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Exclu : Numilog bientôt sur l’iPhone
Il y a quelques semaines, nous nous demandions si Numilog ou la Fnac viendraient un jour à développer une application à destination de l’iPhone ou de l’iPad, pour étendre la distribution d’ebooks aux personnes qui lisent sur mobile. Entre temps, la FNAC annonçait par la voix de son président, Christophe Cuvillier, le lancement au mois de juin d’une toute nouvelle plateforme, confirmant ainsi les différentes rumeurs sur la fin du contrat qui liait l’entreprise à la division numérique de Hachette, Numilog. Le partenariat entre le FNAC et Numilog, qui avait débuté en octobre 2008, prenait ainsi fin. En attendant l’arrivée de son successeur (dont le nom sera prochainement annoncé), Numilog commence à faire ses cartons et préparer l’avenir.
Comme nous avons pu le dire à plusieurs occasions, la majorité des personnes qui lisent en numérique le font depuis leur smartphone. Les readers avec un écran en papier électronique, même si leur confort de lecture est inégalable, représentent une part minime de lecteurs numériques. Avec 2 millions d’iPhones vendus en France depuis 2007, nul doute que le marché est intéressant. La majorité des applications d’ebooks, en français, disponibles pour iPhone OS sont souvent des titres éparpillés. Il n’existe pas encore d’application regroupant sous forme de bibliothèque (à la manière de Stanza) l’ensemble des ebooks achetés sur une plateforme. Qui sera le premier distributeur à proposer une application, type Kindle for iPhone, dans la langue de Molière?
Au fil de nos recherches de prestataires pour réaliser une application mobile pour eBouquin, nous avons pu apprendre que Numilog a lancé le développement d’une application pour iPhone (et pour iPad?). Celle-ci permettra d’accéder à la plateforme de Numilog qui comprend plus 50 000 titres. Nous n’avons pas réussi à savoir si l’utilisateur pourra acheter un livre directement depuis l’application ou bien s’il devra passer par Safari, une méthode déjà utilisée par Amazon et qui évite au distributeur de donner 30% du prix de la vente à Apple. L’accent a été mis sur le format ePub (protégé par DRM Adobe CS4) et le lecteur pourra lire, directement depuis l’application, ses fichiers achetés sur la plateforme. Le développement du programme a été confié à la société Visuamobile qui a déjà réalisé par le passé l’application de voyage LOok! pour Hachette.
Est-ce la réponse de Numilog à la Fnac? Peut-être bien. C’est aussi un changement de stratégie pour le distributeur qui n’avait pas pris en compte le fort développement de la lecture sur mobile ces dernières années. Le marché des smartphones connaît une croissance non négligeable (+27% de ventes en 2009 par rapport à 2008) et la lecture numérique est au coeur de ces nouveaux usages avec des particularités propres au mobile (écran LCD de petite taille mais accès permanent à Internet pour charger des contenus). Numilog s’apprête-t-elle enfin à entrer dans le 21ème siècle?
L’actualité de la semaine : du 31 Janvier au 6 Février 2010

Ce que vous avez aimé, ce qui vous a fait réagir, ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine. C’est ici, c’est maintenant, c’est dans l’actualité de la semaine !
- Amazon retire de la vente les titres de l’éditeur MacMillan puis cède. Tout en faisant trainer la réintégration
Hachette et HarperCollins suivent le mouvement amorcé par MacMillan
Le livre électronique à 9,99$ est mort. Si ce n’est pas le cas, ses jours sont comptés. Après avoir cédé face à la demande de MacMillan de passer à un “agency model” avec des ebooks vendus à 14,99$, Amazon est sur le point de recevoir des demandes semblables de la part de ses éditeurs partenaires. Lors de l’annonce des résultats financiers de News Corp, maison mère de HarperCollins, Rupert Murdoch a annoncé qu’il comptait bien renégocier le contrat qui lie son entreprise avec le géant du livre électronique. Le milliardaire australien opposerait à Amazon l’offre plus avantageuse proposée par Apple, permettant aux éditeurs plus de flexibilité et de meilleurs prix. Selon lui, la politique du livre à 9,99$ est néfaste car elle dévalue le livre et impacte les revendeurs traditionnels.
David Young a également laissé entendre qu’il souhaitait revoir les termes du contrat avec Amazon. Dans un communiqué de presse, le PDG d’Hachette Book Group a en effet fait part de sa décision d’adopter l’”agency model” et de son intention son intention de commercialiser les éditions numériques en même temps que le livre papier. Pour lui ce modèle présente plusieurs avantages. Il permettrait à Hachette d’établir ses prix de façon plus rationnelle, conformes à la valeur du travail des auteurs. Il serait possible d’élargir l’offre numérique et l’ouvrir à d’autres plateformes. A terme, cela donnerait les moyens au groupe de continue à investir pour produire de nouveaux auteurs et maintenir la diversité des livres.
David Young ajoute enfin que cette décision n’est pas dans l’optique de réaliser davantage de bénéfices, assurant que le nouveau modèle est moins intéressant financièrement pour les éditeurs sans pour autant donner davantage de précisions…
MacMillan, Hachette et Harper Collins sont en train d’infliger un véritable camouflet à la politique d’Amazon en se tournant vers le modèle préconisé par Apple…On imagine que Simon&Schuster et Penguin ne devraient pas tarder à rallier le camp des insurgés…En tout cas, cela n’empêche pas d’être sceptique à l’égard de la stratégie des éditeurs compte-tenu des considérations des consommateurs concernant le prix du livre électronique.
Hachette contre l’accord de Google

