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Un auteur de SF critique l’offre d’e-Belial

Nous vous annoncions il y a quelques temps la sortie imminente d’e-Belial, la plateforme numérique des éditions du Belial. Si nous nous sommes montrés assez enthousiastes quant à cette approche, plutôt courageuse et innovante de la part d’un éditeur papier, il semblerait que cette initiative ne fasse pas l’unanimité partout.
Alors qu’e-Belial ouvre ses portes, Yal Ayerdhal, un grand nom de la SF française, que nous avons eu la chance de rencontrer à Ouessant, réagit de manière assez critique envers la stratégie d’e-Belial, avec des arguments aussi incisifs qu’intéressants.
Nous vous laissons lire et juger par vous même le contenu de cette “lettre ouverte“, en attendant vos réactions dans les commentaires.
MAJ : Un interview intéressante de l’équipe d’e-Bélial est à lire sur ActuSF. Bonne lecture.
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Donc Le Bélial lance sa plateforme numérique.
Bien.
Innovante.
Ah. Euh… en quoi ?
En 8 points.
Lesquels sont ?
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« Tarif intelligent. Les livres numériques du Bélial vous sont proposés allant de 8 à 12 € : un tarif unique, quel que soit le format de fichier et très inférieur à leurs équivalents papier (souvent deux fois moins). »
Là, je bondis de mon fauteuil et je me cogne la tête au plafond. J’ai du mal lire. Je relis. Eh merde ! C’est bien ça. 8 à 12 € ! Et ce serait très inférieur au prix des livres papier. Ben mon cochon ! Vous avez entendu parler du « poche » ? C’est un format plus petit (10/18, en cm), qui se vend un peu partout et beaucoup mieux que les autres formats… mais alors sacrément mieux ! Vous voulez savoir pourquoi ? Non, ce n’est pas que les gens manquent de place dans leurs bibliothèques, dans leurs sacs ou dans leurs attachés-cases… encore que, puisqu’on parle de numérique, donc de liseuses, c’est quand même un sacré avantage de voyager léger.
Et ce n’est pas non plus que les lecteurs préfèrent le livre friable au bel ouvrage. Si le « poche » se vend beaucoup plus que le « grand format » et le « semi poche », c’est parce qu’il est moins cher, souvent trois fois moins. Incroyable, n’est-ce pas ? Je parle du vrai « poche », évidemment. Pas des éditeurs qui le pratiquent au prix de… au prix de quoi, d’ailleurs ? Des autres activités du lecteur ? De son envie de les pratiquer ? De son garde-manger ?
Parce qu’il y a un truc à savoir : le portefeuille du lecteur n’est pas extensible. D’ailleurs, peut-être que c’est pour ça qu’on vend si peu de livres. Peut-être même que c’est pour ça qu’il existe des bibliothèques et un marché d’occasion florissant. Peut-être même… attention, je vais vous choquer… peut-être même que ce marché d’occasion est le plafond sur lequel il faut que le prix du livre numérique bute. Pire. C’est au prix d’occasion du « poche » qu’il faut limiter (vers le haut) le prix du livre virtuel. Et je ne parle évidemment pas des ouvrages cotés ! Et c’est mon dernier prix. En tant que lecteur, en tant que consommateur (contraint) et en tant qu’auteur.Vous avez bien lu. Je ne veux pas voir mes bouquins en format numérique au-dessus de 2 €, et je suis plutôt partant pour moins (deux fois moins). Pourquoi ?
Parce que le très immatériel format numérique n’est pas un produit de substitution du très tangible ouvrage papier. Parce que les liseuses on un coût et que leur acquéreur ne doit pas en être le captif mais l’usager. Parce que, en terme de commercialisation, c’est un autre marché, un tout autre, qui se constitue pour l’essentiel aujourd’hui de gens qui ne lisent que très peu ou pas (de romans, par exemple). Parce que c’est l’occasion de toucher ceux que nous ne touchons jamais. Soixante millions de Français ne m’ont jamais lu. Ne rigolez pas : cinquante millions d’entre eux n’ont jamais lu Werber, Pennac, Grangé, etc. C’est un chouette terrain à défricher, non ? Eh bien, c’est ce que facilite le numérique… à condition de ne pas le soumettre à l’économie des tauliers de l’édition papier et des souteneurs de la diffusion.
