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Google Editions cet été, une tablette dans la foulée ?

L’arrivée prochaine de Google Editions…
A l’occasion du salon Dem@in le Livre, Philippe Colombet, le directeur de Google Livres France, a annoncé le lancement simultané de Google Editions dans 7 pays au cours de l’été 2010. La libraire numérique de Google devrait ainsi être disponible aux Etats Unis, Royaume Uni, Pays Bas, Allemagne, France, Espagne et Japon un peu plus tard que prévu, la firme de Mountain View prévoyant initialement le lancement du service pour le premier semestre 2010.
Au niveau de la répartition des revenus, Google appliquera un partage 65/35 en faveur des éditeurs pour les ventes réalisées directement depuis Google Editions. Le portail permettra également aux librairies partenaires de disposer d’une remise de 45%, tandis que les éditeurs garderont 45% et auront la possibilité de fixer librement le prix des livres électroniques. Les 10% restants reviendront à Google.
Les éditeurs ayant déjà adhéré au programme partenaire et conclu un accord avec Google pour la numérisation, l’indexation et la publication partielle de leurs contenus, n’auront plus qu’à signer un avenant à leur contrat et définir les termes de vente parmi les options proposées par Google. Dés lors Google prendra en charge gratuitement la numérisation des livres papiers en fichiers PDF, ePub et assurera leur diffusion et leur commercialisation via le portail Google Editions et le réseau des librairies partenaires.
Philippe Colombet déclare enfin que Google “prend l’engagement d’un accès permanent dans la durée”. Les ouvrages seront accessibles depuis tous les terminaux de lecture capables de se connecter à Google Editions. Ainsi l’accès en ligne prend tout son sens dans la mesure où vous pouvez consulter vos ouvrages achetés depuis n’importe quel support, sans vous préoccuper d’éventuels DRM empêchant de transférer vos livres sur vos différents appareils. En outre les terminaux disposant d’une mémoire cache, comme les smartphones par exemple, pourront en cas d’interruption d’accès au réseau télécharger et sauvegarder le livre pour une consultation hors-ligne, un peu à la manière de Spotify pour la musique en streaming.

… et une tablette en préparation
Par ailleurs Philippe Colombet a reconnu que Google travaillait actuellement sur une tablette multimédia susceptible de venir concurrencer l’iPad et les tablettes Internet à venir. Pour le reste le directeur de Google Livres France est resté très évasif, ne donnant aucune information concernant la date de sortie, l’OS utilisé (Android ou Chrome) et d’éventuels partenariats avec des constructeurs.
La sélection du jour #33
- Des espions en herbe partent à la découverte des lectures des habitants de New York…Leurs trouvailles sont rapportées sur CoverSpy.
- Benchmark réalise une étude détaillée sur le livre électronique.
- Un excellent dossier signé du9.org. Son thème ? ”Pour une bande dessinée interactive”.
- Entretien avec William Rejault, l’auteur du roman feuilleton participatif sur iPhone “Le chemin qui menait vers vous”. (via Read Write Web )
- Feedbooks, une startup française derrière la standardisation des ebooks. Un regard intéressant d’Olivier Ezratty
- L’occupation principale des présidents de la BNF ? Ecrire des livres sur Google….Sans commentaire…(via Enssib)
- Aldus fait part de ses sentiments concernant la sortie en livre numérique du dernier Stephen King. On ne saurait que rejoindre ses propos.
- Le Cybook Opus est le reader le plus vendu en Italie? (via Simplicissimus)
- Prise en main vidéo du PocketBook 302. (via MobileRead)
- Gigabyte EB10 Android e-ink e-reader : encore des progrès à faire concernant le logiciel. (via MobileRead)
Part de marché d’Amazon : de 90% à 35% d’ici 5 ans ?

L’année 2010 marquera-t-elle la fin de la période de grâce pour la firme de Jeff Bezos ? Il semblerait que les arrivées des poids lourds Google et Apple sur le marché du livre électronique soient à même de venir contester la position dominante d’Amazon. C’est du moins le point de vue de Spencer Wang, analyste pour le Credit Suisse, qui estime que la part de marché d’Amazon devrait passer de 90% à 72% dés 2010 et poursuivre son déclin pour descendre jusqu’à 35% d’ici 2015.
