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AUO va présenter de nouveaux écrans SiPix
Le site E-Ink Info nous apprend ce matin que AUOptronics va présenter une nouvelle gamme d’écrans en papier électronique SiPix. Les nouveaux formats seront variés, des étiquettes de 2 pouces aux écrans 20 pouces pour l’affichage informationnel, on trouvera également des formats plus appropriés aux des readers, comme le 4,3 pouces ainsi que le 6 et 9 pouces qui seront utilisés respectivement sur le Cybook Orizon et l’Asus DR-900. Les écrans SiPix sont désormais disponibles avec une gamme complète et l’on peut s’attendre à les retrouver chez de nombreux fabricants de readers, désireux d’intégrer une interface tactile dans leur prochaine génération de produits.
De son côté, E-Ink se prépare à l’arrivée de la concurrence. Son atout : une technologie qui a fait ses preuves et surtout une capacité de production qui a déjà séduit des grands comme Amazon, leader mondial de la vente de readers. Comme le rapporte le site Xconomy Boston, la production de PVI/E-Ink sera 15 fois supérieure en 2010 à celle de 2008. La forte croissance du marché des readers, en particulier les modèles grands formats, intéresse de très près PVI, tout comme l’intégration d’écrans en papier électronique sur d’autres appareils électroniques comme des disques durs, des montres, des téléphones etc. Enfin, PVI compte garder un longueur d’avance sur ses concurrents dans le domaine de la couleur et travaille étroitement avec Hanvon pour proposer un reader avec écran couleur, en papier électronique, d’ici 2011. Bonne nouvelle ! Mais quelles seront les performances de cette technologie? Arriveront-elles à égaler les écrans Mirasol ou bien les Liquavista? Wait and see.
La couverture survivra-t-elle au livre papier?

Hubert Guillaud nous gratifie sur son blog d’un article dédié aux couvertures de livres. Il part du constat qu’elles sont les parents pauvres du livre numérisé, bien souvent oubliées ou mal optimisées. Les readers actuels ne rendent pas justices à leurs nuances, oublient la couleur et estompent parfois leurs détails. Pourtant, toutes ses couvertures sont nées en numérique ! Paradoxalement, le support numérique final n’est pas encore à la hauteur.
Est-ce que l’arrivée des tablettes multimédias, avec un écran couleur de qualité, rendra enfin justice aux couvertures? Tout dépend du logiciel, car si l’on pense à l’iPad, certains logiciels qui existent pour l’iPhone oublient tout simplement d’en afficher une. Si ces programmes viennent à être adaptés pour la tablette d’Apple, espérons que les couvertures auront une place, comme sur iBooks.
Il ne faudra pas s’arrêter là. On peut déjà imaginer des couvertures animées qui permettront d’accéder aux “menus” du livre (table des matières, préface, index etc.) de manière interactive et originale, afin que cet espace de créativité ne disparaisse pas.
Sony Reader : quand la réparation coûte plus cher que le neuf

