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Bookeen : un nouveau Cybook Odyssey en novembre et plus l’année prochaine

Ces dernières semaines, la société française Bookeen s’est faite particulièrement silencieuse. Face aux annonces massives d’Amazon et de Kobo, difficile de se faire une place. Cependant, Bookeen prépare de nouveaux produits qui devraient arriver dans les prochains mois. Lors d’un entretien vidéo sur le blog de Jean-Michel Billaut, Michael Dahan (cofondateur de Bookeen) a abordé les derniers développements de son entreprise.

Bookeen connaît actuellement une « phase de croissance forte » notamment grâce au Cybook Odyssey, un Kindle « à la française », lancé en novembre 2011. Plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires ont trouvé preneur en Europe et l’objectif de 100 000 unités vendues sera atteint.

Pour soutenir cette croissance, Bookeen prévoit de lancer une nouvelle version de l’Odyssey (le modèle actuel restera au catalogue) avec un écran amélioré. Il devrait s’agir du modèle Pearl HD qui équipe d’ores et déjà le Kindle Paperwhite et le Kobo Glo. Contrairement à Sony, Bookeen aurait donc réussi à obtenir ce composant même si le monopole d’E-Ink sur le marché des écrans en papier électronique (notamment depuis le rachat de SiPix) est de plus en plus sensible.

La vente de matériel ne fait pas tout et Bookeen accentue sa stratégie sur sa librairie numérique qui a trouvé son public au fil des mois grâce au travail d’animation de l’équipe et d’un libraire à plein temps sur le projet. L’entreprise française veut proposer une offre répondant aux besoins de ses clients qui achètent une dizaine d’ebooks par an, presque un par mois, selon Michaël Dahan.

Cependant, une nouveauté majeure pourrait voir le jour l’année prochaine : un ereader E-Ink grand format. Michaël Dahan annonce que ses équipes planchent sur un tel produit depuis longtemps, rien de mieux pour réveiller les utilisateurs à la recherche d’un « Kindle DX » compatible EPUB.

Kobo : trois nouveaux modèles pour une gamme complète et mature

Kobo n’allait pas rester indifférent au lancement de la nouvelle gamme de Kindle. Mais difficile de se faire une place dans la presse alors que le géant du web annonce ses nouveautés. Du coup, Kobo a décidé de griller la vedette à Amazon en présentant sa nouvelle gamme d’appareils, avec quelques heures d’avance. Pour l’instant, Kobo a réussi à attirer l’attention sur ce qui la gamme la plus complète depuis le début de la marque.

En plus du Kobo Touch qui reste au catalogue, trois nouveaux modèles composent la collection Kobo 2012–2013. Ils couvrent un large nombre d’usages et devraient trouver preneur auprès de leurs clientèles respectives. Du Kobo Glo avec son écran haute définition rétroéclairé au Kobo Mini, lowcost et qui tient dans une poche, en passant par la tablette Kobo Arc qui plaira aux amateurs de lecture et du système Android… Il y en a pour tous les goûts.

Kobo Glo : une réponse au Nook et au Kindle

La tendance de la rentrée est clairement dessinée : les liseuses E-Ink doivent adopter un système d’éclairage à la manière du Nook qui a lancé la tendance en avril (cf. notre précédent article). Une condition essentielle pour être dans la course, surtout aux États-Unis où le Nook connaît un vif succès. Du coup, le Kobo Glo est équipé d’un dispositif d’éclairage appelé ComfortLight qui ne détériore pas le confort de lecture.

Cependant, un système d’éclairage ne fait pas tout. Depuis 2010, les écrans E-Ink ont peu évolué, cantonné à la technologie E-Ink Pearl. Pire, depuis les tout premiers ereaders, la résolution des écrans n’a pas bougé (800×600). Kobo a donc remédié à cela en intégrant un écran E-Ink Pearl HD 6 pouces dans le Kobo Glo. D’une résolution de 1024×768 pixels, sa définition va améliorer la qualité d’affichage. Ce nouvel écran est peut-être la nouveauté la plus importante du Kobo Glo, bien plus que le système d’éclairage ComfortLight.

Même si cela est peu visible, le design du Kobo Glo n’est pas le même que le Kobo Touch. En revanche, même si le Glo est plus petit, l’épaisseur et le poids des deux appareils sont identiques. La liseuse conserve le dos en caoutchouc, mais le motif change (dites adieu au « bonnet de grand-mère » comme l’appelaient certains lecteurs…). La mémoire interne reste de 2Go, mais une carte MicroSD peut être ajoutée pour augmenter la mémoire (MicroSDHC jusqu’à 32Go). Enfin, la connexion Wi-Fi reste compatible avec les standards 802.11b/g/n.

Est-ce que le système d’éclairage réduit l’autonomie du Kobo par rapport à ses prédécesseurs?? L’entreprise annonce une autonomie d’un mois avec le Wi-Fi et la ComfortLight désactivés. C’est autant que le Kobo Touch, mais ce chiffre devra être vérifié. Kobo a remplacé le chipset Freescale iMX.508 cadencé à 800Mhz par un processeur 1Ghz qui pourrait avoir des conséquences négatives sur l’autonomie. Avec la ComfortLight activée, Kobo promet 55 heures de lecture ce qui est comparable au Nook GlowLight (cf. caractéristiques).

Le Kobo Glo va être le modèle phare de la marque pour l’année à venir. Il sera disponible aux États-Unis et en Europe dès le mois d’octobre pour 129 $/€. Les lecteurs français ne seront pas en reste puisque le Kobo Glo sera en vente à la FNAC au même moment. Les précommandes sur FNAC.com seront possibles dès le 7 septembre.

Même avec le Kindle Paperwhite, Amazon va avoir à faire à la concurrence féroce de Kobo, avec le Kobo Glo en-tête. Est-ce le futur bestseller des fêtes de fin d’année??

Kobo Mini : le Kobo de poche

Cependant, le « tout option » du Kobo Glo à un coût et empêche Kobo de vendre son ereader à moins de 100 $. La startup a donc conçu une liseuse entrée de gamme, le Kobo Mini.

Tout d’abord, on remarque son prix de vente : 79,90 $, sans financement par la publicité, une option que Kobo semble avoir abandonné. Ce Kobo est « mini » par son prix, mais aussi par sa taille. Son format (101,6 mm x 133,1 mm x 10,3 mm) devrait lui permettre de tenir dans une poche. Le design fait fortement penser au Nook Touch avec sa couleur noire (ou blanche), même si la coque arrière est interchangeable et multicolore (rose, violet, bleu, gris ou noir).

Impossible d’intégrer un écran 6 pouces dans un appareil de cette taille, mais un 5 pouces peut s’y loger sans problème. Pour des raisons de coûts, Kobo n’a pas choisi un écran Pearl mais un Vizplex V110. La qualité d’affichage sera inférieure au Kobo Glo et au Touch, notamment au niveau du contraste. Par chance, l’interface tactile infrarouge n’a pas disparu.

La connexion Wi-Fi a été conservée pour permettre un accès au Kobo Store. Cependant, il faudra se contenter de 2 Go de mémoire interne pour charger des EPUB ou des PDF (mais aussi des JPEG, GIF, PNG, TIFF, TXT, HTML, RFT, CBZ, CBR), car le port d’extension MicroSD est passé à la trappe. L’autonomie annoncée est aussi au rabais par rapport à la concurrence : seulement deux semaines avec le Wi-Fi désactivé.

Le Kobo Mini est-il une bonne affaire?? Tout dépendra de ce qu’annoncera Amazon ce soir. Seul le Kindle 4 est vendu à un prix aussi bas (79,90 $), mais le reader d’Amazon affichage de la publicité en contrepartie. Cependant, son écran est plus grand et la technologie E-Ink Pearl offre un meilleur contraste qu’avec un Vizplex. Reste que le format du Mini et son interface tactile pourront faire oublier ses différences.

Pour l’instant, le Kobo Mini ne sera pas vendu en France, réservé à l’Amérique du Nord. Les premiers exemplaires seront livrés dans le courant du mois d’octobre.

Kobo Arc : une tablette Android 4.0 pour faire oublier le Vox

L’année dernière, Kobo a fait ses premiers pas dans l’univers des tablettes LCD avec le Kobo Vox, une réponse aux tablettes Nook et au Kindle Fire. Malheureusement, ce produit n’a pas rencontré le succès escompté. Sa mauvaise conception et les bugs logiciels ont déçu de nombreux utilisateurs.

