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Gallimard demande à Wikisource de faire du ménage
Quelle surprise à la découverte de cette information publiée sur Wikisource, la base de données libre de textes et d’ouvrages ! Suite à une demande des éditions Gallimard, les titres de plusieurs auteurs (Éluard, Gide, Giono, Valéry, Apollinaire, Calloc’h, Desnos, Jacob, Péguy, Pergaud, Segalen, de La Ville de Mirmont) vont devoir disparaître du site de la Fondation Wikimedia, au motif suivant (Source Wikisource) :
Le 15 février 2010, la Wikimedia Foundation a reçu une demande de Éditions Gallimard SA (une société française dont le siège est situé au 5 rue Sébastien Bottin — 75007 Paris) de retirer certaines pages du Wikisource en langue française, avec pour motif qu’elles sont en violation de copyright. Cette demande s’appuie sur l’affirmation des Éditions Gallimard que le site Wikisource vise un public français et que, par conséquent, d’après les règles françaises de conflit de lois, le droit d’auteur s’applique à ce contenu.
Comme l’indique François Bon dans son billet (à lire absolument !), l’idéal d’une bibliothèque universelle est ébranlé. A méditer.
Pour suivre l’avancée des débats sur Wikisource, c’est par ici. A suivre de très près ce qui s’annonce déjà comme l’Affaire Gallimard.
Les éditeurs de presse optimisent leurs sites pour l’iPad

A la manière du Telegraph ou de Wired, les éditeurs de presse semblent bien décidés à saisir l’opportunité créée par l’iPad pour redynamiser leur activité et redéfinir la façon d’accéder aux informations. Les éditeurs s’activent ainsi à développer une application pour être présent sur l’AppStore, mais cherchent également à améliorer leur site Internet pour offrir aux futurs possesseurs d’iPad un accès optimal au contenu en ligne.
National Public Radio et The Wall Steet Journal prévoient à ce titre de créer une version spécifique de leur site web dépourvue de Flash de façon à ce que les utilisateurs d’iPad ne soit pas réfractaires à l’idée de venir consulter un site incomplet en Flash. On voit là toute l’ironie de l’histoire dans la mesure où l’handicap de l’iPad (non support de Flash) est résolu par les fournisseurs de contenu, qui s’adaptent aux limitations de l’appareil, et obtempèrent de fait à l’utilisation de la technologie HTML 5 pronée par Apple en remplacement de Flash.
Cette nouvelle version iPad viendrait en plus de la version iPhone, ce qui est du point de vue du consommateur une bonne nouvelle dans le sens où ces derniers pourront profiter au maximum des possibilités de l’iPad et accéder aux journaux aussi bien depuis une application dédiée que le site web optimisé (et non pas une version mobile minimaliste).
A défaut d’avoir créé un produit révolutionnaire, Apple a au moins le mérite de susciter un engouement et une dynamique extraordinaires à même de bouleverser les canons du livre et de la presse numérique.
Numerik:)ivres : du nouveau dans l’édition numérique française

On ne compte plus les nouvelles maisons d’éditions entièrement dédiées au numérique. Après Leezam ou encore SmartNovel voici un nouveau venu sur le marché de l’édition numérique : Numerik:)ivres. Cependant, la lecture numérique a grandement évolué ces derniers mois. Les maisons d’éditions publiant sur mobile ont dû faire évoluer leur offre.
En effet, alors que le nombre d’applications étiquetées ebook vient de dépasser les applications de jeux sur l’App Store, il est devenu difficile de se faire une place dans les meilleurs ventes. De plus, comment faire pour communiquer dans un flot de contenus à lire, d’une diversité propre au numérique, du bon au très mauvais. Numerik:)ivres pense avoir trouvé un axe de développement : profiter des réseaux sociaux pour faire connaître son catalogue et effectuer un véritable travail éditorial, tant dans la sélection des auteurs que les compétences mises à leur disposition. Est-ce l’équation numérique idéale? Retour sur la naissance d’un éditeur numérique.
Numerik:)ivres (prononcé “Numeriklivres”) est né de la collaboration entre deux adeptes du numérique, co-auteurs du fameux Roman d’Arnaud, Jean-François Gayrard et Gwen Catala. Justement, la réflexion entamée pour la réalisation de ce premier roman 2.0 (une expérience d’écriture numérique retransmise sur plusieurs réseaux sociaux, chaque soir) a abouti à la création de Numerik:)ivres. D’ailleurs, les deux co-fondateurs ont beaucoup réfléchi à la définition de l’éditeur numérique. Comme nous l’a indiqué Jean-François Gayrard, “nos exigences éditoriales sont les mêmes que dans l’édition traditionnelle, seul le support de diffusion change: le numérique. Donc, nous ne faisons pas de l’auto-édition parce que nous faisons du numérique”.
Des collections ciblées
Au total, ce seront quatres collections qui viendront remplir le catalogue virtuel de l’éditeur : Histoires à lire debout, Nouvelles à lire debout, Petites vites et Carnets à blog. Grands fanatiques de l’utilisation des réseaux sociaux, pour une communication au plus près de son lectorat potentiel, l’équipe de de Numerik:)ivres s’est déjà fait un nom dans l’univers des blogs littéraires et a recruté plusieurs de ses auteurs dans cette blogosphère. Pour son lancement, le 21 avril 2010, Numerik:)ivres proposera 8 titres (deux par collection). D’ici la fin de l’année, plusieurs dizaines d’ouvrages viendront enrichir le catalogue. En effet, l’éditeur numérique recherche activement ses futurs auteurs et propose un système de soumission de manuscrit avec une réponse sous 60 jours. Avis aux écrivains en herbe ou aux plus rodés.
Une offre de distribution complète

