ne retrouve pas sur le Kindle.
Slashgear donne l’avis le plus positif sur le Nook. Pour eux, si il y a un reader à choisir aujourd’hui, c’est bien celui de B&N. Pour Gizmodo et Engadget, la conclusion est plus nuancée. Le Nook est clairement en avance sur ses concurrents mais manque de maturité, à la différence du Kindle qui, après plus de deux ans sur le marché, est une plateforme stable. Pourtant, l’offre proposée par le Nook est bien plus séduisante : lecture du format ePub, eReader et PDF, interface plus intuitive, la lecture gratuite de livres depuis les magasins B&N, le prêt d’ebook via la fonction LendMe, un lecteur audio bien pensé, l’achat de livres et journaux en toute mobilité etc. Le Nook est distribué dans les boutiques de Barnes&Noble et profite du service du grand libraire américain. Mais les défauts de jeunesse du Nook sont bien là : un logiciel buggé (mais qui sera sûrement plus stable avec une mise à jour dans les prochaines semaines), une autonomie de quelques jours (on parle d’à peine deux jours en utilisation normale) et un système de prise de notes en retrait par rapport à ce que propose la concurrence. Une mise à jour logicielle va être nécessaire pour effacer rapidement ses défauts de jeunesse.
Pour l’instant, le Nook reste réservé au marché américain mais on remarquera avec quel facilité il est possible de changer la carte SIM présente dans le reader. Il n’y a aucun doute que cet accès facilité aux composants de la machine, la présence d’une connexion WiFi et surtout, l’utilisation du système Android va permettre quelques bidouilles des plus intéressantes. A quand les premières applications pouvant tirer parti des deux écrans?
Le reader de Barnes&Noble attire l’attention ces derniers temps car son design est sûrement l’un des plus réussi et parce qu’il est le meilleur concurrent du Kindle d’Amazon. Face à ces deux “poids-lourds” le reste des fabricants sont en retard et ne proposent une plateforme intégrée aussi efficace. Mais qu’en sera-t-il dans quelques semaines lorsque le CES de Las Vegas aura apporté son lot de nouveautés, dont certaines sont très attendues?















« Si l’idée est astucieuse pour palier à l’absence d’écran epaper tactile de qualité, c’est une solution de transition. »
Il n’y a pas d’écran epaper tactile… la surface tactile est indépendante de la surface d’affichage, et une dalle tactile résistive (les seules utilisables avec des stylets passifs) ajoutera forcément du reflet. D’où l’intérêt énorme d’avoir séparé la suface tactile de l’écran epaper.
À opposer parr exemple aux dernier readers sony tactiles qui ont tous beaucoup de reflets…
La technologie de PlasticLogic permettra de proposer un écran epaper fin et tactile avec un rendu optimal. Si la solution proposée par Sony n’est pas la meilleure, B&N contourne le problème. Amazon fera sûrement de même. Cela dit, les technologies qui vont arriver en 2010 vont changer la donne.
Personnellement je viens d’avoir le passage du père noël en avance avec le prs600 et je ne regrette pas mon choix.
Même si le Nook est “beau” je me demande si on ne perd pas un peu l’intérêt d’un ereader?! Finalement à la base c’est fait pour “lire” sur un écran “comme du papier” hors là on a un LCD en plus (qui consommera quoi qu’il arrive beaucoup plus de batterie)… Avec des prévisions de gadgets etc…
Je crains que rapidement cela deviennent comme les téléphones portables… Autant partir sur un EEEPC si on veut faire plus que juste lire des ebooks…