Lancé en France en octobre 2008, le Sony Reader PRS-505 aura été le premier reader epaper distribué par la FNAC. Sa vie commerciale aura été tumultueuse : au départ vendu à 299€, l’arrivée de la nouvelle gamme a rapidement fait chuter les prix, moins d’un an après le début de sa commercialisation, pour atteindre 149€ voire même 99€ ! A ce prix, autant dire que les stocks se sont vidés rapidement. Pourtant, comme l’annonçaient récemment Philippe Citroën, président de Sony, son entreprise n’aurait vendu que 15 000 PRS-505 en partenariat avec la FNAC. Autant dire pas grand chose par rapport aux autres marchés européens comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni. Ces acquéreurs représentent avant tout des early adopters désireux de découvrir de la lecture numérique sur papier électronique dès ces prémices. Il s’agit là généralement d’une clientèle de convaincus qui vantera sans difficulté les qualités d’un tel produit. En dépit de son ancienneté, le Sony PRS-505 proposait un support du format ePub et PDF, le tout affiché sur un écran 6 pouces au contraste très confortable pour une lecture de longue durée.
Cette pièce essentielle est aussi la plus fragile d’un reader. Le bris d’écran E-Ink est la principale cause de panne sur les readers. En effet, ils sont vulnérables aux chocs (l’écran est en verre) et, suivant son intégration dans la coque du reader, résistera plus ou moins bien à une chute. Nous ne saurions trop vous recommander l’utilisation d’une housse même si elle n’empêchera pas un événement malencontreux.
L’un de nos lecteurs a rencontré récemment un soucis avec son Sony Reader PRS-505 et nous tenions à vous faire part de son expérience malheureuse. Séduit par le principe du livre électronique, il profite des offres sur le PRS-505 à 149€ à la FNAC. D’ailleurs, pour des raisons professionnelles, et à ce prix, il en achète deux le même jour. Cependant, il y a quelques semaines, en sortant le reader de son sac, notre lecteur a découvert des rayures noirs affichées sur son écran. En d’autres mots, l’écran du reader n’était plus utilisable. L’appareil étant encore sous garantie (acheté en octobre 2009), il a retourné son produit auprès de la FNAC qui a pris en charge le reader endommagé pour le faire parvenir à Sony.
Et quelle surprise à la réception du devis ! La facture est salée : 261,51€ TTC pour changer l’écran. Pour à peine trente euros de plus, notre lecteur avait pu acquérir à l’époque deux readers ! De plus, compte-tenu du prix de vente de la nouvelle gamme (299€ pour le PRS-600, soit une trentaine euros de plus), à quoi bon faire réparer un reader endommagé, même s’il n’est pas dépassé ! Est-ce une méthode pour forcer le renouvellement d’appareil? Alors que l’ont vante les mérites écologiques du passage au numérique, cela serait une bien étrange politique de la part de Sony que d’agir de cette manière.
Quelques incohérences nous ont interpellé dans le devis proposé à notre lecteur. Tout d’abord, il fait mention d’un écran “LCD cassé”. Erreur ! Le Sony Reader PRS-505 est équipé d’un écran E-Ink en papier électronique qui, en aucune manière, ne présente les mêmes caractéristiques que ses homologues LCD. Les écrans E-Ink sont assez fragiles. Certains peuvent même présenter des défauts qui, à la longue, vont rendre l’écran inutilisable. Ces paramètres ne permettent pas pour autant de rendre comparable un écran LCD et un écran E-Ink.
Est-ce normal de faire payer 261€ à un client pour un écran endommagé? Cela me semble difficilement explicable. Sony manque-t-il de pièces de rechange pour le PRS-505? Certes, le reader n’est plus au catalogue mais ce n’est pas après moins de 6 mois que les stocks seraient épuisés. L’écran est peut-être le composant le plus onéreux d’un reader, mais il ne justifie pas un devis équivalent au prix de vente original du reader.
Longtemps les fabricants de readers se sont cachés derrière les conditions de garantie pour éviter de remplacer tout écran endommagé, renvoyant le malheureux utilisateur à payer au prix fort. Cela ne serait-il pas le temps d’envisager un politique de remplacement, plus conciliante? Les fabricants devraient considérer cette particularité. Les possesseurs des 15 000 PRS-505 vendus en France sont des early adopters, fervents croyants en la lecture numérique. Ne pas considérer cette clientèle n’est pas ce qu’il y a de mieux pour se créer une image de qualité dans un secteur émergeant. La balle est dans le camp de Sony et des fabricants.
Les écrans PixelQi bientôt à monter soi-même
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Bonne nouvelle, vous n’aurez pas besoin de changer de netbook pour découvrir le confort de lecture d’un écran PixelQi. En effet, la start-up de Mary Lou Jepsen proposera des kits de montage d’ici la fin du 2ème trimestre. En moins de 5 minutes, vous pourrez intégrer un écran PixelQi dans votre netbook 10 pouces. De plus, ces kits seront aussi un moyen d’acquérir cet écran à l’unité pour essayer de fabriquer sa propre tablette. Bien entendu, cela sera réservé aux plus bidouilleurs d’entre nous. Si cela vous intéresse de connaître le pourquoi de ces kits de montage, tout trouve son origine (comme l’écran PixelQi lui-même) dans le projet OLPC et ses ateliers de réparation. A découvrir ici.
NEC : du papier électronique pour l’affichage


