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Kobo veut faire participer les auteurs avec Kobo Pulse

Kobo cherche par tous les moyens à faire la promotion des fonctionnalités sociales, connues sous le nom de Kobo Pulse, de sa plateforme de lecture. Ainsi, la startup canadienne a lancé deux nouveaux services, Author Notes et Author Chat,  qui permet aux auteurs de commenter leur texte et d’interagir avec leurs lecteurs.

Le blog The eBook Reader détaille l’opération qui se déroule un ouvrage numérique particulier, The Darkest Seduction de Gena Showalter. L’auteur a inscrit des notes sur la version numérique et seront accessibles à tous les lecteurs de l’ouvrage. Ils pourront également interagir en posant des questions à l’auteur. Une sorte de forum autour du livre numérique… Chose surprenante, ces fonctions ne sont pas accessibles depuis la tablette Kobo Vox (pourtant compatible avec Kobo Pulse) mais uniquement avec l’application iPad/iPhone.

Malheureusement, les conditions contractuelles de ce partenariat ne sont pas connus. Comme nous l’évoquions dans un article précédent, le développement de telles opérations aura des conséquences, à terme, sur le travail de l’auteur. Un texte numérique devra être entretenu (peut-être de manière rémunérée), à la manière d’un blog ou d’un site web. Est-ce que les équipes de Kobo ont imaginé un modèle économique qui redistribuera les royalties d’une telle opération entre la plateforme et l’auteur ? Rien n’est moins sûr.

Lecture sociale : de nouvelles obligations pour l’auteur ?

L’année 2012 sera sûrement celle de la lecture sociale. Il ne se passe pas une semaine sans que je reçoive un email de journaliste sur le sujet (idem pour SoBookOnline). Cet usage, encore à cerner, ne manque pas d’attirer l’attention de médias. La moindre startup développant un outil de lecture sociale a le droit à son heure de gloire médiatique avant de rejoindre, bien souvent, la masse des services ou de réseaux sociaux de lecture tombés dans l’oubli.

Parmi ces services, Readmill sort du lot. L’approche de la jeune startup allemande va à contrepied du reste du marché : interface épurée pour optimiser la lisibilité du texte, API ouverte pour permettre aux développeurs de concevoir des applications branchées sur le service (comme ReadMore ou le très intéressant The Book Report etc.), plug-in Kindle pour récupérer ses notes etc. Dans un récent article sur son blog, la jeune équipe de Readmill aborde la question de la participation des auteurs dans ces nouvelles pratiques de lecture en donnant un exemple récemment repéré sur leur plateforme.

Un auteur suédois, Jonas Joelson, s’est emparé de l’outil pour donner une autre dimension à son dernier ouvrage, Tabula Rasa Hotels. En plus d’un site internet apportant des contenus annexes (audio, vidéo, lieu et photo), il est venu commenter son propre livre pour donner aux lecteurs des indications sur certains passages, livrer des anecdotes sur son travail d’écriture. Un travail long et minutieux qui vise à fédérer une communauté de lecteurs autour d’un texte.

La plateforme de lecture sociale Copia expérimente aussi la mise en avant d’un texte par son auteur. Will Hermès, critique au magazine Rolling Stone et auteur de “Love Goes to Buildings on Fire”, interagira avec ses lecteurs dans la marge virtuelle de l’application Copia, jusqu’au 21 février. Tout en mettant en avant l’auteur, cette opération sert aussi à faire découvrir aux utilisateurs de Copia les fonctionnalités de lecture sociale, encore trop peu utilisées.

Si dans le cas de Readmill il s’agit d’un auteur autoédité, l’éditeur est partie prenante de l’opération dans le cas de Copia. En effet, l’opération mobilise Copia, l’auteur et son éditeur, Faber & Faber. Aujourd’hui, ce type de promotion reste marginal dans l’édition numérique, mais il se pourrait bien que cela devienne la norme. Pour l’instant, ces travaux sont ceux d’auteurs passionnés qui voient dans les réseaux sociaux (de lecture ou pas) un levier pour trouver plus de lecteurs. Mais à terme, cela pourrait bien devenir une obligation contractuelle (rémunérée ou non) obligeant ainsi l’auteur à communiquer sur son oeuvre depuis les réseaux sociaux.

D’une certaine manière, des clauses de ce type existent déjà (clause dite de “mise à jour”) qui invitent l’auteur à mettre à jour son ouvrage pour qu’il reste d’actualité (notamment dans l’édition technique et de manuels scolaires). On peut tout à fait imaginer une extension de cette clause pour que l’auteur fasse vivre son ouvrage sur les réseaux de lecture.

Le livre numérique se rapproche de plus en plus d’un site web (ou d’un blog) qui demande une attention régulière pour fédérer son lectorat. Oeuvre en perpétuelle évolution, c’est une composante essentielle de ce média. Nul doute que des maisons d’édition, existantes ou à venir, construiront leur valeur ajoutée sur l’univers social qui se construira autour de leur catalogue. Un projet qui va nécessiter la contribution directe des auteurs. Avec ou sans clause contractuelle.

Virginia Woolf, Henri Bergson… la cuvée 2012 du domaine public

Il n’y a pas des nouvelles lois ou des augmentations de taxes qui prennent effet dans la nuit du réveillon. Chaque année à cette période, le domaine public vient s’enrichir de nouveaux noms. Cette année, la liste est longue et comprend d’illustres auteurs et penseurs (via @hubertguillaud).

  • Robert Baden-Powell
  • Henri Bergson
  • Louis Brandeis
  • James Frazer
  • James Joyce
  • Gaetano Mosca
  • Rabindranath Tagore
  • Marina Ivanovna Tsvetaeva
  • Virginia Woolf

La liste pourrait être plus longue, mais les éditeurs numériques auront déjà du pain sur la planche pour proposer de belles éditions des oeuvres de ces auteurs, dans leur langue originale. Si cela n’est pas un souci pour lire les écrits du philosophe français Henri Bergson, il faudra se contenter des versions originales des oeuvres de Virginia Woolf et James Joyce. En revanche, les livres de Maurice Leblanc, dont la fameuse série Arsène Lupin, sont aussi entrés dans le domaine public comme le remarque Hervé Bienvault sur son blog.

