Depuis le lancement du premier Kindle, en novembre 2007, Amazon n’est plus la même société. Son offensive sur le terrain du livre numérique, décriée à l’époque par de nombreux analystes, a métamorphosé l’entreprise. Le Kindle et la librairie numérique Kindle Store associée n’ont ni plus ni moins que créé un marché pour l’ebook, un contenu à la recherche de son lectorat depuis les années 90. La massification des pratiques de lecture numérique grâce au Kindle a aussi poussé la firme de Seattle à revoir son produit. Le prix est l’élément sur lequel l’essentiel de l’effort s’est porté. Du coup, ce nouveau Kindle innove-t-il par rapport à la génération précédente?
Il est vrai que lors de sa présentation par Jeff Bezos, le Kindle entrée de gamme a été mis en avant surtout pour son prix plancher : 79 $ ou 99 € en Europe. Pourtant, le Kindle 4
a tout d’un vrai Kindle et partage de nombreux points communs avec son prédécesseur : écran E-Ink Pearl, interface logiciel, connexion WiFi pour un accès direct à la librairie numérique d’Amazon etc. En revanche, le design change de manière radicale et abandonne le clavier physique complet qui fit la particularité du reader depuis sa première génération. Le possesseur d’un Kindle 3 ne sera pas dérouté par ce nouveau produit qui n’a fait pas de concessions sur l’ergonomie (cf. Opération Sandwich : la clef du succès du Kindle).
Même si son bas prix le rend très attractif, est-ce que ce Kindle est un bon ereader? Pour quels types d’usages? Faut-il abandonner son Kindle 2 ou Kindle 3 pour ce nouveau produit? À l’heure où Amazon s’attaque au marché européen, est-ce que ce reader, pour l’instant seul modèle distribué sur le continent, lui permettra de transformer l’essai de son succès aux États-Unis?
Les questions ne manquent pas et c’est en les gardant à l’esprit que j’ai pu tester le Kindle pendant près de trois semaines. Une durée nécessaire pour étudier le reader en conditions réelles d’utilisation, vérifier l’autonomie de la batterie, découvrir les fonctionnalités cachées et dénicher les éventuels bugs. Un travail qui m’a amené à relever des grandes qualités pour ce modèle, ainsi que certaines limitations qui pourront s’avérer gênantes… Bonne lecture !
Le déballage
Commandé dans l’heure qui suivit la conférence de presse d’Amazon, il fallut à peine 48 h pour que DHL livre le colis. Si le credo du service Kindle est « n’importe quel livre, en moins de 60 secondes », on est toujours étonné par l’efficacité de la logistique d’Amazon pour livrer des produits physiques. L’emballage est moins volumineux que celui du Kindle 3, grâce au design minimaliste du reader. À l’intérieur de la boîte, Amazon s’est limité au strict minimum : le Kindle, un câble USB vers microUSB et un petit dépliant qui explique comment recharger son reader et présente les conditions générales d’utilisation.
On ne peut guère faire moins. À cause de ce prix plancher, tous les accessoires sont en option : pour une housse, il faut compter au minimum une trentaine d’euros tandis que le chargeur secteur revient à 9,99 €. Au final, si l’on veut équiper son Kindle au complet, il faudra payer une facture avoisinant les 150 €. On s’éloigne alors du budget minimal annoncé par Amazon pour se lancer dans la lecture numérique. Cependant, un bon nombre des utilisateurs se contentera du reader « nu ».
Prise en main
Le design
Le design du produit est surprenant, surtout pour un utilisateur régulier des précédentes générations de Kindle. Comme indiqué précédemment, le clavier physique a disparu, limitant le nombre de boutons à huit, en plus du pad de navigation. La coque en plastique et en aluminium (une astuce pour rigidifier la coque) permet au Kindle d’être étonnamment léger tout en conservant la même finesse que le précédent modèle. La tenue en main est agréable et va devenir sans difficulté la nouvelle référence du marché. Ni trop lourd, ni trop léger, parfaitement équilibré, ce confort dans la prise en main est un avantage sans conteste par rapport aux livres papier.
Amazon a réussi à concevoir un produit qui se fait oublier pendant la lecture. Le coloris gris métallique fait ressortir l’écran E-Ink. Une impression d’optique, grâce à une bordure noire autour de l’écran, augmente astucieusement son contraste. Même sur un produit à 99 €, Amazon a le souci du détail, comme si sa mission n’était pas simplement de promouvoir les usages de lecture numérique, mais de définir le support de lecture idéal. On retrouve sur chaque côté de l’appareil deux boutons pour le changement de page (conformément aux codes de l’« Opération Sandwich »). Couplé à sa légèreté étonnante, le reader s’utilise sans problème d’une seule main.
En bas de l’écran quatre boutons de commande pour revenir à l’écran précédent, activer le clavier virtuel, ouvrir le menu ou revenir à la page d’accueil de sa bibliothèque. Le bouton de navigation se trouve au centre et reprend le design de celui qui équipait le Kindle 3. Il sert à naviguer dans les menus avec une bonne aisance et fait ainsi oublier l’absence d’écran tactile.
Premier allumage
Lorsque l’on reçoit un Kindle, il est pré-enregistré avec le compte Amazon qui a servi à acquérir l’appareil. Les utilisateurs du Kindle Store depuis la première heure (donc en passant par Amazon.com) pourront transférer leur compte Kindle vers la plateforme d’Amazon.fr sans difficulté, et sans perdre leurs achats (cf. Astuce : comment faire la transition vers le Kindle Store français?).
Passé le choix de la langue et la première initialisation, il sera nécessaire de connecter le Kindle à une borne WiFi. L’absence de connexion 3G se fait ressentir lors de cette première étape… La seule connectivité WiFi peut être une contrainte.
La bibliothèque
Le Kindle s’ouvre sur la page d’accueil (accessible depuis le bouton correspondant). Il s’agit de la bibliothèque du reader, bien vide au premier lancement. En passant par le menu « Archives », on peut facilement remplir le Kindle de ses contenus précédemment acquis et récupérer sa bibliothèque complète en quelques instants.
En revanche, il faut noter que cette fonction de récupération ne concernait que les ebooks achetés chez Amazon et pas ceux chargés manuellement sur le reader. En effet, ces textes n’étaient pas sauvegardés jusqu’à présent sur les serveurs d’Amazon. Mais aujourd’hui, il est possible d’y remédier en envoyant ses ebooks personnels à l’adresse email associée au reader et ils seront stockés sur les 5 Go de stockage gratuitement associés à chaque compte Amazon. Par chance, cette fonction est aussi proposée en France, même si elle est peu mise en avant sur Amazon.fr !
