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iBooks : un lecteur plus ouvert que prévu

Si vous comptez utiliser votre iPad pour lire des romans en numérique (peut-être pas la meilleure utilisation pour le produit), les nouvelles informations qui suivent devrait vous ravir. En effet, l’application iBooks semble moins fermée que ce qui avait été laissé entendre suite à la keynote du 27 janvier.
Tout d’abord, elle ne sera pas installée d’office sur l’iPad, il faudra passer par l’App Store pour la télécharger. De plus, Apple a ouvert son application aux ebooks en ePub non protégés par DRM, en plus de ceux que l’on pourra acheter directement sur l’iBookStore. En revanche, il faudra obligatoirement passer par iTunes pour transférer ses propres fichiers ePub sur l’iPad. Cela veut-il dire que nous allons voir apparaître une section “Books” dans le logiciel d’Apple d’ici le 3 avril? iTunes va-t-il permettre de lire les fichiers PDF et ePub et venir concurrencer ainsi Adobe Digital Editions ? Ce serait tout à fait imaginable.
Autre fonctionnalité intéressante, VoiceOver. En effet, le système de lecture audio intégré à Mac OS X (et donc iPhone OS) fonctionnera sur les ebooks. iBooks disposera donc d’une fonction Text-to-Speech directement intégrée. Une première sur iPhone OS, aucune application concurrente (Kindle for iPhone ou Barnes&Noble eReader) dispose d’une telle fonctionnalité. Enfin, en cliquant sur un mot, vous pourrez automatiquement accéder à plus d’informations sur ce dernier grâce à Wikipedia ou au dictionnaire intégré.
Quant à l’iBookStore, Apple a visiblement vu les choses en grand et compte proposer un catalogue d’une taille importante afin de venir concurrencer de près Amazon et Barnes&Noble. Avec 20 catégories générales et 150 sous-catégories, l’utilisateur pourra se retrouver assez facilement dans un déluge de livres. Espérons également que le moteur de recherche sera correctement optimisé et que l’on pourra facilement mettre la main sur un ouvrage en connaissant son sujet, mais pas forcément son titre.
En tout cas, la lecture numérique risque d’être à l’honneur sur l’iPad, car avec 16 700 applications déjà dédiées à la tablette, un bon nombre doivent toucher de près à l’univers qui nous intéresse.
Une application Barnes&Noble spécialement pour l’iPad

Barnes&Noble a officiellement annoncé sur son blog sa future présence sur la tablette d’Apple. Cette application viendra rejoindre les version iPhone et Blackberry du logiciel B&N eReader, ajoutant une nouvelle plateforme au palmarès du grand libraire américain. Ce programme permettra un accès à l’ensemble du catalogue de Barnes&Noble, aussi bien les livres que les magazines ou les journaux disponibles depuis la sortie du Nook. Le lancement est prévue pour début avril et l’application viendra rejoindre l’application Kindle for iPhone et iBooks qui risque de se livrer à une féroce concurrence sur le marché américain.
Exclu : Pas d’éditeurs français sur l’iBookStore avant au moins deux mois
Alors qu’Apple continue d’entretenir le buzz autour de l’iPad avec son spot publicitaire diffusé pendant la cérémonie des Oscars, nous avons eu confirmation de notre côté que l’iBookStore ne proposera pas de livres en français pour le lancement de l’iPad prévu fin avril en France. De sources sûres, nous apprenons en effet que les éditeurs français et européens n’auront pas accès à l’iBookStore avant au moins deux mois.
Il semblerait de fait qu’Apple Europe ne soit pas informé pour le moment des modalités d’inscription à l’iBookStore et invite les éditeurs européens à patienter encore quelques mois. Apparemment Apple n’aurait donc pas encore entamé les discussions avec les maisons d’éditions européennes et cela viendrait confirmer les rumeurs selon lesquelles l’iBookStore resterait dans un premier temps disponible uniquement aux Etats Unis.
On peut ainsi imaginer que l’iBookStore sera une simple application à télécharger sur le Store US avant d’apparaître dans quelques mois sur le Store français… A moins bien entendu que l’iPad intègre par défaut l’iBookStore et mette à disposition le catalogue américain au travers d’une librairie internationalisée…ce dont on doute fort au vu de la politique d’Apple et de la question des droits d’auteurs très différente selon les pays.
