Archive for the ‘Exclusivité’ Category
Sony Reader : quand la réparation coûte plus cher que le neuf

Lancé en France en octobre 2008, le Sony Reader PRS-505 aura été le premier reader epaper distribué par la FNAC. Sa vie commerciale aura été tumultueuse : au départ vendu à 299€, l’arrivée de la nouvelle gamme a rapidement fait chuter les prix, moins d’un an après le début de sa commercialisation, pour atteindre 149€ voire même 99€ ! A ce prix, autant dire que les stocks se sont vidés rapidement. Pourtant, comme l’annonçaient récemment Philippe Citroën, président de Sony, son entreprise n’aurait vendu que 15 000 PRS-505 en partenariat avec la FNAC. Autant dire pas grand chose par rapport aux autres marchés européens comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni. Ces acquéreurs représentent avant tout des early adopters désireux de découvrir de la lecture numérique sur papier électronique dès ces prémices. Il s’agit là généralement d’une clientèle de convaincus qui vantera sans difficulté les qualités d’un tel produit. En dépit de son ancienneté, le Sony PRS-505 proposait un support du format ePub et PDF, le tout affiché sur un écran 6 pouces au contraste très confortable pour une lecture de longue durée.
Cette pièce essentielle est aussi la plus fragile d’un reader. Le bris d’écran E-Ink est la principale cause de panne sur les readers. En effet, ils sont vulnérables aux chocs (l’écran est en verre) et, suivant son intégration dans la coque du reader, résistera plus ou moins bien à une chute. Nous ne saurions trop vous recommander l’utilisation d’une housse même si elle n’empêchera pas un événement malencontreux.
L’un de nos lecteurs a rencontré récemment un soucis avec son Sony Reader PRS-505 et nous tenions à vous faire part de son expérience malheureuse. Séduit par le principe du livre électronique, il profite des offres sur le PRS-505 à 149€ à la FNAC. D’ailleurs, pour des raisons professionnelles, et à ce prix, il en achète deux le même jour. Cependant, il y a quelques semaines, en sortant le reader de son sac, notre lecteur a découvert des rayures noirs affichées sur son écran. En d’autres mots, l’écran du reader n’était plus utilisable. L’appareil étant encore sous garantie (acheté en octobre 2009), il a retourné son produit auprès de la FNAC qui a pris en charge le reader endommagé pour le faire parvenir à Sony.
Et quelle surprise à la réception du devis ! La facture est salée : 261,51€ TTC pour changer l’écran. Pour à peine trente euros de plus, notre lecteur avait pu acquérir à l’époque deux readers ! De plus, compte-tenu du prix de vente de la nouvelle gamme (299€ pour le PRS-600, soit une trentaine euros de plus), à quoi bon faire réparer un reader endommagé, même s’il n’est pas dépassé ! Est-ce une méthode pour forcer le renouvellement d’appareil? Alors que l’ont vante les mérites écologiques du passage au numérique, cela serait une bien étrange politique de la part de Sony que d’agir de cette manière.
Quelques incohérences nous ont interpellé dans le devis proposé à notre lecteur. Tout d’abord, il fait mention d’un écran “LCD cassé”. Erreur ! Le Sony Reader PRS-505 est équipé d’un écran E-Ink en papier électronique qui, en aucune manière, ne présente les mêmes caractéristiques que ses homologues LCD. Les écrans E-Ink sont assez fragiles. Certains peuvent même présenter des défauts qui, à la longue, vont rendre l’écran inutilisable. Ces paramètres ne permettent pas pour autant de rendre comparable un écran LCD et un écran E-Ink.
Est-ce normal de faire payer 261€ à un client pour un écran endommagé? Cela me semble difficilement explicable. Sony manque-t-il de pièces de rechange pour le PRS-505? Certes, le reader n’est plus au catalogue mais ce n’est pas après moins de 6 mois que les stocks seraient épuisés. L’écran est peut-être le composant le plus onéreux d’un reader, mais il ne justifie pas un devis équivalent au prix de vente original du reader.
Longtemps les fabricants de readers se sont cachés derrière les conditions de garantie pour éviter de remplacer tout écran endommagé, renvoyant le malheureux utilisateur à payer au prix fort. Cela ne serait-il pas le temps d’envisager un politique de remplacement, plus conciliante? Les fabricants devraient considérer cette particularité. Les possesseurs des 15 000 PRS-505 vendus en France sont des early adopters, fervents croyants en la lecture numérique. Ne pas considérer cette clientèle n’est pas ce qu’il y a de mieux pour se créer une image de qualité dans un secteur émergeant. La balle est dans le camp de Sony et des fabricants.
Exclu : Pas d’éditeurs français sur l’iBookStore avant au moins deux mois
Alors qu’Apple continue d’entretenir le buzz autour de l’iPad avec son spot publicitaire diffusé pendant la cérémonie des Oscars, nous avons eu confirmation de notre côté que l’iBookStore ne proposera pas de livres en français pour le lancement de l’iPad prévu fin avril en France. De sources sûres, nous apprenons en effet que les éditeurs français et européens n’auront pas accès à l’iBookStore avant au moins deux mois.
Il semblerait de fait qu’Apple Europe ne soit pas informé pour le moment des modalités d’inscription à l’iBookStore et invite les éditeurs européens à patienter encore quelques mois. Apparemment Apple n’aurait donc pas encore entamé les discussions avec les maisons d’éditions européennes et cela viendrait confirmer les rumeurs selon lesquelles l’iBookStore resterait dans un premier temps disponible uniquement aux Etats Unis.
On peut ainsi imaginer que l’iBookStore sera une simple application à télécharger sur le Store US avant d’apparaître dans quelques mois sur le Store français… A moins bien entendu que l’iPad intègre par défaut l’iBookStore et mette à disposition le catalogue américain au travers d’une librairie internationalisée…ce dont on doute fort au vu de la politique d’Apple et de la question des droits d’auteurs très différente selon les pays.
Lecture numérique : précisions sur le vocabulaire
Nous avons pu recevoir ces derniers temps quelques commentaires de lecteurs nous indiquant leur mécontentement, incompréhension, étonnement à voir eBouquin relayer des informations concernant l’iPad. Il nous était reproché de sortir de notre ligne éditoriale, de nous éloigner du livre électronique et des readers. Il est vrai qu’Apple a souvent tenu le devant de la scène sur eBouquin ces dernière semaines en raison des récentes annonces et de leurs répercussions sur l’ensemble des secteurs du web et de l’édition. Pour autant ces commentaires nous ont permis de confirmer cette impression de confusion qui émane autour du livre électronique, aussi bien auprès de certains de nos lecteurs que de la presse généraliste, notamment au niveau de l’emploi des termes.
Nous aimerions donc réagir publiquement à ces remarques en apportant quelques précisions concernant notre ligne éditoriale et en faisant le point au niveau du vocabulaire employé.
La vocation première d’eBouquin.fr étant d’apporter à nos lecteurs des analyses claires et pertinentes concernant l’actualité de la lecture numérique, voici donc quelques éléments pour permettre de mieux comprendre notre démarche et suivre notre raisonnement et notre positionnement vis à vis de l’actualité.

