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Kobo by FNAC : le Kobo Glo est en précommande

Avec quelques heures d’avance, la FNAC vient d’ouvrir les précommandes pour le nouveau Kobo Glo. La liseuse trône déjà en une de Fnac.com pour les plus impatients. Cela dit, les équipes de la FNAC donne le choix à leurs clients qui seront peut-être tentés de passer commande d’un nouveau Kindle dès ce soir. Habile…

Rien de bien nouveau par rapport à caractéristiques que nous vous annoncions ce matin (ou dans notre analyse détaillée de la nouvelle gamme) mais on sait désormais que quatre modèles sont proposés au prix de 129,90€ : un noir et trois modèles blancs avec un coque bleu, rouge (ou rose comme mentionné dans le descriptif ?) ou grise. Avis aux amateurs !

Les précommandes seront livrées à partir du 15 octobre, date de sortie officielle du Kobo Glo en boutique. Le Kobo Touch reste au catalogue au prix de 99,90€.

Kobo : trois nouveaux modèles pour une gamme complète et mature

Kobo n’allait pas rester indifférent au lancement de la nouvelle gamme de Kindle. Mais difficile de se faire une place dans la presse alors que le géant du web annonce ses nouveautés. Du coup, Kobo a décidé de griller la vedette à Amazon en présentant sa nouvelle gamme d’appareils, avec quelques heures d’avance. Pour l’instant, Kobo a réussi à attirer l’attention sur ce qui la gamme la plus complète depuis le début de la marque.

En plus du Kobo Touch qui reste au catalogue, trois nouveaux modèles composent la collection Kobo 2012–2013. Ils couvrent un large nombre d’usages et devraient trouver preneur auprès de leurs clientèles respectives. Du Kobo Glo avec son écran haute définition rétroéclairé au Kobo Mini, lowcost et qui tient dans une poche, en passant par la tablette Kobo Arc qui plaira aux amateurs de lecture et du système Android… Il y en a pour tous les goûts.

Kobo Glo : une réponse au Nook et au Kindle

La tendance de la rentrée est clairement dessinée : les liseuses E-Ink doivent adopter un système d’éclairage à la manière du Nook qui a lancé la tendance en avril (cf. notre précédent article). Une condition essentielle pour être dans la course, surtout aux États-Unis où le Nook connaît un vif succès. Du coup, le Kobo Glo est équipé d’un dispositif d’éclairage appelé ComfortLight qui ne détériore pas le confort de lecture.

Cependant, un système d’éclairage ne fait pas tout. Depuis 2010, les écrans E-Ink ont peu évolué, cantonné à la technologie E-Ink Pearl. Pire, depuis les tout premiers ereaders, la résolution des écrans n’a pas bougé (800×600). Kobo a donc remédié à cela en intégrant un écran E-Ink Pearl HD 6 pouces dans le Kobo Glo. D’une résolution de 1024×768 pixels, sa définition va améliorer la qualité d’affichage. Ce nouvel écran est peut-être la nouveauté la plus importante du Kobo Glo, bien plus que le système d’éclairage ComfortLight.

Même si cela est peu visible, le design du Kobo Glo n’est pas le même que le Kobo Touch. En revanche, même si le Glo est plus petit, l’épaisseur et le poids des deux appareils sont identiques. La liseuse conserve le dos en caoutchouc, mais le motif change (dites adieu au « bonnet de grand-mère » comme l’appelaient certains lecteurs…). La mémoire interne reste de 2Go, mais une carte MicroSD peut être ajoutée pour augmenter la mémoire (MicroSDHC jusqu’à 32Go). Enfin, la connexion Wi-Fi reste compatible avec les standards 802.11b/g/n.

Est-ce que le système d’éclairage réduit l’autonomie du Kobo par rapport à ses prédécesseurs?? L’entreprise annonce une autonomie d’un mois avec le Wi-Fi et la ComfortLight désactivés. C’est autant que le Kobo Touch, mais ce chiffre devra être vérifié. Kobo a remplacé le chipset Freescale iMX.508 cadencé à 800Mhz par un processeur 1Ghz qui pourrait avoir des conséquences négatives sur l’autonomie. Avec la ComfortLight activée, Kobo promet 55 heures de lecture ce qui est comparable au Nook GlowLight (cf. caractéristiques).

Le Kobo Glo va être le modèle phare de la marque pour l’année à venir. Il sera disponible aux États-Unis et en Europe dès le mois d’octobre pour 129 $/€. Les lecteurs français ne seront pas en reste puisque le Kobo Glo sera en vente à la FNAC au même moment. Les précommandes sur FNAC.com seront possibles dès le 7 septembre.

