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Actes Sud se met au numérique avec des DRM et des prix… surprenants

Un nouvel éditeur, et non des moindres, vient de rejoindre le banc du numérique : Actes Sud. La maison d’édition arlésienne propose depuis la semaine dernière 35 titres issus de son catalogue en version numérique. Actes Sud a choisi d’être distribué par la plateforme numérique Eden Livres déjà utilisée par Gallimard, Flammarion, La Matinière et bien d’autres, pour être revendu sur la totalité des plateformes de vente d’ebooks, notamment l’iBookstore d’Apple et celle d’Amazon.

En revanche, on peut critiquer la décision des éditions Actes Sud de ne pas s’être affranchi des DRM. En effet, les fichiers vendus seront bridés par la protection du revendeur (les DRM Fairplay pour Apple, les Adobe CS4 pour les revendeurs EPUB tiers). Cette décision va à contre-courant de la tendance actuelle qui pousse les éditeurs à abandonner ces coûteuses et inutiles protections. Comme quoi, les opérations comme celle-ci ont encore du sens aujourd’hui…

On sera tout autant surpris par les tarifs pratiqués : on ne trouve pas un ebook en dessous de 12,99 € et il faut compter entre 17,99 € et 18,99 € pour l’un des bestsellers de Camilla Läckberg. À ce prix, mieux vaut acheter la version papier… Bref, on est loin de l’offre parfaite chez Actes Sud.

Pour l’instant, les ebooks Actes Sud sont disponibles sur l’iBookstore, ePagine, mais rien encore sur le Kindle Store français.

La sélection du jour #97

  • Que vont devenir les livres ? – La Feuille
  • Le livre numérique dépasse le livre de poche aux Etats-Unis – Le Figaro
  • Une interview de François Gèze, PDG des Editions La Découverte au sujet de l’évolution du secteur de l’édition et du futur du métier d’éditeur. – LecturesLab.ch
  • Deuxième numéro de Digitales, l’émission du livre numérique : “Google et la librairie”. – 1001Libraires
  • Piracy matters, but how much? – FutureBook
  • Streaming or Buying Books : Will Readers Choose a Subscription Model for E-Books ? – Read Write Web
  • Dear Hachette, you’re doing it wrong – BookSprung
  • Gatekeeping : necessary or not in the eBook era ? – An American Author

Les écrivains français satisfaits de la relation auteur/éditeur ?

A l’approche du Salon du Livre de Paris, la Société Civile des Auteurs Multimédia (SCAM) vient de rendre public une enquête sur l’état des relations entre auteurs et éditeurs. Une situation qui s’est améliorée depuis l’année dernière puisque 71% des 600 écrivains sondés (contre 69% en 2010) ont déclaré être satisfait de leur relation avec leur maison d’édition.

Si les auteurs perçoivent des à-valoir en proportion moindre – 64% de contrats avec à-valoir dont 67% compris entre 1 et 3000€ -, ces derniers demeurent globalement satisfaits des contrats proposés par leur éditeur. En revanche la question des droits numériques reste un sujet à la marge… Signe de l’incertitude des éditeurs quant à la position à adopter, seuls 23% des auteurs interrogés ont été sollicités par leur maison d’édition pour signer un avenant numérique , tandis que 42%  disposent d’une “clause numérique” dans leur dernier contrat.

Pire encore, 3% seulement des auteurs ont pu négocié un contrat pour une exploitation exclusivement numérique. Autrement dit la route est encore longue d’ici à ce qu’auteurs et éditeurs trouve un terrain d’entente sur les conditions d’exploitation propres au livre numérique. D’autant plus si le partage des droits dans les contrats continue à s’inspirer des taux de rémunération de l’édition papier…

Un point de discorde qui, en plus de la question de la durée des contrats, a d’ailleurs mené dans l’impasse les discussions entre le Conseil permanent des écrivains (CPE) et le Syndicat national de l’édition (SNE) après six mois de négociations… Malheureusement la démocratisation du livre électronique en France, ce n’est pas pour tout de suite…

Vous êtes contre les DRM? Montrez-le !

Après la publication de la Reader’s Bill of Rights, nous ne pouvions décemment en rester là. C’est une réalité : les mouvements  et actions invitant à bouder les fichiers protégés par DRM se font de plus en plus nombreux (cf. le blog de Lionel Dujol). Par chance, de nombreux éditeurs, plus ou moins grands, ont choisi de diffuser des fichiers sans DRM. Et leur croissance en numérique ne se trouve que confortée ! Preuve s’il en fallait qu’une politique ouverte sur la question ne peut que stimuler le secteur. Cependant, un bon nombre de majors (s’entêtent) continuent de vendre des ebooks à des prix exorbitants, le tout, bridés par des dispositifs de protection. Balayons les amalgames aisés, (exiger) vouloir des fichiers sans DRM ne veut pas dire vouloir les distribuer illégalement.

