Archive for the ‘Apple’ Category

App Store : les applications de lecture mises au pas [MAJ]

La semaine dernière, l’application Borders pour iPad/iPhone abandonnait son système d’achat intégré propriétaire, victime de la politique d’Apple. Dans les jours qui suivirent, plusieurs entreprises firent de même pour se conformer aux directives d’Apple qui sont entrées en vigueur depuis le 30 juin. Ainsi, les utilisateurs de l’application Nook Kids doivent désormais passer par le site de Barnes&Noble pour acquérir de nouveaux contenus. Il ne serait pas surprenant que l’application Nook ait aussi le droit à cette cure forcée d’amincissement, au grand dam de ses utilisateurs. Quelques heures plus tard, Google soumettait également une mise à jour de mise en conformité, acceptée dans la foulée par Apple

Hier, c’était deux autres poids lourds de la lecture numérique qui rejoignaient les rangs des malheureux, mis au pas par la politique commerciale d’Apple : Kobo et Amazon, avec leur application iPad/iPhone, obéissaient à la firme de Cupertino, sous peine d’être exclus de sa boutique d’application. Sur les deux programmes, les liens pointant vers la boutique d’Amazon ou bien l’onglet permettant un achat direct sur la boutique Kobo ont disparu. Pour acheter un ebook, il faudra donc passer par Safari et se rendre sur le site du distributeur.

Apple aura réussi à mettre au pas l’ensemble des distributeurs numériques n’ayant pas adopté son système d’achat In-App. Aucun de ces distributeurs n’a souhaité reverser 30% de ses ventes à Apple, soucieux de préserver leurs marges dans un écosystème dont le prix reste fixé par l’éditeur, tout comme la rémunération qu’ils perçoivent sur la vente. En dehors du monde du livre numérique, certains distributeurs de contenus numériques se sont déjà conformés au mot d’ordre d’Apple, notamment dans l’univers de la presse. On citera entre autres l’application LeKiosque qui fonctionne avec le système d’achat In-App, au prix d’un long fastidieux travail de négociation avec leurs éditeurs partenaires pour concéder cette marge à Apple.

Du point de vue du lecteur, l’expérience d’achat sera moins intuitive, l’obligeant à passer sur le navigateur pour acquérir un ebook. Reste à voir si cet élément pèsera sur les ventes d’ebooks des distributeurs concernés. Les applications, du Kindle à celle de Kobo, laisse toujours au lecteur la possibilité de récupérer toute leur bibliothèque sur leur tablette en renseignant leur compte dans le programme. D’ailleurs, comme pour faire oublier la mauvaise nouvelle, Amazon a ajouté à son programme la possibilité de lire les journaux et magazines auxquels le lecteur serait abonné.

Le grand gagnant de cette politique est sans aucun doute l’iBookstore (même si l’obligation d’utiliser le système In-App va au-delà du monde de l’ebook) qui bénéficiera de l’expérience d’achat la plus ergonomique et accessible pour le grand public. Reste à savoir si la concurrence restera de marbre face à l’hégémonie d’Apple. Puis, la riposte de certains acteurs, notamment Amazon, pourrait être radicale, avec la sortie d’application web tirant parti du navigateur et offrant une expérience d’utilisation similaire au programme natif. Et cela, sans être ponctionné par le système de paiement d’Apple.

MAJ : Discussion passionnante initiée par Hadrien Gardeur, co-fondateur du site Feedbooks, sur la politique commerciale d’Apple. A lire sur Google+.

MAJ 2 : Avec l’autorisation d’Hadrien, voici l’intégralité du texte posté sur Google+.

Très peu de retour et de débats en France pour le moment à propos du comportement d’Apple vis à vis des applications de lecture.

Après Bluefire, c’est au tour de Kobo et de Barnes & Noble (Nook Kids) (màj: même chose pour Kindle depuis 5mn) de retirer toute mention de leur magasin dans leur application de lecture.
Les conditions demandées vont beaucoup plus loin que ce que Apple a officiellement annoncé dans son soit-disant règlement:
- Pas le droit de mentionner ou d’afficher le nom du site Web (Kobo.com par exemple au lieu de Kobo)
- Interdiction de mentionner la véritable raison du retrait dans l’application, les infos de mise à jour ou même via un quelconque canal public
- Rejet systématique des applications incitant l’utilisateur à aller sur le site Web (des phrases comme “retrouvez tous nos titres sur notre site Web”)

Bref, on va bien plus loin que ce qui était prévu et ne vous faites guère d’illusion sur la suite (Google eBooks a déjà disparu de l’AppStore, Kindle, Nook et tous les acteurs nationaux vont aussi subir le même sort).

Que tous ceux qui sont obsédés par l’écosystème d’Apple tirent enfin quelques leçons de cette situation: il n’y aucune marge de manœuvre que ce soit pour les développeurs ou l’utilisateur dans cet écosystème et cette fermeture systématique est dangereuse sur le plan industriel comme culturel.

