Archive for the ‘Tests’ Category
Test : WikiReader, un reader dédié à Wikipedia

Tout Wikipedia dans une appareil mobile? Cela ne semble pas bien nouveau. Combien d’entre nous accèdent à l’”encyclopédie libre” depuis leur smartphone? Nous sommes certainement nombreux. Diverses bidouilles permettaient également de copier les sources de Wikipedia pour l’installer sur une clé USB ou le lire depuis un programme, le tout sans avoir besoin d’accéder à Internet. Cependant, l’idée de proposer un appareil entièrement dédié à cette source d’information indispensable pour n’importe quel internaute, n’avait pas encore été explorée.
La société OpenMoko s’est penchée sur cette solution et en est venue à développer le WikiReader. Il s’agit d’un petit appareil pour le moins étrange. Son design très sobre surprend : légèrement incliné pour que l’écran soit lu en tout confort lorsqu’il est posé sur une table, les coins du produit sont aussi irréguliers. Lorsqu’il est tenu en main, le WikiReader donne l’impression de tenir un galet. La qualité de fabrication est au rendez-vous avec des plastiques solides et un écran monochrome et tactile capacitif de 3,5 pouces bien renforcé.

L’écran du WikiReader est assez particulier. Son affichage LCD monochrome nous fait revenir de nombreuses années en arrière par rapport aux technologies derniers cris que nous avons l’habitude de vous présenter. En plus d’être assez lisible, cette technologie est très économe en énergie. Après plusieurs mois d’utilisation, même oublié quelques semaines dans un coin, la batterie tient le coup. Nous ne pouvons pas vous garantir que l’appareil atteint l’autonomie annoncée par le fabricant (un an !) mais il a toutes les caractéristiques pour.

L’interface de l’appareil est minimaliste : un clavier virtuel pour saisir une recherche et les résultats s’affichent au cours de la frappe. Il n’y a aucune latence, l’appareil est très réactif (l’allumage s’effectue en moins d’une seconde), tout comme le défilement en glissant son doigt sur l’écran tactile. D’ailleurs, la dernière version du logiciel améliore encore un peu plus la navigation, pour notre plus grand plaisir. L’affichage est clair et sobre.
En revanche, ne vous attendez pas à retrouver des images, ni même en niveau de gris, en défilant dans les articles. Wikipedia a du être allégée pour se retrouver au coeur du WikiReader. Toutes les recherches sont enregistrées dans un historique, accessible en permanence en cliquant sur le bouton du même nom. Le bouton “Random” est amusant et vous permettra de voir à quel point on peut trouver tout sortes de choses dans Wikipedia. Sûrement l’encyclopédie qui reflète vraiment notre société moderne, avec le pire comme le meilleur.

Le WikiReader nous a convaincu. Nous l’avons testé pendant plusieurs mois en anglais et, pour les francophones, il possible depuis peu d’y installer Wikipedia en français. La manipulation est expliquée à cette adresse. Les mises à jour sont régulières, pour ce qui est du firmware du WikiReader autant que les données de Wikipedia. D’ailleurs, le WikiReader est également compatible, moyennant quelques bidouilles avec d’autres contenus de la fondation, tel que le Wikitionnaire ou Wikisource. Nous devrions pouvoir y accéder assez rapidement, plusieurs développeurs travaillant activement sur de tels portages. On peut facilement imaginer y retrouver le projet Gutenberg prochainement. Et pourquoi pas tout LegiFrance? On y croit !

Reste la question de la cible à laquelle s’adresse le WikiReader. Elle n’est pas si difficile à trouver. Tout d’abord, on pourra le retrouver dans les mains des enfants les plus curieux. Grâce au contrôle parental intégré dans l’appareil, l’enfant ne pourra pas tomber sur les articles qui ne lui sont pas destinés. Le WikiReader est avant tout un appareil qui permet à Wikipedia de se matérialiser. On peut imaginer un tel appareil dans la poche d’un étudiant pour avoir en permanence à une encyclopédie, ou bien intégré dans des bibliothèques ou des musées. Cependant, le premier marché d’OpenMoko va être les écoles rurales dans les pays en voie de développement, comme nous vous l’apprenions il y a quelques mois, l’accès au savoir étant un enjeu de premier plan dans ces Etats.
Manuels d’utilisation : encore un petit effort

Une page “Manuels d’utilisation” vient enrichir le codex. Comme son nom l’indique, cette rubrique répertorie l’adresse des manuels d’utilisation de tous les modèles de readers disponibles en France. “Les cordonniers étant souvent les plus mal chaussés”, la majorité des manuels d’utilisation sont difficilement exploitables sur le reader qu’ils sont censés expliquer ! S’ils sont tous sont au format PDF ( (à l’exception d’un manuel au format PRC), donc facile à installer sur l’appareil, les formats de document choisis (de 13,3 x 17 à 21 x 29,7 cm) ne sont pas toujours adaptés à la dimension de l’écran du reader qu’ils décrivent.
Les manuels d’utilisation des Kindle, Cool-Er et eSlick sont très difficilement lisibles sur l’écran 6″ qui les héberge. La raison est simple : le fichier PDF a une dimension de 21,6 x 27,9 cm (le format “Letter”, très courant aux Etats-Unis), alors qu’il devrait être de 9 x 12 cm (dimensions recommandées pour un reader 6″). Et il ne faut pas compter sur la fonction “zoom”, la mise en page perdant toute composition. Le résultat le plus catastrophique est obtenu par le BeBook Neo, le manuel étant tout simplement illisible sur un support 6″ (PDF de 21 x 29,7 cm !). Endless Ideas se rattrape un peu avec les manuels des BeBook (One et Mini), qui sont moyennement lisibles (PDF de 14,8 x 21 cm).
Les manuels d’utilisation des Sony (PRS 505 et 600) sont assez facilement lisibles, étant donné que les documents ont une dimension de 13,3 x 17,7 cm (la lecture sera un peu plus difficile sur le PRS 300 qui présente un écran de 5″). Les manuels d’iRex et du Kindle DX sont parfaitement adaptés à leur appareil respectif, avec des écrans de 8 à 10″. Bookeen fait figure de mauvais élève : l’Opus n’a pas de mode d’emploi (!) et celui du Gen3 est au format PRC, incompatible avec les firmwares Adobe DRM ! Espérons que l’Orizon sera mieux loti !
EDIT : L’article traite des manuels disponible en ligne sur le Web. Donc, oui, l’Opus a bien un manuel livré avec le reader mais il n’est pas téléchargeable sur le site de Bookeen (ce qui est beaucoup moins gênant que s’il n’y avait pas de manuel du tout, j’en conviens).
En cas d’effacement du contenu de l’Opus, il ne sera pas possible de récupérer un exemplaire du manuel. Merci de la réaction de nos lecteurs qui nous permet d’apporter cette précision.
D’autre part les fournisseurs de readers ont francisé leurs manuels et utilisent correctement les possibilités (liens actifs dans les sommaires) du format PDF (sauf Endless Ideas et Interead qui ne proposent pas de version française et n’ont pas de sommaire interactif). Enfin notons que l’ePub ne semble pas encore maîtrisé par les fournisseurs de reader : aucun manuel n’existe dans ce format.
iDocument : Rangez et organisez enfin tous vos fichiers !

Nous avions réalisé il y a quelques mois une sélection des logiciels indispensables pour la lecture sous Mac. Nous avions notamment présenté plusieurs gestionnaires de documents tels que Papers ou Yep.
Coup de projecteur aujourd’hui sur un nouveau programme très prometteur : iDocument, développé par IcyBlaze.

1. Les formats
Contrairement à Yep et Papers qui n’acceptent que des fichiers PDF, iDocument supporte une grande variété de formats : PDF, Pages, Numbers, Keynote, Word, Excel, PowerPoint, TXT, RTF. En revanche le logiciel n’embarque pas de lecteur intégré, les fichiers sont donc ouverts dans leurs applications par défaut respectives. Un bon point puisqu’il suffit autrement d’utiliser la fonction QuickLook pour visualiser vos papiers depuis iDocument.
Malheureusement le programme ne supporte pas pour le moment les fichiers ePub, tout simplement parce que 1. la plupart sont protégés et nécessitent Adobe Digital Editions, 2. parce que l’ePub n’est pas supporté dans QuickLook. Les développeurs nous ont cependant indiqué que c’était une fonctionnalité qu’ils essaieront de mettre en place dans les prochaines mises à jours.
2. L’organisation des fichiers

L’intérêt principal de iDocument réside dans sa façon innovante d’importer puis organiser ses fichiers. Imaginons par exemple que vous ayez déjà créé sur votre Mac des dossiers spécifiques avec des sous-dossiers. Il suffit d’effectuer un drag and drop dans iDocument pour que tous vos fichiers et votre architecture soient importés.
Il est également possible de faire une recherche globale de tous les documents présents sur votre ordinateur, puis de configurer des listes intelligentes pour retrouver vos fichiers. D’autres façons de rangement existent avec l’ajout d’un petit drapeau, ou la création d’un classement. A noter aussi la possibilité d’ajouter des mots-clés pour chaque document.
La recherche est plutôt performante car elle permet d’établir plusieurs critères (titre, auteurs, date…) pour des résultats plus précis.
Enfin une autre fonctionnalité intéressante : le cryptage de vos documents sensibles. Attention : celui-ci ne s’applique que pour la bibliothèque iDocument, pas sur le fichier original stocké dans son dossier d’origine.
3. Partage