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Qu’est ce que la lecture numérique ?
Basons nous tout d’abord sur le terme de lecture numérique. On pourrait presque voir dans cette expression un oxymore, lecture faisant référence à une pratique ancestrale et numérique faisant écho à une technologie nouvelle. C’est précisément l’objet de notre site : observer et analyser la rencontre/confrontation entre deux mondes, deux époques très différentes, évoluant dans des espaces distincts, avec des rythmes propres à chacun.
La lecture numérique c’est le rendez-vous de l’industrie du livre, le monde de l’édition, de la presse, du papier, avec celui de l’Internet, de l’instantané, de l’information à profusion. Notre objet d’étude est passionnant, mais extrêmement délicat tant il présente des enjeux et des intérêts différents selon les parties. On le voit d’ailleurs selon que l’on se place du point de vue d’un éditeur, d’un libraire, d’un bibliothécaire, d’un auteur ou d’un lecteur. On peut également appréhender sa complexité au travers de questions récurrentes concernant les DRMs, le prix, la propriété, le partage des livres.
La lecture numérique englobe donc le livre, mais aussi les nouvelles technologies. Il convient ainsi de parler des nouvelles façons de lire, d’écrire, de consulter des informations, d’accéder à des documents écrits.
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Contenu vs. contenant
La lecture numérique est polysémique. Elle peut faire référence tout d’abord au livre électronique, appelé également eBook. C’est à dire au contenu, à ce simple fichier numérique pouvant prendre la forme d’un texte numérisé (scanné ou édité sur ordinateur). Il peut être un roman, une nouvelle, ou encore un manuel scolaire. Cela peut être également des documents personnels créés via un traitement de texte ou un tableur.
Ces contenus présentent des enjeux au niveau de leur forme et de leur format. Actuellement nous connaissons des formats répandus tels que .pdf, .doc, .txt, .html, et en découvrons de nouveaux : .epub, .mobipocket. Il s’agit là cependant de formats “figés” idéals pour la consultation mais pas pour l’interaction. Or le livre de demain sera selon nous un livre vivant, animé et connecté, avec lequel communiquer, interagir. Il intègrera en plus du texte des éléments multimédias avec des vidéos, de la musique, des possibilités d’annotations, de copier/coller, de recherches documentaires intégrées.
La lecture numérique pose également la question des contenants, c’est à dire des appareils à même de lire ces nouveaux types de livres.