Le papier électronique continue sa conquête dans le domaine de l’affichage pour remplacer le papier et les écrans LCD grand format, fragiles et moins économes en énergie. Dernier partenariat en date, Daiwa Securities Group, une multinationale japonaise, a annoncé qu’elle allait remplacer les tableaux d’affichages de son quartier général par des écrans epapers développés par NEC. Au total, ce seront 6 écrans epapers de 13,8 pouces, pesant 800 grammes chacun, et capable d’afficher des images avec une résolution UXGA de 1600×1200 avec un taux de rafraîchissement à 3 images par seconde. Nous avons aucune du prix de ces écrans mais il est fort probable que la facture ait été assez élevée… En tout cas, la qualité d’affichage est au rendez-vous !
Source : NEC
Le président d’E-Ink démissionne

Russell Wilcox, patron de la société E-Ink (rachetée l’an dernier par l’assembleur taïwanais PVI) a démissionné de son poste de CEO après 13 ans de bons et loyaux services. “L’entreprise acquisitrice, Prime View International, a un excellent président, il était clair pour moins que je pouvais m’en aller désormais… C’était le bon moment.” a-t-il indiqué au site Boston.com. C’est donc une page de l’histoire de la technologie d’encre électronique qui se tourne. Russell Wilcox avait confondé E-Ink en 1997 et après de nombreuses années de recherche et développement, l’entreprise est devenue leader sur le marché des écrans en papier électronique. Cependant, R. Wilcox quitte l’entreprise aussi au moment où elle commence à rencontrer le concurrence. Certes, E-Ink/PVI fourni en écran des entreprises comme Amazon et Barnes&Noble, mais rien ne les empêcheraient de ne pas retenir un écran E-Ink pour leur prochaine génération d’appareils. En affichage monochrome, la technologie SiPix séduit de plus en plus tandis que les écrans Liquavista ou Mirasol matérialisent les attentes de tout un secteur de plus en plus concurrencé par les écrans LCD (utilisés sur les tablettes Internet) ou LCD bimode (PixelQi). Russel Wilcox quitte sûrement son entreprise au bon moment.
Sagem proposera un reader en marque-blanche, le Binder