En cause : Apple principalement, avec l’iPad et l’agency model de l’iBookStore qui obligent Amazon à revoir à la hausse le prix de ses livres électroniques. L’analyste imagine en effet un scénario dans lequel les revenus issus des ventes de livres numériques chez Amazon passeraient de 775$ millions à 248$ millions dans les 5 ans à venir.
Si l’arrivée de nouveaux acteurs devraient effectivement faire diminuer la part de marché d’Amazon, nous ne partageons pas pour autant les prévisions de Spencer Wang. Selon nous, l’année 2010 préfigure l’essor du marché du livre électronique, et les années à venir seront celles de la démocratisation des contenants et des contenus. Aussi ventes et revenus devraient sensiblement augmenter et compenser de fait la baisse des parts de marché pour Amazon.
D’ailleurs seul un petit nombre d’entreprises devraient à terme se répartir le marché. Aujourd’hui atomicité avec l’arrivée massive de nouveaux acteurs, demain autorégulation de ce même marché par l’élimination/absorption de la concurrence et l’affirmation d’acteurs dominants : Sony, Apple, Amazon, Samsung voire Asus pour les constructeurs de readers, Apple, Amazon, Google + des libraires numériques nationaux (B&N, Fnac etc) pour distribuer le contenu.
Malgré la pression de la concurrence et les offensives d’Apple, Amazon reste l’acteur majeur du secteur et peut continuer à envisager l’avenir sereinement. En ouvrant son catalogue aux livres étrangers, en réalisant un kit de développement pour le Kindle, Amazon affiche sa volonté d’élargir son offre numérique et de ne pas se laisser dépasser par la concurrence. La firme de Jeff Bezos peut d’ailleurs compter sur la dynamique du marché pour continuer à voir ses ventes de livres naturellement augmenter, et ce, malgré l’abandon forcé du livre à 9,99$. Enfin on compte également sur Amazon pour innover et réagir rapidement aux nouveautés.
Vous l’aurez compris, on a vraiment hate de voir ce que va donner le prochain Kindle…Il risquerait bien justement de prolonger et conforter Amazon en tant que leader du marché…pour le meilleur…et pour le pire…
Actualité de la Semaine : du 7 au 13 février 2010
Les éditeurs se rebiffent face à Google

Et si la vraie révolution n’était pas l’iPad mais le modèle de distribution proposé par Apple ? Alors que les maisons d’éditions paraissaient en position de faiblesse dans les négociations avec les géants du web – Amazon & Google -, l’annonce de la tablette Internet et des services associés ont provoqué un retournement de situation manifeste. Avec l’exportation du modèle de distribution de l’AppStore au livre électronique et une répartition des revenus 70-30, Apple a changé la donne tout en investissant avec force un marché encore à la recherche de leaders. Les réactions à cette annonce n’ont d’ailleurs pas tardé. Apple a fait le jeu des éditeurs et ces derniers semblent désormais bien décidés à user de leur poids, de leur influence et de leur confiance retrouvée pour affirmer leur position et revendiquer des contrats plus avantageux auprès des autres acteurs du secteur.
Amazon a déjà fait les frais de cette rupture opérée par la firme de Cupertino, se retrouvant dans l’obligation de renégocier ses accords avec MacMillan, HarperCollins et Hachette…C’est maintenant autour de l’autre géant du secteur, Google, sur le point de lancer Google Editions, de subir le courroux des maisons d’éditions. Jusqu’à présent, du côté de Moutain View, on avait présenté aux éditeurs un système de distribution permettant aux utilisateurs d’imprimer les copies numériques, de copier/coller des passages, et garantissant 63% des revenus aux éditeurs. Or les discussions en cours entre Amazon, Apple et les maisons d’éditions donnent aux éditeurs un réel avantage pour négocier avec Google. Du côté du géant américain, le déploiement de Google Editions est stratégique et nécessaire dans l’articulation et la complémentarité de leurs services. Il n’est d’ailleurs pas non plus concevable de laisser Apple et Amazon s’emparer seuls du marché, et par conséquent Google se voit dans l’obligation de se plier aux exigences des éditeurs.