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Plusieurs types de supports
1. L’ordinateur
Le premier appareil, le plus populaire et le plus répandu est notre ordinateur. C’est par lui que nous créons aujourd’hui la majorité de nos documents numériques et consultons des informations. Il s’est progressivement imposé comme l’outil le plus utilisé pour la lecture. Or vous conviendrez que ce n’est pas réellement l’appareil le plus optimal pour le confort de lecture. Nous nous efforçons donc de vous présenter des alternatives à l’ordinateur et des services ouvrant de nouvelles perspectives de lectures ou favorisant la lecture de documents écrits via ordinateur. (Relay, LeKiosque, Kindle for PC…).
2. Les readers
Parlons à présent des lecteurs de livres électroniques, appelés également liseuses et plus connus sous le nom de readers. Ce sont actuellement les appareils dont on entend le plus parler, tout simplement parce que le secteur de la lecture numérique est en plein essor et que les readers se présentent comme des produits dédiés, spécialisés. Les arguments mis en avant ? Autonomie incroyable, technologies d’écran se rapprochant du confort du papier (E-Ink, SiPix et prochainement Liquavista ou Mirasol), fatigue visuelle moindre. Les readers constituent donc l’élément central de notre ligne éditoriale compte-tenu des innovations qu’ils apportent. Il ne faut pas oublier cependant que la lecture numérique est un sujet vaste, et elle ne saurait se limiter aux simples readers.
3. Les smartphones
D’ailleurs la lecture numérique c’est aussi la lecture en mobilité, n’importe où et n’importe quand. Avec l’émergence des smartphones, et notamment de l’iPhone, les gens prennent l’habitude de lire depuis leur téléphone mobile, de consulter rapidement l’actualité, leurs mails dans le métro, la rue. En raison de leur taille réduite, ils invitent à repenser la lecture et donnent de nouveaux champs d’explorations pour les auteurs avec des histoires courtes, des épisodes à suivre etc.
4. Les tablettes Internet
Enfin arrive la question des tablettes Internet et de l’iPad. Nous considérons ce produit comme la combinaison des trois appareils évoqués précédemment : un ordinateur portable permettant entre autres fonctions de lire des livres électroniques. Il constitue selon nous un appareil hybride, multifonctions et évolutif à même de redéfinir notre rapport au livre et à la lecture. Nos livres, nos romans, nos bandes dessinées, nos documents personnels/professionnels, nos mails, nos journaux, nos magazines, nos sites d’informations enfin rassemblés, organisés et consultables depuis un seul et même endroit.
Pour nous tablettes et readers n’ont pas vocation à se concurrencer, mais bel et bien à se compléter, voire, à terme, à fusionner en empruntant les points forts de chaque appareil : autonomie, confort de lecture pour les readers, interactivité, connectivité et polyvalence pour les tablettes.