Chaque titre sera diffusé simultanément sur les différentes plateformes numériques, aussi bien l’App Store pour l’iPhone et l’iPad, que le Kindle Store d’Amazon ou encore la vente au format ePub directement sur le site de l’éditeur. On suppose également que les ouvrages seront disponibles par le biais d’autres distributeurs en France. Les versions iPhone et iPad emploieront un moteur de lecture conçu en partenariat avec Pe Soft et amené à évoluer rapidement d’ici la fin de l’année. La roadmap est ambitieuse et remplie de surprises. On en attend une tout particulièrement : une offre de location de livres électroniques. Cela promet. Pour l’achat à l’unité, les prix fixés par Numerik:)ivres ne seront pas cassés, “ne s’agissant pas de faire du roman feuilleton (…) pas question de sortir des titres à 0,79€” nous confiait Jean-François Gayrard. Suivant les collections, les ebooks seront vendus entre 4,99€ et 12,99€.
Numerik:)ivres propose une offre éditoriale complète issue d’une véritable réflexion sur la révolution numérique en cours. Cependant, comme toute nouvelle conquête, tous les acteurs ne survivront pas. Pourtant, l’accent mis sur la plateforme d’Apple et les réseaux sociaux permet de s’adresser à un large public qui a prouvé son goût pour la lecture numérique. Couplé à quelques surprises attendues d’ici la fin de l’année, Numerik:)ivres se place comme un éditeur numérique très prometteur nous laisse penser que ses titres vont vite se retrouver sur nos mobiles et nos readers. Rendez-vous le 21 avril pour lire les premières lignes de cette nouvelle aventure numérique.
Exclu : Pas d’éditeurs français sur l’iBookStore avant au moins deux mois
Alors qu’Apple continue d’entretenir le buzz autour de l’iPad avec son spot publicitaire diffusé pendant la cérémonie des Oscars, nous avons eu confirmation de notre côté que l’iBookStore ne proposera pas de livres en français pour le lancement de l’iPad prévu fin avril en France. De sources sûres, nous apprenons en effet que les éditeurs français et européens n’auront pas accès à l’iBookStore avant au moins deux mois.
Il semblerait de fait qu’Apple Europe ne soit pas informé pour le moment des modalités d’inscription à l’iBookStore et invite les éditeurs européens à patienter encore quelques mois. Apparemment Apple n’aurait donc pas encore entamé les discussions avec les maisons d’éditions européennes et cela viendrait confirmer les rumeurs selon lesquelles l’iBookStore resterait dans un premier temps disponible uniquement aux Etats Unis.
On peut ainsi imaginer que l’iBookStore sera une simple application à télécharger sur le Store US avant d’apparaître dans quelques mois sur le Store français… A moins bien entendu que l’iPad intègre par défaut l’iBookStore et mette à disposition le catalogue américain au travers d’une librairie internationalisée…ce dont on doute fort au vu de la politique d’Apple et de la question des droits d’auteurs très différente selon les pays.
Entretien avec les Editions Alphabet de l’Espace
Nicolas Fougerousse est le gérant de la maison d’édition Alphabet de l’Espace, créée en 2007 près de Chambéry (73). Dans la continuité de sa réflexion et de son travail sur le numérique, Nicolas nous a contacté pour nous faire part de ses idées et de ses constats concernant le livre électronique.
Nous avons souhaité offrir aux lecteurs d’eBouquin une interview complète d’un professionnel du secteur de façon à appréhender les enjeux de l’édition numérique du point de vue d’un éditeur directement confronté à ces questions.
L’entretien est composé de deux parties : une interview vidéo présentant les éditions Alphabet de l’Espace, puis une interview écrite répondant aux différentes thématiques autour du livre et de l’édition numérique.
L’intégralité du rapport est également disponible au format PDF.
- Présentation des Editions Alphabet de l’Espace
- eBouquin.fr : point de vue sur l’édition numérique & le livre électronique
ÉAE : Faisons un petit rappel historique et un rapprochement logique avec le livre de poche. Créé et choisi pour son faible encombrement et son prix bon marché, il apparaît dans les années 20 et prend réellement son essor dans les années 50. On imagine les grincements des éditeurs à l’époque : «ce format va tuer notre rentabilité», «il va asphyxier les grands formats», etc. 60 ans plus tard, le livre de poche est toujours là, les livres grand format également, ni l’un ni l’autre n’ont disparu : ils cohabitent, ils sont complémentaires. L’édition numérique et le livre électronique sont des évolutions naturelles et logiques du rapport écriture / lecture. Parchemins, incunables, éditions brochées, livres de poche, livres numériques, voici l’évolution simplifiée de l’objet-livre tel que nous le connaissons aujourd’hui. Une chose est sûre, nous sommes au tournant d’une évolution technologique majeure vis-à-vis de notre rapport au savoir, à la connaissance et au divertissement, et ce dans la continuité du réseau internet.
Je pense que les livres existeront toujours, quoi de plus simple à utiliser qu’un livre ? Mais le marché se modifie, il est en train de s’organiser pour répondre au mieux aux attentes des lecteurs, et même les devancer. Au- delà de l’édition numérique, c’est toute la chaîne du livre qui est en train d’être repensée : la création littéraire avec des textes plus courts, leur publication avec des éditeurs qui doivent de plus en plus penser nouvelles technologies, leur diffusion et distribution avec des plateformes adaptées, leur lecture sur des supports dignes de ce nom. L’émergence de l’édition communautaire (c’est le lecteur / internaute qui donne son avis, ses critiques, sur un texte) est également un axe important à prendre en compte. Cela permettrait aux éditeurs de mieux mesurer les risques qu’ils prennent en amont grâce au retour des internautes.
Le meilleur exemple, et en même temps contre-exemple, que nous pouvons suivre d’une façon générale est celui du monde de la musique qui a été bouleversé depuis 10 ans.
- eBouquin.fr : enjeux autour du prix du livre & législation