Le passage dans le domaine public ouvre la voie à une multiplication des éditions numériques de ce texte, qui ne manqueront pas d’être gratuites ou très abordables. Décidément, 2012 s’annonce d’ores et déjà comme riche en lectures numériques.

Les écrivains français satisfaits de la relation auteur/éditeur ?

A l’approche du Salon du Livre de Paris, la Société Civile des Auteurs Multimédia (SCAM) vient de rendre public une enquête sur l’état des relations entre auteurs et éditeurs. Une situation qui s’est améliorée depuis l’année dernière puisque 71% des 600 écrivains sondés (contre 69% en 2010) ont déclaré être satisfait de leur relation avec leur maison d’édition.

Si les auteurs perçoivent des à-valoir en proportion moindre – 64% de contrats avec à-valoir dont 67% compris entre 1 et 3000€ -, ces derniers demeurent globalement satisfaits des contrats proposés par leur éditeur. En revanche la question des droits numériques reste un sujet à la marge… Signe de l’incertitude des éditeurs quant à la position à adopter, seuls 23% des auteurs interrogés ont été sollicités par leur maison d’édition pour signer un avenant numérique , tandis que 42%  disposent d’une “clause numérique” dans leur dernier contrat.

Pire encore, 3% seulement des auteurs ont pu négocié un contrat pour une exploitation exclusivement numérique. Autrement dit la route est encore longue d’ici à ce qu’auteurs et éditeurs trouve un terrain d’entente sur les conditions d’exploitation propres au livre numérique. D’autant plus si le partage des droits dans les contrats continue à s’inspirer des taux de rémunération de l’édition papier…

Un point de discorde qui, en plus de la question de la durée des contrats, a d’ailleurs mené dans l’impasse les discussions entre le Conseil permanent des écrivains (CPE) et le Syndicat national de l’édition (SNE) après six mois de négociations… Malheureusement la démocratisation du livre électronique en France, ce n’est pas pour tout de suite…

Vous êtes contre les DRM? Montrez-le !

Après la publication de la Reader’s Bill of Rights, nous ne pouvions décemment en rester là. C’est une réalité : les mouvements  et actions invitant à bouder les fichiers protégés par DRM se font de plus en plus nombreux (cf. le blog de Lionel Dujol). Par chance, de nombreux éditeurs, plus ou moins grands, ont choisi de diffuser des fichiers sans DRM. Et leur croissance en numérique ne se trouve que confortée ! Preuve s’il en fallait qu’une politique ouverte sur la question ne peut que stimuler le secteur. Cependant, un bon nombre de majors (s’entêtent) continuent de vendre des ebooks à des prix exorbitants, le tout, bridés par des dispositifs de protection. Balayons les amalgames aisés, (exiger) vouloir des fichiers sans DRM ne veut pas dire vouloir les distribuer illégalement.

Afin de vous faire entendre, diffusez ce symbole anti-DRM. Dans vos ePub, sur vos sites et vos blogs. Affichez le logo qui vous correspond et montrez votre opposition à ces systèmes de protection qui entravent le bon usage d’un ebook, gâchant l’expérience de lecture et plaçant le lecteur tel un pirate. Pour cela, nous vous proposons un pack de fichiers comprenant le logo francisé dans ses 5 versions (PNG et SVG, pour s’en servir partout). Pourquoi cinq versions et non pas 3, comme initialement? Nous avons réalisé une version spéciale pour les éditeurs qui proposent des fichiers sans DRM et qui militent contre ces verrous, ainsi qu’une autre pour les libraires.

Pour récupérer les logos, il suffit de télécharger l’archive ZIP à cette adresse. Ensuite, utilisez-les comme bon vous semble, diffusez-les ! Un grand merci à Gwen Catala pour la version française des logos et la création de la version dédiée aux éditeurs, sur un travail original de Nina Paley pour ReadersBillofRights.info.

Readability : améliorer l’expérience de lecture tout en soutenant l’écriture

Nous vous avions présenté il y a quelques mois Readability, un service développé en Javascript permettant de récupérer uniquement le texte d’un article d’une page web, sans publicités ni menus contextuels, de façon à offrir un meilleur confort de lecture et se focaliser sur le contenu. Le service a connu un beau succès puisque peu de temps après son lancement, Apple s’est servi de l’API de Readability pour le mode “Lecteur” de Safari 5, tandis que des services comme Reeder ou Flipboard ont intégré Readability au sein de leur application.

Depuis, le service s’est développé, proposant en plus de son API, des plugins pour Mozilla Firefox et Google Chrome, tout en continuant à tirer parti des capacités du langage HTML5. Largeur du texte, taille de police, couleur de l’arrière plan, conversion des liens en notes de bas de pages, Readability offre en effet tout un panel de fonctionnalités pour améliorer la lecture sur écran.

Mais aujourd’hui la plateforme entame un nouveau cycle, en collaboration avec Instapaper. Readability propose désormais un service payant permettant pour 5$ par mois (ou plus si vous le désirez) de lire et/ou sauvegarder des articles, sans publicité, tout en rémunérant l’auteur ou l’éditeur.

Concrètement voici comment cela fonctionne pour l’éditeur :

Tandis que le modèle économique repose sur le principe suivant :

L’objectif de Readability est donc d’offrir la meilleure expérience de lecture sur le Web tout en soutenant auteurs et éditeurs par la création d’un nouvel écosystème solidaire et responsable. Une initiative très intéressante que nous ne sauront qu’applaudir et encourager !

Readability – Enjoy Reading, Support Writing from Arc90 on Vimeo.

Pas de bourses du CNL pour le livre numérique

Les bourses d’écriture délivrées par le Centre National du Livre sont destinées à des « auteurs d’expression française dont le caractère professionnel est déjà attesté par des publications  à compte d’éditeur. » Les critères d’éligibilité sont divers mais l’un d’eux a retenu mon attention : « pour les romanciers, justifier d’un ouvrage publié en langue française à compte d’éditeur et à plus de 500 exemplaires. » Ayant un doute sur la notion exacte d’exemplaires, je prends contact avec le bureau des auteurs du CNL.