C’est pour cela que Kobo a décidé de faire table rase de cette précédente expérience et de repartir à neuf avec une nouvelle tablette. Même le nom a été revu, car, comme l’a déclaré Wayne White au site Digital Book World, le nom Kobo Vox 2 portait un lourd passif. Voici donc le Kobo Arc, une tablette Android 7 pouces.

Kobo a souhaité bien faire les choses. Tout d’abord, le design plus affiné fait de l’Arc un produit unique, bien loin du design OEM du Kobo Vox. La face avant de la tablette comprend une caméra HD, deux hauts parleurs et un écran IPS avec une résolution de 1280×800. Au coeur du Kobo Arc, un processeur double coeur Texas Instruments 1,5 GHz.

L’autre nouveauté de cette tablette est son logiciel. L’Arc fonctionne avec Android 4.0 (Ice Cream Sandwich) et l’ouvre ainsi aux dernières applications pour tablettes. D’ailleurs, Kobo permet d’accéder au Play Store pour que l’utilisateur puisse y acquérir des applications, des films et des livres. En effet, il sera possible d’installer d’autres applications de lecture que celles fournies par Kobo (qui sont préchargées sur l’Arc). L’interface a été personnalisée pour mettre en avant les contenus acquis sur la boutique Kobo directement en Wi-Fi. Les motifs « tapisseries » ne dépayseront pas les utilisateurs de l’application iPad ou Android…

Concernant l’autonomie, Kobo annonce 10 heures en utilisation, un chiffre qui devra être vérifié même si compte tenu de la configuration il est probable que l’autonomie réelle soit proche.

Enfin, le prix du Kobo Arc est un peu élevé : 199 $ pour la version 8 Go et 249 $ pour la version 16 Go (lancement en novembre), contre 179 $ pour la version de base de la Nook Tablet qui dispose en prime d’un port d’extension MicroSD. Difficile pour Kobo de concourir dans cette guerre de prix lorsque les volumes commandés n’atteignent pas ceux de Barnes&Noble et que le financement par la publicité, particularité d’Amazon, ne semble plus une option.

Reste que cette tablette est très proche que la Nexus 7 de Google et plus ouverte que celles de Barnes&Noble et Amazon. Le Kobo Arc est une tablette Android sans innovation, dans la moyenne du marché.

Kobo Touch : le premier succès de la marque reste au catalogue

Avec plus de 10 millions d’utilisateurs, l’écosystème Kobo a connu une croissance historique cette année. Ce succès a été possible grâce au lancement en Europe et au Japon des produits, notamment le Kobo Touch. Vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires, cet appareil a aussi connu un succès critique. Kobo a donc décidé de le laisser au catalogue, aux côtés des nouveaux modèles.

La FNAC va continuer de vendre le Kobo Touch pour 99 €, de quoi faire hésiter les lecteurs tentés par un Kindle ou un Sony Reader PRS-T2. En l’absence du Kobo Mini, le Kobo Touch reste un bon ereader EPUB.

Conclusion

Comme chaque année, les fêtes de fin d’année vont être décisives et cela explique la concentration d’annonces de tous les fabricants. Kobo propose une gamme complète, avec des modèles différents pour répondre à tous les usages. Amazon et Barnes&Noble ont une stratégie similaire avec plusieurs modèles au catalogue. En revanche, Sony se contente plus que d’un seul modèle (le PRS-T2), au risque de frustrer une partie des utilisateurs.

Kobo est dans la course par rapport à ses concurrents et le rachat par Rakuten porte ses fruits (cf. notre précédent article). Jamais Kobo n’aurait pu proposer une gamme de cette envergure l’année dernière. Au fil des mois, l’écosystème de l’entreprise canadienne gagne en maturité et séduit toujours plus de lecteurs.

L’effort sur les prix et les fonctionnalités est sensible, notamment avec le Kobo Glo qui cumule un écran haute définition et le ComfortLight. Le Kobo Mini fait l’impasse sur la qualité d’affichage avec un écran Vizplex V110. Reste que son prix plancher et son format réduit peuvent répondre à une demande spécifique. Ces deux modèles sont compatibles avec le format EPUB, le standard du marché et que de nombreux lecteurs ont déjà adopté. Sur ce point, Amazon est encore à la traîne… Enfin, la tablette Kobo Arc veut effacer l’expérience du Vox, et ce sera sans grandes difficultés. En revanche, difficile de dire si ce produit arrivera à se faire une place au milieu des poids lourds du secteur : Amazon, Barnes&Noble, Google et, peut-être prochainement, Apple.

BeBook renaît avec le Pure, mais pour combien de temps ?

2012 aura été une année difficile pour Endless Ideas, la société qui commercialise les produits de la marque BeBook. Après avoir frôlé la faillite, l’entreprise a rapidement été rachetée par BAS Group et revue sa stratégie. Du coup, plus de BeBook Mini, BeBook Live Tablet et BeBook Club. La gamme ne consiste plus qu’en un seul modèle, entrée de gamme, le BeBook Pure.

Le Pure ressemble à s’y méprendre à un Kindle 4 à la différence que son écran est un E-Ink Vizplex (600×800 pixels avec 16 niveaux de gris) et non pas un Pearl. Le processeur 600Mhz fait pâle figure face à la dernière génération de composants qui équipent les produits concurrents. Pour connecter l’appareil, il faut le brancher en USB car il n’est pas occupé de connexion Wi-Fi. En revanche, les 4 Go de mémoire interne (extensible par carte MicroSD jusqu’à 32 Go) sont supérieurs à la norme habituelle (2Go en général). Si l’autonomie est classique, la quantité de formats lisibles avec le Pure est à son avantage (TXT, PDF, EPUB avec ou sans DRM, PDF, FB2, HTML, RTF, MOBI).

Reste le prix de vente de l’appareil, déjà disponible en en Hollande, trop élevé : 99 €. Pour ce prix, l’utilisateur peut acquérir un Kindle 4 ou un Kobo avec un écran tactile. Cela dit, la stratégie de BeBook est habile : le BeBook Pure est uniquement distribué sur des marchés où les géants du livre numérique ne sont pas présents. Mais est-ce que cela suffira à faire de Pure un succès commercial ? Rien n’est moins sûr.

Test : Sony Reader PRS-T2, un nouveau design pour une liseuse complète

Ecran de veille

Comme chaque année, Sony ouvre le bal des renouvellements de gamme de la rentrée. Fidèle à son calendrier, le nouveau modèle, cette année il s’appellera PRS-T2, est présenté en août et commercialisé en septembre. Un timing idéal pour préparer la montée en puissance de la demande jusqu’aux fêtes de fin d’année.

Contrairement aux années précédentes, Sony ne profite plus d’une place de leader. Si le PRS-650 et le PRS-350 avaient été de francs succès auprès des premiers amateurs de lecture numérique en France, le PRS-T1 a connu un succès plus mitigé, sans distributeur d’envergure dans l’Hexagone (la FNAC ayant misé sur son partenariat avec Kobo) et une librairie numérique promis pour la fin de l’année 2011 et qui n’est toujours pas disponible. Son positionnement tarifaire (149 € contre 129 € pour le Kobo et le Kindle Touch lors de leur lancement) n’a pas joué en faveur de la tablette.

Sur le plan matériel, le PRS-T1 était un bon ereader EPUB avec un moteur de lecture de qualité, fort de l’expérience de la marque japonaise dans ce domaine. Cependant, le PRS-T1 a parfois déçu par sa qualité de fabrication, en dessous de celle des précédents modèles (casing en plastique à la place de la traditionnelle coque en aluminium). Face aux critiques et la concurrence grandissante, la réponse de Sony était attendue.

Voici donc le PRS-T2, le dernier Sony Reader qui représentera la marque pour l’année à venir. À première vue, peu de changement. Toujours les mêmes coloris rouge, noir et gris, un écran E-Ink Pearl tactile, une connexion Wi-Fi, 2Go de mémoire interne extensible par carte microSD etc. Soit toutes les caractéristiques du PRS-T1 (cf. notre test du PRS-T1) ! Certes, le design change légèrement par rapport au modèle précédent, mais la machine à innover est au point mort.

