Archive for the ‘Décryptage’ Category

Lecture numérique : précisions sur le vocabulaire

Nous avons pu recevoir ces derniers temps quelques commentaires de lecteurs nous indiquant leur mécontentement, incompréhension, étonnement à voir eBouquin relayer des informations concernant l’iPad. Il nous était reproché de sortir de notre ligne éditoriale, de nous éloigner du livre électronique et des readers. Il est vrai qu’Apple a souvent tenu le devant de la scène sur eBouquin ces dernière semaines en raison des récentes annonces et de leurs répercussions sur l’ensemble des secteurs du web et de l’édition. Pour autant ces commentaires nous ont permis de confirmer cette impression de confusion qui émane autour du livre électronique, aussi bien auprès de certains de nos lecteurs que de la presse généraliste, notamment au niveau de l’emploi des termes.

Nous aimerions donc réagir publiquement à ces remarques en apportant quelques précisions concernant notre ligne éditoriale et en faisant le point au niveau du vocabulaire employé.

La vocation première d’eBouquin.fr étant d’apporter à nos lecteurs des analyses claires et pertinentes concernant l’actualité de la lecture numérique, voici donc quelques éléments pour permettre de mieux comprendre notre démarche et suivre notre raisonnement et notre positionnement vis à vis de l’actualité.

  • Qu’est ce que la lecture numérique ?

Basons nous tout d’abord sur le terme de lecture numérique. On pourrait presque voir dans cette expression un oxymore, lecture faisant référence à une pratique ancestrale et numérique faisant écho à une technologie nouvelle. C’est précisément l’objet de notre site : observer et analyser la rencontre/confrontation entre deux mondes, deux époques très différentes, évoluant dans des espaces distincts, avec des rythmes propres à chacun.

La lecture numérique c’est le rendez-vous de l’industrie du livre, le monde de l’édition, de la presse, du papier, avec celui de l’Internet, de l’instantané, de l’information à profusion. Notre objet d’étude est passionnant, mais extrêmement délicat tant il présente des enjeux et des intérêts différents selon les parties. On le voit d’ailleurs selon que l’on se place du point de vue d’un éditeur, d’un libraire, d’un bibliothécaire, d’un auteur ou d’un lecteur. On peut également appréhender sa complexité au travers de questions récurrentes concernant les DRMs, le prix, la propriété, le partage des livres.

La lecture numérique englobe donc le livre, mais aussi les nouvelles technologies. Il convient ainsi de parler des nouvelles façons de lire, d’écrire, de consulter des informations, d’accéder à des documents écrits.

  • Contenu vs. contenant

La lecture numérique est polysémique. Elle peut faire référence tout d’abord au livre électronique, appelé également eBook. C’est à dire au contenu, à ce simple fichier numérique pouvant prendre la forme d’un texte numérisé (scanné ou édité sur ordinateur). Il peut être un roman, une nouvelle, ou encore un manuel scolaire. Cela peut être également des documents personnels créés via un traitement de texte ou un tableur.

Ces contenus présentent des enjeux au niveau de leur forme et de leur format. Actuellement nous connaissons des formats répandus tels que .pdf, .doc, .txt, .html, et en découvrons de nouveaux : .epub, .mobipocket. Il s’agit là cependant de formats “figés” idéals pour la consultation mais pas pour l’interaction. Or le livre de demain sera selon nous un livre vivant, animé et connecté, avec lequel communiquer, interagir. Il intègrera en plus du texte des éléments multimédias avec des vidéos, de la musique, des possibilités d’annotations, de copier/coller, de recherches documentaires intégrées.

La lecture numérique pose également la question des contenants, c’est à dire des appareils à même de lire ces nouveaux types de livres.

  • Plusieurs types de supports

1. L’ordinateur

Le premier appareil, le plus populaire et le plus répandu est notre ordinateur. C’est par lui que nous créons aujourd’hui la majorité de nos documents numériques et consultons des informations. Il s’est progressivement imposé comme l’outil le plus utilisé pour la lecture. Or vous conviendrez que ce n’est pas réellement l’appareil le plus optimal pour le confort de lecture. Nous nous efforçons donc de vous présenter des alternatives à l’ordinateur et des services ouvrant de nouvelles perspectives de lectures ou favorisant la lecture de documents écrits via ordinateur. (Relay, LeKiosque, Kindle for PC…).

2. Les readers

Parlons à présent des lecteurs de livres électroniques, appelés également liseuses et plus connus sous le nom de readers. Ce sont actuellement les appareils dont on entend le plus parler, tout simplement parce que le secteur de la lecture numérique est en plein essor et que les readers se présentent comme des produits dédiés, spécialisés. Les arguments mis en avant ? Autonomie incroyable, technologies d’écran se rapprochant du confort du papier (E-Ink, SiPix et prochainement Liquavista ou Mirasol), fatigue visuelle moindre. Les readers constituent donc l’élément central de notre ligne éditoriale compte-tenu des innovations qu’ils apportent. Il ne faut pas oublier cependant que la lecture numérique est un sujet vaste, et elle ne saurait se limiter aux simples readers.

