
Comme prévu, Amazon a annoncé en grande pompe sa nouvelle gamme de terminaux de lecture. Tout ce que les rumeurs avaient prévu a été présenté ce soir : le Kindle 4e génération (avec écran E-Ink) et le Kindle Fire, la première tablette LCD d’Amazon. Au total, ce sont 4 nouveaux modèles qui constituent désormais la gamme Kindle, de 79 $ à 199 $.

Il n’y a pas d’erreurs sur les prix (quoique…), l’offensive d’Amazon est totale et laisse peu de chances à la concurrence qui s’était établie aux alentours de 130-140 $. Mais qu’est-ce que ces readers ont dans le ventre ? Passage en revue de la nouvelle gamme.
Le Kindle, prix plancher, disparition du clavier mais pas de tactile
Amazon frappe fort avec un reader epaper entrée de gamme au prix très agressif de 79 $ (vraiment?). Pour arriver à un tel tarif, cela s’est fait au sacrifice de certaines fonctions et sûrement de la marge d’Amazon. Pas d’interface tactile, plus de clavier et un format minimaliste (170 grammes seulement et un emballage réduit au strict nécessaire). Et pour naviguer, il y aura des boutons, rien de que boutons. Le design est sobre : un écran E-Ink Pearl 6 pouces (pas HD !) entouré d’un casing en plastique gris anthracite passe-partout. Le mémoire interne est toujours de 2 Go, mais si cet espace est insuffisant, pas de panique, les ebooks sont aussi stockés dans le cloud Amazon et peuvent être récupérés par l’intermédiaire de la connexion WiFi. Pour l’autonomie, Amazon annonce un mois pour une seule charge. Avec une telle configuration et tel prix de vente, il faut s’attendre à ce que la diffusion de ce reader soit massive.
En revanche, il y a quelques manques sur ce modèle. L’absence de clavier obligera le lecteur à taper à l’aide d’un clavier virtuel contrôlable depuis le pad de navigation, ce qui risque d’être vite laborieux. Par chance, Amazon a conservé les boutons de changement de page sur chacune des tranches du produit ! Pour le logiciel qui équipe le reader, il semble que cela soit exactement le même que sur le précédent Kindle alors que le Kindle Touch dispose d’une nouvelle interface. Les fonctions disparues ne s’arrêtent pas là : plus de Text-To-Speech, plus de lecteur audio, le chargeur secteur devient optionnel (9,99 $). Un Kindle au rabais? À 79 $, le choix est compréhensible, mais on a quand même le sentiment de faire un pas en arrière.

Cependant, il va falloir se contenter de ce modèle. En effet, c’est le seul qui peut être acheté depuis la France (ainsi qu’au Royaume-Uni pour 89 £ et en Allemagne pour 99 €). Pour passer commande, il faut sélectionner le modèle sans pub à 109 $ (environ 120 € à la commande, frais de port compris). Eh oui, les prix annoncés par Amazon comprennent son offre publicitaire maintenant appelée Amazon Local (nous y reviendrons à la fin de cet article). L’argument marketing aura pris le dessus, mais dans une guerre des prix et un marché en croissance permanente, seul le prix d’appel compte.
Ce Kindle s’adresse avant tout aux utilisateurs réticents à la lecture numérique. Couplé au service numérique des 11 000 bibliothèques partenaires d’Amazon, ce reader pourrait rapidement devenir un bestseller. À 79 $, le marché auquel s’adresse Amazon est considérable, même ce modèle s’adresse avant tout aux lecteurs de romans. Compte-tenu des limitations du produit, on ne pourra guère y trouver des usages supplémentaires.
Le Kindle Touch, l’arrivée du tactile à prix cassé

Le Kindle Touch est la vraie nouveauté de la gamme epaper d’Amazon. C’est un tout nouveau reader que nous livre ici la firme de Seattle : nouveau design, écran tactile, nouveau logiciel et nouveau prix.
