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L’Alex Reader s’offre une nouvelle vie en Chine
Le malheureux Alex Reader de Spring Design chercherait-il à s’offrir une nouvelle vie? D’après les informations que rapporte le site Akihabara News, il aurait choisi l’Asie est plus précisément la Chine. En effet, le dernier reader de la marque Hanvon (produit par la société Hanwang) reprend le design et les fonctionnalités du reader de Spring Design : écran E-Ink couplé à un écran LCD capacitif, le tout fonctionnant avec un système Android. Spring Design a cédé à Hanwang une licence pour commercialiser son reader en Asie, comme nous vous l’annoncions il y a quelques mois. Comme d’habitude, la campagne de publicité a été réalisée à la mode asiatique avec une égérie bien repérable dans chaque image.
Est-ce que l’Alex Reader, renommé Hanvon T61 pour le marché chinois, connaîtra le succès qu’il n’a pas rencontré aux Etats-Unis? Le premier facteur d’adoption d’un tel produit sera tout d’abord son prix. A 399$, il ne trouvera pas sa clientèle en Chine. Hanwang va donc devoir casser les prix et lier son appareil à une offre de contenu, afin de montrer de quelle manière il est possible de tirer parti des deux écrans de l’appareil pour une meilleure ergonomie. Mais rien n’est moins sûr ! Si le succès des tablettes se confirme, les readers à double écran n’auront plus vraiment de raison d’être.
L’Actualité de la Semaine : du 4 au 10 juillet
Ce que vous avez aimé, ce qui vous a fait réagir, ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine. C’est ici, c’est maintenant, c’est dans l’actualité de la semaine !
Interview : Le marché du livre électronique en Chine

Dans l’Empire du Milieu, la révolution du livre numérique est en marche. De retour d’un voyage d’affaires à Pékin, dans le cadre d’une mission économique organisée par Ubifrance et Cap Digital, Gwendal Bihan, le PDG et fondateur de Leezam, livre ses impressions à eBouquin.
Quel est votre principal constat concernant le marché du livre numérique chinois ?
C’est un marché extrêmement dynamique et conquérant. Sur place j’ai rencontré une dizaine d’acteurs majeurs de la filière et je constate qu’il y a une volonté commune de développer le secteur et d’accroître l’offre. Il est intéressant de voir que les Chinois investis dans cette filière ne craignent pas la concurrence. Au contraire, ils savent qu’elle est bénéfique au développement du secteur.
Quelles sont les offres les plus innovantes, dans ce domaine ?
Le « monstre » Founder, comme on l’appelle en Chine, est l’un des meilleurs exemples de réussite et d’innovation. La force de ce groupe repose sur sa capacité à proposer un service complet. L’offre « WeFound » par exemple, comprend un équipement de lecture Founder, le premier e-reader 3G de Chine, type Kindle, l’accès à des contenus Fanshu.com, (fanshu.com) 10 000 ouvrages disponibles, et un forfait de 3 ans avec China Mobile pour se connecter à l’eBookstore et télécharger gratuitement des ouvrages numériques et des titres de presse. Vendue 380 euros, cette offre clé en main a déjà séduit 100 000 chinois depuis son lancement il y un an.
Depuis l’acquisition d’Apabi en 2006, Founder détient l’une des technologies de numérisation les plus performantes du monde. 500 maisons d’éditions, 700 journaux, et plus de 4000 bibliothèques et écoles utiliseraient déjà cette technologie. En avril 2009, Founder Apabi a signé un accord avec le géant britannique Penguin pour la conversion du papier au numérique d’une centaine de titres du catalogue Penguin, des titres venus depuis compléter l’offre de l’ebook store fanshu.com.
Les readers peinent à trouver acheteur en France, les Chinois sont-ils des gros consommateurs de ce type de produits ?
Oui, les chinois sont très friands de ce type d’équipement. Le nombre de e-readers commercialisés en Chine devrait même dépasser celui des Etats-Unis d’ici 2015. Il y a une raison à tout ça : les Chinois sont pour la plupart, équipés de petits téléphones ne permettant pas la lecture. Je pense que c’est pour ça que l’offre ebook reader prend bien.
A Pékin, vous avez eu l’occasion de découvrir la 5ème plus grande bibliothèque du monde, considérée comme un exemple en terme de numérisation.
Le bâtiment est immense et nous avons eu la chance de découvrir l’atelier de numérisation des livres papier. On peut aisément parler de travail à la chaîne. Une personne est chargée de tenir les pages, l’autre d’actionner le scanneur, ensuite une personne travaille à la redéfinition des images sur Photoshop, puis le rendu numérique est comparé avec le livre papier original. Tout ceci occupe pas moins de 200 personnes et permet de produire environ 200 livres numériques par jour ! La bibliothèque propose 1,2 millions d’ebooks et il y a là encore une vraie offre pour le grand public. Contrairement à la France, qui accuse du retard dans le domaine, parce que la mission de numérisation a d’abord été centrée sur la préservation du patrimoine.
SiPix signe avec des éditeurs chinois

