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Hachette va aligner le prix de 2000 ebooks sur le poche [MAJ]

Hachette fait un pas historique vers une politique de prix de livre numérique plus raisonnable. Par communiqué de presse, l’éditeur a annoncé qu’il allait établir les prix de 2000 livres de son catalogue (en littérature uniquement) sur les prix des poches. Bien entendu, cela ne concerne que les livres édités en broché et en poche au sein du groupe.

MAJ : Actualitté fait remarquer que les livres numériques sont à peine plus chers que leurs homologues en poche. En effet, les prix sont arrondis à X,49€ ou X,99€ (exemple sur la série Twilight). Les coupables ? La loi du prix unique et surtout, Apple. Les prix de l’iBookstore ne sont pas “libres” et doivent respecter certaines règles (comme pour les applications sur l’App Store). La loi du prix unique oblige donc à répercuter ces prix sur les autres librairies numériques…

Pour les autres ouvrages, nous abordions ce cas il y a presque un an dans un billet d’analyse. Difficile pour les éditeurs de broché de se priver de la vente des droits poche à une maison extérieure. Établir le prix du livre numérique sur celui du livre poche risquerait de cannibaliser les ventes de cette édition papier. Un risque difficile à prendre tant le format poche reste un débouché lucratif.

Après Hachette et Gallimard (notamment avec sa collection Folio), quel éditeur osera pratiquer une telle politique commerciale ? Même si cette baisse de prix est une excellente nouvelle, un autre frein persiste : les DRM. Nous fêtons d’ailleurs le 4 mai la journée anti-DRM (cf. Numerama). Allez, encore un petit effort pour un livre libre et abordable !

COMMUNIQUE DE PRESSE Paris, le 3 mai 2012,

Livres numériques :

Hachette Livre adapte les prix de vente des versions numériques de ses œuvres de littérature parues en format poche.

Dès aujourd’hui Hachette Livre baisse le prix de vente des versions numériques de près de 2000 titres de littérature édités en grand format par les maisons d’édition du groupe pour les harmoniser avec le prix de vente du format poche.

Cette adaptation de la tarification concerne uniquement le périmètre des livres de littérature parus en grand format dans les maisons du groupe et disponibles au format poche.

Cette décision correspond à une nouvelle étape dans le développement de l’offre numérique du groupe Hachette Livre, qui entend répondre à la demande croissante des lecteurs utilisateurs de liseuses numériques.

Merci à Lilas pour l’info. 

Amazon.fr : quand Larousse vaut bien Flammarion

Même s’il s’est déjà vendu plusieurs milliers de Kindle en France en quelques semaines, les ventes d’ebooks décollent doucement. L’offre d’ebooks, de plus de 825 000 titres dont 35 000 en langue française, est de taille et les derniers bestsellers sont disponibles à la vente. Cependant, si l’on ne veut pas acheter l’une des dernières nouveautés ni acquérir l’une des meilleures ventes (les deux points d’entrée accessible au nouvel utilisateur dans le catalogue d’Amazon), on se perd rapidement dans les fiches produits. En plus d’être nombreuses, il s’avère qu’elles sont confuses.

Prenons l’exemple de la pièce de théâtre de Corneille, Horace. En effectuant une recherche sur Amazon.fr, le visiteur tombe sur plusieurs éditions, dont celle de Garnier-Flammarion. La fiche produit se présente comme ci-dessous.

Si l’encadré en dessous de la couverture indique qu’il n’existe pas de version numérique à ce titre, la présence d’une mention « Kindle Edition » prête à confusion. Une confusion d’autant plus grande lorsque le potentiel vient cliquer sur ce lien pour tomber sur la page de la version numérique de l’édition Larousse de la pièce de Corneille.

Si l’on peut penser que l’absence de version numérique de l’édition Garnier-Flammarion est un choix qui tient de la volonté de l’éditeur, Amazon ne devrait pas les mettre en parallèle avec une édition numérique d’une maison concurrente. Est-ce que les deux éditions se valent en terme de contenu ? Les commentateurs ne sont pas les mêmes et parfois, la version du texte diffère. Si le client se perd rapidement, les éditeurs ne vont pas apprécier de retrouver les ouvrages de leurs concurrents partageant la fiche produit de leur titre.

