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Amazon.fr : le Kindle Touch disponible en France à partir de 129€ [MAJ]

Belle surprise ce soir sur le site d’Amazon.fr : le Kindle Touch débarquera en France le 27 avril, ainsi qu’en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni. Pas de Kindle Fire comme les rumeurs l’avaient envisagé (patience…) mais le premier reader tactile d’Amazon, en version Wi-Fi et 3G+Wi-Fi. La 3G fonctionne grâce à un partenariat de roaming entre AT&T et Amazon. Le Kindle Touch peut ainsi utiliser sa connexion 3G dans plus de 100 pays.

Le prix de vente est bien positionné par rapport au marché français, soit 129€ pour le premier modèle (avec une parité euro/dollar…) et le 189€ pour la version haut de gamme. La déclinaison 3G (sans que le lecteur ait besoin de souscrire à un abonnement, l’accès est gratuit) intéressera uniquement les utilisateurs les plus nomades, tandis que le modèle Wi-Fi se positionne en concurrent direct du Kobo by FNAC et du Cybook Odyssey, vendus au même prix. Désormais, ils jouent tous à armes égales…

Qu’apporte le Kindle Touch par rapport au Kindle classique ? Tout d’abord, son écran E-Ink Pearl devient tactile (grâce à la technologie infrarouge zForce de Neonode). Les utilisateurs chevronnés du Kindle vous diront que cela n’est pas très utile mais cela sera indispensable pour les accros des interfaces tactiles. L’interface du Kindle Touch n’a plus grand chose à voir avec celle de son prédécesseur. Elle est plus visuelle et conçue pour l’utilisation tactile. Parmi les petites différences, le reader tactile est équipé d’une mémoire interne de 4Go (au lieu de 2Go pour le Kindle), d’une batterie longue durée (2 mois au lieu d’un) et d’une prise jack pour utiliser le lecteur audio du Kindle.

En revanche, le Text-to-Speech n’est pas mentionné (espérons que la version anglaise sera toujours présente) tout comme la fonctionnalité X-Ray (en image ci-dessus, qui permet l’accès à un résumé progressif d’un ouvrage et des fiches sur les personnages) a tout simplement disparu en traversant l’Atlantique. Quel dommage ! On peut supposer que la fonctionnalité n’est pas encore disponible en français et il ne reste plus qu’à espérer que nous pourrons tester cet intéressant outil sur des ouvrages en anglais.

Amazon a d’ores et déjà ouvert les précommandes pour les deux modèles qui seront livrés dès le 27 avril. Dans tous les cas, nous ne manquerons pas de tester ce modèle de Kindle dès que possible. Stay tuned.

MAJ : Challenges propose une vidéo de Marie-Pierre Sangouard, directrice de l’acquisition de contenu chez Amazon, qui revient sur les deux versions du Kindle Touch.


Amazon lance son Kindle Touch en France par Challenges

En attendant, le nouveau Kindle s’offre un passage en Une d’Amazon.fr. Une sacrée publicité pour bien entamer les précommandes !

Le Kindle à 79€ pour le Salon du Livre

Vous n’aurez sûrement pas manqué qu’Amazon est présent en force au Salon du Livre de Paris (jusqu’au 19 mars). Stand de 80 m2, un effectif pléthorique, de nombreux Kindle en démonstration. Amazon n’a clairement pas les mêmes moyens que ces concurrents, qu’ils s’appellent Bookeen, Sony ou encore Kobo (en partenariat avec la FNAC). Fini la démesure du stand de l’année dernière, le fabricant ukrainien Pocketbook erre dans les allées alors que la firme a pourtant un nouveau modèle séduisant à présenter (le PocketBook 622). Depuis l’arrivée d’Amazon et de Kobo, tout va très vite, beaucoup plus vite qu’en 2011…

Et tout le monde n’a pas investi la même somme pour investir le marché européen. Afin de séduire les 200 000 visiteurs attendus durant les 3 jours du Salon, Amazon propose un rabais sur le Kindle dont le prix passe de 99 € à 79 €. Autant dire que les visiteurs pourront faire une affaire en achetant le Kindle à ce prix.

