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Les nouveaux Kindle et Kindle Fire ont déjà leur publicité

Il ne reste plus que quelques heures avec la conférence de presse d’Amazon et les rumeurs continuent d’arriver. Cette fois-ci, c’est un document bien plus réel publié par The Verge, une publicité qui  met en scène le nouveau Kindle Paperwhite et le Kindle Fire.

Difficiles de dire si cette vidéo confirme totalement les rumeurs que nous avions listées dans cet article, mais le Kindle Paperwhite a est visiblement équipé d’un écran nouvelle génération… particulièrement blanc. Pour ce qui est du Kindle Fire, il paraît plus fin que son prédécesseur, mais les images sont peut-être trompeuses. Rendez-vous ce soir pour avoir la réponse !

Norêve : une housse pour Kindle 4 à gagner !

Housse Norêve pour Kindle 4

Protéger sa liseuse ne va pas forcément de soi. En général, cet appareil léger peut se trouver encombré d’une housse même si celle-ci le protégera mieux des chocs. A la rédaction, on ne sort jamais sans. Les écrans E-Ink flexibles (et leur résistance hors-pair) ne sont pas encore là donc en attendant, un reader entier est un reader protégé.

Housse Norêve pour Kindle 4

Du coup, nous vous proposons d’équiper votre Kindle pour la rentrée avec une housse Norêve conçue spécialement pour le Kindle 4. C’est un modèle éprouvé et qui n’a pas beaucoup changé depuis sa première version conçue à l’époque pour le Cybook Opus (cf. notre précédent test). La qualité du cuir est excellent et la conception de la housse est solide. Le Kindle s’insère dans un rail et ne risque plus d’en sortir, même en cas de chute. À la rédaction, ce modèle a équipé nos iPad et certains de nos anciens ereaders sans nous décevoir. Une valeur sûre.

Housse Norêve pour Kindle 4

Pour remporter cette housse Norêve Tradition en cuir noir pour Kindle 4, il suffit de laisser un commentaire à la suite de cet article avec une adresse email valide (pour vous contacter si vous êtes l’heureux gagnant !) d’ici 23h59 ce soir. Nous tirerons au sort l’un des commentaires qui remportera la housse. Bonne chance à tous !

MAJ : Et le gagnant est le commentaire n°35 soit FRED. Qu’il surveille sa boîte email ! ;-)

Kindle : un point sur les rumeurs avant la keynote

À moins d’une semaine de la conférence de presse d’Amazon, les rumeurs vont de plus belle. Cet événement intervient chaque année à la même période, moment propice pour Amazon afin d’annoncer la gamme de Kindle qui représentera la marque pour les fêtes de fin d’année et l’année à venir.

Quelles sont les nouveautés auxquelles nous pouvons nous attendre?? À quoi sont-elles une réponse?? Permettront-elles à Amazon de garder son leadership??

Le contexte

Au fil des ans Amazon a réussi à conserver sa position de leader aux États-Unis. Le lancement du Kindle à l’international a permis à Amazon d’étendre la portée son écosystème en Europe. Cependant, la concurrence est vive sur ce territoire où Sony, mais surtout Kobo, ne sont pas distancés par Amazon. Le marché français est un bon exemple de cette situation : le partenariat entre la FNAC et Kobo a permis de limiter la percée d’Amazon en vendant plusieurs dizaines de milliers de liseuses concurrents à l’écosystème Kindle.

Crédits : The Verge

Aux États-Unis, Barnes&Noble résiste, notamment grâce au lancement du Nook Simple Touch puis de sa déclinaison Glowlight (cf. notre précédent article) qui ont remporté un succès critique, mais qui fut difficilement transformé par des problèmes de production. Cependant, à prix égal, le Nook Simple Touch est plus complet que le Kindle Touch. Le refus de Barnes&Noble de vendre un modèle financé par la publicité a aussi joué en la faveur du libraire qui pour 99 $ vend une liseuse E-Ink de grande qualité. Amazon ne peut pas envisager de renouveler ses ventes exceptionnelles de l’année dernière sans proposer un appareil équivalent voir supérieur.

Google Nexus 7

Sur le terrain des tablettes LCD, le Kindle Fire a sans contexte été l’un des plus vifs succès de l’histoire d’Amazon. Également en rupture de stock, le produit s’est particulièrement bien vendu. Pour faire face à ces ventes historiques, Barnes&Noble a dû lancer la Nook Tablet et baisser le prix de ses produits à plusieurs reprises. Le marché des tablettes 7 pouces a évolué très rapidement en moins de 6 mois notamment avec l’arrivée d’un nouvel acteur : Google. La Nexus 7 a été encensée par la presse et les premiers utilisateurs lui ont réserver un accueil chaleureux dès cet été aux États-Unis et les clients européens devraient faire de même dans les semaines à venir. Moins puissante, moins complète et vendue à un prix équivalent, le Kindle Fire actuel aura du mal à résister à la Nexus 7.

Les deux produits phares de la gamme Kindle, le Kindle Touch et le Kindle Fire, ne font pas jeu égal avec la concurrence en terme de fonctionnalités et de positionnement tarifaire. Pour ne pas perdre son avance, Amazon va devoir faire preuve d’ingéniosité pour sa collection 2012–2013.

Kindle Touch : la liseuse E-Ink se refait une beauté

Le Kindle Touch 2011

Si le Kindle Touch Wi-Fi est toujours disponible sur Amazon.fr, ce n’est pas le cas aux États-Unis où la mention “Out of stock” est affichée depuis presque deux semaines (cf. The Verge) sur la page dédiée au produit. De plus, la version Wi-Fi+3G a aussi disparu des sites européens (“Actuellement indisponible” sur Amazon.fr). Le renouvellement semble évident pour ce produit qui fut le premier ereader E-Ink tactile d’Amazon.

Un écran HD et rétroéclairé : le Paperwhite??

La principale nouveauté devrait venir de l’écran du Kindle. Le site The Verge semble particulièrement bien informé en ayant mis en ligne sur son site des images qui correspondraient au nouveau Kindle Touch. Il y est fait mention (avec des images de l’interface en français?!) d’un écran « Paperwhite ». Que cache cette dénomination marketing??

Fort probablement un écran E-Ink haute définition couplé à un système d’éclairage, similaire à celui du Nook Simple Touch with Glowlight. Il y a quelques jours, Geekwire indiquait que, d’après ses sources, Amazon aurait fait le choix d’un écran HD pour sa prochaine liseuse.

Depuis le lancement des écrans Pearl en 2010, les écrans E-Ink n’ont pas connu d’innovation majeure. Si le Pearl disposait d’un contraste bien supérieur à celui fourni par la génération précédente d’écran, nommée Vizplex, la résolution était toujours cantonnée à 600×800 pixels.

L’écran HD est donc une petite révolution dans le monde du papier électronique. La nouvelle résolution de 768×1024 (213 dpi, 63 % de pixels en plus) permettra un meilleur affichage des images et un texte plus net. Le Story HD d’iRiver, premier reader équipé de cette écran conçu par LG, a été loué pour sa qualité d’affichage. Rien de mieux pour un confort de lecture optimal.

L’ajout d’un système d’éclairage proche de celui du Nook Simple Touch n’est pas une grande surprise. Lors du CES de Las Vegas de cette année, une mystérieuse startup a présenté une solution d’éclairage basse consommation, appelée FlexLight (cf. vidéo ci-dessus) qui pourrait parfaitement être intégrée à un ereader. Même si ce n’est pas celle qu’a retenu Barnes&Noble pour le Nook, Amazon pourrait bien avoir été séduit par ce composant.