Ne confondez pas tout et n’importe quoi, ce qui fait en partie le succès d’Apple (design et facilité d’utilisation) peut facilement être reproduit ailleurs et autrement, et ne s’accompagne pas nécessairement d’une telle politique de la terre brûlée.
Au lieu de passer votre temps à guetter les rumeurs et les annonces tonitruantes de votre dictateur favoris, soyez constructifs et impliquez-vous dans l’émergence d’un écosystème ouvert pour le livre numérique que ce soit en parlant des standards ou en participant aux divers groupes existants (EPUB avec l’IDPF, OPDS avec l’IA, le futur standard sur les annotations avec NISO/IA).

Apple : 9,25 millions d’iPad vendus au dernier trimestre

Le succès de l’iPad n’est plus à prouver. Alors que l’iPad deuxième génération trouvait ses premiers clients, Apple annonçait avoir vendu près de 20 millions de tablettes. Lors du dernier trimestre fiscal, ce sont 9,246 unités (+183 % sur un an, +97 % par rapport au précédent trimestre) qui viennent s’ajouter au score précédent. Ainsi, Apple aura réussi à vendre presque 30 millions d’iPad en seulement un an. L’exploit est de taille, car la concurrence peine à contester l’hégémonie de la tablette d’Apple.

Pour ce qui concerne l’iPhone, le smartphone continue son chemin en passant pour la première fois la barre des 20 millions d’unités (20,338 millions exactement) vendues. A la même période l’année dernière, Apple avait “seulement” vendu 8,1 millions d’iPhone, la progression est donc colossale sur un an. Au total, ce sont plus de 55 millions d’iPhone qui ont trouvé preneur durant l’année fiscale (et 129 millions depuis le lancement de l’appareil en juin 2007). De quoi attiser les envies des éditeurs de contenus, que cela soit d’ebooks ou d’applications. La force de l’écosystème iOS est son lien permanent avec l’App Store et l’iBookstore, et donc la carte bancaire de l’utilisateur. Un système qui a prouvé son efficacité et qui va continuer d’attirer les développeurs encore pendant quelques temps.

Pour retrouver l’analyse complète des résultats financiers d’Apple, rendez-vous sur le site spécialisé MacGeneration.

Le groupe La Martinière rejoint l’iBookstore [MAJ : Seuil aussi de la partie]

Progressivement, la situation sur l’iBookstore se débloque. Si le groupe Hachette fut le premier à rejoindre la librairie numérique d’Apple lors de la sortie de l’iPad en France, le reste du monde de l’édition ne lui avait pas emboité le pas. Du coup, l’iBookstore disposait essentiellement d’un catalogue composé d’éditeurs indépendants. Cependant, plusieurs mouvements laissent penser que les grandes maisons d’éditions comptent sauter le pas. Récemment, les Editions XO ont publié sur l’iBookstore deux titres de leur auteur phare, Guillaume Musso, allant à l’encontre de la politique du groupe Editis. Un premier cas qui pourrait faire “jurisprudence” car d’autres éditeurs du groupe pensent sérieusement à se lancer dans l’aventure Apple.

Mais en attendant, la dernière nouvelle vient du groupe La Martinière qui a signé le 1er juillet un accord de diffusion et de distribution avec Apple. Comme le révèle le site LSA, La Martinière utilise la plateforme Eden (à laquelle participent Flammarion et Gallimard) pour distribuer son catalogue en direct sur l’iBookstore, ajoutant ainsi un nouveau canal à son dispositif de distribution. Pour Hervé de la Martinière, PDG du groupe éponyme, “Cet accord, élaboré en tenant compte des spécificités du marché français, permet à l’ensemble des éditeurs diffusés par Volumen, filiale de diffusion et distribution de La Martinière Groupe, de franchir une étape décisive dans la promotion de leurs ouvrages”. A terme, cet accord de distribution pourrait être bénéfique pour le lecteur… ou pas.

Pour l’instant, seuls cinq titres (!) du catalogue du groupe sont disponibles sur l’iBookstore. Malheureusement, ils tiennent bien compte des “spécificités du marché français” notamment sur les prix pratiqués… Pour l’ouvrage La fabuleuse histoire du Tour de France, il faudra compter 22,99€ au lieu de 29,90€ (le passage à la TVA à 5,5%, au lieu de 19,6%, devrait arranger les choses). Si vous êtes déçu de ne pas retrouver certains titres de La Martinière (mais aussi du Seuil et de la collection Points), il va falloir encore attendre un peu ou se contenter de ces ouvrages…

MAJ : Entre temps, plusieurs titres des éditions du Seuil (groupe La Martinière) ont apparu sur la boutique d’Apple, dont un titre de la collection Points. Même chose pour les éditions Christien Bourgois (avec le prix Goncourt de la nouvelle, Tout passe de Bernard Comment), les polars des éditions Métailié et quelques titres de la maison L’Olivier. Arrivée en force sur l’iBookstore ! Bye bye Eden Reader ! En revanche, pas de nouveautés concernant la politique de prix… :-(

MAJ 2 : L’éditeur Numeriklivres nous indique sur Twitter que ces ebooks ne sont pas disponibles sur l’iBookstore canadien. Décidément, les frontières n’ont pas disparu avec le numérique ! Dommage.