3. Les smartphones

D’ailleurs la lecture numérique c’est aussi la lecture en mobilité, n’importe où et n’importe quand. Avec l’émergence des smartphones, et notamment de l’iPhone, les gens prennent l’habitude de lire depuis leur téléphone mobile, de consulter rapidement l’actualité, leurs mails dans le métro, la rue. En raison de leur taille réduite, ils invitent à repenser la lecture et donnent de nouveaux champs d’explorations pour les auteurs avec des histoires courtes, des épisodes à suivre etc.

4. Les tablettes Internet

Enfin arrive la question des tablettes Internet et de l’iPad. Nous considérons ce produit comme la combinaison des trois appareils évoqués précédemment : un ordinateur portable permettant entre autres fonctions de lire des livres électroniques. Il constitue selon nous un appareil hybride, multifonctions et évolutif à même de redéfinir notre rapport au livre et à la lecture. Nos livres, nos romans, nos bandes dessinées, nos documents personnels/professionnels, nos mails, nos journaux, nos magazines, nos sites d’informations enfin rassemblés, organisés et consultables depuis un seul et même endroit.

Pour nous tablettes et readers n’ont pas vocation à se concurrencer, mais bel et bien à se compléter, voire, à terme, à fusionner en empruntant les points forts de chaque appareil : autonomie, confort de lecture pour les readers, interactivité, connectivité et polyvalence pour les tablettes.

  • Conclusion

Ainsi vous l’aurez compris, eBouquin s’intéresse à une grande variété de sujets pour permettre nos lecteurs d’appréhender les enjeux du livre et de la lecture numérique dans leur globalité. Notre spécialisation est la lecture numérique et toutes les tenants que cela implique. Les readers, la technologie e-Ink, ne sont qu’une composante de notre ligne éditoriale.

Pour vous aider à découvrir et/ou connaître tous les tenants et aboutissants de la lecture numérique, nous avons décidé de mettre en place un Wiki, de créer un espace depuis lequel retrouver facilement des informations concernant un domaine en particulier. Celui-ci est pour le moment très peu rempli, mais est amené à évoluer progressivement, avec votre concours, et nos articles explicatifs.

Enfin, et toujours pour essayer de vous donner les clés pour comprendre les évènements actuels, nous allons lancer prochainement un forum pour réagir aux articles ou discuter sérieusement d’un sujet précis.

En espérant que ces précisions vous permettent de mieux cibler notre approche.

Au plaisir de vous retrouver quotidiennement sur eBouquin.

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iPad : Les éditeurs de presse peaufinent leurs offres

Si l’iPad ne révolutionnera pas forcément la lecture de simples ebooks en ePub (mais ouvre d’autres perspectives), la situation risque d’être bien différente du côté de la presse. La majorité des éditeurs de presse travaillent avec acharnement sur leurs premiers produits pour la tablette d’Apple. Il s’agit de proposer au moins un titre pour la sortie de l’iPad. Et certains d’entre eux ont pris de l’avance et entendent bien la conserver.

En effet, le groupe Condé Nast mène depuis plusieurs années des expériences pour faire entrer ses titres dans l’ère du numérique. Avec comme fer de lance Wired, magazine sur les tendances de l’ère numérique, dont la première vidéo de sa version pour tablette a fait grand bruit, Condé Nast cherche à développer un véritable savoir-faire numérique. Après quelques errements notamment concernant la technologie employée pour ses applications – les technologies Adobe Air et Flash ne sont pas compatibles avec l’iPad, cf. notre précédent article -, le groupe de presse compte décliner la grande majorité de ses titres en numérique. En effet, le New York Times a mis la main sur une note interne à Condé Nast qui revèle le planning numérique du groupe.

GQ inaugurera l’iPad pour Condé Nast, avec le numéro d’avril adapté pour cette dernière. Pour rappel, GQ est déjà distribué sur l’iPhone et a connu un certain succès, l’éditeur avance donc en terrain connu. Wired et le Vanity Fair suivront en juin et une sortie en numérique pour Glamour et The New Yorker est planifiée pour l’été. Avec cinq titres de son catalogue disponibles pour l’iPad d’ici l’été, Charles H. Townsend, président du groupe Condé Nast, a des chances d’atteindre la position de leader que son entreprise cherche à avoir sur l’iPad. Il est également important de noter qu’il s’agit d’une expérience grandeur nature si bien que plusieurs modes de commercialisation seront explorés (achat au titre ou par abonnement) et différents tarifs. Au niveau technique, Condé Nast s’attaquera au numérique avec deux technologies.

Tout d’abord, comme nous l’avons abordé avec Wired, les solutions d’Adobe seront utilisées dans un premier temps, épaulées par l’iPhone Packager, pour rendre compatible le contenu Adobe Air et Flash avec les appareils mobiles d’Apple. D’ailleurs, Adobe a directement pris part au développement. Le reste des applications seront développées en interne, et disponible via l’App Store d’Apple. Seul Wired sera disponible, dans un premier temps, sur plusieurs plateformes. Si l’iPad sortira officiellement dans un peu plus d’un mois, aucune date de commercialisation pour les premières tablettes Android (comme l’Adam de Notion Ink) n’a encore été planifié. On comprend donc le choix de privilégier d’Apple dans une première phase, même si cela risque d’aller en augmentant si aucun concurrent ne se présente. En tout cas, le nombre de titres proposés par Condé Nast augmentera à l’automne.