L’intégration d’un écran HD et d’un système d’éclairage ne sera pas sans conséquence sans le coût de fabrication de l’ereader. L’écran haute définition est plus cher qu’un écran E-Ink Pearl classique, tandis que le système d’éclairage rajoute un composant de plus, sous licence, à la facture globale.

Pourtant, il est probable que le prix du Kindle Touch nouvelle génération ne soit pas revu à la hausse. En raison des volumes commandés par Amazon, les économies d’échelles permettront de minimiser le coût supplémentaire. En revanche, c’est sûrement la raison pour laquelle le Kindle 4 ne profitera sûrement pas de cette innovation, car Amazon ne réalise pas assez de marges sur ce produit entrée de gamme.

Un nouveau design

En plus d’un nouvel écran « Paperwhite », le design du Touch aurait été revu, comme le montre les images publiées par The Verge. Le casing gris est remplacé par une robe noire, le bouton d’accueil en bas de l’écran a disparu pour laisser place au logo « Kindle ». Il est probable que le Kindle soit en plastique, mais on aperçoit que le contour en aluminium, inauguré sur les modèles de l’année dernière, a été conservé.

Bye-bye Kindle Touch, hello Kindle Paperwhite??

Ces premières images laissent planer le doute. Kindle Touch ou Kindle Paperwhite ? Le choix du deuxième terme serait intelligent, pour mettre en avant son écran unique et surtout pour se différencier de la concurrence. Entre le Kindle Touch, le Kobo Touch, PocketBook Touch et le Nook Simple Touch, l’adjectif peut être source de confusion. Une rebranding qui ne pourra avoir que des effets positifs.

Kindle Fire : une mise à jour nécessaire

Le Kindle Fire 2011

En neuf mois, le Kindle Fire a effectué une percée fulgurante sur le marché des tablettes LCD multimédia : 22 % de parts de marché aux USA et 5 % dans le monde d’après une étude IDC. Cependant, la rupture de stock que connaît actuellement la tablette indique qu’Amazon ne compte pas en rester là et veut transformer l’essai avec une nouvelle version du Fire… et un lancement en Europe.

De la caméra au GPS

Comme pour le prochain Kindle E-Ink, c’est le site The Verge qui semble avoir été particulièrement bien informé avec en prime quelques images. Cependant, des sources remettent en cause l’authenticité de ces images qui ne correspondraient pas au modèle retenu. Affaire à suivre.

Les rumeurs concordent quand même sur quelques nouveautés. Le Kindle Fire 2 gagnerait une caméra frontale et un micro pour permettre d’utiliser Skype (comme ce que permet le Nexus 7 avec Google Hangouts) selon le site The Verge.

Pour Reuters, le prochain Kindle Fire embarquera un système de cartes et de navigation basé sur les outils Nokia. Est-ce que cela veut dire que le Fire sera équipé d’un GPS?? Possible, mais Amazon peut s’être contenté d’un système de localisation Wi-Fi, moins efficace, mais plus abordable.

Un modèle pour les gouverner tous??

Sur ce point, les rumeurs divergent. CNET penche vers deux modèles : l’un avec un nouveau design et embarquant les nouvelles fonctionnalités décrites précédemment (avec en prime un port HDMI) et un autre produit qui serait très proche du Kindle Fire actuel.

Pour le Wall Street Journal, ce dernier modèle pourrait être financé par la publicité, comme le sont certains Kindle E-Ink. On peut tout à fait imaginer un modèle financé par des promotions issues d’Amazon Local et ciblées grâce à la position géographique de l’utilisateur. De quoi proposer un Kindle Fire à 149 $, voire moins…

Un Kindle 4 inchangé??

Le Kindle 4

Que va-t-il advenir du Kindle 4?? Même si le mot d’ordre est au tout tactile, le Kindle 4 n’est pas un appareil dépassé. Liseuse entrée de gamme, son prix de 79 $ (pour le modèle financé par la publicité) est le plus bas du marché. L’écran Pearl est amplement suffisant pour la majorité des utilisateurs et l’interface avec les boutons latéraux a largement fait ses preuves. Difficile de faire mieux en gardant un prix si bas. D’ailleurs, Amazon pourra frapper fort en baissant encore le prix de son reader entrée de gamme. Rien de mieux pour démocratiser un peu plus l’accès au livre numérique?!

Le Kindle DX

Quant au Kindle 3 avec clavier, difficile de savoir s’il va rester au catalogue. Lancé en 2010, ce modèle n’a pas bénéficié de mise à jour logicielle depuis presque un an et commence à accuser son âge. De plus, son prix n’a pas baissé, même après l’arrivée du Kindle 4 à 79 $… Le Kindle DX est aussi dans la même situation. Amazon l’a laissé au catalogue pour occuper un marché de niche. Reste à savoir si cette clientèle ne s’est pas tournée vers l’iPad (ou le Kindle Fire) ces dernières années. Comme le Kindle 3, le Kindle DX, qui fut le premier ereader a adopté un écran Pearl, n’a pas connu de mise à jour depuis 2010…

Un nouveau produit mystère??

C’est ici que se rangent toutes les rumeurs, plus ou moins loufoques. La plus plausible est sans aucun doute celle d’un smartphone griffé Amazon.

L’excellent poisson d’avril du site AndroidPolice avait permis de mettre une image (fausse) sur l’amas de rumeurs. Le savoir-faire d’Amazon en matière d’électronique embarquée et son intérêt pour le système Android sont deux éléments qui rendent cette rumeur plausible. En revanche, difficile de savoir si elle se réaliser à court ou moyen terme, bien que l’on puisse voir l’intérêt qu’aurait Amazon à sortir un tel produit.

MAJ 06/09/2012 : Les rumeurs continuent à quelques heures de la conférence de presse d’Amazon. The Verge revient avec une nouvelle information : le smartphone d’Amazon ferait partie des annonces de ce soir. Peut-on y croire ?

L’expérience du Lab126 (entité qui conçoit le Kindle) en matière d’écran E-Ink pourrait donner naissance à un appareil hybride, pourquoi pas équipé de deux écrans comme le laisse entendre cette demande de brevet déposée par Amazon et dénichée par Engadget. Lier le confort de lecture du papier électronique et la vitesse des derniers écrans LCD est un objectif qui n’a pas encore été atteint.

Le blog The Digital Reader a aussi contribué aux rumeurs en ayant déniché les traces d’un futur produit, le Firedock, un dock multimédia à destination du Kindle Fire. Même si la marque est la propriété d’Amazon rien ne dit que ce produit sera présenté le 6 septembre. Rendez-vous jeudi.

Crédits photos : The Verge

Amazon : l’App-Shop et le Cloud Drive arrivent en France [MAJ]

À une semaine d’une conférence de presse très attendue, Amazon profite de cette période d’attente pour mettre à niveau la version française de son site. Depuis plusieurs jours, le déploiement du nouveau design a commencé pour s’établir sur celui déjà utilisé par Amazon.com. La navigation est bien plus fluide et agréable qu’avec le précédent design, notamment depuis une tablette tactile.

L’autre nouveauté est le lancement de l’App Store de la firme de Seattle appelé App-Shop. L’accès à la boutique se fait depuis une application Android téléchargeable sur smartphone ou sur tablette. L’installation est rapide (n’oubliez pas d’autoriser l’installation d’applications tierces depuis les paramètres du terminal Android) et la boutique est totalement fonctionnelle. Testé sur notre tablette Sony Tablet S (Android 4.0.3), l’App-Shop propose une large sélection d’applications, mais majoritairement en anglais. Par exemple, la section « Magazines » ne propose pas d’applications de presse en français, et encore moins de déclinaisons optimisées pour tablette.