ÉAE : La chaîne du livre numérique est en train de s’organiser et d’inventer un nouveau modèle économique. En poussant à l’extrême, si les éditeurs proposaient sur leur site la vente directe de livres numériques, ils pourraient se passer des intermédiaires que sont le diffuseur / distributeur et le libraire, donc ils pourraient baisser le prix des livres numériques de façon considérable, donc toucher un public plus large. En poussant encore plus loin, qu’est-ce qui empêcherait les auteurs de proposer eux-mêmes la vente de leurs livres numériques sur leur propre site ? La question du prix et de la législation serait vite réglée. Ces tendances existent à l’heure actuelle et vont sûrement se démocratiser mais je pense qu’elles resteront minoritaires. Écrire un livre numérique est une chose, le publier en est une autre, le commercialiser et le distribuer encore une autre. Chacun de ces postes réclame des compétences.
Il ne s’agira donc pas de brader ces compétences mais de les adapter au marché internet, c’est-à-dire à la stratégie commerciale du «Give to get» (Donner pour recevoir) et de la nano-économie. Encore une fois, servons-nous de ce qui se fait dans la musique. Il vaut mieux vendre 5000 exemplaires d’un livre numérique à 9.99 €, avec des fragmentations par chapitre à 0.99€ par exemple, que 1000 exemplaires à 15€. Si le premier chapitre plaît, le lecteur achète le second, etc., avec possibilité d’acheter le livre intégral en tenant compte des achats de chapitres précédemment faits. Cela oblige aussi la création littéraire à se modifier, au risque qu’elle soit formatée, comme le sont les morceaux de musique avec des durées comprises entre 3 et 4 minutes. Quant à la législation, deux choses me paraissent primordiales : la loi du prix unique sur le livre numérique, et une tva à 5.5%. Le modèle économique doit encore se peaufiner, la règle des 70% (pour les éditeurs) / 30% (pour le diffuseur-distributeur) proposée par Apple semble gagner du terrain au point d’obliger Amazon à revoir son système de rétribution.
À partir de là, on peut faire 4 hypothèses des distributions financières au sein de la chaîne du livre. Et comme la vérité n’existe pas, elle se situe probablement dans un mix de ces 4 hypothèses distinctes :
Tout d’abord, le schéma actuel et traditionnel, avec un livre papier par exemple à 16 € ttc. Rappelons que ce schéma actuel est un schéma malade. Les auteurs dans leur majorité ne touchent que trop peu de droits d’auteur, les obligeant à avoir une autre profession à côté. Les petits éditeurs qui assurent une diversité culturelle ont tout le mal du monde à avoir une bonne présence en librairie (des petites librairies indépendantes jusqu’aux groupes Fnac, Chapitre ou Cultura). Les librairies leur demandent d’être diffusés et distribués par une structure professionnelle (donc une marge encore moindre), il faudrait alors qu’ils publient 4 fois plus d’ouvrages, d’où encore un accroissement de la surproduction littéraire. Les libraires croulent sous les offices des gros éditeurs et passent énormément de temps à faire de la gestion plutôt que de la vente de livres. Les taux de retour des libraires vers les distributeurs sont de l’ordre de 30%, ce qui engrange des coûts de transports aller, et retour, très importants. Enfin, le lecteur, lorsqu’il entre en librairie, c’est pour demander une référence précise dont il a entendu parler par la presse ou par le bouche-à-oreille, presse submergée de demandes des éditeurs pour faire parler de leurs ouvrages. Malgré tout, le système perdure, les ventes sont là, même si tout le monde ne vit pas correctement, loin de là, par rapport au travail fait.