Même avec le Kindle Paperwhite, Amazon va avoir à faire à la concurrence féroce de Kobo, avec le Kobo Glo en-tête. Est-ce le futur bestseller des fêtes de fin d’année??

Kobo Mini : le Kobo de poche

Cependant, le « tout option » du Kobo Glo à un coût et empêche Kobo de vendre son ereader à moins de 100 $. La startup a donc conçu une liseuse entrée de gamme, le Kobo Mini.

Tout d’abord, on remarque son prix de vente : 79,90 $, sans financement par la publicité, une option que Kobo semble avoir abandonné. Ce Kobo est « mini » par son prix, mais aussi par sa taille. Son format (101,6 mm x 133,1 mm x 10,3 mm) devrait lui permettre de tenir dans une poche. Le design fait fortement penser au Nook Touch avec sa couleur noire (ou blanche), même si la coque arrière est interchangeable et multicolore (rose, violet, bleu, gris ou noir).

Impossible d’intégrer un écran 6 pouces dans un appareil de cette taille, mais un 5 pouces peut s’y loger sans problème. Pour des raisons de coûts, Kobo n’a pas choisi un écran Pearl mais un Vizplex V110. La qualité d’affichage sera inférieure au Kobo Glo et au Touch, notamment au niveau du contraste. Par chance, l’interface tactile infrarouge n’a pas disparu.

La connexion Wi-Fi a été conservée pour permettre un accès au Kobo Store. Cependant, il faudra se contenter de 2 Go de mémoire interne pour charger des EPUB ou des PDF (mais aussi des JPEG, GIF, PNG, TIFF, TXT, HTML, RFT, CBZ, CBR), car le port d’extension MicroSD est passé à la trappe. L’autonomie annoncée est aussi au rabais par rapport à la concurrence : seulement deux semaines avec le Wi-Fi désactivé.

Le Kobo Mini est-il une bonne affaire?? Tout dépendra de ce qu’annoncera Amazon ce soir. Seul le Kindle 4 est vendu à un prix aussi bas (79,90 $), mais le reader d’Amazon affichage de la publicité en contrepartie. Cependant, son écran est plus grand et la technologie E-Ink Pearl offre un meilleur contraste qu’avec un Vizplex. Reste que le format du Mini et son interface tactile pourront faire oublier ses différences.

Pour l’instant, le Kobo Mini ne sera pas vendu en France, réservé à l’Amérique du Nord. Les premiers exemplaires seront livrés dans le courant du mois d’octobre.

Kobo Arc : une tablette Android 4.0 pour faire oublier le Vox

L’année dernière, Kobo a fait ses premiers pas dans l’univers des tablettes LCD avec le Kobo Vox, une réponse aux tablettes Nook et au Kindle Fire. Malheureusement, ce produit n’a pas rencontré le succès escompté. Sa mauvaise conception et les bugs logiciels ont déçu de nombreux utilisateurs.

C’est pour cela que Kobo a décidé de faire table rase de cette précédente expérience et de repartir à neuf avec une nouvelle tablette. Même le nom a été revu, car, comme l’a déclaré Wayne White au site Digital Book World, le nom Kobo Vox 2 portait un lourd passif. Voici donc le Kobo Arc, une tablette Android 7 pouces.

Kobo a souhaité bien faire les choses. Tout d’abord, le design plus affiné fait de l’Arc un produit unique, bien loin du design OEM du Kobo Vox. La face avant de la tablette comprend une caméra HD, deux hauts parleurs et un écran IPS avec une résolution de 1280×800. Au coeur du Kobo Arc, un processeur double coeur Texas Instruments 1,5 GHz.

L’autre nouveauté de cette tablette est son logiciel. L’Arc fonctionne avec Android 4.0 (Ice Cream Sandwich) et l’ouvre ainsi aux dernières applications pour tablettes. D’ailleurs, Kobo permet d’accéder au Play Store pour que l’utilisateur puisse y acquérir des applications, des films et des livres. En effet, il sera possible d’installer d’autres applications de lecture que celles fournies par Kobo (qui sont préchargées sur l’Arc). L’interface a été personnalisée pour mettre en avant les contenus acquis sur la boutique Kobo directement en Wi-Fi. Les motifs « tapisseries » ne dépayseront pas les utilisateurs de l’application iPad ou Android…

Concernant l’autonomie, Kobo annonce 10 heures en utilisation, un chiffre qui devra être vérifié même si compte tenu de la configuration il est probable que l’autonomie réelle soit proche.