Le Kindle 4 s’offre une part de stockage dans le Cloud d’Amazon pour contrebalancer une mémoire interne de seulement 2 Go (contre 4 Go sur le précédent modèle) et non extensible par carte mémoire. Une parade astucieuse de la part des ingénieurs d’Amazon qui ont pesé le rapport entre le coût de 5 Go sur un serveur et d’intégrer 2 Go de mémoire Flash de plus. Nul doute que la solution du Cloud était de loin la moins coûteuse…
La bibliothèque se présente sous forme d’une liste classée soit par « Collections », « Auteur », « Titre » ou suivant l’élément le plus récent. En ouvrant le menu, il est possible d’effectuer une recherche texte dans sa bibliothèque. Cependant, si cette fonction était particulièrement véloce avec le clavier physique du précédent Kindle, la chose devient laborieuse avec le clavier virtuel de ce modèle. Pour organiser sa bibliothèque, il faut créer des collections. En revanche, impossible de créer des sous-collections pour organiser ses dossiers avec des catégories plus fines. Grâce à la dernière mise à jour logicielle, il est possible de récupérer les collections créées sur son précédent Kindle en passant par le menu « Archives ». Amazon facilite grandement la transition vers un nouvel appareil. Pourtant, est-ce que cela vaut le coup d’abandonner son Kindle 3 pour ce nouveau modèle?
Les fonctions avancées
Les possesseurs d’un Kindle 2 ou 3 trouveront plusieurs défauts à ce modèle. La section « Fonctions expérimentales » ne devrait plus être au pluriel puisqu’on n’y trouve plus que le navigateur web. Basé sur WebKit, il est semblable à celui qui équipe le Kindle 3 : le rendu est plutôt bon et la vitesse d’affichage acceptable (même si l’écran E-Ink contraint parfois la navigation). Le programme est plutôt complet puisqu’il permet d’ajouter des signets (pas simple de taper une URL sans clavier…) et propose un mode « Article ».
Ce dernier remplace la mise en page du site pour garder uniquement le texte et les images de l’article (à la manière d’Instapaper). Du coup, le contenu est plus agréable à lire. Il est dommage en revanche que l’on ne puisse pas sauvegarder directement un article en ebook pour le lire ultérieurement.
Le navigateur web est donc la seule fonction expérimentale disponible. Le Text-to-speech ou le lecteur audio ne sont plus présents, en raison de l’absence de sortie audio sur le reader, ni de haut-parleurs. Pour retrouver ces fonctionnalités, il faudra se rabattre sur le Kindle Touch qui n’est pas encore proposé à la vente en Europe. Mais ces fonctions sont-elles bien utiles sur un ereader?
La lecture
Le Kindle est avant tout un appareil de lecture. En supprimant le clavier sur ce modèle, Amazon a confirmé cet usage. Le Kindle 4 n’est rien d’autre qu’une clef USB avec un écran E-Ink. D’ailleurs, cet écran n’évolue pas par rapport à la précédente génération d’appareil. Il s’agit toujours d’un écran E-Ink Pearl avec une résolution de 600×800, au contraste idéal. Avec cet écran, E-Ink a atteint une qualité d’affichage optimale et désormais, les améliorations possibles n’ont que peu de conséquences visibles sur l’affichage d’un texte. Ainsi, le Kindle est un produit idéal pour lire des ebooks ou recevoir la presse.
Les ebooks
Le confort de lecture d’un ebook et les fonctionnalités proposées ne changent pas par rapport aux premiers Kindle. Toujours pas de possibilité de changer de type de police, mais 8 tailles différentes sont proposées, l’interligne et les marges peuvent être réglés. Cependant, ces modifications ne fonctionnent pas sur tous les fichiers. Certains éditeurs ayant mal formaté leur AZW limitent ces fonctions de personnalisation (Nous ne manquerons d’ailleurs pas de revenir dans un prochain article sur la qualité très inégale des fichiers vendus par les éditeurs français sur le Kindle Store.)
La principale nouveauté visant à améliorer le confort de lecture est la disparition du fameux « flash noir », encore présent sur le Kindle 3. Il ne disparaît pas totalement puisqu’il se déclenchera tous les six changements d’écran, pour optimiser le rendu. Amazon s’aligne sur ce que propose le Kobo Touch et le Nook Touch. Malheureusement, cet ajout (qui n’est que logiciel) n’a pas été inclus dans la mise à jour 3.3 destinée au Kindle 3. Amazon a parfois tendance à vite oublier ses anciens clients…
Remarque : Amazon propose sur son site une mise à jour du Kindle, numérotée 4.0.1. Facultative, elle permet de rétablir le flash noir entre chaque changement d’écran. Bien entendu, cela reste réglable dans un nouveau menu dans la section Paramètres.
Compte tenu de la taille de son écran (6 pouces de diagonale), le Kindle est un appareil dédié à la lecture de romans ou d’essais. Lire de la bande dessinée sera laborieux tandis que les ebooks enrichis n’y ont tout simplement pas leur place. Une fois de plus, l’écran E-Ink fait des merveilles et permet de lire dans un confort optimal.
En revanche, il faut se limiter à la simple lecture sur ce modèle. Les fonctions de prise de notes, même si elles sont présentes, ne sont pas mises en avant. L’utilisation de ces outils n’est pas aussi intuitive qu’avec le design du Kindle 3. Si la sélection du texte se fait de manière identique (à l’aide du pad de navigation), l’usage du clavier virtuel est laborieux (même si le classement des caractères par ordre alphabétique le rend simple d’utilisation). Taper un ou deux mots associés à une note sera sûrement la limite avec cette solution…
Plusieurs sources chez Amazon nous ont précisé que des enquêtes auprès de leurs consommateurs ont relevé que la prise de note texte était relativement limitée par rapport aux surlignages et au partage sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Le fait que le Kindle 3 (avec son clavier physique) soit resté au catalogue prouve que pour certaines utilisations, notamment dans les écoles où la prise de note texte est une pratique courante.
Ce reader lowcost a été élaboré pour pratiquer une lecture « basique », livre par livre, sans s’attarder sur la prise de notes. En somme, ces limitations font du Kindle 4 un reader très grand public. Les performances sont bonne puisque ce modèle est équipé du dernier processeur Freescale i.MX508 cadencé à 800Mhz. Le Kindle est d’une rapidité étonnante, notamment à la sortie de veille ou lors d’un passage d’un ebook à un autre.
Le Kindle 4 est compatible nativement avec les formats Amazon (.AZW), Mobipocket (.MOBI, .PRC), mais aussi les PDFs. Le rendu sur ce dernier format nous a agréablement surpris, surtout avec un fichier formaté en A4. Même si le reader ne propose pas de fonction reflow, l’affichage est plutôt bon, comme le montrent ces images. Reste que la police pourra paraître un peu petite mais plusieurs niveaux de zoom permettent de régler cela. Le processeur i.MX508 rend ce processus plus rapide et facilite ainsi la navigation dans le document.
Le reader peut aussi lire des documents Word, HTML ou RTF, mais il est nécessaire d’envoyer le fichier en question à l’adresse mail associé au reader afin de recevoir automatiquement une version convertie dans le format Kindle. Du coup, un accès à Internet est nécessaire pour cette conversion. Sinon, le reader d’Amazon est parfaitement compatible avec Calibre qui sera particulièrement utile pour convertir une collection d’ebooks en EPUB en Mobipocket en un seul clic. Bien entendu, le résultat de la conversion n’est pas toujours optimal, mais sur la majorité des fichiers, la différence ne sera pas visible.
