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La TVA à 5,5% bientôt appliquée au livre numérique ?

Voici une nouvelle qui devrait faire date dans le secteur de l’édition. D’après nos confrères de PC Inpact, toujours bien renseignés, le député Hervé Gaymard serait sur le point de déposer une proposition de loi relative au taux de TVA applicable aux livres électroniques.
Voici le document en question :
Plus d’informations à venir sur le sujet, le temps d’analyser tous les enjeux et aspects que recouvrent ce document. L’article sera mis à jour régulièrement au cours de la journée.
MAJ : Après une introduction de 4 pages, Hervé Gaymard propose simplement d’élargir la définition de livre pour qu’elle touche les livres distribués par des plateformes en ligne. L’astuce juridique est de considérer comme livre tout “ensemble imprimé [...] sur tout support physique”. L’ordinateur ou le reader sur lequel est téléchargé un ebook devient donc un support physique au regard de la loi, et non plus seulement les clés USB, CD/DVD etc.
Article 1er
Au dernier alinéa de l’article 278 bis du code général des impôts, après le mot « Livres », sont insérés les mots :
« sur tout type de support physique ».
Article 2
La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.
Et comme l’indique cette proposition de loi, cette baisse de TVA va être compensée par une nouvelle taxe sur le tabac…
Un auteur de SF critique l’offre d’e-Belial