Casino se charge de la vente directe pendant l’événement, l’offre est aussi valable jusqu’au 1er avril pour les clients qui auront récupéré le coupon de réduction sur le stand d’Amazon. Il suffira alors de commander l’ereader sur Amazon.fr avec la réduction de 20 euros.

Chez les concurrents, pas d’offres de ce type. Le Kobo et le Cybook Odyssey restent au prix de vente habituel (129 €), même si ePagine propose à ses clients une carte de téléchargement de 30 euros pour tout achat du dernier reader Bookeen sur leur stand.

Finalement, cela vaut peut-être le coup de s’offrir un ereader à l’occasion du Salon du Livre.

Le Kindle en tête des ventes sur Amazon.fr

Comme aux États-Unis, le Kindle a pris la tête des ventes de la catégorie High-Tech sur Amazon.fr. Seul et unique modèle en vente en Europe, l’absence d’écran tactile ne semble pas (encore?) lui porter préjudice face aux readers concurrents qui en sont équipés. L’affichage du produit en page d’accueil de la boutique semble faire son effet, renforcé par un prix de 99€ encore inenvisageable il y a un an. Il est intéressant de lire les commentaires des premiers acquéreurs, globalement très satisfaits de leur nouveau ereader. Alors que les produits Apple trônent souvent en haut de ce classement, l’opération de communication d’Amazon semble porter ses fruits. Depuis son lancement il y a à peine un mois, Amazon aurait vendu plusieurs milliers de Kindle en France et le volume de commande dépasserait déjà leurs attentes.

Sorti lundi, le Kobo by FNAC prend aussi un bon départ. Il est déjà n° 1 des ventes de la catégorie « GPS, Téléphone, eBooks » sur FNAC.com et le modèle blanc trône en deuxième place (tandis que les autres déclinaisons suivent dans la liste). Un modèle un peu plus onéreux que le Kindle (sauf pour les Adhérents FNAC), mais qui a pour principaux avantages son écran tactile et sa compatibilité EPUB. La lutte va être acharnée avec le reader d’Amazon et nous pourrons sûrement faire un premier résultat des courses après les fêtes. En attendant, les paris sont ouverts ! ;-)

Amazon : une offre de presse inadaptée sur Kindle

Avec la sortie du Kindle 4 en France, la presse française a vu dans ce produit un nouveau débouché pour ses publications. Certains éditeurs avaient déjà tenté l’aventure, notamment Le Monde et Les Echos dont la version Kindle de leurs journaux est déjà accessible depuis plus de deux ans aux clients américains du Kindle. Cependant, cette offre reste encore à parfaire

La presse en mode minimaliste sur Kindle

Lorsque j’ai reçu mon Kindle, en amoureux de la presse, j’ai immédiatement acheté un exemplaire du Monde et du Figaro pour juger du rendu des quotidiens, notamment face aux versions PDF ou papier et comparer cette expérience avec le prix demandé.

Le Monde en édition Kindle

La déception est de mise. Le prix est trop élevé, surtout quand on le compare à celui de la version PDF/web vendue au même prix ou à peine plus cher. Il faut reconnaître que l’édition Kindle est toutefois bien adaptée à la lecture sur cet appareil, même s’il sans ce petit quelque chose qui rend l’expérience agréable et justifie le prix. Utilisateur de l’iPad et notamment de l’application Flipboard, la presse sur Kindle paraît un peu fade.

Le Monde en édition Kindle

On retrouve le journal présenté sous forme d’un menu à deux colonnes surmonté du logo du journal. La colonne de gauche reprend les grandes catégories et celle de droite les articles de la catégorie active. Les articles comprennent rarement les images qui illustrent les versions web et papier. Il faut alors se contenter du texte…

Des offres inadaptées et onéreuses

Le prix étant « fixé par l”éditeur » comme le notifie Amazon sur les pages des titres, on peut acheter tout titre à l’unité ou encore s’abonner pour le recevoir quotidiennement, par l’intermédiaire de la connexion Wi-Fi. Le prix de l’abonnement est compris entre 10 et 15 euros environ, à la discrétion donc de l’éditeur.