Ensuite, l’hypothèse où l’auteur vendrait directement ses livres numériques sur son site par exemple, et vendrait chaque exemplaire du livre numérique 9.99 € ttc, pratique qui existe et qui continuera de se développer mais qui restera minoritaire, car obligeant l’internaute à aller sur le site de chaque auteur pour se constituer sa bibliothèque :

Ensuite, l’hypothèse où l’auteur confierait son travail à un éditeur, et que ce dernier le vende directement sur son site par exemple, et vendrait chaque exemplaire du livre numérique à 9.99 € ttc, pratique qui existe et qui continuera de se développer mais qui restera minoritaire, car obligeant l’internaute à aller sur le site de chaque éditeur pour se constituer sa bibliothèque :

Ensuite, l’hypothèse où l’auteur confierait son travail à un éditeur, que ce dernier fasse appel à un diffuseur / distributeur numérique type Apple iBookStore, et vendrait chaque livre numérique 9.99 € ttc, hypothèse la plus logique mais qui élimine purement et simplement les libraires / diffuseurs / distributeurs traditionnels du circuit :

Enfin, l’hypothèse où l’auteur confierait son travail à un éditeur, que ce dernier fasse appel à une plateforme commune de libraires qui assurerait la diffusion / distribution numérique, qui viendrait directement concurrencer la plateforme Apple iBookStore par exemple, et où le livre serait vendu 9,99 € ttc :

En conclusion, si le livre numérique passe au prix public de 9,99€, les marges en valeur pure, et non en pourcentage, de chacun baissent, il faudra donc compter sur une augmentation du nombre de lecteurs ou des actes d’achat des lecteurs pour compenser l’écart, ce qui est possible : un prix plus bas est forcément synonyme de plus grande accessibilité.
Les marges pures baisseraient, hormis pour l’auteur qui serait le grand gagnant de cette redistribution financière. Si l’éditeur n’était pas d’accord pour lui verser 30 % de droits, il pourrait très bien vendre ses ouvrages par son propre site, même si cette solution semblerait minoritaire, le schéma existe déjà et n’est pas forcément gagnant. Au pire, il ne toucherait que 20% de droits (l’équivalent en valeur pure de ce qu’il a actuellement), le reste irait pour l’éditeur. La plateforme commune libraires ne pourrait guère prétendre à plus de 30% de commission car elle est en concurrence directe avec ce que proposerait Apple.
- eBouquin.fr : position vis-à-vis d’Amazon, Google, Apple, Orange, etc.

ÉAE : Pour faire simple, Amazon est devenu l’un des plus gros sites de vente en ligne dans divers domaines : livres, musique, dvd, photo, image, son, jeux vidéo, jouets, décoration maison, beauté, santé, vêtements, bijouterie, etc. Google est de très loin le premier moteur de recherche internet pour le contenu web, image et texte. Apple a révolutionné l’usage de la musique à partir de 2001 avec sa gamme iPod et la plateforme iTunes. Apple a révolutionné l’usage du téléphone portable en 2008 avec l’iPhone et la plateforme AppStore. Il est évident qu’Apple va révolutionner l’usage de la lecture numérique avec l’iPad / l’iPhone et la future plateforme iBookStore. Il serait inconscient de penser le livre numérique sans ces acteurs. Sans pour autant sous-estimer le rôle des acteurs français du livre numérique et qui servent de sages régulateurs. Il faudra aussi compter sur la vente de livres numériques directement par les fournisseurs de téléphonie mobile et de box internet / téléphone / tv. En poussant le raisonnement un peu plus loin, qu’est-ce qui empêcherait Orange par exemple de venir concurrencer l’ensemble des bibliothèques et médiathèques, en proposant directement la location de livres numériques ou de presses numériques depuis l’accès internet de la box, et qui serait lisible sur la tv directement, mais aussi téléchargeable sur ordinateur, iPhone, iPad ou eReader.
- eBouquin.fr : avis sur l’iPad et les nouvelles tablettes internet
ÉAE : Jusqu’à présent, les lecteurs numériques, ou e-readers me faisaient penser à des instruments d’un autre siècle, malheureusement le précédent. Apple avec son iPad, mais aussi ce que vont annoncer Google, Microsoft, Dell, Leonovo, LG, ou d’autres qui se renouvellent comme Sony, Booken, etc., tous ces fabricants vont tout simplement révolutionner l’usage archaïque des e-readers précédents en les adaptant aux technologies actuelles : écran multi-touch, connectivité internet sans fil, écran couleur, légèreté, design, usage domestique, usage mobile, etc. Mais c’est loin d’être suffisant : les appareils, c’est bien, mais quid de la gestion des contenus ? Encore une fois, comme pour la musique, plusieurs plateformes de téléchargement de livres numériques verront le jour, certaines existent déjà, une seule réellement sortira du lot : l’iBookStore ? En attendant, les auteurs, les éditeurs et les libraires créent ou peuvent créer leu propre application pour Apple iPhone et bientôt iPad.
- ÉAE : et le lecteur dans tout ça ?