J’oublie un détail ? Ah oui. Le piratage. Je lui suis favorable, ne serait-ce que parce que, une fois de plus, mes phrases à la con atteindront quelqu’un que l’économie du livre (beurk) leur barrait, que celui-ci ne piratera pas toute sa vie mais qu’il continuera à lire, que la culture n’est pas… pardon, ne doit pas être un privilège de nantis. Je lui suis favorable, donc, mais on s’en fout. Le piratage prendra des proportions faramineuses si la diffusion numérique du livre se comporte comme la diffusion numérique cinématographique ou musicale. Le vent, et c’est ce qu’est le numérique, ne peut pas se vendre au même tarif que la matière. Inutile que je vous fasse un cours de marketing, d’ailleurs je suis un très mauvais pédagogue et je suis certain que vous savez ce qu’est le prix psychologique. Mais peut-être ignorez-vous qu’on ne le calcule pas avant d’avoir déterminé la, les ou toutes les potentielles cibles commerciales ? Il semble que vous vous limitiez au marché préexistant du « papier ». Il semble aussi que votre opération de lancement ne soit qu’une opération… disons de communication, en tout cas pas une étude. Lapalissade ! Je ne m’efforcerais pas d’en montrer les insuffisances si ce n’était pas le cas.
Voyons les autres points.
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« Prix libre. Les prix affichés sont un minimum, mais vous êtes libre d’acheter les livres numériques au prix que vous aurez fixé si vous souhaitez soutenir l’auteur ou la maison d’édition. »
Ben voyons ! Pourquoi ne pas créer une ONG ? Ecrivains et Editeurs Sans Frontières, mais avec pas mal de toupet tout de même.
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« Sans DRM. Aujourd’hui, les dispositifs de gestion des droits numériques (DRM) proposés par la plupart des éditeurs punissent moins les pirates – qui n’ont aucun mal à les contourner – que les acheteurs légitimes qui rencontrent de nombreux problèmes techniques. Le Bélial’ ne propose que des livres numériques « bio » garantis 100% sans verrouillage pour que vous puissiez les lire aussi facilement que des livres classiques, sur le support de votre choix. »
Amen.
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« Facile. Sur la plateforme e-Bélial, vous n’achetez pas un fichier, mais un livre. Une fois dans votre bibliothèque numérique, vous pouvez le télécharger à volonté et dans tous les formats proposés. Pratique si vous perdez le fichier d’origine ou si vous changez de support de lecture. »
Démago, mais bien joué.
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« Collectionnez. Vous n’êtes pas prêt à vous passer du papier ? Nous non plus. Achetez un livre du Bélial’ et, pour seulement 2,00 €, téléchargez son équivalent numérique (sur certains titres uniquement) »
Aïe ! Dans son élan, la réclamite aiguë a fourché. Le coût du numérique est inférieur à 2 €. On s’en doutait un petit peu beaucoup, notez, mais c’est intéressant car, et j’y reviendrai plus loin, c’est quoi au juste le prix de revient du numérique ? Et comment le définit-on ?
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« Flexible. Créez vos propres recueils en choisissant parmi le fonds du Bélial’ des nouvelles à télécharger à la pièce sans avoir besoin d’acheter un recueil entier. »
Encore heureux ! Et heureusement déjà pratiqué par (presque) tout le monde. Mais à quel prix, au fait ? Je veux dire : proportionnellement au prix du recueil.
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« Equitable. Compte tenu des coûts de fabrication et de distribution réduits, Le Bélial’ peut reverser jusqu’à 30% du prix de chaque livre numérique vendu à l’auteur. À comparer aux 10% qui sont la norme du marché. »
J’en vois déjà qui tremblent à l’idée des horreurs que je vais de cette plume commettre. Par quoi je commence ? Ainsi, la norme du marché en matière de droits d’auteur serait à 10 %. J’en connais plus de trente mille qui feraient un infarctus en lisant ça. Ce putain de marché n’a pas de norme ! Que des différences de traitement. Et la moyenne, totalement incalculable pour cause d’opacité, est sûrement loin en dessous de 10 %. La réalité ? 4 à 12 % sur le « poche ». 6 à 15 % sur le « grand format ». Parfois plus, pour les rares best-sellers. Souvent moins pour les nombreux auteurs « jeunesse ». Et 2 % pour les traducteurs.
Le plus facile est digéré ? On jette un oeil à la réversion ? C’est quoi d’ailleurs cette ineptie ? L’éditeur reverse ? Il est bien charitable ou il se prend pour un fonds de pension ? Vous vexez pas, je pinaille. Vous avez raison, les coûts de fabrication et de distribution sont réduits, tellement qu’on se demande s’ils sont signifiants. Sur la fab, qui représente entre 15 et 20 % du prix du livre « papier », il y a un coût en numérique. Sûrement, mais quel est-il au juste ? Côté mise en format, par exemple, vous connaissez sûrement ça : http://fr.feedbooks.com/ Et il y en a d’autres. Et il y en aura de plus en plus. Sur la distrib, il y a un… pardon ? La quoi ? Qui va distribuer quoi, au juste ?