Cette formule d’abonnement paraît en effet relativement chère puisqu’elle est limitée à une lecture sur Kindle. Elle est donc redondante avec un abonnement numérique classique, comme ceux qui existent chez la plupart des quotidiens ou magazines. Les fonctions de ce type d’abonnement sont souvent plus complètes : l’accès total aux journaux, y compris leurs archives, ainsi qu’aux applications iPhone, iPad, Android.

Alors, pourquoi ne pas simplement ajouter l’offre Kindle aux abonnements existants ou bien créer une offre « Kindle-only » à un prix réduit ?

Le contact avec les quotidiens

J’ai profité d’un mail du Figaro me proposant l’abonnement à leur version numérique à tarif préférentiel pour leur poser la question. J’ai répété l’initiative avec Libération qui m’a aussi proposé récemment une offre d’essai de leur édition numérique à 1 euro. Enfin, j’ai contacté directement les Échos sur Twitter par l’intermédiaire de Eric Villemin, responsable de la branche numérique du journal.

Malheureusement, les résultats de ces échanges ont été maigres. Le Figaro n’a jamais répondu à ma demande malgré le mail et une relance sur Twitter. Libération a répondu dans la journée et par un mail personnalisé et détaillé m’expliquant que le Kindle ne permettait pas pour le moment de s’identifier, ce qui était indispensable pour les offres avec abonnement, argument également repris par Eric Villemin sur Twitter.

Mais au prix des offres Kindle, l’abonné n’est-il pas en position de demander mieux ? La presse ne se trompe-t-elle pas de problème en se cachant derrière ce souci d’identification ? Oui et non. Si Amazon communique bien les informations des abonnés à l’éditeur de presse, elle ne communique pas les informations de paiement ni l’adresse email du client.

“Lorsque vous souscrivez à un abonnement, nous partageons vos noms, adresse de facturation et information concernant la commande du périodique avec l’éditeur, qui est dans l’obligation de conserver ces informations confidentielles. Nous ne partageons aucune information ne concernant votre carte de paiement ni votre adresse email.”

Ainsi, une portabilité de l’offre Kindle vers le web n’est pas facilitée. Pourtant, un quotidien comme le New York Times a réussi à contourner ce problème (cf. notre article précédent).

Pour l’utilisateur, une solution beaucoup plus simple et évidente existe. La question est de savoir pourquoi les quotidiens n’y ont pas pensé…

La solution Calibre

Calibre, logiciel gratuit de création d’ebook (Windows/Mac/Linux), permet de créer des versions Kindle de tous les sites d’infos ou blogs qui disposent d’un flux RSS. Après comparaison entre la version achetée et la version gratuite générée par Calibre, les différences ne sont pas visibles. Calibre remet parfaitement en forme le contenu de tout site dont ceux des grands quotidiens disponibles à l’achat. Aucune différence de style n’est donc visible et le logiciel va jusqu’à envoyer directement sur le Kindle le fichier .mobi généré tout comme le fait Amazon lors de l’achat d’un quotidien.

La « configuration » du logiciel est très simple et ne prend que deux minutes environ. Ensuite, une programmation du logiciel est possible pour aller récupérer, quotidiennement par exemple, tout le contenu d’un site et l’envoyer ensuite vers le Kindle.