La boutique se partage entre contenus payants et contenus gratuits. La particularité de l’App-Shop est la promotion quotidienne (une application payante devient gratuite pour 24 h), une offre commerciale qui a fait le succès de cet app store aux États-Unis. Le paiement se fait depuis le compte Amazon renseigné et la carte bancaire associée. La simplicité de paiement est donc de mise, proche de l’expérience proposée par l’App Store d’Apple. Promotion quotidienne et système de paiement simplifié, la recette du succès ?

Amazon vient aussi de lancer le Cloud Drive. Cet espace de stockage en ligne gratuit (jusqu’à 5 Go puis payant au-delà) permet aux clients de conserver leurs contenus numériques et d’y accéder n’importe où. L’outil est centré sur deux usages : le stockage de sa bibliothèque musicale « in the cloud » et le stockage de fichiers. La première fonctionnalité permet à l’utilisateur d’importer sa musique sur le Cloud Drive (ou d’accéder à celle acquise depuis Amazon MP3) pour y accéder en mobilité, tandis que le Cloud Drive propose le même service pour tout type de fichiers.

Pour l’instant, l’offre commerciale proposée par Amazon en France n’est pas encore très claire. Plusieurs pages du site français renvoient encore vers le site américain tandis que les applications Windows/Mac et le Music Cloud Player demeurent inaccessibles. Il va falloir attendre que la migration soit terminée avant de pouvoir tester le Cloud Drive dans sa totalité.

Le lancement de ces deux services, l’App-Shop notamment, laisse penser qu’Amazon prépare le lancement du Kindle Fire (ou son successeur), qui utilise ces fonctions. Réponse jeudi prochain…

MAJ : Amazon vient d’annoncer que le Kindle Fire est en rupture de stock aux Etats-Unis. Grand succès pour Amazon, le Kindle Fire représenterait 22% du marché des tablettes aux Etats-Unis  et 5% du marché mondial (cf. The Verge – étude IDC)… en seulement 9 mois de commercialisation ! Attendez-vous donc sérieusement au lancement d’un nouveau modèle jeudi prochain.

Amazon Publishing étend son circuit de distribution numérique

Depuis le lancement du Kindle, Amazon cherche à développer sa propre offre de livres par le biais de sa filiale Amazon Publishing. Ouvrages originaux ou rééditions, Amazon édite ces contenus au format papier et numérique. Malheureusement pour les auteurs, l’offre numérique est uniquement vendu sur le Kindle Store. Ce point est la principale limitation du service d’Amazon, cantonnant le lectorat des publications aux seuls clients du site Amazon.

Larry Kirshbaum, patron d’Amazon Publishing New York, a décidé de mettre fin à cette politique en signant un partenariat avec Ingram et sa filiale CoreSource. Comme le révèle le site PaidContent, ce partenariat a pour objectif de permettre la diffusion des ebooks d’Amazon sur les plateformes concurrentes. Ainsi, les clients du Kobo, du Nook de Barnes&Noble et de l’iBookstore d’Apple pourront acquérir prochainement les livres numériques publiés par Amazon Publishing.

En revanche, ce partenariat ne concerne que l’antenne new-yorkaise d’Amazon Publishing, sa filiale West Coast ne faisant pas partie de l’accord. Cependant, les conséquences de ce partenariat pourraient être très positives pour Amazon. Barnes&Noble refusait jusqu’à présent de commercialiser les versions papier des livres édités par Amazon sous prétexte que le libraire ne pouvait pas vendre les versions numériques. Ainsi, cette nouvelle devrait inciter plus d’auteurs à rejoindre la maison d’édition d’Amazon.

Il reste qu’Amazon Publishing représente un nombre restreint de titres, bien inférieur au catalogue des ouvrages vendus depuis la plateforme Kindle Direct Publishing (KDP). Si Amazon vient à étendre son accord avec Ingram à tous les ebooks par la KDP, Amazon disposera sans aucun doute de la plateforme d’auto-édition la plus complète du marché.

Amazon : les ventes d’ebook dépassent celles de livres papiers au Royaume-Uni

Amazon vient de passer un cap historique dans un pays européen. Presque un an après les États-Unis, Amazon.co.uk vendrait plus d’ebooks que livres imprimés. La nouvelle a été révélée par le quotidien britannique The Guardian et aurait obtenu cette information d’une source bien placée.

Arrivé en août 2010 au Royaume-Uni, le Kindle a connu un succès fulgurant outre-Manche. En effet, Amazon vendrait 114 ebooks pour 100 livres papier (format poche et broché confondus). Pour atteindre ce palier, il aura fallu quatre ans aux Etats-Unis et à peine deux ans au Royaume-Uni.

De plus, les utilisateurs de Kindle achèteraient quatre fois plus de livres qu’en papier. Ce chiffre confirme le modèle d’Amazon où le support (le Kindle) est vendu à prix cassé avec des marges minimes, mais récupère sa marge sur le contenu. Les Anglo-saxons ont-ils des prédispositions pour la lecture numérique ?

Nul doute que l’effort des éditeurs sur les prix des livres numériques et l’offre disponible y ont joué. Cependant, le Kindle est devenu une référence en Angleterre. La chaîne de librairie Waterstones a même décidé de nouer un partenariat avec la firme d’Amazon, fermant sa librairie numérique pour la remplacer par le Kindle Store. Au risque de laisser les anciens clients de la librairie (exclusivement EPUB) se diriger vers une nouvelle offre, comme celle de Sony ou de Kobo.

Amazon : de nouveaux Kindle le 6 septembre ?

Amazon a envoyé un carton d’invitation à plusieurs publications américaines, annonçant un événement majeur pour le 6 septembre. Les rumeurs vont bon train au sujet des potentielles annonces que pourrait faire la firme de Seattle. La gamme Kindle risque d’accueillir plusieurs nouveautés, tant les liseuses E-Ink que les tablettes Kindle Fire.

Ce dernier devrait être mis à jour pour résister à la concurrence de la Nook Tablet et du Nexus 7 de Google. Mais c’est le lancement en Europe de cette gamme de produits qui nous intéressera avant tout. Le blog The Digital Reader parle aussi d’un accessoire dédié au Kindle Fire, le Firedock. Du côté des Kindle E-Ink, on peut s’attendre à de nouvelles fonctionnalités ainsi qu’un Kindle avec rétroéclairage (comme le Nook Glowlight). Nul doute que les rumeurs vont s’amplifier dans les jours qui viennent…

Réponse le 6 septembre pour une soirée spéciale Kindle sur eBouquin !

Crédits : Engadget

Amazon : le Kindle arrive en Inde

À la surprise générale, Amazon vient d’annoncer le lancement du Kindle en Inde (cf. communiqué de presse). La liseuse d’Amazon n’arrive pas seule puisqu’une libraire numérique associée a aussi vu le jour. Le Kindle peut y être commandé pour 6999 roupies (soit une centaine d’euros) et les ebooks acquis dans la monnaie locale. Les clients indiens d’Amazon doivent juste se rendre à cette adresse (www.amazon.com/kindlestoreindia).

