Amazon : une offre numérique à la qualité inégale

Lecture...

Si les coquilles du Goncourt corrigées par la communauté pirate ont monopolisé une bonne partie de l’attention, les lecteurs numériques ont plus à s’inquiéter de la qualité de mise en forme de certains fichiers commercialisés. Tandis que le niveau global des EPUB s’améliore (sauf pour certains qui ne manquent pas de tomber sous les critiques du lecteurencolère), la situation est bien plus inquiétante du côté des Mobipocket ou de la déclinaison la plus récente du .AZW. Arrivé il y a un mois en France, Amazon débarque avec une plateforme de lecture fondée sur un format différent du standard international, avec ses particularités. Pourtant, les éditeurs, avertis au préalable de l’arrivée du géant américain, sont au travail depuis cet été.

Pour être accessibles sur la librairie numérique d’Amazon, les éditeurs doivent convertir leur catalogue. Pour faciliter la transition, Amazon propose aux maisons de lui fournir des fichiers EPUB qui seront convertis en format Kindle par le biais de KindleGen. Mais le résultat peut laisser à désirer, puisque KindleGen modifie les feuilles de style en les simplifiant. Et si l’éditeur laisse la main à Amazon, il ne peut voir le résultat de la conversion avant sa commercialisation. S’il y a des chances que KindleGen2 change la donne, la seconde solution à disposition de l’éditeur est de générer ses propres Mobipockets, à partir d’un fichier EPUB, et d’effectuer les éventuelles corrections à la main, dans le code, ce qui n’est pas à la portée de tous.

Cela n’a pas empêché, pour certains ebooks commercialisés, d’être bien différents leurs versions EPUB équivalentes. Le dernier Goncourt, dont l’EPUB a été réalisé par ePagine, mais visiblement converti à l’aide de KindleGen par Amazon, n’a pas échappé à la tendance. La conversion de masse a été privilégiée, au détriment de la qualité des fichiers, même si certains ne manqueront pas d’être vendus à plusieurs milliers d’exemplaires sur la librairie numérique d’Amazon.

Version officielle ou adaptation officieuse, à la recherche d’un ebook de qualité

Au premier lancement, le lecteur sera surpris de découvrir que l’ebook de Gallimard comprend deux couvertures. L’équivalent de la page de garde est complètement destructuré, indigne des éditions papier de la maison. Les débuts de chapitre ne sont plus formatés par la feuille de style de l’EPUB et la navigation dans le fichier est laborieuse. Même si l’ebook est chapitré, il est impossible d’appeler la table des matières depuis le menu adéquat.

Une couverture... en double.

Mais où est passée la feuille de style ?

Ici aussi, pas de feuille de style.

Le texte est bien là mais la navigation laborieuse.

Impossible d'appeler la table des matières depuis le menu.

À 16,80€ l’ebook, le lecteur est en droit de demander un fichier de meilleure facture… Mais est-ce que cela est la conséquence du format Mobipocket ? Pas totalement. Pour un même texte, il est tout à fait possible de faire quelque chose de présentable et sans beaucoup de travail supplémentaire. La communauté pirate n’a pas les moyens d’un grand éditeur et fonctionne avec des outils gratuits, souvent issus du monde du logiciel libre (Calibre, pour ne pas le citer), et une bonne connaissance des formats de livre numérique. Une vérification du fichier permet de corriger les problèmes de structuration de l’ebook. Au final, la version illégale est mieux formatée et plus agréable.

Une couverture mise à jour...

Ici, pas de problème de style après la conversion en .Mobi

Des têtes de chapitre plus travaillées

Une table des matières complète...

... et accessible depuis le menu.

Les grands classiques, mal-aimés de la mise en page

Les négligences sur les ebooks vendus sur la librairie Amazon sont assez nombreuses. Ces soucis ne touchent pas uniquement le dernier Goncourt et les ouvrages du domaine public sont souvent les moins biens lotis. Et cela même sur les versions commerciales de ces textes ! Depuis le lancement du Kindle en France, quelques ouvrages de la collection de classiques de l’éditeur Garnier-Flammarion sont en vente sur Amazon. Abordables (2,99 €) et commentés, ce sont de bonnes alternatives aux textes gratuits, issus du projet Gutenberg ou d’autres sources. Mais malheureusement, la qualité du Mobipocket laisse grandement à désirer. L’ouvrage Du Contrat Social de Jean-Jacques Rousseau en est un bon exemple.