La réponse est claire : il s’agit d’un tirage de 500 exemplaires au moins et en une seule fois. Ma seconde question l’est tout autant : comment peut-on parler de tirage dans l’édition numérique qui pratique également les contrats à compte d’éditeur ? C’est assez simple malheureusement. Le CNL ne considère pas les livres numériques comme des livres. Autrement dit, un auteur de livres numériques ne peut pas demander de bourses d’écriture. Il va sans dire également, pour l’avoir demandé, qu’un auteur papier ne peut pas solliciter de bourses pour un projet d’écriture numérique. Non, l’édition numérique n’existe pas au CNL en ce qui concerne les bourses d’écriture.

Pourtant les missions de cette institution, qui s’appelait jusqu’en 1993 Centre National des Lettres (nom qui avait le mérite de ne pas s’attacher au support), telles que définies par le décret du 19 mars 1993, sont claires. Il s’agit entre autres « d’encourager tous les modes d’expression littéraire et de concourir à la diffusion, sous toutes ses formes, des œuvres littéraires ».

J’ose espérer qu’il ne s’agit que d’un retard d’adaptation, dû aux lenteurs de l’administration, mais à l’heure où le marché du livre numérique en France tend à se développer, il est dommage de ne pas permettre aux auteurs, à travers des aides financières, d’y participer encore plus.

Portrait : Astrid Monet, la nouvelle reine de Numeriklivres

eBouquin entame aujourd’hui une série d’articles d’un genre nouveau. Plus littéraire, plus proche de l’écriture, cette série entend proposer toutes les deux semaines le portrait complet d’un auteur, aussi bien méconnu que populaire. Au travers d’une rapide biographie puis d’une interview, il s’agit de mettre en avant le travail de l’écrivain, de voyager dans son univers, d’explorer sa personnalité et de découvrir, en exclusivité, son dernier roman, dédicacé pour l’occasion, au format numérique.

Astrid Monet, comédienne et auteur, récemment récompensée d’un prix lors du Salon International du Livre Insulaire de Ouessant nous fait le plaisir d’ouvrir le bal. Portrait.

Chronologie

  • 1976 : Naissance à Orléans
  • 1998 : Départ en Allemagne.
  • 1998 – 2000 : Séjours et bourses universitaires à Bochum, Leipzig
  • 2000 – 2010 : Dix années à Berlin
  • 2002 : Débuts en tant que comédienne
  • 2010 : Retour en France, à Paris
  • 2010 : Publication du recueil de nouvelles :  “Reine(s)”
  • 2010 : Lancement du site officiel AstridMonet.com

Interview

eBouquin : Nous te connaissons avant tout en tant que comédienne et tu entames à présent officiellement une carrière d’écrivain. Qu’est ce qui t’a donné envie d’écrire ? D’explorer le genre littéraire ?

Astrid : J’ai d’abord écrit avant de jouer. Des poèmes, quelques débuts de textes en prose et de pièces de théâtre. A mon arrivée à Berlin, j’ai travaillé comme pigiste dans un magazine berlinois.

J’ai coupé avec l’écriture lorsque j’ai commencé ma formation de comédienne en 2002. L´écrit était alors les textes des autres. Les textes à s’approprier, à jouer. J´ai recommencé à écrire l année dernière, un an après la naissance de mon fils Gabriel.

eBouquin : Tu as fait le choix de l’édition 100% numérique plutôt que de te tourner vers le monde du papier. Quelles motivations t’ont poussé vers le livre électronique ?

Astrid : Cela vient tout d’abord de mon goût pour les mises en scène courtes au théâtre. J’aime beaucoup le travail par exemple du metteur en scène allemand Michael Thalheimer qui a réussi à mettre en scène des classiques sans dépasser 90 minutes de représentation. Il a effectué des coupures dans le texte certes, mais ce qui en ressortait pour moi, c’était une force, quelque chose d’intense voire “d’explosif”. Je me suis dit que le numérique pouvait alors être le support idéal pour faire ce genre de choses en littérature. Des textes courts, forts, intenses.

Le point qui m’a séduit dans la distribution numérique, c’est la facilité pour les lecteurs d’emmener partout avec eux mes textes. L’idée de mouvement et de présence continue entre les textes et les lecteurs. Je pense qu’un auteur peut s’adapter à la lecture numérique, il reste avant tout un auteur quel que soit le mode de diffusion des textes.

eBouquin : Tu as remporté le concours de nouvelles lors du Salon de Ouessant. Que représente pour toi ce prix décerné par un jury composé de “gens du papier” ? ;)

Astrid : Ah parce qu’il y a d’un côté les “gens du papier” et de l’autre “les gens du numérique” ? Je suis très touchée d’avoir obtenu ce prix. C’est incroyable de me dire qu’un jury a lu des dizaines et dizaines de nouvelles, et parmi tous ces textes, ce jury a retenu ma nouvelle, “La terre d’Enora”. Le plus important et le plus beau pour moi, c’est de savoir que j’ai pu toucher et émouvoir ces lecteurs.

eBouquin : Comment envisages tu la suite des événements ? De nouveaux projets en perspective ?

Astrid : Je suis vraiment très heureuse de la sortie de “Reine(s)”, très curieuse aussi de la réception et de la vie que ce recueil va avoir ! J’ai plusieurs idées en tête, dont un roman sur lequel je commence à travailler. Pour l’instant je ne souhaite pas en dire plus, je peux seulement révéler que le thème de l’insularité aura un rôle important.

eBouquin : Peux tu nous en dire un peu plus sur „Reine(s)“, ton dernier recueil de nouvelles  ?