Pour ce modèle, Sony a décidé de placer les nouveautés du côté logiciel. L’interface du PRS-T2 a légèrement été revue. De plus, le reader est désormais compatible avec Evernote et le réseau social Facebook. Mais cela suffit-il pour remettre Sony dans la course??

Design

L’emballage

Emballage

Le Sony Reader PRS-T2 est livré dans un emballage classique pour un produit Sony et ressemble à s’y méprendre à celui du PRS-T1. Il faudra faire attention lorsqu’il restera encore les deux produits en rayon !

Déballage

À l’intérieur de l’emballage on trouve le PRS-T2, un câble USB vers MicroUSB, un stylet avec clip (mais qui ne peut pas s’accrocher à l’ereader). Pas de chargeur secteur ni de housse livrés en standard pour le PRS-T2 ce qui est surprenant au regard de son prix (149 €). Si l’on peut comprendre qu’avec un Kindle à 99€ il est difficile d’ajouter des accessoires lorsque les marges par unité sont si minces, Sony ne bénéficie pas de la même décharge en vendant son ereader à 149 €. …

Le reader

Ecran de veille

Le design ne change pas beaucoup du précédent modèle. Le format est quasiment identique : légèrement plus étroit que le Kindle 4, il est du coup plus long. Contrairement aux anciens PRS-650, le PRS-T2 (comme le T1) est un appareil léger et qui peut être tenu en main pendant plusieurs heures de lecture.

Logo "Reader"

Sur le modèle rouge de test, la coque avant est brillante tandis que le dos de la liseuse est dans un revêtement rouge au toucher doux. D’après les premières images, il semblerait que le modèle noir soit mat, pour le plus grand plaisir des amateurs.

Boutons de commande

Même si l’écran tactile est devenu depuis deux ans le standard pour les liseuses Sony (grâce à l’excellente interface infrarouge zForce), le PRS-T2 n’a pas perdu ses boutons de commandes. Toujours au nombre de cinq (Page précédente / Page Suivante, Accueil, Retour et Menu), leur design a été totalement revu, et pas de la meilleure manière. Tout d’abord, esthétiquement, ce choix rend les boutons très visibles. De plus, le toucher n’est pas agréable et ne renvoie pas une grande solidité (même si ce point est à relativiser n’ayant eu en main qu’un prototype). Enfin, leur taille réduite n’est pas ergonomique.

Contrairement au Kindle ou au Nook, Sony n’a pas opté pour des boutons latéraux, mais pour le 100 % tactile. Dommage, car ces boutons sont très agréables à l’usage…

Port MicroUSB

Du côté de la connectique, on notera la disparition de la prise jack. Pionnier du livre électronique, Sony avait conservé cet attribut, et le lecteur audio associé, au fil des ans. Difficile de savoir quelle a été la raison de la disparition de cette prise, probablement pour gagner en volume et réduire le coût de la liseuse, mais le lecteur audio manquera à certains utilisateurs. Le choix de Sony n’est pas non plus surprenant : de moins en moins de readers en sont équipés (à l’exception du Kindle Touch ou des appareils Pocketbook).

Port MicroSD

La mémoire du Sony Reader peut toujours être augmentée avec une carte microSD. Comme sur le PRS-T1, l’emplacement se trouve sur la coque arrière du reader. Ce point est important pour les grands lecteurs qui se trouveront à l’étroit avec les 2 Go de mémoire interne (1,35Go réellement disponible).

Prise en main

L’écran

Texte

Depuis deux ans, la technologie E-Ink a peu évolué. La dernière évolution majeure fut l’écran Pearl (V220), avec un contraste bien meilleur de l’ancien Vizplex. Ainsi, la qualité d’affichage des écrans E-Ink égale souvent celle d’une impression papier. Cependant, si les écrans E-Ink couleur (convenable, pas la génération Triton) sont encore cloitrés dans les laboratoires des fabricants, la haute-définition est fin prête à arriver sur nos ereaders.

Depuis plusieurs mois, LG produit un écran E-Ink HD avec une résolution de 768×1024 pixels (contre 600×800 pour l’écran Pearl actuel). Déjà présent dans certains ereaders (notamment le modèle d’iRiver), on pouvait l’attendre sur la prochaine génération d’appareils Sony. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

L’écran retenu par Sony pour équiper le PRS-T2 est un V220 classique. Cette déception ne diminue pas pour autant la qualité d’affichage de cet écran qui est tout à fait suffisant. La forte pression sur le marché des écrans E-Ink est peut-être la conséquence de ce choix : les écrans E-Ink HD sont plus chers que les modèles classiques et Sony n’est peut-être pas en mesure de réserver un volume de commande suffisant, comparé aux poids lourds que sont Amazon et Barnes&Noble. Dommage, car un tel écran aurait été un véritable argument de vente, surtout avec la vélocité du PRS-T2.

L’allumage

Mise en veille

L’allumage du Sony Reader PRS-T2 est instantané lorsqu’il a été mis en veille. Il suffit d’appuyer sur le bouton placé sur la tranche inférieure de la liseuse pour reprendre instantanément sa lecture. Il est possible d’éteindre complètement le reader, mais par conséquent, l’allumage sera plus long (35 secondes pour arriver sur la page d’accueil).

L’interface

Page d'accueil

Si le PRS-T1 avait apporté plusieurs nouveautés logicielles (tout comme les PRS-650 et PRS-350), Sony n’a pas beaucoup modifié l’interface du reader, ni son mode de navigation.

Connexion Wi-Fi en cours

En haut de l’écran, on retrouve la barre de notifications qui s’ouvre d’un clic. Cet attribut propre à Android (système qui équipe les readers Sony depuis le PRS-T1) est utile pour suivre l’avancement de téléchargements ou la synchronisation de ses notes Evernote.

En dessous, l’interface affiche le dernier ebook lu puis les ouvrages ajoutés récemment (maximum 4 ebooks). Par rapport au PRS-T1, les icônes des différentes sections ont été réordonnées. Uniquement quatre sont directement accessibles depuis l’écran d’accueil : “Bibliothèque”, “Reader Store”, “Plus de contenu” et “Applications”. Pour accéder aux collections, aux notes ou aux dessins, il faut obligatoirement passer par l’icône “Applications” contrairement au PRS-T1 qui proposait un accès direct depuis la page d’accueil.

La bibliothèque

Sections de la bibliothèque

Les collections ont-elles disparu du PRS-T2?? Heureusement non. Pour les retrouver, il faut se rendre dans la bibliothèque et sélectionner l’onglet en haut à gauche de l’écran puis cliquer sur “Collections”. En revanche, le processus de création des collections n’a pas changé et permet d’organiser facilement une bibliothèque avec plusieurs dizaines d’ouvrages.

Le fonctionnement global de la bibliothèque a donc été changé pour ce nouveau modèle. Toutes les catégories sont confondues dans l’onglet “Bibliothèque”. Les livres, les textes Evernote et les collections sont accessibles depuis un onglet. On notera la disparition de l’emplacement “Journaux” n’a pas été intégré dans cet espace (accessible maintenant dans “Applications”). Les options de tri sont toujours nombreuses et il est possible d’effectuer une recherche en cliquant sur l’icône appropriée. Le contenu peut être affiché sous la forme d’une liste (comme sur un Kindle) ou avec les couvertures de chaque ebook. Un macaron “New” indique les contenus récemment ajoutés à la bibliothèque et qui n’ont pas été ouverts.

Options sur un ebook

En effectuant un appui long sur un livre, un menu contextuel permet d’ouvrir, de supprimer, de verrouiller un ebook. Il est également possible de partager les informations sur l’ouvrage sélectionné directement sur Facebook.

Au final, l’interface de la bibliothèque a été modifiée pour accueillir les nouvelles fonctionnalités (partage sur Facebook et la compatibilité avec Evernote) sans révolutionner l’organisation de la bibliothèque sur une liseuse.

Lecture

Texte

Lorsqu’il s’agit de lire un livre numérique, le Sony Reader PRS-T2 s’en sort très bien. Sony accumule plusieurs années d’expérience (depuis le Librié en 2004) et ce savoir-faire paie, même si l’interface et le système des readers Sony ont été revus progressivement au fil des ans. Ainsi, le PRS-T2 est sûrement l’un des meilleurs ereaders E-Ink compatible avec le standard EPUB grâce à sa qualité de rendu.