Le MacBook Air à livre ouvert

Vous avez récemment acquis un MacBook Air 11 pouces et vous ne voyez pas investir en plus dans un iPad ou un Kindle? Qui plus est, le MacBook est l’outil que vous emportez partout avec vous? The Digital Reader a déniché un petit shareware qui pourra bien changer la façon dont vous utilisez votre ordinateur portable.

Mac Screen Rotate est un petit programme (5$) qui fait pivoter l’écran et le trackpad afin de pouvoir utiliser le MacBook en mode portrait. Ainsi ouvert, à la manière d’un livre, le MacBook Air reste un peu lourd qu’un iPad (1 kg) mais bénéficie d’un écran 11 pouces. Cependant, le format 16:10 n’est peut-être pas le plus adapté pour la lecture. Ce type d’utilisation est déjà courante chez un bon nombre d’utilisateurs de netbooks dont les caractéristiques se rapprochent de celle du MacBook. Ce n’est peut-être pas l’idéal pour lire dans le métro… On retiendra Mac Screen Rotate comme une amusante solution de dépannage ou de lecture occasionnelle.

iBooks : une démonstration de la fonction Read Aloud

Récemment, Apple mettait à jour l’application iBooks. Parmi les nouvelles fonctionnalités, la possibilité de faire lire à haute voix le contenu par l’iPad (ou l’iPhone). Cependant, lors du lancement, il était difficile de trouver un contenu compatible avec le Read Aloud. Mais depuis, les ebooks tirant parti de cette fonction se multiplient comme le fait remarquer Liz Castro sur son blog. Aujourd’hui, la spécialiste de l’ePub en compte une quarantaine.

Sample Read Aloud book “Splat the Cat” from Liz Castro on Vimeo.

Un nouveau menu permet de contrôler la fonction de lecture. La voix du narrateur peut être accompagnée d’une musique d’ambiance ainsi que par des bruitages. De plus, le texte s’éclaire au fur et à mesure qu’il est lu. Apple démontre qu’il est possible de réaliser un ebook lisible à travers iBooks qui n’aura rien à envier à une application iOS classique. Ainsi, l’iBookstore semble être une alternative intéressante pour les éditeurs disposant de ce type de contenus. La réalisation d’un ePub, même de ce type, est moins onéreuse qu’une application iOS équivalente. Seul le manque de prestataires connaissant bien le format ePub pourrait être à un frein…

Malheureusement, l’ensemble des titres bénéficiant de la fonction Read Aloud est issu des catalogues d’éditeurs anglo-saxons. À quand la même chose pour un catalogue jeunesse en français?

L’iBookstore accessible depuis iTunes, mais sans lecteur ePub

Jusqu’à hier, il était impossible d’acquérir un ebook depuis iTunes sur son Mac/PC, l’achat se faisant uniquement depuis un iPad ou un iPhone/iPod Touch. Désormais, un nouvel onglet “Livres” a été ajouté dans la rubrique iTunes Store du logiciel éponyme. Cela constitue une nouvelle étape majeure dans le développement de la librairie numérique d’Apple. En revanche, il est décevant de ne pas pouvoir accéder aux livres achetés, ni même les extraits. En cause, l’absence de moteur de rendu ePub directement dans iTunes. Peut-être qu’une future mise à jour du logiciel viendra corriger ce point. Puis, pour compléter le tout, il ne manque plus qu’iBooks soit préchargé d’office sur les terminaux iOS, ce qui n’est toujours pas le cas, pour qu’Apple donne enfin toute sa visibilité à l’iBookstore.

Pour vous rendre directement sur l’iBookstore, rendez-vous à cette adresse.

Apple : 25 millions d’iPad, 130 millions d’ebooks et un kiosque à journaux

Apple tenait ce soir la keynote d’ouverture de la WWDC, sa conférence dédiée aux développeurs et l’écosystème logiciel de l’entreprise. Ce fut l’occasion de plusieurs annonces importantes de la part de Steve Jobs dont plusieurs d’entre elles concernent la lecture numérique. Tout d’abord, le succès de l’iPad continue avec plus de 25 millions d’unités vendues en 14 mois. L’écosystème iOS bâti par Apple va bien au-delà du succès de la tablette, car Apple se targue désormais de disposer d’une clientèle de 225 millions d’utilisateurs (pour 200 millions d’appareils iOS vendus), grâce à autant de comptes Apple ID directement branchés sur l’iTunes Store, l’App Store et l’iBookstore. Bien entendu, derrière chaque compte, il y a un numéro de carte de bleu pour attiser l’appétit des éditeurs de contenus…

L’App Store continue de croître avec plus de 90 000 applications optimisées pour l’iPad et, au total, ce sont 14 milliards d’applications qui ont été téléchargées depuis le lancement de la boutique. L’iBookstore continue sa route avec 130 millions de téléchargements d’ebooks, soit 30 millions de plus depuis la dernière annonce qui avait eu lieu au mois de mars de cette année. Pourtant, même si Apple n’a pas communiqué directement sur sa position sur le marché du livre numérique, la société reste loin derrière Amazon qui représenterait aujourd’hui plus de 60% du marché contre 10% pour Apple. Amazon bénéficie également d’un catalogue bien plus vaste de 950 000 titres contre environ 200 000 sur l’iBookstore US.