Condé Nast n’est pas le seul groupe intéressé par la lecture sur tablette. L’agence Associated Press compte adapter son application pour iPhone aux codes de l’iPad. Il en sera de même pour le Wall Street Journal qui développe actuellement une application dédiée à l’iPad. Pour l’instant on n’en saura pas plus, Rupert Murdoch ayant précisé que le développement est tenu secret et qu’Apple suit de très près le travail de ses équipes. A la différence de Condé Nast, Rupert Murdoch a indiqué qu’il ne se limiterait pas à la tablette d’Apple et que ses titres seront compatibles avec une demi-douzaine d’appareils d’ici un an.

En France, nous avons peu d’informations quant aux développements en cours mais il est fort probable que les grands quotidiens ou magazines déjà présents sur l’iPhone travaillent activement à la réalisation d’une application spécifique pour l’iPad. D’autres sociétés comme LeKiosque, Relay.com ou encore MiLibris doivent aussi s’intéresser à ce nouveau produit qui représente une réelle opportunité pour le développement de leurs services respectifs. Avec l’émergence des tablettes multimédias, la presse dispose désormais d’une plateforme privilégiée pour trouver un modèle économique viable dans le numérique et séduire un nouveau lectorat.

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A lire en ePub : les dossiers Bifrost et Alphabet de l’Espace

Vous souvenez vous du dossier Bifrost sur le livre électronique et de l’entretien avec les Editions Alphabet de l’Espace, réalisés il y a quelques semaines en collaboration avec Clément Bourgoin et Nicolas Fougerousse ?

Nous avons le plaisir de vous annoncer aujourd’hui la disponiblité de ces rapports au format ePub pour pouvoir les lire en intégralité depuis votre reader. Les fichiers ont été générés grâce à l’excellente plateforme de la Poule ou l’Oeuf, que nous utiliserons vraisemblablement pour le wiki d’eBouquin.

Vous trouverez ci-dessous les fichiers PDF et ePub pour chaque dossier.

Bonne lecture.

Télécharger le dossier BifrostTélécharger le dossier Bifrost

Télécharger le dossier Alphabet de l'EspaceTélécharger le dossier Alphabet de l'Espace

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iPad : Penguin Books montre la voie

Pour John Makinson, président de Penguin Books, une chose est claire : “L’iPad représente la première véritable opportunité de créer un modèle de distribution payant qui sera attractif pour le consommateurs”. La tablette d’Apple serait également le premier outil, accessible au grand public, qui permettra aux auteurs et aux éditeurs de proposer des contenus renouvellés. En effet, à John Makinson d’indiquer que “la plupart des contenus que nous allons créer à partir de maintenant seront des applications, qui seront vendues sur l’app Store et en HTML, plutôt que sous la forme d’ebooks. La définition même du livre est à réinventer (…) Nous allons encapsuler de l’audio, de la vidéo, du streaming dans tout ce que nous ferons. Le format .epub, qui est à présent le standard pour les ebooks, est conçu pour s’adapter au texte narratif traditionnel, mais pas le genre de contenu dont nous sommes en train de parler.”. Ces paroles, rapportées par le site anglosaxon PaidContent et Virginie Clayssen, sont révélatrices de l’engagement pris la maison d’édition pour amorcer la révolution du contenu, que nous attendons tant. Mais au fait, à quoi ressembleront les futurs livres numériques de Penguin Books?

Livres interactifs pour enfants, livres d’anatomie, livres connectés à une communauté virtuelle, guides de voyages ou encore manuels d’astronomie, Penguin Books ne présente pas une gamme particulière de produits mais toutes les grandes séries de son catalogue en version numérique. Pour chaque type de publication, la façon dont le lecteur navigue dans le contenu et interagit avec lui est totalement nouvelle. Certes, ce n’est pas sans rappeler la tendance de CD culturels multimédias qui ont connu leur heure de gloire à la fin des années 90 avant de tomber progressivement en désuétude.

Cependant trois atouts majeurs viennent dire que le successeur de ce concept, décliné sur une tablette va connaître le succès : tout d’abord, comme le signalait précedemment John Makinson, la question du système de commercialisation. Ces livres-applications seront proposés avec un large éventail de prix, bien inférieur à celui des anciens CD, depuis les boutiques d’application. Quant au pourcentage qui revient à Apple sur chaque vente (30%), le président de Penguin Books n’est pas inquiet. Dans le monde de l’imprimé le distributeur prend environ 50% du prix de vente, si bien que l’éditeur percevra plus d’argent avec le numérique. Deuxièmement, les CD multimédias obligeaient le lecteur à se trouver face à son ordinateur (bien souvent fixe à l’époque). A l’inverse, l’iPad sera une tablette totalement mobile, permettant ainsi au lecteur de lire là où il le souhaite. L’écran tactile multitouch change aussi le rapport du lecteur au contenu, il est en contact avec lui, comme avec un livre papier. Enfin, l’auteur et l’éditeur n’ont pas de limites à leur créativité. On pourra tout aussi bien réaliser un guide de voyage qui se modifie en fonction du lieu dans lequel le lecteur se trouve ou envoyer une carte postale directement depuis l’application. La version enrichie du livre d’anatomie permettra à l’étudiant d’accéder à des dessins en coupe transversale ou encore des modélisations en 3D.

