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iBookstore : 35 millions d’ebooks téléchargés

Hier soir, Steve Jobs annonçait les nouveautés annuelles de la gamme iPod et en a profité pour donner quelques détails sur les téléchargements effectués sur ses différents Store. Si l’iTunes Store et l’App Store restent les deux poids lourds, l’iBookstore commence à faire son trou. Depuis le lancement de l’iBookstore le 28 avril 2010, Apple a enregistré 35 millions d’ebooks téléchargés sur sa plateforme. Un beau chiffre…
Mais quelle portée donner à ce score? 35 millions d’ebooks téléchargés mais combien de gratuits? Une chose est sûre, la croissance des téléchargements est rapide. Début juin, Apple annonçait 5 millions de téléchargement. En trois mois, les téléchargements ont été multipliés par 7. Pourtant, on semble bien loin des chiffres bien gardés secrets par Amazon (cf. Le Kindle reste leader, iBooks à la traine). L’iPad continue de connaître le succès (5 millions d’unités vendues à ce jour?) mais l’accélération des téléchargements semble avoir débuté avec l’arrivée d’iBooks sur iPhone. L’iPhone, plateforme préférée des lecteurs? Après la succès de Stanza, iBooks ne ferait pas exception à la règle.
PS : Apple prend un malin plaisir à parler de books et non pas d’ebooks. Une manière de se différencier de la concurrence et d’enterrer le combat habituel entre livre papier et livre numérique? Sûrement.
Les éditeurs québécois bientôt sur l’iBookstore

Le distributeur DeMarque a annoncé avoir signé une entente avec Apple pour la distribution de plusieurs titres d’éditeurs québécois sur l’iBookstore. Deux éditeurs vont bénéficier en priorité de ce partenariat : le Septentrion et la Courte Echelle. Les eBooks de la rentrée littéraire locale seront mis en avant dans la boutique d’Apple dans les prochains jours. Cet accord est une très bonne nouvelle pour les consommateurs québécois qui se plaignaient récemment du manque d’offre en français, l’iBookstore reprenant l’essentiel du catalogue anglophones du site US et les ebooks libres de droits. De plus, il ne serait pas improbable que d’autres éditeurs suivent le mouvement en débarquant prochainement sur l’iBookstore. Cette annonce risque de sonner le glas de l’application La Hutte à court ou moyen terme…
Quand le numérique se vend mieux que le papier

Est-ce que le succès sur Internet est sur le point de se dissocier du succès en librairie? C’est ce que laisse croire le Wall Street Journal dans un récent article. Le groupe HarperCollins Publishers (groupe News Corp.) a révélé les chiffres de ventes de l’un de ses derniers romans, et cet ouvrage s’est plus vendu en numérique qu’en papier : 4000 exemplaires papier contre 4739 en numérique, une semaine après la sortie du bouquin.
Le thriller de Laura Lippman, I’d Know You Anywhere, est le premier titre de l’éditeur américain à atteindre un tel score, comme le rappelle Frank Albanese, vice-président de la maison d’édition. “Ce que nous observons aujourd’hui c’est qu’un livre qui a de bonnes critiques voit ses ventes décoller plus vite en numérique qu’en papier, parce que les personnes qui ont des readers peuvent acheter et lire immédiatement”, poursuit-il. Un nouvel avantage pour le livre numérique ?
En tout cas, les éditeurs américains semblent croire plus que jamais aux nouveaux débouchés offerts par le numérique. Ces dernières semaines, plusieurs éditeurs américains ont annoncé que leurs ventes de titres numériques représentaient maintenant environ 8% de leur chiffre d’affaires global (contre 3% à 5% il y a à peine un an). Les analystes estiment que ce chiffre s’établira autour de 20-25% en 2012. Et quelque chose nous fait dire que c’est au Kindle qu’il faut attribuer une bonne partie des ventes… Même si les éditeurs ont un temps critiqué vivement Amazon, c’est grâce à son reader et son écosystème que le marché du livre numérique décolle.
A quand la même chose en France? Est-ce que des éditeurs français ont déjà eu de meilleurs ventes en ebook qu’en papier? La question mérite quand même d’être posée.
La BnF ouvre une bibliothèque numérique jeunesse