Enfin ! Depuis plusieurs mois, nous avions entendu des bruits de couloirs sur l’arrivée de Sagem en tant que futur entrant sur le marché des readers. Visiblement présenté en catimini lors du Mobile World Congress, l’inépuisable Charbax nous a ramené quelques images de ce futur reader, encore à l’état de prototype. Nommé Binder (littéralement “celui qui relie”), il compile les dernières technologies en date : un écran tactile 6 pouces capactif (vraisemblablement un SiPix) et une connexion WiFi/3G. Pour l’instant, on n’en sait pas plus même si le reste la configuration doit être classique : 2Go de mémoire intégré, un port mémoire MicroSD etc.
Le taille du reader est quasiment identique à celle d’un reader 5 pouces. On voit ici le gain d’espace récupéré grâce à l’écran SiPix, qui permet ainsi de s’affranchir d’un clavier physique au profit d’un clavier virtuel. Le design est original même si le placement des boutons sur la tranche droite de l’appareil paraît étrange. Il faudra voir à l’usage. D’ailleurs, la photo ci-dessous confirme qu’il s’agit encore d’un prototype. En effet, on peut voir sur l’écran de démarrage une icône qui ne correspond pas au design du Binder mais à celui du futur reader de Qisda/BenQ (cf. nos articles, ici et là) ! Visiblement, Sagem a fait appel à la même base que BenQ pour développer son reader, sauf que ce dernier ne dispose pas d’une connexion 3G.
Pour l’instant, Sagem n’a pas fixé de date de commercialisation ni de prix de vente pour son appareil. En revanche, elle va proposer son reader communicant en marque-blanche à plusieurs sociétés. Parmi elles, les opérateurs télécoms seront sûrement les plus intéressés par le reader, qui combine des technologies récentes dans un design original -et qui doit être adaptable aux besoins du client -. En France, Sagem dispose de bonnes relations avec les opérateurs nationaux et l’on pourrait facilement retrouver ce reader vendu sous leur marque et tirant bénéfice de la connexion 3G pour distribuer du contenu : livre, presse etc. Avec un reader comme celui-ci et les moyens dont ils disposent, l’arrivée de l’un d’entre eux sur le marché français de la lecture numérique pourrait changer pas mal de choses… Wait and see.
PixelQi a trouvé de nouveaux partenaires
Le site E-Ink Info a pu interviewer la fondatrice de la société PixelQi à l’origine du fameux écran 3Qi. Dans cet entretien, elle indique que son entreprise a noué de nouveaux partenariats depuis sa dernière intervention lors du CES de Las Vegas. Notion Ink, avec sa tablette Adam, ne sera donc pas le seul fabricant à utiliser la technologie de PixelQi. Pour l’instant, un seul modèle est proposé, avec une diagonale de 10 pouces, mais d’autres dimensions sont envisagées. En effet, un écran de ce type serait particulièrement intéressant sur les tablettes Internet comme l’Archos 5 IT ou encore sur des smartphones. Aujourd’hui, les mobiles sont les appareils de lecture numérique les plus employés et un écran PixelQi améliorerait le confort de lecture qui, selon les modèles, laisse à désirer.
La roadmap de Txtr dévoilée
La jeune start-up allemande Txtr (anciennement Wizpac) a présenté son activité lors de l’événément TechCrunch Mobile 2010. C’était l’occasion pour Christophe Maire, président de Txtr, d’introduire son entreprise et de présenter sa roadmap. Et tout ce que l’on peut dire c’est que Txtr a de sacrées ambitions. Le retard de commercialisation du Txtr Classic devrait vite se faire oublier avec l’arrivée d’une nouvelle génération de readers dont un modèle grande format avec écran en papier électronique et un modèle avec écran couleur d’ici deux ans. Christophe Maire a aussi montré son intérêt pour les nouvelles technologies d’écrans couleurs comme le Mirasol ou encore celle développée par LiquaVista. Il est fort probable que l’une d’entre elles se retrouve dans un futur reader estampillé “Txtr”. Cependant, on attend toujours l’arrivée du premier modèle de la marque dont le succès ou l’échec conditionnera les futurs développements.
La technologie Mirasol prendra son envol à l’automne
Le site Slashgear nous révèle quelques informations intéressantes sur la technologie d’écran innovante de Qualcomm : Mirasol. En effet, le premier reader équipé d’un écran Mirasol sera commercialisé à l’automne. L’écran devrait avoir une diagonale de 5,7 pouces et une résolution de 1024×768 (240ppi), correspondant à la première série produite par Qualcomm. D’autres formats seront commercialisés dans le courant 2011. Cependant, ce premier modèle devrait marquer une étape dans l’histoire des écrans de nos readers.
Tout d’abord, la technologie Mirasol est capable d’afficher des vidéos en 30fps et en couleur. Pour illustrer ces fonctions, Engadget a tourné une vidéo en 1080p (téléchargeable en suivant le lien ou visible ci-dessous) et le résultat est bluffant ! Une chose impensable sur les écrans epaper actuels ! De plus, le Los Angeles Times a dévoilé les premiers chiffres concernant l’autonomie d’un reader équipé d’un tel écran. L’autonomie sera supérieure de 18% par rapport à la dernière génération d’écran E-Ink. Un Kindle équipé d’un écran Mirasol sera utilisable pendant 8,6 jours contre 7,3 jours pour un Kindle avec un écran E-Ink. Les tests effectués par Qualcomm visent à représenter une utilisation normale, composée d’une lecture quotidienne de livres, magazines et un peu de navigation sur Internet. L’arrivée des écrans Mirasol va creuser un peu plus l’écart d’autonomie entre les produits à écran LCD et les appareils utilisant des technologies d’affichage dites de “papier électronique”.
Pour l’instant, on ne sait pas quel fabricant a été choisi pour commercialiser un reader avec un écran Mirasol. Des bruits de couloirs indiquent qu’Amazon serait très intéressé par la technologie… Wait and see.
MAJ : NewsGadget.de vient de mettre en ligne une vidéo tournée lors du Mobile World Congress. Elle montre bien la qualité d’affichage de l’écran Mirasol.
MAJ 2 : Toujours la même démonstration mais un peu plus longue cette fois. Le rendu sur un livre n’a pas l’air si mauvais.
Ecran SiPix : quels bénéfices pour un reader?
Parmi les nouveaux écrans très attendus cette année, on peut citer les modèles monochromes développés par SiPix qui risquent d’être utilisés sur de nombreux readers qui vont sortir durant le prochain trimestre. Le Cybook Orizon de Bookeen devrait être le premier commercialisé avec un tel écran. Pourtant, cela n’empêche pas quelques prototypes équipés dudit écran de passer devant la caméra.
Dans cette vidéo dénichée par Aldus, on découvre un prototype de reader taïwanais, fonctionnel, équipé d’un écran SiPix. Première bonne nouvelle, il n’y pas de perte de contraste ou de problèmes de reflets, contrairement à ce que l’on peut connaître avec la génération actuelle de readers tactiles. En revanche, l’interface n’est pas si distincte de celles que l’on connaît aujourd’hui. Pourtant le tactile permet de faciliter l’appropriation du reader par l’utilisateur. On attend vivement le Cybook Orizon et son écran SiPix. Couplé à l’affichage par couverture proposé par Boo Reader, la navigation sera sûrement plus intuitive.
Test : Le Kindle, la librairie portable (Partie 1/3)