Lecture numérique : précisions sur le vocabulaire
Nous avons pu recevoir ces derniers temps quelques commentaires de lecteurs nous indiquant leur mécontentement, incompréhension, étonnement à voir eBouquin relayer des informations concernant l’iPad. Il nous était reproché de sortir de notre ligne éditoriale, de nous éloigner du livre électronique et des readers. Il est vrai qu’Apple a souvent tenu le devant de la scène sur eBouquin ces dernière semaines en raison des récentes annonces et de leurs répercussions sur l’ensemble des secteurs du web et de l’édition. Pour autant ces commentaires nous ont permis de confirmer cette impression de confusion qui émane autour du livre électronique, aussi bien auprès de certains de nos lecteurs que de la presse généraliste, notamment au niveau de l’emploi des termes.
Nous aimerions donc réagir publiquement à ces remarques en apportant quelques précisions concernant notre ligne éditoriale et en faisant le point au niveau du vocabulaire employé.
La vocation première d’eBouquin.fr étant d’apporter à nos lecteurs des analyses claires et pertinentes concernant l’actualité de la lecture numérique, voici donc quelques éléments pour permettre de mieux comprendre notre démarche et suivre notre raisonnement et notre positionnement vis à vis de l’actualité.

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Qu’est ce que la lecture numérique ?
Basons nous tout d’abord sur le terme de lecture numérique. On pourrait presque voir dans cette expression un oxymore, lecture faisant référence à une pratique ancestrale et numérique faisant écho à une technologie nouvelle. C’est précisément l’objet de notre site : observer et analyser la rencontre/confrontation entre deux mondes, deux époques très différentes, évoluant dans des espaces distincts, avec des rythmes propres à chacun.
La lecture numérique c’est le rendez-vous de l’industrie du livre, le monde de l’édition, de la presse, du papier, avec celui de l’Internet, de l’instantané, de l’information à profusion. Notre objet d’étude est passionnant, mais extrêmement délicat tant il présente des enjeux et des intérêts différents selon les parties. On le voit d’ailleurs selon que l’on se place du point de vue d’un éditeur, d’un libraire, d’un bibliothécaire, d’un auteur ou d’un lecteur. On peut également appréhender sa complexité au travers de questions récurrentes concernant les DRMs, le prix, la propriété, le partage des livres.
La lecture numérique englobe donc le livre, mais aussi les nouvelles technologies. Il convient ainsi de parler des nouvelles façons de lire, d’écrire, de consulter des informations, d’accéder à des documents écrits.
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Contenu vs. contenant
La lecture numérique est polysémique. Elle peut faire référence tout d’abord au livre électronique, appelé également eBook. C’est à dire au contenu, à ce simple fichier numérique pouvant prendre la forme d’un texte numérisé (scanné ou édité sur ordinateur). Il peut être un roman, une nouvelle, ou encore un manuel scolaire. Cela peut être également des documents personnels créés via un traitement de texte ou un tableur.
Ces contenus présentent des enjeux au niveau de leur forme et de leur format. Actuellement nous connaissons des formats répandus tels que .pdf, .doc, .txt, .html, et en découvrons de nouveaux : .epub, .mobipocket. Il s’agit là cependant de formats “figés” idéals pour la consultation mais pas pour l’interaction. Or le livre de demain sera selon nous un livre vivant, animé et connecté, avec lequel communiquer, interagir. Il intègrera en plus du texte des éléments multimédias avec des vidéos, de la musique, des possibilités d’annotations, de copier/coller, de recherches documentaires intégrées.
La lecture numérique pose également la question des contenants, c’est à dire des appareils à même de lire ces nouveaux types de livres.

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Plusieurs types de supports
1. L’ordinateur
Le premier appareil, le plus populaire et le plus répandu est notre ordinateur. C’est par lui que nous créons aujourd’hui la majorité de nos documents numériques et consultons des informations. Il s’est progressivement imposé comme l’outil le plus utilisé pour la lecture. Or vous conviendrez que ce n’est pas réellement l’appareil le plus optimal pour le confort de lecture. Nous nous efforçons donc de vous présenter des alternatives à l’ordinateur et des services ouvrant de nouvelles perspectives de lectures ou favorisant la lecture de documents écrits via ordinateur. (Relay, LeKiosque, Kindle for PC…).