On apprend sur ENSSIB que la BnF a récemment lancé un espace dédié à la littérature jeunesse. A destination des 8-12 ans, cette Bibliothèque Numérique des Enfants permet de consulter un catalogue numérique d’ouvrages jeunesse sous diverses formes. La navigation est assez agréable et ludique, le lecteur ira se balader à la fois en salle de lecture (virtuelle), dans la réserve des livres rares, le cabinet des curiosités ou encore l’obligatoire salle de jeux. L’approche autour de la lecture est plus pédagogique qu’un simple accès à un catalogue, comme avec ce jeu pour repérer les lettres muettes. Pour quelque chose de plus conventionnel, la réserve des livres rares mérite le détour.
Au final, la BnF signe un joli espace pour la littérature jeunesse même si elle manque de titres contemporains. De plus, le choix de la technologie Flash détériore la navigation. Adieu la lecture sur tablette ! Pourtant, quand on voit la facilité d’utilisation qu’ont les enfants avec ces engins, on ne peut que souhaiter que la prochaine version du site soit compatible avec les iPad et autres consorts.
NumerikLivres maintenant accessible chez Publie.net

Cette nouvelle est peut-être le premier fruit du Salon d’Ouessant. A partir d’aujourd’hui, le catalogue de la jeune maison d’édition numérique sera disponible dans la boutique de Publie.net. Le pionnier accueille le plus jeune dans un lieu déjà bien connu des internautes, après trois années d’existence de l’édition numérique. Deux catalogues complètement complémentaire qui ne prendront à se trouver réunis. On espère que les synergies entre ces deux structures vont se développer au gré du temps et des évolutions numériques. Et comme le dit si bien François Bon sur Tiers Livre :
En ce moment, quelque chose s’invente. Au début on croyait que ce serait avec nos anciens éditeurs, il nous a fallu faire le deuil de l’aventure commune. Mais là, ça y est, ça décolle et nous-mêmes dans le total imprévisible.
Une pensée à laquelle on ne peut qu’adhérer.
Darty suit Carrefour et ouvre sa librairie numérique

Alors que nous dénichions avant-hier la librairie numérique de Carrefour, il n’a pas fallu attendre longtemps avant de voir la riposte des autres grands distributeurs. Aujourd’hui, c’est au tour de Darty de rendre publique sa boutique, également issue d’une collaboration avec le distributeur Numilog (filiale Hachette). On retrouve donc le catalogue du géant de l’édition ainsi que celui d’autres éditeurs partenaires comme Albin Michel, Harlequin etc. La librairie est des plus classiques mais a le mérite d’exister et de compléter l’offre actuelle. D’autant plus que Darty agrandit de semaines en semaines son catalogue de readers. Après le Story d’iRiver, les Opus de Bookeen et les readers de Sony ont rejoint les étals virtuels du distributeur.
Nul doute que Darty ne sera pas le dernier distributeur à se lancer dans le livre numérique. Auchan, Leclerc, Orange et bien d’autres vont rapidement suivre la FNAC, Virgin, Carrefour et Darty. Quelque chose nous fait dire que la rentrée va être riche en nouveautés sur le marché français. Mais on souffrira peut-être d’un manque d’originalité…
iBookstore : le premier livre enrichi en français chez Eyrolles