Introduction
Aujourd’hui leader mondial de la vente de livres numériques et de readers, Amazon est présente sur ce marché depuis novembre 2007. Le Kindle est le premier produit a avoir montré le potentiel d’un livre connecté : à la fois une bibliothèque et une librairie dans un appareil d’environ 290 grammes. Cette formule a connu un véritable succès, faisant du Kindle le reader le plus vendu aux Etats-Unis et dans le monde. Si la première génération était uniquement commercialisée sur le territoire américain, le Kindle 2 s’est internationalisé lors de ses dernières révisions. Désormais, l’appareil est utilisable dans plus de 100 pays avec un accès à un catalogue qui va de 350 000 à 410 000 titres suivant les pays.
L’arrivée du Kindle International a amené sur le marché français un nouveau concurrent aux modèles déjà existants de Bookeen ou de Sony, les deux leaders européens. Cependant, au-delà de proposer un nouveau reader banal sur le marché européen (et donc français), Amazon débarque avec le premier reader communicant. Le Kindle est-il pour autant adapté au marché français? Pas vraiment. Amazon importe le Kindle depuis les Etats-Unis et le livre à domicile dans sa version américaine : l’interface est en anglais, le clavier QWERTY etc. Quid du Kindle Store? La très grande majorité du contenu est en anglais, les titres en français étant relativement limités.
Dans ce cas, le Kindle a-t-il une réelle pertinence sur le marché français? Quel type de lecteur pourrait-il séduire? La quasi-absence de contenu en français et la non-localisation de l’interface seront-elles un frein à l’achat? De plus, avec son clavier et ses nombreux boutons, le Kindle est-il agréable à utiliser face à des appareils concurrents de mieux en mieux pensés?
Nous avons testé le Kindle un petit bout de temps avec notre traditionnelle batterie de tests, «metro, boulot, dodo». Voici notre avis sur le reader d’Amazon.
Encore un grand merci à notre généreux lecteur qui nous a offert ce Kindle pour réaliser un test complet…
Le déballage

La livraison
Combien coûte un Kindle? Pour l’instant, il est l’un des readers les moins chers du marché. Au final, il vous coûtera 259 dollars plus 45 euros de frais de douanes et une vingtaine d’euros de frais de livraison. Surveillez bien le cours euro/dollar car suivant les jours, vous pourrez payer votre Kindle entre 10 euros +/- cher ! Au total, il faudra en moyenne 225€ pour acquérir un Kindle, sans la housse vendue en option.
A noter, la rapidité impressionnante du service de livraison du service UPS ! Le Kindle nous était livré dans les deux jours suivant la validation de la commande. D’Indianapolis à Paris, c’est une belle prouesse.
La boîte

L’emballage se limite à une simple boîte en carton marron avec une belle typographie noire. A l’intérieur, le Kindle est placé dans une coque qui épouse parfaitement sa forme. L’intérieur du «coffret» est noir, recouvert de multiples lettres et caractères qui voltigent. D’une grande sobriété, Amazon a réussi son packaging en mariant une matière qui rappelle son métier premier, site de vente en ligne, et des lettres qui annoncent que l’on est en présence d’un appareil de lecture.