A première vue, l'édition semble identique à la version papier...

Rapidement, on se rend compte que ce n'est pas le cas...

Il faut tourner de nombreuses pages avant d'atteindre le début du texte.

Aucune table des matières accessible depuis le menu.

Du texte en gras, tout le long de l'ouvrage.

Des chapitres qui se suivent, presque collés les uns aux autres.

Du gras, toujours du gras...

Impossible d'aller d'un chapitre à l'autre sans chapitrage correct.

Tout d’abord, tout le texte est formaté en gras. Même si cela augmente le contraste (l’écran E-Ink Pearl est déjà suffisamment lisible…), la lecture devient rapidement désagréable. L’ebook n’est pas chapitré et on ne peut pas appeler la table des matières depuis le menu. Autant dire que la navigation est laborieuse dans un texte déjà important et abondamment commenté dans cette édition. Le problème vient en partie du format Mobipocket qui ne gère pas la table des matières de la même manière que l’EPUB, du coup, la conversion d’un format à l’autre génère un mauvais rendu. Idéalement, l’éditeur devrait demander à son sous-traitant deux fichiers EPUB : l’un destiné à la commercialisation dans ce format (iBookstore, FNAC, ePagine, Immatériel etc.) et l’autre, « EPUB-friendly » pour permettre une conversion de qualité en Mobipocket/AZW. Dans le cas de l’édition Garnier-Flammarion, il faut reconnaître que la version vendue sur iPad est de bonne facture, comme le montrent les screenshots ci-dessous.

EPUB ou Mobipocket, même combat

Faut-il avoir un reader EPUB ou un iPad pour lire des fichiers correctement mis en page?? Non. Des éditeurs travaillent leurs fichiers Mobipocket. C’est le cas de Publie.net qui, après avoir constaté que la conversion automatique n’était pas idéale, a commencé à reprendre son catalogue pour optimiser l’affichage sur la plateforme Kindle. Du côté des éditeurs plus traditionnel, force est de constater que certains d’entre eux font aussi ce travail qualitatif, comme par exemple Robert Laffont.Chaque fichier destiné à la librairie d’Amazon est relu et adapté à la lecture sur Kindle avant sa mise en ligne. Le fichier est correctement chapitré, le texte répond bien aux ajustements permis par le moteur de lecture du Kindle et la table des matières bien présente. La bonne recette pour un meilleur confort de lecture sur un reader E-Ink.

Une table des matières accessible depuis le menu.

Une mise en page proche de la version papier et EPUB.

Les différents manques que nous avons pu relever ne sont pas propres aux fichiers Mobipocket/AZW mais touchent aussi les EPUB, même si une certaine expérience du format commence à être perceptible chez certains éditeurs (il serait plus juste de dire, chez certains prestataires). Cependant, l’arrivée du KF8 risque d’améliorer grandement la qualité des fichiers vendus par Amazon, grâce au support de nouveaux éléments, notamment les feuilles de style en CSS3 et d’autres fonctions absentes du Mobipocket qui commençait à prendre du retard dans certains domaines, notamment l’édition enrichie multimédia.

MAJ : Comment rendre la table des matières d’un EPUB accessible sur un Mobipocket après conversion? La réponse ici. Lire aussi le billet du Lecteurencolère sur la conception d’un fichier Kindle.

25 Responses to “Amazon : une offre numérique à la qualité inégale”

  • Heeeeee oui, voila ce qui arrive quand on fait pas un bel ePub de base, sans des à foison ou autre trouvaille du siècle : on récolte un MOBI immonde.

    A ma connaissance, rare sont les éditeurs ayant vérifier le conversion de leurs eBooks en MOBI avant de tout balancer à Amazon…

  • [...] Amazon : une offre numérique à la qualité inégale | eBouquin Si les coquilles du Goncourt corrigées par la communauté pirate ont monopolisé une bonne partie de l'attention, les lecteurs numériques ont plus à (RT @ebouquin: Amazon : une offre numérique à la qualité inégale Source: http://www.ebouquin.fr [...]

  • Fournier M-A:

    Ne rien balancer à Amazon est aussi possible en attendant le Fire par exemple et KF9 ou 10 et une montée en puissance du lectorat. Impossible pour les micro structure de travailler sur des fichiers juste pour y être. Evidemment cette réflexion vaut uniquement pour des ouvrages un peu sophistiqués.