Quelques semaines après les premiers éditeurs anglosaxons, la maison d’édition Eyrolles lance aujourd’hui le premier ebook enrichi commercialisé sur l’iBookstore français. Propice à l’intégration de contenus multimédias, les guide se trouve ici enrichi par des ajouts vidéos. Photoshop Elements, Spécial débutants de Cyril Bruneau et Bernard Richebé offre ainsi un parcours sous format de fiches, toujours très didactiques et très complètes.
Richement illustré, le néophyte se repérera rapidement dans ce manuel et trouvera un article qui répondra rapidement à ses questions. Les vidéos sont pertinentes et nombreuses (45 minutes au total). Cela se ressent au premier téléchargement du livre : 328Mo sur la balance ! Mieux vaut attendre de trouver une connexion WiFi pour télécharger un tel (e)bouquin. De plus, le document sera lisible de manière optimale seulement sur l’iPad. Sur l’iPhone, la mise en page est perdue, à cause de l’écran de petite taille, et les vidéos ne peuvent pas être lues (c’est une limitation technique d’iBooks sur cette plateforme).
Le prix de l’ouvrage peut paraître élevé, 14,99€, mais la valeur ajoutée est nette : la vidéo intégrée dans l’ouvrage est un vrai plus, on se rapproche des tutoriaux consultables sur le web et avec le savoir-faire de la maison d’édition Eyrolles. D’ailleurs, l’éditeur ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin et compte agrandir sa collection dans les prochains semaines. Quelque chose nous fait dire qu’Eyrolles a trouvé une forme d’ebook qui convient bien à ses publications !
MAJ : Comme signalé dans les commentaires, l’ebook enrichi est également disponible sur les librairies partenaires du groupe Eyrolles (comme Immatériel.fr), moyennant une petite augmentation de 2€, soit 16,90€ au final. En revanche, en l’achetant sur l’une de ces boutiques, l’ouvrage sera sans DRM et lisible sur n’importe quel lecteur ePub, à condition de suivre les liens pour lire les vidéos associées (pour les readers autre que l’iPad et disposant d’une fonction vidéo).
Le roi de Kahel traduit en anglais grâce à AmazonCrossing

Amazon multiplie les initiatives autour du livre. Après le service de réédition AmazonEncore (qui semble rencontrer un vif succès), la firme de Seattle inaugure aujourd’hui un nouveau service d’édition, AmazonCrossing. Il a pour but d’organiser la traduction et la distribution de livres étrangers, en papier comme en numérique. Le premier titre à avoir bénéficié des faveurs d’Amazon est un ouvrage français, Le roi de Kahel

AmazonCrossing est une nouvelle démonstration de l’intérêt qu’Amazon porte au livre, bien au-delà du papier et du numérique, mais plutôt aux textes… qui pourraient déboucher sur un succès commercial ! Exemple même d’une modèle économique en longue traîne, Amazon s’efforce à disposer du catalogue le plus riche, de livres et d’ebooks, pour qu’un nombre de lecteurs toujours plus important y trouvent leur compte.
Du papier au numérique : Alice au Pays des Merveilles

Hubert Guillaud (@hubertguillaud) a déniché un article intéressant qui montre l’évolution d’une oeuvre, du papier au numérique. Du manuscrit d’Alice au Pays des Merveilles illustré de la main de l’auteur (numérisé par la British Library à cette adresse), en passant par la première édition papier en couleur puis le Vook et, dernièrement, Alice for the iPad, il est possible de retracer l’évolution de ce texte essentiel de la littérature jeunesse. A voir absolument.
Cette instructive rétrospective est à découvrir (en anglais) sur Darwin’s Library.