Le dernier point très intéressant d’iDocument est sans aucun doute ses fonctionnalités de partage. Les documents sont exportables sur votre ordinateur, mais aussi sur votre réseau local si vous décidez d’activer la fonction Partage. Il est également possible de définir des amis vers qui envoyer directement par mail les documents. Enfin iDocument intègre le service Slideshare et vous permet d’exporter directement vos documents sur Internet.
Conclusion
iDocument est sans aucun doute le logiciel le plus abouti et le plus agréable à utiliser pour organiser et classer ses documents. Il devient beaucoup plus facile de retrouver ses fichiers grâce aux listes intelligentes et aux hiérarchies de dossiers conservées.Toutefois iDocument est encore jeune, et souffre parfois de quelques petits bugs. Il lui manque également quelques fonctions pour devenir le gestionnaire de documents ultime sous Mac : intégration avec Dropbox, support ePub ou syncrhonisation et mise à jour automatiques entre un dossier sur l’ordinateur et la bibliothèque iDocument…Des points qui devraient être corrigés avec les prochaines mises à jour.
iDocument est disponible à la vente sur le site d’IcyBlaze avec une offre de lancement à 34,95$ au lieu de 49,95$. Les étudiants peuvent acquérir le programme pour 29,95$ après présentation d’un justificatif.
On a également hâte de voir ce que donnera un tel programme sur iPhone et iPad…
Test : Le Kindle, la librairie portable (Partie 1/3)

Introduction
Aujourd’hui leader mondial de la vente de livres numériques et de readers, Amazon est présente sur ce marché depuis novembre 2007. Le Kindle est le premier produit a avoir montré le potentiel d’un livre connecté : à la fois une bibliothèque et une librairie dans un appareil d’environ 290 grammes. Cette formule a connu un véritable succès, faisant du Kindle le reader le plus vendu aux Etats-Unis et dans le monde. Si la première génération était uniquement commercialisée sur le territoire américain, le Kindle 2 s’est internationalisé lors de ses dernières révisions. Désormais, l’appareil est utilisable dans plus de 100 pays avec un accès à un catalogue qui va de 350 000 à 410 000 titres suivant les pays.
L’arrivée du Kindle International a amené sur le marché français un nouveau concurrent aux modèles déjà existants de Bookeen ou de Sony, les deux leaders européens. Cependant, au-delà de proposer un nouveau reader banal sur le marché européen (et donc français), Amazon débarque avec le premier reader communicant. Le Kindle est-il pour autant adapté au marché français? Pas vraiment. Amazon importe le Kindle depuis les Etats-Unis et le livre à domicile dans sa version américaine : l’interface est en anglais, le clavier QWERTY etc. Quid du Kindle Store? La très grande majorité du contenu est en anglais, les titres en français étant relativement limités.
Dans ce cas, le Kindle a-t-il une réelle pertinence sur le marché français? Quel type de lecteur pourrait-il séduire? La quasi-absence de contenu en français et la non-localisation de l’interface seront-elles un frein à l’achat? De plus, avec son clavier et ses nombreux boutons, le Kindle est-il agréable à utiliser face à des appareils concurrents de mieux en mieux pensés?
Nous avons testé le Kindle un petit bout de temps avec notre traditionnelle batterie de tests, «metro, boulot, dodo». Voici notre avis sur le reader d’Amazon.
Encore un grand merci à notre généreux lecteur qui nous a offert ce Kindle pour réaliser un test complet…
Le déballage

La livraison
Combien coûte un Kindle? Pour l’instant, il est l’un des readers les moins chers du marché. Au final, il vous coûtera 259 dollars plus 45 euros de frais de douanes et une vingtaine d’euros de frais de livraison. Surveillez bien le cours euro/dollar car suivant les jours, vous pourrez payer votre Kindle entre 10 euros +/- cher ! Au total, il faudra en moyenne 225€ pour acquérir un Kindle, sans la housse vendue en option.
A noter, la rapidité impressionnante du service de livraison du service UPS ! Le Kindle nous était livré dans les deux jours suivant la validation de la commande. D’Indianapolis à Paris, c’est une belle prouesse.
La boîte

L’emballage se limite à une simple boîte en carton marron avec une belle typographie noire. A l’intérieur, le Kindle est placé dans une coque qui épouse parfaitement sa forme. L’intérieur du «coffret» est noir, recouvert de multiples lettres et caractères qui voltigent. D’une grande sobriété, Amazon a réussi son packaging en mariant une matière qui rappelle son métier premier, site de vente en ligne, et des lettres qui annoncent que l’on est en présence d’un appareil de lecture.

Le design
Lorsque l’on tombe nez à nez avec une photo de la première génération du Kindle on se rend compte du chemin parcouru ! En effet, entre la première et la deuxième génération de son reader phare, Amazon est passé d’un produit véritablement laid (il faut le dire) à un appareil à la ligne beaucoup plus épurée. Le design est soigné et on pourrait même dire que les images utilisées par Amazon sur son site ne lui rendent pas justice.

Le blanc de la coque avant donne au reader un aspect extrêmement lisse et fait ressortir l’écran en papier électronique. Les touches du clavier, disposées en dessous de l’écran, sont légèrement surélevées et agréables au toucher. Attention, il s’agit d’un clavier QWERTY, la combinaison anglosaxonne. Amazon n’a pas pris le soin de localiser son produit et de fournir un clavier AZERTY pour les utilisateurs francophones. Sur les côtés de l’appareil, on trouve les boutons de navigation pour changer de page, retourner à la page d’accueil ou bien accéder aux menus. A droite du clavier se trouve le pad multidirectionnel. Celui-ci vient remplacer la molette présente sur la première génération, plutôt disgracieuse. Sur le haut de l’objet on découvre le bouton d’allumage ainsi qu’une prise jack 3,5mm. La tranche inférieure du reader est occupée par un discret port microUSB et un diode qui indique l’état du chargement du reader lorsqu’il est branché sur une source d’énergie. Le dos du Kindle est fait d’aluminium brossé et le haut de l’appareil comprend une partie en plastique pour optimiser la réception de l’antenne 3G présente dans le produit.

La Kindle tient très bien en main. En dépit de sa finesse étonnante (semblable à celle d’un crayon à papier), le produit renvoie une véritable sensation de solidité. Ce n’est pas pour autant qu’il faudra s’asseoir dessus et l’écraser dans son sac. Comme d’habitude, nous vous conseillons vivement d’acquérir une housse avec le reader. Celle proposée par Amazon jouera parfaitement son rôle, tout en limitant le budget (29$). Sinon, ce n’est pas l’offre d’accessoires qui manque et vous trouverez facilement votre bonheur en ligne.

Dans la boîte d’origine, il faudra vous contenter d’un guide de démarrage en anglais, un câble USB vers microUSB ainsi qu’un adaptateur secteur USB vers prise US. Pas de version européenne dans la boîte, donc il sera nécessaire d’acquérir en plus un adaptateur prise US vers EU. On en trouve facilement sur Internet pour quelques euros.
Prise en main
L’écran

Quel écran ! Dès la sortie de l’emballage, vous serez surpris par son contraste optimal et sa résolution. Le contraste est excellent et les nuances de gris sur les images sont réussies. Cette qualité est permise grâce à la dernière génération d’écran E-Ink Vizplex avec 16 niveaux de gris. Il s’agit du même écran 6 pouces que celui qui équipe le PRS-600, mais sans la couche tactile qui réduit le confort et la qualité de lecture. La vitesse de rafraîchissement est l’une des plus rapide que nous ayons vue et l’habituel «flash noir» se fait rapidement oublier pendant la lecture. Un sans faute pour cet écran qui porte haut les atouts du papier électronique : contraste et confort de lecture identique à celui d’une feuille de papier ordinaire !
La mise en veille

Le Kindle s’allume instantanément, à la manière des readers de Sony. Pour la mise en veille, au lieu de laisser un écran vide, le Kindle affiche le portrait d’un grand écrivain. Il change à chaque fois. Le Kindle stocke une vingtaine de portraits du plus bel effet. Et rappelez vous, un écran en papier électronique consomme uniquement de l’énergie lors de son rafraîchissement. Donc pas d’impact sur l’autonomie pour cette mise en veille originale !
La navigation

A première vue, on peut penser que l’ergonomie proposée par le Kindle n’est pas optimale. En effet, ce reader bat le record du nombre de boutons : avec le clavier, on compte 55 touches. Contrairement aux apparences, l’appareil est plutôt simple à prendre en main. On se déplace très rapidement dans les menus à l’aide du pad multidirectionnel, très réactif, et l’on peut sélectionner du texte avec la même vélocité. D’un clic, on valide et l’écran est aussitôt rafraîchi. En quelques clics, il est possible d’ouvrir un livre et de prendre des notes sur le passage souhaité.

En nette amélioration par rapport à la première génération qui disposait de touches à la frappe trop sèche, le clavier du Kindle est plutôt réussi : on tape rapidement un titre pour effectuer une recherche dans le Store ou encore une note sur un livre. Cela dit, au quotidien, le clavier est peu utilisé et pourra sembler inutile à certains. Amazon adoptera sûrement pour sa prochaine génération de reader un écran tactile et un clavier virtuel pour saisir du texte. Wait and see.

