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iPad : en route vers le succès et bientôt avec une offre de presse?
Décidément, le succès est quasiment assuré pour l’iPad. En une journée, Apple aurait reçu plus 120 000 commandes pour sa tablette qui, rappelons-le, est uniquement en précommande aux Etats-Unis. Selon certains analystes, ce chiffre serait même sous évalué et l’iPad aurait séduit bien plus d’utilisateurs ! Pour Galen Gruman de PCWorld, ces early adopters ne seraient que des “idiots” ne sachant même pas ce qu’ils achètent. Pourtant, le succès est là et les ruptures de stocks touchent déjà les accessoires officiels.
En dépit de la vaste opération de communication orchestrée par Apple, l’iPad n’a pas encore livré tout ses secrets. Si l’application iBooks et son iBookstore deviennent légèrement plus transparents quant à leurs fonctionnalités, la lecture numérique pourrait être un peu plus à l’honneur avec un large contenu en provenance des éditeurs de presse. En effet, sur l’une des pages du site d’Apple, le logo d’une application au couleur du mythique magazine National Geographic est apparue pendant quelques heures. Depuis Apple a corrigé l’erreur mais n’a pas pour autant calmé les rumeurs ! L’un des webmasters aurait-il oublié l’icône d’une future application réalisée spécialement pour l’iPad? Est-ce un indice annonçant une future offre de presse intégrée à l’iBookstore? Toutes les suppositions sont possibles. En tout cas, si le National Geographic, magazine réputé pour ses photographies et reportages vidéos de qualité, vient à réaliser une application spécialement pour l’iPad, elle risque de nous impressionner.
iBooks : un lecteur plus ouvert que prévu

Si vous comptez utiliser votre iPad pour lire des romans en numérique (peut-être pas la meilleure utilisation pour le produit), les nouvelles informations qui suivent devrait vous ravir. En effet, l’application iBooks semble moins fermée que ce qui avait été laissé entendre suite à la keynote du 27 janvier.
Tout d’abord, elle ne sera pas installée d’office sur l’iPad, il faudra passer par l’App Store pour la télécharger. De plus, Apple a ouvert son application aux ebooks en ePub non protégés par DRM, en plus de ceux que l’on pourra acheter directement sur l’iBookStore. En revanche, il faudra obligatoirement passer par iTunes pour transférer ses propres fichiers ePub sur l’iPad. Cela veut-il dire que nous allons voir apparaître une section “Books” dans le logiciel d’Apple d’ici le 3 avril? iTunes va-t-il permettre de lire les fichiers PDF et ePub et venir concurrencer ainsi Adobe Digital Editions ? Ce serait tout à fait imaginable.
Autre fonctionnalité intéressante, VoiceOver. En effet, le système de lecture audio intégré à Mac OS X (et donc iPhone OS) fonctionnera sur les ebooks. iBooks disposera donc d’une fonction Text-to-Speech directement intégrée. Une première sur iPhone OS, aucune application concurrente (Kindle for iPhone ou Barnes&Noble eReader) dispose d’une telle fonctionnalité. Enfin, en cliquant sur un mot, vous pourrez automatiquement accéder à plus d’informations sur ce dernier grâce à Wikipedia ou au dictionnaire intégré.
Quant à l’iBookStore, Apple a visiblement vu les choses en grand et compte proposer un catalogue d’une taille importante afin de venir concurrencer de près Amazon et Barnes&Noble. Avec 20 catégories générales et 150 sous-catégories, l’utilisateur pourra se retrouver assez facilement dans un déluge de livres. Espérons également que le moteur de recherche sera correctement optimisé et que l’on pourra facilement mettre la main sur un ouvrage en connaissant son sujet, mais pas forcément son titre.
En tout cas, la lecture numérique risque d’être à l’honneur sur l’iPad, car avec 16 700 applications déjà dédiées à la tablette, un bon nombre doivent toucher de près à l’univers qui nous intéresse.
L’actualité de la semaine : du 7 au 13 Mars 2010
Exclu : Pas d’éditeurs français sur l’iBookStore avant au moins deux mois
Alors qu’Apple continue d’entretenir le buzz autour de l’iPad avec son spot publicitaire diffusé pendant la cérémonie des Oscars, nous avons eu confirmation de notre côté que l’iBookStore ne proposera pas de livres en français pour le lancement de l’iPad prévu fin avril en France. De sources sûres, nous apprenons en effet que les éditeurs français et européens n’auront pas accès à l’iBookStore avant au moins deux mois.