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Conclusion
Ainsi vous l’aurez compris, eBouquin s’intéresse à une grande variété de sujets pour permettre nos lecteurs d’appréhender les enjeux du livre et de la lecture numérique dans leur globalité. Notre spécialisation est la lecture numérique et toutes les tenants que cela implique. Les readers, la technologie e-Ink, ne sont qu’une composante de notre ligne éditoriale.
Pour vous aider à découvrir et/ou connaître tous les tenants et aboutissants de la lecture numérique, nous avons décidé de mettre en place un Wiki, de créer un espace depuis lequel retrouver facilement des informations concernant un domaine en particulier. Celui-ci est pour le moment très peu rempli, mais est amené à évoluer progressivement, avec votre concours, et nos articles explicatifs.
Enfin, et toujours pour essayer de vous donner les clés pour comprendre les évènements actuels, nous allons lancer prochainement un forum pour réagir aux articles ou discuter sérieusement d’un sujet précis.
En espérant que ces précisions vous permettent de mieux cibler notre approche.
Au plaisir de vous retrouver quotidiennement sur eBouquin.
Exclu : Numilog bientôt sur l’iPhone
Il y a quelques semaines, nous nous demandions si Numilog ou la Fnac viendraient un jour à développer une application à destination de l’iPhone ou de l’iPad, pour étendre la distribution d’ebooks aux personnes qui lisent sur mobile. Entre temps, la FNAC annonçait par la voix de son président, Christophe Cuvillier, le lancement au mois de juin d’une toute nouvelle plateforme, confirmant ainsi les différentes rumeurs sur la fin du contrat qui liait l’entreprise à la division numérique de Hachette, Numilog. Le partenariat entre le FNAC et Numilog, qui avait débuté en octobre 2008, prenait ainsi fin. En attendant l’arrivée de son successeur (dont le nom sera prochainement annoncé), Numilog commence à faire ses cartons et préparer l’avenir.
Comme nous avons pu le dire à plusieurs occasions, la majorité des personnes qui lisent en numérique le font depuis leur smartphone. Les readers avec un écran en papier électronique, même si leur confort de lecture est inégalable, représentent une part minime de lecteurs numériques. Avec 2 millions d’iPhones vendus en France depuis 2007, nul doute que le marché est intéressant. La majorité des applications d’ebooks, en français, disponibles pour iPhone OS sont souvent des titres éparpillés. Il n’existe pas encore d’application regroupant sous forme de bibliothèque (à la manière de Stanza) l’ensemble des ebooks achetés sur une plateforme. Qui sera le premier distributeur à proposer une application, type Kindle for iPhone, dans la langue de Molière?
Au fil de nos recherches de prestataires pour réaliser une application mobile pour eBouquin, nous avons pu apprendre que Numilog a lancé le développement d’une application pour iPhone (et pour iPad?). Celle-ci permettra d’accéder à la plateforme de Numilog qui comprend plus 50 000 titres. Nous n’avons pas réussi à savoir si l’utilisateur pourra acheter un livre directement depuis l’application ou bien s’il devra passer par Safari, une méthode déjà utilisée par Amazon et qui évite au distributeur de donner 30% du prix de la vente à Apple. L’accent a été mis sur le format ePub (protégé par DRM Adobe CS4) et le lecteur pourra lire, directement depuis l’application, ses fichiers achetés sur la plateforme. Le développement du programme a été confié à la société Visuamobile qui a déjà réalisé par le passé l’application de voyage LOok! pour Hachette.
Est-ce la réponse de Numilog à la Fnac? Peut-être bien. C’est aussi un changement de stratégie pour le distributeur qui n’avait pas pris en compte le fort développement de la lecture sur mobile ces dernières années. Le marché des smartphones connaît une croissance non négligeable (+27% de ventes en 2009 par rapport à 2008) et la lecture numérique est au coeur de ces nouveaux usages avec des particularités propres au mobile (écran LCD de petite taille mais accès permanent à Internet pour charger des contenus). Numilog s’apprête-t-elle enfin à entrer dans le 21ème siècle?
Offensive publicitaire de Nintendo sur l’ebook

Avenue Georges Mandel avant de descendre dans le métro, je suis tombé nez à nez avec une publicité pour la dernière nouveauté de Nintendo, le fameuse cartouche 100 Classiques réalisé en partenariat avec les éditions Gallimard et leur collection Folio. Nintendo n’a pas lésiné sur les moyens et s’offre une campagne d’affichage massive pour ce nouveau titre. D’ailleurs, il est étonnant que l’entreprise n’ait pas préféré communiquer sur sa nouvelle console qui sera en vente demain. A moins d’un mois du Salon du Livre de Paris, l’offensive publicitaire de Nintendo montre l’importance tenue par son partenariat avec Folio dans le nouveau positionnement de sa console, plus uniquement orientée vers les jeux vidéos. Il est tout à fait envisageable que le constructeur utilise cette cartouche en tant que droit d’accès à 100 titres classiques mais aussi à une future librairie numérique accessible directement depuis la Nintendo DS.
Pour retrouver notre analyse complète sur la sélection de 100 Classiques par Folio pour la Nintendo, rendez-vous à cette adresse.
Nouveau : Déposez vos petites annonces sur eBouquin
Vous collectionnez les readers et vous commencez à vous rendre compte que leur nombre dépasse celui de vos livres papiers. Vous aimeriez les revendre et les proposer à un prix intéressant pour les membres de la communauté d’eBouquin ? Venez proposer gratuitement une annonce sur notre site.
Vous êtes à la recherche d’un lecteur de livres électroniques, mais le prix actuel des readers neufs vous rebute encore ? Venez trouvez votre bonheur parmi les offres déposées.
eBouquin se lance dans les petites annonces ! Pour poster c’est très simple, il suffit de nous envoyer par email le texte à diffuser et nous nous chargerons ensuite de le publier sur la page prévue à cet effet. Tous les détails sont disponibles depuis notre nouvelle page.
Une seule adresse :