Astrid : C’est un recueil de cinq nouvelles dans lesquelles on retrouve les mêmes personnages: Georges et Clara. Ils approchent de la trentaine, sont ensemble depuis plusieurs années et se pose à eux la question de l’engagement ou non, d’avoir un enfant ou non. On les découvre de facon chronologique dans différentes situations et on en apprend toujours un peu plus sur eux, sur la partie sombre d’eux-mêmes. J’ai écrit la quatrième nouvelle dans un style épistolaire, en mélangeant pour la correspondance emails et textos au carnet d’un des personnages. J’ai voulu essayer si certaines choses fonctionnaient et je ne suis pas mécontente du résultat !

Synopsis

  • Reine(s)

Clara et Georges. Georges et Clara. Deux êtres qui s’aiment et se cherchent, se trouvent, parfois, sans vraiment arriver à se comprendre.

Avec Reine(s), franchissez 5 étapes de la vie de ce couple face à la question de l’engagement.

  • Reine(s) 1 — Reine blanche

Georges et Clara se rendent à un mariage avec une vision de l’engagement bien différente. Une occasion, des révélations ! Jusqu’au paroxysme de l’amour.

  • Reine(s) 2 — Destin de Reine

Clara et Georges se retrouvent au mariage d’un couple d’amis. Mais ils n’arrivent pas à profiter pleinement de la fête, absorbés par leurs angoisses et leurs souvenirs… Un instant de fragilité et d’amour.

  • Reine(s) 3 — Reine psychédélique

Une chambre d’hôtel, un dimanche matin, après le mariage d’un couple d’amis. Georges et Clara sont en crise, ils s’interrogent sur eux-mêmes. Une nouvelle dans l’ombre des sentiments.

  • Reine(s) 4 — Poudre de Reine

24 heures dans la vie de Georges et Clara pour découvrir les personnages à la première personne. Une nouvelle épistolaire moderne dans laquelle les lettres côtoient mails et textos.

  • Reine(s) 5 — Reine sans armes

Un être disparaît, brutalement, sans que l’amour se perde. Entre destin et sentiment, une nouvelle poignante au style ciselé.

Extrait exclusif à lire

Reine(s) Extraits

Jeu Concours

En partenariat avec Numeriklivres, eBouquin a le plaisir d’offrir en intégralité, et en exclusivité 50 exemplaires dédicacés du tout dernier roman d’Astrid Monet : Reine(s). Les 50 premiers commentaires remporteront chacun une copie électronique de l’ouvrage (vendu normalement 5,99€) au format ePub et PDF.

Vite, à vos claviers ! Il n’y en aura pas pour tout le monde !!

Université d’été de la bande dessinées : quelques comptes-rendus

Du 5 au 7 juillet s’est tenue la 4ème université d’été de la bande dessinée à Angoulême, dans le bâtiment Castro. Nous avions annoncé le programme ici : Du papier au numérique.

Nous vous conseillons la lecture de trois comptes-rendus complémentaires, celui du site d’information sur la bande dessinée ActuaBD, celui de Julien Falgas et celui de Sébastien Naeco.
Pour résumer très grossièrement, il ressort de ces journées les profondes divergences de dessein [sic] entre les différents acteurs potentiels (des grosses entreprises aux auteurs), avec une approche “industrielle” pour les premiers, “artisanale” pour les seconds.
La Cité internationale de la bande dessinée et de l’image a déjà mis en ligne quelques réactions et devrait publier l’intégralité des débats.

Albin Michel fait la promotion de Bernard Werber sur l’iPad

L’iPhone ou l’iPad comme un outil de promotion pour l’auteur est une idée qui semble émerger de plus en plus. Après une première expérience menée par la start-up HiBook pour Tatiana de Rosnay, c’est au tour de la société Pratikeo de réaliser en partenariat avec Albin Michel une application dédiée à l’écrivain Bernard Werber, sur l’iPad et très prochainement sur l’iPhone.

Une fois l’application lancée, le lecteur retrouvera tout l’univers de l’auteur agrémenté d’une biographie très complète. L’ensemble des événements au sein desquels Bernard Weber est intervenu est relaté en images. Toute la bibliographie de l’auteur est également présentée et, à chaque fois, un extrait est proposé. Si le titre vous plait, un lien vous renverra directement vers l’iBookstore sur lequel l’ensemble des ouvrages de l’auteur sont en vente. Malheureusement, l’arrivée de cette application n’a rien changé aux prix pratiqués par Albin Michel sur les ebooks. Comptez 15€ pour acquérir le premier tome de la trilogie Les fourmis en numérique, alors que l’on peut le trouver à 5,70€ sur Amazon, frais de ports inclus. Sur ce point, il y a encore de gros progrès à faire de la part des éditeurs…

Au final, si l’application est bien réalisée et l’univers de Bernard Werber parfaitement retranscris, il n’est pas possible de dialoguer avec l’auteur ni même de suivre son cheminement dans son travail d’écrivain. Une reprise du contenu du blog aurait été la bienvenue ou même l’accès à un réseau social dédié aux amateurs de l’auteur. Les idées à développer autour de ces nouveaux lieux, les applications (iOS mais surtout appli-web), sont nombreuses. Cette application est donc avant tout un outil marketing pour Albin Michel qui a réussi en quelques jours à placer sa réalisation dans le Top 10 des applications de la catégorie “Livres Numériques”… sans en être vraiment un ! Reste à voir si l’auteur va s’investir un peu plus dans cette application de qualité. Nous aimerions bien…

iPad : le livre numérique fera-t-il le poids?

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Habitué à brouiller les pistes, Steve Jobs déclarait en janvier 2008, à propos du Kindle, que « 40% des gens aux États-Unis ne lisent guère plus d’un livre par an. Partant de là, tout le concept est bancal ». Deux ans plus tard, il annonçait l’iPad. Entre temps, le Kindle a été un succès et il a littéralement construit le marché du livre électronique aux États-Unis. Appareil mono-tâche, il s’adresse avant tout aux gros lecteurs de livres. De l’autre côté, l’iPad est une tablette multifonctions, qui permet aussi bien de regarder des vidéos, écouter de la musique, lire un magazine, surfer sur Internet ou même lire un livre. C’est un appareil de convergence des différents médias mais aussi de concurrence frontale entre eux.