ÉAE : Tous les acteurs du livre numérique (auteurs, éditeurs, diffuseurs / distributeurs) doivent avoir les yeux tournés vers une seule personne : le lecteur. Une fois que tout aura été mis en place, que les tablettes seront effectives, que les contenus seront facilement commercialisables et facilement lisibles, c’est-à-dire courant 2010 et 2011, comment le lecteur s’y retrouvera dans la jungle des centaines de milliers de livres qui seront disponibles ? Les classifications habituelles roman / vie pratique / essais / nouvelles / poésie / BD / SF / Polar, etc. me sembleront désuètes. Hormis les professionnels de la chaîne du livre, qui est réellement intéressé par ces classifications ? De plus, lorsque vous allez sur un site qui vend des livres numériques aujourd’hui, hormis les ouvrages présents sur la page 1, voire la page 2, et sur les encarts publicitaires, qui prend le temps d’aller voir les autres pages, donc les autres livres ? C’est un peu comme si on ne présentait en librairie que les grosses ventes sur les tables et que tous les autres rayonnages disparaissaient. Quoique parfois nous n’en sommes pas loin…
La technologie du tag (ou mot-clé) paraîtrait bien plus appropriée. Elle permettrait au contenu proposé par les éditeurs de remonter vers les lecteurs par la requête de ce dernier, et non plus le contraire. Je suis lecteur, j’aimerais un livre dont les thématiques seraient l’amour, la cruauté, la beauté, et qui se passerait à New York. Il faudra alors un moteur de recherche capable de sélectionner les livres correspondant à ces critères. Et là, c’est bien sur le contenu, sur la sémantique, que le travail est considérable. Google et son moteur de recherche, Xerox et son moteur sémantique FactSpotter, Apple et le triptyque iPhone / iPad / iBookStores, cela nous promet une décennie passionnante et des usages du livre à réinventer de A à Z !
Et pourquoi pas de faire venir à la lecture d’autres publics…