En terme de caractéristiques techniques, le Kindle Touch est équipé d’un écran E-Ink Pearl de 6 pouces de diagonale. Contrairement au reader de Google, il n’y a pas d’écran HD sur ce modèle et le Kindle Touch partage la même référence que le Kindle WiFi. En revanche, tous les contrôles physiques ont disparu du reader pour laisser la place à une interface tactile. Les équipes du Lab126 n’ont pas fait dans l’originalité et ont utilisé le système zForce de Neonode qui équipe déjà le Sony Reader, le Kobo Touch et le Nook Touch. En terme d’interface tactile, ces readers jouent à armes égales. Le Kindle Touch s’est aussi affranchi du bon vieux clavier qui équipait le Kindle depuis novembre 2007. Une page se tourne…

Du coup, l’ergonomie du logiciel fait toute la différence et Amazon n’a pas manqué de revoir de fond en comble le programme grâce auquel le reader fonctionne. L’interface est plus adaptée à une saisie tactile. Visiblement, Amazon a revu en profondeur son système d’exploitation (Android or not Android, that is the question…) pour une meilleure clarté dans l’interface. La navigation dans le Kindle Store devient plus agréable, grâce à l’affichage des ebooks par leur couverture. Il faut noter cependant qu’Amazon ne fait pas mention d’un navigateur web comme sur le précédent Kindle avec clavier. Pourtant, l’apport du tactile n’aura pas été négligeable ! En parallèle, une série de commandes ont été ajoutées au moteur de lecture, dont la fonction X-Ray.

X-Ray est, d’après le marketing d’Amazon, un outil pour « libérer les entrailles du livre ». En cliquant sur un mot, le lecteur obtient sa définition ainsi que la page Wikipedia correspondante et les mentions sur Shelfari. Les fonctions de partage n’ont pas disparu, mais il semble impossible d’accéder au service réseau social Kindle directement depuis le reader (nous attendrons les premiers tests pour en savoir plus).
Le Kindle Touch est plus complet que le Kindle WiFi classique. Avec 4 Go de mémoire interne (dont 3 Go de libres), il pourra stocker plus de documents, notamment des PDF qui seront plus agréables à utiliser à l’aide de l’écran tactile (pour zoomer et dézoomer). Les fonctions audio ne sont pas passées à la trappe sur ce modèle qui conserve sa prise jack 3,5 mm et une compatibilité MP3 et fichiers Audible. Des haut-parleurs stéréo équipent également le reader pour utiliser la fonction Text-To-Speech même en l’absence de casque. Concernant l’autonomie, Amazon annonce 2 mois de batterie pour une seule charge, mais du coup, le Kindle Touch est plus lourd que le modèle entrée de gamme : 213 grammes sur la balance.
Deux modèles du Kindle Touch sont proposés, l’un WiFi et l’autre WiFi+3G, pour respectivement 99 $ et 149 $. Bien entendu, comme pour le Kindle WiFi, ces prix bénéficient de la réduction permise par l’offre publicitaire Amazon Local. Pour s’affranchir de la publicité, il faut payer son reader plus cher, soit 139 $ et 189 $. De plus, ces modèles sont uniquement proposés aux clients américains et il faudra attendre l’arrivée du Kindle Store en France pour pouvoir les commander. Aurons-nous le droit à tous les modèles le moment venu?
Le Kindle Touch a un positionnement double. À la fois vendu pour 99 $ en version WiFi, il s’adressera aux lecteurs à la recherche d’un reader plus complet que le modèle entrée de gamme. Cette différence de 20 $ entre les deux modèles nous paraît être suffisamment faible pour opter de préférence pour le Touch. En revanche, la déclinaison WiFi+3G à 149 $ intéressera une clientèle de nomades pour qui la connexion 3G est indispensable. Amazon n’a pas modifié ses conditions concernant la 3G, elle reste gratuite et utilisable dans plus de 100 pays. « N’importe quel livre, n’importe où, en 60 secondes », tel est le slogan d’Amazon…
Construire un reader n’est pas comme télécharger un ebook, il faudra donc attendre le 21 novembre pour que les premiers clients reçoivent leur Kindle Touch.
Le Kindle Fire, la tablette low-cost d’Amazon

Les rumeurs avaient vu juste, Amazon a bien nommé sa première tablette Kindle Fire (littéralement « Allumer le feu »). Car c’est bien ce que compte faire Amazon, mettre feu au marché des tablettes et bousculer le monopole d’Apple dans ce secteur. Voltaire est même de la partie.
Le Fire n’est rien d’autre qu’une tablette LCD 7 pouces, capable de faire fonctionner des applications, lire des films, de la musique, des magazines (couleurs, enfin !), et bien sûr, accéder au Kindle Store. Elle fonctionne avec Android 2.3 même si la chose est impossible à distinguer pour le néophyte. Amazon a totalement modifié l’OS avec une interface à sa sauce. De plus, l’entreprise a totalement la main mise sur le système, et sera la seule à fournir les mises à jour. On peut reprocher à Apple de verrouiller iOS mais Amazon va dans le même sens.