Hachette UK vient de se prononcer en défaveur de l’accord entre Google et la Guilde des Auteurs Américains, pressant la Cour de Justice américaine de refuser les négociations en raison des effets injustes et inéquitables que cela aurait sur les auteurs et éditeurs non-américains.
Les éditions espagnoles, françaises et italiennes, font également partie des réfractaires au projet, tout comme cinq autres filiales du groupe Hachette Livre qui voient en cet accord une incompatibilité avec les droits d’auteurs européens.
Arnaud Nourry, le PDG de Hachette, dans une interview donnée au Figaro s’explique d’ailleurs sur les raisons qui poussent les éditeurs européens à refuser cet accord :
Le projet d’accord de Google n’est pas du tout adapté aux droits européens. Aux États-Unis, par exemple, il existe une règle, celle du fair use, qui autorise un tiers à faire un usage non commercial et raisonnable du contenu d’une œuvre. Le fair use n’existe pas en Europe. Au final, ce projet d’accord s’oppose à la convention de Berne sur les droits d’auteur et aux règles qui régissent l’édition dans les pays européens. On veut nous faire croire que seuls les internautes américains auraient accès au service autorisé par ce projet d’accord. Or Internet ne peut pas avoir de frontières bien définies. On ne sait pas ce que l’avenir réserve dans ce domaine. Il n’est donc pas acceptable de laisser ce projet d’accord s’appliquer aux œuvres non américaines. C’est pourquoi nous avons déposé des objections.
Cela n’empêche pas Hachette USA d’accepter l’accord de Google en tant qu’éditeur américain en raison “du contexte juridique de l’édition américaine” plus favorable…
Source : The Book Seller
Le prix des ebooks pourrait précipiter la chute du livre papier

Nous avons relaté récemment la position de Sony selon laquelle la baisse des prix des ebooks est nécessaire à l’évolution du marché des livres électroniques. D’après Arnaud Nourry, directeur général de Hachette, dans un article paru dans le Financial Times, le livre papier pourrait souffrir voire disparaître à terme si Amazon et Google obligeaient les éditeurs à brader leurs livres. Il estime que les politiques de prix uniques telles qu’entamées par Amazon, Google et Barnes&Noble pourraient détruire les profits des éditeurs qui, par conséquent, sont hostiles aux stratégies visant à faire payer 9,99$ n’importe quel ouvrage. Il dénonce en outre la façon dont Google met en ligne gratuitement des livres libres de droit.
Nous voyons ici deux tendances incompatibles. D’un côté, deux acteurs majeurs du web qui souhaitent dynamiser une industrie sur le déclin, tout en essayant de tirer profit au maximum de leur plateforme de distribution par des négociations âpres avec les ayant-droits. De l’autre côté, des acteurs traditionnels, continuant à soutenir le livre papier, empêtrés dans l’ouragan Internet, qui leur impose une reconversion de leur activité, des investissements massifs dans de nouveaux systèmes de numérisation, de publication et de diffusion, et la redéfinition de leur modèle économique. Si la politique de prix des géants américains est effectivement discutable, il n’est pas sûr cependant que le maintien d’une position conservatrice soit le meilleur moyen de sauver une industrie en perdition…
Bref, le débat sur le prix des livres électroniques ne fait que commencer…
Source : Teleread
Le bilan de l’expérience Fnac-Sony-Hachette

Aldus a obtenu quelques informations sur le partenariat entre la Fnac, Sony et Hachette. Alors que la Fnac va perdre au début mois l’exclusivité sur le Sony Reader en France, il est temps de faire un bilan sur l’opération :
D’abord des chiffres, 6 000 lecteurs vendus, 4 141 titres disponibles, 13 000 téléchargements de livres. C’est encore peu, mais l’offre est dérisoire, c’est le gros problème. L’exclusivité avec Sony s’arrêtant en avril, la Fnac compte bien proposer 5 ou 6 lecteurs différents pour la fin de l’année. D’après François Gerber, la France aurait deux ans de retard par rapport au marché anglo-saxon. Seulement 10 000 titres pourraient être mis en ligne rapidement ce qui est bien faible pour une offre significative. Un autre gros problème, c’est l’absence d’auteurs étrangers qui offrent une visibilité incontestable. Malgré cela, il se dit extrêmement surpris par l’appétence très nette de ce nouveau marché qui démarre sans aucune ambiguité à un rythme supérieur à celui de la musique quand il a démarré.
En France, le marché du livre électronique est émergeant. Les prochains mois verront la venue de nouveaux services et de nouveaux readers qui viendront s’ajouter à la dynamique actuelle du marché.
Source : Aldus2006














