L’intérêt pour le Kindle diminue au profit de l’iPad
Un sondage réalisé par ChangeWave Research révèle que la majorité des consommateurs opteraient désormais pour l’iPad plutôt que le Kindle s’ils devaient acquérir un reader. La tablette d’Apple recueille en effet 40% des intentions d’achat contre seulement 28% pour le Kindle, tandis que le Nook et les PRS de Sony recueillent à eux deux 7% des suffrages (respectivement 6% et 1%).

L’enquête indique également que 68% des clients possédant déjà un reader ont chez eux un Kindle, et 10% un Sony Reader. Parmi eux, 27% déclarent qu’ils auraient acheté l’iPad à la place du Kindle si celui-ci avait été disponible à ce moment là. Toutefois 45% sont satisfaits par leur achat et ne le regrette pas.

Alors qu’Apple vient d’annoncer les pré-commandes de l’iPad à partir du 12 mars pour une sortie officielle le 3 avril aux Etats Unis, et fin avril dans le reste du monde, ce sondage nous montre bien que la tablette d’Apple va globalement renforcer la demande générale en dispositifs électroniques de lecture, et contribuer de fait à la démocratisation de la lecture numérique. Il indique également assez clairement la nécessité pour Amazon et consorts de mettre à jour leurs appareils pour contester la prise de pouvoir position d’Apple sur le marché.
Néanmoins il faut constater que l’iPad ne fait pas pour autant l’unanimité, en raison notamment de ses limitations (pas de multi-tâches, pas de webcam, pas de Flash). Il suscite une certaine attente, un relatif scepticisme, voire un goût d’inachevé. Pour beaucoup l’iPad n’est d’ailleurs pas un réel concurrent aux readers tels que nous les connaissons actuellement mais plutôt un appareil qui peut servir, entre autres fonctions à lire des documents électroniques. C’est justement à ce titre qu’il doit être considéré, et non pas en tant que reader à part entière.















L’iPad ne pourrait me servir qu’à lire des BD en pdf “maison”.
La faible autonomie de la batterie de l’iPad est le principal argument qui me fait conserver mon Sony Reader PRS 600. J’attends avec grande impatience un reader d’ebooks A4 à encre couleur ! (Mirasol ou autres) Je suis pourtant une Mac addict.
Sinon, petite question : existe-t-il des lecteurs d’ebooks A4 (ou supérieur) pour partitions de musique, dont on pourrait faire tourner les pages autrement qu’en appuyant sur un bouton, ou alors, à distance ?
[...] Vía e-bouquin.fr [...]
@Julie
Effectivement l’iPad et le PRS-600 ne sont pas selon moi destinés aux même usages. L’iPad conviendra parfaitement pour consulter la presse, de longs articles sur le web, des bandes dessinées, des documents personnels à annoter, éditer.
Par contre il ne viendra jamais concurrencer les readers pour lire un roman, du fait de son format et de son écran. Je reste convaincu que pour les lectures “longues”, les readers avec technologie e-Ink (et SiPix à venir) et une autonomie de plusieurs jours sont les appareils les plus adaptés.
article intéressant, cela dit pas tout à fait transposable au marché français et/ou européen ou les readers sont loin d’avoir pris comme au Etats-Unis.
Pour ce qui est de la lecture sur écran LCD, après avoir pas mal discuté autour de moi, un nombre certains de personnes lisent déjà sur leurs ordinateurs ou leurs smartphone, aussi, il n’est pas impossible que la lecture prenne sur des terminaux comme les tablettes (iPad ou autre).
De plus, les readers e-ink sont encore beaucoup trop chers. A plus de 100€, ils ne prendront jamais vraiment en France.
Le sondage est intéressant, mais j’aurais préféré qu’il évalue l’intérêt porté pour les concepts eux-mêmes (tablettes vs liseuses e-ink). Pour intéressant que soit l’iPad, le produit reste fréquemment critiqué pour certains choix (pas d’USB, pas de multi-tâche, flash…) et rejetté en raisons de ces étranges lacunes.
En ce qui me concerne, après avoir ardemment orienté mes recherches vers une liseuse “grand format” à tarif moindre que celui proposé actuellement, je suis désormais convaincu que je n’achèterai jamais de lecteur reposant sur l’encre électronique, à moins que ceux-ci ne soient proposés un jour à un tarif minuscule.
La tablette, même simplement LCD (autrement dit sans technologie hybride de type PixelQI), me semble plus intéressante en 2010 pour le lecteur francophone. Sa valeur d’usage me semble largement supérieure, puisqu’elle permet de “naviguoter” confortablement sur le net n’importe où chez soi ou de regarder pépère la petite vidéo ou des photos sans être vissé sur un siège face à son PC. Des tablettes plus élaborées que l’iPad permettront aussi d’autres usages (comme brancher l’engin sous sa TVHD pour y lire des films en HD [ce que beaucoup de netbooks ne permet pas], enregistrer une émission…). Bref, sans rien avoir à lire, elle peut servir alors que la liseuse…
Le point faible des tablettes réside vraisemblablement dans leur écran rétro-éclairé (je ne rejoins pas toutfois pas ceux qui prétendent que le LCD transforme le lecteur en fontaine lacrymale). Mais en 2010 et en France, il y a si peu de documents disponibles à l’achat que je ne vois pas davantage comment maltraiter ma rétine que le moyen de rentabiliser les 500 euros minimum nécessaires à l’achat d’une liseuse de 9 pouces. Et si l’objectif compensatoire est de lire des classiques libres de droits, la petite médiathèque de campagne me permet de le faire – pour 20 euros l’année – avec en bonus l’établissement d’un texte dépourvu de coquilles et convenablement composé.
L’univers des tablettes est naissant et il se façonne sous nos yeux. Derrière le tintamarre médiatique de l’iPad se profilent d’autres créatures, tablettes hybrides ou les concepts tels Courrier de Microsoft avec deux écrans se faisant face. En comparaison, le monde des tablettes me semble déjà figé, fossilisé, telle une survivance anachronique de faible usage et d’un piètre intérêt.
Non, le désir que je portait aux liseuses est définitivement mort.