Cette situation ne se limite pas à ce titre, mais touche une grande partie des textes issus du domaine public. Le cas de l’oeuvre de Machiavel, Le Prince, est flagrant. Alors qu’en papier quatre éditions papier sont proposées (un grand format et trois de poche), la version numérique n’a rien à voir avec les titres des éditeurs. Il s’agit d’une version numérique vendue par MacMay, un éditeur numérique spécialisé dans la vente d’ebooks du domaine public (mais qui ont peu de choses en plus par rapport aux versions gratuites).

Est-ce que ces confusions sont délibérées pour rédiriger facilement le client vers un autre produit ou bien s’agit-il d’un manque de rodage de la librairie française ?

Amazon ouvre son service de streaming d’ebooks… aux Etats-Unis

Aujourd’hui, Amazon vient de mettre un point final à plusieurs mois de rumeurs et de spéculations autour du lancement d’un service de streaming de livres numériques, en lançant une nouvelle offre pour les clients de l’offre Prime. Nommé Kindle Lending Library, il s’agit d’une nouvelle section regroupant plus de 5000 références (Teleread fournit une liste du nombre d’ouvrages par genre), dont une centaine de bestsellers (ou anciens du titulaires du prestigieux titre) du New York Times.

Cette offre concerne uniquement les clients du service Prime et vient rejoindre l’offre de VOD de films et de séries TV proposées depuis quelques mois. Amazon a réussi à convaincre les éditeurs anglo-saxons de ne pas appliquer une surtaxe sur l’abonnement Prime pour accéder à l’offre d’ebooks. Cependant, cela s’est fait au prix d’une limitation : un client Prime ne peut accéder gratuitement qu’à un seul livre par mois dans le cadre de la Lending Library. Le service est accessible aussi bien depuis un Kindle 4, Kindle Touch ou Kindle Fire que d’un Kindle 3. Les possesseurs d’une génération plus ancienne ne pourront pas bénéficier de l’offre…

À qui s’adresse la Lending Library ? Le gros lecteur se heurtera en quelques jours au quota imposé par Amazon et devra acheter ses ebooks au prix fort sur la boutique. Du coup, la Lending Library semble être une offre de découverte, plutôt à destination de clients Prime qui n’ont pas encore adopté de Kindle. En effet, la notification de l’offre dans les prochains jours par l’intermédiaire newsletter d’Amazon risque de générer des ventes de readers.

Les limitations du service reflètent les difficultés rencontrées par Amazon dans ses négociations avec les maisons d’édition. Si les majors de l’audiovisuel ont l’habitude d’ouvrir leur catalogue aux prestataires de VOD, les éditeurs n’ont pas la même pratique. L’ouverture des catalogues n’est pas encore systématique, d’autant plus que l’offre de streaming pousse les éditeurs à revoir leur politique tarifaire, en abandonnant le modèle de la vente à l’unité. Bien qu’à court terme ce type d’offre a peu d’incidences sur le chiffre d’affaires des éditeurs, le succès potentiel de ce type de service pourrait bouleverser le modèle économique du secteur à moyen terme.

Cependant, toutes ses problématiques ne concernent pas encore les éditeurs français. En effet, la Kindle Lending Library est uniquement disponible aux États-Unis. Même si le service Amazon Prime (appelé « Premium ») existe, il sert uniquement à disposer des frais de livraison Express pour chaque commande (moyennant une souscription annuelle de 49 €). Pour l’instant, une offre similaire à celle proposée aux clients américains se fait toujours attendre. Peut-être que l’arrivée du Kindle Fire poussera l’entreprise à changer de politique et à étendre son offre de streaming à l’Europe. Une chose est sûre, les nouvelles équipes européennes en charge des contenus numériques ont du pain sur la planche.