Le moteur de lecture

Police par défaut sur un EPUB

Si vos livres numériques sont majoritairement des EPUB et que vous avez l’habitude d’acheter des ebooks dans ce format (avec ou sans DRM), le PRS-T2 est un appareil à considérer.

Le confort de lecture repose sur trois composantes : l’écran E-Ink, la puissance de l’ereader (notamment son processeur) et la qualité du moteur de lecture. L’écran E-Ink Pearl que j’ai décrit plus haut est appuyé par la dernière génération de processeurs Freescale, l’iMX.508 (comme le PRS-T1). Grâce au système Android, le PRS-T2 exécute toutes les tâches demandées avec vélocité, ouvre un ebook en une fraction de seconde. On peut véritablement “feuilleter” un ebook en utilisant le mode de défilement rapide. Le PRS-T2 est donc une liseuse solide sur ces trois aspects.

Changer de police

En effet, le moteur de lecture ne déçoit pas. Inauguré l’année dernière avec le PRS-T1, le jeu de polices fourni par défaut permet au lecteur de personnaliser facilement son texte. Les tailles de polices sont au nombre de huit. Les changements d’affichage du texte sont instantanés.

La vitesse de rafraichissement des pages est quasi-instantané et l’on peut naviguer très rapidement dans un ebook (notamment grâce à la gestion des tables des matières de plusieurs niveaux dans les fichiers EPUB et PDF). Pour un meilleur confort de lecture, il est désormais possible de désactiver le “flash noir” typique des appareils avec écran en papier électronique. Cette option peut être désactivée dans les préférences du PRS-T2. Cependant, à l’usage, le flash noir s’active à chaque changement de page sur certains ebooks, même lorsque la fonction est correctement activée dans les préférences. Il semble que cela soit un bug propre à la version du logiciel avec lequel l’exemplaire de test était livré. Il faut espérer que Sony corrige rapidement ce souci qui risquera de gêner les premiers acquéreurs.

Lecture d’un fichier EPUB

Modifier la taille de la police

Le rendu des EPUB est bon. On est bien loin de l’affichage désastreux du Kobo qui n’en finit plus de décevoir les lecteurs et les éditeurs (cf. un article sur le sujet sur le blog Aldus2006). Au contraire, le PRS-T2 offre un affichage conforme au moteur de lecteur mobile d’Adobe, compatible avec le format EPUB et PDF (mais pas l’EPUB dans sa version 3). Comme vues précédemment, les options de personnalisation sont variées pour convenir à tous les lecteurs.

Note

Bien entendu, il est toujours possible de prendre des notes sur les ebooks, comme sur les précédents Sony Reader. Le texte se sélectionne au doigt (ou avec le stylet fourni, c’est encore mieux) et peut être annoté ou commenté, partagé sur Facebook ou encore sauvegardé sur Evernote. En sélectionnant uniquement un seul mot, il est possible d’interroger le dictionnaire embarqué pour accéder à sa définition. Cependant, il faut toujours se contenter de dictionnaires bilingues (anglais-français, français-anglais, anglais-espagnol etc.). Pour obtenir des informations complémentaires, le reader permet d’effectuer une recherche directe sur Wikipedia ou Google. Grâce à la vélocité du PRS-T2, on peut passer d’une lecture au navigateur et revenir à celle-ci en une fraction de seconde. Le Sony Reader n’est pas un appareil multitâches… mais presque.

En revanche, nous n’avons pas pu vérifier s’il était possible d’exporter les notes du PRS-T2 vers un ordinateur, mon exemplaire n’étant pas reconnu par ma version du logiciel Reader for Mac.

MAJ : Sony vient de mettre en ligne une nouvelle version de son logiciel Reader for Mac/PC. Pas de grand changement dans l’interface mais le PRS-T2 est maintenant reconnu par le logiciel. Il est possible de sauvegarder sur son ordinateur sa bibliothèque, ses notes (au format RTF) et ses dessins (au format image). Le logiciel n’est pas très véloce sur mon MacBook Air et souffre de lenteurs.

Il est aussi possible d’authentifier son reader avec son compte Adobe directement depuis le logiciel. Une fois l’opération réalisée, les ebooks protégés par DRM et associés au compte peuvent être transférés sans encombres.

Lecture d'un fichier EPUB

Lire un fichier EPUB sur le PRS-T2 est un plaisir. Tous mes fichiers de test ont été affichés sans encombre et avec une navigation fluide. On notera cependant un problème de gestion des liens associés à une image (merci à Jiminy Panoz pour son fichier EPUB de test).

Lecture d’un fichier PDF

Affichage d'un PDF

L’autre point fort du Sony Reader PRS-T2 est sa compatibilité avec le format PDF (avec ou sans DRM Adobe). Au cours des différentes générations d’appareils, Sony a amélioré son support des PDF faisant des PRS les meilleurs ereaders E-Ink 6 pouces pour lire des fichiers dans ce format.

Mode page pour un PDF

Ni le Kindle, le Kobo ou encore les appareils Bookeen n’atteignent l’ergonomie de lecture des PDF sur un Sony Reader. Différents modes (accessible dans le menu pendant la lecture) permettent d’adapter facilement un contenu PDF au format A4 en un document lisible agréablement sur l’écran 6 pouces. Le zoom sur une zone de la page s’effectue comme sur un iPhone, le fameux “pinch to zoom” avec deux doigts. Cependant, le mode “Recadrage” est sûrement l’outil le plus efficace pour la lecture de PDF, notamment pour les documents formatés en colonnes. Le recadrage est mémorisé en quittant le livre.

Prise de notes sur un PDF

Comme avec le format EPUB, il est aussi possible d’annoter les fichiers PDF (notes saisies au clavier ou manuscrites).

Les fonctions avancées

Partage sur Facebook

Facebook : Chargement en cours...

Il s’agit de l’une des principales nouveautés de ce modèle. Malheureusement, je n’ai pas pu tester la fonction de partage sur Facebook qui n’était pas fonctionnelle sur mon exemplaire de test. Le programme de configuration (accessible dans l’onglet “Applications”) renvoyait vers une page d’erreur. Visiblement, Sony devait encore être en train de peaufiner cette fonction une semaine avant la présentation officielle du produit.

Lorsque la fonction sera active, il sera possible de partager un livre (le titre et le nom de l’auteur apparaîtront sur votre profil Facebook, mais sans extrait du texte) ou ses notes. Mais cette fonction est-elle une innovation?? Pas vraiment. Amazon propose une fonction similaire depuis le Kindle 3, tout comme le Kobo Touch. Et contrairement au Kindle, aucun partage sur Twitter est possible. Peut-être que des hackers s’amuseront à ajouter le partage de notes sur ce réseau en bidouillant le système Android du PRS-T2. À suivre.

Utilisation d’Evernote

Synchro Evernote

La principale nouveauté du PRS-T2 est sa compatibilité avec le service de sauvegarde de notes Evernote. Et fort probablement l’une des raisons pour lesquels votre choix pourra se porter sur le PRS-T2.

Synchro Evernote

Si vous utilisez quotidiennement Evernote, ce Sony Reader pourra devenir facilement un calepin numérique, une clé USB avec un écran E-Ink. Grâce à sa connexion Wi-Fi, le PRS-T2 se synchronise avec votre compte Evernote. Contrairement au partage sur Facebook, l’utilisation d’Evernote n’a posé aucun problème. Il est même possible d’exporter des passages d’un ebook, comme un extrait ou une note, directement sur Evernote.

Note Evernote

Les articles sauvegardés sur Evernote sont dépourvus de leur mise en page web grâce à l’outil Evernote Clearly. Ainsi, le texte est mis en valeur, tandis que les images et les liens présents dans l’article sont conservés (qui ouvrent automatiquement le navigateur une fois cliqué dessus). Chaque article correspond à un fichier EPUB qui peut être librement copié du PRS-T2 (branché en USB sur un PC/Mac) vers un autre lecteur EPUB.

Note Evernote

L’implémentation d’Evernote a presque été poussée jusqu’au bout : il est aussi possible de sauvegarder un article dans Evernote directement depuis le navigateur. Malheureusement, il s’agit uniquement de l’URL vers l’article et non pas son contenu. Encore un petit point à améliorer !