Comment se positionne le Fire dans la gamme Kindle ? Il peut être vu comme le modèle haut de gamme même s’il s’agit d’un produit s’adressant à une clientèle différente de celle qui achète un ereader. En effet, le Kindle Fire est une tablette multimédia, un point d’accès mobile à l’ensemble de la boutique de contenus numériques d’Amazon : 100 000 films du service Instant Video, 17 millions de chansons sur Amazon MP3, 1 million d’ebooks sur le Kindle Store. Tous les contenus achetés sur Amazon bénéficient automatique du Whispersync qui mémorise entre les différents appareils compatibles aussi bien la dernière page lue d’un ebook que l’endroit où une vidéo a été mise en pause.

D’ailleurs, pour l’occasion, Amazon a ouvert son offre de BD numériques qui compte pour l’instant une centaine de titres parmi les plus grandes séries de comics (Batman, Superman, Green Lantern etc.). Comme les rumeurs l’avaient annoncé, les grands groupes de presse sont également de la partie dans un nouvel espace du Kindle Store, le « Newsstand ». Plusieurs centaines de titres de presse (dont des magazines en couleur s’il vous plait !) sont disponibles à l’achat à l’unité ou avec une formule d’abonnement.
« We think the Kindle Fire as a service », déclarait Jeff Bezos lors de la conférence de presse. Le Kindle Fire est donc un véritable kiosque à médias, du livre aux applications. La tablette peut accéder à l’Amazon Appstore pour télécharger des jeux, des applications aussi diverses que variées. En revanche, il n’est possible d’accéder à l’Android Market classique, modèle propriétaire oblige. Mais en limitant l’accès à sa boutique, Amazon garantit que les applications qui peuvent y être téléchargées seront compatibles avec le Kindle Fire.
Amazon a également équipé sa tablette d’un navigateur web (et d’un client mail), nommé Silk. Présenté comme révolutionnaire, il permet d’afficher rapidement une page web (en WiFi) sur la tablette par l’intermédiaire d’une optimisation sur les serveurs Amazon EC2. Cette nouvelle technologie devrait améliorer grandement le rendu et l’expérience de navigateur sur un appareil qui dispose de ressources limitées (même si un processeur ARM double-coeur équipe l’engin).
Avec un prix de vente de 199 $, Amazon frappe fort. En concurrence directe avec le NookColor de Barnes&Noble, il est fort probable que les deux entreprises s’affrontent pour la même clientèle. D’ailleurs, au moment où Amazon annonçait le Kindle Fire, l’action de B&N chutait de 7 %. Le libraire américain ne restera pas silencieux longtemps et devrait annoncer dans les prochaines semaines une nouvelle déclinaison du NookColor avec un positionnement tarifaire identique au Kindle. Du coup, que reste-t-il à la nouvelle tablette d’Amazon ?
À vrai dire, la force du Kindle Fire n’est pas forcément le hardware (même s’il semble de qualité et très abordable) mais l’écosystème Amazon qui est au coeur du produit. L’offre de contenus numériques proposée par Amazon est sans égal et Barnes&Noble n’est capable de la concurrencer que dans le domaine du livre numérique. La Kindle Fire, un iPad-killer ? La différence de prix entre l’iPad (499 $) est celui du Kindle Fire les destinent à deux clientèles différentes. Si l’on a pu critiquer l’iPad comme étant un outil de consommation, la Kindle Fire dépasse sans aucun doute la tablette d’Apple sur ce registre en limitant les usages par le côté propriétaire de son écosystème et un format de tablette trop petit pour en faire un outil de création. Le Fire, une tablette Android fermée. Qui l’aurait cru ? D’ailleurs, il ne serait pas étonnant qu’Amazon devienne rapidement le leader des tablettes… Android. Le livre numérique est-il en train de révolutionner l’informatique ?
Il est quand même difficile (et malvenu) d’émettre un avis sur le succès (ou l’insuccès de ce produit). La période des fêtes va être déterminante pour les deux entreprises et Amazon compte bien lancer son produit à temps et essayer de subvenir à la demande. Les premiers exemplaires de la tablette arriveront chez les clients à partir du 15 novembre. D’ici là, on risque de lire tout et n’importe quoi (en attendant les vrais tests) sur cette tablette.
Le Kindle 3 reste au catalogue, jusqu’à épuisement des stocks?
Vous n’êtes pas convaincu par les nouveaux Kindle ? Heureusement, Amazon n’a pas fait disparaître le Kindle 3 du catalogue. Il est toujours disponible sur la boutique sous le nom de Kindle Keyboard WiFi ou WiFi+3G. Le prix de vente est assez intéressant : 99 $ pour le modèle WiFi et 139 $ pour le modèle 3G (avec la réduction due aux publicités, sinon il faut compter 139 $ ou 189 $ pour la liberté d’avoir un reader sans annonces). Le Kindle DX est aussi conservé, sans changement de prix (379 $).