Le design
Lorsque l’on tombe nez à nez avec une photo de la première génération du Kindle on se rend compte du chemin parcouru ! En effet, entre la première et la deuxième génération de son reader phare, Amazon est passé d’un produit véritablement laid (il faut le dire) à un appareil à la ligne beaucoup plus épurée. Le design est soigné et on pourrait même dire que les images utilisées par Amazon sur son site ne lui rendent pas justice.

Le blanc de la coque avant donne au reader un aspect extrêmement lisse et fait ressortir l’écran en papier électronique. Les touches du clavier, disposées en dessous de l’écran, sont légèrement surélevées et agréables au toucher. Attention, il s’agit d’un clavier QWERTY, la combinaison anglosaxonne. Amazon n’a pas pris le soin de localiser son produit et de fournir un clavier AZERTY pour les utilisateurs francophones. Sur les côtés de l’appareil, on trouve les boutons de navigation pour changer de page, retourner à la page d’accueil ou bien accéder aux menus. A droite du clavier se trouve le pad multidirectionnel. Celui-ci vient remplacer la molette présente sur la première génération, plutôt disgracieuse. Sur le haut de l’objet on découvre le bouton d’allumage ainsi qu’une prise jack 3,5mm. La tranche inférieure du reader est occupée par un discret port microUSB et un diode qui indique l’état du chargement du reader lorsqu’il est branché sur une source d’énergie. Le dos du Kindle est fait d’aluminium brossé et le haut de l’appareil comprend une partie en plastique pour optimiser la réception de l’antenne 3G présente dans le produit.

La Kindle tient très bien en main. En dépit de sa finesse étonnante (semblable à celle d’un crayon à papier), le produit renvoie une véritable sensation de solidité. Ce n’est pas pour autant qu’il faudra s’asseoir dessus et l’écraser dans son sac. Comme d’habitude, nous vous conseillons vivement d’acquérir une housse avec le reader. Celle proposée par Amazon jouera parfaitement son rôle, tout en limitant le budget (29$). Sinon, ce n’est pas l’offre d’accessoires qui manque et vous trouverez facilement votre bonheur en ligne.

Dans la boîte d’origine, il faudra vous contenter d’un guide de démarrage en anglais, un câble USB vers microUSB ainsi qu’un adaptateur secteur USB vers prise US. Pas de version européenne dans la boîte, donc il sera nécessaire d’acquérir en plus un adaptateur prise US vers EU. On en trouve facilement sur Internet pour quelques euros.
Prise en main
L’écran

Quel écran ! Dès la sortie de l’emballage, vous serez surpris par son contraste optimal et sa résolution. Le contraste est excellent et les nuances de gris sur les images sont réussies. Cette qualité est permise grâce à la dernière génération d’écran E-Ink Vizplex avec 16 niveaux de gris. Il s’agit du même écran 6 pouces que celui qui équipe le PRS-600, mais sans la couche tactile qui réduit le confort et la qualité de lecture. La vitesse de rafraîchissement est l’une des plus rapide que nous ayons vue et l’habituel «flash noir» se fait rapidement oublier pendant la lecture. Un sans faute pour cet écran qui porte haut les atouts du papier électronique : contraste et confort de lecture identique à celui d’une feuille de papier ordinaire !
La mise en veille

Le Kindle s’allume instantanément, à la manière des readers de Sony. Pour la mise en veille, au lieu de laisser un écran vide, le Kindle affiche le portrait d’un grand écrivain. Il change à chaque fois. Le Kindle stocke une vingtaine de portraits du plus bel effet. Et rappelez vous, un écran en papier électronique consomme uniquement de l’énergie lors de son rafraîchissement. Donc pas d’impact sur l’autonomie pour cette mise en veille originale !
La navigation

A première vue, on peut penser que l’ergonomie proposée par le Kindle n’est pas optimale. En effet, ce reader bat le record du nombre de boutons : avec le clavier, on compte 55 touches. Contrairement aux apparences, l’appareil est plutôt simple à prendre en main. On se déplace très rapidement dans les menus à l’aide du pad multidirectionnel, très réactif, et l’on peut sélectionner du texte avec la même vélocité. D’un clic, on valide et l’écran est aussitôt rafraîchi. En quelques clics, il est possible d’ouvrir un livre et de prendre des notes sur le passage souhaité.