Nous vous annoncions il y a quelques temps la sortie imminente d’e-Belial, la plateforme numérique des éditions du Belial. Si nous nous sommes montrés assez enthousiastes quant à cette approche, plutôt courageuse et innovante de la part d’un éditeur papier, il semblerait que cette initiative ne fasse pas l’unanimité partout.
Alors qu’e-Belial ouvre ses portes, Yal Ayerdhal, un grand nom de la SF française, que nous avons eu la chance de rencontrer à Ouessant, réagit de manière assez critique envers la stratégie d’e-Belial, avec des arguments aussi incisifs qu’intéressants.
Nous vous laissons lire et juger par vous même le contenu de cette “lettre ouverte“, en attendant vos réactions dans les commentaires.
MAJ : Un interview intéressante de l’équipe d’e-Bélial est à lire sur ActuSF. Bonne lecture.
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Donc Le Bélial lance sa plateforme numérique.
Bien.
Innovante.
Ah. Euh… en quoi ?
En 8 points.
Lesquels sont ?
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« Tarif intelligent. Les livres numériques du Bélial vous sont proposés allant de 8 à 12 € : un tarif unique, quel que soit le format de fichier et très inférieur à leurs équivalents papier (souvent deux fois moins). »
Là, je bondis de mon fauteuil et je me cogne la tête au plafond. J’ai du mal lire. Je relis. Eh merde ! C’est bien ça. 8 à 12 € ! Et ce serait très inférieur au prix des livres papier. Ben mon cochon ! Vous avez entendu parler du « poche » ? C’est un format plus petit (10/18, en cm), qui se vend un peu partout et beaucoup mieux que les autres formats… mais alors sacrément mieux ! Vous voulez savoir pourquoi ? Non, ce n’est pas que les gens manquent de place dans leurs bibliothèques, dans leurs sacs ou dans leurs attachés-cases… encore que, puisqu’on parle de numérique, donc de liseuses, c’est quand même un sacré avantage de voyager léger.
Et ce n’est pas non plus que les lecteurs préfèrent le livre friable au bel ouvrage. Si le « poche » se vend beaucoup plus que le « grand format » et le « semi poche », c’est parce qu’il est moins cher, souvent trois fois moins. Incroyable, n’est-ce pas ? Je parle du vrai « poche », évidemment. Pas des éditeurs qui le pratiquent au prix de… au prix de quoi, d’ailleurs ? Des autres activités du lecteur ? De son envie de les pratiquer ? De son garde-manger ?
Parce qu’il y a un truc à savoir : le portefeuille du lecteur n’est pas extensible. D’ailleurs, peut-être que c’est pour ça qu’on vend si peu de livres. Peut-être même que c’est pour ça qu’il existe des bibliothèques et un marché d’occasion florissant. Peut-être même… attention, je vais vous choquer… peut-être même que ce marché d’occasion est le plafond sur lequel il faut que le prix du livre numérique bute. Pire. C’est au prix d’occasion du « poche » qu’il faut limiter (vers le haut) le prix du livre virtuel. Et je ne parle évidemment pas des ouvrages cotés ! Et c’est mon dernier prix. En tant que lecteur, en tant que consommateur (contraint) et en tant qu’auteur.Vous avez bien lu. Je ne veux pas voir mes bouquins en format numérique au-dessus de 2 €, et je suis plutôt partant pour moins (deux fois moins). Pourquoi ?
Parce que le très immatériel format numérique n’est pas un produit de substitution du très tangible ouvrage papier. Parce que les liseuses on un coût et que leur acquéreur ne doit pas en être le captif mais l’usager. Parce que, en terme de commercialisation, c’est un autre marché, un tout autre, qui se constitue pour l’essentiel aujourd’hui de gens qui ne lisent que très peu ou pas (de romans, par exemple). Parce que c’est l’occasion de toucher ceux que nous ne touchons jamais. Soixante millions de Français ne m’ont jamais lu. Ne rigolez pas : cinquante millions d’entre eux n’ont jamais lu Werber, Pennac, Grangé, etc. C’est un chouette terrain à défricher, non ? Eh bien, c’est ce que facilite le numérique… à condition de ne pas le soumettre à l’économie des tauliers de l’édition papier et des souteneurs de la diffusion.
J’oublie un détail ? Ah oui. Le piratage. Je lui suis favorable, ne serait-ce que parce que, une fois de plus, mes phrases à la con atteindront quelqu’un que l’économie du livre (beurk) leur barrait, que celui-ci ne piratera pas toute sa vie mais qu’il continuera à lire, que la culture n’est pas… pardon, ne doit pas être un privilège de nantis. Je lui suis favorable, donc, mais on s’en fout. Le piratage prendra des proportions faramineuses si la diffusion numérique du livre se comporte comme la diffusion numérique cinématographique ou musicale. Le vent, et c’est ce qu’est le numérique, ne peut pas se vendre au même tarif que la matière. Inutile que je vous fasse un cours de marketing, d’ailleurs je suis un très mauvais pédagogue et je suis certain que vous savez ce qu’est le prix psychologique. Mais peut-être ignorez-vous qu’on ne le calcule pas avant d’avoir déterminé la, les ou toutes les potentielles cibles commerciales ? Il semble que vous vous limitiez au marché préexistant du « papier ». Il semble aussi que votre opération de lancement ne soit qu’une opération… disons de communication, en tout cas pas une étude. Lapalissade ! Je ne m’efforcerais pas d’en montrer les insuffisances si ce n’était pas le cas.
Voyons les autres points.
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« Prix libre. Les prix affichés sont un minimum, mais vous êtes libre d’acheter les livres numériques au prix que vous aurez fixé si vous souhaitez soutenir l’auteur ou la maison d’édition. »
Ben voyons ! Pourquoi ne pas créer une ONG ? Ecrivains et Editeurs Sans Frontières, mais avec pas mal de toupet tout de même.
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« Sans DRM. Aujourd’hui, les dispositifs de gestion des droits numériques (DRM) proposés par la plupart des éditeurs punissent moins les pirates – qui n’ont aucun mal à les contourner – que les acheteurs légitimes qui rencontrent de nombreux problèmes techniques. Le Bélial’ ne propose que des livres numériques « bio » garantis 100% sans verrouillage pour que vous puissiez les lire aussi facilement que des livres classiques, sur le support de votre choix. »
Amen.
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« Facile. Sur la plateforme e-Bélial, vous n’achetez pas un fichier, mais un livre. Une fois dans votre bibliothèque numérique, vous pouvez le télécharger à volonté et dans tous les formats proposés. Pratique si vous perdez le fichier d’origine ou si vous changez de support de lecture. »
Démago, mais bien joué.
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« Collectionnez. Vous n’êtes pas prêt à vous passer du papier ? Nous non plus. Achetez un livre du Bélial’ et, pour seulement 2,00 €, téléchargez son équivalent numérique (sur certains titres uniquement) »
Aïe ! Dans son élan, la réclamite aiguë a fourché. Le coût du numérique est inférieur à 2 €. On s’en doutait un petit peu beaucoup, notez, mais c’est intéressant car, et j’y reviendrai plus loin, c’est quoi au juste le prix de revient du numérique ? Et comment le définit-on ?