La presse
Le Kindle est aussi lié à une offre de presse à laquelle le lecteur peut s’abonner en se rendant sur la boutique Kindle (depuis le reader ou n’importe quel navigateur Web). Un choix conséquent de quotidien en français est proposé ainsi que des titres internationaux, journaux ou magazines. On remarque l’absence de certains titres nationaux, mais il est fort probable que ces éditeurs attendent l’arrivée du Kindle Fire pour se lancer sur cette plateforme. Car il faut le reconnaître, la forme sous laquelle sont proposés les journaux laisse parfois songeuse.
Si un sommaire permet de parcourir rapidement le contenu d’un journal (achat à l’unité ou livraison automatique à la publication avec l’abonnement), les articles sont affichés dans un simple format texte. Lorsque l’image d’illustration est essentielle à la compréhension de l’article, il est inséré dans le fichier. Même chose pour les schémas et graphiques. Cependant, la forme impose une lecture linéaire du titre, comme un livre. La mise en visibilité des différents articles n’est pas ce qui se fait de mieux. Heureusement, il est possible de garder une copie d’un article intéressant (une sauvegarde texte récupérable sur le reader). Pour le prix payé, c’est la moindre des choses.
Comme nous le signalions dans un article précédent, les tarifs des abonnements sont assez exorbitants. Ils sont équivalents à ceux d’un abonnement à l’édition web (ou iPhone/iPad) alors que l’abonné Kindle n’aura pas accès aux mêmes fonctionnalités (cf. Kindle : l’abonnement aux journaux est une mauvaise affaire).
Espérons que cette situation changera rapidement, car pour l’instant, il est plus rentable de récupérer des journaux à l’aide de Calibre et les convertir directement en Mobipocket… Le tout gratuitement !
L’écosystème Kindle

Faire un test du Kindle sans parler de l’écosystème qui l’entoure serait oublier une partie importante du produit en lui-même. En effet, grâce à un large panel d’applications (iOS, Android, WebOS, Windows Phone, Blackberry etc.), une lecture commencée sur un Kindle 4 peut être poursuivie sur un autre terminal. Mis à part Kobo, Amazon est le seul acteur à proposer une telle fonctionnalité en France. De plus, on retrouve les mêmes fonctionnalités d’une application à une autre. En revanche, certains contenus ne sont pas encore compatibles avec les applications pour tablettes et smartphones.
Une fois encore, les journaux téléchargés ne sont pas lisibles depuis l’iPad par exemple. En cause, la politique des éditeurs français qui préfèrent privilégier leurs applications dédiées. Une fois de plus, l’abonné Kindle est loin d’être favorisé. Dommage.
L’écosystème Kindle repose sur une fonctionnalité existant depuis le tout premier Kindle : le Whispersync. Ce système permet de synchroniser les lectures entre tous les appareils Kindle (ou applications). Cela comprend la synchronisation de la dernière page lue, des marque-pages, mais aussi des notes. Bien entendu, cette fonction nécessite un accès à Internet et l’absence de 3G sur le Kindle 4 se fait ressentir. Il faudra nécessairement se trouver à côté d’un point WiFi pour que ces données soient transmises aux serveurs d’Amazon.
Cependant, jusqu’à présent, le Whispersync fonctionnait uniquement avec les ebooks acquis sur la librairie d’Amazon. Désormais, tous les ebooks stockés sur votre Kindle bénéficieront du Whispersync, à condition d’avoir été transférés sur le reader par l’intermédiaire de l’adresse email associée. Dans ce cas, ils sont stockés également sur le Kindle Cloud (5Go d’espace de stockage gratuit) et peuvent être transférés sur n’importe quel appareil, à la demande, et avec toutes les données associées à l’ouvrage. Sur ce point, l’écosystème d’Amazon a une longueur d’avance sur la concurrence et facilite ainsi la gestion de la bibliothèque pour les utilisateurs néophytes. Au final, le câble USB fourni avec le reader n’a plus d’utilité que pour servir à le recharger…
La librairie
Fin 2007, Amazon lançait le premier Kindle, le premier ereader directement connecté à une librairie numérique. Le couple, reader E-Ink et librairie numérique, s’est révélé être un véritable succès commercial permettant de vendre plusieurs millions de Kindle et plusieurs dizaines de millions d’ebooks. Aujourd’hui, Amazon propose aux États-Unis l’une des offres de contenus la plus développée, soit près d’un million de titres payants et plusieurs centaines de journaux et de magazines. À cela va venir s’ajouter une offre de bande dessinée pour la tablette Kindle Fire et une nouvelle section dédiée à la littérature jeunesse.
Mais quid de la boutique Kindle française? Pour l’instant, l’offre proposée est majoritairement en langue étrangère (anglais, allemand et espagnol). En effet, ce sont plus de 800 000 titres qui sont disponibles à l’achat et 35 000 issus des éditeurs français. Il est sûr qu’en comparaison, l’offre anglo-saxonne est bien plus importante, mais le Kindle Store français est quand même la librairie francophone la mieux achalandée. Les grands groupes d’édition ont tous signé, de Gallimard à Hachette, en passant par Flammarion, Editis et bien d’autres. Si pour l’instant les catalogues de certaines de leurs marques sont encore restreints, l’effort de numérisation est en cours et le choix va se développer au fil des mois.
La librairie Kindle est particulièrement simple d’utilisation. L’achat se fait en quelques clics depuis le reader (qui est lié au compte Amazon du lecteur). En revanche, la navigation dans la boutique n’est pas optimale. Les catégories continuent parfois des ouvrages qui n’auraient rien à y faire, tandis que le moteur de recherche est encore approximatif. L’entrée par le classement des meilleures ventes n’est pas non plus l’idéal quand on voit le manque d’originalité : le classement se partage entre quelques livres d’auteurs à grand tirage, beaucoup de littérature rose et d’ouvrages issus du domaine public…
Il s’agit là de défauts de jeunesse. On ne retrouve pas de telles choses sur Amazon.com. La boutique française n’est pas encore rodée et cela s’en ressent dans le manque de pertinence des propositions des algorithmes de recommandation. Si à terme le Kindle Store français va ressembler fortement à son pendant américain, il faudra encore plusieurs mois aux équipes parisienne et luxembourgeoise pour optimiser leur architecture. A moyen terme, l’écosystème Amazon risque de doper la croissance du marché français du livre numérique.
L’autonomie
Le Kindle ne nous a vraiment pas déçu sur ce point. Pourtant, sa batterie a un capacité deux fois plus petite que celle du Kindle 3. Amazon annonce 1 mois d’utilisation tandis que le Kindle Touch (qui reprend la batterie du Kindle 3) atteindrait les deux mois en moyenne. Il se trouve que le petit reader a tenu sa promesse en disposant de plus de 30% de sa batterie au bout de trois semaines d’utilisation. Chaque jour, 1h30 de lecture était pratiqué, soit le temps des trajets en transport en commun. Ce protocole de test nous semble bien refléter la “véritable” autonomie d’un reader qui, même s’il pourra être utilisé à une fréquence supérieur ou plus réduite, s’établira souvent autour de cette moyenne.