Cependant, la surprise n’est pas venue des ebooks mais de la presse numérique. La firme de Cupertino a annoncé que la prochaine version de son système d’exploitation pour iPhone/iPad, iOS 5, embarquera un nouveau programme du nom de Newsstand (sortie prévue pour l’automne). Comme son nom l’indique, il s’agira ni plus ni moins que d’un kiosque à journaux et à magazines. L’outil ressemble à s’y méprendre à l’App Store mais regroupe l’ensemble des publications du lecteur dans une étagère commune. Pour les utilisateurs ayant souscrit à des abonnements, le dernier numéro sera automatiquement téléchargé en tâche de fond pour être lu hors ligne.

La compatibilité avec Newsstand repose sur une API incluse par Apple dans le kit de développement iOS 5 (ce qui n’est pas sans rappeler certaines rumeurs). Elle devrait permettre aux éditeurs de presse de rendre leurs contenus compatibles avec cette nouvelle mise en forme. Contrairement à Zinio ou encore LeKiosque.fr et Relay.com en France, Newsstand n’est pas un kiosque à PDF mais un gestionnaire d’applications dédiées à la presse.

D’après les informations livrées lors de la conférence, il s’agira des mêmes applications (conçues avec des solutions diverses de PNI) avec tous leurs enrichissements multimédias, tout en conservant les conditions tarifaires habituelles (pour le lecteur et l’éditeur). Le consommateur final devrait y trouver son compte tandis que les férus de presse pourront mettre un peu d’ordre dans leur iPad (et iPhone avec lequel Newsstand est aussi compatible). Nous ne manquerons pas d’avoir plus d’informations sur ce nouveau service d’ici la sortie d’iOS 5 mais il offrira sans doute plus de visibilité aux journaux et aux magazines numériques qui peinent à trouver leur clientèle (cf. WIRED à la recherche d’un modèle économique sur l’iPad).

Crédits photo : Engadget

Comment faire la promotion d’un livre numérique?

Communiquer sur un livre papier est quelque chose de relativement simple. Choisissez habilement un texte, passez-lui un petit coup d’editing si nécessaire. Optez de préférence pour un texte facilement “marketable”. Mieux, visez une cible de lecteur bien particulière. Commandez quelques centaines d’affiches pour les arrêts de bus, quelques exemplaires pour le métro. La campagne online peut être utile, mais les sites spécialisés dans ce type d’actions ciblées manquent sur le web français. Le spot TV n’est pas indispensable ; difficile de cueillir le lecteur lorsque son attention est focalisée sur un autre média. Du coup, reposez-vous sur votre réseau de libraires, prescripteur de lecture essentiel dans l’écosystème du livre tel que nous le connaissons. Bien entendu, tout cela suppose d’avoir un budget communication un minimum fourni pour la sortie du bouquin, ce qui est loin d’être le cas de tous les ouvrages publiés chaque année.

Mais que vaut cette recette avec le passage au numérique ? Est-il plus pertinent d’effectuer une campagne publicitaire en ligne, ou bien de profiter des réseaux de blogueurs pour faire la promotion d’un ebook ? Alors que les libraires sont remplacés par des distributeurs s’épargnant du lourd travail (mais ô combien essentiel !) de prescription, les éditeurs perdent leurs repères. Et des lecteurs par la même occasion.

La librairie numérique, une vitrine à bestsellers

Il faut reconnaître qu’aujourd’hui, les distributeurs numériques qui viennent prendre la place des libraires vendent des ebooks comme s’il pouvait s’agir de MP3 ou d’autres médias dématérialisés. Pourtant, le livre numérique mériterait une attention toute particulière. Abandonné au milieu de multiples contenus toujours plus interactifs et de prix toujours plus bas — quand ils ne sont pas proposés gratuitement —, ce nouveau contexte chahute assez violemment la bonne vieille lecture. Aussi, comment attirer l’attention du lecteur dans une telle profusion de contenus ? Comment le convaincre d’acheter un ebook à plus de 10 euros, alors qu’une application s’échange pour seulement quelques euros ? Pour cela, les distributeurs numériques, en accord avec les éditeurs, disposent de plusieurs moyens pour communiquer sur leurs contenus.