  • WP:

    “L’arrivée du KF8 risque d’améliorer grandement la qualité des fichiers vendus par Amazon [...]” Pour les ebooks lus sur le Kindle Fire uniquement. Les Kindle e-ink n’afficheront jamais que du mobi7.

  • Précisons que le KF8, apporte certes des améliorations, mais bien en dessous de ce que peut être l’ePub, sans compter les “interprétations de code” qu’Amazon décidera de faire

  • Pan:

    “Précisons que le KF8, apporte certes des améliorations, mais bien en dessous de ce que peut être l’ePub, sans compter les “interprétations de code” qu’Amazon décidera de faire”

    Là, j’ai beaucoup de mal à te suivre… on a même pas encore reçu les guidelines avec les annexes code HTML/CSS…
    Tout ce qu’on a pour le moment, ce sont des listes non-exhaustives d’ajouts de tags supportés.

    Perso, j’attends de voir, d’autant qu’il va falloir prendre en compte le fait que ça va tourner sur Fire, apps et “Kindles 4″ (mais pas sur les précédentes versions).

    Quant à EPUB3, on a franchement pas fini la transition… et honnêtement, en l’état, on ne peut même plus appeler ça un standard tellement le format est fragmenté (mais ça, les pro-EPUBs ne le diront pas, aveuglés qu’ils sont. Ceux qui doivent se démerder pour publier, par contre, ont le droit de se prendre la tête).

  • Il y a un peu plus que de simples balises qui commencent à circuler, mais je peux pas encore partager.

    Et c’est clair (je te suis à 100%) c’est mal partit l’ePub3, on va allez dans de nombreuses directions, avec des soft chacun leur sauce.

    Et puis, on aime bien se prendre la tête, sinon on servirait plus à rien :P

  • Patrick:

    Et tout ça pour lire un livre en le payant plus cher que la version papier (en tenant compte de coût d’un ereader et de son environnement)
    Franchement, si j’étais un gros lecteur, je continuerais à acheter des livre grand format (en plus d’un qualité d’impression, ça participe à la déco), le reste étant emprunté en bibliothèque.
    Heureusement qu’il y a des teams, car ce que j’ai vu ci-dessus m’a presque donné envie de vomir.
    Et si les (gros ?)éditeurs voulaient saboter le livres numériques en France, ils ne pourraient pas s’y prendre mieux, je crois :-|

  • Cristobal:

    “Et si les (gros ?)éditeurs voulaient saboter le livres numériques en France, ils ne pourraient pas s’y prendre mieux, je crois.”

    C’est absolument vrai, et c’est sans doute ce qui constitue la motivation profonde, réelle et sérieuse des (gros ?) éditeurs en France, l’objectif consistant pour eux :

    – à freiner le plus longtemps possible le déploiement du marché des livrels,
    – en proposant à la vente de véritables arnaques : des livres numériques avec des textes abîmés, car sans travail de mise en page, verrouillés, vendus aussi chers que le livre papier.
    – on ajoutera à cela un catalogue de livrels étriqué et misérable : très peu de titres disponibles, et des plateformes de téléchargement bien souvent balbutiantes et mal conçues (indexation….).

    Avec un objectif à tenir, à tout prix, et c’est bien le cas de le dire : faire en sorte que le livrel ne représente jamais plus de 1% du chiffre d’affaire.

    Un vrai travail de sabotage, avec entente des (gros ?) éditeurs entre eux, histoire de bien ancrer dans le paysage de l’oligarchie “une concurrence non libre et complètement faussée”.

    • Zorglub:

      tout à fait d’accord avec toi, Cristobal.

      Et en plus, ces crétins viendront pleurer, lorsqu’ils se rendront compte qu’il est aussi vain de vouloir arrêter le progrès (le livre numérique), que de vouloir stopper un TGV d’une seule main (ou même avec les deux ;D).

      En attendant, la diffusion “officieuse” progresse à pas de géant. Il y a 13 mois, je ne connaissais pas la team A., et personne n’en parlait, maintenant, on la cite nommément en utilisant son nom complet.

      Rare sont ceux qui ont à peu près compris la règle du jeu et parmi lesquels Bragelonne, qui propose des eBooks à un prix vraiment intéressant. ILs ne sont pas parfaits, mais restent des plus corrects. et à un bon prix.