Un univers modulable : quelle place pour le livre ?

La réussite de la plateforme inaugurée avec iPhone OS permet à l’utilisateur de « composer » son environnement numérique avec des applications qui correspondent à ses besoins. Un seul appareil peut se transformer aussi bien en excellente plateforme de jeux qu’en un véritable appareil de lecture. . Et quelque chose nous fait dire que pour bon nombre d’utilisateurs, ce sera une console de jeu…

Les applications présentes directement sur l’iPad sont en général les plus utilisées. L’utilisateur va tirer bénéfice d’iTunes pour écouter de la musique, du lecteur vidéo pour visionner des séries ou des films. En revanche, l’application iBooks ne sera pas disponible d’office. Il faudra donc passer par l’App Store pour la récupérer (compatible avec l’iPhone dès cet été), ainsi que d’autres applications de lecture (Amazon, Kobo). Le livre se retrouvera donc au milieu des autres médias, et devra essayer de séduire le lecteur potentiel. L’iPad offre un accès direct à la boutique d’application et de contenus d’Apple et même avec l’arrivée de l’iBookstore, on peut se demander quelle sera la place du livre sur cette chaîne de distribution. Car avec 1,5 million de titres téléchargés pour un peu plus de 1 million d’iPad (dont une bonne partie gratuits), on aurait pu s’attendre à mieux. Mais comme dirait Steve Jobs, les Américains ne lisent plus…

D’ailleurs, comme le montre le premier spot publicitaire dédié à la tablette, tout va très vite sur l’iPad. Chaque média à sa seconde. Le livre aussi. Mais les utilisateurs lui en accorderont-ils au moins une??

La nécessaire réinvention du livre

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Faut-il s’inquiéter pour la lecture numérique? Pas vraiment. Ayant l’iPad depuis plus d’un mois, il est assuré néanmoins que le “livre homothétique” ne vivra pas longtemps sur ce type d’appareil. Apple ne cesse de le répéter, la révolution iPad n’est qu’à ses débuts mais une chose est sûre : le “texte déconnecté” n’a pas beaucoup d’intérêt sur ce produit. Voilà qui devrait réjouir les éditeurs, la lecture de romans continuera de se pratiquer sur papier ou sur des readers entrée de gamme. Certains types d’ouvrages tireront sûrement (et rapidement) parti des fonctionnalités de l’iPad, en particulier dans le monde de l’éducation qu’Amazon n’a pas réussi à séduire avec le Kindle en raison d’une interface et de contenus statiques.

De son côté, l’iPad peut se targuer de proposer des outils extrêmement performants pour la lecture. Les éditeurs et les développeurs devraient continuer à rivaliser d’imagination pour créer des applications toujours plus innovantes. La presse va sûrement être la grande bénéficiaire de l’arrivée de ce produit. Ce secteur s’est alarmé sur l’absence de partenariats directs avec des grands éditeurs à l’annonce du produit, mais le SDK fourni par Apple va leur permettre de créer des applications suivant leurs besoins (cf. Condé Nast sur l’iPad). L’idée d’un grand kiosque à journaux numériques paraît difficilement réalisable si l’on veut permettre aux éditeurs de se détacher au plus de la mise en page papier. Si le livre veut séduire sur ces appareils multifonctions, et surtout conquérir un nouveau public, il va devoir sortir ses meilleurs atouts : une réalisation de qualité et apporter des innovations. Le prix viendra ensuite. L’enjeu pour l’éditeur va être de répondre aux grandes tendances de la lecture numérique : lecture connectée aux réseaux sociaux, ouvrage recomposable, mise en valeur des communautés de lecteurs, ajout de contenus pertinents et bien intégrés etc.

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À l’inverse, Amazon en lançant le Kindle, a choisi de faire du livre et rien que du livre. Cependant, tout ne se passe pas comme prévu dans les plans de la firme. Depuis le 1er avril, son modèle de vente d’ebooks à 9,99$ s’est effondré avec l’adoption du modèle d’agence concernant la majorité de son catalogue. La firme risque donc d’accélérer la sortie d’un appareil qui permettra d’accéder à tous les contenus numériques qu’elle propose : les livres, la musique, les films et les séries. Pourtant, on peut réellement se demander si une telle stratégie est pertinente. Amazon ne se retrouvera-t-elle pas face aux même soucis que ce que nous avons mis en avant plus haut ? Les utilisateurs du Kindle se compte par millions et ont acheté cet appareil pour lire des livres. Quitter ce chemin serait tourner le dos à un marché de lecteurs émérites.

Mais est-ce que l’ebook sera aussi intéressant et profitable confronté à d’autres contenus ? En cédant à la tentation d’un appareil capable de lire des vidéos, de la musique et bien d’autres contenus (une tablette en somme), Amazon pourrait bien mettre en péril son modèle de vente d’ebooks. La concurrence ne se situe pas entre livre papier et livre numérique mais bien entre le livre et les autres médias. Qui résistera à la série télé à 2,49$ (on parle même de 0,99$ pour bientôt aux US) contre un livre numérique à 12,99$?

Multimédia : le risque de la pyrotechnie

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Comment doivent réagir les éditeurs ? Et les auteurs ? Faut-il céder aux sirènes du livre enrichi ? Des jeux vidéos ? Dès le lancement de sa plateforme, Apple a proposé d’un produit de convergence, totalement multimédias. La possibilité d’intégrer dans des vidéos dans les ebooks lus depuis iBooks en est la manifestation pour ce qui touche au livre.
Cet aspect multimédia est à double tranchant : il peut à la fois détourner le lecteur du coeur du texte que devenir un outil pour appuyer les textes. Certes, le spectacle est agréable pour les yeux mais c’est un plaisir de l’instant, totalement éphémère. L’enjeu est donc d’utiliser ces technologies innovantes pour améliorer la lecture, repousser les limites de notre capacité à mémoriser et nous donner les pièces pour nourrir notre créativité. Le livre n’était qu’une technologie permettant d’accéder au savoir. Le numérique en apporte une multitude qui, utilisées de la bonne manière, pourront être bénéfiques pour les lecteurs.