Enfin, le prix du Kobo Arc est un peu élevé : 199 $ pour la version 8 Go et 249 $ pour la version 16 Go (lancement en novembre), contre 179 $ pour la version de base de la Nook Tablet qui dispose en prime d’un port d’extension MicroSD. Difficile pour Kobo de concourir dans cette guerre de prix lorsque les volumes commandés n’atteignent pas ceux de Barnes&Noble et que le financement par la publicité, particularité d’Amazon, ne semble plus une option.

Reste que cette tablette est très proche que la Nexus 7 de Google et plus ouverte que celles de Barnes&Noble et Amazon. Le Kobo Arc est une tablette Android sans innovation, dans la moyenne du marché.

Kobo Touch : le premier succès de la marque reste au catalogue

Avec plus de 10 millions d’utilisateurs, l’écosystème Kobo a connu une croissance historique cette année. Ce succès a été possible grâce au lancement en Europe et au Japon des produits, notamment le Kobo Touch. Vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires, cet appareil a aussi connu un succès critique. Kobo a donc décidé de le laisser au catalogue, aux côtés des nouveaux modèles.

La FNAC va continuer de vendre le Kobo Touch pour 99 €, de quoi faire hésiter les lecteurs tentés par un Kindle ou un Sony Reader PRS-T2. En l’absence du Kobo Mini, le Kobo Touch reste un bon ereader EPUB.

Conclusion

Comme chaque année, les fêtes de fin d’année vont être décisives et cela explique la concentration d’annonces de tous les fabricants. Kobo propose une gamme complète, avec des modèles différents pour répondre à tous les usages. Amazon et Barnes&Noble ont une stratégie similaire avec plusieurs modèles au catalogue. En revanche, Sony se contente plus que d’un seul modèle (le PRS-T2), au risque de frustrer une partie des utilisateurs.

Kobo est dans la course par rapport à ses concurrents et le rachat par Rakuten porte ses fruits (cf. notre précédent article). Jamais Kobo n’aurait pu proposer une gamme de cette envergure l’année dernière. Au fil des mois, l’écosystème de l’entreprise canadienne gagne en maturité et séduit toujours plus de lecteurs.

L’effort sur les prix et les fonctionnalités est sensible, notamment avec le Kobo Glo qui cumule un écran haute définition et le ComfortLight. Le Kobo Mini fait l’impasse sur la qualité d’affichage avec un écran Vizplex V110. Reste que son prix plancher et son format réduit peuvent répondre à une demande spécifique. Ces deux modèles sont compatibles avec le format EPUB, le standard du marché et que de nombreux lecteurs ont déjà adopté. Sur ce point, Amazon est encore à la traîne… Enfin, la tablette Kobo Arc veut effacer l’expérience du Vox, et ce sera sans grandes difficultés. En revanche, difficile de dire si ce produit arrivera à se faire une place au milieu des poids lourds du secteur : Amazon, Barnes&Noble, Google et, peut-être prochainement, Apple.

Le nouveau Kobo by FNAC en précommande dès demain

Alors que Kobo vient d’annoncer sa toute nouvelle gamme d’ereaders et de tablette, le partenariat entre la FNAC et la startup canadienne a été renouvelée autour d’un nouveau modèle, le Kobo Glo. Ce reader est le nouveau fleuron de la gamme, un tout nouveau modèle avec plusieurs améliorations bienvenues. Car, à première vue, ce modèle (en image ci-dessus) ne diffère pas beaucoup de son précédesseur.

Et pourtant, c’est tout le contraire ! Tout d’abord, comme son nom l’indique, il est équipé d’un système d’éclairage (appelé ComfortLight), à la manière du Nook Simple Touch with Glowlight ou du futur Kindle Paperwhite. De plus, son écran E-Ink est haute définition avec une résolution de 1024×768. Un nouveau processeur fait fonctionner l’appareil, cadencé à 1Ghz, et l’espace de stockage reste identique (2Go extensible par carte mémoire). Enfin, le design change par petites touches mais les utilisateurs pourront toujours apprécier les nombreux modèles (rose, bleu, argent et noir).

Ce nouveau ereader va être un sérieux concurrent pour le Kindle en France. La FNAC annonce d’ores et déjà que ce produit sera en précommande sur son site dès demain au prix de 129€. Les adhérents FNAC pourront bénéficier d’une réduction de 5% sur l’appareil. Le Kobo Touch restera au catalogue au prix de 99,90€.