Parlez-moi de diffusion, oui, ça, ça m’intéresse. Prononcez les vilains mots. Détaillez ce que demandent Amazon, la Fnac, Google, Orange etc. pour diffuser des octets par le Net. Montrez l’intérêt des bornes numériques (mdr), justifiez leur existence et leur coût sur le prix du livre. Démontrez que tout ce joli monde est indispensable à la bonne diffusion électronique de l’ouvrage. Mais surtout, surtout, expliquez pourquoi vous avez choisi de rester dans la logique de fonctionnement « papier » plutôt que de développer une logique autre ou de vous inscrire dans l’une de celles qui existent déjà, comme publie.net, numeriklivres etc.
Le numérique est une aubaine. Pour l’auteur, pour l’éditeur, pour le lecteur. Pour la première fois, l’ouvrage littéraire peut se passer des parasites qui, de surcroît, se taillent la part du lion dans l’économie du livre. La diffusion et la distribution représentent 55 % du prix de l’objet livre. Alors quoi ? On prend les mêmes et on recommence ? On s’en invente d’autres ? Pour quel service ? Pas de stock, pas de transport, pas de commerciaux (physiquement, en tout cas). Alors qu’est-ce qui coince ? Qu’est-ce qui limite les droits d’auteur à 30 % dans votre conception de l’édition numérique, quand d’autres, spécialisés, proposent déjà 50 et même 70 % ?
La diffusion. Toujours la diffusion. Fait chier ! S’il faut, pour l’édition numérique, en passer par une économie, que celle-ci tienne compte de l’écosystème numérique. Moi, je suis en train de devenir écolo. À 50 % minimum. Ce qui représente 1 € sur un bouquin vendu en numérique à 2 €. Combien d’auteurs touchent 1 € sur la vente d’un de leurs bouquins en poche ? Y en a-t-il sur l’agora ?
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« Solidaire. En attendant l’adaptation de la loi Lang au numérique, et pour ne pas léser les libraires qui soutiennent Le Bélial’, nos livres numériques seront proposés au même prix sur e-Bélial’ et sur la plateforme EDEN. N’importe quel libraire pourra ainsi vendre les livres numériques du Bélial’. »
Vous avez peur de perdre le soutien de vos amis libraires pour les ouvrages « papier » ? En instituant le prix unique du livre (plus ou moins 5%), la loi Lang ne favorise que les gros « libraires », ceux qui peuvent négocier une marge conséquente avec le diffuseur/distributeur. Les autres peinent à obtenir une marge viable.
Comment les libraires diffuseront-ils vos livres numériques et quelle marge allez-vous leur accorder ? Je veux dire : les gros et les petits ? En tout cas, rassurez-les, ils n’ont pas besoin de se recycler tout de suite. Le livre papier a encore un bel avenir devant lui. Disons le temps d’une génération. Et ce sont surtout les grosses berthas qui vont trinquer. Au fait, pourquoi croyez-vous que les gros bras se démènent tous pour disposer d’une plateforme de diffusion numérique ?
Voilà, j’en ai fini.
Les ventes de liseuses croissent de façon exponentielle, même en France. Au deuxième trimestre 2010, Amazon, le plus gros « libraire » du monde, a vendu plus d’ouvrages au format numérique qu’au format papier. En août, durant le festival littéraire d’Ouessant, plusieurs conférences et débats sur l’édition numérique se sont tenus dans le cadre de Numér’île et ont été relayées en direct sur le Net. J’ai participé à la plupart et j’ai rencontré différents acteurs du numérique (et pas que du monde du livre) qui s’efforcent d’échapper aux logiques « économiques » de l’édition classique. Nous sommes arrivés à la conclusion que non seulement c’était possible, mais que ce n’était pas si compliqué que ça, bien au contraire, à condition de se soustraire au système un peu plus que centenaire (on peut même le faire remonter à l’invention de l’imprimerie) qui dicte les conditions dans lesquelles se propage (mal) la littérature et qui s’auto-entretient.
En lisant la « déclaration d’intention » d’e-Bélial, mon optimisme s’est assombri d’un certain agacement. Peut-être, puisque j’avais tendance à apprécier vos communications autour du livre numérique, parce que j’attendais du Bélial qu’il ait autre chose à proposer que l’ambiguïté des fausses innovations pour un éternel recommencement.
Vous vous trompez de beaucoup d’erreurs, les mecs.
Le roi de Kahel traduit en anglais grâce à AmazonCrossing

Amazon multiplie les initiatives autour du livre. Après le service de réédition AmazonEncore (qui semble rencontrer un vif succès), la firme de Seattle inaugure aujourd’hui un nouveau service d’édition, AmazonCrossing. Il a pour but d’organiser la traduction et la distribution de livres étrangers, en papier comme en numérique. Le premier titre à avoir bénéficié des faveurs d’Amazon est un ouvrage français, Le roi de Kahel

AmazonCrossing est une nouvelle démonstration de l’intérêt qu’Amazon porte au livre, bien au-delà du papier et du numérique, mais plutôt aux textes… qui pourraient déboucher sur un succès commercial ! Exemple même d’une modèle économique en longue traîne, Amazon s’efforce à disposer du catalogue le plus riche, de livres et d’ebooks, pour qu’un nombre de lecteurs toujours plus important y trouvent leur compte.