Google est contraint de revoir ses positions. L’entreprise s’est d’ores et déjà alignée sur le taux de répartition de ses concurrents et a abandonné la possibilité d’imprimer et copier/coller les ouvrages numériques. Google a également renoncé à imposer le prélèvement de 20% sur chacune des ventes réalisées via la future boutique intégrée de Google Book Search. A la place les éditeurs ont obtenu le choix d’accepter ou de renoncer à cette option en fonction de leur stratégie commerciale.
La démarche est parfaitement compréhensible, cependant c’est un jeu dangereux auquel se livrent les maisons d’éditions. Si actuellement l’émergence de la concurrence joue en leur faveur, le risque est grand de pousser trop loin leur avantage. Avec ces nouvelles plateformes numériques, les auteurs ont également une carte à jouer, et rien ne dit qu’il ne sera pas plus intéressant pour les écrivains et les géants du web de négocier directement entre eux sans intermédiaires…Ajoutons enfin à cela le problème non résolu des DRMs et le risque de tomber dans les mêmes travers que l’industrie de la musique. La situation est instable et les rapports de force peuvent s’inverser à tout moment…Défendre ses intérêts ? Certainement, mais attention à ne pas se montrer trop gourmand…
La sélection du jour #29
- iPad vs Kindle : une analyse complète des forces et des faiblesses de chaque produit (via TidBits)
- Google Books refait sa page d’accueil (via BookSearch)
- Adobe Digital Editions passe en version 1.7.2 est devient compatible avec Windows 7 et Mac OS 10.6 Snow Leopard. (via Adobe Official Blog)
- Stanza perd la possibilité de transfert de fichiers en USB, dans sa dernière mise à jour, à la demande d’Apple. (via TechCrunch)
- Le constructeur chinois YinLips s’apprête à sortir un reader 6 pouces. (via Engadget)
- Le secteur de la bande dessinée est en crise. Le numérique pour la sauver ? (via Bodoi)
- La British Library offre des milliers d’ouvrages classiques en téléchargement. (via Times Online)
- Baker & Taylor signe un partenariat avec John Wiley & Sons pour fournir du contenu sur la plateforme Blio.
- France Culture propose un dossier complet sur la lecture numérique.
L’université de Stanford signe un accord avec Google
L’université de Stanford annonce avoir signé un accord avec Google suite à la révision des clauses de Google Book Search. Cet accord prévoit d’étendre le partenariat signé avec la firme de Moutain View en 2004 pour numériser les milliers d’ouvrages de la bibliothèque de l’université californienne. Pour le doyen John Etchemendy, cette décision est en adéquation avec la mission de Stanford de partager et diffuser la connaissance. Elle s’inscrit dans la volonté de rendre les livres et les travaux universitaires accessibles au plus grand nombre. Après les podcasts disponibles sur iTunes permettant de consulter les cours des plus éminents professeurs, voici que les universités américaines se lancent dans la numérisation de leurs collections pour le bonheur des étudiants, des chercheurs et du grand public.
Voici le communiqué de presse :
Stanford University has affirmed its support for the recently amended Google Book Search settlement agreement, which is now before a federal court, by expanding its earlier agreement with Google Inc. to digitize its library materials.
Stanford’s expanded agreement, which establishes it as a Fully Participating Library under the terms of the amended settlement agreement, is a milestone in Stanford’s commitment to the program and to the provision of public access to millions of its books.
“Stanford is on the cutting edge of technology development and is using technology to improve access to information not just for their faculty and students, but for the world,” said Dan Clancy, Google Books engineering director. “Their early participation was important to the establishment of the Google Books project, and we’re very pleased that they have continued to support this effort and expanded their commitment under the terms of the settlement.”
University Librarian Michael A. Keller said, “We are highly supportive of the amended settlement, which offers an enormous public good, making the full text of millions of books available to the American public.”
