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Amazon : bientôt des ebooks vendus depuis Facebook?

Amazon a lancé un nouvel outil, passé relativement inaperçu, mais qui pourrait bien bouleverser le monde du e-commerce. Et comme la firme de Seattle est le premier vendeur d’ebook au monde, cette nouvelle méthode de vente permettrait à ce géant de parfaire sa position hégémonique sur ce marché. Cela simplement avec les réseaux sociaux.
Il s’agit tout simplement d’une application Facebook qui filtre les profils et recommande ainsi à l’utilisateur des produits au plus près de ses goûts. Comme l’indique Techcrunch, l’intégration de cette application à un profil Facebook est plutôt bien pensée. Au-delà de faire de simples recommandations, elle les compare avec celles de sa liste d’amis. Vous appréciez Giono et l’un de vos amis aime la lecture? Il sera fort probable qu’il se voit recommandé (par vous, indirectement) un ouvrage de cet auteur. Et le jour de son anniversaire, cette application saura vous recommander le cadeau idéal.
Aujourd’hui, Amazon a limité son application aux recommandations de DVD, de musique et de livres. Il s’agit encore de biens physiques à acheter sur la boutique d’Amazon mais il est tout à fait envisageable que l’on y retrouve rapidement des biens immatériels. Et les ebooks ne seront sûrement pas en reste ! Amazon pourrait rapidement s’attaquer à la commercialisation d’ebooks sur les réseaux sociaux. Partager des lectures sur les réseaux sociaux est un phénomène déjà existant (cf. la #lecturedusoir sur Twitter) même si les éditeurs comme les distributeurs n’ont pas encore investi ce créneau. Pourtant, c’est sûrement dans ces lieux virtuels qu’il y a des lecteurs à conquérir et des ventes à faire.
Est-ce qu’Amazon va rapidement employer sa nouvelle application pour une telle promotion? Peut-être bien. En tout cas, c’est à suivre de très près…
Un kiosque numérique des éditeurs de presse d’ici la fin de l’année
Les éditeurs de presse seraient-ils sur le point de s’entendre, là où ceux du monde du livre n’ont jamais réussi à s’accorder? C’est ce que laisse penser la récente réunion du Syndicat de la Presse Quotidienne Nationale (SPQN) dont Le Figaro rapporte les annonces. Devant une assemblée d’éditeurs et de journalistes, avec Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d’État à la Prospective et au Développement de l’économie numérique comme invitée, les dirigeants du syndicat ont annoncé un projet pour le moins ambitieux : créer ex-nihilo un kiosque numérique qui permettra de distribuer des journaux et des magazines sur PC/Mac, tablettes et smartphones.
Pour le SPQN, il ne s’agit pas de venir concurrencer l’App Store dont les pages s’emplissent chaque jour un peu plus de titres de presse mais de proposer une alternative payante et viable à long terme à Google News (qui intégrera très prochainement de la publicité). Au coeur du projet du SPQN, un GIE (Groupement d’Intérêts Economiques) auxquels participent six quotidiens nationaux : Le Monde, Libération, Le Figaro, Les Échos, Le Parisien et L ‘Équipe. Après une annonce officielle prévue pour la rentrée (et un lancement fin 2010), ce GIE aura pour mission de développer la plateforme de distribution et du plan de communication. De plus, n’importe quel éditeur de presse pourra être distribué sur cette plateforme car l’enjeu est d’atteindre un nombre d’éditeurs et de titres suffisants pour amortir le coût de la structure.
Pourtant, deux questions restent encore sans réponse : celle du financement et celle de la cible d’un tel service. Concernant le financement, le GIE permettra de mutualiser les coûts même s’il convient de se rappeler la santé financière plutôt délicate des groupes de presse. Ce projet doit aussi trouver un partenaire technique (Orange et Microsoft ont été cités à plusieurs reprises). Enfin, comment s’intégrera ce service dans l’offre actuelle ? Est-ce que les éditeurs arriveront à disposer d’une technologie qui permettra de distribuer des contenus innovants et de qualité, comme on peut le voir sur l’iPad ? Le choix du partenaire technique va être crucial.
Reste également à savoir comme ce service s’articulera par rapport aux deux kiosques numériques déjà existants en France, Relay.com (Lagardère) et LeKiosque.fr (Indépendant). Un partenariat ou un rachat en vue ? Malheureusement, aucun de ces deux acteurs ne dispose (encore) du savoir-faire technique et technologique capable de rendre cette plateforme concurrentielle. Ainsi, le passage par un grand nom du web ou de l’informatique semble obligatoire si le SPQN veut un service à la hauteur de ses ambitions.
Exclu : la FNAC ouvre sa nouvelle librairie numérique