2. Les readers
Parlons à présent des lecteurs de livres électroniques, appelés également liseuses et plus connus sous le nom de readers. Ce sont actuellement les appareils dont on entend le plus parler, tout simplement parce que le secteur de la lecture numérique est en plein essor et que les readers se présentent comme des produits dédiés, spécialisés. Les arguments mis en avant ? Autonomie incroyable, technologies d’écran se rapprochant du confort du papier (E-Ink, SiPix et prochainement Liquavista ou Mirasol), fatigue visuelle moindre. Les readers constituent donc l’élément central de notre ligne éditoriale compte-tenu des innovations qu’ils apportent. Il ne faut pas oublier cependant que la lecture numérique est un sujet vaste, et elle ne saurait se limiter aux simples readers.
3. Les smartphones
D’ailleurs la lecture numérique c’est aussi la lecture en mobilité, n’importe où et n’importe quand. Avec l’émergence des smartphones, et notamment de l’iPhone, les gens prennent l’habitude de lire depuis leur téléphone mobile, de consulter rapidement l’actualité, leurs mails dans le métro, la rue. En raison de leur taille réduite, ils invitent à repenser la lecture et donnent de nouveaux champs d’explorations pour les auteurs avec des histoires courtes, des épisodes à suivre etc.
4. Les tablettes Internet
Enfin arrive la question des tablettes Internet et de l’iPad. Nous considérons ce produit comme la combinaison des trois appareils évoqués précédemment : un ordinateur portable permettant entre autres fonctions de lire des livres électroniques. Il constitue selon nous un appareil hybride, multifonctions et évolutif à même de redéfinir notre rapport au livre et à la lecture. Nos livres, nos romans, nos bandes dessinées, nos documents personnels/professionnels, nos mails, nos journaux, nos magazines, nos sites d’informations enfin rassemblés, organisés et consultables depuis un seul et même endroit.
Pour nous tablettes et readers n’ont pas vocation à se concurrencer, mais bel et bien à se compléter, voire, à terme, à fusionner en empruntant les points forts de chaque appareil : autonomie, confort de lecture pour les readers, interactivité, connectivité et polyvalence pour les tablettes.

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Conclusion
Ainsi vous l’aurez compris, eBouquin s’intéresse à une grande variété de sujets pour permettre nos lecteurs d’appréhender les enjeux du livre et de la lecture numérique dans leur globalité. Notre spécialisation est la lecture numérique et toutes les tenants que cela implique. Les readers, la technologie e-Ink, ne sont qu’une composante de notre ligne éditoriale.
Pour vous aider à découvrir et/ou connaître tous les tenants et aboutissants de la lecture numérique, nous avons décidé de mettre en place un Wiki, de créer un espace depuis lequel retrouver facilement des informations concernant un domaine en particulier. Celui-ci est pour le moment très peu rempli, mais est amené à évoluer progressivement, avec votre concours, et nos articles explicatifs.
Enfin, et toujours pour essayer de vous donner les clés pour comprendre les évènements actuels, nous allons lancer prochainement un forum pour réagir aux articles ou discuter sérieusement d’un sujet précis.
En espérant que ces précisions vous permettent de mieux cibler notre approche.
Au plaisir de vous retrouver quotidiennement sur eBouquin.
La sélection du jour #34
- “Le livre à l’heure de l’iPad : le papier meurt, le numérique déferle, et tout le monde est désorienté”. Un excellent billet réalisé par le designer et écrivain Craig Mod.
- Andreesen invite les médias traditionnels à mettre fin aux éditions papier pour se consacrer entièrement à l’ère digitale. (via TechCrunch)
- Pour Loïc Le Meur, les kiosques à journaux auront disparu dans 10 ans. (via La Croix)
- Izneo, un nouveau portail de BD numérique (via Bodoi)
- CeBIT : Inteview avec PocketBook autour de ses nouveaux readers : 601, 602 et 603. (via MobileRead)
- L’Alex de Spring Design entre les mains du FCC (via Engadget)
- Le BeBook Neo est maintenant distribué par Foyles. (via The BookSeller)
- L’enTourage eDGe a été passé en revue par LaptopMag et récolte un 3/5. Plus léger et mieux optimisé, le concept pourrait arriver à séduire.