Le plus formidable : l’auteur est remis au centre de ce nouveau contenu tout comme le lecteur qui va pouvoir découvrir un contenu plus interactif et avec une valeur ajoutée propre au numérique. Enfin, l’éditeur garde son rôle d’architecte, celui qui met en forme. Bien entendu, la création de telles applications ne se fait pas réellement à l’aide de systèmes de PAO mais plutôt de programmation. Les maisons d’éditions vont devoir amorcer une mue pour créer des équipes éditoriales 2.0 capables de réaliser du contenu multimédia de grande qualité. Qui l’eut cru ? Le livre au carrefour de tous les arts? Désormais, plus personne ne pourra dire que ce média est “ringard”. Mais cela réussira-t-il à rendre la lecture plus “cool” à ceux qui y sont étrangers ?

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CeBIT : Une première vidéo pour l’Asus DR-900

Après des photos de presse dévoilées par mégarde et un communiqué de presse en début de journée, l’équipe d’Engadget a pu enfin tenir en main le premier reader d’Asus, le DR-900, lors du CEBIT qui se tient actuellement à Hanovre. Le reader est plutôt léger et son format est sensiblement comparable à celui du Kindle DX. Comme tous les readers grand format, le DR-900 affiche magnifiquement bien les PDF, quasiment en taille réelle lorsqu’ils sont formatés A4. En revanche, l’appareil semble manquer de réactivité et l’interface tactile peu sensible. La journaliste est obligé d’appuyer fortement sur l’écran alors que celui-ci n’est pas résistif (capte la pression appliqué sur la couche tactile) mais bien capacitif (contrairement à ce qu’elle indique dans la vidéo). Bien entendu, il s’agit encore d’un prototype qui devrait connaître des améliorations avant la sortie de la version commerciale.

Pour rappel, le DR-900 bénéficiera d’une connexion WiFi en série et de la 3G en option. L’autonomie annoncée serait de 10 000 pages vues, un score très honorable pour un reader 9 pouces. Au niveau de l’écran, il s’agira sûrement d’un modèle epaper SiPix tactile capactif avec une résolution 1024*768. Vous pourrez stocker vos fichiers aux formats PDF, TXT, MP3 et EPUB sur 4 Go de mémoire interne. Signalons également l’existence d’un version blanche, même si cela ne nous aide pas à savoir quand le DR-900 sera disponible ni à quel prix.

MAJ : Le Mobile World Congress à peine terminé voici que Charbax, globe-trotter high-tech, est déjà au CEBIT pour prendre en main les derniers gadgets dont le nouveau reader d’Asus. Il confirme que le produit est équipé d’un écran SiPix capacitif de 9 pouces. L’ensemble fonctionne à l’aide d’un système Linux mis en mouvement par un processeur Samsung (contrairement aux habituels processeurs Freescale). La présence d’un port MicroSD est également signalée, ce qui permettra d’étendre la mémoire interne du produit. Le design du produit est plutôt réussi, tout comme celui du logiciel. Vous serez ravi d’apprendre que le DR-900 sera équipé d’un lecteur de flux RSS ainsi que d’un navigateur web.

Autre détail important : la référence du reader, Asus DR-900 GW pour “Global Wireless”. On peut donc s’attendre à un seul modèle pour le monde entier, permettant ainsi à Asus de réaliser des économies d’échelle pour réduire le prix vente de son reader. La firme taiwanaise s’apprête-t-elle à réitérer l’exploit réalisé avec son EEEPC dans l’univers des ordinateurs portables, en venant bousculer le secteur émergeant des lecteurs numériques?

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Les conférences numériques du Salon du Livre décryptées


La semaine dernière, eBouquin vous proposait le programme du Salon du Livre de Paris (nouvelle dénomination officielle de l’évènement) 2010. A un mois de l’événement, voici quelques précisions.

Tout d’abord l’espace de dem@in. Comme d’habitude, il sera consacré à la lecture numérique : contenus éditoriaux et appareils de lectures. Ce sera l’occasion de découvrir un très grand nombre de marques, avec certains modèles qui ne sont pas encore disponibles sur le marché : Nook, iRiver, Hanvon, Nemoptic (ce serait une première !) et, sous réserve, Plastic Logic, Samsung et Spring Design.
Ensuite, nous avons opéré une sélection parmi les 28 conférences “numériques”, susceptibles de vous intéresser.

Tous public
• eBooks 2010, acte II Vendredi 26 mars  14h00 – 15h30
Si vous lisez régulièrement eBouquin, vous ne devriez pas apprendre grand chose sur les prochaines sorties des lecteurs ebooks. Mais si vous venez de nous découvrir, ce sera l’occasion d’avoir un résumé “visuel” des tous derniers appareils dont nous parlons depuis quelques mois déjà. Certains modèles qui ne sont pas encore disponibles en France seront peut-être présentés lors de la conférence.