Le navigateur

eBouquin sur PRS-T2

Le PRS-T2 est équipé d’un navigateur web fonctionnant avec WebKit. Il s’exécute rapidement et permet de consulter agréablement des sites web légers (les versions mobiles fonctionnent mieux) comme Google ou Wikipedia. A ma grande surprise, le temps de chargement d’eBouquin est relativement court. Seul l’affichage est moins fluide sur l’écran E-Ink qu’avec un écran LCD.

Pour cette fonction, le Sony Reader fait mieux que le Kindle 4 et le Kobo Touch. Seul le Kindle Touch propose une expérience de navigation quasi-similaire.

L’application Dessin

Dessin

Un programme de dessin est accessible depuis le menu “Applications”. Il permet de prendre des notes ou de griffonner rapidement à l’aide du stylet (ou au doigt même si le résultat est moins efficace). Cette fonction en standard sur les Sony Reader depuis plusieurs générations d’appareil est accessoire mais toujours utile dans certaines situations. Etonnant que le Kobo et le Kindle Touch, deux ereaders tactiles, ne sont pas livrés avec un tel programme !

Bien entendu, les dessins réalisés avec l’application peuvent être téléchargés en tant qu’image depuis l’application Reader for Mac/PC.

La librairie

Reader Store pas encore disponible

Prévue pour accompagner le lancement du PRS-T1, la librairie Sony a été retardée à plusieurs reprises. La version britannique a ouvert au printemps, mais la déclinaison française se fait toujours attendre. Par conséquent, l’icône “Reader Store” renvoie vers une page blanche tandis que le menu “Plus de contenus” pointe vers le Reader Store européen.

Cependant, grâce au navigateur web et la connexion Wi-Fi du PRS-T2 il est tout à fait possible d’aller acheter sur une autre boutique vendant des ebooks en EPUB (notamment Feedbooks qui dispose d’un site mobile performant). Même si Sony se prépare à lier son ereader à sa librairie numérique, rien n’empêche déjà d’aller récupérer du contenu ailleurs, en attendant son ouverture.

MAJ : Sony et Chapitre.com ont annoncé un partenariat concernant la librairie numérique du PRS-T2. Ce dernier pourra accéder directement en Wi-Fi à toute l’offre Chapitre (180 000 références). Après deux ans d’attente, le Sony Reader est enfin lié à une offre numérique digne de ce nom. En revanche, les PRS-T1 n’en bénéficieront pas. Quel dommage !

L’autonomie

Connexion Wi-Fi

Sony annonce une autonomie de deux mois en utilisation normale, chose que nous n’avons pas pu vérifier. Après presque une semaine d’utilisation (lecture de quelques ebooks et documents, surf sur certains sites, configuration de l’appareil et récupération des notes depuis Evernote), l’indicateur de batterie indiquait une charge supérieure à 75 %. Difficile de se faire une idée sur une période si courte, mais l’on peut dire que le PRS-T2 fait tout aussi bien que son précédesseur et ses concurrents (Kindle Touch Wi-Fi, Kobo etc.).

L’autonomie réelle dépendra vraiment de votre fréquence d’utilisation, en particulier de l’utilisation du navigateur et du Wi-Fi, composant le plus gourmand en énergie. Pour économiser la batterie, le système Android coupe automatiquement la connexion sans fil dès qu’elle n’est pas sollicitée (fonction désactivable depuis le menu “Paramètres”).

Conclusion

Le jeu continue après ta mort (Publie.net)

J’ai pu tester le Sony PRS-T2 en avant-première pendant une courte semaine. Entre points forts et déception, ce nouveau Sony Reader reste une référence en matière de reader E-Ink EPUB. Cependant, il est aussi le constat que le livre électronique n’est plus un produit phare de l’innovation Sony.

Même si l’écran E-Ink limite les usages par rapport à une tablette LCD, il faut reconnaître le manque d’inventivité des fabricants. Le partage des textes sur Facebook est dans l’air du temps, dans l’euphorie autour de la lecture sociale. Le support d’Evernote est une fonctionnalité intéressante, qui intéressera sûrement les utilisateurs du service, et à laquelle les autres fabricants n’ont toujours pas pensé. Mais quid d’un outil de prises de notes amélioré, comme la possibilité d’organiser ses notes, de les séparer en différentes versions et de rendre plus complète la fonction d’export. Sony aurait pu chercher à séduire l’utilisateur exigeant et aguerri. L’intégration d’Evernote est juste un premier pas.

Le PRS-T2 est-il un produit grand public?? La liseuse sera en vente en France début septembre au prix de 149 €TTC (cf. boutique en ligne SonyStyle.fr), soit vingt euros de plus que le Kindle Touch Wi-Fi (cf. notre test). Il est cinquante euros plus coûteux que le Kobo by FNAC (99 €) même si ce dernier est loin d’être aussi agréable à utiliser et complet que le reader de Sony. Malheureusement, le PRS-T2 est le reader 6 pouces le plus cher du marché…

L’année dernière, je parlais du PRS-T1 comme un reader “milieu de gamme compétitif”. Force est de constater que le PRS-T2 est un bon reader “milieu de gamme” (existe-t-il toujours des ereaders haut de gamme??), avec des fonctionnalités intéressantes et un bon moteur de lecture, mais beaucoup moins abordable que ses concurrents aujourd’hui en vente autour de 100 euros. La liseuse de Sony reste donc une référence en matière de lecteur d’ebooks en EPUB et en PDF, mais l’époque où le coût supérieur des appareils Sony était souvent le prix de l’innovation ou de fonctions avancées semble révolue.

Les lecteurs numériques aguerris se laisseront sûrement tentés par cette liseuse mais pour l’utilisateur grand public, qui a des besoins simples, le PRS-T2 est malheureusement trop cher. L’arrivée de la librairie Sony changera peut-être la donne en proposant un écosystème de lecture presque aussi complet que celui de ses concurrents.


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Découvrez la galerie photo du du Sony reader PRS-T2.

Le nouveau Sony Reader PRS-T2 en approche [MAJ]

Les rumeurs avaient vu juste. Le nouveau Sony Reader, nommé PRS-T2, vient d’apparaître sur la boutique en ligne américaine de la marque. Trois modèles sont en vente (noir, rouge et blanc) au prix de 129,99 $, soit une vingtaine de dollars de moins que le PRS-T1 lors de son lancement l’année dernière. On notera également que le modèle noir est une édition spéciale Harry Potter, fruit de partenariat entre Sony et le site Pottermore.

Au menu des nouveautés, peu de changements par rapport à son prédécesseur, si ce n’est un nouveau design et deux mystérieuses fonctions de partage sur Facebook et de sauvegarde sur le service Evernote. L’écran E-Ink est un modèle Pearl classique (V220), une déception, car l’on pouvait s’attendre à un modèle HD de chez LG.

La boutique en ligne de Sony annonce que les appareils sont déjà en stock et seront livrés à partir de demain. En revanche, nous n’avons pas d’information sur la date de commercialisation en France ni le prix de vente retenu. Nous compléterons ce billet dès que nous aurons plus d’éléments en notre possession.

MAJ : Le Sony Reader PRS-T2 sera disponible en France à partir du 7 septembre pour 149€, en noir, blanc et rouge. A l’occasion du lancement de l’appareil, chaque exemplaire sera livré avec un coupon permettant de télécharger gratuitement le premier tome de la saga Harry Potter (en français, anglais, allemand, italien ou espagnol) sur Pottermore. Histoire de vous aider à vous faire un avis sur ce nouveau reader, nous peaufinons actuellement notre test complet de l’appareil. Stay tuned !

MAJ 2 : Et voici notre test complet du dernier PRS-T2 !

Wexler Flex One : quand flexibilité rime avec solidité [MAJ]

Depuis plusieurs semaines, un ereader d’un genre particulier fait parler de lui : le Wexler Flex One. Développée par la société Wexler, un ODM russe, cette liseuse a pour particularité d’être équipée d’un écran E-Ink fabriqué par LG, flexible et haute définition (1024×768 pixels de résolution contre 800×600 pour les modèles actuels).

Cependant, avec 8Go de mémoire interne et une compatibilité EPUB et PDF, le Flex One se présente comme un ereader haut de gamme puisqu’il est vendu actuellement en Russie et en Asie pour environ 220 euros. Un prix d’autant plus élevé qu’il n’est pas équipé d’une connexion sans fil.