Keller added that another effect of the settlement is to respect the rights and prerogatives of authors and publishers at the same time as it increases public access. “The settlement creates a working partnership among authors, publishers, libraries and Google that will usher in a revolutionary change in access to books on library shelves, even beyond the incredibly powerful vision that Google Books first developed. It’s no longer just about finding books of potential interest; it makes them vastly more readily readable. The agreement also compensates authors and publishers for the use of works that, by virtue of being out of print, would not have earned the rightsholders any income – a novel and, for most authors, a most welcome innovation.”
Over the past five years, Google has scanned over 1.7 million books owned by Stanford, and plans to scan millions more. More than two dozen other major libraries around the world are now involved in this project.
Provost John Etchemendy signed the agreement for Stanford University. “This agreement is consistent with Stanford’s mission of sharing and disseminating knowledge, and allows us to expand our participation by sharing more works from our library,” Etchemendy said. “We support the efforts to make books more broadly available to the American public and to all of higher education.”
Stanford’s relationship with the project is overseen by its Board of Trustees. Walter Hewlett, a member of Stanford’s Ad Hoc Committee on the Google Book Search Project and a former trustee, said, “I think this proposed settlement will break the logjam that has locked up orphan works for so many years.”
Orphan works are those books that are still under copyright for which no rightsholder can be identified. By creating a Registry that will locate rightsholders and providing incentives for rightsholders to come forward, the settlement will reduce the scope of the orphan works problem. The settlement will also dramatically expand access to the small minority of books that remain truly abandoned.
Reste cependant à ce que le Google Books Settlement soit validé par la justice américaine…
SNE : Vœux à l’industrie du livre & “cadeau” pour Google

Mi-décembre, La Martinière et le Syndicat National de l’Edition remportaient une victoire éclatante dans le procès qui les opposait à Google. Lors d’une soirée réunissant mercredi soir la presse et de nombreuses maisons d’éditions, Serge Eyrolles, le président du SNE, est revenu sur cette “grande victoire contre le géant américain”. Il s’est également félicité de la décision du Sénat, d’accorder à l’industrie du livre une dérogation concernant le “plafond légal de délai de paiement”, puis a abordé les grandes thématiques du moment : la question du livre numérique et de la TVA, Gallica et le rapport de la commission Tessier. Enfin quelques mots sur les relations entre le monde de l’édition et celui de l’éducation, et le Salon du Livre qui débutera fin mars.
En marge des vœux adressés à la presse et à l’industrie du livre, le SNE avait réuni le matin onze maisons d’éditions pour «rédiger une dizaine de pages d’objections nouvelles face au règlement déposé par Google le 18 septembre dernier». Celles-ci portent notamment sur le respect des règles de concurrence, de territorialité et de tarifs et doivent être remises au juge Denny Chin avant le 28 janvier. D’autres éditeurs devraient également soumettre de façon individuelle leur propres objections au juge.
A midi, Serge Eyrolles avait accueilli le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, pour discuter de la nécessité d’une nouvelle loi venant étendre la loi Lang au livre numérique, et se prononcer en faveur de la création d’une plateforme numérique commune.
Sources : The BookSeller, Actualitte
Amazon : bientôt des applications pour le Kindle

Amazon surprend de nouveau, moins de 24h après l’annonce de son nouveau système de partage de revenus. En effet, le firme de Seattle annonce aujourd’hui la disponibilité prochaine de son SDK maison, le KDK ou Kindle Development Kit. Le KDK sera disponible d’ici un mois pour un nombre limité de beta-testeurs et Amazon ouvrira son service progressivement. Ce kit de développement va permettre de développer des applications, appelées active content, compatible avec le Kindle, le DX ou encore l’application pour PC, Mac et Linux. En dépit des limitations imposées par l’écran en papier électronique du Kindle, les éditeurs de jeux mobiles sont les premiers séduits par cette nouvelle. EA Games a annoncé travailler sur plusieurs adaptations de jeux bien connus sur le reader d’Amazon. On imagine déjà un Tetris, une ribambelle de sudokus etc. Cependant, le Kindle reste avant tout un lecteur de livres électroniques ou de contenus destinés à la lecture.