  • [...] faire suite à l’article de eBouquin sur la qualité inégale des eBooks Amazon, voici mes suppositions, basées sur mon expérience du code. Ne possédant pas ces eBooks, je ne [...]

  • Virgile:

    Pour voir, j’ai acheté Les Fleurs du Mal en GF Flammarion. C’est simplement dégueulasse comme travail, totalement illisible. J’ai écris à Amazon pour réclamation; ils se sont excusés, m’ont remboursé (et retiré l’ouvrage de ma bibliothèque) mais m’ont certifié qu’ils n’était pas responsables de la conversion des ouvrages en AZW… Alors 2 poids 2 mesures (mais au même prix ?) qu’on soit client Amazon ou non ? Mmh j’aimerai écrire à Flammarion pour leur dire le fond de ma pensée.
    Passé le premier temps d’excitation dû à la nouveauté, j’ai l’impression de mettre fait avoir…. et pourtant je n’ai plus de place chez moi pour des livres papiers !

  • Cristobal:

    Il vous faudrait aller plutôt du côté de Feedbooks, par exemple.

    Ici :

    http://fr.feedbooks.com/book/39/les-fleurs-du-mal

    :))))))))))))))))

    • virgile:

      Merci mais c’est un exemple type du pourquoi je n’apprécie guère les livres gratuits. Ce sont souvent des éditions non critiques sûrement plus propre pour le formatage que celle de Flammarion mais fautive dirons nous quant au contenu. L’edition gratuite sur Amazon propose la première édition de 1857 qui ne contient pas une partie des poèmes de Baudelaire (censurés à l’époque) et n’a pas d’appareil de notes…ect etc.
      Mon gros souci est de savoir : si j’avais acheté le même fichier Flammarion mais en Epub pour le lire sur une liseuse de Sony par ex. le résultat aurait il été meilleur que le même fichier mais en mobi Amazon lu sur Kindle ???? L’ex. du Contrat social lu sur Ipad cité par Clément dans sa note semble pencher dans ce sens. Donc le Kindle est il vraiment une bonne affaire ? ou doit on plutôt acheté des liseuses indépendantes ? Merci car je m’y perds un peu et je ne suis pas informaticien…

      • Sans avoir vu le fichier dont vous parler, on peut supposer à 85% que la réponse est oui.
        Pour la simple raison que les maisons d’éditions on un peu travailler leur fichier ePub, alors que les fichiers mobi sont des conversions de ces ePubs, mais ceux ci n’ont PAS été conçu pour ladite conversion.

        • virgile:

          Merci. Il semble que ce soit les ouvrages de poésie qui souffrent le plus de cette conversion…Aïe point de lecture dans les bois auprès de sa douce.

  • Cristobal:

    — Evolutions à venir —

    Je dirai d’abord que je ne suis pas moi-même spécialiste en “informatique”, et que je ne connais pas non plus le Kindle d’amazon, mon lecteur e-ink étant le Sony 650.

    Cela dit, et de manière plus générale, ne vous attendez pas à trouver, du moins pour l’instant, des répliques exactes et minutieuses en livrels des originaux papier. Le livre numérique se trouve dans ses tout premiers âges, en enfance disons-le, ou, au mieux, dans les premières années d’une toute balbutiante adolescence. :)

    Les années qui viennent verront bien sûr les outils “informatiques” évoluer, aussi bien dans le champ ouvert de l’ePub, qui deviendra bientôt ePub3, avec plus d’interactivité, de possibilités multimédias, d’intégration des notes, avec une présentation toujours plus fine et souple du texte lui-même, etc, etc…..

    Je crois qu’il en est de même dans l’écosystème fermé d’amazon, qui s’attachera lui aussi à faire évoluer ses supports et logiciels de fichiers textes.

    Enfin, à titre tout à fait personnel, du moins pour les personnes qui résident en France et ne lisent pas l’anglais (….. le Kindle est très intéressant pour les anglophones, en raison du faible et juste prix des livrels en anglais. Cela dit, le Kobo proposera aussi un catalogue de livrels en anglais, et au juste prix…..), il me semble plus juste de choisir un lecteur ouvert, comme les Kobo Touch, Sony PRS T1 ou autre Bookeen Odyssey (pour rester dans les seuls lecteurs e-ink et tactiles), acceptant un ePub normalement rapidement évolutif au fil des ans. Aussi, si vous avez encore la possibilité de retourner votre tablette au “constructeur” avant de choisir une autre “option” de lecture, peut-être devriez-vous ne pas….. hésiter.