- Vendre un reader en Asie est une question de mise en situation… Original. (via GenerationMP3)
L’intérêt pour le Kindle diminue au profit de l’iPad
Un sondage réalisé par ChangeWave Research révèle que la majorité des consommateurs opteraient désormais pour l’iPad plutôt que le Kindle s’ils devaient acquérir un reader. La tablette d’Apple recueille en effet 40% des intentions d’achat contre seulement 28% pour le Kindle, tandis que le Nook et les PRS de Sony recueillent à eux deux 7% des suffrages (respectivement 6% et 1%).

L’enquête indique également que 68% des clients possédant déjà un reader ont chez eux un Kindle, et 10% un Sony Reader. Parmi eux, 27% déclarent qu’ils auraient acheté l’iPad à la place du Kindle si celui-ci avait été disponible à ce moment là. Toutefois 45% sont satisfaits par leur achat et ne le regrette pas.

Alors qu’Apple vient d’annoncer les pré-commandes de l’iPad à partir du 12 mars pour une sortie officielle le 3 avril aux Etats Unis, et fin avril dans le reste du monde, ce sondage nous montre bien que la tablette d’Apple va globalement renforcer la demande générale en dispositifs électroniques de lecture, et contribuer de fait à la démocratisation de la lecture numérique. Il indique également assez clairement la nécessité pour Amazon et consorts de mettre à jour leurs appareils pour contester la prise de pouvoir position d’Apple sur le marché.
Néanmoins il faut constater que l’iPad ne fait pas pour autant l’unanimité, en raison notamment de ses limitations (pas de multi-tâches, pas de webcam, pas de Flash). Il suscite une certaine attente, un relatif scepticisme, voire un goût d’inachevé. Pour beaucoup l’iPad n’est d’ailleurs pas un réel concurrent aux readers tels que nous les connaissons actuellement mais plutôt un appareil qui peut servir, entre autres fonctions à lire des documents électroniques. C’est justement à ce titre qu’il doit être considéré, et non pas en tant que reader à part entière.
L’actualité de la semaine : du 28 février au 6 mars 2010
Ce que vous avez aimé, ce qui vous a fait réagir, ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine. C’est ici, c’est maintenant, c’est dans l’actualité de la semaine !
iPad : Les éditeurs de presse peaufinent leurs offres
Si l’iPad ne révolutionnera pas forcément la lecture de simples ebooks en ePub (mais ouvre d’autres perspectives), la situation risque d’être bien différente du côté de la presse. La majorité des éditeurs de presse travaillent avec acharnement sur leurs premiers produits pour la tablette d’Apple. Il s’agit de proposer au moins un titre pour la sortie de l’iPad. Et certains d’entre eux ont pris de l’avance et entendent bien la conserver.
En effet, le groupe Condé Nast mène depuis plusieurs années des expériences pour faire entrer ses titres dans l’ère du numérique. Avec comme fer de lance Wired, magazine sur les tendances de l’ère numérique, dont la première vidéo de sa version pour tablette a fait grand bruit, Condé Nast cherche à développer un véritable savoir-faire numérique. Après quelques errements notamment concernant la technologie employée pour ses applications – les technologies Adobe Air et Flash ne sont pas compatibles avec l’iPad, cf. notre précédent article -, le groupe de presse compte décliner la grande majorité de ses titres en numérique. En effet, le New York Times a mis la main sur une note interne à Condé Nast qui revèle le planning numérique du groupe.
GQ inaugurera l’iPad pour Condé Nast, avec le numéro d’avril adapté pour cette dernière. Pour rappel, GQ est déjà distribué sur l’iPhone et a connu un certain succès, l’éditeur avance donc en terrain connu. Wired et le Vanity Fair suivront en juin et une sortie en numérique pour Glamour et The New Yorker est planifiée pour l’été. Avec cinq titres de son catalogue disponibles pour l’iPad d’ici l’été, Charles H. Townsend, président du groupe Condé Nast, a des chances d’atteindre la position de leader que son entreprise cherche à avoir sur l’iPad. Il est également important de noter qu’il s’agit d’une expérience grandeur nature si bien que plusieurs modes de commercialisation seront explorés (achat au titre ou par abonnement) et différents tarifs. Au niveau technique, Condé Nast s’attaquera au numérique avec deux technologies.
