Le Nook Simple Touch s’éclaire, une configuration premium à 139$
par Clément Monjou le 13 Apr 2012 • 1:19 3 Commentaires
Comme annoncé ce matin, Barnes&Noble a levé le voile sur son nouveau ereader au nom à rallonge : Nook Simple Touch with GlowLight. Derrière cet intitulé se cache un Nook Touch identique au modèle lancé en septembre, à peine plus léger mais au design similaire (au détail près d’un contour blanc sur la façade avant au lieu d’être noir). Au menu des caractéristiques techniques, aucune différence si ce n’est un système d’éclairage de l’écran E-Ink unique en son genre. Barnes&Noble innove mais reste mystérieux sur le rendu de cette technologie.
GlowLight, l’illumination parfaite ?
Les deux vidéos promotionnelles passent en revue l’appareil, mais uniquement avec des écrans simulés (tout comme pour l’image ci-dessus). Une pratique courante des fabricants qui ne permet pas de se faire un avis sur l’utilité du GlowLight. Difficile aussi de se décider en magasin. Est-ce que Barnes&Noble va installer une pièce sombre pour essayer ce Nook en situation réelle ? Que nenni, les équipes du libraire ont pensé à tout et installeront des têtes de gondoles qui permettront une telle simulation, comme le confirme The Verge.
En attendant, il faut se rendre sur les sites high-tech spécialisés pour glaner quelques informations. The Verge a pu tester l’appareil et livre une brève vidéo. Dans le compte-rendu écrit, Ross Miller rappelle que l’autonomie de ce nouvel ereader est inchangée par rapport au Nook classique.
Pour la batterie, Barnes&Noble annonce toujours deux mois d’autonomie sans la GlowLight allumée – comme le Simple Touch actuel, un chiffre basé sur une estimation de 30 minutes de lecture quotidienne. Avec la GlowLight allumée (sans que son niveau de luminosité soit précisé), ce nombre chute de moitié – un mois d’autonomie en lisant 30 minutes par jour dans le noir.
Autre ajout sur ce modèle (confirmé aussi sur Engadget), un film d’écran protecteur vendu habituellement au prix de 19,95 $. Est-ce que cela dégradera la qualité d’affichage de l’écran E-Ink Pearl ? Engadget et The Verge ne semblent pas être de cet avis : ce Nook dispose du meilleur système d’éclairage du marché, homogène même si légèrement “bleu”. Pourtant, le mystère continue de planer sur l’origine de la technologie LED, notamment si elle est le fruit d’un travail en interne ou simplement la solution FlexLight sous licence. L’allumage se fait en appuyant simplement sur le bouton Home (en forme de “N”) pendant deux secondes.

Crédits : The Verge
D’autres, plusieurs questions restent en suspens. En ajoutant cet éclairage, Barnes&Noble rend l’écran de sa liseuse émissif, et non plus réflectif. Quelle sera la conséquence sur le confort de lecture? Les équipes de l’entreprise se sont refusées à tout commentaire, indiquant simplement que la fatigue visuelle résultant de l’usage du produit devrait être “égale ou inférieure” à celle d’un iPad (cf. Engadget). Ne privilégie-t-on pas ici une fonctionnalité accessoire au détriment de la qualité de l’écran en papier électronique ? Une lampe de chevet ne suffit-elle pas pour éclairer sa #lecturedusoir ?

Crédits : Engadget
Cette photo postée sur Engadget laisse quand même planer le doute. L’écran du nouveau Nook semble plus pâle et moins net que celui du Kindle Touch avec l’écran E-Ink à nue.
Un ereader premium pour éviter la guerre des prix

Crédits : The Verge
Le principal défaut de ce nouveau Nook est sûrement son prix : 139 $ au lieu de 99 $ pour le Nook classique. Pour justifier ce prix, Barnes&Noble compte communiquer sur cet appareil comme une configuration premium. Son système d’éclairage unique justifierait son prix tandis qu’il est livré avec un adaptateur secteur. Une attention qui va à contre-courant du reste du marché, notamment de la politique d’Amazon qui le propose en option sur l’ensemble de sa gamme.
Le Nook Simple Touch with GlowLight sera en concurrence directe avec le Kobo Touch, mais surtout le Kindle Touch. Certes ces deux ereaders n’ont pas de système d’éclairage intégré, mais sont moins onéreux (129 $ et 99 $). Pour à peine 10 $ de plus que le Nook GlowLight, un client américain peut acquérir un Kindle Touch Wi-Fi+3G. Avec si peu d’écart, peut-être que les accessoires feront la différence même s’il est fort probable que la compatibilité avec le standard EPUB soit le véritable argument en la faveur du Nook.
Le Nook Simple Touch est un excellent reader EPUB mais cette déclinaison “GlowLight” ne va pas révolutionner le marché. Plutôt que d’aller vers des ereaders toujours plus abordables, Barnes&Noble étend sa gamme et augmente les fonctionnalités de ses produits existants, comme elle l’a fait avec la Nook Tablet, (trop) proche parente du Nook Color. Reste à voir l’accueil que réservera le public à ce terminal de lecture. Réponse à partir du 1er mai dès la livraison de premiers exemplaires à leurs utilisateurs (aux Etats-Unis uniquement).
















3 commentaires
Guillaume dit:
13 Apr 2012
Pour ma part, je suis très intéressé par l’aspect “lumière”. Je vais attendre les tests et la réplique d’Amazon, mais je serai pas étonné de changer ma liseuse (kindle 3) cette année (alors que je m’en fous du touch).
Quand a dire que la lampe de chevet ça suffit, tout dépend de la tolérance de nos compagnons de lit…
panda12000 dit:
13 Apr 2012
COQUILLE : L’autonomie est divisée par 2, étant donné que le nook touch promet 2 mois avec 1h de lecture par jour, alors que celui la prend en compte uniquement 30min par jour. C’est la première chose que j’ai remarquée sur le nouveau modèle, c’est important de le signaler je pense.
Indiquer que la fatigue visuelle pourrait être égale à un ipad, ca me fait peur je trouve. L’intérêt des liseuses c’est d’être bien différente sur ce point des écrans d’ordinateurs, tablettes…
Pourtant, la technologie ne devrait pas être agressive (cf article sur la techno flexlight : une seule diode, la lumière arrive sur le côté donc pas directement dans les yeux).
Seo dit:
20 May 2012
Je me demande dans quelle mesure la consommation en énergie de ce (rétro?)éclairage n’est pas un handicap – si vraiment l’autonomie est divisée par deux… mais c’est un bel objet.