Lorsqu’un lecteur souhaite lire un livre, la première étape (s’il ne se tourne pas vers l’offre pirate) sera de se rendre sur une boutique. En France, nous bénéficions désormais d’un certain nombre de librairies numérique, de l’iBookstore d’Apple à la FNAC, en passant par ePagine, Immatériel, Feedbooks ou Numilog. Cependant, ces différentes interfaces partagent à peu près les mêmes caractéristiques. Principal point d’entrée : la page d’accueil sur laquelle se retrouvent les espaces et outils de promotion de la librairie, notamment le classement en fonction des genres, prix, dates d’arrivée. Les possibilités de mise en avant sont relativement limitées, se cantonnant à des bannières présentant les dernières sorties ou encore les inévitables bestsellers.

Il faut reconnaître que la majorité des ebooks vendus aujourd’hui sont les mêmes bestsellers qu’en papier. Pourtant, l’offre diffère légèrement par rapport à la distribution physique, notamment avec de nouveaux acteurs 100 % numériques. La grande différence est que les bestsellers disposent de l’ensemble de la visibilité offerte par les librairies numériques actuelles. Que cela soit sur la FNAC ou l’iBookstore, la visibilité des petits éditeurs est moindre. Il n’y a qu’à voir la “une” des deux principales boutiques françaises. Pas ou peu de place pour les petits éditeurs…

Même si Apple ne facture pas les mises en avant sur la page d’accueil (mais choisis suivant ses propres critères ceux qui sont dignes d’intérêt), la mise en avant est encore hors de portée pour une bonne partie de l’édition. Alors, comment se démarquer ? Faire preuve d’originalité, aussi bien dans les textes (sujets ou contenus enrichis) que dans les manières de communiquer. Expérimenter, encore et toujours. C’est peut-être là la meilleure manière de se faire remarquer par l’un de ces géants. Mais n’y aurait-il pas d’autres moyens, notamment pour faire prendre conscience aux lecteurs potentiels de l’existence d’une offre non négligeable, et originale, de textes numériques ?

Les lectures publiques, de l’événement à l’effet sur les ventes

Autre solution pour faire parler d’un ouvrage : organiser un événement. Si la conférence de presse est retenue par un grand nombre de maisons, tandis que les dédicaces composent l’autre partie (mais comment dédicacer un livre numérique ?), les lectures publiques sont remises au goût du jour avec le numérique. Pourtant, elles ne sont pas légion. En France, deux expériences majeures (en dehors du travail régulier qu’effectue François Bon autour des textes publiés sur Publie.net), une lecture publique à la librairie l’Arbre à Lettres pour l’un des titres NumerikLivres et deux événements organisés par Apple France avec l’éditeur Versilio dans la prestigieuse boutique du Louvre.

Lecture numérique à l'Arbre à Lettres

D’ampleur différente, ces deux événements ont rencontré un succès certain. Dans le cas de l’événement à l’Arbre à Lettres, une petite cinquantaine de personnes ont assisté à la lecture de l’auteur numérique Astrid Monet tout au long d’une soirée détendue. Les questions fusaient sur les changements engagés par le passage au numérique, la place de l’auteur dans ce nouvel écosystème, le nouveau rôle de l’éditeur et du libraire, etc. D’emblée, ce nouvel environnement numérique interpelle les lecteurs. Mais quid du texte en lui-même, de ses ventes directes ? Aujourd’hui, on ne peut pas lier l’organisation d’un tel événement avec une hausse significative des ventes.

Les événements de plus grande envergure sont logés à la même enseigne. À deux reprises, Versilio et Apple France ont organisé une lecture publique de deux de leurs auteurs phares, Eli Anderson et Marc Levy. Si le premier événement a été un franc succès, le deuxième était plus contrasté. Dans le cas d’Eli Anderson, le public était important et de nombreux fans de l’auteur avaient fait le déplacement. En revanche, il était difficile d’entendre agréablement la lecture de l’auteur tant le bruit ambiant d’un Apple Store limite la performance. Lors de la session dédiée à Marc Levy, nous avons été étonnés par le nombre de personnes venues avec leur exemplaire papier d’un des titres de l’auteur. Certes, la dédicace sur livre numérique n’est pas encore généralisée (même Barnes&Noble et Amazon y travaillent activement)…

Ces événements sont avant tout destinés à promouvoir l’auteur et pas forcément le support ou le texte dans sa version numérique. La lecture de Marc Levy ne lui aura pas permis de passer devant Guillaume Musso au classement des ventes de l’iBookstore. Il est fort probable que Marc Levy aura vendu plus de livres papier à l’issue de cet événement que d’ePub. De cette manière, un éditeur 100 % numérique aura un retour sur investissement encore moindre… Au coeur de ce paradoxe, le taux d’équipement encore faible en support de lecture numérique, même s’il croît rapidement, est un point d’écueil à toute stratégie de communication autour d’un livre numérique.

À travers ces deux remarques, on s’aperçoit que les moyens de communication sur le livre numérique sont encore limités. Les relais promotionnels sont embryonnaires sur Internet tandis qu’un événement in real life n’est pas forcément la meilleure option. En tout cas, voici un sujet qui devrait continuer à provoquer la discussion chez les éditeurs et leurs nouveaux partenaires.