Les boutons de navigation sont présents sur les deux côtés du Kindle, pour une utilisation par un gaucher ou un droitier qui tiendrait le reader d’une seule main. Ce sont les contrôles qui seront les plus employés par l’utilisateur et ils semblent plutôt solides. Au risque de nous répéter, le Kindle est un produit de très bonne facture et devrait plutôt bien «vieillir», contrairement à certains de ses concurrents.

Globalement, la navigation est simple, même si nous avons une préférence pour les interfaces tactiles, qui diminuent la barrière entre le produit et son utilisateur. La prochaine génération de Kindle s’y essayera sans doute…
L’interface
Lorsque vous allumez votre Kindle pour la première fois, vous êtes accueilli par une lettre de Jeff Bezos vous félicitant pour votre achat. D’ailleurs, le Kindle connaît déjà votre prénom ! L’installation est très rapide : il suffit de rentrer son compte Amazon et le tour est joué. Et inutile de vous préciser qu’à ce moment là, votre reader est connecté directement à votre carte bleue ! Nous vous détaillerons par la suite l’accès au Kindle Store et le système de facturation proposé par Amazon.

Amazon pourrait revoir l’ergonomie de la bibliothèque du Kindle. Ne vous attendez pas à naviguer dans les couvertures «virtuelles» de vos ebooks, il faudra vous contenter d’une liste de 10 titres par écran. On peut classer ses titres par titre, par auteur ou bien par fréquence d’utilisation. Il est aussi possible d’afficher uniquement ses journaux, ses livres, ses documents personnels ou bien la totalité des fichiers présents sur le reader. En se plaçant sur un titre, un clic gauche à l’aide du pad permet de supprimer le titre, tandis qu’un clic droit donne accès aux informations sur l’ebook sélectionné. Ce qui nous a le plus gêné dans l’interface actuelle, c’est la difficulté que l’on peut avoir à retrouver un livre dans une bibliothèque de quelques centaines de titres. Ce défaut se retrouve aussi sur d’autres readers et c’est à ce moment que la fonction recherche dévoile tout son potentiel. Vous pourrez retrouver rapidement un fichier du moment que vous connaissez son nom. Autre fonctionnalité appréciable, l’indexation des fichiers. Il est possible de rechercher à l’intérieur d’un livre pour retrouver plus facilement le passage que vous recherchez. C’est étonnamment efficace ! Un étudiant pourra ainsi rapidement trouver le passage qu’il recherche ou l’amateur de théâtre, l’emplacement de sa tirade préférée.

L’ergonomie de l’interface logiciel n’est pas la plus simple à prendre en main et elle demandera un petit temps d’adaptation à l’utilisateur. On sent que ce produit s’adresse encore à un public d’early-adopters et qu’il a été pensé essentiellement par une équipe d’ingénieurs. Le Kindle a un «petit côté geek». Rien de bien inquiétant, et au fur à mesure que le Kindle rencontre le succès, il devient un produit de plus en plus grand public. D’ailleurs Amazon simplifiera sûrement l’interface de son reader avec la prochaine gamme.
Mais qu’en est-il du confort de lecture offert par le Kindle? Ce reader arrivera-t-il à tirer parti de sa connexion 3G? Que vaut la plateforme Kindle, tant sur iPhone que l’ensemble des appareils supportés? Nous répondrons à ces questions dans la seconde partie de notre test.
Test : LeKiosque.fr débarque dans votre iPhone
Il arrive d’entendre régulièrement parler du manque d’offre de livres numérique sur le marché français. On ne pourra pas en dire autant en ce qui concerne la presse ! En effet, chaque titre de presse possède au moins un site internet et une édition numérique, tandis que d’autres proposent une véritable offre numérique complète, comme le quotidien Le Monde ou Libération. Malheureusement, l’offre est fragmentée. La jeune start-up française LeKiosque.fr voit les choses différemment : comme son nom l’indique, il s’agit de récréer un kiosque de presse mais dans l’ère du numérique. Avec plus de 300 magazines et quotidiens (dont Le Monde, Libération, Le Figaro ou encore Le Point ou L’Express), LeKiosque.fr comptabilise depuis mai 2008 plus de 500 000 magazines lus. Et la nouvelle application pour iPhone va sûrement emmener l’entreprise vers de nouveaux sommets !

LeKiosque.fr annonce aujourd’hui, en partenariat avec Orange Vallée, sa nouvelle application pour mobile réservée aux iPhone et aux iPod touch. Gratuitement téléchargeable sur l’AppStore, ce programme permet d’accéder à l’ensemble de sa bibliothèque et de recevoir les derniers numéros des magazines auxquels on s’est abonné. Nous testons le programme depuis plusieurs semaines et il nous a agréablement surpris. Il s’intègre parfaitement dans l’offre proposée par Le Kiosque. Après la lecture sur PC/Mac, voici tous vos journaux et magazines dans votre poche. Cependant, les applications mobiles dédiées à la lecture de presse sont souvent difficiles à utiliser et ne tire pas le plein potentiel de la plateforme iPhone OS. Par chance, LeKiosque pour iPhone n’en fait pas parti.

Tout d’abord, nous avons été surpris par la rapidité d’exécution du programme sur notre iPhone 3GS de test. L’application se lance en quelques secondes et vous vous retrouvez aussitôt dans votre bibliothèque. L’équipe de développement de l’application a opté pour une lecture à partir d’un PDF téléchargé au préalable. Pas de streaming ici ce qui permettra d’éviter les temps de chargement incalculables lorsque l’on utilise son iPhone en EGDE ou en 3G. Cela présuppose donc que le fichier ait été téléchargé au préalable. En 3G le téléchargement d’un magazine ou d’un journal de taille classique prend quelques minutes, en WiFi moins de deux minutes ! Bien entendu, ce dernier mode de connexion est préférable. Téléchargez vos magazines avant de partir depuis votre réseau WiFi et cela sera parfait. Au passage, la taille de votre bibliothèque LeKiosque n’est pas limitée et l’ensemble de vos achats restent stockés sur les serveurs de la société. Les gros lecteurs apprécieront !
La lecture d’un magazine ou d’un journal est plutôt aisée. On navigue rapidement dans le magazine. Chaque contenu est indexé si bien qu’il est possible d’accéder à une table des matières qui regroupe l’ensemble des articles et un lien pour un accès direct. On peut également naviguer dans l’ensemble du titre grâce à des vignettes des doubles-pages. Parfait pour repérer rapidement le dossier ou l’article qui vous intéresse. L’application LeKiosque inaugure également un système de lecture bien particulier. Lorsque l’on voit apparaître une épingle sur un page, cela indique que la fonction de découpage par article est disponible. Elle permet d’effectuer un zoom sur l’article dans sa totalité, l’application étant capable de détecter et de “recoller” les morceaux d’un article disséminés dans la page. Cela évite de se perdre dans un ballet de “zoom-in”/”zoom-out” qui peuvent vite fatiguer sur l’écran 3,5 pouces de l’iPhone. Ce système est encore expérimental mais la technologie progresse au fur et à mesure qu’un plus grand nombre de contenus sont indexés. Quelques mises en pages posent soucis et dans ce cas, on se contentera de zoomer. En tout cas, cette fonction permet une lecture plus efficiente, ce qui n’est pas plus mal lorsqu’on lit dans les transports en commun.

L’application s’intègre parfaitement dans les offres déjà existantes, très intéressantes pour les gros consommateurs de journaux et magazines. L’offre illimitée permet pour 15,90€/mois d’accéder à plus de 250 magazines (cela ne comprend pas les quotidiens). Pour 4,90€/mois, vous pouvez souscrire au forfait à la carte qui permet de sélectionner 5 titres de votre choix. Ensuite, on retrouve l’abonnement classique à un seul titre ou l’achat à l’exemplaire. Vous l’aurez compris, il y en a pour tous les goûts. De plus, pour fêter le lancement de l’application, LeKiosque permet aux nouveaux inscrits depuis l’iPhone de bénéficier d’un forfait à la carte ou illimité pour 1€ durant le premier mois. Bien entendu, là encore, il s’agit d’une offre sans engagement. Si vous disposez d’un iPhone, nous vous invitons à essayer l’application et nous dire ce que vous en pensez.
En guise de bilan, nous pouvons dire que l’application LeKiosque pour iPhone redynamise le marché de la lecture numérique de contenu presse. Ce programme est bien au-dessus de ce qui se fait aujourd’hui, chez Relay.com par exemple, dont l’application Delivery ne recueille pas forcément les faveurs des utilisateurs. Une version Android devrait également arriver dans l’année en reprenant les mêmes fonctionnalités que la version iPhone. Certes, l’application LeKiosque n’est pas parfaite et l’on peut rencontrer quelques erreurs dans le système de découpage par articles. Les développeurs de l’application ont fait le choix de la vélocité et de la stabilité. Les possesseurs d’iPhone qui utilisaient déjà le service LeKiosque seront sûrement les plus heureux de découvrir ce bout de logiciel. On attend vivement de voir une application semblable, griffée LeKiosque, profiter du grand écran de l’iPad, dès sa sortie fin mars. Sera-t-elle au rendez-vous? Can’t wait.
Notre galerie photo de l’application :
Test : Zinky, une bibliothèque pour moins de 100 euros

Alors que les analystes prédisent l’arrivée des premiers readers à 100€ pour 2010, Zebook, une jeune start-up française, dispose déjà d’un reader à un prix inférieur à ce seuil symbolique. Comment cela se fait-il alors que le prix des écrans E-Ink reste encore le composant le plus coûteux d’un reader? Certes, pour atteindre un tel prix, le Zinky, le nom original du reader de Zebook (développé en partenariat avec Ganaxa), n’est pas équipé de la technologie dernière génération. Par conséquent, comment évaluer le Zinky parmi un marché en constant changement et sur lequel les fabricants se battent pour proposer la combinaison électronique la plus performante.
Comme nous vous l’avons dit, le Zinky a un atout : un prix catalogue de 99€. Pour le reste, le reader est très limité. Ecran en papier électronique du technologie de deux ans, support d’un seul format, le PDF etc.
Pourtant, le Zinky présente les caractéristiques de ce qui a fait le succès, dans les premières années, de la lecture électronique : la lecture d’ouvrages issus du domaine public. Un reader pour lire toute la BeQ ou eBooks Gratuits? Sûrement. Et avec un prix plancher.
C’est sous cet angle que nous avons testé le Zinky. Il ne pourra jamais affronté le Kindle dernière génération, le Sony Touch Edition ou encore le Nook. Cependant, ce produit entrée de gamme et simple pourrait bien trouver sa clientèle. Celle à la recherche d’une simple «feuille électronique».
Le déballage

Les coûts ont été réduits au maximum si bien que l’emballage est un simple carton marron. A l’intérieur, vous trouverez un chargeur secteur (un bonne idée que n’ont pas la plupart des fabricants), un câble USB et le Zinky. Pas de manuel en papier, il est directement intégré dans le reader.