Prix Goncourt et Prix Renaudot 2011, à l’heure en numérique

Les temps changent. Les années précédentes, les ouvrages récompensés par des prix n’étaient souvent pas disponibles en numérique. Les raisons étaient diverses : crainte du piratage, politique d’entreprise visant à ne pas considérer le numérique, indécision sur le prix d’un ouvrage numérique ou encore refus de l’auteur de céder ses droits numériques. Du coup, les plus accros à la lecture numérique ont du se rabattre sur l’offre illégale ou bien numériser leur exemplaire papier (oui, véridique !).

Le cas du Goncourt 2010, La Carte et le Territoire de Michel Houellebecq est tout à fait significatif. Disponible dès la publication du livre en ebook sur les réseaux illégaux, il aura mis un bon mois à débarquer en numérique de manière légale. Cependant, avec une rapide recherche Google, la version illégale restée encore accessible. Quant à la commercialisation sur l’iBookstore et le Kindle Store, il aura fallu attendre le mois dernier.

Cette année, les jurés du Goncourt ont attribué le prix au premier roman d’Alexis Jenni, L’art français de la guerre (Gallimard), grand favori de cette édition. Vendu en papier à 21 €, une version numérique du titre est en vente sur la plupart des boutiques partenaires de la plateforme Eden-Livre, soit le Kindle Store, Immatériel, Feedbooks mais aussi le réseau ePagine et eBooksurf. Malheureusement, il faut compter 16,80 € pour cet ebook, ce qui laisse de beaux jours au piratage. On est bien loin des bestsellers du New York Times à 9,99 $…

Malheureusement, le fichier est protégé par DRM, que cela soit sur le Kindle Store ou les distributeurs tiers utilisant la DRM d’Adobe. Ce choix est dans la politique habituelle de Gallimard. En revanche, on remarquera que le titre est encore absent de l’iBookstore…

L’autre lauréat de la journée est Emmanuel Carrère qui s’est vu décerner le Prix Renaudot pour son dernier ouvrage Limonov. Là encore, le fichier proposé par l’éditeur (P.O.L) est protégé par DRM et l’on ne sera par conséquent pas surpris du prix de vente. Il faut compter 17 € pour l’ebook. Peut-être vaudra-t-il mieux l’acheter en papier (qui peut être prêté en toute simplicité). Même si les prix sont disponibles à temps en numérique, cela se fait aux prix de certains compromis. Du mieux pour l’édition 2012?

Dans tous les cas, on s’amusera de la newsletter envoyée hier par Amazon à ses clients. Une prémonition?

Vu d’ailleurs : une plateforme numérique pour les éditeurs indonésiens

Si le marché américain arrive à maturité et que plusieurs pays européens commencent à disposer d’un système de distribution de livres numériques de qualité, ce type d’écosystème est encore embryonnaire dans de nombreux pays. Le dernier exemple en date est celui-ci des éditeurs de l’archipel indonésien qui cherchent actuellement à établir une plateforme numérique commune. Espérons que la mise en place sera moins complexe que l’élaboration du hub interprofessionnel français.

Pour lire l’article complet, rendez-vous sur SoBookOnline.

Le MOTIF : formation numérique pour les éditeurs

Le MOTIF, en partenariat avec l’Asfored, la Région Ile-de-France et l’OPCA-CGM, proposera à partir de septembre et jusqu’au mois de décembre, une série de formation sur le numérique à destination des éditeurs. La formation se divise en trois modules assez complets.

MODULE 1 : ÉDITER DES OUVRAGES NUMÉRIQUES – Durée 3 jours

  • Connaître les processus de conception des produits multisupport
  • Affiner sa connaissance du XML et de ses transformations
  • Découvrir comment créer de l’interactivité dans des fichiers prépresse
  • Connaître les possibilités et contraintes techniques des nouveaux supports de diffusion

MODULE 2 : DIFFUSER, VALORISER, PROMOUVOIR DES OUVRAGES NUMÉRIQUES – Durée 3 jours

  • Comprendre les contraintes des e-distributeurs, e-diffuseurs et entrepôts
  • Découvrir les opportunités du web et des réseaux sociaux pour la promotion des éditions
  • (Re)Penser son site comme un dispositif de communication, un objet vivant, un outil marketing et de fidélisation