Afin de vous faire entendre, diffusez ce symbole anti-DRM. Dans vos ePub, sur vos sites et vos blogs. Affichez le logo qui vous correspond et montrez votre opposition à ces systèmes de protection qui entravent le bon usage d’un ebook, gâchant l’expérience de lecture et plaçant le lecteur tel un pirate. Pour cela, nous vous proposons un pack de fichiers comprenant le logo francisé dans ses 5 versions (PNG et SVG, pour s’en servir partout). Pourquoi cinq versions et non pas 3, comme initialement? Nous avons réalisé une version spéciale pour les éditeurs qui proposent des fichiers sans DRM et qui militent contre ces verrous, ainsi qu’une autre pour les libraires.

Pour récupérer les logos, il suffit de télécharger l’archive ZIP à cette adresse. Ensuite, utilisez-les comme bon vous semble, diffusez-les ! Un grand merci à Gwen Catala pour la version française des logos et la création de la version dédiée aux éditeurs, sur un travail original de Nina Paley pour ReadersBillofRights.info.

Edition : une entente illégale sur les prix des ebooks en France?

CNET France rapporte l’affaire. Hier matin, une équipe des services de la concurrence de la Commission Européenne perquisitionnait les locaux de plusieurs éditeurs français, dont les majors (Flammarion, Hachette, Gallimard). Au cours de plusieurs heures de fouilles, les enquêteurs sont repartis avec plusieurs documents, notamment des appareils électroniques de différents responsables dans le but de passer leurs mails au peigne fin. Autant dire que cette descente n’est pas passé inaperçue dans le petit monde de l’édition française, habitué à un certain calme.

Cependant, les choses nous concernent de près : l’objet de l’enquête porte sur une éventuelle entente entre les différents éditeurs français sur le prix de vente de leurs ebooks. Alors que l’épisode législatif autour du vote de la loi sur le prix unique du livre numérique bat son plein, l’exception française attire une fois de plus le regard des instances européennes. Que faut-il en penser? Il est vrai que les prix des ebooks vendus par les majors s’établissent de fait dans une fourchette tarifaire que l’on retrouve sur toutes les plateformes. Cela pousse à se poser certaines questions… Mais ne faut-il pas y voir une riposte aux différentes mesures législatives françaises, n’allant pas dans le sens des objectifs européens?

Nous n’aurons pas la conclusion de cette histoire avant plusieurs mois et nous nous abstiendrons de donner un avis arrêté d’ici-là. Mais une fois de plus, la question du prix des livres numériques est au coeur des enjeux du marché français. Nous sommes bien loin des préoccupations de nos voisins, notamment américains, qui s’intéressent plus aux usages et aux nouvelles pratiques de lecture qu’aux modèles économiques…

Pour lire l’article de CNet et voir une copie du mandat de la Commission, rendez-vous à cette adresse.

Readability : améliorer l’expérience de lecture tout en soutenant l’écriture

Nous vous avions présenté il y a quelques mois Readability, un service développé en Javascript permettant de récupérer uniquement le texte d’un article d’une page web, sans publicités ni menus contextuels, de façon à offrir un meilleur confort de lecture et se focaliser sur le contenu. Le service a connu un beau succès puisque peu de temps après son lancement, Apple s’est servi de l’API de Readability pour le mode “Lecteur” de Safari 5, tandis que des services comme Reeder ou Flipboard ont intégré Readability au sein de leur application.

Depuis, le service s’est développé, proposant en plus de son API, des plugins pour Mozilla Firefox et Google Chrome, tout en continuant à tirer parti des capacités du langage HTML5. Largeur du texte, taille de police, couleur de l’arrière plan, conversion des liens en notes de bas de pages, Readability offre en effet tout un panel de fonctionnalités pour améliorer la lecture sur écran.

Mais aujourd’hui la plateforme entame un nouveau cycle, en collaboration avec Instapaper. Readability propose désormais un service payant permettant pour 5$ par mois (ou plus si vous le désirez) de lire et/ou sauvegarder des articles, sans publicité, tout en rémunérant l’auteur ou l’éditeur.

Concrètement voici comment cela fonctionne pour l’éditeur :

Tandis que le modèle économique repose sur le principe suivant :

L’objectif de Readability est donc d’offrir la meilleure expérience de lecture sur le Web tout en soutenant auteurs et éditeurs par la création d’un nouvel écosystème solidaire et responsable. Une initiative très intéressante que nous ne sauront qu’applaudir et encourager !