La firme de Seattle se lance progressivement en Inde, le deuxième pays le plus peuplé de la planète, un marché sans-limite. L’espace Kindle indien est hébergé sur Amazon.com, tout comme les commandes de Kindle qui seront expédiées depuis la Chine ou les États-Unis. Le Kindle sera aussi en vente dans les magasins de la chaîne Croma ainsi que sur Jungee, le déclinaison indienne d’Amazon (avec un espace Kindle).

Prochaine étape : le Brésil devrait goûter à la livraison express Amazon ainsi qu’à la lecture numérique avec le Kindle d’ici la fin de l’année.

La sélection du jour #141

  • Edition numérique : échec des négociations – Europe 1
  • Zinio en vente ? – Goodereader
  • Endangered Languages, le dernier projet philantropique de Google. – Google
  • Bookeen, la startup française, signe avec le réseau de librairies allemandes Thalia. – Les Echos
  • Amazon : entre l’emploi et le fisc, Montebourg a choisi. – Rue89
  • Could Riffle Be the Pinterest of Book Discovery? – Publishers Weekly
  • Amazon’s markup of digital delivery to indie authors is ~129,000% – Andrewhy
  • Gallimard s’offre Flammarion et récupère les albums Tintin ! – ActuaBD
  • Amazon Studios s’offre 4 nouvelles séries. – The Verge
  • Pas d’exclusivité sur les ebooks édités par Amazon Publishing. – PaidContent
  • Transformez votre Kindle Fire en Newton ou Mac Plus. - TUAW
  • Les ventes de livres numériques dépassent celles des nouveautés imprimées aux Etats-Unis – Livres Hebdo

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Amazon et Kobo à la conquête du Japon

Il y a quelques jours, une bannière est apparue sur la page d’accueil d’Amazon.jp. The Verge rapporte la nouvelle en indiquant que les clients du site marchand sont invités à laisser leur adresse pour être prévenu de la sortie du reader d’Amazon. Autant d’éléments qui laissent penser que le lancement du Kindle est imminent.

Depuis plusieurs mois, tout est fait pour que la plateforme de lecture d’Amazon arrive entre les mains des lecteurs japonais. Le lancement du format KF8 permet de concevoir des contenus répondant aux pratiques éditoriales japonaises. Les mangas devraient avoir la part belle avec les nouvelles fonctionnalités du format Kindle, notamment si le Fire est commercialisé au Japon.

Cependant, Amazon n’aura pas le temps de dégainer le premier puisque son principal concurrent dans le domaine du e-commerce, Rakuten, commercialisera le Kobo à partir du 19 juillet. Pour 7,980 ¥, les lecteurs japonais pourront acquérir l’ereader E-Ink de la filiale de Rakuten avec un logiciel entièrement revu le lancement. Leurs catalogues des éditeurs japonais seront accessibles sur cette librairie numérique, avec un vaste choix d’ebooks (romans, essais, mangas etc.) ainsi que les 2,5 millions de livres numériques étrangers déjà vendus par Kobo. La concurrence va être rude pour Amazon…

Reste que le marché japonais des spécifités qui pourraient compliquer l’arrivée des deux géants. Alors que le Japon est connu pour être le pays de la high-tech, le livre numérique, dans sa déclinaison E-Ink, n’a jamais percé. Un appareil trop low-tech et limité à un seul usage ? La lecture sur smartphone monopolise la quasi-totalité du marché, même si les tablettes amorcent un changement dans les pratiques. Le Kobo et le Kindle vont devoir user de leurs atouts pour séduire les lecteurs japonais.

Pour essayer de comprendre mieux ce marché si particulier, Clubic publie aujourd’hui un dossier complet sur le Japon et le livre numérique. À lire.

 

Amazon : bientôt un Kindle “Glowlight” ?

Amazon pourrait répondre sous peu à la sortie du Nook Touch Glowlight sorti en avril. La firme de Seattle profiterait de la conférence de presse de lancement de la nouvelle gamme Fire (prévue fin juillet) pour commercialiser une mise à jour du Kindle Touch. Ce dernier devrait conserver le même prix de vente, mais gagner un système d’éclairage proche de celui développé par Barnes&Noble pour le Nook Touch. CNET ne cite pas le fabricant de ce composant mais il pourrait s’agir de la technologie FlexLight, longtemps supposée comme ayant été retenue par les ingénieurs du Lab126.

En revanche, le site n’a pas réussi à savoir si le Kindle 4 à 79 $ sera équipé de ce système de rétroéclairage. Il est probable que le coût du composant soit trop élevé par rapport à la marge réalisée par Amazon sur chaque produit. À moins que le volume de commandes en préparation des commandes de fêtes de fin d’année permette de réduire suffisamment les coûts. Réponse durant l’été.

Amazon prépare son App Store pour l’Europe, le Kindle Fire en approche ? [MAJ]

Amazon vient de faire une annonce qui pourrait bien lancer le Kindle Fire (ou d’un nouveau modèle apparenté) durant l’été. Dans un communiqué de presse, la firme de Seattle a annoncé l’ouverture de son App Store à l’international. Dès maintenant, les développeurs d’application Android peuvent soumettre leurs programmes sur le Amazon Mobile App Distribution Portal.

Parmi les nouveaux marchés concernés, on trouve le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la France, soit les cinq marchés européens qui ont accueilli le Kindle ces derniers mois. En plus de la vente d’ebooks, Amazon cherche donc à conquérir les utilisateurs de téléphone Android en leur donnant accès à son App Store.

L’arrivée de l’App Store durant l’été ravive une fois de plus les rumeurs de lancement du Kindle Fire en Europe, la première tablette LCD d’Amazon qui peut faire fonctionner les applications vendues sur la boutique d’Amazon. Contrairement aux précédents modèles de Kindle, le Fire ne doit pas sont succès aux livres numériques, mais en grande partie aux autres contenus et notamment les applications. À un tel point que les équipes d’Amazon ont longuement hésité à préinstaller l’application de lecture Kindle sur le Fire pour laisser la primauté au multimédia dont les apps.

Le lancement de l’App Store d’Amazon en Europe devrait donc coïncider avec l’arrivée du Kindle Fire dans nos contrées, ou plus précisément de la « gamme » Kindle Fire. En effet, le Kindle Fire 7 pouces actuel (1024×600 pixels de résolution) restera au catalogue avec un prix réduit à 149 $ (contre 199 $ aujourd’hui) tandis qu’un nouveau modèle ferait son apparition.

Le site CNET revient en détail sur les rumeurs qui s’agitent autour de ce nouveau modèle. Loin d’être une redéfinition de la tablette d’Amazon, il s’agirait d’une correction des points faibles du Kindle Fire de première génération.

Le Kindle Fire 2 conserverait un écran 7 pouces mais avec une résolution supérieure (1280×800 pixels). La configuration processeur resterait identique et aucune information sérieuse concernant le stockage et les autres caractéristiques du produit n’ont filtré. Juste son prix : 199 $. Ces deux modèles seront accompagnés au quatrième trimestre d’une tablette 10,1 pouces en fin d’année (ou début 2013). En revanche, le modèle 8,9 pouces n’est plus d’actualité.

CNET indique que l’annonce du Kindle Fire 2 devrait intervenir dans le courant de l’été, autour du 31 juillet (coïncidant avec le lancement de l’App Store en Europe), au lieu d’attendre le traditionnel événement de septembre. Longtemps sans concurrence sur le segment des tablettes Android à moins de 200 $, Google s’apprête à entre en force sur le marché. Dans quelques heures, le géant de l’Internet doit annoncer une tablette Nexus développée en partenariat avec ASUS. Un concentré de puissance avec la dernière version d’Android (4.1) pour seulement 199 $. De quoi inquiéter Amazon, bien plus que n’a réussi à le faire Barnes&Noble avec la Nook Tablet.

