Posts Tagged ‘lecture’
La sélection du jour #59
- Est-ce que des livres électroniques d’occasion sont concevables ? – FutureBook + Teleread
- Quid de la critique en BD numérique ? – Le Comptoir de la BD
- Le New York Times Book Review disponible pour le Kindle – Amazon
- Le salon du livre de Hong Kong fait la part belle à l’édition numérique – New York Times
- TheBookEdition, premier partenaire de la BNF pour l’impression à la demande de ses œuvres numériques.
- Libranda, une solution espagnole de distribution numérique qui fait débat – MobileRead
Lecture : pour lire vite, mieux vaut opter pour le papier

Si nous avions eu les comparatifs concernant l’autonomie, le confort de lecture, le poids des différents appareils de lecture, il nous manquait bien une chose : à quelle vitesse lit-on en numérique? Bien entendu, pas lors d’une lecture fragmentée (quotidienne sur le web) mais une lecture sur écran immersive. Jakob Nielsen du cabinet de consultant Nielsen Norman Group s’est donc intéressé à la question et vient de publier une étude pour le moins étonnante et dont la conclusion pourrait être riche en conséquences.
Une lecture plus rapide sur papier qu’en numérique
Jakob Nielsen a présenté successivement à un groupe de 24 usagers un iPad (avec iBooks), un Kindle, un PC sur lesquels il leur a été demandé de lire des nouvelles d’Ernest Hemingway. Il leur a été aussi demandé de lire le même texte sur support papier. Le choix de textes d’Hemingway s’est fait car il s’agit d’un auteur “plaisant et engageant”. Il aura fallu en moyenne 17 minutes et 20 secondes pour terminer la lecture du texte sur support papier. Enfin, pour vérifier que le texte a été véritablement lu et non pas survolé, un test de compréhension a été fourni aux différents participants.
Au final, c’est sur support papier que la lecture aura été la plus rapide, tandis que celle-ci baisse de 6,2% sur l’iPad et 10,7% sur le Kindle. Cette différence s’explique sûrement par la taille de l’écran qui, sur le Kindle, permet d’afficher moins de texte et donc ralenti la lecture. En revanche, Jakob Nielsen omet de donner les résultats de rapidité de la lecture effectuée sur un ordinateur.

Etonnamment, si les lecteurs lisent moins vite en numérique, ils semblent plus apprécier ces nouveaux supports numériques. Sur une échelle de 7, l’iPad obtient une note de 5,8 tandis que le Kindle et le livre papier sont évalués respectivement 5,7 et 5,6. Bonne dernière au niveau de l’ergonomie, la lecture sur PC récolte un pauvre petit 3,6/7. Pourquoi une telle note ? La lecture sur ordinateur rappelle l’ambiance du travail ! Pourtant, l’écran d’un PC est souvent plus confortable que les écrans étriqués de nos mobiles et readers de poche. Plus agréable de lire en numérique mais moins efficace ?
Des interfaces primitives qui limitent l’usage
Cette conclusion est pour le moins paradoxale. Si le critère de la rapidité nous paraît être un mauvais choix (sans véritable sens…), cet écart entre la vitesse de lecture et le confort nous paraît tenir à une chose : la pauvreté et le manque d’ergonomie des interfaces. Jakob Nielsen a décidé de mener une partie des tests de lecture sur un iPad équipé du logiciel iBooks. L’interface peut plaire ou déplaire, il faut reconnaître qu’elle reprend exactement la forme d’un livre (avec une ou deux pages affichées suivant l’orientation) et perd en efficacité par rapport à l’original. Suivant la taille de la police, la lecteur devra changer d’”écran” fréquemment. iBooks ne propose pas de fonctions pour survoler rapidement le texte. Il est nécessaire de lire, mot par mot, phrase par phrase. Il est plus difficile de lire en diagonale, d’effectuer une lecture rapide. Il en est de même pour le Kindle avec son écran 6 pouces qui limite les possibilités d’affichage.
Révolutionner l’interface de lecture pourrait bien faire perdre au papier sa place de leader pour l’efficacité de la lecture. De plus, celle-ci pourrait améliorer la compréhension et la mémorisation, en employant des techniques de mise en avant de certains éléments. Quid de l’interaction avec le texte, élément totalement omis dans cette étude ? En effet, le temps de lecture augmente de 6,2% lorsque l’utilisateur passe du papier à l’iPad. Si ce ralentissement améliore l’apprentissage et la compréhension (même au delà du texte avec des liens hypertextes) alors la lecture numérique aura sûrement eu raison du support papier. Visiblement, cela ne bouleversera pas l’utilisateur, déjà d’accord sur le fait que les appareils de lecture mobile ont un confort supérieur au papier…
Papier, reader ou tablette LCD, comment lisez-vous sur ces différents supports?
L’iPad est-il fait pour la lecture ?