Les éditeurs se rebiffent face à Google

Et si la vraie révolution n’était pas l’iPad mais le modèle de distribution proposé par Apple ? Alors que les maisons d’éditions paraissaient en position de faiblesse dans les négociations avec les géants du web – Amazon & Google -, l’annonce de la tablette Internet et des services associés ont provoqué un retournement de situation manifeste. Avec l’exportation du modèle de distribution de l’AppStore au livre électronique et une répartition des revenus 70-30, Apple a changé la donne tout en investissant avec force un marché encore à la recherche de leaders. Les réactions à cette annonce n’ont d’ailleurs pas tardé. Apple a fait le jeu des éditeurs et ces derniers semblent désormais bien décidés à user de leur poids, de leur influence et de leur confiance retrouvée pour affirmer leur position et revendiquer des contrats plus avantageux auprès des autres acteurs du secteur.
Amazon a déjà fait les frais de cette rupture opérée par la firme de Cupertino, se retrouvant dans l’obligation de renégocier ses accords avec MacMillan, HarperCollins et Hachette…C’est maintenant autour de l’autre géant du secteur, Google, sur le point de lancer Google Editions, de subir le courroux des maisons d’éditions. Jusqu’à présent, du côté de Moutain View, on avait présenté aux éditeurs un système de distribution permettant aux utilisateurs d’imprimer les copies numériques, de copier/coller des passages, et garantissant 63% des revenus aux éditeurs. Or les discussions en cours entre Amazon, Apple et les maisons d’éditions donnent aux éditeurs un réel avantage pour négocier avec Google. Du côté du géant américain, le déploiement de Google Editions est stratégique et nécessaire dans l’articulation et la complémentarité de leurs services. Il n’est d’ailleurs pas non plus concevable de laisser Apple et Amazon s’emparer seuls du marché, et par conséquent Google se voit dans l’obligation de se plier aux exigences des éditeurs.
Google est contraint de revoir ses positions. L’entreprise s’est d’ores et déjà alignée sur le taux de répartition de ses concurrents et a abandonné la possibilité d’imprimer et copier/coller les ouvrages numériques. Google a également renoncé à imposer le prélèvement de 20% sur chacune des ventes réalisées via la future boutique intégrée de Google Book Search. A la place les éditeurs ont obtenu le choix d’accepter ou de renoncer à cette option en fonction de leur stratégie commerciale.
La démarche est parfaitement compréhensible, cependant c’est un jeu dangereux auquel se livrent les maisons d’éditions. Si actuellement l’émergence de la concurrence joue en leur faveur, le risque est grand de pousser trop loin leur avantage. Avec ces nouvelles plateformes numériques, les auteurs ont également une carte à jouer, et rien ne dit qu’il ne sera pas plus intéressant pour les écrivains et les géants du web de négocier directement entre eux sans intermédiaires…Ajoutons enfin à cela le problème non résolu des DRMs et le risque de tomber dans les mêmes travers que l’industrie de la musique. La situation est instable et les rapports de force peuvent s’inverser à tout moment…Défendre ses intérêts ? Certainement, mais attention à ne pas se montrer trop gourmand…
Hachette et HarperCollins suivent le mouvement amorcé par MacMillan
Le livre électronique à 9,99$ est mort. Si ce n’est pas le cas, ses jours sont comptés. Après avoir cédé face à la demande de MacMillan de passer à un “agency model” avec des ebooks vendus à 14,99$, Amazon est sur le point de recevoir des demandes semblables de la part de ses éditeurs partenaires. Lors de l’annonce des résultats financiers de News Corp, maison mère de HarperCollins, Rupert Murdoch a annoncé qu’il comptait bien renégocier le contrat qui lie son entreprise avec le géant du livre électronique. Le milliardaire australien opposerait à Amazon l’offre plus avantageuse proposée par Apple, permettant aux éditeurs plus de flexibilité et de meilleurs prix. Selon lui, la politique du livre à 9,99$ est néfaste car elle dévalue le livre et impacte les revendeurs traditionnels.
David Young a également laissé entendre qu’il souhaitait revoir les termes du contrat avec Amazon. Dans un communiqué de presse, le PDG d’Hachette Book Group a en effet fait part de sa décision d’adopter l’”agency model” et de son intention son intention de commercialiser les éditions numériques en même temps que le livre papier. Pour lui ce modèle présente plusieurs avantages. Il permettrait à Hachette d’établir ses prix de façon plus rationnelle, conformes à la valeur du travail des auteurs. Il serait possible d’élargir l’offre numérique et l’ouvrir à d’autres plateformes. A terme, cela donnerait les moyens au groupe de continue à investir pour produire de nouveaux auteurs et maintenir la diversité des livres.
David Young ajoute enfin que cette décision n’est pas dans l’optique de réaliser davantage de bénéfices, assurant que le nouveau modèle est moins intéressant financièrement pour les éditeurs sans pour autant donner davantage de précisions…
MacMillan, Hachette et Harper Collins sont en train d’infliger un véritable camouflet à la politique d’Amazon en se tournant vers le modèle préconisé par Apple…On imagine que Simon&Schuster et Penguin ne devraient pas tarder à rallier le camp des insurgés…En tout cas, cela n’empêche pas d’être sceptique à l’égard de la stratégie des éditeurs compte-tenu des considérations des consommateurs concernant le prix du livre électronique.
Amazon prend son temps pour réintégrer MacMillan

Est-ce que le retrait d’Amazon suite à l’ultimatum posé par MacMillan n’aurait été qu’une manoeuvre de façade? Les suites de l’affaire Amazon – MacMillan sont pour le moins étonnants. Tout d’abord, comme le signale le New York Times, il semble qu’Amazon prenne son temps pour ramener le catalogue de l’éditeur du sa boutique de livres papiers comme numériques. Est-ce que l’entreprise s’en sert toujours comme moyen de pression sur l’éditeur? Peut-être bien. John Sargent, président de MacMillan indique que son entreprise est toujours en négociation avec le géant américain de la vente en ligne. Amazon cherche sûrement à gagner du temps et à négocier certaines conditions ou clauses du nouveau contrat imposé par MacMillan.
Pourtant, Amazon pourrait être moins perdant aux changes que l’on a pu le voir écrit. Comme le fait remarquer James McQuivey sur PaidContent, le “model agency” proposé par MacMillan sera plus bénéfique à Amazon sur le court terme comme sur le long terme. Désormais, Amazon réalisera un bénéfice sur chaque titre vendu en récupérant 30% sur chaque vente, ce qui n’était pas souvent le cas dans le cadre du précédent modèle, avec lequel la firme vendait les ebooks à perte. Pour un livre vendu 14,99$, Amazon gagnera un peu moins de 5$ contre 3,30$ si le prix était fixé à 9,99$. De plus, MacMillan a indiqué qu’elle allait favoriser des tarifs dynamiques et évoluant dans la temps. Certes, les bases d’un système soutenable à long terme se dessinent mais s’est une fois de plus le lecteur du paie la facture. Comment faire comprendre au consommateur qu’un livre numérique, comprenant uniquement du texte, coûte seulement 25% de moins que son homologue papier? A ce prix, les éditeurs vont devoir garantir des fichiers aux mises en page de qualité contrairement à ce que l’on peut parfois trouver sur le Kindle.
En attendant, cela bénéficie grandement à Barnes&Noble. Comme le fait remarquer Techcrunch, les livres MacMillan bloqués par Amazon tombent au fond du classement des meilleures ventes, tandis qu’ils atteignent des sommets sur la boutique Barnes&Noble. Décidément, on a pas fini de voir les conséquences de l’affaire Amazon – MacMillan.
Amazon retire de la vente les titres de l’éditeur MacMillan puis cède