Readability – Enjoy Reading, Support Writing from Arc90 on Vimeo.

Des livres à volonté contre un tatouage ?

Que diriez vous de décorer votre peau avec le titre ou la couverture d’un de vos livres préférés ? C’est du moins ce que propose l’éditeur américain Black Ocean, qui vient de se lancer dans une opération marketing plutôt “originale”…

Toute personne se faisant tatouer sur le corps un élément en rapport avec un ouvrage du catalogue de l’éditeur se verra en effet offrir un abonnement à vie valable sur l’ensembles des titres de Black Ocean. Un bon moyen pour les amateurs de tatouage et les passionnés de lecture d’obtenir des livres gratuitement. Un excellent moyen surtout pour l’éditeur de faire parler de sa collection avec cette communication quelque peu décalée…


Amazon ne veut pas perdre les éditeurs de presse


Lundi, Amazon a annoncé qu’elle allait proposer le même partage de revenus (70% pour l’éditeur, 30% pour Amazon, net des frais de roaming) sur la presse que sur les livres. L’annonce est passée inaperçue car elle concerne une fonctionnalité moins connue de l’appareil : celle d’accéder à la totalité de journaux et magazines américains et plusieurs titres internationaux. Avec plusieurs centaines titres, cette offre n’est pas exempt de défauts et souffre durement de la comparaison avec l’iPad.

En effet, les journaux et les magazines livrés sur le Kindle sont distribués dans leur plus strict apparat : le texte, rien que le texte. Toute forme de mise en page et de contenus additionnels (images, tableaux) sont absentes. Lors de la sortie du Kindle en novembre 2007, cette fonctionnalité avait pourtant fait sensation et les premiers acquéreurs du produit s’était empressé de s’abonner à divers titres. Ainsi, le New York Times s’était targué d’avoir 800 000 abonnés Kindle. Mais depuis l’arrivée de l’iPad, la lecture de presse sur les readers est devenue une fonction accessoire.

Bridé par son écran noir et blanc en papier électronique, le Kindle laisse peu de possibilités de création aux éditeurs. Est-ce que l’augmentation du pourcentage perçu sur chaque vente suffira à faire taire ces reproches? En lançant le NookColor, Barnes&Noble a changé de stratégie en offrant un kiosque presse qui reprend les mises en page des éditions papiers et qui, à terme, permettra une certaine forme d’enrichissement. Ce type d’offre est autant séduisante pour l’éditeur de presse que pour le lecteur. De son côté, Amazon a encore du pain sur la planche…

eBook : Random House en route vers les 10% de CA en numérique


Le leader mondial de l’édition, Random House, semble avoir réussi son entrée dans le numérique. Avec un partenariat très lucratif autour du Kindle Store, l’éditeur voit le numérique prendre une part de plus en plus importante dans ses résultats comme le rapporte Reuters. Son président, Markus Dohle, déclare ainsi que le numérique représente déjà 8% du chiffre d’affaire de l’entreprise aux Etats-Unis grâce aux ouvrages de Dan Brown, John Grisham ou encore Stieg Larsson. Et le passage à la nouvelle année devrait être le moment de franchir un nouveau cap, celui des 10% du chiffre d’affaire global de la maison.

Visiblement, Random House semble avoir pris la tête des éditeurs distribuant leurs contenus numériques en transformant ce qui était il y a un an un marché de niche en quelque chose de beaucoup plus lucratif. D’ailleurs, il ne serait pas anodin que cela soit en partie attribuable aux choix stratégique retenus par l’entreprise. Random House est le dernier des grands groupes d’édition à ne pas avoir adopté le modèle d’agence. C’est pour cette raison que l’on trouve uniquement les ouvrages de l’éditeur sur le Kindle Store et non pas sur l’iBookstore. Sur ce point, Random House n’a peut être pas fait un mauvais choix.

Interrogé sur le modèle d’agence, Markus Dohle reste réservé, “Nous devons vraiment réfléchir si nous voulons ce changement radical dans notre modèle économique” avant de rajouter, “Est-ce que les éditeurs savent fixer le bon prix de vente… Cela n’a pas été notre métier par le passé”. De toutes les manières, l’iBookstore est présent depuis seulement quelques mois tandis que le Kindle Store est en place depuis trois ans. “Nous pensons que nous devons observer attentivement pour trouver un modèle économique durable pour les années qui viennent”, conclut le patron de Random House. Et contrairement à ce que pense certains de ses concurrents, cela se fera peut-être pas l’intermédiaire du service d’Amazon.

