Archive for the ‘Actualité’ Category

FNAC : Cybook Orizon et Cybook Opus à moins de 70 euros !

La FNAC profite des soldes d’été pour vider ses stocks de readers Bookeen sur sa boutique en ligne. Si le Kobo profite d’une grande campagne de pub pour les achats estivaux, l’Opus et l’Orizon ont pour eux un prix particulièrement attractif.

Signalé par l’une des lectrices du blog Aldus2006, on peut acquérir le petit Cybook Opus (notre test) pour seulement 65,95€ dans sept coloris différents (contre 119,99€ sur le site Bookeen). Ce reader E-Ink Vizplex 5 pouces est un modèle qui a fait ses preuves. Compatible avec le format EPUB et PDF (avec ou sans DRM Adobe), sa prise en main est simple et satisfera les nouveaux venus à la lecture. Avec 1Go de mémoire interne extensible par carte MicroSD, l’Opus contenir plusieurs centaines d’ouvrages. Seul défaut : son absence de connexion sans-fil qui obligera à brancher son reader sur son PC/Mac pour y charger de nouveaux ebooks.

Autre surprise, une promotion sur le premier reader tactile et sans-fil de la startup française, le Cybook Orizon. Habituellement vendu au prix de 139,99€ (cf. site de Bookeen), l’Orizon est en soldes à 69,95€ pour le modèle noir et 76,95€ pour le blanc. Un prix intéressant qui fait de ce Cybook l’ereader tactile le moins cher du moment !

Equipé d’un écran tactile 6 pouces de technologie SiPix et de 2Go de mémoire interne (extensible par carte MicroSD), l’Orizon dispose d’une connexion Wi-Fi qui permet d’accéder en quelques clics à la librairie numérique de Bookeen. Les formats EPUB et PDF (avec ou sans DRM) sont nativement compatibles et offre une rendu de qualité qui fait parfois défaut à certains ereaders “lowcost”. Le Cybook Orizon n’est cependant pas exempt de défauts : l’écran SiPix n’est pas aussi bien contrasté qu’un écran E-Ink et l’écran tactile est parfois capricieux… Mais à  moins de 70 euros, la critique n’est plus autant fondée que lorsque l’Orizon coûtait presque 250 euros à sa sortie.

Les Cybook Opus et Orizon sont chacun livrés avec une housse qui protégera le reader dès la sortie de son emballage. Une attention que l’on ne retrouve plus sur les readers de la génération actuelle !

Pour acquérir l’un des deux readers de Bookeen, rendez-vous sur la boutique de la FNAC à cette adresse. Attention, les stocks sont limités !

Amazon prépare son App Store pour l’Europe, le Kindle Fire en approche ? [MAJ]

Amazon vient de faire une annonce qui pourrait bien lancer le Kindle Fire (ou d’un nouveau modèle apparenté) durant l’été. Dans un communiqué de presse, la firme de Seattle a annoncé l’ouverture de son App Store à l’international. Dès maintenant, les développeurs d’application Android peuvent soumettre leurs programmes sur le Amazon Mobile App Distribution Portal.

Parmi les nouveaux marchés concernés, on trouve le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la France, soit les cinq marchés européens qui ont accueilli le Kindle ces derniers mois. En plus de la vente d’ebooks, Amazon cherche donc à conquérir les utilisateurs de téléphone Android en leur donnant accès à son App Store.

L’arrivée de l’App Store durant l’été ravive une fois de plus les rumeurs de lancement du Kindle Fire en Europe, la première tablette LCD d’Amazon qui peut faire fonctionner les applications vendues sur la boutique d’Amazon. Contrairement aux précédents modèles de Kindle, le Fire ne doit pas sont succès aux livres numériques, mais en grande partie aux autres contenus et notamment les applications. À un tel point que les équipes d’Amazon ont longuement hésité à préinstaller l’application de lecture Kindle sur le Fire pour laisser la primauté au multimédia dont les apps.

Le lancement de l’App Store d’Amazon en Europe devrait donc coïncider avec l’arrivée du Kindle Fire dans nos contrées, ou plus précisément de la « gamme » Kindle Fire. En effet, le Kindle Fire 7 pouces actuel (1024×600 pixels de résolution) restera au catalogue avec un prix réduit à 149 $ (contre 199 $ aujourd’hui) tandis qu’un nouveau modèle ferait son apparition.

Le site CNET revient en détail sur les rumeurs qui s’agitent autour de ce nouveau modèle. Loin d’être une redéfinition de la tablette d’Amazon, il s’agirait d’une correction des points faibles du Kindle Fire de première génération.

Le Kindle Fire 2 conserverait un écran 7 pouces mais avec une résolution supérieure (1280×800 pixels). La configuration processeur resterait identique et aucune information sérieuse concernant le stockage et les autres caractéristiques du produit n’ont filtré. Juste son prix : 199 $. Ces deux modèles seront accompagnés au quatrième trimestre d’une tablette 10,1 pouces en fin d’année (ou début 2013). En revanche, le modèle 8,9 pouces n’est plus d’actualité.