Lors de la présentation du produit, le principal argument de vente annoncé fut la flexibilité de l’écran. Pourtant, si l’on peut corner l’appareil, il n’est pas pour autant flexible ou enroulable comme le promettait un reader présenté il y a quelques années, le feu Readius (cf. notre précédent article). En cause, les composants et notamment la batterie qui ne peuvent être pliés, ainsi qu’un angle de torsion limité. Un écran en papier électronique ne se froisse pas (encore) comme une feuille de papier.

Le principal atout de cette nouvelle génération d’écran E-Ink n’est pas forcément leur souplesse mais leur résistance. En s’étant affranchi de la couche en verre remplacée par une partie en plastique, l’écran résiste beaucoup plus facilement au choc. Un argument que les représentants de E-Ink ne manquent pas de rappeler (cf. vidéo ci-dessus), conscient que les modèles actuels résistent faiblement aux chocs. Avec un casing bien pensé, nos ereaders seraient quasiment incassables.

Un progrès qui a un prix. Comme l’indique Sri Peruvemba dans la vidéo, les écrans flexibles sont 10 à 15% plus chers que les écrans E-Ink Pearl classiques. De plus, d’après les premiers tests, ces écrans légèrement seraient moins performants que leurs équivalents en verre. Si ce dernier point n’est pas gênant pour une liseuse entrée de gamme, le prix plus élevé risque de cantonner l’écran flexible à des produits plus haut de gamme. À moins qu’un grand constructeur ait commandé un volume suffisamment important pour l’intégrer à moindre prix dans sa nouvelle gamme…

MAJ : Goodereader a reçu son exemplaire et s’est empressé de faire un test de cette liseuse flexible. Au final, l’appareil récolte un 7,5/10, une note plutôt honorable. Parmi les points forts de ce produit, l’écran haute résolution, son poids léger et sa vitesse de rafraichissement. En revanche, l’absence d’interface tactile et le bouton de navigation rigide rendent l’utilisation du reader plutôt ardue. Enfin, son prix de vente et son incompatibilité avec les fichiers EPUB avec DRM limitent l’usage du Flex One.

Livre numérique : et si nous avions tout faux

Cliquer sur l'image pour l'agrandir (Crédits : Grant Snider)

Et si nous nous étions trompé ? Kindle, Kobo, Cybook, Sony Reader et consorts, ne sont-ils qu’une “mauvaise” technologie ?  Est-ce que le livre papier n’est pas le support idéal ? Grant Snider ravive le débat dans les colonnes du New York Times avec une planche pleine d’humour. Après la guerre de l’ebook, le retour du papier et des libraires ? ;)

Le Nook Simple Touch s’éclaire, une configuration premium à 139$

Comme annoncé ce matin, Barnes&Noble a levé le voile sur son nouveau ereader au nom à rallonge : Nook Simple Touch with GlowLight. Derrière cet intitulé se cache un Nook Touch identique au modèle lancé en septembre, à peine plus léger mais au design similaire (au détail près d’un contour blanc sur la façade avant au lieu d’être noir). Au menu des caractéristiques techniques, aucune différence si ce n’est un système d’éclairage de l’écran E-Ink unique en son genre. Barnes&Noble innove mais reste mystérieux sur le rendu de cette technologie.

GlowLight, l’illumination parfaite ?

Les deux vidéos promotionnelles passent en revue l’appareil, mais uniquement avec des écrans simulés (tout comme pour l’image ci-dessus). Une pratique courante des fabricants qui ne permet pas de se faire un avis sur l’utilité du GlowLight. Difficile aussi de se décider en magasin. Est-ce que Barnes&Noble va installer une pièce sombre pour essayer ce Nook en situation réelle ? Que nenni, les équipes du libraire ont pensé à tout et installeront des têtes de gondoles qui permettront une telle simulation, comme le confirme The Verge.

En attendant, il faut se rendre sur les sites high-tech spécialisés pour glaner quelques informations. The Verge a pu tester l’appareil et livre une brève vidéo. Dans le compte-rendu écrit, Ross Miller rappelle que l’autonomie de ce nouvel ereader est inchangée par rapport au Nook classique.

Pour la batterie, Barnes&Noble annonce toujours deux mois d’autonomie sans la GlowLight allumée – comme le Simple Touch actuel, un chiffre basé sur une estimation de 30 minutes de lecture quotidienne. Avec la GlowLight allumée (sans que son niveau de luminosité soit précisé), ce nombre chute de moitié – un mois d’autonomie en lisant 30 minutes par jour dans le noir.

Autre ajout sur ce modèle (confirmé aussi sur Engadget), un film d’écran protecteur vendu habituellement au prix de 19,95 $. Est-ce que cela dégradera la qualité d’affichage de l’écran E-Ink Pearl ? Engadget et The Verge ne semblent pas être de cet avis : ce Nook dispose du meilleur système d’éclairage du marché, homogène même si légèrement “bleu”. Pourtant, le mystère continue de planer sur l’origine de la technologie LED, notamment si elle est le fruit d’un travail en interne ou simplement la solution FlexLight sous licence. L’allumage se fait en appuyant simplement sur le bouton Home (en forme de “N”) pendant deux secondes.

Crédits : The Verge

D’autres, plusieurs questions restent en suspens. En ajoutant cet éclairage, Barnes&Noble rend l’écran de sa liseuse émissif, et non plus réflectif. Quelle sera la conséquence sur le confort de lecture? Les équipes de l’entreprise se sont refusées à tout commentaire, indiquant simplement que la fatigue visuelle résultant de l’usage du produit devrait être “égale ou inférieure” à celle d’un iPad (cf. Engadget). Ne privilégie-t-on pas ici une fonctionnalité accessoire au détriment de la qualité de l’écran en papier électronique ? Une lampe de chevet ne suffit-elle pas pour éclairer sa #lecturedusoir ?

Crédits : Engadget

Cette photo postée sur Engadget laisse quand même planer le doute. L’écran du nouveau Nook semble plus pâle et moins net que celui du Kindle Touch avec l’écran E-Ink à nue.

Un ereader premium pour éviter la guerre des prix

Crédits : The Verge

Le principal défaut de ce nouveau Nook est sûrement son prix : 139 $ au lieu de 99 $ pour le Nook classique. Pour justifier ce prix, Barnes&Noble compte communiquer sur cet appareil comme une configuration premium. Son système d’éclairage unique justifierait son prix tandis qu’il est livré avec un adaptateur secteur. Une attention qui va à contre-courant du reste du marché, notamment de la politique d’Amazon qui le propose en option sur l’ensemble de sa gamme.

Le Nook Simple Touch with GlowLight sera en concurrence directe avec le Kobo Touch, mais surtout le Kindle Touch. Certes ces deux ereaders n’ont pas de système d’éclairage intégré, mais sont moins onéreux (129 $ et 99 $). Pour à peine 10 $ de plus que le Nook GlowLight, un client américain peut acquérir un Kindle Touch Wi-Fi+3G. Avec si peu d’écart, peut-être que les accessoires feront la différence même s’il est fort probable que la compatibilité avec le standard EPUB soit le véritable argument en la faveur du Nook.

Le Nook Simple Touch est un excellent reader EPUB mais cette déclinaison “GlowLight” ne va pas révolutionner le marché. Plutôt que d’aller vers des ereaders toujours plus abordables, Barnes&Noble étend sa gamme et augmente les fonctionnalités de ses produits existants, comme elle l’a fait avec la Nook Tablet, (trop) proche parente du Nook Color. Reste à voir l’accueil que réservera le public à ce terminal de lecture. Réponse à partir du 1er mai dès la livraison de premiers exemplaires à leurs utilisateurs (aux Etats-Unis uniquement).

Barnes&Noble : le Nook bientôt avec un éclairage intégré ?

Le blog The Digital Reader a son scoop de l’année, et en image : la prochaine version du Nook de Barnes&Noble. Nate Hoffelder a obtenu une affiche qui devrait être installée très prochainement dans toutes les boutiques Barnes&Noble. Celle-ci montre un Nook Touch reprenant le même design que le modèle actuel avec, en prime, un système d’éclairage intégré (en image ci-dessus).

Basé très vraisemblablement sur la technologie FlexLight (renommée ici GlowLight), il s’agit d’un rétroéclairage LED basse consommation ultrafin, pour éviter d’augmenter le volume de l’ereader. La qualité d’affichage de l’écran E-Ink est conservée tandis que l’éclairage diffus n’a pas d’impact sur le confort de lecture. Une solution dévoilée dans cette vidéo, il y a quelques mois.