Nixonland : le premier livre enrichi pour l’iBookstore

Il n’aura pas fallu plus d’une semaine pour que le premier livre enrichi débarque sur l’iBookstore. La maison d’édition Simon&Schuster a été la plus rapide en sortant une version enrichie de l’ouvrage de Rick Perlstein, Nixonland. Ce titre est téléchargeable sur la librairie US pour 15,99$, le reste du monde ayant été oublié par l’éditeur. Les frontières de la lecture existent encore…
Pourtant, pour TUAW, cet ebook est une belle réalisation que nous aurions bien aimé lire. En plus du texte (publié originalement en 2008), l’ebook inclut 27 vidéos sur l’ancien président américain, interview et événements clefs de son arrivée au pouvoir. Le choix d’ajouter des contenus vidéos complète parfaitement cet ouvrage historique et offre ainsi une expérience de lecture de qualité.

Il est aussi important de noter que Nixonland n’est pas une expérimentation uniquement dédiée à l’iPad. En effet, le titre est également commercialisé en version enrichie sur le Kindle Store. Vendu au prix de 15,99$, Amazon distribue aussi une autre version numérique du bouquin, non-enrichie, pour 13,99$. Simon&Schuster fait donc une différenciation entre la version “homothétique” et la version enrichie d’un titre, les deux étant des produits distincts et avec leur lectorat propre. L’arrivée de nouveau distributeurs d’ebooks enrichis comme Barnes&Noble pourrait également augmenter les débouchés de ces nouvelles éditions.
Quel sera le premier éditeur français à proposer un titre enrichi? Réponse dans les prochaines semaines…
Publication numérique : Après Adobe, Quark…
Quark, l’éditeur du logiciel QuarkXPress se devait de réagir au communiqué d’Adobe concernant la publication depuis InDesign vers l’iPad et autres formats numériques. C’est chose faite depuis le 17 juin avec une page Web annonçant les différentes solutions à venir de Quark et un planning prévisionnel.
Rappelons que, depuis quelques années, InDesign a pris le pas sur XPress, à la fois qualitativement (depuis sa version 2, InDesign est plus performant qu’XPress), et quantitativement (il n’existe pas de chiffres officiels, mais les parts de marché, dans le domaine de la publication assistée par ordinateur, seraient de 60% pour InDesign contre 40% pour XPress).
Un exemple tout simple de la supériorité technique d’InDesign dans le domaine qui nous concerne : XPress 8 n’est toujours pas capable de générer des fichiers ePub, ce que son concurrent sait faire (plus ou moins bien il est vrai) depuis la version CS3 (sortie en 2006).
D’après le communiqué de presse, QuarkXPress devrait pouvoir générer des fichiers ePub à la fin de l’année, ou au début de l’année prochaine. Idem pour les documents non Flash à destination des tablettes (XPress sait déjà générer des fichiers Flash en SWF depuis sa version 8).
D’autre part, l’ensemble des produits de Quark prendrait le nom de Digital Publishing 2.0. La solution contiendrait au moins : QuarkXPress, Quark Publishing System (QPS – un système de gestion de flux éditorial, comparable à la solution de Woodwing que nous avions présentée au mois de mai – que Quark commercialise depuis 1991) et Quark XML Author.
Quark devrait aussi permettre d’exporter de l’ePub et des documents pour tablettes non Flash via Digital Publishing 2.0 mais l’éditeur ne précise pas si la fonction sera celle d’XPress ou un module spécifique.
Bien que le planning de Quark manque quelque peu de précision, on peut supposer que leurs solutions seront disponibles environ six mois après celles d’Adobe.
En revanche, nous ne saurons dire s’il faudra, comme cela semble être le cas avec les solutions à venir d’Adobe, faire trois fois le “même” document, un par support (smartphone, tablettes, livres électroniques) ou si, depuis un document, on pourra exporter trois fois avec des réglages différents.
Il est fort probable que cela soit le cas directement avec XPress : un document par support de destination, tandis qu’avec Digital Publishing, il suffira “d’adapter” le document en fonction de la destination, exactement comme le système de gestion de flux de Woodwing.
Dans ce même communiqué de presse, Quark annonce que son logiciel phare devrait être capable de générer des documents lisibles par le logiciel de lecture Blio (à venir, nous en avions déjà parlé) dès cet automne.
