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GooReader : Google Books débarque sur votre PC

Alors que le lancement de Google Editions se fait attendre, une équipe de développeurs a travaillé sur la réalisation d’une application pour permettre aux utilisateurs de Google Books d’accéder au service de la firme de Moutain View directement depuis leur bureau, sans avoir à passer par un navigateur internet.

Nommé GooReader, ce logiciel gratuit prend la forme d’une bibliothèque avec une interface rappelant iBooks et offre la possibilité de chercher, télécharger et lire les magazines et livres disponibles sur Google Books. L’application inclut une visionneuse de fichiers de façon à offrir un meilleur confort de lecture et propose également, dans sa version payante (20$), la sauvegarde/conversion des livres téléchargés au format PDF.

GooReader est pour le moment uniquement compatible Windows. Des versions Mac et iPhone et Android sont prévues pour les prochains mois. Pour la télécharger GooReader, RDV ici.
Apple et Google rejoignent l’IDPF

Deux acteurs de poids viennent de rejoindre le consortium IDPF pour le développement du format ouvert ePub : Apple et Google. Les deux firmes californiennes sont devenues membres au début du mois, comme l’indique la liste des membres du consortium. L’auteur du blog The Digital Reader signale que l’IDPF n’a pas encore communiqué officiellement sur la présence de ses deux nouveaux membres. En tout cas, il s’agit d’une nouvelle de taille dont Adobe pourrait être la première victime. En effet, l’entreprise règne sur l’ePub depuis plusieurs années avec ADE, en dépit du fait que l’ePub soit un format ouvert. Il n’est pas improbable qu’Apple et Google ait intégré l’IDPF pour promouvoir leur vision du format et pousser l’utilisation de WebKit comme moteur de rendu, au lieu d’Adobe Digital Editions, qui accumule du retard sur un bon nombre de points. Reste à savoir si la présence des deux géants ne sera pas juste pour la forme. Réponse à la prochainement réunion de travail de l’IDPF…
Google Editions fait le plein d’éditeurs aux Etats-Unis

Il semblerait que Google Editions ait la faveur des éditeurs américains. Si Google Books est moins apprécié des maisons d’édition, Google Editions serait presque unanime dans le milieu, à quelques mois de sa sortie. D’après le journal Japan Today, Google Editions totaliserait pour le marché américain un catalogue provenant de plus de 25 000 éditeurs et auteurs, soit plus de 2 millions de titres. Ce chiffre viendra s’ajouter aux 2 autres millions de livres issus du domaine public et disponibles sur Google Books. Bien entendu, seuls ces derniers seront disponibles gratuitement, tandis que les ouvrages téléchargeables depuis Google Editions seront payants, avec un prix fixé par l’éditeur. En tout cas, si ces chiffres se confirment, l’arrivée de Google dans la distribution de livres numériques va modifier une nouvelle fois le marché, après l’arrivée d’Amazon il y a deux ans et Apple il y a quelques mois. Et le dernier arrivé ne sera sûrement pas le dernier servi… Rendez-vous en juin ou juillet (en France aussi) pour acheter votre premier ebook chez Google.
Google Goggles, la traduction à portée d’objectif

En plus d’être capable de repérer des magasins ou même des objets, l’application Google Goggles (compatible avec les téléphones Android 1.6 ou ultérieur) s’enrichit de nouvelles fonctionnalités au fur et à mesure des nouvelles versions. La dernière en date, numérotée 1.1, ajoute au programme la reconnaissance du texte grâce à un meilleur système de saisie de l’image. De plus, l’application est couplée au service Google Translate et permettra ainsi de traduire tout contenu à portée d’objectif. Bien entendu, il faudra disposer d’une connexion réseau afin que l’application se connecte aux serveurs de Google. Certes, Google Translate n’est pas (encore) l’outil de traduction parfait, mais ce type d’application a fait de grands progrès ces dernières années. Plus besoin de traduire des livres en français, la version anglaise suffira. Mais cela, c’est encore de la science-fiction.