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« Flexible. Créez vos propres recueils en choisissant parmi le fonds du Bélial’ des nouvelles à télécharger à la pièce sans avoir besoin d’acheter un recueil entier. »
Encore heureux ! Et heureusement déjà pratiqué par (presque) tout le monde. Mais à quel prix, au fait ? Je veux dire : proportionnellement au prix du recueil.
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« Equitable. Compte tenu des coûts de fabrication et de distribution réduits, Le Bélial’ peut reverser jusqu’à 30% du prix de chaque livre numérique vendu à l’auteur. À comparer aux 10% qui sont la norme du marché. »
J’en vois déjà qui tremblent à l’idée des horreurs que je vais de cette plume commettre. Par quoi je commence ? Ainsi, la norme du marché en matière de droits d’auteur serait à 10 %. J’en connais plus de trente mille qui feraient un infarctus en lisant ça. Ce putain de marché n’a pas de norme ! Que des différences de traitement. Et la moyenne, totalement incalculable pour cause d’opacité, est sûrement loin en dessous de 10 %. La réalité ? 4 à 12 % sur le « poche ». 6 à 15 % sur le « grand format ». Parfois plus, pour les rares best-sellers. Souvent moins pour les nombreux auteurs « jeunesse ». Et 2 % pour les traducteurs.
Le plus facile est digéré ? On jette un oeil à la réversion ? C’est quoi d’ailleurs cette ineptie ? L’éditeur reverse ? Il est bien charitable ou il se prend pour un fonds de pension ? Vous vexez pas, je pinaille. Vous avez raison, les coûts de fabrication et de distribution sont réduits, tellement qu’on se demande s’ils sont signifiants. Sur la fab, qui représente entre 15 et 20 % du prix du livre « papier », il y a un coût en numérique. Sûrement, mais quel est-il au juste ? Côté mise en format, par exemple, vous connaissez sûrement ça : http://fr.feedbooks.com/ Et il y en a d’autres. Et il y en aura de plus en plus. Sur la distrib, il y a un… pardon ? La quoi ? Qui va distribuer quoi, au juste ?
Parlez-moi de diffusion, oui, ça, ça m’intéresse. Prononcez les vilains mots. Détaillez ce que demandent Amazon, la Fnac, Google, Orange etc. pour diffuser des octets par le Net. Montrez l’intérêt des bornes numériques (mdr), justifiez leur existence et leur coût sur le prix du livre. Démontrez que tout ce joli monde est indispensable à la bonne diffusion électronique de l’ouvrage. Mais surtout, surtout, expliquez pourquoi vous avez choisi de rester dans la logique de fonctionnement « papier » plutôt que de développer une logique autre ou de vous inscrire dans l’une de celles qui existent déjà, comme publie.net, numeriklivres etc.
Le numérique est une aubaine. Pour l’auteur, pour l’éditeur, pour le lecteur. Pour la première fois, l’ouvrage littéraire peut se passer des parasites qui, de surcroît, se taillent la part du lion dans l’économie du livre. La diffusion et la distribution représentent 55 % du prix de l’objet livre. Alors quoi ? On prend les mêmes et on recommence ? On s’en invente d’autres ? Pour quel service ? Pas de stock, pas de transport, pas de commerciaux (physiquement, en tout cas). Alors qu’est-ce qui coince ? Qu’est-ce qui limite les droits d’auteur à 30 % dans votre conception de l’édition numérique, quand d’autres, spécialisés, proposent déjà 50 et même 70 % ?
La diffusion. Toujours la diffusion. Fait chier ! S’il faut, pour l’édition numérique, en passer par une économie, que celle-ci tienne compte de l’écosystème numérique. Moi, je suis en train de devenir écolo. À 50 % minimum. Ce qui représente 1 € sur un bouquin vendu en numérique à 2 €. Combien d’auteurs touchent 1 € sur la vente d’un de leurs bouquins en poche ? Y en a-t-il sur l’agora ?
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« Solidaire. En attendant l’adaptation de la loi Lang au numérique, et pour ne pas léser les libraires qui soutiennent Le Bélial’, nos livres numériques seront proposés au même prix sur e-Bélial’ et sur la plateforme EDEN. N’importe quel libraire pourra ainsi vendre les livres numériques du Bélial’. »
Vous avez peur de perdre le soutien de vos amis libraires pour les ouvrages « papier » ? En instituant le prix unique du livre (plus ou moins 5%), la loi Lang ne favorise que les gros « libraires », ceux qui peuvent négocier une marge conséquente avec le diffuseur/distributeur. Les autres peinent à obtenir une marge viable.
Comment les libraires diffuseront-ils vos livres numériques et quelle marge allez-vous leur accorder ? Je veux dire : les gros et les petits ? En tout cas, rassurez-les, ils n’ont pas besoin de se recycler tout de suite. Le livre papier a encore un bel avenir devant lui. Disons le temps d’une génération. Et ce sont surtout les grosses berthas qui vont trinquer. Au fait, pourquoi croyez-vous que les gros bras se démènent tous pour disposer d’une plateforme de diffusion numérique ?
Voilà, j’en ai fini.
Les ventes de liseuses croissent de façon exponentielle, même en France. Au deuxième trimestre 2010, Amazon, le plus gros « libraire » du monde, a vendu plus d’ouvrages au format numérique qu’au format papier. En août, durant le festival littéraire d’Ouessant, plusieurs conférences et débats sur l’édition numérique se sont tenus dans le cadre de Numér’île et ont été relayées en direct sur le Net. J’ai participé à la plupart et j’ai rencontré différents acteurs du numérique (et pas que du monde du livre) qui s’efforcent d’échapper aux logiques « économiques » de l’édition classique. Nous sommes arrivés à la conclusion que non seulement c’était possible, mais que ce n’était pas si compliqué que ça, bien au contraire, à condition de se soustraire au système un peu plus que centenaire (on peut même le faire remonter à l’invention de l’imprimerie) qui dicte les conditions dans lesquelles se propage (mal) la littérature et qui s’auto-entretient.
En lisant la « déclaration d’intention » d’e-Bélial, mon optimisme s’est assombri d’un certain agacement. Peut-être, puisque j’avais tendance à apprécier vos communications autour du livre numérique, parce que j’attendais du Bélial qu’il ait autre chose à proposer que l’ambiguïté des fausses innovations pour un éternel recommencement.
Vous vous trompez de beaucoup d’erreurs, les mecs.
La sélection du jour #60
- Au Japon, les utilisateurs de readers numérisent leurs ouvrages (via Numerama)
- NOOKstudy est disponible au téléchargement sur le site de Barnes&Noble
- Une étude montre que Google Book Search bénéficie à l’industrie de l’édition (via Teleread)
- Sigmatek lancera deux readers 5 et 7 pouces lors de l’IFA à Berlin (via The Digital Reader)
- Borders casse les prix de plusieurs readers pour venir concurrencer Amazon (via AllThingsDigital)
- Internet Archive annonce la sortie du nouveau format catalogue OPDS (via Teleread)
Retrouvez d’autres liens intéressants sur Twitter, Facebook mais également notre Mini-Blog Posterous
Infographie : iPad et presse magazine