A lire en ePub : les dossiers Bifrost et Alphabet de l’Espace

Vous souvenez vous du dossier Bifrost sur le livre électronique et de l’entretien avec les Editions Alphabet de l’Espace, réalisés il y a quelques semaines en collaboration avec Clément Bourgoin et Nicolas Fougerousse ?
Nous avons le plaisir de vous annoncer aujourd’hui la disponiblité de ces rapports au format ePub pour pouvoir les lire en intégralité depuis votre reader. Les fichiers ont été générés grâce à l’excellente plateforme de la Poule ou l’Oeuf, que nous utiliserons vraisemblablement pour le wiki d’eBouquin.
Vous trouverez ci-dessous les fichiers PDF et ePub pour chaque dossier.
Bonne lecture.
Le débat d’eBouquin #1 : les DRM

Nous vous l’annoncions il y a quelques semaines : eBouquin démarre une nouvelle formule et à l’heure où le marché du livre électronique est en pleine mutation, il nous paraît de plus en plus important d’inciter notre communauté à s’exprimer.
Il s’agit pour nous d’instaurer un véritable dialogue entre lecteurs et acteurs du livre pour faire connaître et entendre le point de vue des consommateurs.
Aussi nous aimerions tenter un pari, le pari d’établir une relation privilégiée entre lecteurs, éditeurs, auteurs et libraires, de façon à créer une synergie, développer un échange constructif et avancer tous ensemble.
Nous avons donc décidé d’accorder à nos lecteurs un espace d’expression privilégié, à partir duquel, pendant une durée déterminée, chacun pourra venir exprimer ses idées, son point de vue, ses peurs, ses déceptions sur une thématique donnée.
Nous nous chargerons ensuite de sélectionner les contributions les plus intéressantes et de synthétiser l’ensemble des interventions afin de les transmettre auprès des acteurs concernés, auxquels nous essaierons de demander des réponses concrètes à vos questions.
L’objectif est double :
- donner à nos lecteurs la capacité de faire entendre leur voix et de peser.
- donner aux entreprises un aperçu des attentes des consommateurs autour du livre et de la lecture numérique.
Pour plus de pertinence, nous découperons les débats selon plusieurs thématiques. Aujourd’hui, et jusqu’à la fin de la semaine, nous nous intéresserons à la question des DRM.
Nous vous invitons donc tous à venir réagir pour apporter votre contribution et nous aider à éclaircir la position des consommateurs sur cette question. Le sujet est volontairement vaste, de sorte que chacun – expert ou non- soit libre de s’exprimer.
Comme nous vous le disions récemment, eBouquin avance grâce à vous et avec vous. Mais nous avions omis de préciser : eBouquin avance également et surtout pour vous.
Merci d’avance pour vos interventions.
Le programme des conférences au Salon du Livre 2010

Le Salon du Livre 2010 vient de communiquer l’intégralité du programme des conférences qui se tiendront à Paris du 26 au 31 mars 2010. Voici en exclusivité sur eBouquin, la liste complète des intervenants, et des évènements à venir.
D’ailleurs c’est l’occasion de vous demander si nous aurons la chance de croiser certains d’entre vous au Salon fin mars ?
Et le gagnant du Zinky est….

…le commentaire n°95 ! Un grand bravo à Seb qui a été choisi par random.org pour remporter le Zinky !

Toute l’équipe d’eBouquin souhaite encore une fois vous remercier pour votre fidélité et vos messages d’encouragements. 122 participants hier, vous avez littéralement explosé notre précédent record de commentaires !
Nous tenons également à vous rassurer concernant vos adresses mails, celles-ci servent simplement à contacter le gagnant. Elles ne seront en aucun cas utilisées pour vous envoyer de la publicité ou quoi que ce soit d’autre.
En espérant vous voir toujours plus nombreux sur eBouquin.fr !
Participer, débattre, échanger des idées, construire ensemble une véritable communauté autour du livre et de la lecture, tel est notre objectif pour cette nouvelle année !
Exclu : Gagnez un reader Zinky