Conclusion
Avec le Kindle 4, Amazon dispose d’un reader entrée de gamme de qualité, dont le prix plancher (99 €) le laisse à la portée d’un grand nombre de bourses. La firme de Seattle arrive à peine en France et s’adresse d’emblée au coeur de marché : les lecteurs de romans. Car il faut reconnaître que ce reader est plus limité que son prédécesseur : absence de clavier physique presque regrettable (surtout à cause du manque d’ergonomie de son pendant virtuel), une seule connexion WiFi et pas de 3G, pas de Text-to-Speech ni de lecteur audio, mémoire interne limitée à 2 Go. L’étudiant qui souhaite prendre des notes régulières sur les textes qu’il étudie sera rapidement frustré… Pourtant, le Kindle 4 répond parfaitement à l’objectif fixé par Amazon : proposer un reader lowcost, à la portée du plus grand monde.
Il y a eu de nombreux essais de fabricants visant à proposer le reader le moins cher possible. Cependant, cela s’est souvent fait au prix de la disparition de l’écran E-Ink pour un LCD ainsi que d’une ergonomie déplorable et une durée de vie limitée du produit. Amazon n’a clairement pas pris cette voie. Grâce à son volume de vente, la firme a pu concevoir un reader à 79 $/99 € sans lésiner sur les matériaux ni l’ergonomie (même avec l’absence d’écran tactile). Ce nouveau modèle de Kindle est dans la droite lignée de ses prédécesseurs : un ereader E-Ink centré sur la lecture de romans et d’essais. En diversifiant sa gamme avec le Kindle Touch et le Kindle Fire (bientôt disponibles en France), Amazon offre aussi des terminaux plus complets pour des utilisateurs exigeants. Mais pour le coeur du marché, le Kindle 4 est un bestseller en puissance. Un reader basique et sans fioritures, pour lire et rien d’autre.
***
Le Kindle 4 vous a séduit? Il est disponible uniquement sur le site d’Amazon.fr au prix de 99€. Si l’ereader vous intéresse, n’hésitez pas à passer par ce lien pour soutenir le blog
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69 commentaires
TheSFReader dit:
21 Oct 2011
Bnjour, et merci pour ce test !
Un point n'a pas été abordé : quelle est la méthode/rapidité d'accès aux définitions de mots dans es dictionnaires. (y compris pour un mot en milieu de page). Pour moi, qui lit beaucoup d'anglais sans en avoir complètement le vocabulaire, l'accès au dico est très important.
@JiminyPan dit:
21 Oct 2011
Tu pointes devant un mort, le dico s'ouvre immédiatement avec une prévisualisation de 4 lignes (sous forme de pop-up, en haut écran si mot situé moitié basse, en bas écran si mot situé en moitié haute).
Si tu veux accéder à l'entrée complète, suffit juste d'appuyer sur bouquin OK (celui au milieu du D-Pad).
TheSFReader dit:
21 Oct 2011
Mais à vue de nez, combien de temps pour emmener le curseur sur le mot voulu ? (mort ?) Le curseur est-il raisonnablement récatif ou est-ce 1/2 seconde après chaque appui pour voir où il en est ?
@JiminyPan dit:
21 Oct 2011
Hum non, c'est très réactif et c'est une très bonne surprise (d'autant que pas de refresh toutes les 30 secondes). Je dirai que pour choper un mot au milieu de la page, il faut moins de 10 secondes.
pif7pif dit:
24 Oct 2011
Moins de 10 secondes… mais c'est super long 10 secondes ! J'aurais préféré lire "5 secondes"… Mince ça voudrait dire que je dois désespérément attendre le touch "car je suis un surligneur compulsif" ?
Pierre P. dit:
24 Oct 2011
Euh…en fait c'est beaucoup plus proche des 5 secondes maximum pour atteindre un mot, c'est-à-dire pour placer le curseur devant. Je dirais 2 ou 3 secondes en moyenne. Je ne me sers pas énormément de cette fonctionnalité, par contre j'accède pas mal au dictionnaire, et honnêtement je trouve que c'est assez rapide et ergonomique. Je possède également un PRS 650, tactile donc, assez bien fait pour le dictionnaire aussi (double-tap sur un mot pour avoir sa définition), mais le tactile a aussi ses inconvénients : précision de la sélection quand on lit avec une police de petite taille, action non prise en compte (ce qui m'exaspère dans le tactile en général…au mois un bouton, on sait quand on a clické, quand ça répond pas c'est que la machine "travaille" ou a planté), il faut lâcher l'appareil d'une main pour sélectionner un mot, quand on regarde beaucoup de définitions c'est pénible.
pif7pif dit:
25 Oct 2011
ok un grand merci pour ces importantes précisions !
pif7pif dit:
21 Oct 2011
Un grand merci pour la belle qualité de ce test.
Ne lisant quasiment que des essais, j'aimerai en savoir un peu plus à propos du SURLIGNAGE : est-il pratique ? Dois-je plutôt attendre le Kindle Touch ?
En vous remerciant !
Loïc dit:
21 Oct 2011
Le surlignage existe déjà sur le Kindle 3 que je possède et c'est le même principe : un clic pour le déclencher, puis les directions pour sélectionner le texte, un deuxième clic pour valider. C'est enfantin.
Je présume qu'ils n'ont pas changé le système et que les extraits doivent toujours être dans un fichier texte brut, ainsi que dans leur base de donnée propriétaire. A noter que les passages surlignés peuvent être partagés sur Facebook et Twitter.
seebee dit:
21 Oct 2011
Les "claviers" par sélection de caractères au moyen d'une croix directionnelle sont complètement inutilisables, et le problème ne se limite pas à une prise de note: c'est pareil quand on veut chercher du texte dans un livre ou entrer une adresse de page dans le navigateur.
Même en ce qui concerne la navigation dans les listes, le tactile est tellement plus immédiat à utiliser que je ne peux pas comprendre pourquoi Amazon refuse de proposer le modèle tactile hors USA (peut-être comptent ils le faire plus tard, mais alors, c'est un grave problème de communication de leur part vu le nombre de personnes qui rallent à ce sujet, c'est perçu comme du mépris de la part d'Amazon comme j'ai pu le lire dans 3 ou 4 commentaires sur différents sites).
De plus, étant donné qu'il n'y a pas de port d'extension micro-SD, le modèle tactile a au moins l'avantage de dispose de 4Go au lieu de 2 pour le modèle de base.
