Livre numérique : de la nécessité d’une définition

Pour certains la définition du livre numérique sous l’aspect fiscal suffira. Mais pour François Bon, fondateur de Publie.net, définir ce qu’est le livre numérique est bien plus complexe. Faut-il le définir par son écosystème ? Par l’acte de numérisation d’un texte ? Par son caractère multimédia ? Ce nouvel objet est porteur d’un univers si complexe qu’il parait d’ores et déjà difficile de le limiter, contrairement à la vision réductrice des lois sur le prix unique et la TVA à taux réduit (même si l’on comprend l’enjeu, celui de l’applicabilité des textes). Ainsi, @fbon vient à proposer la définition suivante, plus littéraire et artistique que juridique, on en conviendra.

1. un fragment reconstruit, fermé sans frontière, d’une base de données

2. pour lequel on a proposé un système spécifique de navigation complexe, réservé à son contenu, mais en proposant une (ou un ensemble de) circulation permettant de s’en approprier le contenu

3. capable de se séparer du site source, et de se constituer comme relation intime et individuée avec le lecteur qui l’a transporté dans son propre écosystème d’usage

Mais est-ce que le livre numérique ne se définit pas également, par le sauvetage massif de textes qu’il permet de réaliser ? Et vous, comment définissez-vous le livre numérique, au-delà de simples histoires de formats et de structuration de données ?

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12 Responses to “Livre numérique : de la nécessité d’une définition”

  • [...] 3. capable de se séparer du site source, et de se constituer comme relation intime et individuée avec le lecteur qui l’a transporté dans son propre écosystème d’usage Mais est-ce que le livre numérique ne se définit pas également, par le sauvetage massif de textes qu’il permet de réaliser ? Et vous, comment définissez-vous le livre numérique, au-delà de simples histoires de formats et de structuration de données ? 2. pour lequel on a proposé un système spécifique de navigation complexe, réservé à son contenu, mais en proposant une (ou un ensemble de) circulation permettant de s’en approprier le contenu Pour lire l’ensemble de l’article, rendez-vous sur Tiers Livre . Livre numérique : de la nécessité d’une définition | eBouquin [...]

  • FB:

    ah bon, y a de l’artistique et du littéraire, dans cette formulation ? :-)

  • Et pourquoi ne pas simplement s’inspirer de la définition du Robert, ce qui donnerait selon moi : “Texte, éventuellement illustré, destiné à la lecture”. Ainsi on ne parle pas de l’objet, mais juste de l’usage du livre, quelle que soit sa forme. Je ne vois pas comment une définition qu’il faut relire trois fois pour commencer à en comprendre la moitié peut être utile à quoi ou qui que ce soit…

  • Patrick:

    +1 : cette définition du Robert semble largement suffisamment (le mot ‘illustré’ serais pris au sens large).
    Mais bon, pourquoi faire simple, alors qu’on peut faire compliqué ? :/

  • A défaut de s’obstiner sur la forme -dont on peut deviner, au vu de l’évolution quasi quotidienne des outils et technos, qu’elle nous échappera constamment- pourquoi ne pas affirmer qu’un livre numérique sera porteur d’une pensée et d’une sensibilité mises en mots, en signes, lesquels passent par une restitution donnée : appel?e numérique aujourd’hui (quantique ou optoélectronique demain, on s’en fiche) ?..
    Cordialement,
    Serge Meunier
    ——————–
    Dsl : j’ai dépassé 140 caractères

  • Alberto:

    Le “livre numérique” n’est pas un nouvel objet, mais une modalité de l’objet “livre”; d’où l’adjectif “numérique”. Cela signifie que le livre est codé dans un langage informatique, et nécessite par conséquence, un logiciel pour le rendre accessible à l’utilisateur (plus général que “lecteur”). Ainsi comme le livre imprimé échappe très largement au champ restreint du manuscrit médiéval, le livre numérique démultiplie les possibilités du livre imprimé, et crée des nouvelles utilisations (pas seulement la lecture).

    Les références a la base de données et au système de navigation, ne me paraissent pas constitutives du livre numérique; on peut par exemple considérer qu’un simple fichier texte contenant les fictions de Borges, est déjà un livre qu’on peut ajouter à sa bibliothèque de Babel.

  • Paul Sven:

    C’est le terme “livre” qui fausse la donne. Un livre est constitué d’un ensemble de pages en papier et d’une couverture, le plus souvent en papier également. Ce qui importe c’est le contenu ; on devrait donc plutôt parler d’un roman, d’un essai, d’une biographie, etc, livré au format livre, ou audio ou epub ou PDF, etc. Cessons de mettre toute l’emphase sur le support, et interressons-nous davantage au message (même si McLuhan affirmait que le médium était le message — ce qui est totalement creux: je lis Rimbaud sur mon iPhone et ce dernier n’apporte strictement rien de plus au texte, si ce n’est la portabilité et la possibilité d’en savoir plus immédiatement sur Rimbaud, Charlevoix, etc.)

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    • Jean Richard:

      Une oeuvre de l’esprit qui se concrétie et s’individue en des formes et sur des supports divers, notamment grâce au numérique. Le terme “livre” n’est plus du tout adéquat dans le champ du numérique. Sortons du pardigme du livre.

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