Les enjeux de la publication vers les supports électroniques divers sont aussi importants pour Quark que pour Adobe : l’éditeur qui proposera la solution la plus simple pourrait prendre le pas (définitivement ?) sur l’autre…
La sélection du jour #58 (séance de rattrapage)
Analyses
- Une interview de Bob Stein, le directeur de l’Institute of the Future of the Book, sur NPR. (via if:book)
- Jeff Jarvis : Repenser l’écosystème de l’information (via Owni)
- Le paywall du site web du Time expliqué en détails (via AllThingsDigital)
- Trop de livres numériques sur l’AppStore (via iPadd)
- Bande Dessinée : le péril de la gratuité numérique (via Le Comptoir de la BD)
- Ce que Molière doit à Internet : la première édition critique de l’ère numérique (via Magazine Littéraire)
News
- HP avance sur le terrain de l’écran flexible. (via Engadget)
- HP travaille à la réalisation d’écrans couleur réflectifs (via Engadget)
- NTT Docomo, le principal opérateur de télécommunication japonais, investit le marché du livre électronique au Japon (via Teleread)
- Baisse des revenus de 3% chez E-ink par rapport au trimestre précédent mais une forte croissance est attendue dans les prochains mois avec l’arrivée des nouvelles gammes. (via Digitimes)
- Les groupes de médias allemands Bertelsmann et Holtzbrinck envisagent un joint-venture (via New Business)
- Zinio propose gratuitement un nouveau lecteur en ligne (via Presse-Digitale)
- Edicool, un nouveau site d’édition communautaire prometteur, en beta privée (via Edicool)
iPad
- Un guide pour écrire, publier et vendre son livre avec un iPad. (via FastPencil)
- Plus de 20 millions d’iPad vendus en 2011 ? (via AllThingDigital)
- Pages pour iPad : tout ce qu’il faut savoir sur l’import et l’export de documents (via UrbanBike)
- Comment l’iPad est-il utilisé ? (via Mashable)
Matériel
Les éditions Eyrolles et le numérique

Eyrolles est sûrement la maison d’édition la plus active dans le numérique. Première sur l’iBookstore et pionnière dans l’abandon des DRM, c’est sûrement la liberté d’innovation qui est laissée à ses équipes numériques qui permet cela. Et à regarder cet interview de Sébastien Bago, chef de projet numérique, et Eric Sulpice, directeur éditorial, on peut être sûrs que la présence numérique du groupe Eyrolles va encore s’affirmer. Il ne serait pas étonnant que l’on aperçoive le résultat de ces nouveaux projets à la rentrée.
.. Spinoza : bestseller sur l’iPad.. Qui l’aurais cru ? from Jean Michel Billaut on Vimeo.
Interrogé par l’hebdomadaire l’Expansion, Marie Pic-Pâris Allavena, directrice générale des Editions Eyrolles, indique également que le modèle économique de son groupe est différent de celui des autres éditeurs. Il s’agit en priorité de multiplier les canaux de distribution avec des ouvrages ultra-spécialisés qui ne se vendront pas à des centaines de milliers d’exemplaires mais qui trouveront un écho important auprès de leur cible. Pour Marie Pic-Pâris Allavena, l’iPad est un nouveau débouché qu’il ne faut pas négliger même si les commissions retenues par les distributeurs rendent l’opération coûteuse. En tout cas, le numérique ne change pas la structure des ventes par rapport à ce qui se passe en librairie. Dans les deux cas, Etre heureux avec Spinoza reste la meilleure vente de l’éditeur.
MAJ : Marie Pic-Pâris Allavena a également abordé le sujet de la stratégie numérique du groupe Eyrolles dans un interview accordé au Journal du Net : “Cela fait deux ans que nous avons commencé la numérisation de notre catalogue et déjà 1 000 ouvrages sont disponibles, ce qui représente 2 à 3 % de notre chiffre d’affaires. Avec les nouvelles tablettes, nous voulons faire passer les revenus du livre numérique à 8 % de notre chiffre d’affaires d’ici un an. Pour cela nous allons numériser tout notre catalogue, au rythme de 100 formats PDF et 100 formats Apple par mois.”. Décidément, le numérique est vraiment au coeur de la stratégie de cette entreprise !
Eden Reader arrive enfin sur l’iPad
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On l’attendait pour la sortie de l’iPad en France mais c’est avec deux semaines de retard que l’application Eden Reader arrive enfin sur la tablette d’Apple. N’ayant pas souhaités être présent sur l’iBookstore d’Apple, les éditeurs de la plateforme Eden Livres (Gallimard, Flammarion et La Martinière) ont opté pour leur propre solution, développée par DeMarque (pour l’entrepôt numérique) et la société Mirego (le programme pour iPad). Le projet commun de ces éditeurs n’est pas de proposer une application qui renouvellerait nos usages de lecture (l’application ressemblant fortement à iBooks) mais à transposer la chaîne de valeur existante en papier vers le numérique, en omettant juste l’imprimeur mais en donnant une place au libraire, bien souvent mis à l’écart de ce circuit. Et pour cela, Eden Reader s’appuie sur le distributeur ePagine.