Pourquoi avoir conservé ce reader au catalogue ? Nul doute qu’Amazon doit disposer encore de quelques stocks de son ancien reader. Pourtant, le design du produit était apprécié par ses utilisateurs et la disparition du clavier pourrait faire des déçus. On pense notamment aux établissements scolaires ou autres institutions qui ont acquis des Kindle ces deux dernières années et souhaiteraient compléter leur parc. Il n’est pas sûr que le Kindle dernier du nom ou le Touch conviennent à leurs besoins.
Amazon Cloud Storage, la bibliothèque illimitée

Le point commun à l’ensemble de cette gamme de Kindle est leur connexion permanente au cloud d’Amazon. Amazon a limité la mémoire interne sur chacun de ses produits, notamment sur le Kindle Fire dont l’espace de stockage est de seulement 8 Go (contrairement aux 8 Go du NookColor extensible par carte MicroSD !). Il n’y aura pas de quoi stocker plus d’une dizaine de films HD, d’applications et d’ebooks.
Pour passer outre cette limitation, Amazon stocke tous les contenus achetés par l’utilisateur dans son cloud, et gratuitement. Ainsi, il est possible de récupérer un contenu déchargé du reader ou de la tablette, tant qu’une connexion Internet est disponible bien entendu ! Il faudra faire des choix avant de partir en vacances dans un lieu reculé avec son Kindle Fire. Quand le cloud rencontre la réalité…
Amazon Local, le bénéfice de la publicité
Les prix des différents Kindle et du Kindle Fire ne sont pas des prix de vente réels, mais leur coût est en partie financé par la publicité affichée à travers le système Amazon Local. Fort du succès des premiers essais de Kindle avec « Special Offers », Amazon continue sur sa lancée et met de la publicité partout (mais laisse à l’utilisateur la possibilité d’acquérir un modèle qui en est dépourvu)… sauf dans les ebooks. La firme de Seattle le précise bien sur la fiche produit de chacun de ses readers pour éviter tout malentendu.

Amazon Local est ni plus ni moins qu’une régie publicitaire qui ajoute une nouvelle source de revenus au modèle d’Amazon. Alors que la firme est obligée de vendre ses readers à perte pour se démarquer de la concurrencer, l’entreprise mise sur la vente de contenu et sur celle d’espace publicitaire sur les terminaux de ces utilisateurs. D’ailleurs, une première opération publicitaire viendra ravir les futurs possesseurs du Kindle Fire qui se verront offrir trois mois d’abonnement gratuit aux 17 magazines du groupe Condé Nast (dont le Vanity et GQ).
Pour Amazon, il est nécessaire de fidéliser sa clientèle. En offrant un mois gratuit au service Amazon Prime à tous les possesseurs du Kindle Fire, Amazon fait découvrir ses services de VOD illimité à moindres frais. Amazon Prime rassemble déjà plusieurs millions d’utilisateurs et une telle fonction ne manquera pas d’en conquérir d’autres. Là encore, la puissance commerciale d’Amazon est difficilement égalable.
Et la suite ?

On pourrait croire que les annonces de ce soir viennent répondre à toutes les demandes utilisateurs. Même si Amazon n’a pas fait dans la demi-mesure, plusieurs choses manquent encore à ses produits et l’écosystème Kindle. Tout d’abord, il faut noter que ces appareils ne sont toujours pas capables de lire des fichiers ePub. Ce manque ne nous étonne guère, mais il pourra gêner ici en Europe où la majorité des fichiers vendus le sont dans ce format. Un détail pour Amazon qui, avec son Kindle Store parfaitement achalandé et son récent service aux bibliothèques (11 000 établissements partenaires), offre à ses clients un large accès aux différentes sources de contenus.
On notera également que même si Jeff Bezos a profité de l’événement pour annoncer les dernières fonctionnalités du service Amazon Prime, il n’a pas (encore) été question d’une offre de streaming de livres numériques. Visiblement, Amazon n’aura pas convaincu les éditeurs à temps pour un lancement de l’offre aujourd’hui (cf. notre précédent article). Même si le code source du site d’Amazon cache déjà la fonctionnalité, il va encore falloir attendre pour pouvoir utiliser un tel service.
Enfin, il faut quand même remarquer que les produits annoncés aujourd’hui sont très centrés sur le marché américain. À nul moment de l’intervention du patron d’Amazon, il n’a été question d’une extension de la plateforme Kindle à l’international. Amazon a-t-elle d’un peu de temps pour peaufiner son service ? Une chose est sûre, les tests s’enchaînent chez Amazon.fr pour le lancement. Mais comme toujours avec Amazon, tout se sait à la dernière minute.