PrintingChoice propose une infographie très intéressante présentant le problème des éditeurs de presse autour de leurs offres tarifaires avec le numérique. Si l’on peut constater que les prix à l’unité sont quasiment similaires en papier et numérique, le système d’abonnement devient beaucoup plus lucratif sur iPad, les souscriptions papier étant (volontairement ? ) bradées dans une perspective d’adhésion client mass-market et une logique de ventes en volume. Une façon de se prémunir d’une éventuelle cannibalisation des ventes papier, ou encore une manifestation des difficultés du secteur à attirer et fidéliser les clients.
On attend cependant l’arrivée de nouvelles offres, plus attractives sur iPad, avec des tarifs dégressifs en fonction de la durée d’engagement. Reste malgré tout la question de l’accès (gratuit ou payant) au contenu du magazine depuis le site Internet, qui pourrait facilement concurrencer les réalisations coûteuses pour l’iPad.
iWork : Pages permet désormais de créer des fichiers ePub

Attention chaud devant ! Apple vient d’annoncer une mise à jour importante de la suite iWork, qui nous intéresse particulièrement car elle apporte au traitement de texte de la pomme, Pages, une fonctionnalité très attendue : le support du format ePub.
S’il n’est pas possible d’ouvrir des fichiers ePub directement au sein de Pages, on peut en revanche exporter les documents créés dans l’application au format ePub. Apple conseille l’utilisation de ce format pour les documents composés majoritairement par du texte. D’ailleurs sur un document relativement simple mais bien travaillé : Table des Matières, styles de paragraphes, images incrustées, notes de bas de page, la conversion donne de bons résultats, avec un rendu très propre, optimisé pour la lecture dans iBooks. Idéal pour les étudiants prenant leur cours sur ordinateur et souhaitant réviser sur iPad, ou les auteurs cherchant à relire et annoter rapidement leurs écrits.