J'attends maintenant de pouvoir tester les Sony PRS-T1, Kobo Touch (si c'est bien l'un des modèles retenus par la FNAC) et le Cybook Odyssey.
antoine dit:
21 Oct 2011
merci pour ce test complet
deux remarques,
- concernant la prise en main : je trouve qu'elle n'est pas si optimale que ça, quand on le tient d'une main l'équilibre est un peu fragile pour le changement de page. Et pour ce qui est de le mettre en veille, impossible d'une main. A cet égard d'autres readers sont plus maniables, à mon sens (ex les Sony, le Bookeen Opus)
- concernant la taille du catalogue en VF : j'ai plutôt l'impression qu'il est identique à celui des principaux concurrents (fnac, apple etc). S'il y a un écart, d'où vient-il ?
dans tous les cas, le meilleur rapport qualité prix… pour l'instant !
seebee dit:
21 Oct 2011
Un test d'AnandTech indique qu'il n'y a que 1,3Go de disponible, le reste des 2Go étant occupé par le firmware. De même, j'avais lu que le modèle touch n'avait que 3Go de libre sur les 4Go installés.
FrChris dit:
21 Oct 2011
Merci pour ce test complet et professionnel.
xav dit:
21 Oct 2011
Please help !
Je viens de faire une fausse manip et j'ai supprimé le répertoire documents de mon kindle.
J'ai pu restaurer les fichiers mais j'ai perdu l'arborescence…
Quelqu'un peut il me donner le nom des sous répertoires présents dans documents ?
Il me semble qu'il y en a un pour les dictionnaires…
Merci !!
Question subsidiaire est il possible d'installer un dictionnaire de traduction plutot que de définition et de l'utiliser durant la lecture ?
Simon dit:
29 Nov 2011
Salut Xav,
As-tu réussi à réinstaller les dictionnaires?
As-tu pu aussi installer un dictionnaire de traduction?
Merci!!!
fab dit:
21 Oct 2011
Merci pour ce test. Le temps fut pris pour un vrai retour d'utilisation et non pas pour appâter le chaland sur le blog.
Je regrette que rien ne soit dit sur les dictionnaires. Avoir la possibilité de sélectionner un mot et d'avoir immédiatement une définition français pour un texte français ou bien anglais + anglais/français pour un texte anglais et quelque soit le type de document est très important ; c'est même une fonctionnalité que je juge basique pour une liseuse et qui apporte un confort très important pour l'utilisateur. Les dicos papier sont lourds et c'est pénible de chercher mais pour un amateur de littérature la précision linguistique est de mise.
Autre point, "L’absence de connexion 3G se fait ressentir lors de cette première étape… La seule connectivité WiFi peut être une contrainte." Mon point vue est que cela ne doit pas gêner grand monde !
Personnellement acheter depuis la liseuse non merci. Le web est à mon avis encore trop lent. Aussi je paie par carte bleue virtuelle donc je passe faire un tour par ma banque. Connecté la liseuse au PC n'est vraiment pas gênant, et pour le moment je pense plus rapide du fait de la navigation que d'acheter directement sur la liseuse.
Je réitère la remarque sur le nombre de titre français. La fnac en a autant qu'amazon si ce n'est plus.
En tout cas pour moi, pas question de kindle car technologie propriétaire, bref les pieds et poings liés pour le consommateur. Et je regrette qu'Amazon ne vende que sur ce format ce qui me prive d'acheter dés e-livres anglais épuisés en papier dans leur traduction française en e-livres anglais.
Consommateurs, faisons entendre notre voix par notre consommation, n'achetons que des livres en format libre et sans de DRM. C'est ce que je fais et donc pas de kindle pour moi sinon cela confortait amazon sur cette politique détestable pour le consommateur.
Patrick dit:
21 Oct 2011
@xav : pas vraiment de sous-répertoire (t'en fais histoire d'organiser ton arborescence fichier, mais le système s'en fiche et met tout en vrac) => collection.
les deux dicos anglais sans dans la racine du répertoire document.
Petites boulettes dans le test :
Les catégories continuent [contiennent] parfois des ouvrages qui n’auraient rien à y faire, tandis que le moteur de recherche est encore approximatif.
Chaque jour, 1h30 de lecture était pratiqué //chaque jour//, soit le temps des trajets en transport en commun.
FrChris dit:
22 Oct 2011
@xav :
http://www.ebouquin.fr/2011/01/25/kindle-comment-… http://lejdk.com/dix-dictionnaires-pour-le-kindle…
Vous devriez trouver votre bonheur.
@fab :
Je comprends vos réticences idéologiques mais je vous assures que :
- commander les premier chapitres gratuitement depuis le site d'amazon
- les lire instantanément sans brancher la liseuse
- puis acheter la suite depuis la liseuse en 1 clique sans 'casser' sa lecture c'est génial.
Une fois qu'on y a gouté, difficile de revenir en arrière.
Pour le nombre de livres fnac/Amazon vous comparez le niveau de bouquins à la fnac depuis 1 an avec le nombre de livre Amazon au jour 1… Et ils sont similaires.
Dans 1 an, les chiffres seront bien différent. Les editeurs vont privilégier Amazon pour atteindre tout le marché francophone mondial.
Cédric Jeanneret dit:
22 Oct 2011
sans vouloir faire mon rabat joie, je pense que les éditeurs vont se faire référencer sur Amazon et sur la Fnac.
Quand au marché mondial…. une grande partie des e-livres français vendu sur Amazon actuellement ne sont pas achetable depuis la Suisse (dont un tiers de la population parle français)…
FrChris dit:
22 Oct 2011
Etes vous sur de votre affirmation ?
Je viens de faire un test : J'ai pris les 3 premiers bouquins de la rentrée littéraire française :
http://www.amazon.fr/gp/feature.html?ie=UTF8&…
Je les ai trouvé sur le site américain (en français) :
http://www.amazon.com/Rien-soppose-nuit-French-eb…
http://www.amazon.com/Dans-for%C3%AAts-Sib%C3%A9r…
http://www.amazon.com/1Q84-LIVRE-AVRIL-JUIN-Frenc…
C'est clairement la volonté d'Amazon d'avoir un catalogue unique mondial.
Les restrictions géographiques sont totalement anachroniques et ne servent a rien.
Nous étions nombreux a avoir un compte américain sur amazon.com avant que le Kstore n'arrive en France.
Cédric Jeanneret dit:
22 Oct 2011
sur Amazon.com ok, mais sur Amazon.fr ? Moi cela ne me pose pas de problème je parle couramment anglais, mais je suis juste dubitatif sur le fait de s'attaquer au marché francophone mondial depuis un site en anglais (le kindle par exemple est livré en Suisse, mais uniquement depuis le site Amazon.com pas Amazon.fr …, quoique peut-être aussi depuis Amazon.de).
Maintenant je n'ai peut-être juste pas eu de chance avec les deux bouquins que j'ai regardé.
Cédric Jeanneret dit:
22 Oct 2011
j'ajouterai que deux des trois exemple que vous proposez ne sont pas achetable, à l'heure où j'écris ces lignes, sur Amazon.com.
FrChris dit:
22 Oct 2011
Autant pour moi, il ne sont accessible qu'avec un compte français (lorsque je me connecte avec mon compte américain, il n'est pas possible de les acheter pour l'instant).
Je reste persuadé que cette situation est temporaire.