En nette amélioration par rapport à la première génération qui disposait de touches à la frappe trop sèche, le clavier du Kindle est plutôt réussi : on tape rapidement un titre pour effectuer une recherche dans le Store ou encore une note sur un livre. Cela dit, au quotidien, le clavier est peu utilisé et pourra sembler inutile à certains. Amazon adoptera sûrement pour sa prochaine génération de reader un écran tactile et un clavier virtuel pour saisir du texte. Wait and see.

Les boutons de navigation sont présents sur les deux côtés du Kindle, pour une utilisation par un gaucher ou un droitier qui tiendrait le reader d’une seule main. Ce sont les contrôles qui seront les plus employés par l’utilisateur et ils semblent plutôt solides. Au risque de nous répéter, le Kindle est un produit de très bonne facture et devrait plutôt bien «vieillir», contrairement à certains de ses concurrents.

Globalement, la navigation est simple, même si nous avons une préférence pour les interfaces tactiles, qui diminuent la barrière entre le produit et son utilisateur. La prochaine génération de Kindle s’y essayera sans doute…
L’interface
Lorsque vous allumez votre Kindle pour la première fois, vous êtes accueilli par une lettre de Jeff Bezos vous félicitant pour votre achat. D’ailleurs, le Kindle connaît déjà votre prénom ! L’installation est très rapide : il suffit de rentrer son compte Amazon et le tour est joué. Et inutile de vous préciser qu’à ce moment là, votre reader est connecté directement à votre carte bleue ! Nous vous détaillerons par la suite l’accès au Kindle Store et le système de facturation proposé par Amazon.

Amazon pourrait revoir l’ergonomie de la bibliothèque du Kindle. Ne vous attendez pas à naviguer dans les couvertures «virtuelles» de vos ebooks, il faudra vous contenter d’une liste de 10 titres par écran. On peut classer ses titres par titre, par auteur ou bien par fréquence d’utilisation. Il est aussi possible d’afficher uniquement ses journaux, ses livres, ses documents personnels ou bien la totalité des fichiers présents sur le reader. En se plaçant sur un titre, un clic gauche à l’aide du pad permet de supprimer le titre, tandis qu’un clic droit donne accès aux informations sur l’ebook sélectionné. Ce qui nous a le plus gêné dans l’interface actuelle, c’est la difficulté que l’on peut avoir à retrouver un livre dans une bibliothèque de quelques centaines de titres. Ce défaut se retrouve aussi sur d’autres readers et c’est à ce moment que la fonction recherche dévoile tout son potentiel. Vous pourrez retrouver rapidement un fichier du moment que vous connaissez son nom. Autre fonctionnalité appréciable, l’indexation des fichiers. Il est possible de rechercher à l’intérieur d’un livre pour retrouver plus facilement le passage que vous recherchez. C’est étonnamment efficace ! Un étudiant pourra ainsi rapidement trouver le passage qu’il recherche ou l’amateur de théâtre, l’emplacement de sa tirade préférée.

L’ergonomie de l’interface logiciel n’est pas la plus simple à prendre en main et elle demandera un petit temps d’adaptation à l’utilisateur. On sent que ce produit s’adresse encore à un public d’early-adopters et qu’il a été pensé essentiellement par une équipe d’ingénieurs. Le Kindle a un «petit côté geek». Rien de bien inquiétant, et au fur à mesure que le Kindle rencontre le succès, il devient un produit de plus en plus grand public. D’ailleurs Amazon simplifiera sûrement l’interface de son reader avec la prochaine gamme.
Mais qu’en est-il du confort de lecture offert par le Kindle? Ce reader arrivera-t-il à tirer parti de sa connexion 3G? Que vaut la plateforme Kindle, tant sur iPhone que l’ensemble des appareils supportés? Nous répondrons à ces questions dans la seconde partie de notre test.




