• Lecture sur support numérique, où en est la recherche ? Samedi 27 mars 17 h00 - 18h30
Là encore, les habitués de notre site savent ce que “demain” apportera : écran multi-touche, tablettes comme l’iPad ou technologies mixtes – LCD/encre électronique.

• La réalité augmentée, qu’est-ce que c’est ? Samedi 27 mars 15h30 – 17h00
Les livres électroniques ne sont pas encore concernés par cette technologie dont vous pouvez découvrir des applications concrètes sur iPhone (logiciel AroundMe), sur les paquets de Chocapic-Arthur ou dans le livre Dokéo Comprendre comment ça marche ! des éditions Nathan, mais ça viendra surement !

Pour les lecteurs
• La nouvelle bataille du livre numérique : lecteur eBook contre Apple iPad Dimanche 28 mars  15h30 – 17h00
Si eBouquin attend la sortie de l’iPad pour le comparer avec les appareils à encre électronique, cette conférence peut être l’occasion de découvrir un point sur lequel nous n’avons pas encore beaucoup insisté : l’évolution des modèles économiques (presse, éditeurs de livres, concurrence avec Amazon, etc.). En effet, l’iBook Store suscite de grosses interrogations, surtout si Apple réussit à reproduire la même qualité de service qu’avec l’iTunesMusicStore…

• Alors… vous lirez avec ou sans DRM ? Dimanche 28 mars  11h00 – 12h30
Sans doute l’un des enjeux les plus importants du livre numérique, aussi bien pour des raisons éthiques (est-il normal qu’un lecteur ne “contrôle” plus un texte librement et légalement acheté ?), qu’économiques (les DRM sont-ils un frein ou une incitation au piratage ?) ou pratiques (je change de lecteur, vais-je devoir racheter mes fichiers numériques ?!). Réponses avec explications concrètes sur les différents formats des livres numériques.

• Les enfants du numérique, chronique d’une révolution annoncée Dimanche 28 mars  17h00 – 18h30
Si la proportion des romans numériques est faible par rapport aux romans “papier”, celles des livres de jeunesse l’est encore plus, quasiment inexistante pourrait-on dire. Mais avec l’arrivée massive de la couleur et de l’interactivé, les livres jeunesses numériques restent d’autant plus à inventer qu’ils vont concerner un public ” né avec le numérique”.

Pour les libraires

La place de la librairie sur Internet Lundi 29 mars  10h00 – 11h30
Le libraire, acteur-clé de la distribution du livre numérique Lundi 29 mars  11h30 – 13h00
C’est un sujet qui revient régulièrement dès que l’on parle de “livre numérique” : les métiers de la librairie vont-ils disparaître ? Deux conférences complémentaires, l’une plus axée sur la présence des libraires sur le Web, l’autre envisage la place du libraire dans la “nouvelle” chaîne du livre.

Pour les bibliothèques

e-Bibliothèques, les bibliothèques face à l’arrivée du numérique Vendredi 26 mars 15h30 – 17h00
Tout comme le métier de libraire va évoluer, celui de bibliothécaire va devoir se réinventer pour continuer à proposer un service avec une “valeur ajoutée” dans le cadre du flux numérique que nous évoquions ci-dessus.
Rappelons que deux bibliothèques en région parisienne (Boulogne et Issy), propose le prêt de livres électroniques avec du contenu et qu’il est possible de consulter des livres électroniques à la BPI de Beaubourg. En province, deux bibliothèques (universitaire à Angers et municipale à la Roche-sur-Yon) sont à l’origine d’expérimentation sur “l’emprunt numériques” d’ouvrages numériques et/ou de livres électroniques.

Pour les éditeurs

Pour une gestion intégrée des contenus éditoriaux et des processus Mardi 30 mars  11h00 – 12h30
Multisupport : les éditeurs vers l’autonomie de production Lundi 29 mars  11h00 – 12h30
Numérisation et développement d’une offre ebook pour les éditeurs Vendredi 26 mars  11h00 – 12h30
Trois conférences assez similaires (si ce n’est que la première “contiendrait” en partie les deux autres) et sans doute plus techniques que les précédentes. Avec l’arrivée du livre électronique, la chaîne du livre devient entièrement numérique. Le livre est écrit, mis en page, stocké, diffusé et lu sous forme numérique. Donc tout le flux du texte est géré par ordinateur.
La première conférence concerne justement la gestion de ce flux : comment gérer un texte de son arrivée dans le flux à sa diffusion électronique (ordinateur, smartphone, livre électronique, console de jeux, etc.) ou imprimée. La deuxième conférence mettra l’accent sur la production du texte vers les différents supports numériques. La troisième s’oriente plus sur  la gestion du texte vers les seuls livres électroniques.

Techniques numériques et politique éditoriale Lundi 29 mars  14h00 – 14h30
Cette conférence sera un bon complément des trois précédentes puisqu’un éditeur apportera son témoignage sur ce flux de production de texte vers différents supports, électroniques ou imprimés.