La FNAC vient de lancer, il y a quelques instants, sa nouvelle librairie numérique, fruit de plusieurs mois de travail et destinée à placer le distributeur français en tant que leader dans la vente d’ebook, et compenser le très faible succès de sa première librairie : 60 000 ebooks vendus en 2009 (cf. notre précédent article). Au passage, la FNAC a abandonné la plateforme de distribution d’Hachette, Numilog, pour concevoir son propre outil et grâce au hub interprofessionnel, elle dispose désormais de l’ensemble des catalogues des différentes plateformes de diffusion numérique (Numilog, E-Plateforme, Eden Livres, Immatériel). On peut donc aussi bien acheter le dernier Levy, un titre Publie.net qu’un guide de développement pour iPhone OS chez Eyrolles ou encore l’un des titres phares de Gallimard.

L’”agitateur de curiosité” rattrape son retard et dispose désormais de la librairie numérique avec le catalogue le plus riche, comprenant des ePub et des PDF en provenance de l’ensemble des plateformes des différents éditeurs français. Reste aux équipes de la FNAC de réfléchir plus en profondeur sur les terminaux de lecture, encore peu nombreux dans leur catalogue. En effet, seul les readers de Bookeen et de Sony (en fin de vie commerciale) sont référencés. Cependant, la FNAC se laisse quelques mois pour rôder sa libraire numérique et corriger les défauts de jeunesse, réservant son opération de communication pour la rentrée. Celle-ci sera synchronisée avec la sortie de la nouvelle gamme de Sony et probablement la distribution d’autres readers, de fabricants encore absents du marché français.

L’échec du Sony Reader PRS-505 étant encore frais, la FNAC ne va pas limiter l’accès à son catalogue aux readers avec écran en papier électronique. En effet, comme nous vous l’annoncions il y a plusieurs mois, une application iPhone et iPad est actuellement en développement et devrait être disponible à la rentrée. La FNAC revient dans la course et se place en bonne position pour concurrencer l’iBookstore naissant et toute arrivée éventuelle d’Amazon en France.
MAJ : Si vous doutiez encore de l’arrivée prochaine d’une application iPad et iPhone capable de lire vos ebooks DRM Fnac.com, l’information que nous vous livrions hier soir est confirmée dans la rubrique Aide de la librairie en ligne.

De plus, la section “Mes téléchargements Livres” est apparue hier dans chaque compte client FNAC. Il est donc fort probable que la future application demande de renseigner son compte client à l’ouverture et accédera ensuite à l’ensemble de vos achats.
BookServer, un système de distribution ouvert