Est-ce que cette intention honorable ne se fait pas au détriment de l’ergonomie pour le consommateur? L’offre proposée est-elle claire pour ce dernier? Comment faut-il percevoir le fait de passer d’une application à une autre, pour lire un document édité chez Hachette et l’autre chez La Martinière? Remarque pour nos amis québecois : la version québecoise de cette application, nommée La hutte, est également disponible gratuitement sur l’App Store. Le distributeur retenu n’est pas ePagine mais LivresQuébécois.com.

Pour l’instant, les étagères de notre application Eden Reader sont encore vides mais nous allons tester, en direct, l’expérience d’achat avec ce nouvel outil. Laissez-nous juste le temps de lire le mode d’emploi car, oui, il y en a un…
Le test live !
1) Mode d’emploi lu.
2) Création d’un compte ePagine. L’application ouvre un ePagine sans aller vers Safari (ouverture d’une web-view) mais il s’agit en tout point du site ePagine. D’ailleurs, on se demande si on ne fait pas erreur : aucune mention de l’iPad. On parle d’Adobe Digital Editions à chaque coin de page et l’on propose même un téléchargement. Le néophyte risquera de ne pas s’y retrouver…
3) Avis assez mitigé pour l’instant. Pas possible de lire son bouquin sur l’application. Pire, j’ai acheté un PDF et le seul choix que l’on me propose est Stanza. Je lis donc mon Guide MAF sur Stanza au lieu d’utiliser Eden Reader. Nous allons creuser un peu plus en profondeur ce soucis dans les heures à venir. On fait une nouvelle tentative avec la mise à jour d’ePagine. Amis québécois, avez-vous testé La hutte? N’hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires.
4) Si vous cherchez à comprendre le fonctionnement de l’application et les limitations, Clément Laberge a réalisé un article très détaillé et mis à jour en temps réel pour que l’utilisateur le geek s’y retrouve. Attention au passage, seuls les livres de certains éditeurs sont accessibles : Arthaud, Aubier, Casterman, Climats, Denoël, Joëlle Losfeld, Gallimard, Flammarion, L’Olivier, Mercure de France, P.O.L, Pygmalion, Table Ronde, Seuil, Verdier. Même vous pouvez trouver des titres Eyrolles ou Publie.net sur la boutique ePagine, il ne sera pas pas possible de les lire avec Eden Reader. D’un côté l’application fait référence à la plateforme Eden Livre donc cela semble logique…
5) Le processus d’achat n’est pas aussi simple que l’iBookstore. Le lecteur devra se créer un nouveau compte en plus de son compte ePagine (s’il en a déjà un). Il s’agit d’un compte Glissoire qui permet de lier son iPad à son compte ePagine. Cette étape est visiblement essentielle mais vient s’ajouter au processus, déjà un peu laborieux. Cela dit, il faut préciser que cette application est sortie il y a quelques heures et qu’il semble que quelques réglages soient encore nécessaires. Du côté de La hutte, tout semble fonctionner.
6) Nous allons retenter l’expérience dans la journée, histoire de laisser le temps aux différentes équipes de faire les dernières réglages entre Eden Reader et ePagine.
Cependant, si l’intention de garder la libraire dans le processus d’achat est honorable, elle complexifie un peu plus l’acte d’achat. On est bien loin de l’achat en un clic d’Apple ou d’Amazon. Tant que ce problème ne sera pas réglé, Eden Reader ne risque pas de conquérir les foules…
Nous posterons sur ce billet le résultat de notre nouvelle tentative d’achat. Stay tuned !
MAJ : Ayant un peu plus de temps, nous allons refaire un test d’achat sur Eden Reader. Reste à mettre la main sur une CB !
Si vous avez tenté l’expérience Eden Reader, je vous invite à aller faire un tour sur les différentes fiches explicatives proposés sur le blog d’ePagine à l’adresse suivante.
La Poule ou l’Oeuf : le choix de l’ouverture

Bien souvent, lorsque l’on nous pose la question du choix d’une solution éditoriale complète, il est difficile de trouver une réponse directe. Doit-on parler de celle d’Adobe? Diriger le lecteur vers une solution maison et l’inviter à mettre joyeusement les mains dans le cambouis? Et pourtant, il existe un outil que l’on oublie souvent, directement issu du monde du logiciel libre : La Poule ou l’Oeuf.