Source : Google – Mobile Blog
Google Editions arrivera à l’heure

Lors du Salon du Livre en mars dernier, Philippe Colombet, le directeur de Google Livre France, avait annoncé le lancement cet été de la plateforme Google Editions ainsi que l’arrivée future d’une tablette Internet pour venir concurrencer l’iPad. A l’occasion d’une conférence dans les locaux de la maison d’édition Random House, Chris Palm, un représentant de Google, a confirmé au Wall Street Journal que le service serait bel et bien lancé à partir de fin juin/début juillet.
Il s’agit pour Google de parvenir à se distinguer de la concurrence en proposant notamment un accès simple et rapide aux livres depuis de multiples appareils, tandis que ses rivaux Amazon, Apple et Barnes&Noble se concentrent sur le développement d’appareils et systèmes propriétaires. Les utilisateurs pourront ainsi récupérer des livres numériques depuis la plateforme Google Editions ou auprès de revendeurs et libraires affiliés.
Bref rien de réellement neuf sur le sujet, par rapport à ce qui avait été annoncé par Philippe Colombet.
Pour connaître tous les détails concernant l’arrivée de Google Editions, retrouvez nos précédents articles sur la question :
Séance de rattrapage
Séance de rattrapage après notre petite interruption de service ces derniers jours. Retrouvez toutes les infos marquantes de cette semaine.
Analyses & Réflexions
- Avis croisés ➙ Google et la numérisation en questions (via Evene)
- Pourquoi avons-nous besoin de catalogue 2.0 ? (via La Feuille)
- Le SNE, le SDLC et le SLF pour un prix unique du livre numérique (via Actualitte)
- Comment faire payer l’information ? (via Owni.fr)
- Le droit d’auteur est-il une notion périmée ? (via Owni.fr)
- Le livre électronique et le déclin de la littérature : Parties 1, 2, 3, 4 (via An American Editor)
- Le livre électronique comme instrument de démocratisation de la lecture en Afrique ? (via Publishing Perspectives)
iPad
- iPad : Comment se porte l’iBookStore ? (via MacPlus)
- L’iPad et le futur des textes électroniques : entre ouverture et fermeture ? (via WSJ)
- Apple tue la concurrence sur le marché des tablettes. Bientôt au tour du marché des readers ? (via ZDnet)
Readers & Tablettes
Quel avenir pour Amazon ?


Il y a encore quelques mois Amazon régnait en maître sur le marché du livre électronique. Fort de son éco-système Kindle + Kindle Store, Amazon avait su profiter des qualités de son reader pour conquérir un large public et démocratiser dans une certaine mesure la lecture numérique aux Etats Unis. Sony, Barnes&Noble, Bookeen, iRex étaient alors ses principaux rivaux, sans pour autant que l’un ou l’autre ne soient en mesure de menacer le quasi-monopole d’Amazon.
Mais ces derniers mois ont vu l’émergence de deux concurrents d’un tout autre calibre. Apple et Google, deux géants qui pèsent ensemble 275 milliards de dollars, ont décidé de venir contester la suprématie d’Amazon dans la vente de livres électroniques. Google se prépare ainsi à lancer cet été Google Editions puis une tablette Internet à la rentrée. De son côté Apple vient de sortir l’iPad aux Etats-Unis et s’apprête à la commercialiser dans les autres régions du monde.
Or on a pu constater que la simple présence de ces deux mastodontes a déjà eu un impact considérable sur la stratégie d’Amazon. La firme de Jeff Bezos a été contrainte de revoir ses accords avec les éditeurs sous la pression d’Apple et de son modèle d’agence, si bien qu’aujourd’hui ce qui faisait la force d’Amazon est en train de s’écrouler. L’attractivité d’Amazon résidait certes dans la qualité du Kindle, mais surtout dans l’offre de livres électroniques et son positionnement tarifaire. Quant à Google, les récentes polémiques avec les éditeurs ne facilitent pas toujours le travail de négociation qu’a entrepris Amazon pour une plus grande offre numérique, particulièrement en Europe.
L’arrivée d’Apple et de l’iBookStore a profondément changé la donne car Amazon n’est désormais plus en mesure d’imposer ses conditions aux éditeurs et de vendre ses livres électroniques à 9,99$.
Pour autant Amazon doit-il réellement s’inquiéter de cette nouvelle concurrence ? Constitue-t-elle une véritable menace pour l’avenir d’Amazon ?
Force est de reconnaître que les parts de marché d’Amazon devraient s’effriter dans les mois à venir. Pour autant le géant américain de la vente en ligne a de nombreux arguments à faire valoir. Tour d’horizon.
iPad vs. Kindle