Le design du Zinky est simple et déjà vu. Il s’agit de la base Netronix utilisée par de nombreux fabricants, avec une coque avant en plastique blanc et un dos en plastique noir qui procure un toucher légèrement caoutchouteux plutôt agréable. On n’est pas au niveau du Sony Reader Touch Edition ou du Kindle au niveau de la qualité de fabrication mais elle est plutôt bonne. Heureusement car cela compense le manque d’originalité du design.

Le Zinky dispose d’un port USB, d’une prise casque (au format 2,5mm au lieu du standard 3,5mm) et d’un port SD qui vous permettra d’augmenter la mémoire de votre reader, limitée à 64Mo en interne. Cependant, le reader est livré en standard avec une carte SD 1Go. La navigation se fait à l’aide du pad directionnel situé sur l’avant du reader. Sur les tranches, vous trouverez une série de quatre et de deux boutons. Au prime abord, difficile de savoir à quoi ils vont servir.
Prise en main
Même éteint, l’écran affiche en haut à droite la mention «Démarrer» avec une petite flèche indiquant où je trouve le bouton d’allumage. Une fois celui-ci maintenu pendant quelques instants, le Zinky se lance. Une vingtaine de secondes plus tard, le page d’accueil s’affiche.

La page d’accueil se résume à six icônes : Bibliothèque, Mode d’emploi, deux autres icônes qui indiquent vos deux derniers livres lus, la connexion USB et enfin, les réglages. L’utilisateur ne se trouvera pas dérouté face à une telle interface, la sélection des rubriques se fait à l’aide du pavé directionnel. En revanche, l’usage des boutons présents sur la tranche (pour accéder au menu, revenir à la page d’accueil etc) ne sont pas des plus ergonomiques. Trop nombreux sur le côté gauche, il arrive que l’on se trompe de raccourcis.

Chargée sur une carte SD, la bibliothèque est plutôt réactive. On peut soit effectuer un classement par auteur soit un classement par titre. On peut se rendre rapidement à un endroit précis de sa bibliothèque en utilisant le classement alphabétique.
En raison des composants qui équipent le Zinky, ce n’est pas le reader plus réactif que l’on puisse trouver. La vitesse de rafraîchissement rappelle celle du PRS-505, néanmoins l’ouverture d’un livre se fait assez rapidement. Mais qu’en est-il pour la lecture?
La lecture
Comme nous vous le disions en introduction, l’écran qui équipe le Zinky n’est pas un modèle très récent de la marque E-Ink. Il est similaire à celui qui équipe le PRS-505 c’est-à-dire que vous bénéficierez d’un bon contraste mais pas d’un grande vitesse de rafraîchissement. Peut-on demander un composant dernier cri sur un reader à 99€? Pas vraiment.
Etant uniquement capable de lire le format PDF (ainsi que le TXT ou des formats d’images), nous avons testé le Zinky comme un reader très abordable pour relire tous les classiques, téléchargés depuis l’une des grandes bibliothèques numériques, comme la BeQ, eBooks Gratuits ou encore le projet Gutenberg.

Les fichiers de la BeQ ou de eBooks Gratuits, au format PDF ont un très bon rendu sur le Zinky. Il existe un seul niveau de zoom qui permet de faire passer l’affichage en mode paysage. Cela sera largement suffisant pour la plupart des fichiers PDF formatés pour les readers (typiquement ceux de la BeQ). Les livres édités par Zebook sont quand-même ceux qui offrent le meilleur rendu. Heureusement. Typographie travaillée, justification, notes de bas de page, tables des matières fonctionnelles. Bref, des PDF bien formatés ! L’intégration du moteur de rendu de Foxit est perceptible même si des fonctions importantes comme le reflow ou la recherche dans un document n’est pas possible. Il est sûr que lorsque l’on compare ce reader au Kindle ou au PRs-600, on peut voir le chemin parcouru.
Il n’est pas possible de mettre un marque-page mais le Zinky mémorise automatiquement la dernière page lue, et cela pour tous les ouvrages présents sur le reader.

Pour ce qui est de l’autonomie, elle est sensiblement identique aux readers 6 pouces classiques. Comptez entre une et deux semaines en utilisation classique. La présence d’un chargeur secteur dans la boîte est une bonne idée. Parfait pour partir en voyage et pouvoir recharger son Zinky, sans avoir à trouver une prise USB.
Conclusion
Le Zinky surprend tout d’abord par son prix mais aussi par sa configuration minimaliste. On pourrait penser qu’un tel produit n’aurait aucune pertinence sur le marché actuel… pourtant, avec un prix de 99€, c’est le reader le plus abordable pour goûter aux plaisirs de la lecture numérique. Il suffira de télécharger une bonne quantité de livres issus du domaine public, au format PDF, et de se lancer dans leur lecture. Pour un prix équivalent à une dizaine de livres papiers, vous pouvez choisir un reader qui pourra en contenir plusieurs centaines.
Cependant, le Zinky a des limitations importantes : lecture du seul format PDF, un écran de bonne qualité mais pas des plus réactifs et aucun support du format ePub n’a été prévu par Zebook. Par conséquent, le Zinky ne sera pas un produit évolutif. Il s’adresse aux lecteurs intéressés par la lecture d’ebooks issus du domaine public, souhaitant découvrir le lecture numérique à moindre de prix. Un appareil sans prétention, contrairement à certains modèles quasiment identiques sur le marché et vendus au prix fort. C’est un reader à remplir de ce que vous voulez au format PDF, et avec un rapport, poids, prix, contenu inférieur à celui du papier. Une première !
Pour :
- Prix
- Un support convenable des PDF
- Chargeur secteur fourni en standardContre :
- Limité à la lecture de PDF
- Pas de housse
- Un reader non évolutif
Notre note :
![]()
Il est possible d’acquérir le Zinky de Zebook directement sur la boutique de la marque à l’adresse suivante.
Rendez-vous sur notre galerie Flickr pour découvrir le Zinky en détails.
Test : Housse Norêve pour le Cybook Opus

Lors de notre test du Cybook Opus de Bookeen (à lire ici), nous nous étions montré quelque perplexe face à l’ergonomie de la housse fournie en standard. Certes, elle était de bonne facture mais s’est avérée peu optimale dans une situation de mobilité. Son format “slide” s’avère gênant et on aurait vite de la poser quelque part pendant la lecture et de l’oublier. Nous étions donc parti en quête d’une couverture à la manière d’un livre. Nous avons trouvé un modèle intéressant dans le catalogue de la marque Norêve, une entreprise français bien connue dans le monde des accessoires pour appareils électroniques.
La housse cuir Bookeen Cybook Opus Tradition est livré dans un coffret. A l’intérieur se trouve la housse, reçue dans un coloris rouge, particulièrement féminin. Norêve propose trois gammes de cuir différents : la gamme Perpétuelle (avec 12 coloris), la gamme Ambition (avec 3 coloris) et la gamme Exception (avec 4 coloris). Bien entendu, plus on monte en gamme, plus le prix de la housse sera élevé. Comptez 49,99€ pour la gamme Perpétuelle, 54,99€ pour l’Ambition et 59,99€ pour la Perpétuelle.

Cette housse n’est donc pas la plus abordable mais la qualité est bien au rendez-vous ! Le Cybook Opus vient se loger tout en douceur dans une glissière qui le tiendra suffisamment lors de vos déplacements. Le cuir est de qualité, tout comme la finition. Le rabat intérieur vous permettra de ranger quelques cartes de visites et vos petits papiers. L’ensemble du produit renvoie une véritable impression de solidité. On remarque le soucis du détail des designers de Norêve : le système de fermeture. Au lieu d’être un simple bouton pression, bien plus abordable, il s’agit d’une fermeture magnétique. Du coup, pas besoin d’appuyer fortement sur le bouton pour refermer sa housse, au risque d’endommager l’écran. Bien vu !