Il semblerait de fait qu’Apple Europe ne soit pas informé pour le moment des modalités d’inscription à l’iBookStore et invite les éditeurs européens à patienter encore quelques mois. Apparemment Apple n’aurait donc pas encore entamé les discussions avec les maisons d’éditions européennes et cela viendrait confirmer les rumeurs selon lesquelles l’iBookStore resterait dans un premier temps disponible uniquement aux Etats Unis.
On peut ainsi imaginer que l’iBookStore sera une simple application à télécharger sur le Store US avant d’apparaître dans quelques mois sur le Store français… A moins bien entendu que l’iPad intègre par défaut l’iBookStore et mette à disposition le catalogue américain au travers d’une librairie internationalisée…ce dont on doute fort au vu de la politique d’Apple et de la question des droits d’auteurs très différente selon les pays.
iPad : disponible le 26 mars ?
Alors que des rumeurs faisaient écho récemment des problèmes de fabrication et d’un éventuel retard de livraison de l’iPad, plusieurs fournisseurs d’Apple ont assuré que la production de l’iPad suivait normalement son cours. Si tout se passe comme prévu, 600 000 à 700 000 tablettes devraient donc être mises en circulation d’ici fin mars, puis 1 million pour le mois d’avril.
The Examiner annonce de son côté que l’iPad pourrait être commercialisé dés le 26 mars. Toutefois les premiers appareils pourraient arriver plus tôt – le 10 mars – dans les AppleStore. Ils seraient réservés aux employés de façon à ce que ces derniers prennent leurs marques avec le nouveau produit. Apple en profiterait également pour lancer à partir du 15 mars une campagne publicitaire à la télévision mettant en avant les capacités de l’iPad en tant que lecteur de livres électroniques.
Enfin quelques nouvelles de l’iBookStore. Si l’on se fie à l’offre d’emploi publiée par Apple, la firme de Cupertino serait à la recherche d’un directeur pour la division iBooks sur la zone « Asie Pacifique et Canada ». On peut ainsi imaginer qu’Apple souhaite rapidement étendre sa boutique de livres numériques à d’autres régions du monde. En revanche rien de nouveau concernant d’éventuelles négociations en Europe…
iPad : Penguin Books montre la voie
Pour John Makinson, président de Penguin Books, une chose est claire : “L’iPad représente la première véritable opportunité de créer un modèle de distribution payant qui sera attractif pour le consommateurs”. La tablette d’Apple serait également le premier outil, accessible au grand public, qui permettra aux auteurs et aux éditeurs de proposer des contenus renouvellés. En effet, à John Makinson d’indiquer que “la plupart des contenus que nous allons créer à partir de maintenant seront des applications, qui seront vendues sur l’app Store et en HTML, plutôt que sous la forme d’ebooks. La définition même du livre est à réinventer (…) Nous allons encapsuler de l’audio, de la vidéo, du streaming dans tout ce que nous ferons. Le format .epub, qui est à présent le standard pour les ebooks, est conçu pour s’adapter au texte narratif traditionnel, mais pas le genre de contenu dont nous sommes en train de parler.”. Ces paroles, rapportées par le site anglosaxon PaidContent et Virginie Clayssen, sont révélatrices de l’engagement pris la maison d’édition pour amorcer la révolution du contenu, que nous attendons tant. Mais au fait, à quoi ressembleront les futurs livres numériques de Penguin Books?
Livres interactifs pour enfants, livres d’anatomie, livres connectés à une communauté virtuelle, guides de voyages ou encore manuels d’astronomie, Penguin Books ne présente pas une gamme particulière de produits mais toutes les grandes séries de son catalogue en version numérique. Pour chaque type de publication, la façon dont le lecteur navigue dans le contenu et interagit avec lui est totalement nouvelle. Certes, ce n’est pas sans rappeler la tendance de CD culturels multimédias qui ont connu leur heure de gloire à la fin des années 90 avant de tomber progressivement en désuétude.