PubIt!, la plateforme d’auto-publication de Barnes&Noble


Barnes&Noble complète aujourd’hui son écosystème en annonçant la sortie, dès cet été, de sa plateforme d’auto-publication. Nommée PubIt! (pour “Publish It!”), cette infrastructure vient concurrencer directement Amazon et sa Digital Text Platform (ou DTP). D’autres y verront aussi un attaque envers des sites comme Smashwords qui proposent à n’importe quel auteur d’être distribué en numérique facilement, et dans un réseau de distribution très large (de Sony à… Amazon !). Si PubIt! reprend le schéma classique d’une plateforme d’auto-publication (inscription, récupération du contenu et vente directe sur la plateforme), Barnes&Noble dispose déjà d’un avantage sur son concurrent : le support du format ePub.

PubIt! Coming Summer 2010 - Barnes & Noble

En effet, la DTP d’Amazon permet de distribuer des ebooks (gratuitement ou de manière payante) uniquement au format Mobipocket et sur le Kindle Store. Certes, la firme de Seattle dispose du parc de readers et d’appareils connectés à son service le plus important du marché, mais cela pourrait bien changer. De plus, Amazon utilise un format propriétaire lisible uniquement sur les produits compatibles alors que le reste du marché a adopté le standard ePub, de manière unanime pour les romans numériques.

PubIt! Coming Summer 2010 - Barnes & Noble

Grâce au format ePub, Barnes&Noble va pouvoir promouvoir les titres auto-publiés sur sa plateforme comme étant lisible sur son reader Nook mais aussi sur tous les autres appareils compatibles ePub avec DRM Adobe CS4. Potentiellement, la plateforme PubIt! devient alors très intéressante pour quiconque cherche à être distribué sur reader mais également mobile et autres tablettes multimédias. Mais quels seront les outils à disposition de l’auteur pour qu’il fasse la promotion de son oeuvre? Car seul, avec une visibilité qui ne pourra qu’aller en diminuant si le service rencontre du succès. Comment l’auteur pourra sortir de l’abysse de la base de données pour faire connaître ses textes? Se plonger lui-même dans les méandres des réseaux sociaux? Sûrement, mais pour un résultat souvent aléatoire. Si la plateforme d’auto-publication de Barnes&Noble est une attaque frontale contre l’offre d’Amazon et sera sûrement capable de la concurrencer, cela restera un supermarché avec une visibilité toute relative pour les textes, noyés dans un catalogue appelé à croître de manière importante. Peut-être du meilleur pour une V2?

Barnes & Noble Announces PubIt!(TM), An Easy-to-Use Digital Publishing and Distribution Platform for Independent and Self-Publishers

PubIt! Enables Independent Publishers and Self-Published Authors Access to Sell eBooks and Content to Millions of Readers on Barnes & Noble’s Online and Digital Platforms

NEW YORK, May 19, 2010 (BUSINESS WIRE) — Barnes & Noble, Inc. the world’s largest bookseller, is extending its deep and longstanding tradition of supporting authors and publishers with PubIt! by Barnes & Noble, an easy and lucrative way for independent publishers and self-publishing writers to distribute their works digitally through Barnes & Noble.com and the Barnes & Noble eBookstore. The easy-to-use publishing and distribution platform offers qualified independent publishers and authors of self-published works expanded distribution, visibility and protection that only Barnes & Noble can offer.

The announcement marks Barnes & Noble’s latest move to continue to build one of the world’s largest digital catalogs, spanning eBooks, journals, periodicals and other types of reading material. PubIt! titles will be distributed through BN.COM and Barnes & Noble’s eBookstore, which currently offers more than one million digital titles to millions of dedicated customers in-store and online.

Independent publishers and writers will appreciate PubIt!’s simple and competitive royalty model and compensation process, the details of which will be available in the coming weeks. Content owners’ intellectual property will be well-protected with Barnes & Noble’s best-in-class digital rights management technology and offered in the industry standard ePub format that allows publishers’ works to be enjoyed by millions of Barnes & Noble customers on hundreds of the most popular computing, mobile and eBook reading devices.

“As a company that has achieved much of its success by building mutually beneficial relationships with publishers and authors, Barnes & Noble’s new PubIt! service represents an exciting evolution and significant opportunity in the digital content arena,” said Theresa Horner, director, Digital Products, Barnes & Noble. “Barnes & Noble is uniquely positioned to support writers and publishers and bring their exciting digital works to the broadest audience of readers anywhere.”

Whether online or on-the-go, Barnes & Noble customers will have access to PubIt! titles with the opportunity to browse, sample, buy and download the digital content in seconds to their devices with free BN reader software. Using Barnes & Noble’s breakthrough Read In Store(TM) technology, NOOK(TM) customers can also browse the complete contents of PubIt! titles while in Barnes & Noble stores.

PubIt! is a convenient one-stop-shop, allowing publishers to get their content in front of consumers for purchase and reading on the most widely adopted mobile devices and software platforms. By following simple steps to upload their content in an industry standard format for electronic titles, content creators can reach consumers on hundreds of devices including: NOOK by Barnes & Noble, PC, Mac(R), iPad(TM), iPhone(R), BlackBerry(R) and others. For more information on free BN eReader software and apps, please visit www.bn.com/ebooks/download-reader.asp.

More information on PubIt!, which will be available this summer, and the benefits of joining Barnes & Noble’s expansive and trusted digital content catalog can be found at www.bn.com/pubit.

Université d’été de la bande dessinée : du papier au numérique


La Cité internationale de la bande dessinée et de l’image et le Pôle Image Magelis viennent d’annoncer le programme de la 4ème Université d’été de la bande dessinée qui aura lieu du 5 au 7 juillet 2010 à Angoulême. Comme l’indique l’intitulé de la conférence, Trans-média, cross-média, média global :
de l’album singulier aux écrans multiples
, la thématique des conférences est axée sur la création ou l’adaptation de bande dessinée sur d’autres supports que le papier et concerna aussi bien les auteurs (scénariste, dessinateur) que les éditeurs.