Lors du Salon E-Paperworld nous avons pu discuter avec l’équipe derrière cette montagne de code. Et il faut avouer que leur solution a bien évolué ces derniers mois et dispose désormais d’une version mobile (qui fonctionne depuis le navigateur du téléphone). Pas besoin d’application ici même si cela nécessite encore d’être connecté à Internet, à la différence d’Ibis Reader. Cependant, il nous a été confirmé qu’une mise à jour devrait arriver rapidement. Mais ce qui a le plus attiré notre attention est sûrement la fonction de sortie multisupport de leur plateforme. Prenez la biographie de Stallman composée sur La Poule ou l’Oeuf et vous en faites un livre papier…

… et une une version complète lisible sur PC, iPad, iPhone et même le XO de la fondation OLPC !

Si vous êtes plus intéressés par un format en particulier que par une version web, il est tout à fait possible d’exporter en ePub, PDF, ODT etc. Cependant, seule la version web permet de répondre aux critères fixés par Marin Dacos et Pierre Mounier dans leur ouvrage sur l’édition numérique : les livres sont lisibles, manipulables et citables (comme il l’est précisé sur le blog). En tout cas, la qualité est au rendez-vous et, au standard d’Apple. En effet, on a pu s’apercevoir que certains ePub proposés sur l’iBookStore ont été réalisés à l’aide du moteur de la Poule…
Le débat du numérique à la façon Muppet Show
Décidément, l’équipe en charge du développement numérique chez Tyndale House Publishers a pas mal d’humour. Teleread nous fait découvrir une vidéo qui parodie les grandes questions qui traversent le secteur de l’édition à l’heure du passage au numérique. Tous les acteurs y sont : l’auteur, l’éditeur, le geek, le libraire, le consommateur et l’analyste (particulièrement bien trouvé). Il ne manque que le journaliste (souvent autant dépassé par les usages de lecture numérique que certains éditeurs) pour complèter le panel de cette pièce. A quand la version française?
Des nouvelles du Groupement des Auteurs de Bande Dessinée

eBouquin avait relayé l’appel du numérique du Groupement des Auteurs de Bande Dessinée (GABD), un groupement du SNAC (Syndicat National des Auteurs Compositeurs). Le GABD dispose d’un site avec un blog dont nous vous recommandons la lecture régulière. En effet le groupement publie régulièrement les compte-rendus des pourparlers en cours avec différentes instances ou éditeurs (Syndicat National de l’Edition, Ministère de la Culture, éditeurs, etc.) à propos de l’arrivée du numérique dans les pratiques quotidiennes. C’est l’une des rares possibilités de suivre “en direct”, les discussions menées autour du numérique par les différents acteurs et il ne semble pas y avoir d’équivalent dans les autres domaines de l’édition, pourtant nombreux !
Un exemple parmi d’autres, ce compte-rendu qui montre combien le sujet de l’œuvre numérique est complexe : Compte-rendu de la réunion avec Claude de Saint Vincent, le 31 Mars 2010, au siège de Média Participations.
Exclu : Les éditeurs français débarquent sur l’iBookStore
Ca y’est ! L’iBookStore français est en place ! Les premiers ouvrages des maisons d’éditions font progressivement leur apparition sur l’iBookStore. Publie.net, Eyrolles, Albin Michel, Hachette, sont de la partie. En revanche comme annoncé, aucune trace de Gallimard, ni d’Editis. Pour le moment la page d’accueil n’a pas été mise à jour mais il est déjà possible d’accéder aux livres payants en tapant dans le moteur de recherche le nom de l’éditeur.
On retrouve parmi les titres présents une grande partie du catalogue de Numilog. Au niveau tarifaire, les éditeurs français ne sont pas soumis au modèle d’agence préconisé par Apple aux Etats-Unis. Par conséquent les prix ne sont pas situés dans une fourchette pré-établie et on retrouve ainsi sans surprise des livres à des tarifs assez élevés : 15,99€, 16,99€, 17,99€ voire 30,99€ pour des ouvrages spécialisés -informatique -. De son côté Publie.net propose des prix très attractifs, compris entre 0,49€ et 5,99€.
La page d’accueil vient d’être mise à jour. La saga Twilight de Stephanie Meyer fait la une et on note l’apparition de nouvelles rubriques Fictions et Littérature, Ouvrages Généraux, Jeunesse, Crimes et Suspense. On retrouve également des auteurs bien connus tels que Stephen King, Bernard Werber, Mary Higgins Clark, Frédéric Beigbeder, Amélie Nothomb, Pierre Bellemare, Jacque Attali ou encore nos amis publiés chez Publie.net François Bon et Thierry Crouzet.
MAJ Clément : Ca paie de lire des ebouquins en permanence sur son iPad…
De InDesign à l’iPad : les nouvelles solutions de publication

eBouquin participait mardi soir à la première réunion du Paris InDesign User Group (groupe d’utilisateur d’InDesign de Paris). Cette session était consacrée aux fonctions de publication plurimedias à partir d’InDesign, le logiciel professionnel de mise en page d’Adobe. Quelques informations et réflexions par rapport à ce qui a été dit et montré sur InDesign et sur l’actualité récente de l’iPad.