Le KDK d’Amazon va permettre de développer des livres actifs où l’auteur/éditeur pourra mêler texte, image et audio. Là où la plateforme DTP (Digital Text Platorm) se limite au texte, le KDK va permettre d’aller bien plus loin. Certains auteurs multimédias vont être ravis d’une telle annonce. Malheureusement, il est fort probable que le KDK s’adresse, comme tout SDK, aux développeurs connaissant le langage employé par la plateforme (le javascript en théorie). Au delà de cette barrière on peut déjà imaginer toutes sortes d’ouvrages interactifs : des guides de voyage, des livres de cuisine, des “livres dont vous êtes le héros” mais version 2.0 etc. Pour l’instant, l’écran du Kindle reste limité au noir et blanc mais la couleur et le tactile arrivera d’ici la fin de l’année. En revanche, le créateur du contenu devrait faire attention à ne pas proposer un active content trop lourd. En effet, Amazon limite le téléchargement depuis la connexion 3G du Kindle à 10Mo. Les applications les plus grosses (taille maximale de 100Mo) devront être téléchargées depuis un ordinateur et transférée par USB sur le Kindle. Le rémunération fonctionne avec le nouveau partage de revenus, 70/30 en faveur de l’auteur/éditeur/développeur. Deux offres d’achat seront proposées : l’achat à l’unité ou bien l’abonnement. Un premier pas vers des journaux complets sur le Kindle? En revanche, Amazon précise bien que ce revenu sera minoré de 0,15$/Mo, afin de financer le transfert via Whispernet. Un critère de plus qui va pousser à la limitation du poids des applications. Egalement précisé dans les conditions d’utilisation : les bidouilleurs ne pourront pas s’amuser à développer un logiciel de VoIP ou encore une application pour lire des formats non pris en charge par Amazon.
Cette annonce intervient à moins d’une semaine de la Keynote d’Apple. La concordance est indéniable. Amazon a imposé son rythme depuis novembre 2007 sur le secteur de l’édition électronique et l’arrivée d’Apple pourrait bien remettre en question cette domination. Amazon accélère ses annonces depuis quelques semaines pour garder son avance et tirer parti de ses excellentes ventes de Kindle durant les fêtes. Amazon souhaite aussi garder son leadership sur le contenu et veut s’attirer les faveurs de développeurs avec un schéma de rémunération attractif, un SDK et un parc d’appareils en forte croissance. Tous ses critères Apple les possèdent déjà et a démontré depuis plusieurs mois la puissance de ce modèle. Lorsqu’Apple est arrivé dans le monde de la musique avec l’iPod, l’industrie tout entière avait été prise au dépourvu et le monopole de la marque s’est fait en parti grâce à une absence de concurrence. En revanche, concernant la lecture numérique, Amazon n’a pas volé sa place de leader et dispose d’infrastructures comparables à celles d’Apple. La bataille pour la lecture numérique va avoir lieu, avec comme protagonistes : Apple, Amazon et prochainement Google. Ne manque-t-il personne? Les éditeurs. Ils ne battent plus la mesure et vont venir se greffer autour des innovations qui leur seront proposées. Et cela, n’est-ce pas une révolution?
Le communiqué de presse d’Amazon :
Amazon Announces Kindle Development Kit–Software Developers Can Now Build Active Content for Kindle
Travel books that suggest activities based on real-time weather and current events, cookbooks that recommend menus based on size of party and allergies, and word games and puzzles–just some of the possibilities with the new Kindle Development Kit
SEATTLE, Jan 21, 2010 (BUSINESS WIRE) — (NASDAQ: AMZN)–For the past two years, Amazon has welcomed authors and publishers to directly upload and sell content in the Kindle Store through the self-service Kindle publishing platform. Today, Amazon announced that it is inviting software developers to build and upload active content that will be available in the Kindle Store later this year. The new Kindle Development Kit gives developers access to programming interfaces, tools and documentation to build active content for Kindle–the #1 bestselling, most wished for, and most gifted product across all categories on Amazon. Developers can learn more about the Kindle Development Kit today at http://www.amazon.com/kdk/ and sign up to be notified when the limited beta starts next month.“We’ve heard from lots of developers over the past two years who are excited to build on top of Kindle,” said Ian Freed, Vice President, Amazon Kindle. “The Kindle Development Kit opens many possibilities–we look forward to being surprised by what developers invent.”