Amazon doit-il se soucier de l’arrivée de l’iPad et des tablettes Internet ? Pas réellement. Le Kindle et l’iPad partagent une caractéristique commune : tout deux sont capables de lire des livres électroniques. Cependant nous avons d’un côté un appareil dédié, exclusivement pensé pour la lecture numérique, et de l’autre un appareil polyvalent, qui fait office, entre autres fonctions, de lecteur de livre électroniques.
En conséquent ces deux types d’appareils ne sont pas prévus pour les mêmes utilisations et ne touchent pas les mêmes publics. Le Kindle conserve ainsi aux yeux des personnes à la recherche d’un appareil de lecture des avantages incomparables vis à vis de l’iPad. Il offre un confort de lecture bien supérieur, une fatigue visuelle moindre, une autonomie sans commune mesure avec l’iPad. Des arguments décisifs pour qui souhaite principalement lire de la littérature sur écran.
Par ailleurs, on imagine qu’Amazon travaille en ce moment sur la prochaine génération de Kindle. Avec la mise à disposition de son propre SDK, et l’arrivée d’un nouveau reader équipé d’un écran Mirasol ou Liquavista, Amazon pourrait corriger un certain nombre de défauts reprochés au Kindle (couleur/interactivité) tout en conservant les éléments qui font sa force.
Le Kindle n’est donc pas directement menacé par l’iPad, car il s’agit, somme toute, de deux produits très différents. Les gros lecteurs désireux de lire des ouvrages de littérature se dirigeront vers le Kindle tandis que ceux souhaitant avant tout consulter la presse et Internet se tourneront vers l’iPad et les tablettes à venir. Ces appareils sont davantage complémentaires que véritablement concurrentiels.
Une stratégie d’ouverture contrôlée

Il est possible de considérer le maintien du format propriétaire AZW comme un véritable frein pour la boutique de livres électroniques d’Amazon, notamment lorsqu’on sait que la plupart des readers sont compatibles ePub, ou depuis qu’Apple a laissé entendre qu’iTunes et l’iPad supporteraient uniquement le format ePub.
On observe cependant que cette stratégie est défendable. Elle permet à Amazon de conditionner l’accès à la plus grande librairie de livres électroniques à l’achat du Kindle, et de conserver grâce à cette offre intégrée sa position dominante vis à vis de la concurrence directe (Barnes1Noble, Sony, Bookeen etc.).
Par ailleurs, avec le développement d’applications pour BlackBerry, iPhone, iPad, Mac et PC, Amazon garantit une grande compatibilité. Achetez votre livre depuis votre PC, retrouvez le sur votre Kindle, et poursuivez votre lecture depuis votre smartphone. Finalement entre un fichier ePub DRMisé, lisible et transférable uniquement depuis Adobe Digital Editions et un fichier AZW utilisable sur plusieurs plateformes, on en vient à préférer le modèle d’Amazon, certes propriétaire mais plus souple.
Cette stratégie d’ouverture est donc assurément un bon point pour Amazon, car elle lui permet de maintenir ses ventes de Kindle face aux constructeurs de readers, et de rendre disponible son catalogue de livres électroniques sur une grande variété d’appareils complémentaires.
Kindle Store vs. iBookStore

L’argument ne sera sans doute valable qu’un temps. Toujours est-il qu’Amazon dispose aujourd’hui du plus grand catalogue de livres électroniques en langue anglaise, avec plus de 400 000 ouvrages. Malgré les nombreux accords passés avec les maisons d’éditions, Apple devra patienter encore un peu avant de pouvoir rivaliser avec Amazon.
L’offre devrait d’ailleurs s’étoffer chez Amazon avec l’ouverture du DTP aux éditeurs et auteurs internationaux. Si Amazon parvient en plus à proposer une boutique globalisée, il pourrait prendre à revers l’iBookStore, a priori localisé, d’Apple. Un argument de taille pour les lecteurs souhaitant accéder à des livres en langue anglaise, française, espagnole, italienne ou allemande depuis un seul et même compte. Le distributeur devrait aussi entrer en contact avec les groupes d’éditions européens (et particulièrement français) afin d’ouvrir des discussions pour l’intégration de leurs catalogues sur sa plateforme. En effet, jusqu’à présent, Amazon n’a pas formulé d’offre auprès des grands éditeurs, préférant les laisser utiliser la DTP, s’affranchissant ainsi de négociations de gré à gré.
La firme de Jeff Bezos peut également compter sur des contrats d’exclusivité avec certains auteurs ou maisons d’éditions, et sur une homogénéité des prix des livres électroniques avec la concurrence.
Enfin la disponibilité du Kindle Store sur l’iPad/iPhone permet à Amazon d’exercer pleinement son activité de distributeur/libraire numérique sans pour autant être tributaire des ventes de Kindle.
Le prix de l’appareil