CNET indique que l’annonce du Kindle Fire 2 devrait intervenir dans le courant de l’été, autour du 31 juillet (coïncidant avec le lancement de l’App Store en Europe), au lieu d’attendre le traditionnel événement de septembre. Longtemps sans concurrence sur le segment des tablettes Android à moins de 200 $, Google s’apprête à entre en force sur le marché. Dans quelques heures, le géant de l’Internet doit annoncer une tablette Nexus développée en partenariat avec ASUS. Un concentré de puissance avec la dernière version d’Android (4.1) pour seulement 199 $. De quoi inquiéter Amazon, bien plus que n’a réussi à le faire Barnes&Noble avec la Nook Tablet.

MAJ : Le site BGR vient de publier de nouvelles informations sur la prochaine génération de tablette Kindle Fire. Contrairement aux informations de CNET, on parle ici de deux tablettes, l’une avec un écran 7 pouces et l’autre avec un écran 10 pouces.

Pour le premier modèle, la qualité de fabrication aurait nettement progressé par rapport au Fire actuel. Plusieurs parties en plastique ont été remplacées par de l’aluminium d’après la source de BGR qui dit avoir eu les deux tablettes en main. Le modèle 10 pouces disposerait d’une caméra frontale tandis que la modèle 7 pouces en serait dépourvu.

En revanche, BGR ne s’est pas prononcé sur la date de lancement de ces nouveaux Kindle Fire. A suivre.

Bibliocratie : le crowdfunding à la française

J’ai reçu en mars dernier un message d’un ancien camarade de stage et ami (Steven) m’indiquant le lancement imminent d’un nouveau site : Bibliocratie. Steven me précisait dans son FB message que le concept (du crowdfunding, soit – ici – le financement de projets éditoriaux par les lecteurs) avait été porté par une amie désireuse d’obtenir des conseils. On ne pouvait alors accéder qu’à la première page du projet et il m’était donc difficile de développer un avis détaillé.

Le discours

Voici pourtant ce qu’on pouvait déjà en dire, après une brève analyse du logo et de la présentation du site (je me cite ;)) :

“le projet s’inscrit dans la mouvance du crowdfunding en effet (financement participatif, quoi). Dans l’édition, ce modèle commence doucement à émerger, avec des projets comme Unbound (http://unbound.co.uk/), Gluejar (http://www.gluejar.com/) et Libros.com (http://libros.com/crowdfunding/). On est, grosso-modo, dans la droite lignée des discours idéologiques du “Web 2.0″ avec un surplus toujours promis de démocratie (le titre “bibliocratie” en est l’exemple parfait), de pouvoir (là aussi supposément) donné aux utilisateurs (on parle aussi de “prosumers”). Cela dit, c’est le genre d’initiatives que j’encourage et que j’encouragerai (ce que fait aussi le bibliothècaire-juriste Lionel Morel, spécialiste du genre : http://goo.gl/v6P7G) parce qu’elles permettent d’articuler juridiquement l’oeuvre aux nouvelles façons d’en disposer. Reste à savoir quelle licence sera ici adoptée et, au-delà des rétributions marchandes, qu’est-ce que le service compte offrir, notamment en termes de relation avec les auteurs financés (faut pas se leurrer : dans la grande majorité des cas, les lecteurs-mécènes ne gagneront rien financièrement).”

Depuis, le concept été lancé (et j’ai pu rencontrer Pauline qui en a la charge, au Labo de l’édition). Pour l’occasion deux vidéos ont été réalisées qui révèlent à la fois les principes sur lesquels repose le projet (pouvoir aux lecteurs, négation des médiateurs, etc.) et l’esprit même de ceux qui le portent (esprit potache de la bande de potes, certes, mais soigné – les vidéos sont publiées sur Vimeo).

Le fonctionnement

Le fonctionnement est connu et bien expliqué : un auteur dépose un projet et fixe lui-même les frais nécessaires à sa mise en route. Si un nombre suffisant de lecteurs s’est engagé à le financer, le projet est lancé (si non, les souscripteurs sont remboursés) avec des possibilités de dépassement qui correspondent à des bénéfices (exemple : si 250 euros devaient être récoltés en 1 mois et que 260 ont pu être rassemblés, l’auteur fait un bénéfice de 10 euros, en plus d’avoir l’assurance d’être publié). Le financement sert alors à payer les frais d’impression et de livraison (Bibliocratie touche 17 % de commission) auprès des lecteurs souscripteurs. L’avantage est évident : en finançant ainsi le projet en amont les lecteurs affaissent les risques financiers (projections de vente trop fortes) et matérielles (surplus de stocks).