Selon Digitimes, le fabricant SiPix Technology, qui produit les écrans du même nom au sein du géant AU Optronics, a signé mardi un partenariat stratégique avec des éditeurs chinois pour promouvoir les readers sur le marché national. A terme, SiPix compte proposer en Chine un reader sous sa propre marque et équipé de son écran EPD tactile monochrome.
D’ailleurs, même sans proposer son propre reader, SiPix a le vente en poupe depuis quelques mois. De plus en plus de fabricants viennent adopter sa technologie d’écran, comme BenQ/Qisda mais aussi le taïwanais Wistron (qui avait racheté Polymer Vision et son prototype Readius, premier reader à écran enroulable, attendu pour la fin de l’année). Le marché chinois connaît un fort développement avec 2 millions d’unités pour 2010 et tient une part non négligeable des ventes mondiales qui atteindront 9,3 millions d’exemplaires (source Digitimes Research). En Europe, ce sera Bookeen qui proposera en premier un reader SiPix, le Cybook Orizon, dès la fin du mois de mai (le prix public n’a pas encore fixé).
La revanche de l’Alex continue : direction la Chine

L’un des modérateurs du forum MobileRead, présent au CES de Las Vegas, a pu rencontrer un ingénieur de Spring Design. Il a annoncé que l’Alex va être distribué en Chine par le fabricant de readers Hanvon. La petite start-up, actuellement en procès contre Barnes&Noble concernant des questions de propriété intellectuelle autour du concept du Nook, va pouvoir s’attaquer au plus grand marché du monde grâce à ce partenariat. Cependant, avec un prix de vente de 399$, on peut se demander si le reader trouvera preneur compte tenu du pouvoir d’achat local.
Egalement interrogé sur les poursuites engagés par Spring Design contre B&N, il a indiqué que cette dernière avait du déjà avoir pensé à réaliser un reader équipé de deux écrans, et cela même avant les rencontres entre les deux entreprises. Cependant, les développeurs de Spring Design pensaient que B&N utiliseraient le second écran uniquement comme clavier virtuel et non comme un menu, ce qui a déclenché la plainte de la jeune start-up californienne. Pour l’instant, la requête est étudié par le justice californienne. On devrait en savoir plus, dans les semaines à venir, quant aux poursuites engagées.
eBook : la Chine dépassera les Etats-Unis en 2015
Selon une étude d’iSuppli Corp, environ 4 millions de lecteurs de livres électroniques ont été vendus cette année dans le monde. Les ventes devraient passer le cap des 10 millions cette année, et atteindre 18 millions en 2012.
La Chine prévoit pour sa part une augmentation significative des ventes de readers, passant de 800 000 en 2009 à 3 millions pour 2010. Cela représenterait une part de marché d’environ 20%. Display Search estime que si la Chine progresse à ce rythme, elle dépassera les Etats-Unis d’ici à 2015 pour devenir le plus grand marché de readers au monde.
Ces estimations sont peu surprenantes compte tenu de la taille du marché intérieur chinois. Avec l’émergence d’une classe bourgeoise et la multiplication des readers nationaux à bas prix, les ebooks devraient rencontrer un franc succès dans les années à venir en Chine.
Source : Wall Street Journal
La sélection du jour #18

- Un comparatif des applications de lecture sur iPhone (via iTouchFrance)
- Le groupe L’Express absorbe le magazine LIRE (via ActuaLitte)
- Un journaliste de Gizmodo en quête de l’écran parfait. (via Gizmodo)
- Un reader chinois comme on les aime : support de nombreux formats et un prix abordable. (via MobileRead)
- Les éditeurs de presse en ligne reçoivent 20 millions d’euros de subventions. (via Le Monde)
- Aldiko sur un écran 10 pouces, ça marche ! (via eBookTest)
Aigo EB6301 – Un nouveau reader chinois

Peut être avez-vous déjà croisé Aigo au cours d’un grand prix de Formule 1 ou d’un match de football…Sponsor officiel de l’écurie McLaren Mercedes et de l’équipe de Manchester United, le fabricant chinois spécialisé dans la fabrication de lecteur MP3 se lance désormais à la conquête du marché des readers.