En tout cas, Amazon aura fait une démonstration de force avec l’annonce de cette nouvelle gamme. Beaucoup de sociétés vont devoir adapter leur stratégie à ces nouveaux produits, qu’ils soient fabricants de tablettes Android ou d’ereaders, libraires ou distributeurs voire même éditeurs. Puis, à peine la conférence de presse terminée, les rumeurs reprenaient déjà de plus belle à la suite des propos du vice-président du département Kindle, Russ Grandinetti. Interrogé au sujet d’une future tablette Amazon 10 pouces, il a répondu d’un laconique « Stay tuned » (cf. Engadget). Juste ce qu’il faut pour faire perdurer le buzz.










42 commentaires
Ni! dit:
28 Sep 2011
Plusieurs question en attendant la fin de la rédaction:
* Quel OS est utilisé? Androïd?
* Quelle technologie tactile pour le Kindle Touch?
* Disponible en pré-commande en France?
* Quid de leur service "Premium" ?
Roman dit:
28 Sep 2011
* C'est bien Android, mais totalement retravaillé par Amazon.
* Technologie eInk et écran tactile à infrarouges.
* Précommande en France dispo – pour l'instant ? – seulement pour l'entrée de gamme, pas le Touch… et plus cher
* Je ne sais pas pour le premium !
Clement dit:
28 Sep 2011
est ce qu'on peut mettre des fichiers acheté ailleurs sur le kindle ?
Jack dit:
28 Sep 2011
Il ne supporte toujours pas l'epub. Gros défaut pour ici en Europe (peut-être volontaire…).
Ni! dit:
28 Sep 2011
Ah? Dans ces nouvelles tablettes toujours pas le support ePub?
Mauvaise nouvelle pour eux, je vais me pencher vers le kobo touch alors ^^
Guillaume dit:
28 Sep 2011
Pour l'epub, y a un truc qui s'appelle Calibre, et qui marche plutôt bien…
Je tique un peu sur "Notamment des PDF qui seront plus agréable à lire à l’aide de l’écran tactile'.. On masse le PDF avec les doigts, il devient plus lisible ?
Clément M. dit:
28 Sep 2011
Presque ! C'est corrigé.
seebee dit:
30 Sep 2011
À condition soit d'avoir des ebooks sans DRM, soit d'ajouter les plugins DeDRM (merci google) Calibre pour les faire sauter… Pour l'instant, ils s'adaptent régulièrement aux évolutions des DRM, mais il est toujours envisageable que cela finisse par devenir problématique. En tout cas, ce n'est pas pour les archi-nulls en informatique (ou en anglais d'ailleurs, il y a peut-être des traductions française des instructions mais n'en ayant personnellement pas besoin, je n'ai pas cherché).
Les DRM peuvent constituer une vraie barrière pour passer d'un fabricant de lecteur d'ebooks à une autre tout en gardant sa collection, sauf élimination réussie des DRM (même au format ePUB, il y a parfois des différences selon le vendeur de l'ebook) et conversion réussie du format (MOBI /ePUB pour Amazon/la plupart des autres).
Lecteursencolere dit:
28 Sep 2011
Tout comme le NookColor, cette tablette aura rapidement des ROMs alternatives voir du DualBoot pour profiter du meilleur des deux mondes (Amazon/non-Amazon)
seebee dit:
28 Sep 2011
Touch WiFi: 4Go de flash (dont 3 utilisables) non extensible, pas d'ePUB, prix $139 sans les pubs des sponsors (option disponible seulement aux USA) au lieu de $99 avec pubs. Bref, pas grand chose de neuf pour la France à part l'interface tactile. Bof bof.
Fire: 8Go de flash NON EXTENSIBLE ??? Dont combien d'utilisable ? C'est de la folie pour une tablette qui supporte la vidéo HD. Le Nook Color lui supporte les micro-SD jusqu'à 32Go. Circulez y'a rien à voir.
La guerre des supports : la réponse marketing d’Amazon | La Feuille dit:
28 Sep 2011
[...] également le billet d'eBouquin sur le sujet et la très bonne analyse de Laurent Checola pour [...]
Clement dit:
28 Sep 2011
Le Kindle Touch sera dispo quand en France ?
Zbuby dit:
28 Sep 2011
Les 8go de mémoire du Fire ne servent qu'au stockage temporaire, l'appareil étant connecté en permanence au cloud d'amazon.