The Kindle Development Kit enables developers to build active content that leverages Kindle’s unique combination of seamless and invisible 3G wireless delivery over Amazon Whispernet, high-resolution electronic paper display that looks and reads like real paper, and long battery life of seven days with wireless activated. For example, Handmark is building an active Zagat guide featuring their trusted ratings, reviews and more for restaurants in cities around the world, and Sonic Boom is building word games and puzzles.
“As the leading worldwide publisher of mobile games, EA Mobile has had the privilege of collaborating with many dynamic and innovative companies in bringing exciting gaming experiences to new platforms,” says Adam Sussman, Vice President of Worldwide Publishing, EA Mobile. “Working with Amazon, we look forward to bringing some of the world’s most popular and fun games to Kindle and their users.”
Starting next month, participants in the limited beta will be able to download the Kindle Development Kit, access developer support, test content on Kindle, and submit finished content. Those wait-listed will be invited to participate as space becomes available. The Kindle Development Kit includes sample code, documentation, and the Kindle Simulator, which helps developers build and test their content by simulating the 6-inch Kindle and 9.7-inch Kindle DX on Mac, PC, and Linux desktops.
Nexus One : le fleuron du système Android

C’était l’un des évènements clés de la semaine dernière. Google a officiellement annoncé son entrée sur le marché des smartphones avec la sortie du Nexus One, un “superphone” optimisé pour Android. Dans un marché en forte croissance, Apple et Google se disputent en effet la part du lion avec leur système d’exploitation mobile respectifs et c’est pour le moment la firme de Cupertino qui prend l’ascendant, porté par la popularité de l’iPhone et de l’AppStore. Si en l’état actuel les 20 000 applications de l’Android Market semblent peu nombreuses en comparaison avec les 100 000 présentes sur l’AppStore, cela n’empêche pas les développeurs de s’intéresser également à la plateforme Android, grâce notamment aux nouveaux outils mis à disposition par Google. Il faut dire qu’avec l’augmentation du parc des smartphones, le succès rencontré par les applications mobiles et la force de frappe de Google, Android présente un potentiel considérable et constitue actuellement le seul opposant crédible à l’iPhone OS.
Si le Nexus One n’est pas à proprement parler révolutionnaire, il vient cependant de marquer une étape dans l’histoire des smartphones. Il permet à Google de se lancer dans la téléphonie mobile et de concrétiser le mouvement amorcé dans ce sens depuis plusieurs années avec le rachat de la start-up Android et la création de Google Voice. En devenant le téléphone Android le plus abouti à l’heure actuelle, il va permettre d’accélérer et améliorer le développement d’applications contribuant ainsi à la croissance de l’Android Market.

Google peut également compter sur un atout de poids vis à vis de son concurrent Apple : l’ouverture de la plateforme Android. Tandis que seuls les iPhone fonctionnent sous iPhone OS, Android est un système d’exploitation open-source en constante progression susceptible d’équiper à terme la grande majorité des smartphones. On peut ainsi envisager le Nexus One non seulement comme un concurrent direct de l’iPhone, mais aussi et surtout comme une référence à partir de laquelle travailler pour optimiser l’utilisation d’Android avec d’autres smartphones.
Dans le domaine qui nous intéresse, à savoir la lecture numérique, des applications comme Aldiko rencontrent un vif succès et il ne serait pas étonnant de voir se développer d’ici quelques mois une offre considérable de lecteurs de romans et bandes-dessinées numériques, ou même de simples livres électroniques. Ici encore on peut observer l’architecture tentaculaire du géant de Moutain View. On aperçoit déjà le potentiel de Google Editions combiné à Android dans une perspective de lecture sur mobile.
