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Gallimard demande à Wikisource de faire du ménage
Quelle surprise à la découverte de cette information publiée sur Wikisource, la base de données libre de textes et d’ouvrages ! Suite à une demande des éditions Gallimard, les titres de plusieurs auteurs (Éluard, Gide, Giono, Valéry, Apollinaire, Calloc’h, Desnos, Jacob, Péguy, Pergaud, Segalen, de La Ville de Mirmont) vont devoir disparaître du site de la Fondation Wikimedia, au motif suivant (Source Wikisource) :
Le 15 février 2010, la Wikimedia Foundation a reçu une demande de Éditions Gallimard SA (une société française dont le siège est situé au 5 rue Sébastien Bottin — 75007 Paris) de retirer certaines pages du Wikisource en langue française, avec pour motif qu’elles sont en violation de copyright. Cette demande s’appuie sur l’affirmation des Éditions Gallimard que le site Wikisource vise un public français et que, par conséquent, d’après les règles françaises de conflit de lois, le droit d’auteur s’applique à ce contenu.
Comme l’indique François Bon dans son billet (à lire absolument !), l’idéal d’une bibliothèque universelle est ébranlé. A méditer.
Pour suivre l’avancée des débats sur Wikisource, c’est par ici. A suivre de très près ce qui s’annonce déjà comme l’Affaire Gallimard.
Ibis Reader a le droit à une première mise à jour

Il y a quelques semaines, nous vous présentions un nouveau logiciel de lecture pour mobile, Ibis Reader. Après une annonce en grande pompe durant la conférence TOC, l’équipe de développement a corrigé les quelques défauts de jeunesse de son service et les corrige dans une première mise à jour. Pour rappel, la particularité d’Ibis Reader est d’être entièrement conçu en HTML5, si bien qu’une même application fonctionne aussi bien avec Android que sur iPhone OS. Et vous ne verrez pas la différence, celle-ci s’affichant comme une application classique.
Au menu des nouveautés, un système de mise à jour automatique du logiciel ainsi qu’un système de synchronisation entre vos différents appareils de lecture. Que vous lisiez le matin depuis votre navigateur web et le soir depuis votre iPhone, Ibis Reader se souviendra de votre emplacement dans l’ouvrage. D’ailleurs, si vous lisez sur votre ordinateur classique, une nouvelle fonction vous permettra d’effacer le contour rose du design du site pour n’afficher plus que la page et profiter ainsi au mieux du texte. Enfin, si vous trouvez Ibis Reader incomplet, un simple clic vous permettra de lancer la lecture sur Stanza pour l’iPhone ou Aldiko pour Android, afin de profiter de réglages de mise en page beaucoup plus complet. Bien vu !
iBooks : un lecteur plus ouvert que prévu

Si vous comptez utiliser votre iPad pour lire des romans en numérique (peut-être pas la meilleure utilisation pour le produit), les nouvelles informations qui suivent devrait vous ravir. En effet, l’application iBooks semble moins fermée que ce qui avait été laissé entendre suite à la keynote du 27 janvier.
Tout d’abord, elle ne sera pas installée d’office sur l’iPad, il faudra passer par l’App Store pour la télécharger. De plus, Apple a ouvert son application aux ebooks en ePub non protégés par DRM, en plus de ceux que l’on pourra acheter directement sur l’iBookStore. En revanche, il faudra obligatoirement passer par iTunes pour transférer ses propres fichiers ePub sur l’iPad. Cela veut-il dire que nous allons voir apparaître une section “Books” dans le logiciel d’Apple d’ici le 3 avril? iTunes va-t-il permettre de lire les fichiers PDF et ePub et venir concurrencer ainsi Adobe Digital Editions ? Ce serait tout à fait imaginable.
Autre fonctionnalité intéressante, VoiceOver. En effet, le système de lecture audio intégré à Mac OS X (et donc iPhone OS) fonctionnera sur les ebooks. iBooks disposera donc d’une fonction Text-to-Speech directement intégrée. Une première sur iPhone OS, aucune application concurrente (Kindle for iPhone ou Barnes&Noble eReader) dispose d’une telle fonctionnalité. Enfin, en cliquant sur un mot, vous pourrez automatiquement accéder à plus d’informations sur ce dernier grâce à Wikipedia ou au dictionnaire intégré.
Quant à l’iBookStore, Apple a visiblement vu les choses en grand et compte proposer un catalogue d’une taille importante afin de venir concurrencer de près Amazon et Barnes&Noble. Avec 20 catégories générales et 150 sous-catégories, l’utilisateur pourra se retrouver assez facilement dans un déluge de livres. Espérons également que le moteur de recherche sera correctement optimisé et que l’on pourra facilement mettre la main sur un ouvrage en connaissant son sujet, mais pas forcément son titre.
En tout cas, la lecture numérique risque d’être à l’honneur sur l’iPad, car avec 16 700 applications déjà dédiées à la tablette, un bon nombre doivent toucher de près à l’univers qui nous intéresse.
ePagine fait peau neuve