Hier dans la journée, Amazon a retiré de la vente l’ensemble des livres, en version papier et numérique, issus du groupe MacMillan. Ce retrait massif ne concerne que le site américain d’Amazon et il trouverait son explication dans un désaccord important entre Amazon et la maison d’édition autour des prix des éditions Kindle.
En effet, Amazon souhaite que les prix des livres proposés sur le Kindle Store soit fixés à 9,99$. Cela concerne les grandes maisons d’édition avec lesquelles Amazon négocie directement, ainsi que les auteurs et les éditeurs indépendants qui passe par la plateforme DTP, Digital Text Platform. En effet, pour bénéficier du nouveau schéma de partage de revenus (70% pour la structure, 30% pour Amazon), le prix doit être fixé entre 2,99$ et 9,99$. D’après une source du New York Times, le groupe MacMillan souhaiterait proposer ses ebooks à 15$ sur le Kindle Store, contrairement aux souhaits d’Amazon.
Cette affaire est la première du genre et indique à quel point les relations entre Amazon et les maisons d’éditions sont tendues. Nul doute que MacMillan ne doit pas être le seul groupe à vouloir des prix plus justes. La période est critique. Deux ans après la sortie du premier Kindle, Amazon est en train de renégocier les contrats avec ses partenaires en imposant de nouvelles conditions comme un prix de vente fixé à 9,99$. Est-ce que d’autres éditeurs vont emboîter le pas à MacMillan? Certes, Amazon est le leader de la vente de livres numériques et de reader mais l’entreprise n’est pas à l’abri d’un boycott des éditeurs ou au moins de certains d’entre eux.
Si Google ne semble pas être le choix de repli de possesseurs de contenus, il y est probable qu’Apple soit l’heureux élu. Steve Jobs n’a pas exprimé clairement si son entreprise compte fixer les prix des ebooks vendus sur l’iBookstore à 9,99$. Les premières images de la boutique semblent dire le contraire avec des prix allant de 4,99$ à 14,99$, au risque de se rapprocher du prix de la version papier. Apple semble donc plus conciliante qu’Amazon sur la fixation des prix des ebooks et plus souple dans ses négociations avec les éditeurs. Mais cela demande encore à être confirmé ! L’iBookstore n’a pas encore été lancé et il est possible que la politique d’Apple change. De son côté, Amazon tient à disposer des prix les plus bas sur les ebooks pour séduire toujours plus de consommateurs. Mais les deux proposent des fichiers verrouillés par DRM. Décidement, le consommateur n’est pas roi sur le marché émergent du livre électronique.
MAJ : Dans une lettre ouverte, le PDG de MacMillan, John Sargent nous livre son point de vue sur l’affaire qui oppose sa société à Amazon. Il confirme que le retrait de ses titres par Amazon est la conséquence d’un désaccord sur les nouveaux termes du contrat de distribution de leurs ebooks. John Sargent a présenté jeudi à Amazon les nouveaux termes de leur contrat, dit “agency model”, qui visiblement ont déplu aux responsables du Kindle Store.
Avec le nouveau modèle de notre groupe, nous vendrons les éditions numériques de nos livres par l’intermédiaire de nos revendeurs. Nos revendeurs agiront comme nos agents et récupéreront une commission de 30% (le standard actuel dans l’industrie des médias numériques). Le prix sera fixé individuellement pour chaque livre. Notre objectif est de vendre nos versions numériques à un prix allant de 14,99$ à 5,99$. Lors du premier lancement, concomitant à celui de la version papier, la plupart des titres auront un prix compris entre 14,99$ et 12,99$. La plupart du temps, la version papier et la version numérique sortiront au même moment et les tarifs évolueront dans le temps.
Ce nouveau modèle permettra à Amazon de gagner plus d’argent en vendant nos livres, pas moins. MacMillan gagnera moins d’argent avec le nouveau modèle proposé à Amazon. Notre désaccord n’est pas sur un profitabilité à court terme mais plutôt à propos de l’élaboration d’un marché du livre numérique stable et viable à long terme.
Dans cette lettre, John Sergent est clair : Amazon, en dépit de sa position de leader, n’a pas permis l’élaboration d’un marché durable pour le livre électronique. Les conditions nécessaires pour une viabilité économique sur le long terme ne sont pas réunies. Mais comment comprendre les prix demandés par MacMillan? Certes, il faut se rappeler qu’aux Etats-Unis un livre papier coûte en moyenne une vingtaine de dollars et que les prix ainsi proposés par MacMillan serait au minimum inférieur de 25% à la version papier. Amazon est contre une réduction si faible, les prix bas des versions Kindle faisant partis du modèle de l’entreprise. On ne peut pas encore dire si l’une des parties cédera et si oui laquelle. Les futurs développements de cette affaire risquent d’avoir des conséquences importantes dans les relations entre les distributeurs et les éditeurs de contenus autour du livre électronique.