Les premières photos du Aigo EB6301 laissent entrevoir un reader classique, avec un design plastique qui n’est pas forcément du plus bel effet (nombreux boutons, curseur central…). Au niveau des caractéristiques rien de bien révolutionnaire non plus, si ce n’est l’absence regrettable du support des documents ePub. Un comble lorsqu’on sait qu’il y a quelques temps la Chine et Taiwan faisaient part de leur volonté de promouvoir le format ePub.
| Capacité | 2GB |
| Formats | Documents : PDF, DOC, TXT, HTM, HTML, CHM Images : JPG, JPEG, BMP, GIF, PNG (maximum 4000 × 2000) Musique : MP3, WMA, WAV |
| Ecran / Taille | 6 pouces / 164 x 127 x 11 |
| Résolution | 800 × 600 eInk |
| Batterie | 1200 mAh |
| Port | USB2.0 |
| Autres | Extension: Carte MicroSD, maximum 8GB Musique en tâche de fond, marque-page. |
Question prix, le reader sera vendu aux alentours de 2500 yuans, soit environ 250€ et devrait dans un premier temps s’adresser uniquement au marché chinois.
Source : Zol.cn
Chine : Les ventes d’iPhone trouvent leur rythme

Après des débuts difficiles, le vente d’iPhone en Chine semblent avoir trouvé leur rythme de croisière. China Unicom a annoncé officiellement avoir vendu en 40 jours plus de 100 000 iPhone. Certes, ce chiffre peut paraître dérisoire par rapport à la taille du marché chinois mais cela va faire oublié les premiers jours de vente durant lesquels l’iPhone s’était vendu à seulement quelques milliers d’exemplaires. Reste le problème du prix, encore très élevé et réservé à une élite, de cet iPhone, qui d’ailleurs n’est pas équipé du WiFi.
On sait les consommateurs asiatiques très friands de lecture numérique et il font donc voir l’arrivée de l’iPhone en Chine comme un élément très prometteur, tout comme la croissance du marché des smartphones en Asie.
Retour sur la sortie de l’iPhone en Chine

Apple s’en faisait une joie…Fin août la firme de Cupertino, après de multiples négociations avec le gouvernement chinois, venait de passer un accord avec China Unicom qui lui permettait d’investir avec l’iPhone le plus grand marché intérieur de la planète. Vendredi dernier, le jour tant attendu était enfin arrivé : l’iPhone, objet de toutes les convoitises, faisait ses premiers pas sur le territoire chinois. 5 jours après sa sortie, et malgré un dispositif de lancement exceptionnel à Pékin et Shanghai, l’iPhone n’a pas encore suscité l’adhésion massive de la population. La magie qu’on connaît habituellement en Occident aux derniers nés d’Apple n’a pas encore opéré. La preuve en est l’absence de files d’attentes interminables, d’Apple Fans impatients. Les chiffres viennent d’ailleurs confirmer ce constat : après 5 jours, China Unicom annonce avoir vendu 5000 appareils, dont 1000 avaient déjà été pré-commandés. On est ici bien loin de l’engouement suscité par l’iPhone à son lancement aux Etats Unis ou au Japon.
Plusieurs éléments viennent expliquer ces premiers chiffres.
Le premier point concerne l’appareil en lui-même, dépourvu du Wifi, conformément à l’accord passé entre Apple, China Unicom et le gouvernement chinois. Le fait de bénéficier d’un appareil amputé d’un de ses attributs fondamentaux ne plaide pas en faveur de l’iPhone, qui plus est lorsqu’on connaît les performances et l’étendue du réseau 3G chinois. L’un des points forts de l’iPhone est clairement son utilisation Internet, or il est incontestable que le confort de navigation dépend principalement de la vitesse de connexion. Il se trouve qu’en la matière il est beaucoup plus agréable d’utiliser l’iPhone en Wifi plutôt qu’en 3G. Cela permet en outre de préserver la batterie.
Le second argument a trait à la stratégie commerciale d’Apple. Est-il réellement pertinent de vendre dans un pays en développement où le PIB moyen par habitant est de 6100 $, un appareil sans abonnement à 4.999 Yuans (493 €) pour la version 8 Go et 6.999 Yuans (690 €) pour 32 Go? Certes l’émergence des nouveaux riches, et d’une classe moyenne supérieure devraient permettre à l’iPhone de trouver sa clientèle, néanmoins les tarifs semblent peu adaptés, ou plutôt disproportionnés par rapport au niveau de vie moyen des Chinois. Même pour les familles aisées, l’iPhone représente un investissement conséquent auquel il faut ajouter un forfait mensuel lui aussi élevé.
Le troisième élément relève de l’état du marché. Les principaux clients intéressés par l’iPhone, et suffisamment fortunés avaient déjà récupéré l’iPhone bien avant sa sortie officielle en Chine. Il leur suffisait par exemple de se rendre à Hong Kong, à 2h de vol de Shanghai, pour obtenir un téléphone neuf, officiellement débloqué, et doté du Wifi, puis de souscrire à un forfait mobile chinois. En outre de nombreux iPhones sont déjà présents sur le marché gris, et se vendent à des prix beaucoup plus attractifs que ceux proposés en boutique. On estime d’ailleurs à 1 500 000 le nombre d’iPhone déjà utilisés en Chine grâce au marché gris.
Il ne s’agit bien entendu que d’un début mitigé pour la marque pommée sur le territoire chinois. China Unicom représente malgré tout plus de 143 millions d’abonnés, et les 508 millions clients du rival, China Mobile, pourraient éventuellement se décider à quitter leur opérateur, faute, pour le moment, d’un accord entre Google et China Mobile. Il n’empêche qu’au demeurant ces différents éléments constituent de sérieux freins au succès de l’iPhone en Chine. Si dans les pays occidentaux l’iPhone est en passe de se démocratiser au point de devenir un téléphone presque commun, il risque de n’être qu’un phénomène de mode réservé aux plus riches en Chine.
On se dit malgré cela qu’au vu de l’importance et de l’émergence du marché chinois, il ne fait guère de doutes qu’Apple y trouvera son compte.
La sélection du jour #1