Cependant trois atouts majeurs viennent dire que le successeur de ce concept, décliné sur une tablette va connaître le succès : tout d’abord, comme le signalait précedemment John Makinson, la question du système de commercialisation. Ces livres-applications seront proposés avec un large éventail de prix, bien inférieur à celui des anciens CD, depuis les boutiques d’application. Quant au pourcentage qui revient à Apple sur chaque vente (30%), le président de Penguin Books n’est pas inquiet. Dans le monde de l’imprimé le distributeur prend environ 50% du prix de vente, si bien que l’éditeur percevra plus d’argent avec le numérique. Deuxièmement, les CD multimédias obligeaient le lecteur à se trouver face à son ordinateur (bien souvent fixe à l’époque). A l’inverse, l’iPad sera une tablette totalement mobile, permettant ainsi au lecteur de lire là où il le souhaite. L’écran tactile multitouch change aussi le rapport du lecteur au contenu, il est en contact avec lui, comme avec un livre papier. Enfin, l’auteur et l’éditeur n’ont pas de limites à leur créativité. On pourra tout aussi bien réaliser un guide de voyage qui se modifie en fonction du lieu dans lequel le lecteur se trouve ou envoyer une carte postale directement depuis l’application. La version enrichie du livre d’anatomie permettra à l’étudiant d’accéder à des dessins en coupe transversale ou encore des modélisations en 3D.
Le plus formidable : l’auteur est remis au centre de ce nouveau contenu tout comme le lecteur qui va pouvoir découvrir un contenu plus interactif et avec une valeur ajoutée propre au numérique. Enfin, l’éditeur garde son rôle d’architecte, celui qui met en forme. Bien entendu, la création de telles applications ne se fait pas réellement à l’aide de systèmes de PAO mais plutôt de programmation. Les maisons d’éditions vont devoir amorcer une mue pour créer des équipes éditoriales 2.0 capables de réaliser du contenu multimédia de grande qualité. Qui l’eut cru ? Le livre au carrefour de tous les arts? Désormais, plus personne ne pourra dire que ce média est “ringard”. Mais cela réussira-t-il à rendre la lecture plus “cool” à ceux qui y sont étrangers ?
Le Nook ne craint pas la concurrence de l’iPad

A l’instar d’Amazon pour les fêtes de Noël, Steve Riggio, le PDG de Barnes & Noble, lors d’une conférence hier avec des investisseurs, s’est déclaré ravi quant au succès du Nook. Malgré les prévisions peu enthousiastes des analystes, Riggio a affirmé que les ventes du Nook se portaient bien allant jusqu’à dire que le reader était actuellement le plus produit le plus vendu par Barnes&Noble, tout en se gardant bien de délivrer le moindre chiffre.
Il est revenu toutefois sur un point assez intéressant : l’avantage procuré par le fait de posséder des boutiques physiques. Celles-ci permettent en effet aux consommateurs curieux de découvrir le monde du livre électronique d’observer une démonstration du Nook, obtenir des conseils ou encore tester en conditions réelles le produit. Le Nook a donc un impact positif sur l’attractivité et la fréquentation des magasins de la chaîne.
Interrogé sur l’arrivée imminente de l’iPad, Riggio s’est montré confiant, considérant que la force principale de Barnes&Noble réside certes dans le Nook mais surtout dans sa boutique en ligne permettant de lire des livres électroniques depuis de multiples plateformes (Mac/PC/BlackBerry/iPhone/iPad).
Cette articulation donne à Barnes&Noble une plus grande flexibilité et notamment une diversification de son offre, contrairement à Apple restreint à son éco-système iPad/iBookStore. Peut être est-ce effectivement la bonne solution…
Part de marché d’Amazon : de 90% à 35% d’ici 5 ans ?

L’année 2010 marquera-t-elle la fin de la période de grâce pour la firme de Jeff Bezos ? Il semblerait que les arrivées des poids lourds Google et Apple sur le marché du livre électronique soient à même de venir contester la position dominante d’Amazon. C’est du moins le point de vue de Spencer Wang, analyste pour le Credit Suisse, qui estime que la part de marché d’Amazon devrait passer de 90% à 72% dés 2010 et poursuivre son déclin pour descendre jusqu’à 35% d’ici 2015.