Tout d’abord l’iPad. Comme il est possible de le constater en lisant la presse spécialisée (abandon des projets de Microsoft et de HP – sans doute jugés pas assez compétitifs par rapport à l’appareil d’Apple –, portage de la solution de lecture d’Amazon sur l’iPad, adaptations plus ou moins réussie de journaux et de livres, portages d’applications iPhone, etc.), l’iPad est pris très au sérieux par les différents acteurs technologiques et éditoriaux. Et Adobe fait partie de ces entreprises qui ont compris le potentiel offert par la tablette. Ses équipes sont en train d’adapter certains de leurs logiciels pour qu’ils puissent publier des documents lisibles sur l’iPad (rappelons que pour différentes raisons, Apple refuse l’implémentation du plug-in Flash sur ses appareils mobiles). Comme d’autres, l’éditeur de San Jose a compris combien les possibilités de navigation offertes par la tablette allait changer notre rapport à l’outil informatique (l’un des principaux animateurs de la soirée, Branislav Milic, parlait d’une “immersion complète” pendant la navigation, ce que ne permettent ni les interfaces – clavier, souris, écran non tactile – d’un ordinateur, ni les dimensions trop réduites de l’iPhone).
D’autre part, Adobe a compris que l’avenir de la publication papier était de plus en plus compromis (même s’ils ne l’expriment pas aussi directement). Chaque nouvelle version d’InDesign apporte de nouvelles fonctions de publication vers l’écran. S’il était déjà possible de générer des PDF interactifs (donc exploitable avec plus ou moins de facilité sur un livre électronique en fonction de son écran, tactile ou non), des pages HTML, des données XML, de l’ePub depuis la CS3, InDesign CS5 permet de transformer facilement un document destiné à l’impression en document Flash ! A chaque nouvelle version, InDesign se positionne un peu plus comme un logiciel de mise en page multi-supports plutôt que comme un “simple” logiciel de mise en page “papier”.
Enfin deux produits, plus ou moins concurrents ont récemment été présentés en France : Woodwing Entreprise de Woodwing mardi soir donc et PressDisplay de NewspaperDirect lors du forum ePaperWorld à La Villette. Dans les deux cas, l’objectif est de générer un document lisible sur l’iPad avec une “expérience utilisateur enrichie”.

Woodwing Entreprise (réservé à une gestion de flux multi-supports à grosse échelle, de par son prix envisagé et la richesse de l’outil) est un système de gestion éditoriale, dans lequel InDesign n’est qu’une brique. Le système est centré sur la gestion du contenu (articles, photos, vidéos, fichier audio, etc.) qui peut être adapté et diffusé, via InDesign pour la mise en page, vers un document imprimé, un site Web, un smartphone, une tablette iPad, etc. L’exemple d’adaptation le plus connu est celui du Time Magazine.
Tandis que PressDisplay est un système de kiosque à journaux très amélioré, qui intervient (sans InDesign) à la post-publication des titres. Il permet de s’abonner à la lecture des journaux avec qui NewspaperDirect à passé un accord (1500 environ). Il est alors possible d’y accéder n’importe ou dans le monde depuis de nombreux appareils (ordinateur, smartphone, tablette, livre élecronique, etc.) avec un accès Internet, bien sur.
Pour l’iPad, une fois le journal téléchargé sur son ordinateur, une moulinette analyse le contenu et enrichie le fichier : surlignage des titres, affichage des articles dans une fenêtre déroulante optimisée, création d’une table des matières interactives, etc. De nombreuses fonctions permettent d’accéder à l’information : filtres thématiques, recherches avec mots-clés, alertes emails, etc.
Avec le succès de l’iPad (aux Etats-Unis pour l’instant), les éditeurs de presse ont la possibilité de renouveler complètement la notion de “journal” ou de magazine, aussi bien dans le contenant que dans le contenu (lire ce que nous en disions à propos de Vanity Fair). Les outils de production (logiciel, plateforme en ligne, système de gestion de contenu, etc.) et les formules vont certainement se multiplier : un “journal-application” à télécharger à chaque nouveau numéro (comme les CD-Roms culturels des années 90 mais plus facilement accessible et beaucoup plus interactif – un logiciel comme Director pourrait retrouver toute sa raison d’être), une web-application (ce que semble permettre le HTML5) une application de lecture (à ne télécharger qu’une fois) et un contenu séparé, une application indépendante pour chaque article, une application thématique qui génère “mon journal” en récupérant les articles de différents journaux (comme un agrégateur de flux RSS mais en recomposant les différents articles), etc. Les possibilités ne manquent pas et nous ne manquerons pas de vous signaler les plus intéressantes.












