Sur sa page de documentation, Apple livre un aperçu détaillé des fonctionnalités gérées et non gérées par la fonction Export vers ePub :
- Optimisée pour les fonctionnalités iBooks telles que les modifications de la taille du texte, de la police et de l’orientation (faire pivoter votre appareil entre les modes paysage et portrait).
- Gestion de vidéo intégrée dans un document.
- Gestion de notes iBooks.
- Navigation à l’aide d’une table des matières générée automatiquement.
- Notez que certains types de contenu de sont pas gérés par la norme de format de fichier ePub et seront supprimés de votre document lors d’une exportation vers ePub :
- Champs intelligents.
- Objets principaux/d’arrière-plan.
- En-têtes/pieds de page.
- Images flottantes.
- Pieds de page (convertis en notes de bas de page).
- Colonnes.
- Commentaires.
- Quelques effets d’image, par exemple les ombres.
- Images dépassant 11 Mo d’emplacement de données d’image non codées par chapitre.
- Disponible uniquement pour les documents de traitement de texte Pages.

On notera dans cette liste le support des contenus multimédias (audio/vidéo), qui permettra à tout un chacun de créer des livres enrichis rapidement et facilement.
Pour optimiser la création de vos fichiers ePub, Apple propose également un document échantillon, intitulé “Meilleures pratiques ePub”, donnant des conseils pour améliorer le rendu des fichiers exportés.
En attendant la probable arrivée d’iWork 2011, Apple frappe donc un grand coup avec sa mise à jour en offrant à n’importe quel utilisateur la possibilité de générer facilement un fichier ePub de plutôt bonne qualité. Reste à attendre la réaction de Microsoft avec la sortie prochaine d’Office 2011.
Reste également du côté de la firme de Cupertino à ajouter la possibilité d’ouvrir des documents ePub stockés dans des applications tierces directement dans iBooks, et pourquoi pas d’envisager dans Safari, un fonction d’export des pages Web au format ePub. De quoi rendre définitivement attractifs les appareils de lecture…et inciter éventuellement Amazon à reconsidérer les formats compatibles avec le Kindle…
UPDATE : A noter également le convertisseur en ligne Pages > ePub proposé à l’instant par Immatériel.
UnTitre : générer une couverture originale en un clic