Crédits photos : Apple France et eBouquin

Apple : 4,69 millions d’iPad vendus au 2ème trimestre

Hier soir, Apple annonçait ses résultats financiers pour son deuxième trimestre de l’année et une fois de plus, ils sont historiques. Tandis que l’iPhone continue sa croissance (18,65 millions d’iPhone vendus), l’iPad poursuit sa percée en s’écoulant à 4,69 millions d’exemplaires (iPad et iPad 2 confondus) sur ces trois derniers mois. Ainsi, en ajoutant ce chiffre aux 15 millions d’iPad vendus depuis l’annonce du premier modèle, Apple dispose désormais d’un parc installé d’environ 20 millions de tablettes. Les éditeurs de contenus se trouvent donc face à un marché particulièrement attractif avec 20 millions d’iPad branchés à un carte bancaire. Nul doute que ce paramètre a du pousser Random House à intégrer l’iBookstore.

En revanche, Apple a fait face à des problèmes d’approvisionnement en raison de la forte demande et des événements dramatiques qui ont eu lieu au Japon le mois dernier. Du coup, les ventes sont en deçà des prévisions des analystes (qui tablaient sur 6 millions d’unités vendues) mais Tim Cook, président d’Apple en l’absence de Steve Jobs, a bien précisé que toutes les unités qui ont pu être produites ont trouvé acquéreur. Le goulot d’étranglement se situe donc au niveau de le production qu’Apple a du ajuster au fil des semaines pour faire face à la demande. Du coup, la situation se résorbe à peine, comme le signale iGeneration, qui a noté une réduction dans les délais de commande sur l’Apple Store en ligne. Une situation qui ne devrait pas être perturbée par le lancement de la tablette sur 13 nouveaux marchés.

Autre annonce importante, l’iTunes Store a enregistré un chiffre d’affaire histoire de 1,4 milliards (contre 1,1 milliard au trimestre précédent). Est-ce la traduction en valeur du succès des téléchargements sur l’iBookstore (cf. iBookstore : 100 millions d’ebooks téléchargés). Pour rappel, Apple n’a jamais communiqué sur la proportion d’ebooks gratuits dans ce succès répété de sa librairie numérique. En réalité, nous ne savons toujours pas si les 20 millions d’utilisateurs d’iPad préfèrent les applications ou les ebooks. Est-ce qu’Apple donne plus d’indicateurs aux éditeurs présents sur l’iBookstore? Nul doute qu’ils doivent être dans le même brouillard avec leurs propres ventes comme seul indicateur.

Apple travaille-t-il sur un écran hybride papier électronique-LCD ? [MAJ]

Apple sera-t-il le premier constructeur à proposer une tablette avec un écran combinant le confort de lecture de l’encre électronique, et la richesse des couleurs + les performances multimédia des écrans LCD ? A défaut d’avoir pu équiper l’iPad 2 d’un tel écran, un brevet concernant un écran hybride eInk-LCD déposé en 2009 par Apple vient d’être rendu public par le Bureau américain des brevets et des marques de commerce.

La firme de Cupertino aurait travaillé (travaillerait encore ?) sur un concept d’écran hybride permettant de passer instantanément d’un écran couleur LCD à un écran monochrome basse consommation en fonction du type de contenu consulté. Ce système reposerait sur un écran “multi-couche” capable d’interpréter le contenu statique et dynamique et de déterminer automatiquement la résolution à adopter.

A la manière des projets Mirasol et Liquavista, un tel écran permettrait donc de profiter du meilleur des deux technologies actuelles et d’offrir un bon compromis en termes de gestion de la consommation d’énergie. De bon augure pour le confort de lecture et l’autonomie des prochaines générations de tablettes/readers… Deux produits qui devraient à terme fusionner au fur et à mesure de la démocratisation des écrans hybrides et de la baisse tendancielle des prix…

MAJ : Visiblement Apple n’est pas la première société à s’intéresser à ce type d’écrans hybrides. Nemoptic avait conçu un prototype d’écran fonctionnant sur ce même principe. Merci à Michael pour la vidéo.

PNI : l’actualité de la publication numérique

Ces derniers temps, les annonces concernant la publication numérique interactive (PNI) ont été  nombreuses. En voici un bref résumé.

Quark a annoncé la sortie d’XPress 9 pour le mois d’avril et la sortie de sa solution de PNI (nommée App Studio) trois mois plus tard. Si une version de démonstration d’XPress 9 est disponible depuis peu, elle ne contient pas encore les fonctions de publication numérique. Quant à Adobe, la société rendra disponible “dans le courant du second trimestre 2011″ une version 5.5 de la Creative Suite qui ajoutera ou améliorera les solutions de PNI dans plusieurs des logiciels qui la composent (InDesign, Flash, Dreamveawer, etc.). Les modules pour InDesign sont disponibles en bêta-test sur inscription. Depuis une semaine, l’éditeur Aquafadas diffuse une version bêta-test (sur inscription) de sa solution de PNI, un plug-in nommé AVE AppFactory (pour InDesign actuellement, pour XPress dans quelques temps). La version définitive devrait être disponible avant l’été. Enfin, le groupe de presse suédois Bonnier se lance aussi dans l’aventure de la PNI avec un plug-in nommé Mag+, lui aussi disponible en bêta-test sur inscription.