Le succès grandissant des appareils de lecture numérique semble indiquer que les gens sont de plus en plus disposés à lire des ouvrages sur écrans.
L’audience pour les livres électroniques est en constante augmentation, si bien que le modèle fermé d’Amazon semble s’épuiser au profit des nouveaux readers et des formats ouverts. Aujourd’hui les lecteurs commencent en effet à pouvoir utiliser plusieurs sites pour télécharger leurs ouvrages, sans plus avoir à se soucier que leur reader soit compatible avec la bibliothèque en ligne. De leur côté les éditeurs sont en train de créer des versions numériques de leurs best-sellers tandis que les bibliothèques tentent de numériser leurs collections.
Partant de ce constat, BookServer se décrit comme un système ouvert à partir duquel les lecteurs vont pouvoir trouver, acheter, ou emprunter ces livres numériques.
BookServer est une architecture ouverte en pleine croissance dont l’activité consiste à distribuer et prêter automatiquement des livres numériques sur Internet. Construit sur un catalogue ouvert, avec des formats eux aussi ouverts, le modèle de BookServer permet à un vaste réseau d’éditeurs, de libraires, d’auteurs de créer leur propre catalogue, qui sera ensuite accessible aux lecteurs directement depuis leurs readers, ordinateurs portables, netbooks… BookServer facilite ainsi les transactions, le prêt de livres depuis les bibliothèques, et le téléchargement gratuit de livres libres de droits.
A qui cela profite ?
- Les auteurs, qui vont pouvoir distribuer plus largement leur travail
- Les éditeurs, qui vont pouvoir distribuer leurs livres directement sur les readers
- Les libraires, qui vont trouver une nouvelle audience, élargie, pour leurs produits
- Les constructeurs de readers, qui vont pouvoir offrir un accès instantané à des millions de livres
- Les bibliothèques, qui vont pouvoir continuer à prêter des livres de façon sécurisée
- Les lecteurs, qui vont obtenir une accès universel à toute la connaissance.
DNAML : une gamme de services complète pour le livre numérique

Coup de projecteur aujourd’hui sur DNAML, une société australienne fondée en 1999, qui s’est spécialisée dans le développement de solutions logicielles pour assister les différentes étapes de la création d’un livre électronique : production, sécurisation, conversion, distribution, consommation.


Elle s’est fait remarquer notamment par la création du format DNL DRM, un système de sécurité et de distribution à l’adresse des éditeurs, auteurs, distributeurs et revendeurs. L’intérêt de cette DRM réside dans son intégration à l’ensemble de service proposés par DNAML, mais surtout dans la facilité de configuration pour l’éditeur des modalités de protection : choix du nombres d’appareils sur lequel rendre disponible un livre, accepter le retéléchargement d’un livre, autoriser l’impression…

DNAML propose également des outils de création pour le développement de livres électroniques. Desktop Author est un logiciel d’édition électronique qui permet de créer rapidement et facilement pour un résultat professionnel des publications électroniques protégées par les DNL DRM.

eBook.com est la plateforme de vente des livres électroniques. Grâce au système de paiement sécurisé intégré, les consommateurs peuvent aisément acquérir les livres. La protection DRM permet d’ailleurs d’installer les ouvrages sur plusieurs appareils tout en évitant qu’ils soient piratés. En revanche, comme vous pourrez le constater, ce format DNL DRM est pour le moment exclusivement réservé aux ordinateurs fonctionnant sous Windows ou Macintosh. Cela signifie donc qu’il n’est pas possible d’exporter ces livres sur des appareils mobiles tels que les smartphones ou les readers.
Au niveau du catalogue, on retrouve la plupart des bestsellers américains habituellement numérisés. A noter également l’interface communautaire d’eBook.com qui propose un Club dans lequel les membres inscrits peuvent personnaliser l’interface du site, définir leurs auteurs préférés, faire connaître leurs livres favoris sur les réseaux sociaux ou encore obtenir 25% de réduction sur un panier de livres proposés par eBook.com

DNL Reader est le logiciel par lequel sont téléchargés et consultés les ouvrages achetés. Ce programme est indispensable pour être capable de lire le format DNL DRM.

PDF to ePub est le petit dernier de DNAML. Il s’agit d’un programme payant (99$) qui se charge automatiquement de la conversion de vos fichiers PDF au format ePub. Malheureusement comme tous les logiciels actuels, la conversion de PDF complexes est désastreuse…

Cet article visait donc à présenter une solution de système intégral et integré de création, édition, sécurisation et distribution de livres électroniques. On regrettera malheureusement le cloisonnement de la plateforme et l’utilisation d’une DRM propriétaire à l’usage restreint, qui limitent l’intérêt des services proposés, notamment auprès des possesseurs de readers.
Néanmoins, c’est un concept intéressant, qui gagnerait à s’assouplir. Je n’ose imaginer en effet le succès que pourrait connaître un tel panel de services combiné à des DRM sociales non-obstrusives et une plateforme ouverte…
Dans l’attente bien entendu d’un format libre, universel et unique satisfaisant à la fois éditeurs et consommateurs…