Internet, lieu d’échange et de promotion des livres Lundi 29 mars  14h30 – 16h00
Le référencement dans les moteurs de recherche, le Web 2.0, les blogs littéraires,les web TV sont autant d’outils à la disposition des éditeurs pour la promotion et le e-marketing.

A vous de faire votre choix !

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FT Press revoit sa stratégie et adapte son offre numérique


L’éditeur Pearson Education et sa marque FT Press se sont lancés dans une vaste opération autour leurs titres : après la publication numérique de quatre titres à succès dans leur forme complète, ils ont décidé d’abandonné cette stratégie. Pourquoi donc? FT Press édite des essais sur l’économie et le management à destination des lecteurs habitués au journal éponyme, le Financial Times. Cependant, lorsque la question de la numérisation des titres a été abordée, l’éditeur s’est vite rendu compte que la forme même de ses ouvrages n’était pas adaptée à la lecture numérique. Plutôt qu’une simple transposition sans réelle valeur ajoutée (si ce n’est le gain de place et le bénéfice de l’interactivité), FT Press a adopté une démarche plus intelligente pour mettre en valeur le contenu de ses auteurs.

Une nouvelle gamme numérique a été conçue pour l’occasion comprenant deux collections : les Elements et les Shorts. Les titres de la collection Elements se concentre chacun sur concept, en rapport avec la vie quotidienne ou la vie professionnelle, extrait des titres déjà publiés par FT Press. Sur un sujet bien précis, ces textes offrent des perspectives et des solutions au problème abordé, le tout en 1000 à 2000 mots. Chaque texte de la collection Elements sera vendu pour 1,99$. La collection Shorts sera constituée de contenus originaux, grâce à un partenariat avec New Word City, un éditeur spécialisé dans les questions du management d’entreprise et dont pour lequel certains spécialistes écrivent régulièrement. Là encore, chaque titre développera un thème dans une forme un peu plus longue (4000 à 5000 mots) mais qui reste parfaitement lisible sur un appareil mobile. Il faudra compter 2,99$ pour un ouvrage de la collection Shorts.

Pour Jim Champy, spécialiste du management et contributeur régulier chez FT Press, la création de cette nouvelle gamme de produits numériques est tout à fait pertinente. “Il y a des gens qui veulent seulement accéder à certains de vos écrits” indique-t-il avant de rajouter, “Je ne pense pas qu’ils ont un appétit pour lire un livre professionnel long et difficile.”. Le constat est-il réaliste et la tendance au “digest” se confirme ou bien Jim Champy nous propose une simplification un peu sévère? En tout cas, FT Press rendra disponible sa nouvelle gamme sur toutes les plateformes les plus en vogue, comme l’AppStore mais aussi Amazon, Barnes&Noble et le Sony eBook Store. Actuellement, ce sont plus de 240 titres qui sont sur le point d’être rendus disponibles en numérique avec, d’ici la fin de l’année, un objectif de 500 textes. FT Press disposera alors d’une offre numérique de taille et pensée spécialement pour le numérique. Voilà qui devrait faire de cet exemple un cas d’école.

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DynamicBooks : les ebooks sur mesure par Macmillan


Pourquoi continuer à proposer des livres statiques et non-modifiables à l’ère du numérique? La maison d’éditions Macmillan, leader sur le marché des manuels universitaires aux Etats-Unis, lance un nouveau concept difficilement définissable mais assez innovant. S’il fallait s’essayer à une définition, il s’agirait d’une plateforme de lecture et de composition d’ebooks, répondant au nom de DynamicBooks.

A partir d’ouvrages universitaires de référence édités par Macmillan, les enseignants pourront composer leur propre version d’un manuel, plus en adéquation avec leur cours. Comme l’indique le New York Times, les manipulations s’effectuent depuis la plateforme DynamicBooks et cela peut tout aussi bien consister en une réorganisation de l’ordre des chapitres qu’en la modification d’un passage qui s’avère être en désaccord avec le cour du professeur. De plus, l’enseignant peut ajouter toutes sortes de contenus de son choix (des schémas comme liens hypertextes ou encore des animations multimédias).

Une véritable alternative au simple manuel universitaire numérisé? Peut-être bien. Nul doute que les professeurs apprécieront la possibilité de composer leur propre manuel à partir d’ouvrages de références. Du côté des étudiants, ils disposeront d’un support de cours de qualité et en adéquation avec le cours qu’ils suivent. De plus, le titre final sera environ 50% moins cher (compensant ainsi l’impossibilité de revendre le livre d’occasion) que la version papier originale. L’étudiant pourra accéder au contenu depuis un ordinateur, son iPhone ou son iPad, mais aussi commander une édition papier (en impression à la demande) du livre modifié par son enseignant. Le lancement des 100 premiers titres est prévu pour le début du moins d’août.

Allons nous voir arriver un concept semblable en Europe et en France? L’idée du manuel recomposable est un vieux serpent de mer de l’édition universitaire et plusieurs grands éditeurs nationaux travaillent aujourd’hui sur des solutions semblables aux DynamicBooks. Pour l’instant, aucune commercialisation est encore planifiée mais l’éventuel succès des DynamicBooks poussera sûrement les éditeurs français à commercialiser leurs innovations.