La plateforme de distribution d’ebooks, ePagine, a fait peau neuve en fin de semaine dernière et nous propose depuis une interface renouvelée. Le fond gris noir reste de rigueur, mais le design est revu. Dès la page d’accueil, on découvre plusieurs dizaines de couvertures de livres bien mises en valeur. Les visiteurs pourront naviguer dans le catalogue par type de littérature, par éditeur, par format mais aussi par support de lecture. Ainsi, plus de risque d’incompatibilité ou de problème d’affichage suite à l’achat d’un ebook non optimisé pour son reader. En effet, bien souvent un PDF optimisé pour un modèle sera moins bien lisible sur un autre. Au coeur de l’animation de la boutique : les libraires, qui restent l’élément central du contenu d’ePagine avec l’arrivée d’un nouveau système centralisé d’extraits gratuits (téléchargeables en PDF ou ePub). Une bonne idée qui permet de vérifier le rendu sur son reader et de découvrir l’ouvrage que l’on souhaite acquérir.
La nouvelle interface d’ePagine est la bienvenue et apporte la clarté qui faisait défaut à la précédente version. A quand le passage des librairies en marque blanche à la nouvelle interface? Pour en savoir plus sur le démarche d’ePagine, nous vous recommandons l’interview de Stéphane Michalon, directeur d’ePagine, sur Littexpress.
La couverture survivra-t-elle au livre papier?

Hubert Guillaud nous gratifie sur son blog d’un article dédié aux couvertures de livres. Il part du constat qu’elles sont les parents pauvres du livre numérisé, bien souvent oubliées ou mal optimisées. Les readers actuels ne rendent pas justices à leurs nuances, oublient la couleur et estompent parfois leurs détails. Pourtant, toutes ses couvertures sont nées en numérique ! Paradoxalement, le support numérique final n’est pas encore à la hauteur.
Est-ce que l’arrivée des tablettes multimédias, avec un écran couleur de qualité, rendra enfin justice aux couvertures? Tout dépend du logiciel, car si l’on pense à l’iPad, certains logiciels qui existent pour l’iPhone oublient tout simplement d’en afficher une. Si ces programmes viennent à être adaptés pour la tablette d’Apple, espérons que les couvertures auront une place, comme sur iBooks.
Il ne faudra pas s’arrêter là. On peut déjà imaginer des couvertures animées qui permettront d’accéder aux “menus” du livre (table des matières, préface, index etc.) de manière interactive et originale, afin que cet espace de créativité ne disparaisse pas.
Numerik:)ivres : du nouveau dans l’édition numérique française