MAJ : Le site BGR vient de publier de nouvelles informations sur la prochaine génération de tablette Kindle Fire. Contrairement aux informations de CNET, on parle ici de deux tablettes, l’une avec un écran 7 pouces et l’autre avec un écran 10 pouces.

Pour le premier modèle, la qualité de fabrication aurait nettement progressé par rapport au Fire actuel. Plusieurs parties en plastique ont été remplacées par de l’aluminium d’après la source de BGR qui dit avoir eu les deux tablettes en main. Le modèle 10 pouces disposerait d’une caméra frontale tandis que la modèle 7 pouces en serait dépourvu.

En revanche, BGR ne s’est pas prononcé sur la date de lancement de ces nouveaux Kindle Fire. A suivre.

Kindle Touch : la liseuse d’Amazon réussit son passage au tactile

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Depuis novembre 2007, Amazon a commercialisé cinq générations de Kindle. A un rythme quasi-annuel, l’entreprise a corrigé, amélioré et peaufiné son terminal dédié à la lecture. Avec d’autres entreprises comme Sony ou Bookeen, la firme de Seattle a accumulé une expérience hors-pair dans ce domaine. Loin de profiter de sa place de leader sur le marché américain, la dernière gamme lancée au mois de novembre est sûrement celle qui a apporté le plus de changement : sans compter les modèles “with Ads” aux Etats-Unis, ce sont au total 7 références qui sont désormais au catalogue (Kindle 4, Kindle Touch WiFi, Kindle Touch 3G WiFi, Kindle 3 WiFi, Kindle 3 3G+WiFi, Kindle DX, Kindle Fire). En plus du lancement d’une première tablette LCD, le Fire, Amazon a enfin lancé un premier ereader E-Ink avec un écran tactile.

Il faut le reconnaître, Amazon avait du retard sur ce point. Sony, Barnes&Noble, Kobo et Bookeen avaient déjà leur reader tactile pendant que le Kindle 3 misait encore sur un clavier physique et des boutons de navigation. Peut-être que le succès des différents Kindle n’a pas poussé la firme de Seattle à revoir sa copie. Des rumeurs voulaient plutôt qu’Amazon travaille sur une technologie tactile originale, peut-être le fruit du rachat de la société Touchco (cf. notre précédent article). Les ingénieurs du Lab126 ont opté pour un choix plus raisonnable : l’interface infrarouge Zforce de la société suédoise Neonode.

Du coup, le Kindle Touch se différencie peu, à première vue, de ses concurrents : écran E-Ink Pearl V220 et processeur dernière génération (ici un Freescale iMX508 cadencé à 800Mhz), une combinaison offrant un très bon confort de lecture et une ergonomie améliorée par rapport aux précédents Kindle. Pourtant, le Kindle Touch (ou Kindle 5, nom de code “Whitney”) dispose de quelques fonctionnalités intéressantes : mémoire interne de 4Go (contre 2Go pour la concurrence), haut-parleur stéréo, prise jack 3.5mm, Text-To-Speech, compatibilité Audible etc. Alors que le Kindle 4 a dû faire des concessions pour voir son prix tomber en-dessous des 99$/99€, le Kindle Touch est présenté comme un ereader haut de gamme, surtout dans sa version Wi-Fi 3G.

Est-ce que cela suffira pour que cette nouvelle liseuse, fraichement arrivée en France, s’impose face au Kobo Touch, déjà vendu à plus de 60 000 exemplaires en France, et deux autres readers tactiles bien installés, le Cybook Odyssey et le Sony Reader PRS-T1 ? Amazon fait le pari de proposer un ereader plus performant à un prix abordable (129€ pour le modèle Wi-Fi, 189€ pour le 3G), complété par un modèle haut de gamme, et sans concurrence en France, pour les utilisateurs les plus nomades.

Pari réussi ? A quel public s’adresse ce nouveau modèle ? Est-ce que les fonctionnalités qui l’équipent ne sont pas superflues ? Il y a quelques semaines, nous avons pu tester il y a plusieurs semaines le Kindle Touch dans sa version Wi-Fi, prêté par Amazon France pendant quelques jours. Voici notre verdict.

Le déballage

Kindle

Le Kindle Touch n’est pas vendu moins de 100€ mais Amazon fait toujours preuve de minimalisme dans le contenu de la boîte. Le Kindle, un câble USB/MicroUSB, quelques feuillets pour démarrer l’ereader et… c’est tout. Pas de chargeur secteur (en option, 14,99€) ni de housse (en option aussi, mais plus aucun fabricant ne livre un ereader avec cet accessoire). Si vous voulez équiper votre liseuse, il faudra alourdir la facture, notamment pour le chargeur secteur qui est très appréciable. Cela dit, un chargeur d’iPhone branché sur le câble USB fourni fera l’affaire.

Prise en main

Le design

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La gamme Kindle 2011-2012 a abandonné le design avec un clavier physique mais aussi les coloris gris noir et blanc qui avaient été si caractéristiques des premiers modèles. Désormais, c’est un casing gris, rigidifié par une structure en aluminium, qui caractérise la liseuse. Le regard se pose tout de suite sur l’écran E-Ink Pearl. Seul un bouton d’accueil situé en bas de l’écran vient compléter le cadre. Le dos du Kindle révèle des ajouts d’importances : deux grilles indiquent l’emplacement des haut-parleurs du Kindle 5, tandis qu’une prise jack a pris place entre le bouton d’allumage et la porte MicroUSB.

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Ce Kindle a un design tellement proche du Kindle 4 qu’un ancien utilisateur se surprendra sûrement à essayer d’appuyer sur les boutons de navigation latéraux qui n’équipent malheureusement pas le reader. En tout cas, en utilisateur quotidien du Kindle 4, nous nous sommes fait avoir ! Comparé au modèle entrée de gamme, le Kindle Touch est plus lourd d’environ 40 grammes (170 grammes contre 213 pour le Kindle Touch Wi-Fi). A caractéristiques quasiment égales, le Kobo Touch est plus léger (185 grammes). Cet embonpoint se paie avec des dimensions supérieures de quelques millimètres par rapport au Kindle 4 (les housses d’Amazon sont donc compatibles qu’avec un seul modèle). En main, la différence est sensible lorsque l’on passe d’un modèle à l’autre. Beaucoup plus compact que le Kindle avec clavier, il tient sans problème dans une poche de veste ou dans un sac à main. La gamme 2011 du Kindle peut être transportée partout.

Premier allumage

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Dès que l’écran E-Ink Pearl s’anime (modèle V220 comme sur le Kindle 4, le Kobo Touch, le Cybook Odyssey, Sony Reader PRS-T1 etc) et les premières étapes de configuration passées, nous avons été impressionnés par la vélocité de ce Kindle. Nous ne nous y attendions pas. Lors de la sortie du modèle, la presse américaine avait publié plusieurs critiques négatives, indiquant qu’il ne tenait pas la comparaison face au récent Nook Touch. La version 5.1.0 du logiciel, mise à jour une semaine avant le lancement de la liseuse en Europe, semble avoir réglé les défauts de jeunesse. Le Nook Touch n’étant pas disponible en France, nous avons pu comparer l’appareil à un Kobo et le Kindle 5 s’avère bien plus réactif.