Vous avez l’âme d’un écrivain ? ou du moins toujours rêvé de voir votre nom figurer sur la couverture d’un livre ? Vous devriez dans ce cas apprécier UnTitre. Créé par le consultant Internet Omer Pesquer, UnTitre est un site vous permettant de générer automatiquement un titre d’ouvrage et d’y associer une image aléatoire ainsi que votre nom.
Depuis plusieurs années, on peut voir nombre de romans dotés d’un titre à la structure systématique. Pour exemple : La fille de papier, Le voleur d’ombres, Le jardin du bossu…
UnTitre utilise ce mécanisme pour générer des titres (il peut en créer des milliers). Chaque titre généré est intégré dans une “vraie couverture” illustrée par une belle photographie piochée dans les “Creative Commons” de Flickr.
Si les résultats sont parfois loufoques ou incohérents entre le titre et l’image, le concept est original et le rendu sympathique. On se prête d’ailleurs facilement au jeu, comme vous pouvez le constater avec nos tests.
eBouquin.fr a le plaisir de vous annoncer la sortie de ses deux premiers romans fictifs : Les Larmes de l’Histoire et l’Habit de l’Ennemi, publiés tous deux aux Editions Aléatoires !
Il ne reste désormais plus qu’à pouvoir partager automatiquement la couverture générée avec ses amis par mail ou Facebook/Twitter.
e-Bélial : “Fixez vous-même le prix du livre”

En attendant le lancement officiel de leur plateforme numérique, les Editions du Bélial proposent de télécharger deux livres électroniques, sans DRM, du futur catalogue. Du 23 au 31 août, les internautes sont ainsi invités à découvrir L.G.M et la Cité des Crânes et de fixer librement leur prix pour acquérir ces ouvrages.
Voici les synopsis :
- L.G.M – Roland C. Wagner
18 juin 1967, le monde retient son souffle : Arès-1 vient de toucher le sol martien dans la région de Chrysia Planitia. Si l’atterrissage est brutal, la sonde américaine a le temps de transmettre un unique cliché. Sur la photo, première représentation in situ d’un monde extraterrestre : le gros plan d’un Petit Homme vert tirant la langue à l’objectif… La nouvelle fait l’effet d’une bombe : l’humanité n’est plus seule dans l’univers !
Trente ans plus tard, en pleine guerre froide devenue brûlante, alors que le bloc Est affirme sa suprématie mondiale, que les états-Unis se balkanisent et foncent droit dans le mur de la dictature sous la houlette du Petit Buisson, leur président sortant, Mars envoie un ambassadeur. Le monde entier s’arrache immédiatement cet hôte de marque, mais ce dernier disparaît. Enlèvement politique ? Assassinat ? Quel épouvantable complot se trame derrière tout ça ? Pour la DGSE, qui enquête sur la disparition du Martien, la concurrence est rude, pour le moins…
Entre uchronie débridée, récit d’espionnage, pamphlet politique acerbe et hommage assumé au Martiens, go home ! de Fredric Brown, L.G.M. s’impose avant tout comme un roman jubilatoire truffé de références en tous genres.

- La Cité des crânes – Thomas Day
Thomas Daezzler est un agent de la « République invisible », une organisation secrète pluri-séculaire qui se pose en pacificateur du monde. Arrivé en Thaïlande après avoir fui la France et son propre passé, il ne tarde pas à trouver un emploi. Il fait son trou, se forge de nouvelles raisons de vivre et semble sauvé de ses démons. Jusqu’à ce qu’un agent local de la « République invisible » le contacte pour lui confier la plus étrange des missions : une quête qui le conduira au cœur de la jungle laotienne, sur les traces de la Shadow Company, jusqu’à la Cité des Crânes…
Récit de voyage halluciné sur lequel plane l’ombre intoxiquée de William S. Burroughs, hommage au Kim de Rudyard Kipling et au Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, La Cité des Crânes nous guide pour mieux nous égarer dans un Sud-Est asiatique plein de magie et de dangers, une géographie contaminée par les retombées de la guerre du Viêt-nam sur laquelle règnent des esprits plus anciens que l’humanité.
Tel le poète, cette plongée en Orient extrême est un mensonge qui dit toujours la vérité.
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S’il est un peu tôt pour dresser un bilan de cette opération, les premiers résultats semblent prometteurs, comme en témoigne Clément Bourgoin, des Editions du Bélial :
Disons que pour le premier jour, l’opération a été un vif succès, et qu’on a été agréablement surpris par le nombre de gens qui achetaient le fichier par rapport à ceux qui le téléchargeaient gratuitement. C’est exactement 50/50 à l’heure où j’écris ces lignes (ndlr le 24/08), alors qu’on pensait que les téléchargements gratuits seraient beaucoup plus nombreux que les payants. On a aussi invité les lecteurs à discuter de l’expérience sur notre forum, et on a des retours assez enthousiastes, beaucoup apprécient l’initiative et veulent la soutenir en donnant quelque chose, même peu, y compris certains qui possèdent déjà le livre papier.
De quoi se rassurer quant à la propension des lecteurs à payer pour un livre numérique et aborder sereinement la suite…Reste néanmoins à connaître le montant moyen donné pour chaque ouvrage…
ChouetteEditions, de chouettes livres pour enfants