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Ave!Comics 2.0 fait le plein de nouveautés


Ave!Comics frappe un grand coup avant l’arrivée de l’iPad fin mars. L’équipe d’Aquafadas vient en effet de procéder à une refonte intégrale de son site web et à la mise à jour de son application iPhone.

La navigation sur le site a été totalement repensée, avec notamment la réorganisation de l’espace Boutique et Bibliothèque, et l’apparition de nouvelles rubriques pour accéder aux bandes dessinées par collection, auteur ou catégorie. La version 2.0 intègre une vraie dimension communautaire avec la possibilité de se connecter à Ave!Comics depuis son compte Facebook, d’offrir des bandes dessinées à ses amis ou sa famille ou encore de partager des extraits de BDs sur Twitter, Facebook ou son propre blog.

Mais ce n’est pas tout, Ave!Comics introduit également de nouvelles offres avec la carte Ave!Comics permettant d’acheter/offrir des crédits, de payer ses BDs en points et d’obtenir des réductions avantageuses.

Par ailleurs votre compte Ave!Comics fonctionne aussi bien sur le site que dans l’application iPhone pour accéder à vos BDs achetées sur la plateforme de votre choix.

Toutefois l’innovation principale réside indubitablement dans le nouveau moteur de rendu du lecteur de BD. La lecture en ligne est tout simplement impressionnante et bluffante d’intuitivité. On obtient ainsi un confort de lecture sur ordinateur insoupçonné par le biais d’une navigation animée qui vous transporte automatiquement vers la prochaine planche. Le constat est le même sur iPhone, puisque le nouveau lecteur crée une sorte de parcours animé pour naviguer naturellement entre les planches.

Avec ce nouveau site Ave!Comics affirme véritablement sa place de leader de la BD numérique et place la barre très haut pour la concurrence. Son nouveau lecteur est un modèle d’ergonomie et réconcilierait n’importe qui avec la lecture sur écran.

Tous les éléments semblent en place pour offrir une expérience formidable sur l’iPad

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Qooq : un logiciel innovant dans un hardware accessoire

qooq
Vous vous souvenez de cette fameuse tablette, la Qooq ? Oui, ce livre de cuisine à la sauce 2.0 et au design qui ne laisse pas indifférent. Le site GenerationMP3 a eu la chance de pouvoir tester l’appareil et réaliser deux vidéos. La conclusion dressée par le journaliste rejoint assez bien l’avis que nous avons sur la Qooq :

“Notre avis à chaud : un beau concept, tout semble bien pensé que ce soit le hardware (à la fois tendance mais résistant, même si le modèle de démonstration avait un peu souffert) ou le software avec une distribution Linux construite de A à Z autour du thème culinaire. Reste qu’il s’agit d’un marché de niche vu que le produit est hyper spécialisé et qu’il faut débourser 349 € pour la tablette ainsi que 12,95 € par mois pour un abonnement vous permettant de rivaliser ensuite avec Cyril Lignac !”

En effet, il s’agit d’un bel objet mais qui pèche par son hyperspécialisation. Elle ne justifie pas son prix, 349€, qui place cette tablette dédiée à la cuisine dans la fourchette de prix d’un netbook moyenne gamme. Et pour une centaine d’euros de plus, on peut acquérir une tablette polyvalente. Pourtant, le logiciel avec lequel fonctionne la tablette Qooq pourrait faire pâlir plus d’une application de cuisine pour iPhone ou tablette interactive. Dès lors, on peut imaginer retrouver le programme Qooq sur la tablette dédiée pour venir se loger dans une iPad. L’application payante garderait sa formule d’abonnement pour accéder au contenu culinaire, la force du service Qooq, et pourrait ainsi toucher un public plus large que les uniques acquéreurs de la tablette.

La tablette Qooq est avant tout un logiciel de grande qualité qui fait avancer le concept de livre de cuisine 2.0, mêlant à la fois recette interactive et la qualité d’une web TV culinaire. Bref, le service Qooq aurait sûrement de quoi séduire sans sa coquille originelle. Aurons-nous le droit à une application pour tablette Android ou iPad à la sortie de celle-ci?

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Le débat d’eBouquin #1 : les DRM

Nous vous l’annoncions il y a quelques semaines : eBouquin démarre une nouvelle formule et à l’heure où le marché du livre électronique est en pleine mutation, il nous paraît de plus en plus important d’inciter notre communauté à s’exprimer.

Il s’agit pour nous d’instaurer un véritable dialogue entre lecteurs et acteurs du livre pour faire connaître et entendre le point de vue des consommateurs.

Aussi nous aimerions tenter un pari, le pari d’établir une relation privilégiée entre lecteurs, éditeurs, auteurs et libraires, de façon à créer une synergie, développer un échange constructif et avancer tous ensemble.

Nous avons donc décidé d’accorder à nos lecteurs un espace d’expression privilégié, à partir duquel, pendant une durée déterminée, chacun pourra venir exprimer ses idées, son point de vue, ses peurs, ses déceptions sur une thématique donnée.