Cet aspect a rapidement été mis en valeur par les travaux de certains développeurs. Grâce à son processeur performant, le Kindle Touch est tout à fait capable de faire tourner des animations et de lire des vidéos (cf. The Digital Reader ou cet extrait de Rebecca de Hitchcock joué sur un Kindle). Il n’y a plus rien à envier au Nook. Tactile et plus véloce, le Kindle Touch reste quand même dans la lignée de ses prédécesseurs, notamment du point de vue de l’interface.

La bibliothèque

Kindle Touch

Un utilisateur de Kindle ne sera pas dérouté par l’interface du Kindle Touch. Même si le logiciel a été construit sur de nouvelles bases, on retrouve les codes de l’interface des précédents modèles : une bibliothèque sous forme de liste dans laquelle on navigue à coup de “swipe” à la place des boutons de navigation qui existaient depuis le premier modèle. En haut de l’écran, on trouve un bouton retour, un bouton d’accès direct au Kindle Store et un autre dédié au menu. Un champ de recherche permet de saisir une recherche en un clic. Ce raccourci sera particulièrement utile pour les utilisateurs qui rempliront une bonne partie des 4Go de stockage du reader. Le moteur de recherche est efficace et rend la navigation dans la bibliothèque bien plus aisée.

Kindle Touch

Comparé à un Nook ou un Kobo, l’interface est sobre (ou austère, cela dépend du point de vue). Pas de recommandations d’achat en page d’accueil (la version française du Kindle est vendue sans publicité), de notifications sur l’activité de vos amis lecteurs, mais une bibliothèque numérique dans sa plus simple représentation. Du coup, on ne perd pas son temps puisqu’elle permet un accès rapide aux contenus. Dommage cependant qu’il n’y ait pas un encart avec les dernières lectures effectuées, comme sur un Kobo ou un Nook. Le classement par “Plus récent” permet cependant de palier grossièrement à ce manque.

Kindle Touch

Pour organiser votre bibliothèque, il est toujours possible de créer des collections pour y ranger des ebooks. Les options de classement n’ont pas changé : par nom, par date d’ajout, par auteur ou bien le dernier livre ouvert. La fonction de recherche sera sûrement le point d’entrée le plus utilisé. Le clavier virtuel est très réactif ce qui rend son utilisation très agréable. De plus, la frappe prédictive affine automatiquement la recherche. Par rapport au Kindle 4, l’ergonomie n’a plus rien à voir et le Kindle Touch bien plus efficace.

Les fonctions avancées

Kindle Touch

Comme ses prédécesseurs, le Kindle 5 est équipé de fonctions avancées qui permettent à cette liseuse d’être un peu plus qu’un simple appareil de lecture. On retrouve ainsi le traditionnel navigateur, basé sur WebKit, et qui reprend les mêmes fonctionnalités que celui du Kindle 4 (notamment le mode Article). C’est aussi l’occasion de voir réapparaitre deux fonctions disparues sur le Kindle 4 : le lecteur audio et la synthèse vocale (ou Text-to-Speech). Le lecteur audio, basique, peut lire des fichiers aux formats Audible et MP3, même lorsqu’un ebook est ouvert. La sortie son se fait soit sur les deux haut-parleurs stéréo (qui saturent assez vite) soit sur un casque audio branché sur la prise jack 3,5mm. Si vous comptez utiliser régulièrement le lecteur audio, les 4Go de stockage seront rapidement saturés avec quelques podcasts ou morceaux. Dommage du coup que le Touch n’ait pas de port pour carte MicroSD.

Kindle Touch

Le Text-to-Speech fonctionne quant à lui sur des textes en anglais uniquement. Et, si l’éditeur a autorisé la fonctionnalité, en effet, plusieurs éditeurs américains, et non des moindres, bloquent la fonctionnalité pour éviter de cannibaliser les ventes de leurs livres audios. Particularité du Kindle depuis sa première génération, le Text-to-Speech n’a cependant pas beaucoup évolué depuis le temps. La qualité de la lecture reste moyenne mais remplit son office. On comprend dans ce cas le statut de ” Fonction expérimentale”…

La lecture

Avec un logiciel révisé de fond en comble, nous nous attendions à quelques changements du côté de la lecture. Pourtant, on retrouve l’application de lecture habituelle du Kindle, avec toutes ses fonctions, mais avec une nouvelle interface. Lorsqu’un fichier est ouvert, la navigation ne se fait plus à l’aide des boutons latéraux mais d’un glissement de doigts. Pour rappeler les boutons historiques, Amazon a découpé l’écran du Kindle en différentes zones avec une attribution propre.

Kindle Touch

Un “tap” sur le haut de l’écran fait apparaître les menus (“Aa”, “Aller à”, “Synchroniser”, le champ de recherche etc). Une bordure de deux centimètres permet quant à elle de revenir à la page précédente, tandis qu’un effleurement sur le reste de l’écran permet d’aller à page suivante. Mais n’en déplaise à Amazon, le swipe est le geste instinctif que fera l’utilisateur. Pourtant, la configuration proposée par Amazon s’avère assez réactive et agréable à l’usage. Reste un défaut majeur : il est impossible de configurer, ni même d’inverser les zones de changement de page, si bien qu’un gaucher devra utiliser sa main droite pour cliquer sur la zone pour changer de page. Espérons qu’une mise à jour va rapidement effacer cette limitation.

Les ebooks

Kindle Touch

Pas de changement sur ce point. Le moteur de lecture offre le rendu habituel du Kindle. Le texte est toujours aussi lisible notamment grâce à la police par défaut utilisée par Amazon, le fameuse Caecilia. Les options de personnalisation sont nombreuses (taille de caractère, réglage des marges et de l’interligne, choix du format de police) mais moins pléthoriques que sur certains ereaders (notamment le Nook ou le Cybook Odyssey). Suite à la demande des premiers utilisateurs, Amazon a ajouté un mode paysage.

Kindle Touch

Comme c’est le cas depuis le premier modèle de Kindle, il est possible de prendre des notes sur les textes. L’écran tactile rend de nouveau cette fonction utilisable, là où le Kindle 4 l’avait rendue assez désagréable, surtout pour la prise de notes (le surlignage peut être utilisé facilement). Il est aussi possible de partager des notes sur Facebook et Twitter, mais l’usage n’est pas encore démocratisé.

Contrairement à la version US du Kindle (cf. notre article précédent), plusieurs nouvelles fonctionnalités n’ont pas traversé l’Atlantique. La plus attendue est sûrement X-Ray, un système de lecture enrichie qui ajoute au livre numérique un résumé progressif, des fiches sur les personnages du récit et des liens connexes pour fournir plus d’informations sur des lieux ou des éléments centraux de l’ouvrage. Annoncé comme l’un des fonctionnalités principales de l’ereader lors de sa sortie aux Etats-Unis, X-Ray n’a pas rencontré le succès escompté. Nécessitant un travail supplémentaire de l’éditeur (même si une partie des informations sont récupérées sur Wikipedia), X-Ray reste cantonné à un catalogue restreint. Pour l’instant, aucun déploiement sur les livre numériques français n’est à l’ordre du jour.

L’autre fonctionnalité supplémentaire est la traduction automatique. Elle fonctionne à l’aide du traducteur du moteur de recherche Bing. Le résultat est satisfaisant et permettra de ne pas être arrêté dans la lecture par une phrase qui n’a pas été comprise. Malheureusement, cette fonction n’est possible qu’avec une connexion Internet.