Avec ces annonces, c'est désormais officiel : B&N est mort, les tablettes Android sont mortes. Le marché de la tablette va se partager entre Amazon et Apple, les deux géants à l'écosystème fermé.
Quant aux readers, si les deux Kindle sortent en France au mois d'octobre avec un pricetag inférieur ou egal à 1€=1$, c'est la fin de la concurrence et de l'epub, le mobi deviendra le standard de facto.
Tom dit:
28 Sep 2011
Oui mais le stockage temporaire ça sert aussi quand on voyage. Amusez-vous à vous connecter au cloud à l'étranger ou dans un tunnel. Dans 8Go on ne peut rien mettre, un films, quelques livres et applis. Pas beaucoup d'autonomie.
D'accord sur le constat pour B&N et les tablettes Android.
Quand à la disparition de l'ePub… sa part de marché progresse chaque mois, Amazon était obligé de faire ce mouvement sinon c'est le mobi qui disparaissait. Là ça va permettre à 2 modèles de cohabiter, comme sur la musique le MP3 et le AAC, on verra mais en France peu d'éditeurs ou d'acteurs du marché prévoient une domination sans partage d'Amazon.
Ce n'est pas comme aux US, pas de construction de marché tout seul pendant 3 ans (après les clients sont captifs avec leur bibliothèque dans le Kindle), ils ne peuvent pas jouer sur les prix, ils n'auront pas un catalogue en français plus gros que les concurrents, et leur part de marché dans la vente de livre est beaucoup plus faible qu'aux US où ils sont en position dominante. Sans compter que la France est traditionnellement un pays où les produits Apple fonctionnent très bien.
Un split du marché à 50/50 (avec quelques outsiders) serait pour arranger les éditeurs d'ailleurs…
graphoced dit:
29 Sep 2011
Je ne pense pas que les autres tablettes android n’aient plus de raison d’exister. Il y a sans doute un marché pour des produits plus ouverts, plus performants (plus chers…) même s’il est vrai qu’avec ce prix Amazon frappe un grand coup.
graphoced dit:
29 Sep 2011
Je ne pense pas que les autres tablettes android n'aient plus de raison d'exister. Il y a sans doute un marché pour des produits plus ouverts, plus performants (plus chers…) même s'il est vrai qu'avec ce prix Amazon frappe un grand coup. http://www.mobilivres.fr/blog/2011/09/amazon-met-…
seebee dit:
29 Sep 2011
Connecté en permanence, c'est une blague ou quoi ? Avec seulement le WiFi, il y a bien trop d'endroits où il sera impossible d'accéder au réseau.
Quand au Cloud, il est hors de question que MES fichiers soient laissés au bon vouloir d'une boite qui peut décider d'abandonner le tout quand ça lui plait, même problème que pour les DRM, voir le format d'EBook .lit abandonné par Microsoft et autres services interrompu (il y a eu un abandon de format chez Sony aussi mais j'ai oublié quoi) sans demander leur avis aux clients qui ont pourtant payé, comme c'est déjà arrivé avec plusieurs jeux vidéo en réseau. Il faut arrêter de se comporter comme des moutons qui cèdent systématiquement au marketing sans se demander ce qu'on y perd.
@tugais dit:
29 Sep 2011
Ça faisait un petit moment que j'attendais ces annonces et je ne suis pas déçu par les différents modèles proposés. Je viens de prendre le modèle de base histoire de me faire une idée de la qualité du matériel et si je suis convaincu, je prendrai dans la foulée la version Touch lorsqu'il sera disponible en France.
Cela dit, je continue à être perplexe pour tous les lecteurs en France qui ne lisent pas l'anglais et qui sont du coup tributaires de l'offre légale française, qui est une vraie farce. Je m'étonnes encore que les ventes d'ebooks puissent décoller chez nous quand on voit des livres de poche en librairie à 3-4€ être vendu à 20€ sur un support dématérialisé.
C'est certainement déplacé, mais j'ai hâte que toutes les majors du livre en France se prennent un retour de bâtons en voyant l'offre illégale supplanter leur propre catalogue et éroder leur CA. Ce qui s'est passé dans le monde de la musique n'a vraisemblablement pas servi de leçon. Dommage, nous sommes tous perdant dans cette situation.
Cristobal dit:
29 Sep 2011
Absolument.
Et nous verrons d'ailleurs bientôt que l'offre française de livrels sur amazon tutoiera les sommets……, en terme de prix, avec des livrels aussi chers que les livres papier. Ce petit pays, la France, continuera de se verrouiller légalement dans le champ de l'écriture, laissant grands ouverts les espaces alternatifs. Il est d'ailleurs sans doute déjà trop tard, pour une offre réelle et sérieuse et légale, capable de toucher le plus grand nombre.