MODULE 3 : DROIT ET ÉDITION NUMÉRIQUE – Durée 1 jour

  • Connaître les obligations et prérogatives de l’éditeur et de l’auteur dans l’environnement numérique
  • Connaître le cadre légal du commerce électronique

Bien entendu, le coût de ces sessions pourra être pris en charge dans le cadre d’un droit à la formation octroyé aux petites structures (conditions d’éligibilité). En revanche, les places sont limitées est la session de juin-juillet est déjà complète tandis que celle de septembre connaît déjà un grand succès. Il est fort à parier qu’il en va en être de même pour les suivantes. Quelqu’un est déjà inscrit?

The BackStory : Amazon se lance dans les interviews d’auteurs

Et Amazon continue sa course effrénée vers ce à quoi devrait ressembler le métier de libraire 2.0… Après avoir fourni un appareil de lecture, une librairie numérique et un système de recommandations personnalisées, voilà que la firme de Seattle se lance dans l’éditorial pour mettre en avant des auteurs et promouvoir la lecture sous toutes ses formes.

The BackStory est un nouveau mini-site dans lequel les internautes pourront en effet retrouver des interviews d’auteurs, des critiques d’ouvrages, des listes de lectures suggérées par des auteurs ou encore des podcasts consacrés à la littérature. Un espace qui vient en complément du blog officiel Amazon Livres, Omnivoracious, qui donne de son côté la parole aux éditeurs et aux chroniqueurs. Les interviews d’auteurs devraient prendre la forme d’une web TV avec la publication régulière de nouveaux entretiens vidéos mettant en scène des auteurs stars ou prometteurs.

Avec The BackStory, Amazon ajoute donc une touche éditoriale qualitative pour humaniser sa relation avec ses clients et élargir le champ des recommandations, non plus seulement par l’intermédiaire d’algorithmes, mais désormais via d’autres propulseurs plus influents : les auteurs.

La sélection du jour #93

  • Microsoft attaque Barnes&Noble. – iGeneration
  • L’accord Google Books n’est pas raisonnable – La Feuille
  • Le piratage des livres électroniques au Brésil - SoBookOnline
  • BD numérique : Désaccord persistant entre les auteurs et les éditeurs - BD Actu
  • As E-book Sales Explode, Consumption Patterns Change - GigaOM
  • Readum, un plugin de lecture sociale. – SoBookOnline
  • Un Kindle à gagner avec Europeana – Europeana
  • Turn your Kindle into a universal translator with Kindlefish – BookSprung

Cartographie des acteurs du livre numérique

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Après l’infographie, place à la cartographie. Voici un tableau très intéressant réalisé par Romain Champourlier dans lequel sont présentés plusieurs acteurs du livre numérique. Organisé sous forme d’arborescence, ce schéma détaille, distingue et relie les principaux éditeurs, entrepots, distributeurs, constructeurs et services selon leur segment sur le marché, leur modèle économique, leur avancement technologique ou encore le niveau d’ouverture des contenus.

Si cette cartographie ne prétend pas à l’exhaustivité, elle a le mérite d’être déjà très complète et d’offrir une bonne vue d’ensemble des acteurs qui composent la nouvelle chaîne du livre électronique.

via @SoBookOnline

Apple lance un système d’abonnement pour les éditeurs de contenu

Eddy Cue, le vice-président des applications et des services Internet Apple, l’avait promis lors de la sortie de The Daily, c’est désormais chose faite : Apple vient d’annoncer dans un communiqué de presse le lancement d’un nouveau système d’abonnement à destination des éditeurs de contenu et plus particulièrement des éditeurs de presse.

Ces derniers pourront en effet définir le prix et la durée d’abonnement : hebdomadaire, mensuel, bimensuel, trimestriel, semestriel ou annuel, tandis que les utilisateurs pourront choisir / payer en un clic l’offre désirée et gérer / annuler leur abonnement depuis leur compte client Apple.