499$ pour le modèle entrée de gamme de l’iPad, contre 259$ pour le Kindle. Amazon a pour lui l’attractivité au niveau tarifaire et devrait être en mesure de conforter cet avantage. Par rapport au volume des ventes et l’évolution du marché des readers, Amazon devrait proposer un produit de moins en moins cher, suffisamment intéressant pour décider de nouveaux clients à tenter l’expérience de la lecture numérique. Amazon dispose déjà de sérieux atouts avec le Kindle 2 qui a été qualifié à de nombreuses reprises de meilleur reader du marché (et sur plusieurs points, à juste titre).
Avec un Kindle aux alentours de 150/200$, on se rapprocherait petit à petit d’un bien de consommation “relativement grand public” à même de favoriser l’achat compulsif. Un lecteur de livres électroniques à 499$, même multifonctions, donne à réfléchir, et les personnes souhaitant principalement lire sur leur appareil seront plus enclines à se tourner vers un produit dédié beaucoup plus abordable.
L’Actualité de la Semaine : du 28 mars au 3 avril

Ce que vous avez aimé, ce qui vous a fait réagir, ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine. C’est ici, c’est maintenant, c’est dans l’actualité de la semaine !
Livraria Da Vila : bienvenue au paradis du livre
Salon du Livre : Internet peut-il encore sauver la presse ?
Salon du Livre : Au secours ! L’eBook arrive ! Faut-il avoir peur ?
Frédéric Mitterrand et le développement de la lecture
Gallimard s’en prend également à Google
FYP Editions publient LE guide des bibliothèques numériques
Découvrez les premiers titres de presse sur iPad
Gallimard s’en prend également à Google

Décidément Google n’a pas la côte auprès de l’industrie du livre française. Après le groupe la Martinière, la SGDL et le SNE, c’est au tour de Gallimard de se préparer à attaquer Google pour contrefaçon. A l’occasion du Salon du Livre, Antoine Gallimard est revenu sur les motivations qui le pousse à intenter une action en justice : «En début d’année, quelques contacts avec Google nous avaient laissé espérer une évolution favorable sur ce dossier, mais rien n’a changé finalement».
Gallimard reproche en effet à la firme de Mountain View d’indexer ses ouvrages sans son consentement et pourrait obtenir le renfort d’autres maisons d’éditions (Albin Michel) pour demander le retrait de son catalogue de Google Livres. Le SNE a de son côté, déjà fait part de son soutien à Gallimard, tandis que Frédéric Mitterrand a rappelé “l’importance de tenir un langage non pas de force mais d’égalité face à Google”.
Il s’agit notamment de maintenir la pression sur le géant américain de façon à parvenir à un accord équitable autour du téléchargement et de la lecture de livres numériques. Actuellement en pleine crise politique suite au départ d’Hachette, et aux problèmes concernant la nomination du prochain président, le SNE et les éditeurs compte également sur le resserrement du consensus contre Google pour lutter contre les divisions internes au sein du syndicat et “trouver une sortie de crise honorable”.
D’ailleurs l’acte de courage de Gallimard pourrait porter ses fruits puisque plusieurs éditeurs ont déclaré «n’être pas opposés à la candidature d’un homme à la tête d’une si prestigieuse maison tel qu’Antoine Gallimard», pour remplacer Serge Eyrolles à la présidence du syndicat…
“Union sacrée” des acteurs du livre en France contre Google ?