Tout d’abord, comme nous l’avons abordé avec Wired, les solutions d’Adobe seront utilisées dans un premier temps, épaulées par l’iPhone Packager, pour rendre compatible le contenu Adobe Air et Flash avec les appareils mobiles d’Apple. D’ailleurs, Adobe a directement pris part au développement. Le reste des applications seront développées en interne, et disponible via l’App Store d’Apple. Seul Wired sera disponible, dans un premier temps, sur plusieurs plateformes. Si l’iPad sortira officiellement dans un peu plus d’un mois, aucune date de commercialisation pour les premières tablettes Android (comme l’Adam de Notion Ink) n’a encore été planifié. On comprend donc le choix de privilégier d’Apple dans une première phase, même si cela risque d’aller en augmentant si aucun concurrent ne se présente. En tout cas, le nombre de titres proposés par Condé Nast augmentera à l’automne.
Condé Nast n’est pas le seul groupe intéressé par la lecture sur tablette. L’agence Associated Press compte adapter son application pour iPhone aux codes de l’iPad. Il en sera de même pour le Wall Street Journal qui développe actuellement une application dédiée à l’iPad. Pour l’instant on n’en saura pas plus, Rupert Murdoch ayant précisé que le développement est tenu secret et qu’Apple suit de très près le travail de ses équipes. A la différence de Condé Nast, Rupert Murdoch a indiqué qu’il ne se limiterait pas à la tablette d’Apple et que ses titres seront compatibles avec une demi-douzaine d’appareils d’ici un an.
En France, nous avons peu d’informations quant aux développements en cours mais il est fort probable que les grands quotidiens ou magazines déjà présents sur l’iPhone travaillent activement à la réalisation d’une application spécifique pour l’iPad. D’autres sociétés comme LeKiosque, Relay.com ou encore MiLibris doivent aussi s’intéresser à ce nouveau produit qui représente une réelle opportunité pour le développement de leurs services respectifs. Avec l’émergence des tablettes multimédias, la presse dispose désormais d’une plateforme privilégiée pour trouver un modèle économique viable dans le numérique et séduire un nouveau lectorat.
Sony prépare une nouvelle gamme de produits

Malgré des ventes de readers décevantes en France, Sony n’abdique pas et semble au contraire bien décidé à maintenir son rang sur le marché de la lecture numérique. Selon le Wall Street Journal, Sony travaillerait actuellement sur une nouvelle ligne de produits avec notamment un smartphone venant concurrencer l’iPhone d’Apple. La firme nipponne plancherait également sur une tablette qui partagerait les caractéristiques des netbooks, des readers et des consoles de jeu portables pour contrer d’Apple avec l’iPad. Un Sony Vaio combiné à un PRS-600 et à la PSP, voilà encore de quoi nous faire rêver…
En attendant Sony continue de préparer son offensive et s’apprête à lancer une nouvelle plateforme de médias en ligne d’ici la fin du mois.
Amazon, Apple, Sony, Google, la course est lancée !
iPad : disponible le 26 mars ?
Alors que des rumeurs faisaient écho récemment des problèmes de fabrication et d’un éventuel retard de livraison de l’iPad, plusieurs fournisseurs d’Apple ont assuré que la production de l’iPad suivait normalement son cours. Si tout se passe comme prévu, 600 000 à 700 000 tablettes devraient donc être mises en circulation d’ici fin mars, puis 1 million pour le mois d’avril.
The Examiner annonce de son côté que l’iPad pourrait être commercialisé dés le 26 mars. Toutefois les premiers appareils pourraient arriver plus tôt – le 10 mars – dans les AppleStore. Ils seraient réservés aux employés de façon à ce que ces derniers prennent leurs marques avec le nouveau produit. Apple en profiterait également pour lancer à partir du 15 mars une campagne publicitaire à la télévision mettant en avant les capacités de l’iPad en tant que lecteur de livres électroniques.