Nous nous chargerons ensuite de sélectionner les contributions les plus intéressantes et de synthétiser l’ensemble des interventions afin de les transmettre auprès des acteurs concernés, auxquels nous essaierons de demander des réponses concrètes à vos questions.

L’objectif est double :

- donner à nos lecteurs la capacité de faire entendre leur voix et de peser.

- donner aux entreprises un aperçu des attentes des consommateurs autour du livre et de la lecture numérique.

Pour plus de pertinence, nous découperons les débats selon plusieurs thématiques. Aujourd’hui, et jusqu’à la fin de la semaine, nous nous intéresserons à la question des DRM.

Nous vous invitons donc tous à venir réagir pour apporter votre contribution et nous aider à éclaircir la position des consommateurs sur cette question. Le sujet est volontairement vaste, de sorte que chacun – expert ou non- soit libre de s’exprimer.

Comme nous vous le disions récemment, eBouquin avance grâce à vous et avec vous. Mais nous avions omis de préciser : eBouquin avance également et surtout pour vous.

Merci d’avance pour vos interventions.

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Zinio vs. PaperNow : le futur de la presse sur iPad ?

Alors que les pré-commandes de l’iPad devraient commencer à partir du 25 février et le début des livraisons fin mars, de nombreux éditeurs de presse s’affairent pour réaliser une version optimisée de leur journal/magazine. Outre les problèmes pour déterminer les conditions tarifaires de ces nouveaux produits, rencontrés notamment par le New York Times, se posera prochainement le soucis de la multiplication des applications dédiées, à l’instar de ce qui arrive actuellement sur l’iPhone. Aussi certains services émergent pour centraliser les contenus des éditeurs au sein d’une même application. C’est le cas justement en France de Relay ou Le Kiosque qui proposent moyennant abonnement d’accéder à plusieurs magazines, quotidiens, livres électroniques ou bandes dessinées.

Nous voudrions vous présenter aujourd’hui deux autres services développés outre-Atlantique : Zinio et PaperNow.

Zinio, un des acteurs principaux de l’édition numérique, a récemment annoncé le lancement de son application iPhone en complément de son offre numérique déjà disponible sur ordinateur. Zinio s’occupe en effet du déploiement numérique de plusieurs milliers de magazines avec des références notables comme The Economist, Business Week, National Geographic ou encore PlayBoy. Le groupe a également des actifs en France, avec des titres comme Glamour, Le Point, le Nouvel Obs ou Le Figaro Magazine.

Tandis que de nombreux éditeurs se lancent dans la distribution numérique avec une stratégie un titre = une plateforme, Zinio prône l’unité, la centralisation de son catalogue de façon à ce que les lecteurs puissent explorer et apprécier une sélection de magazines depuis n’importe quel appareil n’importe où dans le monde.

A l’inverse du Kiosque ou de Relay, Zinio se contente pour l’instant de proposer un achat au numéro, ou un abonnement à l’année au magazine de son choix. Il dispose néanmoins d’une force de frappe et d’un catalogue suffisamment importants pour attirer de nouveaux éditeurs, étoffer son offre et satisfaire les utilisateurs.

Au niveau de la réalisation technique, la version iPhone demande encore un peu de travail, comme la possibilité par exemple d’acheter directement depuis l’application un numéro. La navigation quant à elle est plus agréable. Il est ainsi possible possible de consulter la version digitale d’un magazine en zoomant sur les articles ou d’utiliser la fonction “Read’ permettant d’accéder à une retranscription texte de l’article. On imagine que le portage de l’application iPhone sur l’iPad devrait amener son lot d’améliorations, et que le concept dévoilera tout son potentiel sur un écran 10″.

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PaperNow présente un approche un peu différente. Le principe se base sur l’idée que les gens n’ont pas envie de passer d’applications en applications pour pouvoir consulter leurs journaux favoris. L’idée est donc de proposer une sorte de journal personnalisé à partir duquel le lecteur va pouvoir définir et organiser son contenu.

Concrètement le concept initié par PaperNow avec le service PaperBoard permet aux utilisateurs d’ajouter plusieurs sections (Unes/Technologie/Politique/Sports…) d’une large sélection de journaux et magazines puis de les organiser en fonction de leurs préférences. S’ajoute également au service des fonctions communautaires afin de partager avec ses connaissances des articles intéressants.

Ainsi Zinio, PaperNow, Le Kiosque et Relay proposent chacun des façons originales et pertinentes d’accéder à la presse numérique. Chaque formule a ses avantages et ses inconvénients mais toutes sont amenées à jouer un rôle significatif dans le développement de la presse en ligne. Clairement ces solutions revêtent un potentiel très intéressant car elles permettront aux utilisateurs d’accéder à des catalogues de titres de presse plutôt qu’à un seul et unique journal. De la même façon, nous sommes curieux également d’observer le développement de ces services qui pourraient connaître un véritable succès avec l’établissement de formules tarifaires modulables plus attractives que l’abonnement ou l’accumulation de souscriptions séparées à des titres spécifiques.

Création, innovation, la révolution est en marche…

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