Alors que Google vient d’annoncer le lancement de Google Editions pour l’été 2010, il semblerait que les acteurs du livre en France soient bien décidés à ne pas laisser le géant américain dicter sa loi. En atteste la réunion d’hier du Conseil du Livre durant laquelle le Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, le Syndicat National de l’Edition (SNE) et la Société des Gens de Lettres de France (SGDL) sont parvenus à un accord pour proposer d’ici l’été “une véritable offre numérique alternative à Google Livre”.
Concrètement le Ministère de la Culture prévoit de prendre en charge la numérisation du patrimoine national, et notamment les œuvres françaises du XXe siècle dont on ne connaît pas les ayants droits ou dont le tirage est épuisé. Il s’agit également de mettre en place “un modèle de diffusion et d’exploitation commerciale des œuvres numérisées avec une répartition des revenus à définir”. Ce modèle pourrait ainsi être accompagné d’une structure où auteurs, éditeurs et gouvernement gérerait ensemble les droits d’auteurs.
Enfin, dans le même temps, Frédéric Mitterrand a annoncé le lancement d’un prêt de 500 000 euros à taux zéro à destination des libraires indépendants pour les encourager à développer leurs activités sur Internet.
Doit-on comprendre à travers cette réunion que les conflits d’intérêts entre auteurs et éditeurs sont enterrés au nom d’une union sacrée face à Google ? Même dans l’hypothèse où la coopération fonctionnerait parfaitement entre les différents acteurs, on imagine mal comment une véritable offre numérique alternative pourrait être mise en place d’ici quatre mois, qui plus est au vu des fonds mis à disposition.
Par ailleurs cet accord ne concerne qu’une portion très réduite, voire marginale, du patrimoine littéraire français et n’apporte aucune réponse concernant la véritable problématique du moment. Quid de la diffusion et du prix des livres au format numérique ? d’une plateforme de distribution commune entre libraires ?
Triste de voir cet entêtement farouche à vouloir lutter contre (le diable) Google plutôt que de chercher à travailler avec et négocier des termes avantageux… Mais après tout peut être que la (diffusion) préservation du patrimoine français est à ce prix…Dommage cependant que l’exception culturelle française empêche de prendre le virage du numérique de façon optimale…
Google Editions cet été, une tablette dans la foulée ?

L’arrivée prochaine de Google Editions…
A l’occasion du salon Dem@in le Livre, Philippe Colombet, le directeur de Google Livres France, a annoncé le lancement simultané de Google Editions dans 7 pays au cours de l’été 2010. La libraire numérique de Google devrait ainsi être disponible aux Etats Unis, Royaume Uni, Pays Bas, Allemagne, France, Espagne et Japon un peu plus tard que prévu, la firme de Mountain View prévoyant initialement le lancement du service pour le premier semestre 2010.
Au niveau de la répartition des revenus, Google appliquera un partage 65/35 en faveur des éditeurs pour les ventes réalisées directement depuis Google Editions. Le portail permettra également aux librairies partenaires de disposer d’une remise de 45%, tandis que les éditeurs garderont 45% et auront la possibilité de fixer librement le prix des livres électroniques. Les 10% restants reviendront à Google.
Les éditeurs ayant déjà adhéré au programme partenaire et conclu un accord avec Google pour la numérisation, l’indexation et la publication partielle de leurs contenus, n’auront plus qu’à signer un avenant à leur contrat et définir les termes de vente parmi les options proposées par Google. Dés lors Google prendra en charge gratuitement la numérisation des livres papiers en fichiers PDF, ePub et assurera leur diffusion et leur commercialisation via le portail Google Editions et le réseau des librairies partenaires.
Philippe Colombet déclare enfin que Google “prend l’engagement d’un accès permanent dans la durée”. Les ouvrages seront accessibles depuis tous les terminaux de lecture capables de se connecter à Google Editions. Ainsi l’accès en ligne prend tout son sens dans la mesure où vous pouvez consulter vos ouvrages achetés depuis n’importe quel support, sans vous préoccuper d’éventuels DRM empêchant de transférer vos livres sur vos différents appareils. En outre les terminaux disposant d’une mémoire cache, comme les smartphones par exemple, pourront en cas d’interruption d’accès au réseau télécharger et sauvegarder le livre pour une consultation hors-ligne, un peu à la manière de Spotify pour la musique en streaming.

… et une tablette en préparation
Par ailleurs Philippe Colombet a reconnu que Google travaillait actuellement sur une tablette multimédia susceptible de venir concurrencer l’iPad et les tablettes Internet à venir. Pour le reste le directeur de Google Livres France est resté très évasif, ne donnant aucune information concernant la date de sortie, l’OS utilisé (Android ou Chrome) et d’éventuels partenariats avec des constructeurs.
La sélection du jour #33
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