Le Kobo by FNAC passe à 99,90€ et vient gêner l’arrivée du Kindle Touch

Vendu à 129,90 € depuis son lancement, le Kobo by FNAC (ou Kobo Touch) vient de connaître une baisse significative de son prix de vente. En vente depuis quelques heures pour 99,90 €, ce prix avait été réservé jusqu’à présent aux adhérents FNAC. Pour inciter à l’achat, la FNAC offre même les frais de ports pour toute commande de la liseuse. En revanche, les modèles rose et bleu ont disparu du catalogue. Seuls restent les coloris noir, blanc et argenté. Ce nouveau prix est très intéressant, car il fait jeu égal avec le Kindle 4 qui n’a pas d’écran tactile…

Après avoir vendu environ 60 000 exemplaires du Kobo, la FNAC ne veut pas se laisser dépasser par Amazon qui a lancé il y a quelques jours le Kindle Touch, en avance sur la date de lancement initiale, première liseuse tactile de la firme de Seattle. Plus légère que le Kindle Touch, moins chère et capable de lire le format EPUB, cette liseuse a de sacrés atouts. À ce prix, le Kobo a de beaux jours devant lui surtout à l’approche de l’été.

Pour découvrir les trois modèles de Kobo, rendez-vous sur FNAC.com ou dans une boutique FNAC.

 

La sélection du jour #132

  • Je chante le livre électrique. – L’EXPRESS
  • 2012, une année charnière pour les bibliothécaires ? – Bibliobsession
  • La trilogie Fondation d’Isaac Asimov en audiobook en anglais et tout cela gratuitement et légalement. – Actualitté
  • ModNotate passé au crible par Marc Jahjah. – SoBookOnline
  • 90 000 exemplaires papiers de la biographie de Steve Jobs ont été vendus en France. Et combien d’ebooks? – MacGeneration
  • InDesign : éditer en numérique – Aldus2006
  • Une nouvelle génération de stylets, avec capteur de pression, pour iPad arrive. – The Digital Reader
  • Kobo by FNAC : trucs et astuces – MyFnacbook
  • Why Won’t Amazon Compete in the ePub Market? – The Digital Reader
  • Comment enlever les publicités sur son Kindle ? – The eBook Reader

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Kobo by FNAC : 30 000 ou 50 000 exemplaires vendus ? [MAJ]

Alors que la FNAC traverse une passe difficile qui nécessite le licenciement de 510 salariés, l’entreprise essaie de minimiser l’annonce en révélant quelques chiffres sur ses récents succès. La nouvelle liseuse de la FNAC, le Kobo, a rencontré un vif succès pendant les fêtes : en 15 jours, 15 000 unités ont trouvé preneur tandis qu’à la fin du mois de décembre 30 000 clients avaient été conquis par ce ereader (MAJ : ce chiffre serait une estimation de la Tribune). Dans un interview donné au Figaro, Alexandre Bompard, confirme le succès du Kobo by FNAC en ajoutant que les ventes auraient dépassé les 50 000 unités.

Contrairement à Amazon et les autres concurrents de la FNAC, la société communique sur ses ventes. Un stratégie de communication à contre-courant, sûrement dans le but d’instiguer le doute chez l’adversaire… surtout quand le fondement des chiffres annoncés paraît léger.

En effet, on peut relever quelques incohérences dans la communication de la FNAC. Entre l’ouverture des précommandes du Kobo by FNAC (mi-novembre) et la fin de l’année, il s’est écoulé exactement 6 semaines. Il y a quelques semaines, la FNAC annonçait avoir vendu plus de 30 000 Kobo sur cette période (cf. MAJ en fin d’article). Aujourd’hui, le PDG de la FNAC annonce que son entreprise a comptabilisé la vente de « 50 000 exemplaires en 6 semaines ». N’y aurait-il pas une petite incohérence ?

En interne, on s’accorde à dire que le chiffre donné au Figaro est surestimé et que les ventes n’ont pas encore atteint ce volume, même si cet objectif risque d’être atteint dans les semaines à venir. Comme vous le disions dans un précédent billet, la FNAC se dirige progressivement vers les 40 000 exemplaires en dépit d’une croissance des ventes qui a ralenti avec la fin de la période des fêtes. Cela n’empêche pas le Kobo by FNAC de rester numéro 1 des ventes de la catégorie « GPS, Téléphone, eBook » sur FNAC.com.