En cause : Apple principalement, avec l’iPad et l’agency model de l’iBookStore qui obligent Amazon à revoir à la hausse le prix de ses livres électroniques. L’analyste imagine en effet un scénario dans lequel les revenus issus des ventes de livres numériques chez Amazon passeraient de 775$ millions à 248$ millions dans les 5 ans à venir.
Si l’arrivée de nouveaux acteurs devraient effectivement faire diminuer la part de marché d’Amazon, nous ne partageons pas pour autant les prévisions de Spencer Wang. Selon nous, l’année 2010 préfigure l’essor du marché du livre électronique, et les années à venir seront celles de la démocratisation des contenants et des contenus. Aussi ventes et revenus devraient sensiblement augmenter et compenser de fait la baisse des parts de marché pour Amazon.
D’ailleurs seul un petit nombre d’entreprises devraient à terme se répartir le marché. Aujourd’hui atomicité avec l’arrivée massive de nouveaux acteurs, demain autorégulation de ce même marché par l’élimination/absorption de la concurrence et l’affirmation d’acteurs dominants : Sony, Apple, Amazon, Samsung voire Asus pour les constructeurs de readers, Apple, Amazon, Google + des libraires numériques nationaux (B&N, Fnac etc) pour distribuer le contenu.
Malgré la pression de la concurrence et les offensives d’Apple, Amazon reste l’acteur majeur du secteur et peut continuer à envisager l’avenir sereinement. En ouvrant son catalogue aux livres étrangers, en réalisant un kit de développement pour le Kindle, Amazon affiche sa volonté d’élargir son offre numérique et de ne pas se laisser dépasser par la concurrence. La firme de Jeff Bezos peut d’ailleurs compter sur la dynamique du marché pour continuer à voir ses ventes de livres naturellement augmenter, et ce, malgré l’abandon forcé du livre à 9,99$. Enfin on compte également sur Amazon pour innover et réagir rapidement aux nouveautés.
Vous l’aurez compris, on a vraiment hate de voir ce que va donner le prochain Kindle…Il risquerait bien justement de prolonger et conforter Amazon en tant que leader du marché…pour le meilleur…et pour le pire…
iBookStore : Le livre à 9,99$ n’est pas mort
N’enterrons pas trop vite le livre à 9,99$. Si l’annonce de l’iPad et de l’iBookStore ont été l’occasion pour les éditeurs de mettre en concurrence Amazon en négociant avec Apple des prix plus fexibles pour leurs ouvrages, cela ne signifie pas pour autant que le livre à 9,99$ va disparaître.
En effet, selon trois sources proches du dossier, les accords passés entre Apple et les éditeurs prévoiraient des clauses particulières obligeant Hachette, HarperCollins, Macmillan, Penguin et Simon &Schuster à vendre certains de leurs bestsellers à prix réduit. D’après le New York Times, Apple négocierait donc une plus grande flexibilité tarifaire, de façon à pouvoir proposer des offres spéciales avec des romans populaires à 9,99$.
Par ailleurs, Apple aimerait que les livres papier habituellement vendus en dessous de 26$ – tarif moyen d’un livre aux USA – soient également proposés à moins de 12,99$ sur l’iBookStore, et ce même si ces ouvrages ne sont pas des best-sellers. Il s’agit ainsi de répercuter la différence de prix des éditions papier également au niveau de l’édition numérique.
On imagine déjà en France le problème que cela va poser avec le Livre de Poche…
La sélection du jour #30
- “Le Livre est un lieu” : une rencontre avec Bob Stein. (via Archicampus)
- Apple devrait faire baisser les prix des séries TV à la sortie de l’iPad. De la concurrence pour les livres avec les nouveaux prix à 15$? (via Engadget)
- Le dernier titre de Nicolas Rey gratuit sur la boutique ePagine de la Fnac.
- Teleread.org est racheté par NAPCO. Bonne route à David Rotham ! (via Teleread)
- Amazon signe un accord avec Gavin de Becker pour la publication exclusive de The Gift of Fear and Just 2 Seconds sur le Kindle Store. (via The BookSeller)
- “Numérique, édition, librairies, bizarreries” : une excellente analyse signée François Bon. (via Tiers Livre)
- L’arrivée de l’iPad fait tripler les projets d’applications proposés par les développeurs pour iPhone. Rien de moins. Le succès de la tablette est déjà assuré. (via Apple Insider)
- FillAnyPDF est un service web permettant de signer, remplir n’importe quel formulaire depuis votre navigateur.