On retrouve ainsi les fondamentaux du crowdfunding résumé par Nicolas Dehorter dans son livre Crowdfunding : le guide – Panorama et conseils pratiques :

L’originalité de Bibliocratie est de se situer au confluent de deux modèles : “les plateformes d’intermédiation créatrices de valeurs” (avec des rétributions symboliques : dîner avec un artiste, etc.) et la “coproduction” où “le soutien des internautes est assimilable à un investissement”. Mais l’internaute ne possède pas ici des “actions” (second modèle) sur le produit financé qui lui permettrait d’obtenir des gains proportionnels à l’investissement consenti (il reçoit seulement le livre financé).

Quels moyens ?

La difficulté consiste alors pour l’auteur à susciter suffisamment de désir pour faire financer son projet au-delà du cercle proche. D’où la mise en scène encouragée (se vendre, être enthousiaste, faire une vidéo, etc.) et les solutions éditoriales proposées (extraits, premières pages, bonnes pages, etc.). Bibliocratie fournit également des éléments de circulation (boutons Facebook, Twitter). L’efficacité relationnelle repose donc - comme toujours - sur une invitation à exploiter les liens faibles et à multiplier les trous structuraux (“votre réseau regorge de ressources insoupçonnées” pour résumer).

Ce qui suppose que les auteurs en question aient un réseau déjà bien constitué qu’il suffirait d’activer…ce dont on peut franchement douter (BabelDoor et KissKiss Bank Bank semblent penser la même chose à l’inverse de Oocto qui propose “des coups de mains” ou de Ulule moins avare en conseils). Le problème, qui est propre à toutes ces plateformes, vient sans doute du fait qu’elles ne sont pas capables de supporter l’infrastructure d’un réseau social (ce n’est de toute façon pas leur coeur de métier), alors même qu’elles encouragent à des actions qui leur sont pourtant propres. L’un des moyens de pallier cette difficulté est donc de conclure des partenariats avec des structures déjà existantes (Babelio, par exemple, dans le cas de Bibliocratie).

Le positionnement même de ce (beau et important) projet peut également questionner. C’est en effet le principe de la 3ème catégorie des plateformes de crowdfunding qui est à l’oeuvre (coproduction) avec la philosophie de la première (pas d’argent en jeu, pas d’actions). Or, la rétribution (l’acquisition du livre financé) est déjà très intéressante mais pas tout à fait  (ou pas assez) en adéquation avec le projet avancé : entrer en contact direct avec l’artiste. Il faudrait donc sans doute élargir les rétributions au symbolisme d’une dédicace personnalisée, d’une rencontre – entre autres –, sur le modèle de Unbound, pour aller jusqu’au bout de la logique du renversement pyramidal annoncé.

Enfin, la promotion de la  licence libre et de ses différentes modalités me semble ici indispensable (voir les billets de @Calimaq, “Licences libres et Crowdfunding“, “L’édition sous licence libre, une utopie ?” et “Unglue Wants to Make a Creative Commons for Ebooks“). L’auteur s’assurerait ainsi de la protection de son oeuvre (il conserve son droit moral) en encourageant sa libre circulation et en envisageant plusieurs moyens (indirects et différés : conférences, sponsorings, etc.; directs : vente papier mais diffusion numérique libre, etc.) de rentabilité, à mesure qu’il gagnerait en “popularité” (la compensation financière, à hauteur du niveau de circulation mesurée, est également possible). Mais là encore, des partenariats publics/privés, qui insèreront l’auteur dans un réseau d’opportunités, seront nécessaires.

Google et l’édition française mettent fin à leur guerre judiciaire

Si l’on doit retenir une saga judiciaire dans l’univers du livre numérique en France, ce sera certainement celle qui opposa Google et les éditeurs français. Cependant, cette saga, qui avait débuté en 2006, vient de trouver une issue. Le Syndicat National de l’Édition (SNE) et la Société des Gens de Lettres (SGDL) ont signé deux accords distincts avec Google.

L’accord entre la SGDL et Google vise à « encourager les initiatives pour la diffusion du livre numérique et la diversité de la création dans le respect du droit d’auteur ». Un soutien financier de Google viendra appuyer le « développement du fichier SGDL des auteurs de l’écrit et de leurs ayants droit ».

Concernant l’accord avec le SNE, il concerne « la mise au jour du patrimoine imprimé français sous droits, et contribue à l’élargissement de l’offre de livres numériques ». En plus de ce partenariat commercial, Google soutiendra une initiative du SNE, Les Petits Champions de la lecture qui a pour visée de « promouvoir le plaisir de la lecture auprès des jeunes et à les encourager ainsi à partager leur passion pour le livre ».

Pour les parties, éviter la poursuite du procès en appel est un choix de raison. Depuis la condamnation de Google en première instance en décembre 2009, face au groupe La Martinière-Le Seuil, plusieurs accords entre la firme de Mountain View et les éditeurs sont venus normaliser les relations et éteindre le contentieux.