- Numérisation et mise en ligne de milliers d’ouvrages sur Google Livres
- Achat de livres électroniques directement depuis Google Livres avec un code-barre Android
- Achat de livres électroniques depuis l’Android Market
- Paiement par l’intémédiaire de Google Checkout
Bref il s’agit là clairement d’un marché grandissant auquel éditeurs, auteurs et créateurs vont devoir s’intéresser au plus vite. Google est en train d’asseoir son influence sur la lecture numérique grâce à la complémentarité de ses services et s’inscrit de plus en plus comme un éditeur/distributeur en puissance. Derrière le Nexus One il ne faut donc pas simplement voir un nouveau téléphone concurrent de l’iPhone mais bel et bien la poursuite d’une stratégie de conquête du marché de la lecture numérique. Ce bel appareil nous renvoie ainsi à toutes les problématiques actuelles autour de la numérisation, et des accords entre éditeurs, auteurs et Google.
Pour en savoir plus sur le Nexus One et les détails techniques :
- Site officiel
- Tour 3D
- Tests
- via Engadget
- via Techcrunch
- Articles
- via Ars Technica
- via New York Times, un avis de David Pogue
- via All Things Digital
Une gamme complète de readers pour Samsung
Au début du CES de Las Vegas, Samsung annonçait son entrée dans le marché des lecteurs de livres électroniques, avec une gamme complète. Pour l’instant, seuls deux modèles ont été présentés : un reader epaper tactile 6 pouces et un modèle 10 pouces, équipés d’une connexion WiFi. Cependant, on devrait voir apparaître un modèle 5 pouces dans le courant de l’année, avec un prix plancher.
On apprend dans ce reportage de La Chaîne Techno que le E6 et le E101 seront prochainement disponible en Europe pour respectivement 279€ et 399€. Comme nous l’indiquions lors de la conférence de presse de Samsung, les readers de la marque pourront directement accéder à Google Books pour télécharger du contenu. Cette fonctionnalité devrait intéresser de nombreux utilisateurs même si elle démontre qu’à défaut d’une plateforme importante en provenance des éditeurs, c’est vers Google que les fabricants vont se tourner…
La commission Tessier rend son rapport
Marc Tessier, président de la commission sur la “numérisation du patrimoine écrit” vient de rendre ce mardi son rapport à M. Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication. Nommé en octobre dernier suite au désistement de Fréderic Durand, Marc Tessier était chargé “d’étudier l’opportunité et les modalités d’un éventuel accord avec un opérateur privé, pour numériser ou mettre en ligne les fonds des bibliothèques”. Les objectifs alors énoncés étaient les suivants :
“la libre disposition du patrimoine numérisé national”, “la parfaite conservation, sur le long terme, des fichiers numérisés”, “la visibilité de la culture et l’accès aux contenus français sur Internet“, “l’intérêt économique et financier pour l’Etat et le contribuable” et “le message politique à adresser à la communauté internationale.”
Le rapport remis à M. Mitterrand se découpe en trois parties :
- Un état des lieux des principales bibliothèques numériques, qui met en évidence le déséquilibre existant entre Gallica et Google Livres.
- Une analyse des accords passés entre les bibliothèques et Google, qui dénonce notamment “la durée des clauses d’exclusivité” négociées par le géant américain.
- Des propositions concrètes d’actions.
La commission Tessier préconise plusieurs solutions pour « prendre à bras le corps le grand défi que constitue, pour nos sociétés contemporaines et pour leurs cultures, la révolution numérique ».
- L’accélération de la numérisation de la Bibliothèque Nationale de France, et sa mise en ligne sur le site Gallica.
- Le rééquilibrage des modalités de partenariats entre Google et l’Etat pour un échange équitable des fichiers numérisés.
- Une nouvelle impusion fondée autour de Europeana entre les bibliothèques européennes.
- La modernisation et l’amélioration de Gallica.
- La création “d’une plate-forme coopérative de valorisation des fonds patrimoniaux et des œuvres numérisées” réunissant bibliothèques publiques et éditeurs.
Dans un entretien consacré au Monde, Fréderic Mitterrand fait part de sa satisfaction concernant le rapport de la commission et revient sur les 750 millions d’euros destinés à la numérisation grâce au Grand Emprunt. Il évoque également les négociations avec Google tout en laissant la porte ouverte à d’autres partenariats public/privé.