Nous fêtions la semaine dernière la première année d’eBouquin.fr, l’occasion de mettre à jour le site avec un nouveau design et une formule repensée. Nous souhaitions également récompenser nos lecteurs pour leur fidélité et leurs messages d’encouragement qui nous incitent à toujours faire mieux. Aussi nous vous proposons aujourd’hui de gagner un Zinky, le reader de documents PDF de ZeBook. Pour ceux qui ne connaissent pas ce reader, nous vous invitons à consulter notre test pour vous faire une idée plus précise du produit.
Pour que tout le monde puisse tenter sa chance, nous allons organiser un tirage au sort qui déterminera le vainqueur.
Voici les règles du jeu :
- Le jeu commence à 12h (heure de Paris) et se termine à 22h (heure de Paris).
- Un seul et unique commentaire par lecteur.
- Une adresse mail valide.
- Le tirage au sort sera effectué à l’aide de random.org.
- Le vainqueur sera annoncé demain dans la matinée.
Bonne chance à tous !
Entretien avec les Editions Alphabet de l’Espace
Nicolas Fougerousse est le gérant de la maison d’édition Alphabet de l’Espace, créée en 2007 près de Chambéry (73). Dans la continuité de sa réflexion et de son travail sur le numérique, Nicolas nous a contacté pour nous faire part de ses idées et de ses constats concernant le livre électronique.
Nous avons souhaité offrir aux lecteurs d’eBouquin une interview complète d’un professionnel du secteur de façon à appréhender les enjeux de l’édition numérique du point de vue d’un éditeur directement confronté à ces questions.
L’entretien est composé de deux parties : une interview vidéo présentant les éditions Alphabet de l’Espace, puis une interview écrite répondant aux différentes thématiques autour du livre et de l’édition numérique.
L’intégralité du rapport est également disponible au format PDF.
- Présentation des Editions Alphabet de l’Espace
- eBouquin.fr : point de vue sur l’édition numérique & le livre électronique
ÉAE : Faisons un petit rappel historique et un rapprochement logique avec le livre de poche. Créé et choisi pour son faible encombrement et son prix bon marché, il apparaît dans les années 20 et prend réellement son essor dans les années 50. On imagine les grincements des éditeurs à l’époque : «ce format va tuer notre rentabilité», «il va asphyxier les grands formats», etc. 60 ans plus tard, le livre de poche est toujours là, les livres grand format également, ni l’un ni l’autre n’ont disparu : ils cohabitent, ils sont complémentaires. L’édition numérique et le livre électronique sont des évolutions naturelles et logiques du rapport écriture / lecture. Parchemins, incunables, éditions brochées, livres de poche, livres numériques, voici l’évolution simplifiée de l’objet-livre tel que nous le connaissons aujourd’hui. Une chose est sûre, nous sommes au tournant d’une évolution technologique majeure vis-à-vis de notre rapport au savoir, à la connaissance et au divertissement, et ce dans la continuité du réseau internet.
Je pense que les livres existeront toujours, quoi de plus simple à utiliser qu’un livre ? Mais le marché se modifie, il est en train de s’organiser pour répondre au mieux aux attentes des lecteurs, et même les devancer. Au- delà de l’édition numérique, c’est toute la chaîne du livre qui est en train d’être repensée : la création littéraire avec des textes plus courts, leur publication avec des éditeurs qui doivent de plus en plus penser nouvelles technologies, leur diffusion et distribution avec des plateformes adaptées, leur lecture sur des supports dignes de ce nom. L’émergence de l’édition communautaire (c’est le lecteur / internaute qui donne son avis, ses critiques, sur un texte) est également un axe important à prendre en compte. Cela permettrait aux éditeurs de mieux mesurer les risques qu’ils prennent en amont grâce au retour des internautes.
Le meilleur exemple, et en même temps contre-exemple, que nous pouvons suivre d’une façon générale est celui du monde de la musique qui a été bouleversé depuis 10 ans.
- eBouquin.fr : enjeux autour du prix du livre & législation