On ne compte plus les nouvelles maisons d’éditions entièrement dédiées au numérique. Après Leezam ou encore SmartNovel voici un nouveau venu sur le marché de l’édition numérique : Numerik:)ivres. Cependant, la lecture numérique a grandement évolué ces derniers mois. Les maisons d’éditions publiant sur mobile ont dû faire évoluer leur offre.
En effet, alors que le nombre d’applications étiquetées ebook vient de dépasser les applications de jeux sur l’App Store, il est devenu difficile de se faire une place dans les meilleurs ventes. De plus, comment faire pour communiquer dans un flot de contenus à lire, d’une diversité propre au numérique, du bon au très mauvais. Numerik:)ivres pense avoir trouvé un axe de développement : profiter des réseaux sociaux pour faire connaître son catalogue et effectuer un véritable travail éditorial, tant dans la sélection des auteurs que les compétences mises à leur disposition. Est-ce l’équation numérique idéale? Retour sur la naissance d’un éditeur numérique.
Numerik:)ivres (prononcé “Numeriklivres”) est né de la collaboration entre deux adeptes du numérique, co-auteurs du fameux Roman d’Arnaud, Jean-François Gayrard et Gwen Catala. Justement, la réflexion entamée pour la réalisation de ce premier roman 2.0 (une expérience d’écriture numérique retransmise sur plusieurs réseaux sociaux, chaque soir) a abouti à la création de Numerik:)ivres. D’ailleurs, les deux co-fondateurs ont beaucoup réfléchi à la définition de l’éditeur numérique. Comme nous l’a indiqué Jean-François Gayrard, “nos exigences éditoriales sont les mêmes que dans l’édition traditionnelle, seul le support de diffusion change: le numérique. Donc, nous ne faisons pas de l’auto-édition parce que nous faisons du numérique”.
Des collections ciblées
Au total, ce seront quatres collections qui viendront remplir le catalogue virtuel de l’éditeur : Histoires à lire debout, Nouvelles à lire debout, Petites vites et Carnets à blog. Grands fanatiques de l’utilisation des réseaux sociaux, pour une communication au plus près de son lectorat potentiel, l’équipe de de Numerik:)ivres s’est déjà fait un nom dans l’univers des blogs littéraires et a recruté plusieurs de ses auteurs dans cette blogosphère. Pour son lancement, le 21 avril 2010, Numerik:)ivres proposera 8 titres (deux par collection). D’ici la fin de l’année, plusieurs dizaines d’ouvrages viendront enrichir le catalogue. En effet, l’éditeur numérique recherche activement ses futurs auteurs et propose un système de soumission de manuscrit avec une réponse sous 60 jours. Avis aux écrivains en herbe ou aux plus rodés.
Une offre de distribution complète

Chaque titre sera diffusé simultanément sur les différentes plateformes numériques, aussi bien l’App Store pour l’iPhone et l’iPad, que le Kindle Store d’Amazon ou encore la vente au format ePub directement sur le site de l’éditeur. On suppose également que les ouvrages seront disponibles par le biais d’autres distributeurs en France. Les versions iPhone et iPad emploieront un moteur de lecture conçu en partenariat avec Pe Soft et amené à évoluer rapidement d’ici la fin de l’année. La roadmap est ambitieuse et remplie de surprises. On en attend une tout particulièrement : une offre de location de livres électroniques. Cela promet. Pour l’achat à l’unité, les prix fixés par Numerik:)ivres ne seront pas cassés, “ne s’agissant pas de faire du roman feuilleton (…) pas question de sortir des titres à 0,79€” nous confiait Jean-François Gayrard. Suivant les collections, les ebooks seront vendus entre 4,99€ et 12,99€.
Numerik:)ivres propose une offre éditoriale complète issue d’une véritable réflexion sur la révolution numérique en cours. Cependant, comme toute nouvelle conquête, tous les acteurs ne survivront pas. Pourtant, l’accent mis sur la plateforme d’Apple et les réseaux sociaux permet de s’adresser à un large public qui a prouvé son goût pour la lecture numérique. Couplé à quelques surprises attendues d’ici la fin de l’année, Numerik:)ivres se place comme un éditeur numérique très prometteur nous laisse penser que ses titres vont vite se retrouver sur nos mobiles et nos readers. Rendez-vous le 21 avril pour lire les premières lignes de cette nouvelle aventure numérique.
Sony sera finalement présent au Salon du Livre 2010

Visiblement, tout s’est joué à l’issue de négociations de dernière minute. A moins de deux semaines de l’ouverture du Salon du Livre Sony est désormais annoncé en tant que partenaire officiel de l’espace Lecture de Dem@in. Le fabricant sponsorise l’espace et présentera sur son stand (C10) son reader phare, le Sony Reader PRS-600 Touch Edition. Si le stand de Sony est aussi important que celui qui avait été mis en place l’année dernière, on peut s’attendre à ce qu’il attire de nombreux visiteurs.
Le reste de l’espace Lectures de Dem@in sera divisera entre un espace pour les conférences (une vingtaine au total), un autre dédié aux plateformes de lecture (dont la liste provisoire est disponible sur le site du Salon) et il semble enfin que la lecture audio et les fameux audiobooks soient à l’honneur. En effet, un espace dédié permettra aux visiteurs de découvrir ce système de lecture qui peine encore à se développer en France.
Asus DR-900 : la possibilité de partager des livres