En conclusion, nous avons beaucoup apprécié cette housse, pour son format et sa qualité de fabrication. Comme d’habitude, Norêve ne déçoit pas. Cependant, une telle qualité à un prix : au minimum 49,99€ pour le modèle de base. Cela fait cher par rapport au prix du Cybook Opus mais c’est un bon investissement qui vous permettra de voyager partout avec votre reader bien protégé !
Notre note :
![]()
Pour découvrir la housse Norêve Tradition pour le Cybook Opus, rendez-vous sur la boutique de la marque.
Test – Libération sur iPhone

Nous vous annoncions il y a quelques semaines la sortie imminente du journal Libération sur iPhone. C’est désormais chose faite, et au vu du soin apporté à la réalisation, une revue en détail de l’application s’imposait.
Voici une description des différents services proposés.
1. La Page d’Accueil

Retrouvez sur la page d’accueil toutes les dernières actualités à la Une, ou triées par thématiques. A chaque lancement l’application se met à jour automatiquement pour récupérer les dernières flux gratuits d’informations. La synchronisation est un peu longuette que l’on soit en Wifi ou 3G, car les articles sont téléchargés directement sur l’iPhone, et donc lisibles ensuite hors-ligne.
En haut à droite, vous pouvez observer un appareil photo et un poste de radio. L’appareil photo est un raccourci vers l’option Mobile Reporter, qui permet à tout témoin d’un événement de devenir reporter en envoyant directement la photo à la rédaction de Libération.
Le poste de radio quant à lui permet d’écouter la radio Libé en tâche de fond au sein de l’application. Une option sympathique pour lire l’actualité en musique.
Mais revenons en aux articles. La barre horizontale rouge permet de naviguer rapidement et facilement entre les catégories. Il suffit ensuite de sélectionner l’article considéré pour le consulter dans son intégralité. Selon votre préférence vous pouvez le lire en mode paysage ou portrait. Si la lisibilité est bonne, on regrettera cependant de ne pas pouvoir changer directement depuis l’article la taille de la police. Il faut pour cela la modifier dans les réglages de l’application.
Par ailleurs il est prévu à la fin de l’article un petit bouton permettant d’envoyer par mail le contenu lu, tout en restant dans l’application. Pour le moment toutefois, il n’est possible de partager l’article sur Facebook ou Twitter…Nul doute que c’est une option qui sera intégrée lors de la prochaine version de l’application.
2. Le Journal
La partie Journal constitue la véritable attraction de l’application, ou plutôt la principale innovation. Les abonnés de Libération, ou ceux ayant achetés le journal à l’unité peuvent accéder à l’intégralité du journal. La consultation est d’une incroyable facilité puisqu’il suffit de faire glisser son doigt pour changer de page. Ensuite appuyez simplement sur le texte voulu pour ouvrir une nouvelle fenêtre et consulter l’article en entier. Si l’idée est bien pensée, les plus exigeants pourront cependant regretter l’impossibilité de zoomer sur les images, ou sur les titres, parfois difficiles à déchiffrer.

Les détenteurs de l’offre Première à 12€/mois disposent d’une option supplémentaire, à savoir la possibilité de voir en exclusivité la réalisation du journal du lendemain.
3. Les Diaporamas

Comme son nom l’indique, cette partie rassemble les galeries photos publiées sur Libération ainsi que celles proposées par les internautes. Ici aussi les images peuvent être vues en mode paysage ou portrait.
4. Les Podcasts

Voici une rubrique particulièrement élaborée et parfaitement réalisée. Libération a pensé à tout et prévoit la possibilité de consulter des podcast audio et vidéo directement depuis l’application. Sélectionnez votre préféré, téléchargez, il ne vous reste plus qu’à regarder et/ou écouter !
5. Tout Libé

Ce dernier bouton regroupe l’ensemble des autres services proposés.
- Qui a dit ?

Qui a dit est un petit jeu qui consiste à tester votre connaissance de l’actualité. Secouez votre iPhone pour obtenir une question, cliquez sur cette dernière pour voir la réponse et suivez la flèche pour lire l’article en rapport.
- Les Unes depuis 1973

Libération met à disposition de toutes les Unes du journal depuis 1973. Une façon originale de satisfaire sa curiosité et d’observer quel était le sujet abordé par exemple le jour de votre naissance – ou celle de vos enfants pour les 36 ans et plus ! -. On appréciera le Coverflow pour naviguer, ainsi que le bouton “Date” pour sélectionner avec plus de précision le jour, le mois et l’année voulus.
- Faites la Une

Là encore une petite fonctionnalité sympathique avec la possibilité de créer une Une personnalisée à partir de la photo de votre choix.
- Réglages
Cette option vous permet de choisir la taille du texte par défaut, et le lancement automatique de Radio Libé au démarrage de l’application.
- Nos offres & Mon Compte
Disponible gratuitement sur l’AppStore, plusieurs des services précédemment évoqués sont payants ou réservés aux abonnés. C’est depuis la rubrique Nos Offres que vous pourrez souscrire à l’offre qui répond le mieux à vos besoins.
Voici un petit résumé :
Deux offres iPhone sont proposées : l’une à 0,79 euro pour un accès à toutes les fonctionnalités de l’application pendant 24 heures, et l’autre à 3,99 euros pour un accès illimité pendant 7 jours.
Pour les abonnés du site web de Libération, deux options après s’être connecté :
Les abonnés à l’offre Première à 12 € / mois ont accès à la totalité de l’application iPhone, avec la version papier en format digital, et la pré publication du journal la veille. (cette offre est proposée à 2€ de plus par mois à nos abonnés papier).
Les abonnés à l’offre Essentiel à 6 € / mois ont accès à l’ensemble des services de l’application avec les articles du quotidien du jour triés par rubrique. (cette offre est offerte aux abonnés papier).
Pour les abonnés Web, il suffira de renseigner vos identifiants dans la rubrique Mon Compte, tandis que les clients ponctuels seront invités à tester l’achat intégré pour obtenir 24 heures ou 7 jours d’accès.
Vidéo
Pour terminer ce test, voici la vidéo de démonstration officielle de l’application dans laquelle vous pourrez retrouver en images les services présentés.
Conclusion
Libération frappe un grand coup et fait une entrée fracassante sur l’AppStore avec cette application parfaitement réalisée. Développée par Visuamobile, l’application Libération est un exemple d’ergonomie, de fluidité et de stabilité.
Les possibilités in-app sont variées – achat d’un accès, envoi de mail, consultation de podcasts – et offrent aux lecteurs un véritable confort d’utilisation, contournant par la même occasion les limitations de l’iPhone. Le panel de services proposés venant en complément de l’offre Web constitue un argument de poids pour convaincre les utilisateurs à s’abonner.
On a hâte de voir si les efforts de Libération seront récompensés, et surtout si la concurrence suivra la voie tracée.
La Kindle Surprise
A la rédaction, c’est un peu Noël avant l’heure. Il y a quelques jours, nous avons reçu ce paquet. Etrange, aucun d’entre nous n’avait passé de commande.
Avais-je encore oublié que j’avais acheté un carton de livres? Probable. Ni une ni deux, j’ouvre le paquet et je tombe sur… ça.
Un colis joliment emballé, avec un Kindle (et sa housse) à l’intérieur. Quelle surprise ! L’un de nos lecteurs (qui souhaite rester anonyme) nous a fait parvenir un Kindle afin que nous puissions réaliser un test du reader communicant d’Amazon. Il paraît que vous aimez bien nos tests.
Bien plus qu’un reader, nous ne pourrons pas tester le Kindle sous la contrainte d’un seul billet – comme ce que nous faisons habituellement. Le Kindle est une plateforme complète sur laquelle on peut lire aussi bien des livres, des journaux ou des magazines, depuis un reader, un smartphone et depuis peu, son PC. Par conséquent, nous allons vous faire découvrir le Kindle par le biais d’une série d’articles, qui aborderont les différentes caractéristiques de cette plateforme, si bien que vous pourrez vous faire un avis sur le reader d’Amazon, comme si vous l’aviez eu entre vos mains.
Allez, on déballe… Once upon a time…
Encore un grand merci à notre très généreux donateur, au nom de toute la rédaction d’eBouquin.fr.
Test : Le Sony Reader Touch Edition, un reader haut de gamme

Le Sony Reader Touch Edition, PRS-600
Après le succès du Sony Reader PRS-505, le reader 6 pouces de référence, commercialisé depuis 2007 aux Etats-Unis, et l’échec du PRS-700, Sony revient sur le devant de la scène avec une gamme entièrement renouvelée. Avec le Sony Reader Touch Edition (ou PRS-600), Sony a cherché à développer un produit qui reprend ce qui a fait le succès du PRS-505 en lui ajoutant une interface tactile. La référence même du Touch Edition, PRS-600, indique le but de Sony : trouver le juste milieu entre son précédent bestseller et l’ergonomie que peut apporter l’écran tactile.
Vous l’aurez compris, l’argument de vente pour ce reader est son écran tactile. Cependant, intégrer une interface tactile se fait souvent au prix d’un confort de lecture moindre, par rapport aux autres readers du marché. Pourtant, cette interface permet une navigation plus intuitive et l’ajout de nouvelles fonctionnalités comme la prise de notes. Pourtant, avant même la commercialisation du Touch Edition, la controverse sur la lisibilité de son écran tactile a éclaté. Qu’en est-il vraiment?
Après plusieurs semaines de tests et de nombreuses lectures, nous avons pu nous faire un avis sur le nouveau produit phare de Sony.
Le déballage
A l’intérieur de la boîte

Le Sony Reader dans sa nouvelle boîte
Le Sony Reader Touch est présenté dans un coffret, rouge et blanc, qui arbore le nouveau logo «Reader». Symbolisant un livre ouvert, le Sony Reader n’est plus un produit électronique de niche dans la stratégie de Sony mais devient une véritable gamme.