ÉAE : La chaîne du livre numérique est en train de s’organiser et d’inventer un nouveau modèle économique. En poussant à l’extrême, si les éditeurs proposaient sur leur site la vente directe de livres numériques, ils pourraient se passer des intermédiaires que sont le diffuseur / distributeur et le libraire, donc ils pourraient baisser le prix des livres numériques de façon considérable, donc toucher un public plus large. En poussant encore plus loin, qu’est-ce qui empêcherait les auteurs de proposer eux-mêmes la vente de leurs livres numériques sur leur propre site ? La question du prix et de la législation serait vite réglée. Ces tendances existent à l’heure actuelle et vont sûrement se démocratiser mais je pense qu’elles resteront minoritaires. Écrire un livre numérique est une chose, le publier en est une autre, le commercialiser et le distribuer encore une autre. Chacun de ces postes réclame des compétences.
Il ne s’agira donc pas de brader ces compétences mais de les adapter au marché internet, c’est-à-dire à la stratégie commerciale du «Give to get» (Donner pour recevoir) et de la nano-économie. Encore une fois, servons-nous de ce qui se fait dans la musique. Il vaut mieux vendre 5000 exemplaires d’un livre numérique à 9.99 €, avec des fragmentations par chapitre à 0.99€ par exemple, que 1000 exemplaires à 15€. Si le premier chapitre plaît, le lecteur achète le second, etc., avec possibilité d’acheter le livre intégral en tenant compte des achats de chapitres précédemment faits. Cela oblige aussi la création littéraire à se modifier, au risque qu’elle soit formatée, comme le sont les morceaux de musique avec des durées comprises entre 3 et 4 minutes. Quant à la législation, deux choses me paraissent primordiales : la loi du prix unique sur le livre numérique, et une tva à 5.5%. Le modèle économique doit encore se peaufiner, la règle des 70% (pour les éditeurs) / 30% (pour le diffuseur-distributeur) proposée par Apple semble gagner du terrain au point d’obliger Amazon à revoir son système de rétribution.
À partir de là, on peut faire 4 hypothèses des distributions financières au sein de la chaîne du livre. Et comme la vérité n’existe pas, elle se situe probablement dans un mix de ces 4 hypothèses distinctes :
Tout d’abord, le schéma actuel et traditionnel, avec un livre papier par exemple à 16 € ttc. Rappelons que ce schéma actuel est un schéma malade. Les auteurs dans leur majorité ne touchent que trop peu de droits d’auteur, les obligeant à avoir une autre profession à côté. Les petits éditeurs qui assurent une diversité culturelle ont tout le mal du monde à avoir une bonne présence en librairie (des petites librairies indépendantes jusqu’aux groupes Fnac, Chapitre ou Cultura). Les librairies leur demandent d’être diffusés et distribués par une structure professionnelle (donc une marge encore moindre), il faudrait alors qu’ils publient 4 fois plus d’ouvrages, d’où encore un accroissement de la surproduction littéraire. Les libraires croulent sous les offices des gros éditeurs et passent énormément de temps à faire de la gestion plutôt que de la vente de livres. Les taux de retour des libraires vers les distributeurs sont de l’ordre de 30%, ce qui engrange des coûts de transports aller, et retour, très importants. Enfin, le lecteur, lorsqu’il entre en librairie, c’est pour demander une référence précise dont il a entendu parler par la presse ou par le bouche-à-oreille, presse submergée de demandes des éditeurs pour faire parler de leurs ouvrages. Malgré tout, le système perdure, les ventes sont là, même si tout le monde ne vit pas correctement, loin de là, par rapport au travail fait.

Ensuite, l’hypothèse où l’auteur vendrait directement ses livres numériques sur son site par exemple, et vendrait chaque exemplaire du livre numérique 9.99 € ttc, pratique qui existe et qui continuera de se développer mais qui restera minoritaire, car obligeant l’internaute à aller sur le site de chaque auteur pour se constituer sa bibliothèque :

Ensuite, l’hypothèse où l’auteur confierait son travail à un éditeur, et que ce dernier le vende directement sur son site par exemple, et vendrait chaque exemplaire du livre numérique à 9.99 € ttc, pratique qui existe et qui continuera de se développer mais qui restera minoritaire, car obligeant l’internaute à aller sur le site de chaque éditeur pour se constituer sa bibliothèque :

Ensuite, l’hypothèse où l’auteur confierait son travail à un éditeur, que ce dernier fasse appel à un diffuseur / distributeur numérique type Apple iBookStore, et vendrait chaque livre numérique 9.99 € ttc, hypothèse la plus logique mais qui élimine purement et simplement les libraires / diffuseurs / distributeurs traditionnels du circuit :

Enfin, l’hypothèse où l’auteur confierait son travail à un éditeur, que ce dernier fasse appel à une plateforme commune de libraires qui assurerait la diffusion / distribution numérique, qui viendrait directement concurrencer la plateforme Apple iBookStore par exemple, et où le livre serait vendu 9,99 € ttc :

En conclusion, si le livre numérique passe au prix public de 9,99€, les marges en valeur pure, et non en pourcentage, de chacun baissent, il faudra donc compter sur une augmentation du nombre de lecteurs ou des actes d’achat des lecteurs pour compenser l’écart, ce qui est possible : un prix plus bas est forcément synonyme de plus grande accessibilité.
Les marges pures baisseraient, hormis pour l’auteur qui serait le grand gagnant de cette redistribution financière. Si l’éditeur n’était pas d’accord pour lui verser 30 % de droits, il pourrait très bien vendre ses ouvrages par son propre site, même si cette solution semblerait minoritaire, le schéma existe déjà et n’est pas forcément gagnant. Au pire, il ne toucherait que 20% de droits (l’équivalent en valeur pure de ce qu’il a actuellement), le reste irait pour l’éditeur. La plateforme commune libraires ne pourrait guère prétendre à plus de 30% de commission car elle est en concurrence directe avec ce que proposerait Apple.
- eBouquin.fr : position vis-à-vis d’Amazon, Google, Apple, Orange, etc.