Cependant, la nouveauté majeure de ce Kindle est le compatibilité avec le format KF8. Comme détaillé dans un précédent article (cf. notre article sur le format KF8), l’arrivée de ce format risque de changer le quotidien des éditeurs mais surtout des lecteurs sur Kindle. Feuille de style en CSS3, polices intégrées, HTML5 et fixed layout etc. Les livres numériques, jadis uniformisés par le moteur de lecture du Kindle, vont rattraper leur retard sur ceux publiés en EPUB.

Mais où trouve-t-on des ebooks en KF8 ? Le Kindle Store n’en regorge pas encore mais Amazon France nous a confirmé que certains ouvrages de référence débarqueront très prochainement dans ce format. En attendant, la meilleure manière de constater l’évolution est de récupérer un EPUB 2.0 avec une police embarquée, une feuille de style CSS complexe et de faire le passer dans la moulinette KindleGen dans sa version 2.4.

En général, le résultat n’est pas mauvais et les fichiers générés sont rétro-compatibles avec les anciens Kindle qui ne lisent pas le KF8. L’astuce vient du format lui-même qui comprend une version KF6 (Kindle Format 6) compatible avec les précédentes générations de Kindle. La contrepartie de cette compatibilité étendue est la génération d’un fichier plus lourd. Ce nouveau format va cependant s’instaurer comme le standard de la plateforme Kindle, notamment depuis que le Kindle 4 est capable de lire les fichiers de ce type.

En plus du format Mobipocket (.mobi ou .azw), le Kindle Touch est compatible, comme ses prédécesseurs, avec le format PDF. Malheureusement, cette compatibilité reste toujours très sommaire par rapport aux readers concurrents. Ce Kindle ne tire pas vraiment partie de son interface tactile, là où le Sony Reader PRS-T1 et le Cybook Odyssey ont travaillé l’ergonomie pour faciliter la lecture de fichiers PDF non formatés pour un écran 6 pouces. Ce support minimal du format PDF n’est pas un défaut du produit (le Kobo Touch ne fait pas mieux) mais rappelle à que les liseuses epaper 6 pouces ne sont pas les outils de prédilection pour la lecture de PDF.

Reste que le Kindle n’est toujours pas compatible avec le format EPUB ce qui gênera de nombreux utilisateurs. Convertir des fichiers EPUB vers le format .mobi n’est pas compliqué (KindleGen ou Calibre font l’affaire) mais seulement s’ils ne sont pas verrouillés par des DRM. En revanche, impossible de récupérer les fichiers acquis sur le Kindle Store (souvent protégés par DRM, choix à la discrétion de l’éditeur) pour les convertir en EPUB. Le Kindle a beau avoir des atouts, cela reste une écosystème fermé.

Kindle Touch

Au final, la lecture sur le Kindle Touch est particulièrement agréable. La liseuse est très réactive, notamment avec les fichiers en KF8. Les férus du tactile seront sûrement conquis par ce Kindle sans compromis (mis à part la disparition des boutons de changements, très appréciés des utilisateurs de Kindle).

La presse

Kindle Touch

Le moteur de lecture de journaux et de magazines est celui qui a connu le plus de changements. La page d’accueil a été revue pour être plus facilement utilisable avec l’écran tactile. A l’usage, ce sommaire est plus fonctionnel et la navigation est bien plus réactive. Malheureusement, cela n’a pas amélioré la qualité des contenus que nous dénoncions dans un précédent article (cf. http://www.ebouquin.fr/2011/11/30/kindle-des-offres-de-presse-inadaptees/). Amazon nous a précisé que la qualité des fichiers dépend des flux qui leur sont fournis par les éditeurs. Dommage car KF8 améliore la qualité de mise en page. Vivement une mise à jour du kiosque d’Amazon !

Active Content

Kindle Touch

En cherchant un peu dans le Kindle Touch, on trouve à plusieurs endroits la trace des Active Content, ces applications conçues pour les Kindle avec écran E-Ink. Aujourd’hui, ces contenus ne sont pas disponibles sur Amazon.fr. Là encore, le Kindle Touch est le même modèle que celui vendu aux Etats-Unis mais avec un logiciel qui n’est pas équivalent.

La librairie

Kindle Touch

Pour s’adapter à l’écran tactile, Amazon a revu l’interface de sa librairie numérique. Accessible en Wi-Fi et en 3G (suivant le modèle), le design est aussi austère que sur le Kindle 4. Les noms des catégories sont les seuls guides pour l’utilisateur, tains que l’affichage sous forme de liste peut maintenant être modifié pour afficher uniquement les couvertures des ebooks. Rien de bien révolutionnaire ? Et pourtant, la librairie du Kindle Touch est bien plus agréable à utiliser que celle du Kindle 4.

La raison tient principalement au bénéfice de l’écran tactile qui rend la recherche bien plus ergonomique. Plus besoin de naviguer avec le pad multidirectionnel, il suffit de taper sa recherche avec la clavier virtuel, très réactif. Au fil de la frappe, le champ de recherche se complète de suggestions pour accéder rapidement au résultat. Là encore, l’expérience utilisateur a été considérablement améliorée par rapport aux anciens modèles non-tactiles.

Kindle Touch

En revanche, la librairie d’Amazon, dans sa version mobile, est assez pauvre sur la mise en avant de contenus. Les catégories ou le classement des meilleures ventes seront les seuls points d’entrée. Un choix guère étonnant de la part d’Amazon mais l’utilisateur peut s’attendre à mieux. Le Bookeen Store est bien plus complet sur ce point, grâce à l’animation quotidienne d’un libraire (tout comme la librairie ePagine avec le travail réalisé sur son blog). Les algorithmes ne font pas tout…

L’autonomie

Nous n’avons pas vu d’évolution significative sur l’autonomie par rapport au Kindle 4. Equipé du même processeur et d’un bon nombre de composants en commun, il n’est pas surprenant que les deux ereaders fassent jeu égal. Pourtant, Amazon annonce bien une différence d’autonomie, de 1 mois pour le Kindle 4 et de 2 mois pour le Kindle 5.

Kindle 4 :

Une seule charge de batterie dure jusqu’à un mois avec la connexion sans fil désactivée, à raison d’une demi-heure de lecture par jour. Avec la connexion sans fil activée en permanence, la batterie dure jusqu’à 3 semaines. L’autonomie de la batterie variera en fonction de l’utilisation de la connexion sans fil, comme l’achat dans la boutique Kindle, les recherches sur internet, et le téléchargement de contenus.

Kindle Touch :

Une seule charge de batterie dure jusqu’à deux mois avec la connexion sans fil désactivée, à raison d’une demi-heure de lecture par jour. Avec la connexion sans fil activée en permanence, la batterie dure jusqu’à 6 semaines. L’autonomie de la batterie variera en fonction de l’utilisation de la connexion sans fil, comme l’achat dans la boutique Kindle, les recherches sur internet, et le téléchargement de contenus.

Pour en avoir le coeur net, nous avons étudié deux démontages de chacun des modèles de Kindle, l’un sur TechRepublic et l’autre sur BlogKindle. Techniquement, le Kindle Touch a une batterie avec une capacité presque deux fois supérieure à celle du Kindle 4 (1420mAh contre 890mAh).

Depuis l’arrivée des chipsets ultra-basse consommation tel que l’iMX.508 de Freescale, l’autonomie n’est plus vraiment un point qui permet de différencier les ereaders. La principale source de consommation d’énergie n’est plus l’écran ni le processeur mais la connexion sans-fil, Wi-Fi ou 3G. Comme le Kindle 4, le Kindle Touch Wi-Fi tiendra facilement un mois sans avoir besoin d’être rechargé. Tout dépendra de la fréquence d’utilisation du produit.