Le nouveau logo Sony Reader
A l’intérieur de la boîte, on découvre le PRS-600, un stylet (pour ceux qui n’aime pas mettre leurs empreintes sur l’écran) ainsi qu’un câble USB. La housse que fournit Sony nous a déçu. Il s’agit d’un simple étui en faux néoprène. Il protégera votre reader des rayures mais pas des chocs. La protection est trop souple pour protéger l’écran d’un choc violent. Nous vous conseillons donc d’acheter une couverture en cuir de meilleure facture pour mieux protéger votre reader.
Le design

Sony a soigné le design de son nouveau reader haut de gamme. L’utilisation d’un écran tactile a permis de supprimer les nombreux boutons qui étaient présents sur le PRS-505. Sur la face avant, vous ne trouverez que 5 boutons situés en dessous de l’écran. Il s’agit de raccourcis pour accéder à la bibliothèque, au zoom, aux options et pour changer de page. La coque du reader est composée de plusieurs matériaux. L’écran est entouré d’un cadre en aliminium, noir pour exemplaire de test, mais qui pourra être rouge ou argenté. L’arrière est en plastique doux qui offre un toucher très agréable. La qualité de fabrication est au rendez-vous. Il est léger mais relativement dense. Le Touch Edition tient très bien en main et on ne fatigue pas en le tenant à une main lors d’une longue lecture. Encore une fois, Sony ne nous a pas déçu.

Sony a soigné la ligne de son produit
Comme sur tout reader, la partie la plus importante de l’appareil est son écran. Même éteint, on remarque l’ajout de la couche tactile sur l’écran en papier électronique qui trouble un peu ce dernier. La couche tactile génère aussi des reflets qui pourraient s’avérer gênant à l’utilisation. Nous verrons plus tard quelles sont les conséquences éventuelles sur le confort de lecture.
Le Sony Reader Touch Edition est le reader haut de gamme de Sony. Contrairement au PRS-300, Sony a intégré deux ports mémoire sur le PRS-600 : un port SD et un port Memory Stick. Le Touch Edition est aussi équipé d’un lecteur audio et d’une prise jack 3,5mm. Enfin, vos ebooks devront être chargé via la prise USB qui équipe le lecteur : pas de connexion sans-fil sur ce modèle.

Les ports d’extension mémoire

Le Sony Reader dispose une connectique complète
Prise en main
L’allumage

Comme sur l’ensemble de la gamme de Sony, le reader s’allume en actionnant un bouton «slide» sur le dessus de l’appareil. L’allumage est instantané. Les readers Sony ne s’éteignent pas totalement mais disposent d’une fonction de mise en veille. C’est elle qui permet l’allumage instantané du reader. En un instant, vous pouvez reprendre votre lecture.
L’interface

La page d’accueil du Sony Reader
Si vous avez déjà utilisé un PRS-505, la nouvelle interface ne pourra que vous réjouir. Sony a redonné un coup de peinture à son logiciel. La page d’accueil propose plusieurs raccourcis vers les catégories les plus utilisées (que vous pouvez personnaliser suivant vos besoins) : vous pouvez reprendre votre dernière lecture, accéder à votre bibliothèque ou vos collections ou encore reprendre l’ensemble de vos notes. L’énigmatique rubrique «Autres» comprend le lecteur audio, la galerie d’images et les paramètres. Dans le menu «Paramètres», il est possible de modifier de nombreux réglages, de la date et l’heure aux commandes tactiles pour changer de page, en passant par la langue du système.

La bibliothèque du Sony Reader
La navigation est beaucoup plus intuitive sur le Touch Edition que sur les précédents modèles de Sony. Bien entendu, l’interface tactile apporte beaucoup mais Sony en a aussi profité pour revoir son logiciel. Les options de classement de la bibliothèque sont bien plus nombreuses : on peut trier ses ouvrages par titre, auteur ou date. L’affichage des livres n’est plus limité à une simple liste mais l’on peut désormais naviguer dans ses ebooks par couverture. Cette mise en page agréable n’est plus l’exclusivité des readers de Bookeen. Autre fonction particulièrement appréciable : la fonction recherche. En tapant le titre ou le nom de l’auteur recherché, il sera retrouvé en un clin d’oeil même parmi plusieurs centaines d’ouvrages. Le PRS-505 ne disposait pas de cette fonction, très handicapant lorsque l’on a chargé plus d’un milliers d’ouvrages sur son reader. Sony a écouté les remarques de ses clients.

Grâce au port SD et MS présent sur le PRS-600, il est possible d’étendre votre bibliothèque à l’aide d’une carte fonctionnant avec ces standards. Les cartes SDHC sont également acceptées. Le Sony Reader Touch Edition est équipé d’une mémoire interne de 512Mo. Cela correspond à un peu plus de 300 ebooks d’une taille classique. Nous avons remarqué que le temps de formatage lors de l’insertion d’une carte SD remplie d’ebooks s’est nettement amélioré. En revanche, on reprochera l’absence de gestion des dossiers qui empêche de classer ses ebooks suivant ses goûts. Les readers de Bookeen ou d’Endless Ideas gardent cet avantage.

Le Sony Reader PRS-600 dispose d’un lecteur audio capable de lire les fichiers MP3 et AAC. La qualité est au rendez-vous. On en attendez pas moins de la part de Sony. L’interface de lecture reste la même que sur l’ancienne gamme. Ce n’est pas le lecteur audio le plus ergonomique que l’on connaisse mais cela devrait suffire aux utilisateurs à la recherche qui trouveront une utilité dans cette fonction.
A propos de Sony eBook Library
Les readers de Sony sont vendus avec un logiciel pour PC (et maintenant pour Mac) développé par la marque. La nouvelle version de ce programme a été longtemps attendu et il faut dire qu’elle nous a un peu déçu. Au prime abord, on découvre une nouvelle interface, un peu plus épurée, que sur les précédentes versions. Dans la version Mac, le logiciel intègre directement le logiciel Adobe Digital Editions, ce qui évite d’avoir à jongler entre ADE et eBook Library pour charger un fichier ePub ou PDF avec DRM. Une fois que vous aurez chargé quelques ebooks dans le programme vous pourrez les synchroniser avec votre reader (tous les modèles sauf le PRS-500). Cependant, si vous disposez d’une bibliothèque importante, eBook Library va vite devenir instable et souffrir d’importants ralentissements. On en vient parfois à forcer l’application à quitter ! Sony a encore des progrès à faire pour son logiciel sur PC/Mac. On se rabattra sur Calibre, bien plus abouti et riche en fonctionnalités, ou bien sur une simple utilisation en stockage de masse.
La lecture
Avant même sa sortie, le Sony Reader Touch Edition a du faire face à plusieurs controverses. L’élément critiqué est l’écran de du reader. En effet, le Sony Reader Touch Edition arrive après l’échec du Sony Reader PRS-700 qui d’ailleurs, n’est jamais sorti sur le marché français. On a souvent reproché à ce modèle une qualité d’affichage déplorable qui faisait oublier le confort de lecture procuré habituellement par le papier électronique. Voici ce qu’il en est vraiment.
L’écran

Il est vrai que lorsque l’écran est éteint, les reflets sont présents. On peut distinguer les contours de son visage sur le reader. Cependant, une fois l’écran allumé, il en est tout autre ! L’écran est lisible même dans des conditions de fortes luminosité. Nous avons tester ce reader pendant près de deux mois dans toutes les conditions possibles, avec le triptyque habituel : métro, boulot, dodo. Dans les espaces publics ou transports en communs, l’éclairage n’est pas gênant. Même chose avec une lampe de chevet, on ne voit pas un halo de lumière empêcher la lecture sur son PRS-600. Lors d’une lecture, la concentration du lecteur s’effectue sur le texte, si bien que les reflets se font vite oublier.

Des reflets existent mais s’oublient pendant la lecture

Comparatif entre le Sony Reader Touch et le PRS-505
Bien entendu, les puristes du papier électronique vont voir dans cet écran un véritable affront à cette technologie. Le contraste n’est pas aussi bon que sur un PRS-505 ou un Cybook Opus mais il reste satisfaisant. Sony a trouvé un bon compromis entre la lisibilité du papier électronique et l’utilisation d’une interface tactile. Ce n’est pas encore parfait mais on est sur la bonne voie.
Il convient également de noter que l’écran du PRS-600 est résistif, et peut donc être réactif même avec des gants, chose impossible par exemple avec l’iPhone.

Sous la couche tactile se trouve un écran E-Ink Vizplex de 6 pouces de la dernière génération. Le défilement rapide – déjà présent sur le Cybook Opus – est désormais intégré. Le résultat est encore plus bluffant que sur le reader de Bookeen, dernière génération d’écran oblige ! En revanche, vous n’aurez pas la possibilité de désactiver le fameux flash noir. Ce n’est pas particulièrement gênant car le rafraîchissement est bien géré.
Les formats

Sony a amélioré la fonction zoom sur le PRS-600 (retrouvez le rendu du zoom sur notre Flickr)
Le Sony Reader PRS-600 est capable de lire plusieurs formats de fichiers. Les standards sont supportés sans soucis, via le moteur de rendu d’Adobe Digital Editions. Cela vous garantit de pouvoir lire très convenablement vos ePub et PDF (avec ou sans DRM). On peut utiliser 5 tailles de police différentes (même si vous laisserez de côté la XL et XXL beaucoup grande). Cependant, on peut lui reprocher qu’il limite les fonctionnalités de certains fichiers. En tout cas, rien n’a changé dans le rendu des fichiers ePub entre le PRS-505 et le PRS-600. Cependant, le PRS-600 est beaucoup plus rapide d’exécution que son prédécesseur. Les pages se tournent en un clin d’oeil, en circule rapidement de chapitre en chapitre etc.