Le CNL publie un guide à destination des éditeurs

Le Centre National du Livre met à disposition des éditeurs un guide complet expliquant les nouveaux enjeux du métier à l’heure du numérique. Composé également de fiches pratiques concernant la chaîne du livre, d’adresses et de liens utiles, ce guide s’avérera précieux pour les professionnels du secteur et les personnes intéressées par le métier d’éditeur.

Publication numérique : Après Adobe, Quark…

Quark, l’éditeur du logiciel QuarkXPress se devait de réagir au communiqué d’Adobe concernant la publication depuis InDesign vers l’iPad et autres formats numériques. C’est chose faite depuis le 17 juin avec une page Web annonçant les différentes solutions à venir de Quark et un planning prévisionnel.

Rappelons que, depuis quelques années, InDesign a pris le pas sur XPress, à la fois qualitativement (depuis sa version 2, InDesign est plus performant qu’XPress), et quantitativement (il n’existe pas de chiffres officiels, mais les parts de marché, dans le domaine de la publication assistée par ordinateur, seraient de 60% pour InDesign contre 40% pour XPress).
Un exemple tout simple de la supériorité technique d’InDesign dans le domaine qui nous concerne : XPress 8 n’est toujours pas capable de générer des fichiers ePub, ce que son concurrent sait faire (plus ou moins bien il est vrai) depuis la version CS3 (sortie en 2006).

D’après le communiqué de presse, QuarkXPress devrait pouvoir générer des fichiers ePub à la fin de l’année, ou au début de l’année prochaine. Idem pour les documents non Flash à destination des tablettes (XPress sait déjà générer des fichiers Flash en SWF depuis sa version 8).
D’autre part, l’ensemble des produits de Quark prendrait le nom de Digital Publishing 2.0. La solution contiendrait au moins : QuarkXPress, Quark Publishing System (QPS – un système de gestion de flux éditorial, comparable à la solution de Woodwing que nous avions présentée au mois de mai – que Quark commercialise depuis 1991) et Quark XML Author.
Quark devrait aussi permettre d’exporter de l’ePub et des documents pour tablettes non Flash via Digital Publishing 2.0 mais l’éditeur ne précise pas si la fonction sera celle d’XPress ou un module spécifique.

Bien que le planning de Quark manque quelque peu de précision, on peut supposer que leurs solutions seront disponibles environ six mois après celles d’Adobe.
En revanche, nous ne saurons dire s’il faudra, comme cela semble être le cas avec les solutions à venir d’Adobe, faire trois fois le “même” document, un par support (smartphone, tablettes, livres électroniques) ou si, depuis un document, on pourra exporter trois fois avec des réglages différents.
Il est fort probable que cela soit le cas directement avec XPress : un document par support de destination, tandis qu’avec Digital Publishing, il suffira “d’adapter” le document en fonction de la destination, exactement comme le système de gestion de flux de Woodwing.

Dans ce même communiqué de presse, Quark annonce que son logiciel phare devrait être capable de générer des documents lisibles par le logiciel de lecture Blio (à venir, nous en avions déjà parlé) dès cet automne.

Les enjeux de la publication vers les supports électroniques divers sont aussi importants pour Quark que pour Adobe : l’éditeur qui proposera la solution la plus simple pourrait prendre le pas (définitivement ?) sur l’autre…

L’édition multilingue fait ses débuts sur 40kbooks


Nous vous en parlions il y a une quinzaine de jours, les premiers ebooks de la jeune maison d’édition numérique 40kbooks sont enfin de sortie. Et la promesse originale a été tenue, proposer chaque ouvrage dans plusieurs langues ! Comme le souligne Thierry Crouzet, qui fait partie des premiers auteurs publiés, ce n’est pas sans rappeler les sorties au cinéma, et tout à fait novateur lorsque l’on parle d’édition.

Le cinéma nous a habitués aux sorties internationales simultanées. Le même jour, dans toutes les villes, nous pouvons aller voir nos chers blockbusters dans notre langue natale. Jusqu’à présent les éditeurs étaient plus pépères. Un livre sortait aux États-Unis. Quand tout allait bien, trois ans plus tard on l’avait en France. Et quand un livre sortait en France, jamais les Américains n’avaient une chance de le lire. C’est en train de changer.

Et quelle qualité de réalisation ! Les couvertures sont très réussies au point qu’on les aimerait presque en papier. Celles-ci restent identiques pour chaque ouvrage, même si la langue diffère. En tout cas, la cohésion est là et voici des titres qui, même en numérique, devraient attirer l’oeil.