Cyrano dit:
22 Oct 2011
Merci pour votre article. Pouvez-vous cependant nous apporter un petit éclaircicement. Vous dites qu’Amazon met 5Go de mémoire dans le Cloud à la disposition de chaque utilisateur. Cependant, dans un article précédent concernant le transfert de ses achats sur le Kindle Store France, vous disiez qu’Amazon n’offrait pas d’accès au Cloud aux utilisateurs du Kindle Store France; je n’ai donc pas fait le transfert. Pouvez-vous me confirmer qu’Amazon offre bien 5Go de mémoire même aux utilisateurs français? Merci.
HenrirneH dit:
22 Oct 2011
bonjour
Je suis étudiant, passe pas mal de temps dans les transports en commun et aimerais exploiter ce temps en..lisant. Chose que je fais déjà, mais avec livres physiques. J'aimerais également y mettre mes cours pour les lire en amphi, en rentrant chez moi ou que sais-je encore. Ma question : le kindle est-il adapté à mes besoins ? Mes cours contiennent des graphiques, cela pose-t-il un problème ?
Merci !
FrChris dit:
23 Oct 2011
Pour des cours avec graphique c'est pas forcement l'idéal.
Le kindle normal a la taille d'un livre de poche, donc les graphiques ne seront pas hyper précis.
Après ça dépend également du format de vos cours.
Pour le PDF, un sony s'en sort un peu mieux car les textes sont redisposés sur l'écran (à la manière d'un site web). Si c'est du rtf ou du word ça peut passer.
De plus si la mise en page de vos cours est concue en A4, la redisposition n'est pas toujours idéale.
Donc, je vous conseille d'emprunter une liseuse et de faire quelques essais avant achat.
Sinon, pour la lecture de loisir, c'est super.
Jean-Claude dit:
24 Oct 2011
Il faut savoir que si vous n'enregistrez pas votre Kindle via le wifi, certaines fonctions restent "éteintes", non fonctionnelles : par exemple "créer une collection càd un dossier". C'est un peu génant de recevoir un produit et de ne pas pouvoir l'utiliser entièrement tout de suite.
J'ai 2 Kindle : le dernier et le DX.
A l'origine j'avais acheté le DX pour pouvoir m'en servir comme "super cahier" où j'aurais tous mes cours car je suis professeur. Le DX est excellent mais je le trouvais encore trop encombrant. Je viens d'acheter le petit kindle et j'en suis très très satisfait : petit, ultra léger et finalement si vous fabriquez des documents (mes cours en l'occurence) en format A6 vous les avez avec vous en permanence.
Pour un étudiant ça peu être intéressant. Par contre cela sous entend du travail pour retaper toutes ses notes.
J'attend encore avec impatience la pochette spéciale du Kindle. Pas d'élastique cette fois, je ne sais pas comment ça tient. Ils auraient pu la sortir en m^me temps que leur Kindle quand même !
PM dit:
24 Oct 2011
Joli test, ma foi mieux fourni que le mien ! Par contre, le testeur a dans son Kindle une version française du trone de fer ? Je ne la trouve nulle pas en version légale numérique. Des infos là dessus ? ^^
Patrick dit:
24 Oct 2011
Toujours pas corrigées le deux petites boulettes ? :p
Jean-Luc dit:
26 Oct 2011
Je ne pense pas que les ingénieurs aient soupesés la différence de prix entre 2Go de plus sur le reader et 5Go dans le Cloud. Ou plutôt si ils l'ont fait, mais l'intérêt d'Amazon est de vous rendre captif du Cloud pour fidéliser les clients et permettre de passer simplement à une nouvelle version du reader à l'avenir plutôt qu'a la concurrence. Les 5 Go sur le Cloud sont peut-être plus chers, de toutes façons c'est ce choix qu'ils voulaient faire.
Minecraft dit:
26 Oct 2011
Le kindle peut t-il lire les format kepub ?
PM dit:
26 Oct 2011
Non (Google vous l'aurait dit !)
anne dit:
26 Oct 2011
Bonjour, je viens de rentrer en possession du kindle 4 et 1ère galère, je n’arrive pas à me connecter en wifi avec ma live box orange, j’ai rentré 15 fois le code de sécurité wifi et rien à faire ce fichu appareil refuse de se connecter. Inutile de dire que les autre réseaux proposés ne fonctionnent pas non plus! Que faire? Je songe déjà à renvoyer l’engin car je suis une grande lectrice et pas une passionnée d’informatique (surtout quand ça ne marche pas!! Merci, si vous pouvvez m’aider!
max dit:
16 Dec 2011
Je croit que sur les livebox de chez orange il faut appuyer plusieurs seconde sur un bouton, jusqu’à ce que le voyant wifi clignote et alors vous pouvez vous connecter, une sorte de securité, du moins chez mes parents c’est comme ça voila
gautier dit:
21 Feb 2012
Bonjour Anne,
effectivement sur les livebox, il y a un bouton sur lequel il faut appuyer pour connecter un appareil. Vous aurez ensuite pas plus de 5s pour connecter votre appareil ! Donc, entrez la clé wep sur votre kindle et soyez prête à appuyer sur le bouton entrée dès que vous aurez appuyé sur le bouton de connection de votre livebox. Ensuite, patientez un peu… et normalement ça devrait fonctionner…
Jean-Claude dit:
26 Oct 2011
Il faut transformer un ebook en epub en format mobi via le logiciel Calibre pour lire ensuite l'ebook sur le Kindle. ça prend quelques seconde. 2 Go ça suffit à mon avis. On peut déjà y mettre des dizaines et des dizaines de romans ce qui est bien suffisant.
Kindle 4 : L’avis des testeurs | Le Journal du Kindle dit:
27 Oct 2011
[...] Montjou pour ebouquin – Test : Kindle 4, la lecture numérique, sans fioritures Avec le Kindle 4, Amazon dispose d’un reader entrée de gamme de qualité, dont le prix plancher [...]
MauriceCharteau dit:
27 Oct 2011
Bonjour,
J'hésite entre l'achat d'un kindle, ou du sony prs-t1, la chose qui me pousserais vers sony c'est le tactile qui permet une navigation rapide, les nombreux formats dispo, la qualité de finition, et l'accessoire housse-lampe, qui fait très propre.
Le kindle m'attire pour son offre et surtout pour la possibilité de s'abonner a des journaux, et d'envoyer des livres par mail. Quid de ce point pour le sony ? Ceux qui ont sony ou d'autres liseuse lisez vous les journaux dessus, est-ce facile ?
La navigation du kindle m'effraie un peu, surtout pour chercher un livre particulier dans le store ou dans la mémoire de l'appareil, à moins qu'on fasse celà par PC ?
Merci de vos réponses
Patrick dit:
27 Oct 2011
@MauriceCharteau : en cherchant un peu… http://www.ebouquin.fr/2011/10/09/kindle-l%E2%80%…
Chercher un livre sur Amazon ? Suffit de choisir la bonne option dans le moteur de recherche (Kindle, donc). Pas plus difficile que de chercher une version papier ou tout autre produit.