Le Kindle reste leader, iBooks à la traine

Amazon est une société très discrète sur ses chiffres de vente et depuis la sortie du Kindle, cette pratique n’a fait qu’amplifier. La firme de Seattle ne daigne communiquer des chiffres que lorsqu’ils sont en sa faveur et ne révèle jamais des données précises. De l’autre côté, Apple utilise une stratégie quasi-identique même si l’on connaît régulièrement les volumes de vente, de ses produits comme des contenus vendus par le biais de ses différentes boutiques virtuelles. Pour rappel, Apple a annoncé en juin avoir recensé plus de 5 millions d’ebooks téléchargés sur l’iBookstore contre un chiffre indéterminé du côté d’Amazon.
Il faut donc se rabattre sur les chiffres publiés par les auteurs ou les éditeurs. Cette fois-ci, c’est un auteur et blogueur américain, J. A. Konrath, qui a rendu public les chiffres de vente de ses ouvrages, distribués à la fois sur le Kindle Store et l’iBookstore. Et voici son retour d’expérience à ce sujet :
Les éditeurs devraient s’intéresser aux livres enrichis et augmentés comme un nouveau moyen de remplacer leurs éditions papiers. Cependant, le plus gros vendeur d’ebook, Amazon, n’est pas encore prêt pour la vidéo. Le Kindle n’est même pas encore capable d’afficher la couleur. Reste Apple, mais si je me reporte à mes chiffres, Apple représente une part minime du marché de l’ebook. Je vends 200 ebooks par jour sur le Kindle. Sur l’iPad, j’en vends 100 par mois.
Des chiffres sans appel. Alex Wilhelm extrapole ses chiffres sur TheNextWeb :
200 livres par jour pendant un mois (30 jours) cela représente 6000 titres vendus pour Konrath juste sur le Kindle, portant ses ventes sur cette plateforme à un ratio de 60 pour 1 (6000:100) lorsqu’on les compare à celles réalisées sur l’iBookstore. Whoops.

Nous n’étions pas très enthousiastes à propos des téléchargements d’ebooks sur l’iBookstore (5 millions pour 3 millions d’iPad vendues. Quelle part pour les ebooks payants/gratuits?) et il semble bien que notre analyse se confirme : le leader incontesté du marché reste Amazon. Avec un écosystème complet, un reader abordable et plébiscité et une catalogue sans égal, la stratégie d’Amazon paie. On comprend d’ailleurs pourquoi certains éditeurs, comme Random House, restent fidèles à la firme de Seattle et ne se laissent pas courtiser par Apple…
Barnes&Noble : le numérique soutient le libraire

Alors que le grand libraire américain est malmené en Bourse et que les ventes de livres papiers dans ses boutiques continuent de baisser, la part tenue par le numérique dans les résultats financiers de la société ne cesse d’augmenter. ZDNet rapporte les derniers chiffres de B&N dans ce domaine.
Tout d’abord, d’après le président de B&N, William Lynch, la part de marché de l’entreprise dans le numérique aurait dépassé celle du papier, s’établissant à 17% ces derniers mois. Les ventes d’ebook augmentent chaque semaine, poussées par le succès du Nook et ses produits dérivés. De plus, ce lectorat semble être une manne car le panier moyen a augmenté en valeur de 20%. Enfin, signe que la lecture numérique rallie un nouveau public pour B&N, 25% des acheteurs du Nook sont des nouveaux clients.
Même si Barnes&Noble semble avoir pris habillement le virage du numérique, les finances de l’entreprise ne sont pas aussi solides que celles de ses concurrents, Amazon et Apple. B&N va devoir restructurer ses magasins pour ralentir les dépenses dans son circuit de distribution physique ou bien choisir une stratégie des plus audacieuses : se tourner radicalement vers le numérique et rationnaliser sa branche traditionnelle. A quand des Espresso Book Machine chez Barnes&Noble?
Exclu : Carrefour ouvre sa librairie numérique

Comme nous vous l’annoncions il y a un mois, Carrefour se lance enfin dans le livre numérique en ouvrant aujourd’hui sa première librairie numérique. Numilog est l’heureux élu de ce partenariat et l’on retrouve ainsi le traditionnel catalogue du distributeur : Hachette, Albin Michel, Harlequin etc. Les prix et l’utilisation de DRM ne nous change pas de la boutique Numilog habituelle. Comme vous pouvez le voir, cette libraire numérique n’apporte pas grand chose au marché du livre numérique français. On aurait presque l’impression de voir l’offre de la FNAC, il y a deux ans…

Couplée à un reader de qualité (on attend toujours le Samsung E6 qui semble arriver au compte-goutte, mais à 329€ le reader…) et une opération communication d’ampleur, Carrefour pourra peut-être récupérer quelques clients avec cette librairie. Un succès qui dépendra donc de l’offre de reader proposée. Espérons que Bookeen aura réussi à entrer dans la boucle et à être distribué dans les étals du distributeur afin que les consommateurs aient un bon reader dans leur choix.