Visiblement, il semble que ces « 50 000 exemplaires » soient une erreur ou correspond à autre chose. Le nombre d’iPad vendues par la FNAC pendant les fêtes, peut-être ? Probablement. ;-)

MAJ : Contacté par la FNAC au sujet des chiffres de vente du Kobo by FNAC, la société a précisé que le chiffre de “30 000 Kobo vendus fin décembre” était une estimation du quotidien La Tribune et non pas un chiffre officiel fourni par l’entreprise. Concernant les ventes des 6 dernières semaines, l’entreprise confirme la vente de 50 000 Kobo “à quelques décimales près”.

En revanche, impossible de savoir si ces chiffres concernent uniquement la France ou inclus également les ventes en Belgique et en Suisse (où le Kobo commence à arriver). Pour ce qui est de la France, nous maintenons que ces chiffres paraissent plus proches de prévisions que des ventes au client final. Mais compte tenu du succès du Kobo, nous ne sommes pas inquiets pour que la FNAC dépasse ce palier dans les prochaines semaines.

Kobo by FNAC : le seuil des 30 000 liseuses vendues dépassé à Noël

L’heure de la publication des premiers chiffres de vente est là et, visiblement, les fêtes de fin d’année ont été bonnes ! C’est dans les colonnes du quotidien économique La Tribune que le PDG de la FNAC, Alexandre Bompard, a communiqué sur les chiffres de vente du Kobo by FNAC. Et autant dire que « l’agitateur de curiosité » démarre fort !

En deux semaines, les ventes du Kobo ont dépassé les 15 000 FnacBook qui se sont péniblement vendus en un an. À l’aube des fêtes de Noël, c’était plus de 30 000 machines qui avaient trouvé preneur, à la plus grande joie des équipes de la FNAC. Comme le précisait Alexandre Bompard, « en quinze jours, on a atteint les objectifs de vente du Kobo que l’on s’était fixés sur un an ». Astuce de communication ou manque d’optimisme des équipes de la FNAC avant le lancement de la liseuse?  Du côté de Kobo, pas plus de précisions, mais on se félicite de ces premiers résultats, une étape essentielle à l’établissement d’une clientèle fidèle de lecteurs numériques.

Aujourd’hui, la FNAC se dirige doucement vers les 40 000 unités, un chiffre qui pourra être facilement atteint dans les prochaines semaines si le rythme des ventes se maintient. Cependant, d’après nos informations, rien n’est moins sûr. En effet, si les liseuses ont fait leur première vraie percée en France ces dernières semaines (même si on est loin des chiffres américains), le marché va devoir trouver son rythme et la FNAC continuer à communiquer sur l’utilité d’un appareil comme le Kobo.

Les premiers mois de l’année sont toujours les plus difficiles pour les fabricants d’électroniques (contrecoup des fêtes, difficulté d’approvisionnement en raison du Nouvel An chinois courant février, etc.). Il va être intéressant de voir à quel rythme les ventes vont s’établir dans les mois à venir, avant le prochain rebond, à l’approche de l’été et des départs en vacances (un ereader dans sa valise, c’est toujours plus léger que des livres papiers).

Du côté de la concurrence, ni Amazon France ni Virgin et Bookeen n’ont communiqué sur les chiffres de vente de leur tablette. Chez Sony, le politique est la même : aucun chiffre. Du coup, difficile de désigner (officiellement) le gagnant des fêtes de fin d’année. À suivre.

 

Kobo by FNAC : la Belgique et la Suisse oubliées

Il ne se passe pas une semaine sans que nous recevions un email de nos lecteurs belges ou suisses, partis en quête de l’ereader de Kobo. Si l’engin peut être trouvé très facilement en France (soit sur FNAC.com soit dans n’importe quelle boutique du distributeur), la situation est différente dans la filiale helvète et la filiale belge. En effet, le Kobo by FNAC est quasiment impossible à trouver en boutique. Il y a encore quelques jours, le client souhaitant acheter l’ereader en boutique se voyait répondre que le produit ne serait pas disponible de sitôt. Dommage pour la période des achats de Noël…

Signe d’un certain déblocage, le Kobo by FNAC est apparu sur les boutiques en ligne de FNAC.be et FNAC.ch. Tous les coloris sont disponibles pour respectivement 128,95 € et 159 CHF. Les délais de livraison sont de quelques jours, mais l’absence de mise en avant sur les boutiques en ligne et la pauvreté des fiches produits (sans images du Kobo) laissant penser que les livraisons ne sont pas pour tout de suite. La librairie numérique de la FNAC suisse n’est toujours pas passée aux couleurs de Kobo et met en avant l’application Bluefire Reader. Quant à la Belgique, il n’est pas fait mention d’une librairie numérique existante… On est loin du partenariat étroit en Kobo et la FNAC en France.