Vous recherchez un reader grand format? Il va falloir attendre encore un peu. En effet, dès juin, nous allons voir arriver plusieurs modèles de readers équipés d’un grand écran en papier électronique. Sûrement le plus attendu reste celui d’Asus, le DR-900. Il sera disponible en noir et aussi en blanc. C’est d’ailleurs cette version qui est présentée dans la vidéo qui suit. On y apprend quelques informations intéressantes : le support des cartes SDHC jusqu’à 16Go, la présence d’un lecteur de flux RSS dans l’onglet “News”, un système de notation de ouvrages pour retrouver rapidement vos favoris etc. Le logiciel semble particulièrement bien réalisé, à la fois simple et complet. Le reader comprend également un système de Text-to-speech qui rappelle fortement celui du Kindle.
C’est dans l’onglet “Applications” que l’on découvre un lecteur audio, une calculette, un calendrier, un dictionnaire, un logiciel de dessin, un lecteur de flux RSS, un éditeur de texte, un navigateur web… et un système de partage de livres ! Nommé “Donation Book”, on peut s’attendre à ce que cette fonction soit disponible uniquement pour les livres non protégés par DRM, le choix appartenant aux éditeurs. Cependant, il va falloir encore attendre quelques mois avant d’avoir le reader entre les mains. Il sera disponible pour le troisième trimestre 2010. Comme le précise le responsable d’Asus dans cette vidéo, ce délai de 6 mois va permettre à la firme taïwanaise d’attendre la réponse d’Amazon et l’iPad et d’adapter sa réponse en fonction. On est stratège chez Asus.
VirginMega lance sa librairie numérique avec Numilog

On apprend sur Livres Hebdo le lancement d’une librairie numérique chez VirginMega.fr, basée sur la catalogue de Numilog. Alors que la FNAC a récemment abandonné Numilog et prépare une offre renouvelée pour juin, Virgin récupère l’ancien partenaire délaissé. Désormais, les clients de Virgin pourront cliquer sur un onglet “Livres numériques” pour accéder à l’offre ebook de Numilog. Ainsi, plus de 40 000 titres sont disponibles à la vente, essentiellement en format ePub mais aussi en PDF. Heureusement, les livres Mobipocket n’ont pas été intégré à l’offre, ce qui aurait risqué d’ajouter de la confusion entre les formats et les plateformes de lecture compatibles.
La librairie numérique de VirginMega.fr fera-t-elle date? Pas vraiment. Aucun effort d’animation a été réalisé et ce n’est pas par son originalité qu’elle se détachera de la concurrence. C’est dommage car Virgin est un acteur non négligeable de la distribution de produits culturels en France. En tout cas, le livre numérique ne semble pas vraiment être son métier.
Dreamworld se porte sur l’iPhone
Place des Editeurs débarque cette semaine sur l’iPhone avec un premier titre qui marque une étape dans la stratégie numérique du groupement d’éditeurs. Le dernier thriller fantastique de Sire Cédric, Dreamworld, rencontre déjà un franc-succès auprès des adolescents friands du genre. Au delà de la simple adaptation des 9 nouvelles en numérique, Place des Editeurs en a profité pour créer un moteur de lecture basé sur l’ePub. Il est possible de régler la taille et le type de la police, la couleur du fond et d’ajouter des marques-pages. On retrouve donc des fonctionnalités similaires à celles que l’on connaît sur Stanza, permettant ainsi à l’utilisateur de personnaliser l’affichage selon ses goûts.
L’éditeur a aussi intégré une biographie et une bibliographie de ce jeune auteur, plébiscité par la presse et les lecteurs. Enfin, on retrouve une boutique qui permet d’aller acquérir l’ouvrage en version papier sur des sites de libraires partenaires : Amazon, FNAC, Librairie Dialogues etc. Un détail bien souvent oublié par d’autres éditeurs et qui gagnerait à être proposé en standard pour chaque ebook également disponible en papier. Symbole de la complémentarité du papier et numérique? A quand un livre papier qui se synchronise avec son pendant numérique?
On peut déjà acquérir Dreamworld en version complète pour 5,99€ sur l’App Store (au lieu de 16€ pour la version papier). Une réduction de 10€ par rapport au papier. Pourvu que cette politique se généralise à plus d’ebooks ! Une version Lite qui comprendra uniquement la première nouvelle du recueil sera prochainement téléchargeable.
Une application Barnes&Noble spécialement pour l’iPad