Dans les faits, cela se traduira par des accords entre Google et les éditeurs français, notamment Gallimard et Google qui ont trouvé un accord le 25 mai, ainsi que le groupe Editis (cf. tweet Actualitté). Après ceux trouvés avec Hachette et La Martinière, Gallimard négociait toujours. Google s’offre ainsi une vitrine pour son savoir-faire en matière de numérisation de livres (déjà plus de 20 millions d’ouvrages numérisés aujourd’hui).

Loin d’être cantonné à nos frontières, cet accord va être observé attentivement par l’industrie de l’édition mondiale. Actualitté revient plus en détails sur le processus de numérisation acté par Google et le SNE.

Ces ouvrages numérisés seront disponibles à la vente depuis le Google Play Store (en EPUB biensûr) mais aussi chez les autres distributeurs numériques. Google n’aurait donc pas l’exclusivité des titres, une bonne nouvelle qui s’inscrit dans la logique du marché français du livre numérique et de la volonté des éditeurs de ne pas privilégier un acteur plutôt qu’un autre.

Reste à connaître la teneur de l’accord qui lie les deux parties. Malheureusement, Google comme le SNE et la SGDL sont restés silencieux sur le sujet et ne comptent pas le rendre public. Cependant, le magazine Actualitté annonce sur son site qu’il publiera en détails les termes de l’accord-cadre sur la numérisation. A suivre.

Wexler Flex One : quand flexibilité rime avec solidité [MAJ]

Depuis plusieurs semaines, un ereader d’un genre particulier fait parler de lui : le Wexler Flex One. Développée par la société Wexler, un ODM russe, cette liseuse a pour particularité d’être équipée d’un écran E-Ink fabriqué par LG, flexible et haute définition (1024×768 pixels de résolution contre 800×600 pour les modèles actuels).

Cependant, avec 8Go de mémoire interne et une compatibilité EPUB et PDF, le Flex One se présente comme un ereader haut de gamme puisqu’il est vendu actuellement en Russie et en Asie pour environ 220 euros. Un prix d’autant plus élevé qu’il n’est pas équipé d’une connexion sans fil.

Lors de la présentation du produit, le principal argument de vente annoncé fut la flexibilité de l’écran. Pourtant, si l’on peut corner l’appareil, il n’est pas pour autant flexible ou enroulable comme le promettait un reader présenté il y a quelques années, le feu Readius (cf. notre précédent article). En cause, les composants et notamment la batterie qui ne peuvent être pliés, ainsi qu’un angle de torsion limité. Un écran en papier électronique ne se froisse pas (encore) comme une feuille de papier.

Le principal atout de cette nouvelle génération d’écran E-Ink n’est pas forcément leur souplesse mais leur résistance. En s’étant affranchi de la couche en verre remplacée par une partie en plastique, l’écran résiste beaucoup plus facilement au choc. Un argument que les représentants de E-Ink ne manquent pas de rappeler (cf. vidéo ci-dessus), conscient que les modèles actuels résistent faiblement aux chocs. Avec un casing bien pensé, nos ereaders seraient quasiment incassables.

Un progrès qui a un prix. Comme l’indique Sri Peruvemba dans la vidéo, les écrans flexibles sont 10 à 15% plus chers que les écrans E-Ink Pearl classiques. De plus, d’après les premiers tests, ces écrans légèrement seraient moins performants que leurs équivalents en verre. Si ce dernier point n’est pas gênant pour une liseuse entrée de gamme, le prix plus élevé risque de cantonner l’écran flexible à des produits plus haut de gamme. À moins qu’un grand constructeur ait commandé un volume suffisamment important pour l’intégrer à moindre prix dans sa nouvelle gamme…

MAJ : Goodereader a reçu son exemplaire et s’est empressé de faire un test de cette liseuse flexible. Au final, l’appareil récolte un 7,5/10, une note plutôt honorable. Parmi les points forts de ce produit, l’écran haute résolution, son poids léger et sa vitesse de rafraichissement. En revanche, l’absence d’interface tactile et le bouton de navigation rigide rendent l’utilisation du reader plutôt ardue. Enfin, son prix de vente et son incompatibilité avec les fichiers EPUB avec DRM limitent l’usage du Flex One.

Game over pour 1001libraires

Livres Hebdo l’a annoncé hier dans ses colonnes : 1001libraires (société PL2i) va fermer ses portes. Le projet de librairie en ligne du Syndicat de la Librairie Française (SLF) n’a pas eu le droit à une nouvelle rallonge budgétaire pour tenter de sauver une dernière fois l’affaire. En fin d’année, l’entreprise espérait encore atteindre l’équilibre financier d’ici trois ans, au prix de nouveaux financements et de subventions qui ne sont finalement jamais arrivés. Nicolas Gary rappelle sur Actualitté la situation dans laquelle s’est trouvé 1001libraires : un projet qui intéressait fortement les pouvoirs publics et l’industrie mais jamais jusqu’au point de sortir le chéquier.