Est-ce la solution miracle ? Peut-être bien. Il faudra tester le nouveau Nook pour se faire réellement un avis et s’assurer que cette technologie ne reproduit pas les erreurs du feu Sony Reader PRS-700, lui aussi équipé d’un écran rétroéclairé.

Dans tous les cas, à quelques heures de l’annonce du produit, Barnes&Noble a réussi son coup : couper l’herbe sous le pied d’Amazon. Depuis plusieurs jours des rumeurs annonçaient que la firme de Seattle aller annoncer un produit équipé de la technologie FlexLight (cf. TechCrunch). Il est probable qu’Amazon envisage aussi d’adopter cette technologie (tout comme l’interface tactile infrarouge Zforce de Neonode qui a été progressivement adoptée par l’ensemble du marché) mais pas avant quelques mois.

En effet, Amazon renouvelle sa gamme de Kindle une fois par an. Annoncée en septembre aux Etats-Unis, le Kindle Touch vient à peine d’arriver en Europe et le Kindle Fire se fait toujours attendre. On voit mal Amazon rompre le rythme pour répondre au lancement de ce nouveau Nook. Pourtant, pour bénéficier d’un éclairage semblable à celui proposé le nouveau Nook, la facture est salée avec un Kindle : il faut compter 99€ pour le Kindle entrée de gamme et 54,99€ pour la housse éclairante (en image ci-dessus). Un luxe…

Reste une inconnue majeure : le prix de ce nouveau Nook. Sera-t-il plus cher que le modèle actuel (99$) ? Disponible en Europe ? Les rumeurs autour d’une commercialisation au Royaume-Uni reviennent sur le devant de la scène (Barnes&Noble à la London Book Faire ?). Quant à l’heure de l’annonce, Nate Hoffelder parle sur son blog d’un lancement imminent, soit aujourd’hui ou la semaine prochaine plus tard. Patience.

LG veut lancer le marché des écrans epaper flexibles

L’annonce remue le petit monde du livre électronique. LG vient de présenter un écran à encre électronique flexible. Cet écran de 6 pouces, totalement opérationnel serait prêt à être livré aux assembleurs en Chine pour un début de livraison des produits finis en Europe sous un mois.

Les propriétés de cet écran

Cet écran, d’une finesse de 0,7 mm, possède une résolution de 1024×768 pixels et la flexibilité de son substrat en plastique lui permet, d’après LG, de réaliser un angle de 40°. Il est apparemment aussi très résistant puisque LG explique qu’il résisterait à une chute de 1,5m, et de manière répétée. La marque a  renouvelé le test à plusieurs reprises sans constater de dégâts.

Cela est certainement dû au faible poids de l’écran, seulement 15g, moitié moins que les écrans équivalents utilisant des substrats en verre. Cette technologie ouvre la voie à une potentielle révolution des form factor des readers. Mais est-ce que le marché, en expansion, n’est pas à la recherche d’économies d’échelles plutôt que d’une nouvelle technologie ?

Un intérêt limité ?

Avec un angle de 40° sur un écran de 6 pouces, on est encore loin des prototypes que nous avions vu il n’y a pas si longtemps que cela chez Polymer Vision (cf. notre précédent article) ou chez Sony (cf. notre précédent article). Dans le cas de la technologie LG, la rendu est de qualité et la mise en production déjà lancée tandis que les composants de Polymer Vision et Sony ne semblent pas avoir quitté leurs laboratoires. 

Pourtant, malgré l’attrait de cet écran, on peut se questionner sur son intérêt. En effet, sur une taille d’écran si réduite, en sachant que l’électronique du reader, sa batterie et les boutons d’actions devront être positionnés sur une structure rigide attenante à l’écran, que va-t-il alors rester de la promesse de  flexibilité sur l’appareil final ?

N’est-ce pas, tout simplement, pour les fabricants, une nouvelle façon de se différencier au moment où la tendance est à la baisse de prix des readers (et donc baisse de marges) et à la hausse des fonctionnalités (écrans tactile, 3G) ? Ne s’agit-il pas simplement d’une tentative d’incitation à la mise à jour d’un parc qui a déjà du mal à se former chez nous ? On peut se poser la question et dès lors se demander l’intérêt final pour l’utilisateur d’avoir un tel écran si la promesse de flexibilité ou le confort d’utilisation du reader s’en ressent.

Une belle promesse néanmoins

En marge de ces interrogations sur le produit final qui embarquera un tel écran, cette évolution technologique est séduisante, porteuse de promesses pour l’avenir de la lecture numérique.

Avec un tel écran avec une diagonale plus grande – on pense à un format A4 par exemple -, les éditeurs de presse pourraient diffuser leurs magazines sur un ereader grand format, flexible, résistant et léger. Il reprendrait les avantages des magazines ou journaux en papier, en étant plus flexible ( voire même enroulable) et en offrant un confort de lecture hors du commun. L’usage d’un tel produit pourrait être bien différent de celui de nos ereaders actuels. 

Mais à l’heure des choix, faut-il plus s’enthousiasmer pour l’arrivée d’une technologie d’écrans flexibles ou plutôt pour de véritables écrans epaper couleurs ?

Liseuses et ereaders, quels usages ?

Avec beaucoup de retard, je relaie le compte-rendu d’Hubert Guillaud réalisé suite au sondage élaboré lors de la Bookcamp sur les pratiques et les usages des liseuses. Pour rappel, nous avions relayé le sondage dans nos colonnes (cf. notre article précédent). Qu’en retient l’initiateur du projet?

Ce que j’en retiens pour ma part. C’est qu’il y a des fonctionnalités qui finalement marchent assez mal sur les liseuses. Elles apparaissent très bien, car les utilisateurs montrent assez vite qu’ils ne les utilisent finalement pas ou très peu. Est-ce lié à un défaut de conception ? Peut-on les améliorer et améliorer leur taux d’utilisation ? Ou n’ont-elles finalement aucun intérêt ? Il est plus difficile de trancher, car il y a toujours une grande variété d’utilisateurs : il n’y a pas de modèle unique de lecteur, comme l’explique très bien Nicolas Nova dans son livre sur Les flops technologiques.

À la lecture de cet article, on se rend compte que les pratiques repérés sont avant tout des pratiques d’early adopters (CSP+ ou ++ avec des revenus de plus de 1500 € pour 49 % des utilisateurs ou entre 3000-5000 euros/mois pour 20 % des sondés). Des pratiques d’”utilisateurs assidus” comme le dit Hubert Guillaud mais pour qui les fonctionnalités de leur reader sont encore surdosées. La mémoire interne de la liseuse et l’exemple type : environ 50 % d’utilisateurs indiquent que leur ereader est rempli à moins de 20 %. Un constant qui a été également fait par les constructeurs pour la génération actuelle d’appareils (collection 2011-2012 ;) ) puisque pour la première fois la course aux gigaoctets a cessé. La totalité des ereaders sur le marché (dans la gamme de prix 99-129€) dispose de 2 Go de mémoire interne (parfois extensible par carte MicroSD). Largement suffisant pour la quasi-totalité des utilisateurs…

Du côté des contenus, les liseuses des 518 utilisateurs ayant participé à l’enquête contiennent très majoritairement des livres, mais pour 50 % des lecteurs moins de 10 % de leurs ebooks ont été achetés. Livres du domaine public et ouvrages obtenus illégalement, les pratiques d’achat ne sont pas encore très prononcées. Parmi les fonctionnalités peu utilisées, le navigateur web (70 % des utilisateurs n’utilisent pas leur liseuse pour surfer) et la librairie intégrée (46 % des utilisateurs n’utilisent pas la librairie intégrée de leur ereader). En revanche, le dictionnaire intégré est utilisé souvent par 27 % des sondés. Il aurait été intéressant de savoir si ces fonctionnalités sont plus utilisées suivant les modèles de liseuses.

Gros défaut des appareils actuels : la prise de notes. 60 % des utilisateurs disent utiliser que rarement cette fonction ce qui se reflète dans le type de contenus lu : des fictions plutôt que des essais ou documents de travail. Quelle marque est la plus représentée chez les utilisateurs?