Les fichiers sont rangés dans le sous-répertoire Document. Rien n'empêche, dedans, de créer sa propre arborescence. Par contre, dans les menus Kindle, faut créer ses collections (donc faire ça petit à petit, sans commencer par mettre deux tonnes de livrels/ebooks)
Sony ne semble pas pouvoir lire les fichiers mobipocket (.mobi) et le Kindle ne sait pas lire les epub, mais le logiciel calibre est ton ami
Jean-Claude dit:
27 Oct 2011
Très facile de naviguer dans le Kindle : tu crées des bibliothèques (= des dossiers) : par exemple : romans policiers, SF…. Ensuite en ouvrant une des bibliothèque tu retrouve facilement ce que tu recherches (en classant par date, par titre, par auteur…)
Il faut savoir que l'appareil garde en mémoire la dernière page lue de chaque ouvrage. Donc à chaque fois que tu ouvres un des livres tu te retrouves là où tu étais la dernière fois.
Dans chaque dossier, l'appareil garde aussi en mémoire l'ordre des derniers ouvrages consulté si bien que tu as les derniers livres ouverts en 1° positions.
Si tu veux un tactile, peut-être faut-il attendre le kindle tactile qui arriveras bientôt en France. J'espère que l'étui avec lampe incorporé sera aussi bientôt vendu chez nous (voir l'etui sur amazon.com).
MauriceCharteau dit:
28 Oct 2011
Merci pour vos réponses, donc pour vous le sony n'est pas du tout au niveau du kindle ?
@ Patrick : merci pour le lien, mais ma question ne concernait pas le fait de savoir si les journaux sont ou non un bonne affaire (c'est pour un cadeau, et le fait d'avoir sur sa liseuse tout les matins est une bonne idée, peu importe le prix donc, dans la limite du raisonnable évidement)
pif7pif dit:
28 Oct 2011
Quelqu'un a-t-il des infos par rapport à ce "scandale" : LES EBOOKS KINDLE SONT BEAUCOUP PLUS CHERS QUE LES LIVRES DE POCHES !!!! Mais comment est-ce possible ???
Redfish dit:
12 Nov 2011
C'est pas les eBook kindle (donc Amazon) qui ont un prix aberrant, mais tous les eBook en France… vu que c'est les éditeurs (Hachette, Gallimard, etc…) qui décident des prix et non pas Amazon ou autres distributeurs (loi du prix du livre unique en France).
Bref, le prix des eBook en France est indexé sur la version broché… et ne baisse pas quand la version poche sort.
Bref, Amazon est bien casse-pied avec son format propriétaire… mais il n'en rien responsable du prix de ses eBooks.
keskifait dit:
1 Nov 2011
Bravo pour ce très bon test ! J'ai acheté le Kindle 4 il y a une semaine et je trouve que c'est vraiment un très bon produit qui m'a redonné envie de lire. Le modèle d'Amazon peut faire grincer quelques dents, mais des outils comme Calibre permettent de décloisonner le kindle. Il faut maintenant que les éditeurs français fassent l'effort nécessaire pour rendre les ebooks attractifs et prennent le reflex de sortir leur catalogue en version ebook.
Pierre-Olivier dit:
3 Nov 2011
" Le modèle d'Amazon peut faire grincer quelques dents, mais des outils comme Calibre permettent de décloisonner le kindle"
les bouquins pour le kindle vendus sur Amazon sont DRMisés, au format mobi protégé (.azw), et de ce fait ne passent pas à la moulinette Calibre, de même que les ePubs DRMisés achetés légalement. La seule solution légale, est de ne pas acheter chez Amazon, mais chez des Editeurs ou sur des plateformes d'achat qui vendent des livres électroniques en ePub non protégés (sans DRM), et là, on peut les convertir avec Calibre.
TheSFReader dit:
15 Nov 2011
En fait, les fichiers achetés sur Amazon.fr sont "êut-être" DRMisés, et aucun moyen de le savoir à priori.
Sur les plateformes US et UK, une mention spéciale permet de déceler les livres sans DRMs. Cette mention n'"apparait pas sur le site de vente FR.
PLANCHE dit:
24 Nov 2011
Mon fils de 12 ans est un lecteur compulsif et rève d’un E-book!! Mais j’avoue que je n’y connait rien du tout… Le budget du Kindle me semble correcte mais est ce que le choix des livres “ados” est vaste? Est ce qu’en étant en possession d’un kindle on peut avoir accès à des ebook provenant d’autres sites qu’Amazone (fnac, ou autres?). Si l’un de vous peut me donner des conseils, d’avance un grand merci
Nicocot dit:
24 Nov 2011
J’ai acheté un Kindle aujourd’hui. Ma première impression est très bonne. Par contre je constate qu’Amazon a choisi un port propriétaire qui n’est pas tout à fait un port mini-USB. Moi qui pensait pouvoir utiliser un chargeur mini-USB d’un autre appareil, c’est raté. Je suppose qu’ils font exprès pour nous pousser à acheter leur chargeur. Bonne surprise en revanche : le Kindle est compatible avec le Wifi WPA2, contrairement à ce que j’ai pu lire sur d’autres sites.
nanettebes dit:
13 Dec 2011
Il s’agit d’un port micro-usb (pas mini) : c standard! J’utilise le meme chargeur que pour mon tel portable.
Simon dit:
26 Nov 2011
Bonjour,
En ce qui concerne les dictionnaires, le service clientèle d’Amazon m’a dit qu’il n’est plus possible d’en installer sur le Kindle4, comme cela était possible sur le Kindle3.
Est-ce vrai? Quelqu’un a déjà tenté l’expérience?
Je trouverais ça dommage moi qui voudrait installer des dcitionnaires pour traduire des langues étrangères en français.
Merci d’avance pour vos réponses
Nicocot dit:
26 Nov 2011
C’est sans doute une erreur car j’ai installé le Littré sans difficulté sur mon Kindle 4 (avec le logiciel Calibre).
Simon dit:
28 Nov 2011
Merci pour ta réponse Nicocot,
Puis-je te demander comment tu as fait?
As-tu suivis le tutoriel d’ebouquin.fr
http://www.ebouquin.fr/2011/01/25/kindle-comment-installer-un-dictionnaire-francais/
As-tu aussi essayé avec un dictionnaire de traduction, ce qui est dans mon cas ce que j’aimerais faire.
Le Kindle dit:
27 Nov 2011
[...] un test complet, je vous recommande cet article. Catégorie : Loisirs Mot-Clé : e-book, e-reader, Kindle novembre 26th, 2011 No comments [...]
FAUSSADIER dit:
27 Nov 2011
Je n’arrive pas à relier mon Kindle au WI-FI, pourtant jinscris bien
le mot de passe inscrit derriere ma BOX SFR Neuf de CEGETEL
Que faire?
ThierryO dit:
20 Dec 2011
Comment se fait-il que le KINDLE nécessite une connection WIFI?! Si je ne veux pas de connexion WIFI, y ayant renoncé, pour des raisons diverses parmi lesquelles la dangerosité des ondes en question, existe-il une connection filiaire? Manifestement elle n’est pas indiquée… Ce qui est un point négatif, tout de même.