Parmi les intervenants, citons Claudia Zimmer, responsable d’Avé Comics, Benjamin Samuel Ewenczyk, fondateur de digiBiDi dont nous avions publié un texte et Yannick Lejeune, le fondateur du Festiblog.

Pour découvrir le programme, rendez-vous à cette adresse. Et pour le formulaire d’inscription, c’est par ici !

eMedion : une solution d’auto-édition très prometteuse


Coup de projecteur aujourd’hui sur un service innovant et très prometteur à destination des auteurs dans le secteur du livre graphique numérique et de la bande dessinée numérique. eMedion se positionne comme une structure de collaboration, mettant à disposition une solution logicielle flexible et performante, permettant aux auteurs de s’auto-éditer.

Un solution logicielle innovante et performante

  • Facilité & flexibilité

Le logiciel de création réalisé par eMedion est gratuit et ne demande aucune compétence technique particulière. En revanche il offre aux auteurs une totale liberté au niveau de la forme du contenu : animations, sons, interactivité, linéarité…”C’est l’auteur qui décide de la forme numérique de l’œuvre”. D’ailleurs l’outil étant modulaire, il peut évoluer en fonction des demandes et s’adapter aux besoins des auteurs pour redéfinir et enrichir l’expérience de lecture.

  • Interactivité

Jusqu’à présent, dans le milieu de la bande dessinée numérique par exemple, les solutions développées par Ave!Comics, ou DigiBidi se “contentent” d’utiliser une planche de bande dessinée numérisée et d’y ajouter des éléments interactifs (sons pour DigiBidi, lecture animée pour Ave!Comics). eMedion va plus loin, puisque l’auteur peut s’affranchir du cadre des planches/des bulles et proposer un contenu à mi-chemin entre la bande dessinée numérique, le film d’animation et le jeu vidéo.

  • Modularité & polyvalence

Pour autant la technologie créée par eMedion n’est pas seulement dirigée vers la BD numérisée mais s’applique également à la création d’œuvres originales adaptées aux supports numériques et pensées par les auteurs. Le logiciel permet en effet, de créer des livres jeunesses illustrés ou de nouvelles formes narratives numériques, au gré de l’imagination. Le logiciel est également en mesure de gérer des œuvres multi langues et s’adapte à différents supports (ordinateurs, smartphones, tablettes, consoles de jeu, site web).

Plusieurs types de partenariats avec les auteurs

eMedion est un intermédiaire et propose aux auteurs trois types de contrat en fonction des besoins et du type de collaboration envisagé. Reprenant le modèle de l’AppStore, les auteurs sont libres de fixer le prix de vente de leur ouvrage. La redistribution des droits varie selon le type de contrat passé.

  • Distribution : 50% pour les auteurs, 20% eMedion, 30% le portail de vente

Tous les contrats d’eMedion sont non-exclusifs. Les auteurs gardent le contrôle des droits sur l’œuvre, autant pour une autre exploitation numérique que pour tout autre support (impression, audiovisuel).

  • Auto-édition : 70% pour les auteurs, 30% le portail de vente

Ces contrats permettent aux auteurs de s’auto-éditer en achetant la technologie eMedion pour leur œuvre. Les auteurs gèrent eux même la distribution et la soumission de leur œuvre aux différents portails de vente dont ils toucheront directement les royautés.

L’auteur créé son œuvre en autonomie et gère sa communication. eMedion se concentre sur la soumission aux portails de vente, les tests de l’application et le redimensionnement pour les différentes plateformes.

  • Co-édition : 35% pour les auteurs, 35% eMedion, 30% le portail de vente

L’auteur réalise son projet en bénéficiant de l’accompagnement d’eMedion qui le forme aux outils et le suis dans la réalisation de son projet (accompagnement technique). eMedion travaille avec l’auteur sur une communication personnalisée pour la promotion de l’œuvre puis s’occupe de la soumission aux portails de vente, des tests de l’application et du redimensionnement pour les différentes plateformes.

Conclusion

Il va falloir suivre de très près l’aventure d’eMedion. Si à l’heure actuelle les contenus sont pour la plupart des fac-similés numérisés de livres et bande-dessinées papier, les nouveaux supports (smartphones, tablettes, ordinateurs) offrent des possibilités beaucoup plus intéressantes à même de redéfinir totalement l’expérience de lecture.

Les contenus sont amenés à évoluer et eMedion nous donne ici un bel exemple de ce à quoi pourraient ressembler prochainement les livres de demain. Un hybride interactif composé de textes, d’animations, de sons, de vidéos. Le livre enrichi a de beaux jours devant lui.

Amazon propose 70% aux auteurs et anticipe l’arrivée d’Apple

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Amazon annonçait la semaine dernière l’ouverture de la Digital Text Platform (DTP) aux éditeurs et auteurs étrangers. Mais la firme de Jeff Bezos ne s’arrête pas en si bon chemin, et entend bien maintenir son leadership sur le marché du livre électronique, en dépit de l’arrivée de nouveaux acteurs. Preuve en est son nouveau communiqué de presse, qui fait part d’un nouveau programme permettant aux auteurs et éditeurs utilisant la DTP de bénéficier d’un taux de partage des revenus plus attractifs. Il s’agit en réalité d’une option qui propose 70% de royalties et qui viendra s’ajouter à l’actuelle option standard. Elle entrera en vigueur à partir du 30 juin 2010 et sera disponible uniquement dans un premier temps pour les livres vendus aux Etats Unis.

Grâce à cette nouvelle option, un livre vendu initialement 8,99$ rapportera 6,25$ aux auteurs et éditeurs, contre 3,15$ auparavant. Si Amazon instaure un régime de faveur, il prélève ce taux sur ses marges, et demande en échange des contreparties pour être éligible à cette nouvelle offre :

  • L’auteur ou éditeur doit proposer un prix compris entre 2,99$ et 9,99$
  • Le prix du livre numérique doit être au moins 20% moins cher que le livre papier à son tarif le plus bas
  • Le titre doit être disponible à la vente dans tous les pays où l’auteur/éditeur à des droits
  • L’ouvrage devra autoriser l’activation de la fonctionnalité Text-to-Speech
  • Le prix des livres est sujet à la concurrence et se conformera, ajustera aux variations de prix, y compris celles du livre physique.