De notre côté, nous retiendrons un projet arrivé presque 10 ans trop tard. Impossible de rattraper FNAC.com et Amazon avec un service imparfait, peu innovant et techniquement mal géré. Interrogé au sujet de la V1 du site lors de ce lancement, un ancien membre du projet nous avait confié que les bugs de jeunesse (parfois particulièrement gênant) allaient être corrigés lors d’une future V2 dont la facture était déjà annoncée comme salée.

Le CNL appelle à serrer les rangs et tirer les leçons cet échec (cf. Actualitté) pour « ne pas exclure, ni marginaliser » la librairie indépendante dans l’économie numérique. Dommage que cet objectif n’est pas guidé 1001libraires depuis ces débuts, ce qui aurait permis d’accoucher d’un projet plus à la hauteur des moyens mis à disposition et non pas d’essayer de copier Amazon (ou la FNAC) sans avoir le savoir-faire technique nécessaire.

Quant au livre numérique, il n’a jamais été au centre de l’offre de 1001librairies. Lors de notre premier test de la plateforme, nous avions remarqué la V1 de 1001libraires était mal à l’aise avec son offre numérique, intégrée car dans l’ère du temps mais sans vraie finalité ni objectif. Un livre numérique encombrant…

Pourtant, 1001libraires aurait eu une carte à jouer en se présentant comme la librairie numérique « alternative », poussée par des libraires indépendants, mais avec une offre de contenus équivalente à ses concurrents anglo-saxons. Parmi les derniers acteurs indépendants, peut-être que la plateforme The eBook Alternative (TEA) arrivera à tirer son épingle du jeu par une approche plus pragmatique en proposant ses services aux librairies indépendantes.

u.ki : un moteur de recherche dédié aux livres numériques

Comment connaître la disponibilité d’un ebook dans une librairie numérique ? Si vous n’avez pas de librairie préférée, il faudra vous rendre sur notre page « Où trouver des ebooks » ou bien adopter le nouveau service de la société Bookapp, nommé U.ki. U.ki est un moteur de recherche de livres numériques qui permet de comparer les catalogues des différents revendeurs en ligne. Il regroupe la plupart des librairies à l’exception de celle de Kobo (même si une recherche sur la FNAC interrogera, de fait, le catalogue de Kobo). Les sites de ressources gratuites (légales) sont aussi intégrés (Google Books, Wikisource, Gallica).

L’outil est simple et efficace. Glissez les blocs correspondant aux revendeurs et déposez-les dans la partie centrale de la page. Saisissez votre recherche et le tour est joué. U.ki est un bon moteur de recherche multiplateforme mais reste très basique. Il n’affiche pas les prix des ouvrages ni les formats de fichier (EPUB, Mobi, PDF etc.). Dommage également qu’il ne permette pas comparer les ebooks et leurs versions étrangères pour comparer les différences de prix en un clin d’oeil. À quand la V2 ?

Pour essayer U.ki, c’est par ici.

 

Kobo veut faire participer les auteurs avec Kobo Pulse

Kobo cherche par tous les moyens à faire la promotion des fonctionnalités sociales, connues sous le nom de Kobo Pulse, de sa plateforme de lecture. Ainsi, la startup canadienne a lancé deux nouveaux services, Author Notes et Author Chat,  qui permet aux auteurs de commenter leur texte et d’interagir avec leurs lecteurs.

Le blog The eBook Reader détaille l’opération qui se déroule un ouvrage numérique particulier, The Darkest Seduction de Gena Showalter. L’auteur a inscrit des notes sur la version numérique et seront accessibles à tous les lecteurs de l’ouvrage. Ils pourront également interagir en posant des questions à l’auteur. Une sorte de forum autour du livre numérique… Chose surprenante, ces fonctions ne sont pas accessibles depuis la tablette Kobo Vox (pourtant compatible avec Kobo Pulse) mais uniquement avec l’application iPad/iPhone.

Malheureusement, les conditions contractuelles de ce partenariat ne sont pas connus. Comme nous l’évoquions dans un article précédent, le développement de telles opérations aura des conséquences, à terme, sur le travail de l’auteur. Un texte numérique devra être entretenu (peut-être de manière rémunérée), à la manière d’un blog ou d’un site web. Est-ce que les équipes de Kobo ont imaginé un modèle économique qui redistribuera les royalties d’une telle opération entre la plateforme et l’auteur ? Rien n’est moins sûr.

ePresse : une première offre web et une application iOS et Android qui passe en V2

Le GIE ePresse refait parler de lui ce matin, avec une offre d’accès à la presse française totalement renouvelée. En plus d’une nouvelle application iOS et pour les tablettes Android, les abonnements multititres font leur apparition. Toujours plus de quotidiens et des magazines des membres du GIE (Groupement d’Intérêt Economique) sont accessibles : La Croix, Challenges, L’Express etc.