    Mais ceci reste un avis personnel,
    Plus ou moins subjectif,
    Evidemment.

    Bien cordialement. :)

  • vik:

    L’intérêt d’acheter un Kindle (et dans une moindre mesure un reader concurrent) est vraiment très limité pour le lecteur de livres en français. L’offre n’est pas la hauteur pour dépasser la cible des geeks et autres early adopters, mais avec le risque de se mettre à dos le marché de masse forcément touché par les offres commerciales de cette fin d’année.

    Bref le marché reposera sur les lecteurs capables et motivés pour trouver des versions propres et correctement présentées (pirates donc) des classiques et des auteurs contemporains. C’est hallucinant de voir que les éditeurs sont en train de faire les mm erreurs avec les livres que leurs confrères avec les oeuvres audiovisuelles. Frilosité traduite en immobilisme satisfait, une méthode Coué déclinée finalement en incompétence grand format, dorée sur tranche.

    Apparemment l’expérience de l’iTunes store a plus figé nos éditeurs nationaux dans la crainte de se faire doubler par un Amazon qu’elle ne les a stimulés pour trouver une solution rapide.

    Sur Amazon précisemment : même si le Kindle a réellement lancé le marché de la lecture dématérialisée, Jeff Bezos n’est pas Steve Jobs. Il n’a pas du tout l’approche de faire un produit, une expérience utilisateur irréprochables, il réfléchit avant tout en terme d’avantage concurrentiel… un avantage perdu pour la première fois l’an dernier quand Barnes & Noble a vendu plus de Nooks aux US. Il y en a peut-être qui sont encore éblouis par le biais médiatique autour de la sortie ‘Apple-Jobs-esque’ du Kindle Fire, mais Amazon n’est clairement pas en position de force pour la bataille du contenu numérique.

  • [...] Amazon : une offre numérique à la qualité inégale. Avant même de parler de qualité, il faut parler de la quantité: les livres en français se font encore trop rares. Les nouveautés ne sortent pas au même rythme que la version papier, [...]

  • Virgile:

    Quelques petites informations : la société Isako m’a informé qu’elle n’était pas responsable de la conversion en Mobi (et je veux bien la croire); le service client Amazon m’a affirmé qu’elle n’était pas non plus responsable de la conversion. Manque Flammarion qui ne possède pas à ma connaissance de service informatique propre en son sein.
    En tout cas, il semble que le seul exemple de démonstration qu’on veuille bien me montrer pour prouver la qualité d’un fichier Epub est celui avec un Ipad ou sous Adobe library….et le prochain KF8 d’Amazon va dans ce sens. Donc la liseuse Kindle 4 semble obsolète à peine popularisée en France. De plus une tablette est un outil multimedia, pas une liseuse. Les éditeurs ne développeront que du contenu de divertissement (Cuisine, Jeunesse, Guide…) qui demande de la couleur; la littérature ne convenant pas à ce genre de support. Bref, à peine ai-je acheté cet appareil que je me demande si je ne vais pas retourner chez Ikea pour agrandir ma bibliothèque…!

  • jea:

    Amazon a annoncé que KF8 sera disponible pour le Kindle 4 (mise à jour du firmware apparemment). Le Kindle 4 n’est donc pas obsolète du tout!
    Amazon sera un acteur incontournable sur le marché FR donc les éditeurs publieront à la fois des epub3 et des KF8 de qualité d’ici quelques mois.

    L’inconvénient du Kindle 4 est pour l’instant que si je le remplace par un autre appareil non Amazon d’ici 3 ans, je ne pourrai peut-être pas y lire mes ebooks achetés chez Amazon. Je dis peut-être car l’appareil en question disposera probablement d’un navigateur web capable de lire les KF8 stockés sur le cloud Amazon. De même le Kindle “7″ sera capable de lire des epub dans son navigateur web.

    C’est pour cela que au vu de l’ergonomie, la rapidité et la fiabilité de mon Kindle 4 je n’ai absolument pas l’intention de le remplacer par le Kobo.

  • Lafcadio:

    Pourquoi d’ici 3 ans ?

  • Super article ! Très intéressant. Merci !

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