Le reflow PDF est de qualité et rapide d’exécution
Pourtant, c’est la gestion des PDF qui nous a le plus impressionné. Le reflow des PDF fonctionne bien. La nouveauté du PRS-600 est la fonction zoom. Vous pouvez régler le niveau comme cela vous convient. L’affichage se modifie à grande vitesse, c’est parfait pour zoomer en un instant sur un schéma. Vous pouvez passer aussi en mode paysage pour lire un PDF A4 plus convenablement. On notera l’absence d’un accéléromètre qui aurait permis de se passer de trois clics dans le menu. Cependant, Sony garde l’avantage acquis avec le PRS-505 sur le PDF et arrive même à le perfectionner.

Rendu d’une image par défaut
Le Sony Reader Touch Edition est également capable de lire les fichiers BBeB, TXT, RTF et Doc via une conversion effectuée lors du transfert avec eBook Library. Dommage que la gestion ne soit pas native. Quant aux formats d’images compatibles avec le reader, on retrouve les standards comme le JPEG, le PNG, le GIF et le BMP.
La prise de notes

La nouvelle fonction importante, qui découle de l’utilisation d’un écran tactile, est la possibilité de prendre des notes. En effet, le Sony Reader Touch Edition permet d’annoter et de surligner l’ensemble de ses textes. Cela fonctionne avec tous les formats et même les PDF ! Soit à l’aide du crayon, soit à l’aide du surligneur, vous pouvez griffonner vos textes. En cliquant sur un zone surlignée, le reader propose de saisir une note associée, soit par dessin ou bien à l’aide du clavier virtuel. Un menu «Notes» permet d’accéder à l’ensemble des notes prises dans l’ouvrage lu. Sur la page d’accueil du reader, il est également possible d’accéder à toutes les notes, soit par date, par type ou encore par ordre alphabétique.

Toutes les notes sont rassemblées dans un menu
Pour chaque note est fait mention de la date, du nom de document et la page en question. Il est également possible d’effectuer une recherche dans les notes stockées sur le reader ! Sony a quasiment pensé à tout. Ce reader permet également une synchronisation des notes, lorsque le reader est branché sur un ordinateur. On peut consulter les notes, imprimer ce qui a été fait dans le menu «manuscrit» et exporter toutes les notes d’un fichier sous forme d’un fichier RTF ! Voici le résultat.

En clic, vous pouvez exporter vos notes

Un exemple de rendu de notes exportées
Le Kindle a de quoi rougir devant une telle liberté d’utilisation !
Le dictionnaire
Malheureusement uniquement disponible en anglais, il est possible d’accéder au Merriam Webster Dictionary ou à l’Oxford English Dictionary. Cette fonction sera particulièrement appréciée par les personnes qui lisent régulièrement en anglais. Cela évite d’avoir à se trimballer un dictionnaire de poche avec son reader.
L’autonomie

On ne peut pas tout avoir, l’autonomie du Touch Edition est inférieure à celle de certains modèles actuels, comme le Cybook Opus. En utilisation régulière – voir même intensive -, le Sony Reader Touch Edition tient une semaine sans avoir besoin de retrouver un prise secteur ou un port USB. C’est tout de même honorable pour un appareil qui dispose d’un allumage instantané et d’un écran tactile (deux éléments qui ne sont très économes en énergie).
Conclusion
Au final, le Sony Reader Touch Edition est un réussite. Il remplace dignement le Sony Reader PRS-505 qui aura marqué les premières années du livre électronique. Certes qualité de l’écran du PRS-600 moindre, à cause de l’écran tactile, mais le gain de facilité de navigation compense largement. Les puristes du papier électronique se tourneront vers un reader classique sans saisie tactile ou sur un technologie Wacom, comme l’utilise iRex.
Mis à part ce point, le Touch Edition est un produit toutes options : design recherché, bonne qualité de fabrication, interface tactile, lecteur de carte SD/MS, présence d’un lecteur audio, support des formats les plus utilisés etc. « On l’a rêvé, Sony l’a fait.». Le Sony Reader Touch Edition est un produit complet, que l’on qualifiera de haut de gamme. La contrepartie de cette configuration complète est un prix un peu élevé, 299€, par rapport au reste du marché. Quant à l’absence de connexion sans-fil, on ne la regrettera pas car l’ouverture de ce reader en aurait souffert. Le Sony Reader Touch Edition devient la nouvelle référence en reader 6 pouces.
Pour :
- Le design
- L’écran tactile
- Un logiciel intuitif
- Un bon support de l’ePub, et plus particulièrement du PDF.
- La prise de notes avec exportation possibleContre :
- Un écran qui ne conviendra pas à certains
- Un prix un peu élevé
Notre note :
![]()
Vous pouvez acquérir le Sony Reader Touch Edition sur la boutique de Sony ainsi que sur celle de la Fnac. Pour acheter votre reader au meilleur prix, rendez-vous sur notre page “Où acheter?”.
Pour continuer la découvert, rendez-vous sur notre galerie Flickr dédiée au Sony Reader Touch Edition.
Test : Le Bebook Mini, complet mais austère

Le BeBook Mini d’Endless Ideas
Quelques semaines après le Cybook Opus de Bookeen, c’est au tour de la société hollandaise Endless Ideas de sortir son reader de poche, le BeBook Mini. Endless Ideas ne fait pas dans l’originalité avec ce reader car il s’agit d’un produit chinois, le Hanlin V5 de Jinke, estampillé BeBook. Par rapport au précédent reader d’Endless Ideas, le BeBook 1, la recette reste la même, avec un appareil capable de lire un grand nombre de format et un prix plancher. En effet, le BeBook est vendu à 199€. Quand on connaît le coût de production d’un tel produit, c’est une première. Est-ce que le prix plancher de l’appareil n’a pas été possible au prix de quelques concessions? A première vue, toutes les fonctionnalités possibles sont présentes : écran de qualité, lecteur de carte SD, fonction audio avec lecteur audio, support de l’ePub etc… Mais qu’en est-il de leur intégration et de leur facilité d’utilisation?
Voici les questions que nous nous sommes posées en testant le BeBook Mini, pendant deux semaines. Comme un roman, on découvre un reader au fil de la lecture…
Le déballage
Dans la boîte

Dès la réception du colis, on est surpris par la taille de l’emballage, encore plus petit que celui du Cybook Opus. En ouvrant la boîte, on découvre un BeBook Mini avec quelques accessoires : un casque audio (bas de gamme mais avec une télécommande pour régler le volume), un câble USB, une lanière pour accrocher la reader à son poignet ainsi qu’un tournevis (pour accéder à la batterie…). Nous avons été très surpris par l’absence de housse, contrairement au Astak EZ Pocket Pro, le clone du Mini vendu 199$ aux Etats-Unis, qui est livré avec une couverture en simili-cuir. Pourquoi Endless Ideas a décidé de priver ses utilisateurs d’une housse? Un soucis d’économie ou une contrainte au niveau de l’emballage a sûrement eu raison de cet accessoire indispensable.
Le design

Le design du reader laisse dubitatif. A l’heure où le nombre de readers disponibles sur le marché se multiplient et les designers commencent à avoir leur mot à dire dans le développement des nouveaux produits, Endless Ideas va à contre-courant avec son BeBook Mini. Ici, pas de travail sur le design du reader, ni sur son ergonomie.
Le BeBook Mini est construit dans une coque en plastique noir qui procure un toucher très doux. La qualité de fabrication est au rendez-vous et le reader renvoie une réelle sensation de solidité. Malheureusement, sans housse, qu’importe la qualité de fabrication du produit, l’écran reste toujours la partie vulnérable de ce type d’appareil.

Le BeBook Mini est équipé d’un écran 5 pouces (avec 8 niveaux de gris), identique à celui qui équipe le CyBook Opus. Le contraste et la qualité d’affichage est optimale. Vous ne serez pas déçu par le confort de lecture que le Mini offre.
En dépit de sa petite taille, le BeBook Mini est un produit plutôt complet. Il dispose d’un port mini-USB, d’une prise casque traditionnelle (3,5 mm) et d’un port SD Card capable de lire des SDHC (jusqu’à 32Go, en plus des 512Mo de mémoire interne). Dans l’absolu, ce reader est donc capable de transporter quelques dizaines de milliers de titres… N’est-ce pas trop pour un seul homme?
Prise en main de l’appareil
L’allumage

Le BeBook Mini s’allume en à peine plus de 10 secondes et s’éteint encore plus rapidement. La vitesse d’allumage reste sensiblement identique à celle des readers concurrents (Bookeen, Kindle etc…) même si les Sony Reader garde l’avantage de pouvoir s’allumer et s’éteindre instantanément. Le BeBook Mini dispose aussi d’un mode veille qui permet d’optimiser l’autonomie sans avoir à éteindre complétement le reader.
La bibliothèque

Le reader s’ouvre sur le contenu présent dans la mémoire interne ou sur la carte SD. Il est possible de choisir en fonction de vos besoins. La navigation dans les fichiers se fait à l’aide du pavé numérique présent en dessous de l’écran. Numéroté de 0 à 9, les touches se rapporte aux menus correspondants : par exemple, la touche 1 correspondra à «Aller à la première page» tandis que la touche 8 correspond au zoom. Malheureusement, les correspondances changent suivant les types de fichiers qui n’offre pas les même fonctionnalités… Vous voyez sûrement où nous voulons en venir : on parle trop de touches et pas assez de lecture. On perd l’envie de lire si l’on acquiert pas rapidement le mode de fonctionnement de l’interface. Sony avait réussi l’intégration des touches numériques sur le PRS-505 (comme le PRS-300), en les plaçant à la droite de l’écran pour une meilleure correspondance. Endless Ideas aurait du s’en inspirer.