Si les fonctionnalités de l’application iOS (testée sur un iPad 3) ne changent pas dans leur majorité, il faut reconnaître que le moteur de lecture développé par MiLibris est de grande qualité. Il s’agit d’un lecteur PDF classique (ce qui n’est pas forcément notre solution favorite) mais de bien meilleure facture que celui de Relay ou du service LeKiosque.fr. Pas de fichier pixelisé, le texte est parfaitement net tandis que les images n’ont rien à envier à celles du magazine imprimé. Pour un meilleur confort d’utilisation et de lecture, on privilégiera donc l’application ePresse.

En revanche, est-ce que les offres d’abonnements sont intéressantes ? Trois formules sont proposées : un pack au jour, à la semaine et au mois (l’achat à l’unité reste possible). Il est possible d’y souscrire depuis le site du GIE et sans durée d’engagement. À première vue, ces offres s’adressent avant tout aux grands consommateurs de presse, mais qui ne sont pas fidèles à un titre en particulier. Le pack au mois permet de bénéficier d’un mois de presse sans faire le choix d’un abonnement à un seul magazine ou journal. Jongler en Le Monde, le Figaro et Libération est tout à fait possible.

Malheureusement, un tel pack ne donne pas accès à la version abonné des sites de chaque journal ou magazines. Techniquement, une telle interopératibilité n’est pas simple à mettre en oeuvre, mais serait particulièrement intéressante. Un site comme la nouvelle version du Monde.fr (qui n’est pas membre du GIE, pour l’instant) se prête particulièrement à une lecture sur tablette. Pour la V3 du service ePresse ?

Contrairement à la précédente version du service, il est maintenant possible d’accéder aux magazines depuis le site web ePresse. La création d’un compte se fait en quelques secondes grâce à un choix de multiples moyens d’authentification (Facebook, Twitter, OpenID, LinkedIn, Orange etc.). Une liseuse web (toujours MiLibris) permet de naviguer dans un PDF en haute définition. La synchronisation entre l’application iOS et le site web ne semble pas encore à l’honneur, mais serait une fonctionnalité intéressante (déjà effective sur LeKiosque.fr).

Le GIE ePresse livre ici une V2 plus aboutie que la première version du service, qui comble ses premières lacunes. Même si nous n’avons pas pu tester la version Android, l’application iOS n’a rien à envier à celle de ses concurrents. Reste à se faire connaître auprès des lecteurs car les services du GIE se trouvent tiraillés entre les offres concurrentes (LeKiosque et Relay) et la stratégie de chaque marque qui préférera mettre en avant ses applications dédiées plutôt que l’app ePresse. Il risque de falloir un grand renfort de budget com’ pour fédérer une clientèle ePresse. A suivre.

Bragelonne fête ses 100 000 ventes avec une promotion d’envergure

Attention, ceci n’est pas un poisson d’avril ! Pour fêter leurs 100 000 ebooks vendus, les éditions Bragelonne ont organisé une vente flash exceptionnelle sur 100 titres de leur catalogue. Bit-ly, Fantasy, Thriller, Terreur, Science-Fiction, il y a en a pour tous les goûts et suffisamment de choix pour trouver de quoi remplir votre liseuse.

Pas de libraire privilégié pour cette offre puisqu’elle est disponible sur l’ensemble des librairies numériques jusqu’à minuit ce soir : Amazon, iBookstore, Immatériel, Feedbooks, Kobo, FNAC (MAJ : gros soucis à la FNAC qui n’a pas répercuté la baisse de prix du catalogue Bragelonne… que de ventes perdues – ex. sur Black Man de Richard Morgan…)ePagine etc. La boutique d’Amazon sera réservée aux lecteurs sur plateforme Kindle tandis que les possesseurs de lecteurs EPUB devront s’approvisionner sur les boutiques concurrentes (chez Feedbooks ou Kobo, par exemple). Et bonne nouvelle, les fichiers étant vendus sans DRM, il est tout à fait possible de les convertir ensuite en Mobipocket à l’aide de KindleGen ou de Calibre.

LG veut lancer le marché des écrans epaper flexibles

L’annonce remue le petit monde du livre électronique. LG vient de présenter un écran à encre électronique flexible. Cet écran de 6 pouces, totalement opérationnel serait prêt à être livré aux assembleurs en Chine pour un début de livraison des produits finis en Europe sous un mois.

Les propriétés de cet écran

Cet écran, d’une finesse de 0,7 mm, possède une résolution de 1024×768 pixels et la flexibilité de son substrat en plastique lui permet, d’après LG, de réaliser un angle de 40°. Il est apparemment aussi très résistant puisque LG explique qu’il résisterait à une chute de 1,5m, et de manière répétée. La marque a  renouvelé le test à plusieurs reprises sans constater de dégâts.