D’après nos derniers contacts, les premières commandes n’ont pas encore été livrées tandis que les magasins ont très peu de visibilité sur les stocks. Visiblement, les lecteurs francophones belges et suisses ne pourront pas compter (ou difficilement) sur le Kobo pour leurs achats de Noël.

La Kobo by FNAC bientôt en vente chez SFR

Comme annoncé lors de la présentation de l’alliance entre Kobo et la FNAC, le distributeur compte bien étendre le circuit de distribution de son écosystème de lecture au-delà de ses propres boutiques. SFR sera le premier partenaire puisque les deux entreprises ont annoncé la création d’espaces dédiés à l’opérateur dans les 10 plus grandes boutiques FNAC. En échange, SFR distribuera dans ses espaces SFR « X-stores » le Kobo by FNAC. Les clients pourront également acquérir le produit depuis la boutique en ligne de l’opérateur.

Visiblement, la FNAC et SFR sont restées en bon terme même après l’échec du FnacBook, appareil qui utilisait le réseau 3G de l’opérateur. La stratégie de SFR diffère grandement de celle d’Orange pour ce qui touche au livre numérique. Au lieu de développer sa propre offre (Read&Go chez Orange), SFR noue des partenariats avec des acteurs stratégiques. Le choix de la Kobo et de la FNAC pourrait s’avérer payant, surtout au regard des opérateurs concurrents dont les offres de livre numérique peinent à trouver leur lectorat.

Kobo by FNAC : le duo gagnant ?

Vendredi, la FNAC présentait en catimini à la presse le fruit de son partenariat avec la société canadienne Kobo. À cette occasion, nous avons pu en apprendre plus sur cette nouvelle offre de lecture numérique qui risque de peser fortement sur le marché français encore embryonnaire du livre numérique. Après Apple et son iBookstore, Amazon et son Kindle Store, la FNAC a opté pour un revirement stratégique en faisant appel à un des leaders de l’édition numérique, qui par sa position alternative et sa capacité à innover a réussi à monter sur le podium des leaders de la distribution de livres numériques en Amérique du Nord. Kobo cherchait depuis de nombreux mois à s’implanter en Europe (un marché naissant). Une levée de fonds plus tard, elle se donnait les moyens de s’y emparer, au moment où les poids lourds du secteur arrivent.

Depuis 2008, les lecteurs français peuvent s’approvisionner en ebook sur différentes plateformes. Mais même si les ventes ont progressé doucement, aucun distributeur n’a réussi à faire croître le nombre de lecteurs et ainsi, les ventes de livres numériques. La raison de ce retard était bien simple : aucune entreprise ne proposait d’écosystème de lecture complet. En novembre 2010, la FNAC s’y est essayée avec l’offre FnacBook mais a subi un revers important à cause d’un reader de piètre qualité et une librairie numérique qui a connu de multiples soucis techniques (touchant les clients tout comme les éditeurs). Le revirement stratégique était nécessaire et la FNAC l’a effectué, sûrement en optant pour la solution la plus intelligente.

Une union logique

Interrogés sur ce choix, les responsables de la FNAC présentent leur offre numérique comme un accord stratégique entre deux sociétés aux savoir-faire propres et complémentaires. La FNAC est le premier libraire français, aussi bien sur la vente de livre en ligne qu’en magasins. Kobo est l’un des leaders du livre numérique, parfois qualifié de “David” comparé aux Goliaths que sont Amazon, Barnes&Noble ou Apple, mais qui n’a plus grand-chose à leur envier dans le domaine de la lecture numérique.

Fort d’une remise en question complète de sa stratégie dans le livre numérique sur les trois dernières années et désireux de se placer sur le marché européen, la FNAC et Kobo étaient faits pour travailler ensemble. L’un amenant son savoir-faire de libraire et sa relation privilégiée avec les éditeurs et l’autre mettant à disposition sa plate-forme technique (de premier ordre) et une solution de lecture numérique complète. Ainsi, derrière le nom de “Kobo by FNAC” se cache une toute nouvelle librairie numérique pour l”agitateur de curiosité” et un terminal de lecture dernière génération, le Kobo Touch.