>> “Passé le choix de la langue et la première initialisation, il sera nécessaire de connecter le Kindle à une borne WiFi.”
Nat dit:
22 Dec 2011
Vous pouvez télécharger les ebooks sur votre ordinateur et les faire glisser sur votre Kindle en le branchant sur le port USB (il se comporte comme un disque dur). Par contre, vous perdez toutes les fonctions automatiques de synchronisation.
Pascal dit:
22 Dec 2011
Bonjour,
Je ne suis pas certain d’avoir acheté le même. C’est un avis personnel, je trouve l’appareil bien fait (notamment la teinte qui limite les reflets) mais le logiciel qui l’exploite totalement dépassé et vraiment mal conçu.
Par exemple, la mise en page est catastrophique avec de grands espaces entre les mots. Il est proposé 8 tailles de caractères mais au maximum deux sont concrètement exploitables tant le facteur d’aggrandissement entre chaque taille est grand. J’ai essayé de modifier la feuille de style d’un epub et de convertir mais cela ne fonctionne pas (j’ai l’impression que nativement l’appareil ne supporte pas d’autres tailles).
La palme revient au choix des marges. Celle d’origine est déjà trop grande à mon goût (on peut malgré tout la modifier dans un fichier), l’appareil propose de l’aggrandir pour arriver à une situation où les marges occupent la moitié de l’écran. Je ne vois pas l’intérêt.
Bref, pour quelques euros de plus, on a beaucoup, beaucoup mieux.
Cordialement
t.boon dit:
31 Dec 2011
Bonjour
Ben moi je suis très satisfait de mon kindle.
le format propriétaire n’es pas un gros problème vu qu’il lit les .mobi
d’autant qu’on peut envoyer un livre converti vers l’appareil via une adresse [email protected] et je trouve ça épatant.
au sujet du dico quel est intérêt d’en installer un autre vu qu’il y en a un d’installer déjà.
je viens d’acheter le microhebdo de cette semaine il y a un comparatif de 10 liseuse.
la kindle est 4ème.
mais 1ère enrapport qualite/prix
cordialement et bonne année
Thierry dit:
3 Jan 2012
Bonjour et merci pour ce très bon test!
Juste une petite précision je pensais le kindle “totalement fermé” à savoir réduit à la lecture d’ebooks acquis sur le store dédié.
Mais apparemment avec ce modèle il serait possible (notamment via calibre concernant la transformation des formats epub) de transférer sur l’appareil ses propres fichiers (mobi etc..) sans “DRM” ?
c’est ce dont j’aimerais m’assurer avant d’acheter la bête!
Merci
Thierry
Pascal dit:
6 Jan 2012
Bonjour,
Je confirme car je le fais régulièrement qu’il est possible de transformer les epub (sans DRM) au format mobi via Calibre. En général, cela passe assez bien. On peut aussi reformater les epub avec Sigil pour adapter.
On peut aussi supprimer les DRM pour convertir au format mobi (je ne sais pas si c’est légal mais si les livres sont achetés je ne trouve pas cela immoral).
Le logiciel Kindlegen fournit pas Amazon le fait aussi mais je ne sais pas ce qu’il vaut.
Je confirme également que l’on peut installer des dictionnaires. En tout cas, j’ai installé le Harraps Shorter sans problème (au demeurant, je crois que c’est l’un des seuls appareils qui permette l’installation de dictionnaires).
Cordialement.
Judicaël dit:
5 Feb 2012
Bonjour,
Merci pour cette analyse et cet avis très complet sur le kindle 4.
Je pense en acquérir un très prochainement. Les ventes ebooks dépassant maintenant celles des livres en papier il va de toute façon falloir s’adapter.
Salutations
Slabre dit:
9 Feb 2012
Salut, très bon test, j’ai bien aimé !
C’est en partie avec ton test que j’ai acheté le mien, et j’ai aussi fait mon test récemment : http://www.slabre.fr/test-de-la-amazon-kindle/
J’espère que ça te plaira
davids dit:
22 Feb 2012
Salut.
Pour ceux qui ne comprennent pas la différence de prix entre ici et les US:
Prix US de la version sans pub sur économiseur d’écran 109$=83 Euros, pas de TVA aux US.
Prix France 99 Euros dont 16 Euros de TVA donc 83 Euros.
C’est donc le même prix.
Dilou dit:
27 Feb 2012
Coucou
Je n’arrive pas à me connecter à la wifi. Quel mot de passe faut il prendre. Je mets la clé de sécurité Wifi est-ce ça ?
Merci
Madou dit:
1 Mar 2012
très satisfaite de mon kindle acheté en décembre, je souhaite en acheter un pour mon père. Comment éviter qu’il soit à mon nom ?
j’avais acheté en complément le chargeur secteur à 9,99€. Je constate qu’il coute maintenant 14,99 €. soit une augmentation de 50% ! comment expliquer cela?
Jacouille dit:
22 May 2012
Bonjour, le glissement des titres dans la liste des ouvrages, le dernier accés étant privilégié, ne me convient pas mieux que le bon vieil ordre alphabet, question de logique perso. On peut charger un Kindle avec un chargeur de tél. portable, par ex. Samsung Galaxy (même fiche). Le DRM ne me paraît pas être un principe haïssable, en revanche, les prix en France sont (et ça va forcément changer) tout simplement délirants. J’ai la version III, 3 Go, écran capacitif, et mes yeux fatigués (68 ans) en sont satisfaits. Bonnes lectures à tous.
dave dit:
16 Aug 2012
juste pour savoir on peut mettre n’importe quelle eBook même ceux déjà télécharger ou juste des eBook télécharger avec amazon.fr dans le kindle
virginie83 dit:
24 Aug 2012
Bonjour, j’envisage d’acheter un Kindle Touch, seul problème je me connecte de chez moi en FREE WIFI ou SFR WIFI PUBLIC… Avez-vous déjà testé la connexion du Kindle avec ce type de réseau wifi ? En sachant que -sur l’ordinateur du moins- il faut d’abord se loguer via une page web (idem pour ceux qui se connecte du mcdo par exemple
Ma question est donc : est ce que je pourrais télécharger des livres via ce type de réseau public ? Kindle gère t il se types de pages web et connexion ?!
Meci d’avance !!
Nadège dit:
8 Feb 2013
Bonjour, je vous remercie pour ce test fort intéressant et instructif ! Je suis auteure et j’ai décidé de passer à l’auto-édition en vendant sur amazon. Pourriez-vous me dire si c’est vraiment intéressant de proposer son e-book (4,35 euros) en Kindle Select (bibliothèque de prêt) ? Vous avez bcp écrit sur le verrouillage mais là encore, il faut donner l’exclusivité à Amazon pendant 3 mois. On ne peut pas vendre ailleurs sous un format pdf par exemple.
Enfin, tout cela est nouveau pour moi, j’avais déjà édité en format papier, mais là c’est vraiment différent !
En plus je ne suis pas une geek… Je veux seulement diffuser les informations que je trouve intéressantes, et si possible au plus grand nombre de personnes !
Merci. Nadège.