Dans le cas où l’éditeur propose des offres d’abonnements couplées ou spécial iPad pour ses lecteurs depuis son site Internet : Apple ne percevra rien - ni commission ni données utilisateurs -, puisqu’il s’agit de souscription indépendantes de l’AppStore. En revanche l’application devra nécessairement intégrer le système d’identification de l’éditeur (ex : LeMonde) et ne pourra pas inclure de liens vers la page d’abonnements via le navigateur.

Apple impose toutefois aux éditeurs de proposer aux utilisateurs de l’application iPad les mêmes offres d’abonnements que sur le site Internet de sorte que les nouveaux clients puissent bénéficier d’offres et tarifs équivalents via l’in-app purchase. Apple percevra ainsi dans ce cas de figure 30% de commission pour les nouveaux clients apportés.

Concernant les données utilisateurs, les clients Apple souscrivant à un abonnement via l’application pourront autoriser ou non Apple à communiquer des informations personnelles (nom, adresse mail et code postal) à l’éditeur.

Avec ce nouveau système d’abonnement Apple entend donc trouver un terrain d’entente avec les éditeurs tout en facilitant les souscriptions pour ses clients. La date de lancement du service n’a pas encore été annoncée par Cupertino mais devrait coïncider vraisemblablement avec la sortie de iOS 4.3 prévue pour la fin du mois…

Le SNE veut rejoindre Hadopi


Il risque d’y avoir du nouveau sur sur le terrain de la lutte contre le piratage en 2011 en France. Alors que les films et la musique illégalement téléchargés sont aujourd’hui surveillés, les éditeurs de jeux vidéos mais aussi le SNE (Syndicat National de l’Edition) souhaiteraient que la surveillance du réseau soit étendue à leurs contenus. C’est par l’intermédiaire de la lettre professionnelle Edition Multimédia que cette nouvelle nous arrive, et elle montre une fois de plus la peur des éditeurs vis-à-vis des internautes. La mesure demandée par le SNE vise à ce que les contenus des éditeurs soient repérés sur les réseaux P2P (par la société TMG, qui dispose du monopole pour cette surveillance) et que les pirates passent sous le régime de la fameuse riposte graduée.

La position des éditeurs peut se comprendre. Contractuellement, ils sont tenus de faire respecter les droits de leurs auteurs et cela passe bien entendu par une lutte contre le piratage. Cependant, l’essor récent du piratage de textes peut être attribué à deux choses : le succès des dispositifs de lecture (iPad et consorts) mais aussi l’inadéquation de l’offre de contenus actuellement proposée par les éditeurs.

Aujourd’hui, l’offre de piratage est encore dispersée. Les éditeurs gagnerait à déployer des offres légales solides (prix abordables et absence de DRM) plutôt que de se lancer dans le jeu du chat et de la souris qui risque de se révéler infructueux, notamment en raison des faiblesses de l’Hadopi dont la surveillance concerne uniquement les réseaux P2P, oubliant les sites de direct download avec un trafic qui ne cesse de croître. Cette chasse n’est pas soutenable à long terme, il faut se rappeler que si certains téléchargent “illégalement”, c’est qu’ils cherchent quelque chose à lire, et un contenu souvent indisponible en numérique.

Source : Numerama

Université d’été de la bande dessinées : quelques comptes-rendus

Du 5 au 7 juillet s’est tenue la 4ème université d’été de la bande dessinée à Angoulême, dans le bâtiment Castro. Nous avions annoncé le programme ici : Du papier au numérique.

Nous vous conseillons la lecture de trois comptes-rendus complémentaires, celui du site d’information sur la bande dessinée ActuaBD, celui de Julien Falgas et celui de Sébastien Naeco.
Pour résumer très grossièrement, il ressort de ces journées les profondes divergences de dessein [sic] entre les différents acteurs potentiels (des grosses entreprises aux auteurs), avec une approche “industrielle” pour les premiers, “artisanale” pour les seconds.
La Cité internationale de la bande dessinée et de l’image a déjà mis en ligne quelques réactions et devrait publier l’intégralité des débats.

Les éditeurs britanniques arrivent sur l’iBookstore français


Même si l’iBookstore est loin d’être un exemple en terme d’organisation et d’ergonomie pour le lecteur, on découvre des choses très intéressantes en allant se perdre dans ce dédale.