Guillaume dit:
29 Sep 2011
Avant de faire l'antifrancais de base, aux USA aussi, les grands editeurs vendent (sur amazon) les ebooks plus cher que les livres papiers..
@tugais dit:
29 Sep 2011
Ce n'est pas une question d'anti-français de base (?). Je constate simplement, qu'un même maison d'édition vends un ebook sur une boutique localisée en France 19,99€ et le même ebook sur une boutique localisée à l'étranger pour 6€ … Il y a de quoi se poser des questions.
D'autre part, sur les stores US, il y a plusieurs millions de livres disponibles et une énorme majorité à moins de 7€. Je n'ai acheté aucun livre en langue anglaise à plus de 10$ et pourtant ce sont des livres à gros tirages, ce qui en France importe peu finalement.
Un exemple ? "Ça" de S. King qui est vendu en ebook à 32€ en France (le volume 1 et 2) n'est vendu aux US qu'à 8,99$, soit 6,60€. Une différence de 25€ qui s'explique de quelle façon sincèrement ? Je veux bien que l'éditeur français prenne sa commission pour avoir acheter les droits, mais ce bouquin a été vendu à des millions d'exemplaires aujourd'hui, je pense que la rentabilité a été largement assurée par la sortie papier à l'époque.
Bref, je ne pense pas qu'il soit utile d'aller beaucoup plus loin dans mon argumentaire, les chiffres et quelques recherchent sur le net sont sans appel à l'encontre des maisons d'éditions françaises.
HiCKS dit:
29 Sep 2011
"De plus, ces modèles sont uniquement proposés aux clients américains et il faudra attendre l’arrivée du Kindle Store en France pour pouvoir les commander. Aurons-nous le droit à tous les modèles le moment venu?"
Actuellement sur Amazon UK aucuns nouveaux Kindle n'est disponible le Kindle basic sera dispo le 12 Octobre, mais pour le Touch rien du tout.
Je ne pense pas que nous pourrons commander le Kindle Touch à la sortie du Store français. Pourquoi ? On se le demande …
J'attendais la sortie du nouveau Kindle pour m'en acheter un, maintenant j'hésite entre le basic et le Touch. J'attends que le store français soit là et je verrais.
curunir dit:
29 Sep 2011
La tablette rentre en frontal avec la gamme Archos. Je ne suis pas certain que le marché soit bouffé en Europe.
Nicolas dit:
29 Sep 2011
Comme beaucoup j'attendais de voir l'offre d'Amazon pour faire un choix de reader. Je dois dire que je suis assez déçu. Le Kindle basic représente un retour en arrière questions fonctionnalités. L'écran ne s'améliore pas, la mémoire diminue et le clavier disparaît seul le prix bouge mais on pouvait déjà avoir un Kindle 3 pour 99$ donc bof bof.
Le Kindle Touch à l'air un peu mieux sauf que là aussi rien de folichon: l'écran et la technologie Touch utilisés se retrouvent déjà sur des readers disponibles depuis un moment comme le Nook Touch et le Kobo Touch et d'ici peu le Sony PRS-T1. Tout ça pour des tarifs similaires! (voire moins cher si on regarder le modéle 3G). Les seuls avantages d'Amazon : l'écosystème (mais essentiellement pour les anglophones pour l'instant) et la 3G (encore que c'est rare d'avoir besoin d'un livre dans la minute, surtout quand on peut en stocker des milliers sur son reader!
Au final, plutôt déçu sur ce coup là!
arnaud dit:
29 Sep 2011
Heureux possesseur d un kindle 3,j attendais avec impatience les nouveautes d'Amazon.
Sur ce que j ai pu lire je vais garder mon Kindle 3 encore longtemps,il est parfait et remplit a merveille les fonctions désirées.
en revanche le Kindle fire est plus que tentant.Je voulais m acheter un Ipod Touch pour écouter de la musique et avoir diverses applications mais quand on peut avoir une vraie tablette au même prix cela fait réfléchir.
J attends juste le premier test !
Sinon comme dit plus haut le epub n est pas un problème sur le kindle car il est tres facile de le transformer en Mobi avec Calibre.
Girard dit:
29 Sep 2011
Il me semble que ces annonces, qui ressemblent plus à une la mise en place d'un marketing de conquête qu'à un progrès pour le consommateur, devraient nous faire d'autant plus réfléchir aux pistes révélées par l'étude sur le développement du numérique dans les pays du Sud d'Octavio Kulesz
http://alliance-lab.org/etude/?lang=fr
en particulier le fait que le Brésil, l'Inde et la Chine développent leur propres liseuses et tablettes pour échapper au duopole Apple-Amazon.