Nous reviendrons, dans les semaines à venir, sur les annonces de chaque éditeur et sur leur solution. Cependant, elles nous inspirent déjà quelques réflexions.

Une année après la sortie de l’iPad, quelques semaines après l’arrivée de l’iPad 2, il n’y a toujours aucune solution de PNI simple, sans développement informatique, commercialisée. Sur les quatre solutions mentionnées ci-dessus, trois sont tout de même au stade de bêta-test. Apple a surpris tous les acteurs en ne rendant pas l’iPad compatible au format Flash (ce qui aurait eu de très nombreuses conséquences pour les métiers de l’infographie) .

La demande est pourtant grande de la part des éditeurs, des groupes de presse et des infographistes indépendants. Il n’est qu’à voir les forums (Adobe, Aquafadas, etc.), les interventions de divers professionnels sur le Web, les retours des éditeurs de ses solutions : les attentes des infographistes semblent inépuisables…

Dans un autre registre, ce que nous supposions lors des premières annonces d’Adobe se précise. L’infographiste pourra être amené à réaliser jusqu’à quatre fois “le même travail” : une pour le papier, une pour les tablettes 10″, une pour les smartphones et une pour l’ePub ! Certes, ce sera plus souvent deux versions : une imprimée et une pour les tablettes 10″. Certaines de ces solutions possèdent une fonction pour “adapter” vers l’iPad un document destiné à être imprimé (mais la navigation et l’interactivité ne seront pas aussi riche, loin de là). Le constat est là : presque comme pour les versions papier/Web, il faudra faire le travail “deux fois”. D’ailleurs, Aquafadas va jusqu’à préciser dans sa solution qu’il faut savoir dès le départ ce que l’on veut : adapter un document destiné à être imprimé ou créer un document à destination de l’iPad…

Nous ne manquerons pas de vous informer de la sortie définitive de chaque solution et nous reviendrons alors sur les tarifs pratiqués. Actuellement, Adobe, Aquafadas, Bonnier et Quark annoncent que leurs plug-ins seront gratuits (sauf pour du travail collaboratif) et qu’ils feront payer ce que l’on pourrait nommer par métaphore “des frais d’impression” pour chaque document généré, frais qui seront proportionnels au “tirage”. Une fois de plus, on reprend le modèle économique du papier… Nous attendons d’en savoir plus mais nous nous demandons si certains de ces acteurs ne sont pas un peu trop gourmands…

[Mise à jour]
Adobe vient d’annoncer que la version 5.5 de la Creative Suite sera disponible vers la mi-mai 2011. Photoshop, Illustrator et Fireworks resteront en CS5, les autres logiciels passeront en CS5.5. Attention, cette mise à jour est payante !
InDesign voit sa solution d’export en ePub simplifiée et améliorée et il intégre maintenant DigitalPublishingSuite (DPS, la solution de publication vers les tablettes). Dreamveawer gère le HTML5 et les CSS3 et peut générer des applications pour iOS et Androïd.
Attention il ne sera plus possible de s’inscrire au programme de bêta-test de DPS après le 3 mai 2011 et ce programme sera définitivement fermé le 3 août.
Toutes les informations sur les nouveautés des différentes suites logiciels sont ici : Creative Suite 5.5 Design Standard et la Creative Suite 5.5 Design Premium (toutes deux pour le “print”), sur la Creative Suite 5.5 Web Premium (pour le Web), sur la Creative Suite 5.5 Production Premium (pour la vidéo) sur la Creative Suite 5.5 Master Collection (pour tous les métiers).

Exclu : XO Editions sort du rang, Guillaume Musso sur l’iBookstore

Comment ne pas céder aux charmes de l’iBookstore? Visiblement, XO Editions n’a pas trouvé d’échappatoire et propose depuis cette après-midi le dernier roman de Guillaume Musso, L’appel de l’ange, sur la librairie d’Apple (pour 13,99€ contre 20,90€ pour l’édition papier, 35% de réduction). A noter que cette sortie se fait simultanément à celle de la version papier disponible depuis aujourd’hui en librairie. Les choses ont donc été planifiées.

Cependant, au-delà de l’arrivée d’un des auteurs français le plus vendu en France et à l’international, XO Editions vient briser la politique numérique du groupe Editis qui s’oppose toujours à la commercialisation des titres de ses maisons sur l’iBookstore. Quête d’indépendance ou signe d’un futur mouvement de rapprochement de l’ensemble du groupe avec Apple? Si pour l’instant nous n’avons pas de réponse sur ce point, on peut se demander ce que recherche l’éditeur de Guillaume Musso en effectuant un tel mouvement.