Cependant, il y a certaines astuces pour optimiser l’utilisation de la batterie d’un Kindle. Si vous n’en n’avez pas besoin, coupez le connexion Wi-Fi et activez-la uniquement en cas de besoin. L’abonnement à un quotidien sollicitera l’utilisation de la connexion sans-fil et donc de la batterie.

Enfin, la connexion 3G est bien plus gourmande en énergie que le Wi-Fi. Là où il est difficile d’observer une différence d’autonomie entre le Kindle 4 et le Touch Wi-Fi, le modèle 3G sera sûrement moins autonome même si la batterie haute-capacité lui confèrera une bonne autonomie. Nous ne manquerons pas de tester l’autonomie de ce modèle dès que nous recevrons un exemplaire de test.

Conclusion

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Avec cette cinquième génération de Kindle, Amazon se donne les moyens pour rester dans la course et fait jeu égal avec les autres readers tactiles du marché. Du point de vue des fonctionnalités, le Kindle Touch est un produit complet et agréable à utiliser. Difficile de revenir au Kindle 4 après avoir utilisé l’interface tactile pendant quelques jours…

Reste que la concurrence est particulièrement agressive, notamment en terme de prix. Le Kindle Touch n’est pas le reader tactile le moins cher du marché, titre qui revient au Kobo Touch maintenant vendu pour seulement 99€. Les écosystèmes de Kobo et d’Amazon sont relativement proches en terme de fonctionnalités et, à première vue, le nouveau venu au livre numérique ne verra pas de grandes différences entre les deux produits.

Pourtant, pour la première fois, la non-compatibilité avec le format EPUB est un vrai frein à l’achat sur ce produit. Le choix d’un format propriétaire au dépend du format standard s’avère gênant, même si le KF8 améliore l’expérience de lecture et les outils de conversion vers le format Mobipocket ne manquent pas.

Un ancien utilisateur de Kindle ne sera pas gêné par l’absence de format EPUB mais le néophyte pourra être rebuté par le format propriétaire Kindle, qui empêchera de s’approvisionner en EPUB sur d’autres librairies, notamment si le fichier EPUB est verrouillé par DRM. Pour adopter le standard, le choix de la liseuse de Kobo est idéal… et pour 30 euros de moins.

Au final, le Kindle Touch, notamment dans sa version 3G séduira dans un premier lieu les anciens possesseurs d’un Kindle, notamment d’un Kindle 3. Le clavier virtuel remplace parfaitement le clavier physique du précédent Kindle et l’on retrouve l’ergonomie qui avait disparu dans certains aspects sur le Kindle 4. Le tout conjugué à une réactivité hors-pair, le Kindle Touch est une liseuse haut de gamme (jusqu’à 189€ pour le modèle 3G) un quasi sans-faute. Si l’EPUB n’est pas votre format d’ebook de prédilection.

Le Kindle Touch vous a plu ? Rendez-vous sur Amazon.fr pour acquérir l’appareil en version Wi-Fi ou le modèle Wi-Fi+3G tout en soutenant eBouquin.

Retrouvez notre galerie photo du test sur Flickr.

Amazon : un Kindle couleur d’ici la fin de l’année ?

Kindle 2 et prototype de liseuse avec écran couleur Mirasol

Selon le site taïwanais Digitimes, le Kindle aurait enfin le droit à un écran couleur d’ici la fin de l’année. Cette fois-ci, il ne s’agirait pas d’une tablette LCD comme le Kindle Touch mais d’une véritable liseuse équipée d’un écran E-Ink dernière génération. D’ailleurs, cette technologie EPD doit être présentée prochainement selon Scott Liu, président de E-Ink Holdings.

L’arrivée d’un tel produit est quand même surprenante. La gamme d’écran E-Ink couleur Titron n’a vraiment pas convaincu les fabricants et les tablettes LCD lowcost ont profité de ces défauts pour prendre pied sur le marché et se vendre par millions. L’écran Mirasol n’a pas non plus convaincu et reste cantonné à un marché de niche avec des produits hybrides uniquement vendus en Asie.

Est-ce que sur un appareil de lecture à moins de 99 € la couleur est la fonctionnalité la plus attendue ? L’arrivée d’un tel ereader probablement plus coûteux risque de faire pâle figure à côté des tablettes LCD dernière génération. Toujours d’après Digitimes, Amazon aurait troqué l’interface infrarouge du Kindle Touch pour une interface capacitive sur l’hypothétique Kindle couleur, au risque de détériorer la qualité d’affichage.

Cependant, le lancement d’un écran couleur de la marque E-Ink serait une nouvelle bienvenue pour le fabricant dont les ventes sont en bernes (cf. Digitimes). Si la période des fêtes a été excellente, les commandes des fabricants de liseuses ne se sont pas maintenues pour E-Ink. Au moment où de nouvelles rumeurs annoncent l’extension de la gamme Kindle Fire, notamment avec un modèle 10 pouces, le Kindle classique n’est plus la star de la gamme Amazon (cf. Digitimes) et le papier électronique est remis en question.

D’un point de vue économique, les liseuses ne sont pas des manes financières. Les tablettes sont des produits plus lucratifs pour Amazon même si le marché est particulièrement agressif. En effet, le possesseur d’un Kindle Fire peut aussi bien acquérir des ebooks que des films ou de la musique sur un seul et même appareil. Le chiffre d’affaire généré par machine est donc plus élevé. Le livre numérique a été le fer de lance mais rien ne dit qu’il sera toujours le média retenu par Amazon pour promouvoir le lancement de ses futurs produits. Le Kindle est-il en train d’abandonner sa fonction principale d’appareil de lecture ? A suivre.

La chaîne Target arrête de distribuer le Kindle pour “conflit d’intérêts”

Mauvaise nouvelle pour Amazon qui va perdre un de ses principaux distributeurs aux États-Unis, la chaîne Target. Le site The Verge a révélé la nouvelle qui a été confirmée ensuite par la société. À partir du 13 mai, plus aucun Kindle ne sera commandé par Target et ses magasins devront épuiser leurs stocks. Target n’arrête pas pour autant de vendre des ereaders puisque la chaîne va continuer de vendre les modèles concurrents, notamment le Nook qui est cité explicitement dans le communiqué concernant cette décision.

Target continually evaluates its product assortment to deliver the best quality and prices for our guests. Target is phasing out Kindles and Amazon- and Kindle-branded products in the spring of 2012. We will continue to offer our guests a full assortment of ereaders and supporting accessories including the Nook.

Le gamme de liseuses et de tablettes de Barnes&Noble sera fort probablement la prochaine gamme phare du distributeur. Mais pourquoi Target décide d’abandonner les tablettes d’Amazon ?

Plusieurs raisons peuvent expliquer cette décision. Tout d’abord, une renégociation des contrats de vente des Kindle au sein du réseau Target. Un distributeur de ce type est souvent friand des marges élevées, ce qui n’est pas le cas sur un produit comme les liseuses et en particulier celles d’Amazon où la marge concédée au distributeur est minime. Autre raison possible : la concurrence féroce que représente la boutique en ligne Amazon.com face à celle de Target. Le catalogue d’Amazon référence toujours plus de produits et les chaînes historiques comme Target craigne de perdre une partie de leur clientèle.

Malheureusement, nous n’en saurons pas plus sur la raison qui se cache derrière le très policé « conflit d’intérêts », mais il est fort probable que le Nook soit le grand gagnant de cette affaire.