Il faudrait seulement qu'un regroupement d'acteurs français ou européens se regroupent pour mettre assez d'argent sur la table et faire autre chose que "brander" un sous-machin comme le FnacBook. Ce qu'un acteur isolé comme Bookeen a manifestement du mal à faire…
Impossible, vraiment ?
marc dit:
29 Sep 2011
niveau pdf le kindle vaut quoi jusqu'à maintenant pour ce format?
Franck dit:
29 Sep 2011
J'ai fini par craquer pour un Kindle Basique ^^ bon, 130€ avec le chargeur quand même, mais cela me semble abordable par rapport à d'autres tarifs. Puis pour une première liseuse, je pense que c'est pas trop mal pour s'initier a la lecture numérique (je n'ai jamais encore testé).
HiCKS dit:
29 Sep 2011
130€ ? Pourtant il ne coute que 109$ (80€) si on ajoute le chargeur = 90€, tu as du payer 40€ de frais ?
As tu une date de réception ?
Clément M. dit:
29 Sep 2011
J'ai commandé un exemplaire hier soir et il m'a coûté 118€ sans l'adaptateur secteur. Les frais de ports de sont de 16 euros environ. La date de réception annoncée : 3-5 octobre.
HiCKS dit:
29 Sep 2011
Merci pour l'info
@tugais dit:
29 Sep 2011
Il faut également inclure dans le prix, la TVA récupérée au passage des douanes et qu'Amazon récolte directement auprès du consommateur. D'où les 118€
Franck dit:
30 Sep 2011
Alors J'ai une facture de 109$ + 9,99$ le chargeur. Converti par Amazon en 90,81€+20,58€ en frais d'envoi+21,83€ en tax d'importation.
Soit 133,22€ au total.
Lol je crois que mon chargeur va me couter bien plus cher que prévu ^^ Me serais-je fais avoir ?
Livraison estimé au 3 octobre. Mon colis est actuellement à Philadelphie depuis ce matin, il n'a pas encore pris l'avion.
Seb Tripper dit:
29 Sep 2011
[...] Allez voir cet excellent compte rendu sur ce non-moins excellent site. [...]
Les nouveaux Kindle surprises « Seb Tripper dit:
29 Sep 2011
[...] voir cet excellent compte rendu sur ce non-moins excellent site. Share this:TwitterFacebook"Aimer" ceci :"J'aime"Soyez le premier à aimer [...]
mykie dit:
29 Sep 2011
Question bête mais les américains ont droit à deux tarifs, 99$ avec de la pub au démarrage, et 109$ sans la pub.
Pour les européens, leur plateforme de vente propose uniquement un modèle à 109$.
Sommes-nous sûr que nous n'aurons pas de pub avec ce modèle ??? Je ne veux pas me retrouver avec un Kindle plus cher pour en plus avoir de la pub…
Merci.
Isa dit:
29 Sep 2011
Habitant aux US, ayant un Nook Color, avec la possibilite de charger des format E pub dessus…. Je ne suis pas prete de changer… Je voulais meme peut etre offrir un reader a ma fille, et bien je crois que l'on va rester Nook, au moins elle aussi pourra lir en anglais et en Francais grace qux E pub !
Harry dit:
1 Oct 2011
Kindle fermé au format Epub, rien que cet aspect est rédhibitoire pour moi. Adieu Kindle !
Silvia dit:
19 Dec 2012
Thank you very much for your good and helpful aneswr!Audible is . I heard that Amazon Kindle started to support it recently. But I haven’t used it yet.I agree it’s very important that the device doesn’t strain the eyes during long uses. But iTouch is smaller and more portable and I can use iTouch easily even during brushing teeth, eating lunch, or walking. So if possible I wanna replace Amazon Kindle with iTouch Kindle. Jul 10 at 8:36
Ludovic dit:
1 Oct 2011
Voici une démonstration du Kindle Fire par le Boy Genius Report :
http://www.youtube.com/watch?v=EmroUS9NKQw&fe…!
Il n'y a pas de quoi pavoiser… et par ailleurs ni le Fire ni le Touch ne seront commercialisés hors des États-Unis, selon ZDNet.
Clément M. dit:
1 Oct 2011
Selon moi aussi !
http://www.ebouquin.fr/2011/09/30/amazon-un-seul-…
Aldric dit:
18 Oct 2011
Le Kindle touch ne peut être acheté directement en France … mais si j’en ramène un des US, est-ce que je pourrais avoir accès au même kindle store que depuis la France?