Assurément, la maison de Bernard Fixot vient trouver une meilleure visibilité que celle fournie par une librairie numérique comme la FNAC (qui distribue aussi L’appel de l’ange en numérique). En effet, l’iPad a connu un vif succès dans le monde, et notamment en France. C’est le produit phare du moment. Il est “tendance” pour un auteur à gros tirage de pouvoir se targuer de disposer d’une version iPad de son dernier roman. Dans un secteur du livre numérique encore embryonnaire, la version numérique reste un produit d’appel qui permet de développer une campagne de communication s’adressant à un large panel de lecteurs et en phase avec les enjeux du moment.

En plus de cet argument marketing, l’iBookstore reste la première libraire numérique française. Grâce à son lien direct avec l’iPad (sûrement le dispositif de lecture le plus vendu en France, avec les smartphones, iOS ou Android), Apple a créé un débouché qui gagne en dynamisme de mois en mois. Ainsi, un bestseller peut se vendre à quelques milliers d’exemplaires sur cette boutique. Un score très modeste comparé aux 11 millions d’exemplaires vendus par l’auteur, mais cela est loin d’être anodin dans l’univers du livre numérique tel qu’il existe aujourd’hui en France.

L’argument marketing et financier ont-ils suffi pour que l’éditeur sorte du rang et rompe avec le mot d’ordre d’Editis concernant l’iBookstore? Le choix des éditions XO révèle à quel point cette politique est difficile à tenir pour les éditeurs du groupe, poussés à s’intéresser au numérique mais avec des marges de manoeuvres limitées. Reste à voir si cela va initier un mouvement d’émancipation au sein du groupe. Qui sera la prochaine maison à oser? Univers Poche? Le Cherche Midi ou encore Robert Laffont? Affaire à suivre.

En attendant, L’appel de l’ange trône déjà au sommet du classement des ventes de l’iBookstore…

Des templates pour magazines dans le prochain Xcode?

La nouvelle nous vient du site The Gadget Daily News (via iGeneration) et elle est assez surprenante. Pour contrer le succès croissant des solutions de publication numérique d’Adobe ou de Quark, Apple travaillerait sur des templates directement intégrés à sa plateforme de programmation, Xcode. Ces outils permettraient aux éditeurs de créer des contenus structurés avec des mises en page spécialement pensées pour les produits iOS. L’idée viendrait de l’étroite collaboration entre les ingénieurs d’Apple et de News Corp. sur The Daily. De cette manière, Apple s’assurerait d’avoir une solution fonctionnant de manière optimale avec l’iPad et l’iPhone, notamment sur le point de l’expérience utilisateur. Bien entendu, l’intégration avec les solutions de paiement de la marque serait obligatoire.

Reste à voir de quelle manière ces templates pourront s’intégrer dans la chaîne éditoriale déjà existante des éditeurs. Sur ce point, les personnels sont déjà bien formés à l’utilisation de la suite Adobe ou des solutions de Quark et le passage à celle d’Apple sera une dépense supplémentaire pour répondre à une demande limitée (même si l’iPad reste la tablette la plus vendue aujourd’hui). Feront-ils le pas? A un moment où les relations entre les éditeurs et la firme de Cupertino sont qualifiées de “tendues”, rien est moins sûr…

Apple fait de la pub pour iBooks

A l’occasion du lancement d’une campagne publicitaire d’envergure pour promouvoir l’iPhone 4, Apple vient de réaliser un spot entièrement consacré à l’expérience iBooks sur iPhone. Même si la lecture sur un écran 3,5″ pouces reste moins évidente que sur reader ou iPad, l’écran Retina Display de l’iPhone 4 offre un confort de lecture étonnant et iBooks demeure un modèle d’ergonomie et de simplicité en matière d’application de lecture.

iPad : la seule et unique tablette aux yeux des américains?

Depuis une semaine, les cabinets d’analystes frétillent autour de la sortie du nouvel iPad. Combien d’unités seront vendues en 2011? Est-ce que la concurrence fera le poids? Etc. La dernière étude de ChangeWave (réalisée sur un public de 3091 personnes) vient bousculer l’idée que la tablette d’Apple trouverait un véritable dans le courant de l’année. Ce sont 27% des personnes sondés qui se sont présentées comme planifiant l’achat d’une tablette (contre 25% l’année dernière). Mais le plus important : 82% des futurs acheteurs d’une tablette comptent se diriger vers l’iPad, tandis que seuls 4% d’entre eux se tourneront vers la Motorola Xoom, 3% vers la Playbook et aussi 3% vers la Galaxy Tab.

De plus, les possesseurs de la version 1 ne sont pas déçus par leur achat, 70% d’entre eux se déclarant “très satisfait” par le produit. Dommage que ChangeWave n’est pas demandé la même chose aux possesseurs d’autres tablettes, même si la cible se limite pour l’instant qu’aux utilisateurs de Galaxy Tab et d’Archos. En tout cas, voilà qui confirme que l’iPad 2 risque d’être un succès auprès de nouveaux utilisateurs. Apple a encore une belle avance sur la concurrence.