L’interface est austère. Ne vous attendez pas à voir s’afficher les couvertures des livres comme sur le Bookeen ou les nouveaux Sony. Cependant, le BeBook Mini gère la hiérarchie des dossiers. A vous d’organiser vos fichiers selon vos besoin et le reader reconnaîtra votre organisation. Cela s’affichera dans un design digne des premiers baladeurs MP3.
En naviguant dans les menus, vous découvrirez le présence d’un lecteur audio (uniquement compatible MP3). C’est une fonction accessoire mais certains apprécieront de lire avec leur musique préférée en ambiance.
La lecture
Les formats supportés

Une fois votre livre trouvé et «ouvert», le rendu est plutôt bon, quelque soit le format. La variété de zoom n’est pas aussi grande que sur les readers de Bookeen mais les 5 tailles proposées rappellent celles des readers de Sony. Appliqué sur un fichier ePub ou PDF (car le Mini est capable de faire du Reflow), le rendu du zoom est satisfaisant.
Un des atouts du BeBook Mini est le nombre de formats avec lequel il est compatible : PDF, Mobi (sans DRM), PRC, ePub, Lit, TXT, fb2, Doc, HTML, RTF, djvu, wol, PPT, mbp, chm, BMP, JPG, PNG, GIF, TIFF. Du textes aux images, tout y passe. Ce reader est aussi capable de jouer des MP3 et de décompresser des fichiers RAR et ZIP. Il faudra en trouver l’utilité, mais si jamais vous avez oublié de décompresser un fichier chargé sur votre reader, il pourra l’ouvrir sans problème.

Globalement, le BeBook Mini est un appareil à recommander si vous lisez des fichiers aux formats EPUB et PDF, même si depuis l’arrivée de Adobe Mobile Reader, ces formats sont beaucoup mieux supportés par de nombreux appareils.
Remarque : Endless Ideas propose aux personnes ayant des fichiers Mobipocket avec DRM de changer le firmware de leur appareil pour pouvoir les lire. En revanche, vous perdrez le possibilité de lire des fichiers ePub et PDF avec DRM.

Cependant, certains fabricants ont rajouté des fonctionnalités appréciables. Endless Ideas n’a pas pris le soin d’intégrer un mode défilement rapide, que l’on retrouve maintenant chez Bookeen et chez Sony. Si vous maintenez appuyé un bouton de navigation sur le BeBook Mini, il «tournera» les pages, dix par dix. Cela peut s’avérer utile mais moins pratique que le défilement rapide.
Pour ce qui est des marques-pages, il est possible d’en insérer au maximum 5 par livre. On utilise les touches 1 à 5 pour marquer rapidement un passage et la touche 6 donne un accès à l’ensemble des marques-pages. Cela dit, suivant les formats, les marques-pages marchent plus ou moins bien. Heureusement que le reader mémorise la dernière page lue car il arriver souvent d’oublier de marquer sa page avec un livre électronique.
Le Text-to-Speech

Le BeBook Mini propose une fonction dont dispose aucun autre reader sur le marché français : le Text-to-Speech (uniquement en anglais). L’autre reader à utiliser cette fonction est le Kindle d’Amazon, et c’est l’un des arguments de vente mis en avant par la marque. Le Text-to-Speech est compatible avec les fichiers PDF, ePub, Doc, TXT et HTML mais n’est pas proposé avec les fichiers Mobipocket. Dommage. On est bien loin de la qualité d’un audiobook. La voix est très «robotique» mais le résultat est sensiblement identique à celui du Kindle. En revanche, le BeBook ne tourne pas automatiquement la page pour continuer la lecture. Est-ce un oubli des développeurs ou bien un mesure pour éviter de concurrencer le marché des audiobooks?
L’autonomie

Rien à redire au niveau de l’autonomie, le BeBook Mini dispose d’un écran E-Ink Vizplex dernière génération qui consomme très peu d’énergie. Le BeBook Mini tiendra la charge plusieurs semaines.
Conclusion
Au final, le BeBook Mini ne nous aura pas conquis. Ses nombreuses fonctionnalités le sauve d’une mauvaise note. Elles rattrapent un design d’un autre âge et une interface logiciel très austère. Cependant, le BeBook Mini est le reader le plus abordable du marché pour lire des livres avec DRM Adobe. Il est capable de lire convenablement les ebooks chargés sur sa mémoire. Si vous voulez lire certains formats de fichiers que seul le Mini est capable de lire, ce reader est pour vous. Pour les lecteurs de livres en ePub ou PDF, un reader Sony ou Bookeen vous conviendra mieux.
Le BeBook Mini est un reader complet mais austère. Malheureusement, notre vision du livre électronique considère le design et l’ergonomie comme un point essentiel. Endless Ideas n’a pas considéré ces éléments dans sa démarche.
Pour :
- La qualité de fabrication
- Le prix
- Le support de nombreux formats dont l’ePub et le PDFContre :
- Un design digne des premiers appareils électroniques
- Manque d’ergonomie du reader (hardware et logiciel)
- Pas de housse fournie
- Quelques bugs dans l’interface
Notre note :
![]()
Si le BeBook Mini vous intéresse, vous pouvez l’acquérir sur la boutique en ligne d’Endless Ideas pour 199€.
Rendez-vous sur le Flickr d’eBouquin pour découvrir le BeBook Mini en image.
Dropbox, la solution de sauvegarde (presque) parfaite

Vous connaissez sûrement Dropbox, le génialissime service de sauvegarde en ligne ? Voici quelques détails à l’occasion de sa sortie sur iPhone pour connaître un peu mieux cet utilitaire indispensable.
Dropbox est une solution de sauvegarde et de partage de fichiers en ligne qui offre 2 Go de stockage gratuit. Pour en bénéficier, il vous suffit de vous inscrire sur le site, puis d’installer une petite application sur votre ordinateur. Après quoi le logiciel se charge de créer un dossier spécifique Dropbox dans lequel les fichiers ajoutés sont automatiquement synchronisés avec l’interface web. Il est également possible, via une petite manipulation, de synchroniser vos dossiers depuis leur emplacement actuel, sans avoir à les copier dans le dossier Dropbox. Pour les utilisateurs Mac, le procédé se fait très facilement grâce à un petit script Automator téléchargeable gratuitement ici ➙ JuneCloud Automator Actions.
Depuis l’interface web, il vous est possible de récupérer vos documents, mais aussi de les consulter dans votre navigateur. Il est également facile de partager un dossier ou un document spécifique avec un collaborateur, en sélectionnant le fichier désiré puis en l’envoyant par mail.

L’integration de l’application iPhone est parfaite. Que vous modifiez vos documents depuis l’iPhone ou depuis votre ordinateur, la synchronisation automatique via Internet vous permet de mettre à jour les modifications sur tous les supports. L’utilisation depuis l’iPhone est très simple : après téléchargement et installation de l’application, il ne reste plus qu’à rentrer ses identifiants Dropbox pour accéder à vos documents. Sur ce point l’application est d’ailleurs assez géniale : comme Spotify, Dropbox reprend le concept du streaming pour la lecture des documents, qui une fois téléchargés peuvent être sauvegardés dans les “Favoris” pour rester accessibles hors-ligne.

Enfin pour ceux d’entre vous qui désespéraient de devoir constamment passer par l’ordinateur pour rapatrier vos photos et vidéos prises sur iPhone, rassurez vous, Dropbox s’occupe de tout. Choisissez simplement les médias que vous voulez transférer. Dropbox se charge de synchronisez vos fichiers que vous pourrez ensuite retrouver dans le dossier Dropbox sur votre ordinateur.
Au niveau de la consultation des fichiers, celle-ci est plutôt basique, mais suffisante pour permettre une navigation optimale et aisée au travers des pages. Dropbox, bien entendu, ne s’inscrit pas sur le même créneau que GoodReader, l’un étant plutôt dédié à la sauvegarde, au partage et à la consultation rapide, tandis que l’autre est exclusivement tourné vers la lecture des documents. Cela explique de fait les différences entre un lecteur minimaliste, mais très stable, et un lecteur avec beaucoup plus de fonctions.
On pardonnera aussi à l’application iPhone de Dropbox ses petits défauts de jeunesse, notamment au niveau de la gestion inexistante pour le moment des dossiers, ou l’absence de Push. Gageons que ces détails seront rapidement corrigés lors de la prochaine mise à jour.
En conclusion Dropbox présente un service gratuit sans concurrence à l’heure actuelle, qui vous permet d’emporter et consulter depuis n’importe où vos documents.
L’essayer c’est l’adopter !! J’attends avec impatience vos retours sur cette petite merveille
.
DropBox sur l’AppStore
