Kobo Touch : simple, intuitif et abordable

Le fer de lance de l’offre “Kobo by FNAC” est le dernier reader tactile de la société canadienne, le Kobo Touch. La FNAC a conservé le nom “Kobo” afin de pouvoir nommer facilement le produit. Ce choix marketing a gommé l’option “FnacBook”, le distributeur souhaitant faire table rase de ses choix passés. Présenté à la presse dans sa version noir et blanc (4 coloris de dos au total comme sur l’image ci-dessus), le reader trônait à côté d’un Kindle 4 et d’un iPad. Si ce reader n’a rien à voir avec la tablette d’Apple, il partage de nombreux éléments avec le reader d’Amazon : processeur Freescale iMX.508 cadencé à 800Mhz, écran E-Ink Pearl, connexion WiFi, 2 Go de mémoire et une autonomie atteignant le mois (en lecture normale).

Différence de taille, le Kobo Touch est équipé d’un écran tactile à interface infrarouge (la fameuse technologie zForce de Neonode) qui ne détériore pas la qualité d’affichage. Le reader est un peu lourd que le Kindle 4, mais de seulement une quinzaine de grammes. Le volume des deux readers est quasiment identique et ils se glissent facilement dans une poche de manteau. L’interface tactile est un net atout pour le Kobo. Son interface logicielle en tire bénéfice et ne rebutera pas les nouveaux venus à la lecture numérique. La compatibilité avec le format EPUB l’ouvre à un large fonds de contenus. En quelques minutes d’utilisation, on parcourt le reader pour découvrir ses fonctions clés. On apprécie également la présence d’un dictionnaire français, anglais et anglais-français qui permet de traduire des termes à la volée. Le Kobo marque un autre point par rapport au Kindle.

Mais cette fonction était déjà intégrée au Kobo Touch. Quelles sont les différences entre le produit de base et sa déclinaison pour la FNAC? Mis à part l’affichage du logo FNAC sur l’écran de veille, le reader est en tout point identique au Kobo Touch vendu en Amérique du Nord (le logiciel est en français bien entendu !). Le reader sera aussi accompagné d’une vaste gamme de housses dont l’une avec un système d’éclairage. Malheureusement, on est bien loin de la qualité du modèle pour le Kindle.

Avec un produit de cette qualité, la FNAC a toutes les chances de séduire les lecteurs lors des fêtes de fin d’année. Le distributeur disposera du reader à temps (en stock importants, nous a-t-on précisé), avec des précommandes ouvertes aujourd’hui sur FNAC.com et la réception des premières livraisons le 28 novembre. À l’heure qu’il est, plusieurs milliers de Kobo Touch rejoignent les entrepôts de la FNAC dans leur emballage griffé de la marque française.

Cette fois-ci, la FNAC dispose d’un reader concurrentiel, qui fait oublier l’expérience FnacBook. Mais un tel produit a un prix : 129,90 €. C’est tout? Oui. Même si l’on pourra regretter la parité euro/dollar, ce prix est particulièrement bien positionné par rapport aux readers concurrents de Sony ou de Bookeen. Pour parer au Kindle à 99 €, la FNAC va proposer pour les fêtes une promotion exceptionnelle à ses adhérents. Ils disposeront de 30 euros de réduction sur un Kobo, qui ne leur coûtera donc plus que 99,90 euros. Amazon n’a qu’à bien se tenir d’autant plus lorsque l’on sait que les adhérents FNAC représentent 2,8 millions de clients en France. Imaginons qu’un adhérent sur dix achète un Kobo pour les fêtes, cela représenterait 280 000 readers vendus…

Si la puissance commerciale d’Amazon n’est plus à prouver aux États-Unis, la FNAC garde une avance en France, forte d’une clientèle importante, d’une bonne image de marque et d’une présence solide sur tout le territoire avec 82 boutiques. Le savoir-faire en marketing direct de l’entreprise ainsi qu’une campagne publicitaire d’envergure (presse et web, orchestrée par Publicis) donne au Kobo toutes les chances pour séduire les lecteurs français. Présent en rayon librairie, produit technique et électronique (mais aussi prochainement dans les boutiques SFR), le Kobo by FNAC ne pourra pas se rater.

Un librairie solide et un pari sur la lecture sociale

Grâce à sa connexion WiFi, le Kobo peut se connecter directement à une librairie numérique pour y acheter du contenu. La FNAC va donc lancer dans les prochaines semaines une nouvelle librairie numérique fonctionnant sur la plateforme de Kobo. Le catalogue proposé atteindra les 2 millions de titres dont 80 000 titres en français. Lorsque la FNAC annonce dans son communiqué de presse 200 000 titres en français, la majorité est issue du domaine public. Même les responsables du projet ebook ont été peu bavards sur le chiffrage du catalogue.