Enfin quelques nouvelles de l’iBookStore. Si l’on se fie à l’offre d’emploi publiée par Apple, la firme de Cupertino serait à la recherche d’un directeur pour la division iBooks sur la zone « Asie Pacifique et Canada ». On peut ainsi imaginer qu’Apple souhaite rapidement étendre sa boutique de livres numériques à d’autres régions du monde. En revanche rien de nouveau concernant d’éventuelles négociations en Europe…
iPad : Penguin Books montre la voie
Pour John Makinson, président de Penguin Books, une chose est claire : “L’iPad représente la première véritable opportunité de créer un modèle de distribution payant qui sera attractif pour le consommateurs”. La tablette d’Apple serait également le premier outil, accessible au grand public, qui permettra aux auteurs et aux éditeurs de proposer des contenus renouvellés. En effet, à John Makinson d’indiquer que “la plupart des contenus que nous allons créer à partir de maintenant seront des applications, qui seront vendues sur l’app Store et en HTML, plutôt que sous la forme d’ebooks. La définition même du livre est à réinventer (…) Nous allons encapsuler de l’audio, de la vidéo, du streaming dans tout ce que nous ferons. Le format .epub, qui est à présent le standard pour les ebooks, est conçu pour s’adapter au texte narratif traditionnel, mais pas le genre de contenu dont nous sommes en train de parler.”. Ces paroles, rapportées par le site anglosaxon PaidContent et Virginie Clayssen, sont révélatrices de l’engagement pris la maison d’édition pour amorcer la révolution du contenu, que nous attendons tant. Mais au fait, à quoi ressembleront les futurs livres numériques de Penguin Books?
Livres interactifs pour enfants, livres d’anatomie, livres connectés à une communauté virtuelle, guides de voyages ou encore manuels d’astronomie, Penguin Books ne présente pas une gamme particulière de produits mais toutes les grandes séries de son catalogue en version numérique. Pour chaque type de publication, la façon dont le lecteur navigue dans le contenu et interagit avec lui est totalement nouvelle. Certes, ce n’est pas sans rappeler la tendance de CD culturels multimédias qui ont connu leur heure de gloire à la fin des années 90 avant de tomber progressivement en désuétude.
Cependant trois atouts majeurs viennent dire que le successeur de ce concept, décliné sur une tablette va connaître le succès : tout d’abord, comme le signalait précedemment John Makinson, la question du système de commercialisation. Ces livres-applications seront proposés avec un large éventail de prix, bien inférieur à celui des anciens CD, depuis les boutiques d’application. Quant au pourcentage qui revient à Apple sur chaque vente (30%), le président de Penguin Books n’est pas inquiet. Dans le monde de l’imprimé le distributeur prend environ 50% du prix de vente, si bien que l’éditeur percevra plus d’argent avec le numérique. Deuxièmement, les CD multimédias obligeaient le lecteur à se trouver face à son ordinateur (bien souvent fixe à l’époque). A l’inverse, l’iPad sera une tablette totalement mobile, permettant ainsi au lecteur de lire là où il le souhaite. L’écran tactile multitouch change aussi le rapport du lecteur au contenu, il est en contact avec lui, comme avec un livre papier. Enfin, l’auteur et l’éditeur n’ont pas de limites à leur créativité. On pourra tout aussi bien réaliser un guide de voyage qui se modifie en fonction du lieu dans lequel le lecteur se trouve ou envoyer une carte postale directement depuis l’application. La version enrichie du livre d’anatomie permettra à l’étudiant d’accéder à des dessins en coupe transversale ou encore des modélisations en 3D.
Le plus formidable : l’auteur est remis au centre de ce nouveau contenu tout comme le lecteur qui va pouvoir découvrir un contenu plus interactif et avec une valeur ajoutée propre au numérique. Enfin, l’éditeur garde son rôle d’architecte, celui qui met en forme. Bien entendu, la création de telles applications ne se fait pas réellement à l’aide de systèmes de PAO mais plutôt de programmation. Les maisons d’éditions vont devoir amorcer une mue pour créer des équipes éditoriales 2.0 capables de réaliser du contenu multimédia de grande qualité. Qui l’eut cru ? Le livre au carrefour de tous les arts? Désormais, plus personne ne pourra dire que ce média est “ringard”. Mais cela réussira-t-il à rendre la lecture plus “cool” à ceux qui y sont étrangers ?
L’Actualité de la Semaine : du 21 au 27 février
Ce que vous avez aimé, ce qui vous a fait réagir, ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine. C’est ici, c’est maintenant, c’est dans l’actualité de la semaine !






