ÉAE : Pour faire simple, Amazon est devenu l’un des plus gros sites de vente en ligne dans divers domaines : livres, musique, dvd, photo, image, son, jeux vidéo, jouets, décoration maison, beauté, santé, vêtements, bijouterie, etc. Google est de très loin le premier moteur de recherche internet pour le contenu web, image et texte. Apple a révolutionné l’usage de la musique à partir de 2001 avec sa gamme iPod et la plateforme iTunes. Apple a révolutionné l’usage du téléphone portable en 2008 avec l’iPhone et la plateforme AppStore. Il est évident qu’Apple va révolutionner l’usage de la lecture numérique avec l’iPad / l’iPhone et la future plateforme iBookStore. Il serait inconscient de penser le livre numérique sans ces acteurs. Sans pour autant sous-estimer le rôle des acteurs français du livre numérique et qui servent de sages régulateurs. Il faudra aussi compter sur la vente de livres numériques directement par les fournisseurs de téléphonie mobile et de box internet / téléphone / tv. En poussant le raisonnement un peu plus loin, qu’est-ce qui empêcherait Orange par exemple de venir concurrencer l’ensemble des bibliothèques et médiathèques, en proposant directement la location de livres numériques ou de presses numériques depuis l’accès internet de la box, et qui serait lisible sur la tv directement, mais aussi téléchargeable sur ordinateur, iPhone, iPad ou eReader.
- eBouquin.fr : avis sur l’iPad et les nouvelles tablettes internet
ÉAE : Jusqu’à présent, les lecteurs numériques, ou e-readers me faisaient penser à des instruments d’un autre siècle, malheureusement le précédent. Apple avec son iPad, mais aussi ce que vont annoncer Google, Microsoft, Dell, Leonovo, LG, ou d’autres qui se renouvellent comme Sony, Booken, etc., tous ces fabricants vont tout simplement révolutionner l’usage archaïque des e-readers précédents en les adaptant aux technologies actuelles : écran multi-touch, connectivité internet sans fil, écran couleur, légèreté, design, usage domestique, usage mobile, etc. Mais c’est loin d’être suffisant : les appareils, c’est bien, mais quid de la gestion des contenus ? Encore une fois, comme pour la musique, plusieurs plateformes de téléchargement de livres numériques verront le jour, certaines existent déjà, une seule réellement sortira du lot : l’iBookStore ? En attendant, les auteurs, les éditeurs et les libraires créent ou peuvent créer leu propre application pour Apple iPhone et bientôt iPad.
- ÉAE : et le lecteur dans tout ça ?

ÉAE : Tous les acteurs du livre numérique (auteurs, éditeurs, diffuseurs / distributeurs) doivent avoir les yeux tournés vers une seule personne : le lecteur. Une fois que tout aura été mis en place, que les tablettes seront effectives, que les contenus seront facilement commercialisables et facilement lisibles, c’est-à-dire courant 2010 et 2011, comment le lecteur s’y retrouvera dans la jungle des centaines de milliers de livres qui seront disponibles ? Les classifications habituelles roman / vie pratique / essais / nouvelles / poésie / BD / SF / Polar, etc. me sembleront désuètes. Hormis les professionnels de la chaîne du livre, qui est réellement intéressé par ces classifications ? De plus, lorsque vous allez sur un site qui vend des livres numériques aujourd’hui, hormis les ouvrages présents sur la page 1, voire la page 2, et sur les encarts publicitaires, qui prend le temps d’aller voir les autres pages, donc les autres livres ? C’est un peu comme si on ne présentait en librairie que les grosses ventes sur les tables et que tous les autres rayonnages disparaissaient. Quoique parfois nous n’en sommes pas loin…
La technologie du tag (ou mot-clé) paraîtrait bien plus appropriée. Elle permettrait au contenu proposé par les éditeurs de remonter vers les lecteurs par la requête de ce dernier, et non plus le contraire. Je suis lecteur, j’aimerais un livre dont les thématiques seraient l’amour, la cruauté, la beauté, et qui se passerait à New York. Il faudra alors un moteur de recherche capable de sélectionner les livres correspondant à ces critères. Et là, c’est bien sur le contenu, sur la sémantique, que le travail est considérable. Google et son moteur de recherche, Xerox et son moteur sémantique FactSpotter, Apple et le triptyque iPhone / iPad / iBookStores, cela nous promet une décennie passionnante et des usages du livre à réinventer de A à Z !
Et pourquoi pas de faire venir à la lecture d’autres publics…