L’idée de proposer un texte dans plusieurs langues est particulièrement séduisante. On a également hâte de retrouver des éditions bilingues avec la possibilité de faire apparaître le texte dans une langue ou dans une autre, et de changer à la volée. L’édition multilingue à de beaux jours devant elle !

Une entente pour la distribution de livres numériques en France

C’est une décision qui devrait faire date. ePagine annonce sur son blog que les plateformes de distribution Eden Livres, ePlateforme, ePagine et Numilog ont signé un accord en vue de mettre à disposition des libraires un catalogue commun réunissant les contenus numériques des principales maisons d’éditions françaises.

« Paris, le 12 mai 2010

Le développement du marché des livres numériques en France implique de trouver rapidement une solution pour permettre à tous les libraires d’afficher sur leur site, dans un même espace, un catalogue commun de tous les titres numériques disponibles, et à leurs clients de les intégrer à un panier d’achat unique, quelle que soit la plateforme qui gère l’accès aux fichiers et aux données descriptives de ces livres. L’urgence de cette initiative est confortée par l’ouverture prochaine du portail de vente des libraires (www.1001libraires.com).
Les plateformes de distribution numérique Eden Livres (groupes Flammarion, Gallimard, La Martinière/Le Seuil), Eplateforme (Editis / Média participations / Michelin) et Numilog (groupe Hachette Livres) ont donc décidé d’ouvrir simultanément leurs services à toutes les solutions professionnelles d’ebooks-store qui permettent aujourd’hui aux libraires de vendre des livres numériques sur leur portail. Ceux-ci pourront donner ainsi accès à l’intégralité des catalogues des éditeurs distribués par ces plateformes, après accord avec leur diffusion respective.
Les études et développements sont d’ores et déjà engagés, dans le cadre d’un groupe de travail réunissant Eden Livres (distributeur), Eplateforme (distributeur), Numilog (distributeur, prestataire ebooks-store) et Epagine (prestataire ebooks-store). Une première étape de développement sera opérationnelle dès la mi-juin 2010, pour un déploiement complet du service début septembre 2010.

Eden Livres, Eplateforme, Numilog, Epagine. »

Il s’agit assurément d’une étape clé qui rassure quant à la volonté des éditeurs de favoriser le développement de l’offre de livres électroniques en France. Nous attendrons néanmoins de voir les dispositions techniques de cette entente avant de se prononcer sur la formation d’un éventuel hub inter-professionnel.

Université d’été de la bande dessinée : du papier au numérique


La Cité internationale de la bande dessinée et de l’image et le Pôle Image Magelis viennent d’annoncer le programme de la 4ème Université d’été de la bande dessinée qui aura lieu du 5 au 7 juillet 2010 à Angoulême. Comme l’indique l’intitulé de la conférence, Trans-média, cross-média, média global :
de l’album singulier aux écrans multiples
, la thématique des conférences est axée sur la création ou l’adaptation de bande dessinée sur d’autres supports que le papier et concerna aussi bien les auteurs (scénariste, dessinateur) que les éditeurs.

Parmi les intervenants, citons Claudia Zimmer, responsable d’Avé Comics, Benjamin Samuel Ewenczyk, fondateur de digiBiDi dont nous avions publié un texte et Yannick Lejeune, le fondateur du Festiblog.

Pour découvrir le programme, rendez-vous à cette adresse. Et pour le formulaire d’inscription, c’est par ici !

Google Editions arrivera à l’heure

Lors du Salon du Livre en mars dernier, Philippe Colombet, le directeur de Google Livre France, avait annoncé le lancement cet été de la plateforme Google Editions ainsi que l’arrivée future d’une tablette Internet pour venir concurrencer l’iPad. A l’occasion d’une conférence dans les locaux de la maison d’édition Random House, Chris Palm, un représentant de Google, a confirmé au Wall Street Journal que le service serait bel et bien lancé à partir de fin juin/début juillet.

Il s’agit pour Google de parvenir à se distinguer de la concurrence en proposant notamment un accès simple et rapide aux livres depuis de multiples appareils, tandis que ses rivaux Amazon, Apple et Barnes&Noble se concentrent sur le développement d’appareils et systèmes propriétaires. Les utilisateurs pourront ainsi récupérer des livres numériques depuis la plateforme Google Editions ou auprès de revendeurs et libraires affiliés.

Bref rien de réellement neuf sur le sujet, par rapport à ce qui avait été annoncé par Philippe Colombet.

Pour connaître tous les détails concernant l’arrivée de Google Editions, retrouvez nos précédents articles sur la question :