Barnes&Noble a officiellement annoncé sur son blog sa future présence sur la tablette d’Apple. Cette application viendra rejoindre les version iPhone et Blackberry du logiciel B&N eReader, ajoutant une nouvelle plateforme au palmarès du grand libraire américain. Ce programme permettra un accès à l’ensemble du catalogue de Barnes&Noble, aussi bien les livres que les magazines ou les journaux disponibles depuis la sortie du Nook. Le lancement est prévue pour début avril et l’application viendra rejoindre l’application Kindle for iPhone et iBooks qui risque de se livrer à une féroce concurrence sur le marché américain.
Lecture numérique : précisions sur le vocabulaire
Nous avons pu recevoir ces derniers temps quelques commentaires de lecteurs nous indiquant leur mécontentement, incompréhension, étonnement à voir eBouquin relayer des informations concernant l’iPad. Il nous était reproché de sortir de notre ligne éditoriale, de nous éloigner du livre électronique et des readers. Il est vrai qu’Apple a souvent tenu le devant de la scène sur eBouquin ces dernière semaines en raison des récentes annonces et de leurs répercussions sur l’ensemble des secteurs du web et de l’édition. Pour autant ces commentaires nous ont permis de confirmer cette impression de confusion qui émane autour du livre électronique, aussi bien auprès de certains de nos lecteurs que de la presse généraliste, notamment au niveau de l’emploi des termes.
Nous aimerions donc réagir publiquement à ces remarques en apportant quelques précisions concernant notre ligne éditoriale et en faisant le point au niveau du vocabulaire employé.
La vocation première d’eBouquin.fr étant d’apporter à nos lecteurs des analyses claires et pertinentes concernant l’actualité de la lecture numérique, voici donc quelques éléments pour permettre de mieux comprendre notre démarche et suivre notre raisonnement et notre positionnement vis à vis de l’actualité.

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Qu’est ce que la lecture numérique ?
Basons nous tout d’abord sur le terme de lecture numérique. On pourrait presque voir dans cette expression un oxymore, lecture faisant référence à une pratique ancestrale et numérique faisant écho à une technologie nouvelle. C’est précisément l’objet de notre site : observer et analyser la rencontre/confrontation entre deux mondes, deux époques très différentes, évoluant dans des espaces distincts, avec des rythmes propres à chacun.
La lecture numérique c’est le rendez-vous de l’industrie du livre, le monde de l’édition, de la presse, du papier, avec celui de l’Internet, de l’instantané, de l’information à profusion. Notre objet d’étude est passionnant, mais extrêmement délicat tant il présente des enjeux et des intérêts différents selon les parties. On le voit d’ailleurs selon que l’on se place du point de vue d’un éditeur, d’un libraire, d’un bibliothécaire, d’un auteur ou d’un lecteur. On peut également appréhender sa complexité au travers de questions récurrentes concernant les DRMs, le prix, la propriété, le partage des livres.
La lecture numérique englobe donc le livre, mais aussi les nouvelles technologies. Il convient ainsi de parler des nouvelles façons de lire, d’écrire, de consulter des informations, d’accéder à des documents écrits.
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Contenu vs. contenant
La lecture numérique est polysémique. Elle peut faire référence tout d’abord au livre électronique, appelé également eBook. C’est à dire au contenu, à ce simple fichier numérique pouvant prendre la forme d’un texte numérisé (scanné ou édité sur ordinateur). Il peut être un roman, une nouvelle, ou encore un manuel scolaire. Cela peut être également des documents personnels créés via un traitement de texte ou un tableur.
Ces contenus présentent des enjeux au niveau de leur forme et de leur format. Actuellement nous connaissons des formats répandus tels que .pdf, .doc, .txt, .html, et en découvrons de nouveaux : .epub, .mobipocket. Il s’agit là cependant de formats “figés” idéals pour la consultation mais pas pour l’interaction. Or le livre de demain sera selon nous un livre vivant, animé et connecté, avec lequel communiquer, interagir. Il intègrera en plus du texte des éléments multimédias avec des vidéos, de la musique, des possibilités d’annotations, de copier/coller, de recherches documentaires intégrées.
La lecture numérique pose également la question des contenants, c’est à dire des appareils à même de lire ces nouveaux types de livres.