Avec cette annonce, Amazon bouleverse de nouveau l’économie naissante du livre électronique. Alors que le pourcentage jusqu’à présent reversé à l’auteur par Amazon, seulement 30%, était loin d’être le plus intéressant du secteur, ce renversement va changer beaucoup de choses. Les auteurs vont être particulièrement intéressés par cette nouvelle offre et vous pouvoir distribuer leurs textes, s’ils en possèdent les droits numériques, directement sur le Kindle avec ce pourcentage attrayant. Si cette annonce est offensive contre le secteur déjà connu de l’édition et de l’édition électronique, elle est assurément défensive face à l’arrivée prochaine d’un nouveau venu : Apple. Amazon ne fait qu’aligner sa politique de partage de revenus sur celle qu’Apple pratique sur l’AppStore : 70% pour l’auteur/éditeur/développeur et 30% pour le distributeur. Nul doute que Jeff Bezos et ses équipes doivent avoir quelques informations sur la prochaine création d’Apple et qu’elle ne risque pas d’être anodine. Il faut souligner que Amazon fait un bond entre le pourcentage qu’elle reverse depuis novembre 2007 et ce fameux 70%. Jusqu’à présent, aucun acteur de l’édition numérique n’avait inquiété Amazon jusqu’à pousser la société a changer sa politique tarifaire.

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Mais Amazon ne s’arrête pas sur une position défensive. En effet, le communiqué de presse indique que le prix fixé par l’éditeur ou l’auteur doit proposer un ebook avec un prix compris entre 2,99$ et 9,99$, s’il souhaite bénéficier de cette rémunération avantageuse. Le leader mondial de la vente d’ebook va limiter les prix des contenus proposés sur sa plateforme et jouer sur cet argument pour se différencier de la concurrence. Quand on voit les prix pratiqués sur l’AppStore, on remarquera qu’il existe un minimum (la gratuité ou 0,79€/0,99$) mais à aucun maximum. Apple ne limitera sûrement pas les prix de ebooks vendus sur l’AppStore ou sur un éventuel store dédié. Ce n’est pas dans les pratiques de la firme. En revanche, Apple risque de jouer sur l’interactivité, la largesse de l’offre (tant livre que presse) et la souplesse de sa plateforme de développement pour proposer bien plus qu’un contenu texte. De son côté, Amazon reste encore attaché au modèle du livre numérisé. Pour combien de temps?

Nul ne sait quel produit Apple va annoncer lors de la Keynote du 27 janvier. En revanche, si Apple vient à mettre un pied dans l’univers de la lecture numérique, les fournisseurs de contenus auront le choix entre deux plateformes, Amazon et Apple (Google en embuscade…), proposant des conditions tarifaires quasiment similaires. La différence se situera donc au niveau des outils de création proposés pour les plateformes : pour l’instant, Amazon va se limiter au texte alors qu’Apple va faire entrer le multimédia dans nos tablettes de lecture. Il y en aura pour tous les goûts, entre livre numérisé et livre-application.

Le communiqué de presse d’Amazon :

Amazon Announces New 70 Percent Royalty Option for Kindle Digital Text Platform, Enabling Authors and Publishers to Earn More Royalties from Every Kindle Books Sold
SEATTLE, Jan 20, 2010 (BUSINESS WIRE) — Amazon.com (NASDAQ:AMZN) today announced details of a new program that will enable authors and publishers who use the Kindle Digital Text Platform (DTP) to earn a larger share of revenue from each Kindle book they sell. For each Kindle book sold, authors and publishers who choose the new 70 percent royalty option will receive 70 percent of list price, net of delivery costs. This new option will be in addition to and will not replace the existing DTP standard royalty option. This new 70 percent royalty option will become available on June 30, 2010.

Delivery costs will be based on file size and pricing will be $0.15/MB. At today’s median DTP file size of 368KB, delivery costs would be less than $0.06 per unit sold. This new program can thus enable authors and publishers to make more money on every sale. For example, on an $8.99 book an author would make $3.15 with the standard option, and $6.25 with the new 70 percent option.

“Today, authors often receive royalties in the range of 7 to 15 percent of the list price that publishers set for their physical books, or 25 percent of the net that publishers receive from retailers for their digital books,” said Russ Grandinetti, Vice President of Kindle Content. “We’re excited that the new 70 percent royalty option for the Kindle Digital Text Platform will help us pay authors higher royalties when readers choose their books.”

DTP authors and publishers will be able to select the royalty option that best meets their needs. Books from authors and publishers who choose the 70 percent royalty option will have access to all the same features and be subject to all the same requirements as books receiving the standard royalty rate. In addition, to qualify for the 70 percent royalty option, books must satisfy the following set of requirements:

  • The author or publisher-supplied list price must be between $2.99 and $9.99
  • This list price must be at least 20 percent below the lowest physical list price for the physical book
  • The title is made available for sale in all geographies for which the author or publisher has rights
  • The title will be included in a broad set of features in the Kindle Store, such as text-to-speech. This list of features will grow over time as Amazon continues to add more functionality to Kindle and the Kindle Store.
  • Under this royalty option, books must be offered at or below price parity with competition, including physical book prices. Amazon will provide tools to automate that process, and the 70 percent royalty will be calculated off the sales price.

The 70 percent royalty option is for in-copyright works and is unavailable for works published before 1923 (a.k.a. public domain books). At launch, the 70 percent royalty option will only be available for books sold in the United States.

The Kindle Digital Text Platform is a fast and easy self-publishing tool that lets anyone upload and format their books for sale in theKindle Store. To learn more about the Kindle Digital Text Platform, visit http://dtp.amazon.com