MAJ 2 : La nouvelle a été annoncée il y a à peine plus d’une heure. Nous n’avons pas eu besoin d’attendre longtemps pour apprendre qu’Amazon a cédé face aux demandes de MacMillan, l’un des six plus gros éditeurs de livres au monde. En raison de l’importance du catalogue détenu par le groupe et désireux d’offrir un large choix de titres, Amazon a accepté les nouveaux termes proposés par MacMillan et va réintégrer le catalogue du groupe dans ses bases de données. Désormais, les utilisateurs de Kindle devront payer 14,99$ pour acquérir certains bestsellers. Soucieux de rassurer ses clients, Amazon précise bien que cette nouvelle grille tarifaire ne devrait pas être suivie par le reste du monde de l’édition. “Kindle is a business for Amazon, and it is also a mission. We never expected it to be easy !”, indique le communiqué. Mais comment Amazon peut-il assurer une chose pareille? Les éditeurs serait-il en train de reprendre le dessus sur les distributeurs? Le rapport de force s’inverse-t-il? Les arrivées d’Apple, de Google et d’autres gros acteurs annoncent une concurrence accrue et les éditeurs ne vont pas hésiter à la faire jouer. En tout cas, la modèle Amazon connaît aujourd’hui son premier revers et ce sont les consommateurs qui vont en faire les frais. Le marché américain voit son leader de la vente d’ebooks obligé de vendre à un prix fixé par l’éditeur (comme ce qui a lieu en France). Le modèle français débarque-t-il aux Etats-Unis? Décidément, tout va très vite en 2010.
Arnaud Nourry en faveur d’une plateforme commune
Il y a quelques mois Alain Kouck, le PDG d’Editis a été l’un des premiers à signifier l’importance d’une union des maisons d’éditions pour la création d’une plateforme nationale de distribution numérique des livres. Google faisait alors l’actualité avec son procès devant la justice américaine et ses discussions avec la BNF. Depuis les choses ont considérablement évolué :
- Annonce de Google Editions
- Nomination de Marc Tessier à la présidence de la commission de numérisation des livres
- Victoire de la Martinière contre Google
- Rapport de la commission Tessier
- Appel du SDLC et SNF à la création d’un “hub interprofessionnel” entre distributeurs et éditeurs
Aujourd’hui c’est au tour de Arnaud Nourry de se prononcer en faveur de la création d’une plateforme numérique commune. Le PDG d’Hachette s’oppose en revanche à Guillaume Decitre, le PDG de Decitre, et aux propositions du SDLC et de la SNF puisqu’il n’est pas disposé à accepter une union avec les libraires.
Pour Arnaud Nourry, il s’agit donc de créer un groupement d’intérêt économique entre éditeurs pour mettre en place un point d’accès unique venant remplacer les plateformes actuelles (Numilog, Eden-Livres et e-Plateforme) et faciliter le travail des libraires. A eux ensuite de s’arranger pour réaliser une plateforme commune de commercialisation.
Ainsi nous assisterions à la création non pas d’une mais de plusieurs plateformes communes pour chaque corps de métier : éditeur, distributeur, libraire…Alors que tous les acteurs du secteur reconnaissent la nécessité d’une convergence de leurs activités, espérons que les divergences d’intérêts ne viennent pas paralyser le mouvement qu’ils ont amorcé.
Retrouvez l’intégralité de l’interview de Arnaud Nourry sur Le Figaro.
La sélection du jour #18

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- Les éditeurs de presse en ligne reçoivent 20 millions d’euros de subventions. (via Le Monde)
- Aldiko sur un écran 10 pouces, ça marche ! (via eBookTest)
L’édition indépendante adopte l’Expresso Book Machine
Kevin Weiss, président de Author Solutions, a annoncé que sa maison d’édition indépendant va mettre à la disposition des auteurs des outils pour publier leur livre à partir d’une Expresso Book Machine. Author Solutions a noué un partenariat avec l’entreprise qui produit la fameuse machine pour permettre aux auteurs à petit tirage d’être publiés et de continuer leur distribution en librairie, à moindre coût. Il est clair que les petites maisons d’éditions vont rapidement voir l’utilité d’une telle machine même si, pour l’instant, l’investissement reste de taille. Il faut compter plus de 120 000$ pour se procurer un tel automate.
Source : Teleread