Les éditeurs se rebiffent face à Google

Et si la vraie révolution n’était pas l’iPad mais le modèle de distribution proposé par Apple ? Alors que les maisons d’éditions paraissaient en position de faiblesse dans les négociations avec les géants du web – Amazon & Google -, l’annonce de la tablette Internet et des services associés ont provoqué un retournement de situation manifeste. Avec l’exportation du modèle de distribution de l’AppStore au livre électronique et une répartition des revenus 70-30, Apple a changé la donne tout en investissant avec force un marché encore à la recherche de leaders. Les réactions à cette annonce n’ont d’ailleurs pas tardé. Apple a fait le jeu des éditeurs et ces derniers semblent désormais bien décidés à user de leur poids, de leur influence et de leur confiance retrouvée pour affirmer leur position et revendiquer des contrats plus avantageux auprès des autres acteurs du secteur.
Amazon a déjà fait les frais de cette rupture opérée par la firme de Cupertino, se retrouvant dans l’obligation de renégocier ses accords avec MacMillan, HarperCollins et Hachette…C’est maintenant autour de l’autre géant du secteur, Google, sur le point de lancer Google Editions, de subir le courroux des maisons d’éditions. Jusqu’à présent, du côté de Moutain View, on avait présenté aux éditeurs un système de distribution permettant aux utilisateurs d’imprimer les copies numériques, de copier/coller des passages, et garantissant 63% des revenus aux éditeurs. Or les discussions en cours entre Amazon, Apple et les maisons d’éditions donnent aux éditeurs un réel avantage pour négocier avec Google. Du côté du géant américain, le déploiement de Google Editions est stratégique et nécessaire dans l’articulation et la complémentarité de leurs services. Il n’est d’ailleurs pas non plus concevable de laisser Apple et Amazon s’emparer seuls du marché, et par conséquent Google se voit dans l’obligation de se plier aux exigences des éditeurs.
Google est contraint de revoir ses positions. L’entreprise s’est d’ores et déjà alignée sur le taux de répartition de ses concurrents et a abandonné la possibilité d’imprimer et copier/coller les ouvrages numériques. Google a également renoncé à imposer le prélèvement de 20% sur chacune des ventes réalisées via la future boutique intégrée de Google Book Search. A la place les éditeurs ont obtenu le choix d’accepter ou de renoncer à cette option en fonction de leur stratégie commerciale.
La démarche est parfaitement compréhensible, cependant c’est un jeu dangereux auquel se livrent les maisons d’éditions. Si actuellement l’émergence de la concurrence joue en leur faveur, le risque est grand de pousser trop loin leur avantage. Avec ces nouvelles plateformes numériques, les auteurs ont également une carte à jouer, et rien ne dit qu’il ne sera pas plus intéressant pour les écrivains et les géants du web de négocier directement entre eux sans intermédiaires…Ajoutons enfin à cela le problème non résolu des DRMs et le risque de tomber dans les mêmes travers que l’industrie de la musique. La situation est instable et les rapports de force peuvent s’inverser à tout moment…Défendre ses intérêts ? Certainement, mais attention à ne pas se montrer trop gourmand…
La sélection du jour #29
- iPad vs Kindle : une analyse complète des forces et des faiblesses de chaque produit (via TidBits)
- Google Books refait sa page d’accueil (via BookSearch)
- Adobe Digital Editions passe en version 1.7.2 est devient compatible avec Windows 7 et Mac OS 10.6 Snow Leopard. (via Adobe Official Blog)
- Stanza perd la possibilité de transfert de fichiers en USB, dans sa dernière mise à jour, à la demande d’Apple. (via TechCrunch)
- Le constructeur chinois YinLips s’apprête à sortir un reader 6 pouces. (via Engadget)
- Le secteur de la bande dessinée est en crise. Le numérique pour la sauver ? (via Bodoi)
- La British Library offre des milliers d’ouvrages classiques en téléchargement. (via Times Online)
- Baker & Taylor signe un partenariat avec John Wiley & Sons pour fournir du contenu sur la plateforme Blio.
- France Culture propose un dossier complet sur la lecture numérique.




