eBouquin lance une nouvelle formule. Face à l’évolution du marché du livre électronique et à la croissance du rythme de l’actualité, eBouquin a fait le choix de la qualité plutôt que celui de la quantité. Plutôt que de multiplier le nombre de brèves, eBouquin souhaite rester fidèle à ses valeurs, en s’efforçant d’offrir quotidiennement à ses lecteurs des articles de qualité. Néanmoins nous accordons également beaucoup d’importance à vous fournir un résumé complet de l’actualité. Aussi nous avons décidé de vous faire partager chaque jour notre veille en composant une sélection des meilleurs liens du jour n’ayant pas fait l’objet d’un post sur eBouquin. Cette formule devrait ainsi nous permettre de combiner qualité et quantité tout en nous donnant plus de temps pour la rédaction d’analyses, de tests et d’articles plus poussés.
Voici la Sélection du jour #1
- FictionBook2QL, un plugin QuickLook pour le format eBook .fb2
- La TVA fausse la donne, via Aldus2006
- Les netbooks et les tablettes “lowcost”. Bientôt des readers “lowcosts” ?! via Blogeee ou ici
- Le netbook tactile d’Asus, le T91, revient avec Windows 7 et le support du multitouch. Le T91MT est un bon compromis entre reader et netbook, via SlashGear
- Un comparatif très complet du Nook et du Kindle : deux business modèles dont l’un est appuyé par Google, via The Atlantic
- Google admet avoir scanné des livres protégés par le droit d’auteur chinois, via Chine Information
- Google News s’ouvre à la presse locale française, via Le Monde
- The future of news is entrepreneurial, via BuzzMachine
- Why The Future of News is Actually Pretty Clear, via Cody Brown
N’hésitez pas à nous indiquer ce que vous pensez de cette nouvelle formule.
eBouquin évolue grâce à vous et avec vous.
La Chine accuse Google – Acte II

Je t’aime moi non plus…L’étrange histoire d’amour se poursuit entre Google et la Chine. Le Quotidien du Peuple accuse Google de s’être vengé en censurant volontairement l’accès à la partie Livre du principal journal du Parti Communiste Chinois. La semaine dernière la Chinese Written Works Copyright Society avait déjà accusé Google d’enfreindre les droits d’auteurs de plusieurs centaines d’écrivains chinois.
De son côté Google fait la sourde oreille et invoque, pour se défendre la présence d’un malware sur le site du Quotidien du Peuple qui aurait pu endommager l’ordinateur des utilisateurs.
On rappellera qu’en matière de censure les relations entre Google et la Chine sont étroites et toujours controversées, le gouvernement chinois bloquant l’accès aux réseaux sociaux occidentaux et pressant régulièrement la firme de Mountain View de retirer les liens pornographiques indexés…
Bref il semblerait là qu’on assiste davantage à une lutte d’influence entre deux géants qu’à des différends irrémédiables. Quoiqu’on en pense, la Chine et Google vont être amené à travailler ensemble et ont tout intérêt à avancer main dans la main…quitte à s’envoyer des petites piques de temps en temps pour réaffirmer leurs positions.
Source : GlobalTimes.cn