Cela est certainement dû au faible poids de l’écran, seulement 15g, moitié moins que les écrans équivalents utilisant des substrats en verre. Cette technologie ouvre la voie à une potentielle révolution des form factor des readers. Mais est-ce que le marché, en expansion, n’est pas à la recherche d’économies d’échelles plutôt que d’une nouvelle technologie ?

Un intérêt limité ?

Avec un angle de 40° sur un écran de 6 pouces, on est encore loin des prototypes que nous avions vu il n’y a pas si longtemps que cela chez Polymer Vision (cf. notre précédent article) ou chez Sony (cf. notre précédent article). Dans le cas de la technologie LG, la rendu est de qualité et la mise en production déjà lancée tandis que les composants de Polymer Vision et Sony ne semblent pas avoir quitté leurs laboratoires. 

Pourtant, malgré l’attrait de cet écran, on peut se questionner sur son intérêt. En effet, sur une taille d’écran si réduite, en sachant que l’électronique du reader, sa batterie et les boutons d’actions devront être positionnés sur une structure rigide attenante à l’écran, que va-t-il alors rester de la promesse de  flexibilité sur l’appareil final ?

N’est-ce pas, tout simplement, pour les fabricants, une nouvelle façon de se différencier au moment où la tendance est à la baisse de prix des readers (et donc baisse de marges) et à la hausse des fonctionnalités (écrans tactile, 3G) ? Ne s’agit-il pas simplement d’une tentative d’incitation à la mise à jour d’un parc qui a déjà du mal à se former chez nous ? On peut se poser la question et dès lors se demander l’intérêt final pour l’utilisateur d’avoir un tel écran si la promesse de flexibilité ou le confort d’utilisation du reader s’en ressent.

Une belle promesse néanmoins

En marge de ces interrogations sur le produit final qui embarquera un tel écran, cette évolution technologique est séduisante, porteuse de promesses pour l’avenir de la lecture numérique.

Avec un tel écran avec une diagonale plus grande – on pense à un format A4 par exemple -, les éditeurs de presse pourraient diffuser leurs magazines sur un ereader grand format, flexible, résistant et léger. Il reprendrait les avantages des magazines ou journaux en papier, en étant plus flexible ( voire même enroulable) et en offrant un confort de lecture hors du commun. L’usage d’un tel produit pourrait être bien différent de celui de nos ereaders actuels. 

Mais à l’heure des choix, faut-il plus s’enthousiasmer pour l’arrivée d’une technologie d’écrans flexibles ou plutôt pour de véritables écrans epaper couleurs ?

Izneo : iBookstore et Naruto complètent le service, Delcourt et Glénat s’en vont

La plateforme d’achat et de location des BD numériques, Izneo, continue d’évoluer. Après le lancement d’un abonnement (15 lectures de BD par mois pour 9,90 €/mois) et l’arrivée d’une première vague de mangas, Izneo multiplie les canaux de distribution. Les amateurs de BD peuvent acquérir les titres du catalogue depuis Amazon.fr mais aussi depuis l’iBookstore. Cette deuxième plateforme se prête bien à l’achat et à la lecture de bandes dessinées. Dommage que l’offre de location disparaisse sur ces deux boutiques…

Izneo mise avant tout sur la taille de son catalogue. L’arrivée récente de celui des Humanoïdes Associés va de ce sens. Mais malheureusement pour la plateforme, la concurrence est rude notamment avec le Hachette Livre qui propose aussi aux éditeurs de bandes dessinées un circuit de distribution numérique. Delcourt et Glénat ont d’ailleurs abandonné la plateforme Izneo pour ce nouveau canal de distribution…

Est-ce que ces deux défections ne limitent pas l’intérêt de la plateforme ? Aujourd’hui, plus de 1700 titres sont disponibles depuis la formule d’abonnement, le choix est là, même si certaines séries éditées par Delcourt (notamment la collection Neopolis) et Glénat aux amateurs. Peut-être que l’arrivée en numérique du manga à succès Naruto (éditions Kana, 110 millions d’exemplaires vendus dans le monde) fera oublier les départs de ces deux poids lourds de la bande dessinée française.

Feedbooks lève 1 million d’euros et renforce sa position à l’international

« Feedbooks since 2006 », est un slogan que la startup française pourrait tout à fait employer pour qualifier son expertise dans le domaine de la distribution de livres numériques. Cofondée par Hadrien Gardeur, Loïc Roussel et David Julien, l’entreprise a récemment levé 1 million d’euros auprès d’A Plus Finance. Cette levée de fonds arrive à point nommé. L’entreprise doit faire face à une concurrence de plus en plus structurée et à tout prix consolider ses acquis, notamment sur la plateforme Android.

Bien connu pour son vaste choix de livres gratuits et libres de droits, Feedbooks est devenu un lieu de rendez-vous pour télécharger des contenus de qualité en toute simplicité. Pari réussi puisque 3,5 millions de livres numériques sont téléchargés chaque mois sur la plateforme. La France n’est pas en reste puisque 500 000 téléchargements sont effectués depuis notre pays. Face à l’arrivée des poids lourds comme Amazon ou Kobo, Feedbooks doit conserver sa place et continuer son expansion. Comme le précise Bernard Strainchamps sur Twitter, l’argent levé servira avant tout à financer le développement multilangue.