Fondée en avril 2010 à Montréal par Dominique Courthieu, ChouetteEditions est une maison d’édition numérique spécialisée dans la littérature jeunesse. Elle propose des livres électroniques pour enfants de 3 à 12 ans aux formats ePub et/ou PDF et possède aujourd’hui un catalogue d’environ 30 titres avec des prix accessibles variant de 1,82 à 7,88 euros.


Pour Dominique Courthieu, il s’agit avant tout d’exploiter les capacités des nouvelles technologies et les potentialités des livres numériques pour permettre aux enfants de découvrir la lecture de manière différente, plus ludique, plus immersive, plus attractive. Une approche prometteuse puisque les livres prêtés par ChouetteEditions, et installés sur les petits XO de la fondation OLPC, ont connu un fort succès auprès des enfants venus découvrir notre atelier au Salon du Livre Insulaire de Ouessant.
En attestent ces photos prises durant notre atelier “L’île au trésor” :



Nous tenons à remercier une nouvelle fois Dominque Courthieu pour nous avoir prêté généreusement plusieurs livres numériques de façon à animer notre atelier et observer les réactions des enfants face à des appareils bien différents du support papier (ordinateur, iPad). Un compte rendu plus détaillé de l’atelier sera publié très prochainement pour partager avec vous nos observations.
PS : Les enfants présents sur l’atelier ont même eu le droit à une rencontre avec les journalistes d’Ouest France, pour qu’ils leur présentent leurs lectures. Nul doute qu’ils se souviendront de ce moment !
Numerile : Edition numérique, mode d’emploi

Au programme cette après-midi, un petit brainstorming improvisé sur l’édition numérique avec Thierry Crouzet, Lorenzo Soccavo, David Queffélec, Yal Ayerdhal et l’équipe d’eBouquin. L’occasion de débattre et réfléchir ensemble sur les moyens de s’auto-éditer aujourd’hui, sur la question du droit d’auteur
Numerile : Ce qu’Internet change au récit du monde
En live aujourd’hui, la conférence animée par Lorenzo Soccavo en compagnie de François Bon et Thierry Crouzet.
- L’écriture numérique s’adapte aux dispositifs de lecture, aux rythmes de l’Internet
- Les contraintes de la nouvelle écriture
- Les enjeux pour les acteurs de la chaîne du livre, les bouleversements à prévoir
- A suivre avec les ateliers d’écriture
Un iPad 7″ pour la fin de l’année ?

C’est une rumeur qui commence à prendre de l’ampleur…Depuis plusieurs semaines déjà, plusieurs sources ci et là font état de la sortie d’un “iPad-mini” durant les fêtes de fin d’année. Doté d’un écran 7 pouces, cet iPad bénéficierait d’une mise à jour matérielle avec l’installation d’un processeur plus puissant – le Cortex A9 – et l’ajout de mémoire vive – 512 Mo de RAM -. Plus petit, l’écran IPS aurait néanmoins la même résolution que l’iPad 9,7″, 1024 x 768, ce qui offrirait une meilleure densité de pixel et donc un niveau d’affichage supérieur.
L’iPad 7″ viendrait ainsi se positionner, encore un peu plus, comme un concurrent direct aux readers, avec un format plus approprié pour la lecture de livres électroniques et un prix vraisemblablement intéressant, annoncé sous les 400$. En attendant la prochaine génération avec les écrans Retina Display ?
