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Plusieurs types de supports
1. L’ordinateur
Le premier appareil, le plus populaire et le plus répandu est notre ordinateur. C’est par lui que nous créons aujourd’hui la majorité de nos documents numériques et consultons des informations. Il s’est progressivement imposé comme l’outil le plus utilisé pour la lecture. Or vous conviendrez que ce n’est pas réellement l’appareil le plus optimal pour le confort de lecture. Nous nous efforçons donc de vous présenter des alternatives à l’ordinateur et des services ouvrant de nouvelles perspectives de lectures ou favorisant la lecture de documents écrits via ordinateur. (Relay, LeKiosque, Kindle for PC…).
2. Les readers
Parlons à présent des lecteurs de livres électroniques, appelés également liseuses et plus connus sous le nom de readers. Ce sont actuellement les appareils dont on entend le plus parler, tout simplement parce que le secteur de la lecture numérique est en plein essor et que les readers se présentent comme des produits dédiés, spécialisés. Les arguments mis en avant ? Autonomie incroyable, technologies d’écran se rapprochant du confort du papier (E-Ink, SiPix et prochainement Liquavista ou Mirasol), fatigue visuelle moindre. Les readers constituent donc l’élément central de notre ligne éditoriale compte-tenu des innovations qu’ils apportent. Il ne faut pas oublier cependant que la lecture numérique est un sujet vaste, et elle ne saurait se limiter aux simples readers.
3. Les smartphones
D’ailleurs la lecture numérique c’est aussi la lecture en mobilité, n’importe où et n’importe quand. Avec l’émergence des smartphones, et notamment de l’iPhone, les gens prennent l’habitude de lire depuis leur téléphone mobile, de consulter rapidement l’actualité, leurs mails dans le métro, la rue. En raison de leur taille réduite, ils invitent à repenser la lecture et donnent de nouveaux champs d’explorations pour les auteurs avec des histoires courtes, des épisodes à suivre etc.
4. Les tablettes Internet
Enfin arrive la question des tablettes Internet et de l’iPad. Nous considérons ce produit comme la combinaison des trois appareils évoqués précédemment : un ordinateur portable permettant entre autres fonctions de lire des livres électroniques. Il constitue selon nous un appareil hybride, multifonctions et évolutif à même de redéfinir notre rapport au livre et à la lecture. Nos livres, nos romans, nos bandes dessinées, nos documents personnels/professionnels, nos mails, nos journaux, nos magazines, nos sites d’informations enfin rassemblés, organisés et consultables depuis un seul et même endroit.
Pour nous tablettes et readers n’ont pas vocation à se concurrencer, mais bel et bien à se compléter, voire, à terme, à fusionner en empruntant les points forts de chaque appareil : autonomie, confort de lecture pour les readers, interactivité, connectivité et polyvalence pour les tablettes.

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Conclusion
Ainsi vous l’aurez compris, eBouquin s’intéresse à une grande variété de sujets pour permettre nos lecteurs d’appréhender les enjeux du livre et de la lecture numérique dans leur globalité. Notre spécialisation est la lecture numérique et toutes les tenants que cela implique. Les readers, la technologie e-Ink, ne sont qu’une composante de notre ligne éditoriale.
Pour vous aider à découvrir et/ou connaître tous les tenants et aboutissants de la lecture numérique, nous avons décidé de mettre en place un Wiki, de créer un espace depuis lequel retrouver facilement des informations concernant un domaine en particulier. Celui-ci est pour le moment très peu rempli, mais est amené à évoluer progressivement, avec votre concours, et nos articles explicatifs.
Enfin, et toujours pour essayer de vous donner les clés pour comprendre les évènements actuels, nous allons lancer prochainement un forum pour réagir aux articles ou discuter sérieusement d’un sujet précis.
En espérant que ces précisions vous permettent de mieux cibler notre approche.
Au plaisir de vous retrouver quotidiennement sur eBouquin.






