Nous restons donc prudents sur la réalité de ces chiffres, car même si les éditeurs redoublent d’efforts pour commercialiser leurs éditions numériques, le catalogue dont dispose Kobo (et donc la FNAC) est identique à celui d’Amazon (qui compte plus de 35 000 titres en français aujourd’hui). Hachette, Editis, Gallimard, Flammarion (et le reste de la plateforme Eden Livres) tout comme les éditeurs du distributeur Immatériel ou i-Kiosque qui seront présents sur la librairie. En revanche, le catalogue s’enrichit des dizaines de milliers de titres en langue étrangère des partenaires internationaux de Kobo. Le catalogue mondial n’est plus l’apanage d’Amazon et de son Kindle. Une offre de presse devrait aussi voir le jour prochainement. Si le nom de la plateforme partenaire n’a pas été encore officiellement annoncé, il est fort probable que des négociations soient menées avec le GIE ePresse. Le grand absent de cette nouvelle librairie est la bande dessinée. L’offre fournie par Ave!Comics va disparaître dans la transition, mais pourrait revenir ultérieurement lorsque Kobo aura rendu compatible son moteur de lecture avec ce type de contenus.

En plus d’avoir un nouveau reader, la FNAC repart avec une plateforme neuve. Ce changement ne devrait pas affecter les anciens clients qui pourront retrouver leurs achats réalisés sur l’ancienne plateforme et les retrouver dans leur bibliothèque Kobo by FNAC gratuitement. Cette migration entre les deux plateformes reprendra le même processus que celle qui a été proposée aux anciens clients de Borders, ex-partenaire de Kobo, qui a fait faillite cette année.

Pour prolonger sa lecture sur n’importe quel support, des applications Kobo by FNAC pour iOS (iPhone/iPad) et Android débarqueront dans les prochaines semaines dans les boutiques respectives. Il n’y aura pas de surprises quant à leurs fonctionnalités puisqu’il s’agira tout simplement des applications classiques de Kobo avec la griffe FNAC.

Le réseau social de lecture Reading Life est aussi de la parti et sera accessible depuis les applications et le Kobo Touch. Ce service est sûrement l’élément le plus intéressant, à long terme, de cette plate-forme. Les fonctions de partage (à partir d’une citation) sur Facebook ou Twitter sont un simple (et efficace) moyen de communiquer sur ce nouveau produit auprès de son cercle de proches. Pour citer Marc Jahjah du blog SoBookOnline, c’est la valeur commerciale de l’annotation qui est retenue par cette fonction.

Kobo va plus loin. La fonction Pulse (dernière nouveauté de Reading Life qui sera également disponible sur Facebook) permet de repérer les échanges et les interactions qui ont lieu à un passage donné d’un ouvrage. On peut tout à fait imaginer que des clubs (virtuels) de lecteurs viennent à se créer autour de ces lectures numériques. Il est difficile de statuer sur les usages des futurs utilisateurs, mais nul doute qu’ils seront surprenants et Kobo ne manquera pas de les surveiller pour faire évoluer son service. À la FNAC d’en tirer les fruits pour communiquer habilement sur le volet social de cet écosystème de lecture.

Un partenariat durable : le Kobo Vox à l’horizon

Cette alliance semble idyllique, entre deux sociétés aux savoir-faire complémentaires et qui n’auraient pas pu prétendre à la place qu’ils convoitent (celle de leader du livre numérique en France) sans l’autre. Les conditions financières de ce partenariat restent secrètes, mais il est basé sur un partage de revenu, profitable pour les deux sociétés. D’ailleurs, la FNAC voit déjà en Kobo un partenaire sur le long terme et devra proposer l’année prochaine la dernière tablette de la marque, le Kobo Vox. Le distributeur français va étudier de près les ventes du Kobo Touch et pourra proposer éventuellement le Kobo WiFi (un modèle vendu à 99 $ aux États-Unis) si la demande pour un prix encore plus abordable se fait sentir. Mais la FNAC n’a-t-elle pas déjà tous les atouts en mains pour aller convaincre les lecteurs que son savoir-faire reconnu dans l’univers du papier reste d’actualité à l’heure du numérique ? Amazon ne sera peut-être pas le leader du livre numérique en France…