30,4 % ont opté pour une liseuse de Sony, 28,1 % pour un lecteur d’Amazon et 16,3 % pour une liseuse de Bookeen. Seulement 5 % des répondants ont reconnu avoir plusieurs appareils. Et 2 % ont triché puisqu’ils ont renseignés lire depuis une tablette plutôt qu’une liseuse.

Étonnant de voir la percée d’Amazon en seulement quelques semaines de présence sur le marché (le sondage a été lancé en octobre). Encore absent du marché, le Kobo n’est pas vraiment représenté. En tout cas, ce sondage mériterait d’être renouvelé tous les 6 mois pour montrer l’évolution d’un secteur en pleine croissance.

Le Kindle E-Ink, meilleur compagnon du Kindle Fire ?

Amazon propose un pack étonnant sur sa boutique américaine. Sur la page produit du Kindle Fire, il est possible d’acquérir en un clic la tablette d’Amazon et l’ereader entrée de gamme (à 79 $) moyennant la somme de 278 $. La firme de Seattle présente le Kindle comme le complément idéal de la Fire, notamment grâce à son écran lisible en plein soleil, son poids plume et son autonomie bien supérieure.

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Les utilisateurs d’iPad reconnaîtront que l’achat d’un Kindle en plus de leur tablette leur a ouvert de nouveaux usages de lecture. Peut-être que l’idée est identique avec ce pack même si le Kindle Fire est plus léger et moins volumineux qu’un iPad. Difficile de savoir si la combinaison Kindle / Kindle Fire a conquis les utilisateurs. Nul doute qu’un cabinet d’étude ne manquera pas d’étudier la question.

Kyobo eReader : des premiers retours mitigés

Dès l’appareil annoncé en Corée du Sud, Nate Hoffelder du blog The Digital Reader n’a pu s’empêcher d’acquérir le premier reader avec écran Mirasol pour le tester. Passé l’euphorie du déballage et après plusieurs jours d’utilisation, force est de constater que le Kyobo ne répond pas vraiment aux promesses qui avaient été faites.

Le Kyobo fonctionne avec Android mais son système est bloqué. La plupart des fonctions classiques d’une tablette Android sont bridées tandis que les outils de lecture ne sont pas vraiment performants. Il faut compter environ 30 secondes pour ouvrir un ebook ! Le Kyobo fait moins bien que les premiers ereaders d’il y a 5 ans… Parmi les mauvaises surprises, impossible de charger des livres numériques protégés par DRM (Adobe CS4). Le rendu de la feuille de style des EPUB est aléatoire tandis que la table des matières est souvent inaccessible. Ce n’est vraiment pas la panacée…

En revanche, l’écran Mirasol permet des changements de page plus rapide que sur un Kindle mais reste moins performant qu’avec un écran LCD. De plus, l’affichage de vidéos n’est pas vraiment optimal. Le taux de rafraichissement n’est pas idéal pour les vidéos haute définition ou dont l’encodage n’est pas optimisé. Le manque de soin apporté sur le logiciel est sensible… Pourtant, il faut reconnaître que le rendu de l’écran (cf. la vidéo ci-dessus) est quand même de bonne qualité comparée aux écrans E-Ink couleur les plus récents.

Quant à l’autonomie, elle dépend grandement de l’utilisation qui est faite du produit. L’utilisation de la connexion Wi-Fi et de l’affichage vidéo aura un impact significatif sur l’autonomie, tandis qu’une utilisation comme qu’appareil de lecture minimisera la consommation. Cependant, pour Nate Hoffelder, le Kyobo eReader n’atteindrait pas l’autonomie d’un reader E-Ink mais celui d’une tablette LCD de qualité. Au final, le Kyobo laisse un goût d’inachevé et démontre que la technologie Mirasol a besoin d’un travail d’optimisation pour être bien mise en valeur dans un reader. Peut-être que Qualcomm nous surprendra avec son prochain partenaire ?

Crédits photo : The Digital Reader

FNAC : le FnacBook et son offre de reprise à 1,5 million d’euros

Même retiré des rayons, l’ancien reader la FNAC, le FnacBook, continue de peser sur les comptes de l’entreprise. Les possesseurs du FnacBook ont sûrement entendu parler de l’offre de reprise organisée par la FNAC depuis le lancement du nouveau Kobo by FNAC (via Les Numériques). Tout possesseur de l’ancien reader développé par Mobiwire peut ramener leur produit en magasin et bénéficier d’une offre de reprise d’une valeur de 100 €, sous forme de bon d’achat sur leur carte d’adhérent. Ainsi, avec une telle offre, le Kobo by FNAC revient à 29,90 € (129,90 € — 100 €, les 30 euros de réduction Adhérents ne sont pas valables avec l’offre de reprise). Autant dire, que la FNAC ne lésine par sur les moyens pour conserver ses premiers clients.

Crédits : Les Numériques

Développé par la société Mobiwire, une filiale de SAGEM qui a récemment fait faillite, le FnacBook n’a jamais rencontré le succès escompté. Même si l’ambition de départ était de créer un Kindle-like « à la française », son prix de vente (249 € à la sortie), l’écran SiPix peu contrasté et l’interface logicielle vieillotte ont été autant de raisons de l’insuccès. Pour effacer cette mauvaise expérience, la FNAC met la main au portefeuille, avec un ticket de reprise à 100 €. En effet, la FNAC a vendu environ 15 000 FnacBook sur toute la durée de vie commerciale de l’appareil, donc ce sont près de 1,5 million d’euros qui vont être engagés par la FNAC pour mettre un terme à l’ère FnacBook.

Est-ce que la totalité des possesseurs de FnacBook va souhaiter bénéficier de cette offre ? Fort probablement. Le Kobo est bien plus performant (et possède un meilleur écran !) que le FnacBook et peut se brancher sur la nouvelle boutique de la FNAC. Complété par les services de l’écosystème Kobo, le nouveau reader vendu par la FNAC est un meilleur choix, tout à fait à portée des possesseurs de FnacBook qui n’ont que 30 euros à débourser pour renouveler leur ereader.

En favorisant le renouvellement, le FNAC s’assure de conserver les utilisateurs du FnacBook comme des clients de son nouvel écosystème de lecture. De plus, faire disparaître du marché des appareils dont le service après-vente va être difficile à assurer (en raison de la faillite de Mobiwire) limite l’exposition de la FNAC à de vives critiques de ses anciens clients. Finalement, même si l’opération va être coûteuse pour l’entreprise française, on ne voit pas trop comment la FNAC aurait pu enterrer autrement le feu FnacBook…

Cybook Odyssey : un bal de mises à jour corrige les défauts de jeunesse

Visiblement lancé dans la précipitation, le Cybook Odyssey a essuyé quelques déconvenues durant ses deux premières semaines de vie commerciale. Les bugs étaient nombreux : connexion USB impossible sur n’importe quelle plateforme, navigateur web instable, moteur de lecture capricieux et une librairie numérique, sur la version Virgin, sur laquelle il était impossible de télécharger du contenu. Si ce dernier problème venait du prestataire ePagine, les autres soucis logiciels ont été réglés à grande vitesse par les ingénieurs de Bookeen. Un court délai qui ne les a pas empêchés de régler les problèmes majeurs de ce jeune reader.

En deux semaines, les premiers possesseurs du Cybook Odyssey ont pu bénéficier de deux mises à jour importantes. La dernière est disponible au téléchargement depuis ce week-end (pour la récupérer, il suffit de connecter son Odyssey à Internet et d’ouvrir la boutique Virgin/Bookeen et d’accepter la mise à jour) et elle vient corriger un certain nombre de soucis.

  • Optimisation de la réactivité et de la sensibilité du tactile.
  • Animations et scrolling encore plus fluides.
  • Correctifs sur déconnexions USB.
  • Améliorations/correctifs des fonctions de surlignage et de note (à 1 et 2 doigts).
  • N° de série visible dans fenêtre « À Propos » et dans le fichier /system/sn.txt.

Entre le reader que nous avions il y a quelques semaines et celui avec lequel nous pouvons lire aujourd’hui, l’expérience n’est plus la même. Les bugs majeurs ont disparu et l’Odyssey s’apparente plus à une version définitive. En revanche, les bugs n’ont pas totalement disparu (notamment l’allumage inopiné du reader) et l’on peut espérer que Bookeen fasse preuve de la même rapidité pour corriger les derniers défauts de jeunesse de son reader.