Alors pourquoi les quotidiens ne trouvent-ils pas un moyen de proposer un flux RSS unique pour chaque abonné permettant de générer un fichier correspondant au journal payant ? Il doit bien exister un moyen d’autoriser ce flux jusqu’à ce qu’il soit utilisé par l’abonné, un flux avec clé unique par jour et par abonné par exemple. Sinon, l’offre gratuite proposée par Calibre a encore de beaux jours devant elle…

Une autre solution… encore plus simple

L’un des atouts du Kindle est sans aucun doute son adresse email associée. On peut y recevoir fichiers, ebooks ou articles clippés avec des services comme Instapaper ou Readability en Wi-Fi. Du coup, pourquoi les quotidiens ne proposent-ils pas d’envoyer le .mobi qu’ils génèrent pour l’offre Kindle, sur le Kindle des clients déjà abonnés à l’une de leurs offres numériques ?

Il leur suffirait de rajouter dans leur interface de gestion des abonnés à leurs offres numériques un formulaire avec deux champs :

  • Je possède un Kindle : Oui – Non
  • si Oui, il suffit de saisir son email Kindle pour l’envoi quotidien du journal : [email protected]

L’abonné serait alors invité à aller renseigner dans son interface de gestion du Kindle sur Amazon le mail d’envoi de son journal. Un serveur mail ferait ensuite le nécessaire du côté du titre de presse en envoyant les .mobi sur les adresses Kindle des abonnés. On fait difficilement plus simple. Alors pourquoi n’a-t-on donc pas la possibilité de coupler l’offre Kindle avec l’offre numérique des quotidiens ?

Espérons maintenant qu’avec cette démonstration de faisabilité, les éditeurs de presse vont revoir leurs offres numériques pour permettre à leurs abonnés possédant un Kindle de profiter de leur abonnement, sans frais supplémentaires. La balle est dans leur camp.

Amazon.fr : quand Larousse vaut bien Flammarion

Même s’il s’est déjà vendu plusieurs milliers de Kindle en France en quelques semaines, les ventes d’ebooks décollent doucement. L’offre d’ebooks, de plus de 825 000 titres dont 35 000 en langue française, est de taille et les derniers bestsellers sont disponibles à la vente. Cependant, si l’on ne veut pas acheter l’une des dernières nouveautés ni acquérir l’une des meilleures ventes (les deux points d’entrée accessible au nouvel utilisateur dans le catalogue d’Amazon), on se perd rapidement dans les fiches produits. En plus d’être nombreuses, il s’avère qu’elles sont confuses.

Prenons l’exemple de la pièce de théâtre de Corneille, Horace. En effectuant une recherche sur Amazon.fr, le visiteur tombe sur plusieurs éditions, dont celle de Garnier-Flammarion. La fiche produit se présente comme ci-dessous.

Si l’encadré en dessous de la couverture indique qu’il n’existe pas de version numérique à ce titre, la présence d’une mention « Kindle Edition » prête à confusion. Une confusion d’autant plus grande lorsque le potentiel vient cliquer sur ce lien pour tomber sur la page de la version numérique de l’édition Larousse de la pièce de Corneille.

Si l’on peut penser que l’absence de version numérique de l’édition Garnier-Flammarion est un choix qui tient de la volonté de l’éditeur, Amazon ne devrait pas les mettre en parallèle avec une édition numérique d’une maison concurrente. Est-ce que les deux éditions se valent en terme de contenu ? Les commentateurs ne sont pas les mêmes et parfois, la version du texte diffère. Si le client se perd rapidement, les éditeurs ne vont pas apprécier de retrouver les ouvrages de leurs concurrents partageant la fiche produit de leur titre.

Cette situation ne se limite pas à ce titre, mais touche une grande partie des textes issus du domaine public. Le cas de l’oeuvre de Machiavel, Le Prince, est flagrant. Alors qu’en papier quatre éditions papier sont proposées (un grand format et trois de poche), la version numérique n’a rien à voir avec les titres des éditeurs. Il s’agit d’une version numérique vendue par MacMay, un éditeur numérique spécialisé dans la vente d’ebooks du domaine public (mais qui ont peu de choses en plus par rapport aux versions gratuites).

Est-ce que ces confusions sont délibérées pour rédiriger facilement le client vers un autre produit ou bien s’agit-il d’un manque de rodage de la librairie française ?