Depuis peu, il est possible d’acquérir des ouvrages anglosaxons, en particulier de l’éditeur Pac Macmillan mais aussi d’une multitude de petits éditeurs. Jusqu’à présent, l’ensemble des boutiques d’ebook en France (mis à part pour les quelques possesseurs français du Kindle) proposaient uniquement des titres en français et issus des catalogues d’éditeurs français.

Visiblement, Apple a souhaité changer cela et ne voit plus de frontières pour la vente de livres et permet aux éditeurs anglosaxons ayant les droits pour le marché européen de distribuer leurs titres en ebook. La catalogue de Pan MacMillan UK actuellement disponible est bien plus important que certains éditeurs français : nous avons arrêté de compter à 360 titres et il en restait encore… De plus, les prix sont souvent en dessous de 10€ pour de nombreux bestsellers. Ken Follet ou James Patterson, ils sont tous à 9,99€. Si vous lisez en anglais et en français, le choix sera vite fait.

La sélection du jour #52

  • The International Herald Tribune a droit à son application, sur le modèle de celle du New York Times.
  • Amazon et Penguin parviennent à un accord sur les conditions tarifaires (via Reuters)
  • Excellent commentaire reprenant point par point l’entretien accordé par Antoine Gallimard aux Echos. (via Mon iPhone m’a tuer)
  • L’application Pulse reçoit une mise à jour et se synchronise désormais avec Google Reader. (via Pulse)
  • Sony met au point un écran souple qui s’enroule (via Le Monde)
  • Les éditeurs allemands écrivent à Steve Jobs pour clarifier plusieurs points (via iGeneration)
  • La saga Harry Potter bientôt parue en numérique ? (via The BookSeller)
  • Wattpad se met à l’heure de l’iPad. (via Teleread)

Amazon : Les prix des ebooks grimpent


Depuis le 1er avril, Amazon distribue désormais les ouvrages de plusieurs éditeurs (et parmi les plus importants) suivant le modèle d’agence. Avec ce modèle, l’éditeur fixe le prix de vente et le distributeur (ici, Amazon) agit en tant qu’agent. Cela se traduit bien souvent par un prix plus élevé que le standard fixé auparavant par Amazon (9,99$ pour un bestseller du NYT). Amazon mène d’âpres négociations avec les éditeurs pour chercher un aménagement autour de ce nouveau modèle qui met en péril le principal argument de vente de la plateforme Kindle : des ebooks abordables. Et visiblement, les prix risquent de continuer à augmenter…

En effet, en adoptant le modèle d’agence, Amazon doit désormais facturer au consommateur une taxe correspondant à celle de l’Etat dans lequel est établi la maison d’édition concernée (et non pas la taxe correspond à l’adresse de facturation de l’acheteur). Comme relevé sur les forums d’Amazon, le site TechFlash précise que cette TVA supplémentaire touche les éditeurs résidants dans les états qui imposent une taxe sur les produits numériques. En passant au modèle d’agence, Hachette, HarperCollins, Simon & Schuster et Macmillan sont désormais indiqués comme “Vendeur” sur la boutique d’Amazon et sont dans l’obligation de faire facturer au consommateur la taxe locale à laquelle l’éditeur est assujetti (plus de détails dans les conditions d’utilisations d’Amazon). De plus, pour tous les éditeurs ayant choisi le modèle d’agence, Amazon fait figurer la mention suivante : “Le prix a été fixé par l’éditeur”.

Visiblement, ce problème semble être restreint à certains ouvrages pour l’instant et touche uniquement quelques éditeurs. Amazon semble prendre son temps pour répercuter cette nouvelle hausse qui se fait au détriment du consommateur et du lecteur. Une chose est sûre, depuis le passage au modèle d’agence, la politique tarifaire d’Amazon a perdu en clarté et devient difficilement observable depuis l’Europe, en raison de l’application des tarifs européens surtaxés pour compenser le prix de la livraison par Whispernet. Nul doute qu’Apple va essayer de profiter de ce désordre temporaire pour formuler une offre claire et attractive.