Au coeur de la plateforme, la compatibilité avec le standard EPUB et une architecture qui repose sur le protocole de distribution OPDS, deux paris technologiques qui se sont avérés payants. Grâce à ce protocole, Feedbooks alimente aujourd’hui les principales applications de lecture pour Android comme Aldiko, BlueFire Reader ou Mantano Reader, en livres gratuits ou payants. Avec l’expansion du parc d’appareils Android, smartphones comme tablettes, Feedbooks est assis sur un marché potentiellement très lucratif.

L’entreprise française est consciente qu’un simple circuit de distribution, si performant soit-il, n’est pas un vecteur suffisant pour que le lecteur découvre parcoure les 250 000 références aujourd’hui en catalogue. Le travail de libraire, de médiation et de mise en avant est essentiel pour pallier à des boutiques où le classement des meilleures ventes est souvent le référent d’achat. Chez Feedbooks, c’est Bernard Strainchamps (ex-Bibliosurf) qui officie dans ce travail quotidien essentiel. Site web, applications Android ou iOS (plus de 20 programmes différents), compte Twitter et page Facebook, l’effort éditorial ne peut pas échapper aux utilisateurs, une dizaine de millions au total. Avec Feedbooks, des lecteurs numériques comblés ?

Le Kindle à 79€ pour le Salon du Livre

Vous n’aurez sûrement pas manqué qu’Amazon est présent en force au Salon du Livre de Paris (jusqu’au 19 mars). Stand de 80 m2, un effectif pléthorique, de nombreux Kindle en démonstration. Amazon n’a clairement pas les mêmes moyens que ces concurrents, qu’ils s’appellent Bookeen, Sony ou encore Kobo (en partenariat avec la FNAC). Fini la démesure du stand de l’année dernière, le fabricant ukrainien Pocketbook erre dans les allées alors que la firme a pourtant un nouveau modèle séduisant à présenter (le PocketBook 622). Depuis l’arrivée d’Amazon et de Kobo, tout va très vite, beaucoup plus vite qu’en 2011…

Et tout le monde n’a pas investi la même somme pour investir le marché européen. Afin de séduire les 200 000 visiteurs attendus durant les 3 jours du Salon, Amazon propose un rabais sur le Kindle dont le prix passe de 99 € à 79 €. Autant dire que les visiteurs pourront faire une affaire en achetant le Kindle à ce prix.

Casino se charge de la vente directe pendant l’événement, l’offre est aussi valable jusqu’au 1er avril pour les clients qui auront récupéré le coupon de réduction sur le stand d’Amazon. Il suffira alors de commander l’ereader sur Amazon.fr avec la réduction de 20 euros.

Chez les concurrents, pas d’offres de ce type. Le Kobo et le Cybook Odyssey restent au prix de vente habituel (129 €), même si ePagine propose à ses clients une carte de téléchargement de 30 euros pour tout achat du dernier reader Bookeen sur leur stand.

Finalement, cela vaut peut-être le coup de s’offrir un ereader à l’occasion du Salon du Livre.

Le Kindle Fire et la Nook Tablet pèsent sur les ventes d’ereaders

Est-ce que pour la première fois depuis 4 ans, les ventes d’ereaders sont sur le point de fléchir? Le quotidien taïwanais Digitimes, très renseigné, pense que les commandes d’ereaders ont été drastiquement réduites par rapport au dernier trimestre.

De 9 millions d’unités commandées aux fabricants asiatiques, les commandes sont tombées à 2 millions d’appareils ce trimestre. L’effet des fêtes de fin d’année n’est plus là mais la pression d’une nouvelle gamme de produits, les tablettes LCD lowcost, se fait aussi sentir. L’année dernière, Barnes&Noble avait également revu à la baisse ses commandes de Nook  face à l’engouement pour le Nook Color.

Avec un produit d’appel particulièrement attractif (Nook Color à 169$, Kindle Fire à 199$) et des fonctions plus nombreuses, les tablettes multimédias sont de véritables concurrents aux ereaders, quoi qu’on en dise. Si iPad et Kindle cohabitent très bien, la faible différence de prix entre le Kindle Fire et la version E-Ink pousse les clients indécis à souvent opter pour le produit le plus polyvalent.

En dépit de ce ralentissement des commandes, la percée des ereaders en 2011 a été massive avec 23 millions d’appareils vendus. Un succès qui va se prolonger à moyen terme, car d’ici 2015, ce chiffre atteindra 60 millions d’unités. Mais est-ce que ce chiffre prend en compte la baisse constante des prix des tablettes multimédias et leur confort sans cesse amélioré? Pas si sûr.