Alors que l’iPad vient de faire ses premiers pas en France, de nombreuses interrogations subsistent quant aux capacités de l’appareil à venir concurrencer les livres papier et les lecteurs de livres électroniques (readers) tels que le Kindle, le Nook ou le Sony Touch Edition. Peut-on réellement considérer l’iPad comme un véritable outil de lecture ? Est-il fait pour lire des livres électroniques, des magazines, des journaux ?
Voici quelques éléments de réponse.
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Pulse, une nouvelle manière de consulter l’info?

Vous l’aurez sûrement compris (cf. iPad & Lecture : retour d’expérience de Presse-Citron), l’iPad est un bon outil de lecture et surtout lorsqu’il s’agit de presse (pour les livres, je demande encore à être convaincu, une fois que nous aurons terminé nos tests). La lecture de flux RSS est également très agréable sur la tablette d’Apple et un grand nombre de programmes permettent de les consulter d’une manière agréable. Personnellement, c’est l’application The Early Edition qui m’aura le plus surpris. Mais l’arrivée de Pulse pourrait bien changer la donne, comme nous pouvons le lire sur Accessoweb. Pulse est un agrégateur qui a pour particularité de présenter les flux RSS sous forme de vignettes, un peu à la manière des sliders que l’on retrouve sur de nombreux sites Internet. Grâce au grand écran de l’iPad, les premiers flux sont agréablement présentés et l’on pourra rapidement trouver un article à lire. Les développeurs de l’application ont pris le soin de réfléchir à une interface intuitive et utilisable par le plus grand monde.
Au-delà de cette application, nous avons été surpris de voir avec quelles facilité et simplicité nous pouvions consulter des flux RSS depuis l’iPad. Plusieurs applications permettent de le faire d’une manière ludique et avec un résultat assez impressionnant. Totalement grand public, ces programmes pourraient démocratiser la lecture de sites web par RSS, permettant à chaque de créer son propre condensé d’informations, nourri en fonction de ses sources favorites. Couplés à un service qui offrirait une sélection de sites en fonction du thème choisi, le “journal” de demain sera alors un agrégateur.
MAJ : Ca y est Pulse News Reader est disponible sur l’AppStore. Comptez 2,99€ pour acquérir l’application en suivant le lien. Est-ce que vous l’avez testé?
iPad & lecture : retour d’expérience de Presse-Citron

A lire l’excellent billet publié par Eric Dupin, l’auteur du célèbre blog Presse-Citron, dans lequel il nous fait part de ses impressions concernant le nouveau rapport à la lecture amorcé par l’iPad.
Un point de vue que nous partageons également : l’iPad se distingue de l’ordinateur en ce sens qu’il permet de se focaliser davantage sur le contenu et la lecture, qu’il s’agisse de sites Internet, de journaux, de magazines ou encore de livres.
La sélection du jour #47
- La lecture à l’ère du numérique. Une analyse très intéressante signée Sven Birkerts (via The American Scholar)
- La société TopBeep va utiliser les fréquences AM/FM pour livrer du contenu sur les XO dans des zones éloignés. A quand une radio pour télécharger des livres en permanence ? (via Computer World)
- Les prémices d’un écosystème autour des logiciels Kindle ? Un dictionnaire pour le programme Kindle pour PC. (via Teleread)
- Bill Gates indique que Microsoft travaillerait sur de nombreux projets de tablettes utilisables avec un stylet. La cible : le monde de l’éducation. (via Engadget)
- La tablette HP Slate bientôt de retour avec webOS à la place de Windows 7 (via Presence PC)
- L’iPad séduit le troisième âge. (via SFGate)
- John Grisham arrive en numérique au Royaume-Uni. (via Teleread)
Kindle : le partage des notes arrive progressivement

Si vous avez la dernière mise à jour de l’application Kindle pour iPhone et iPad, vous aurez sûrement remarqué l’apparition d’un menu « Popular Highlights » dans les préférences. Quelques jours avant l’arrivée du nouveau logiciel pour le Kindle, les utilisateurs des versions mobiles du service peuvent déjà goûter à la lecture sociale. Concernant l’arrivée de la mise à jour 2.5 pour le Kindle, elle est toujours attendue. Nous venons de vérifier sur notre Kindle de test et elle n’est pas encore disponible au téléchargement. Il va falloir encore attendre quelques jours…
Au cours de votre lecture, il est fort probable que vous tombiez sur un menu semblable à celui ci-dessous. Les passages les plus annotés par la communauté Kindle vous seront signalés de cette manière. Si certains trouvent une telle fonctionnalité trop intrusive, Amazon permet de la désactiver en un clic.

La possibilité de repérer dans un ouvrage les notes les plus populaires va devenir un atout de la plateforme Kindle. Cependant, plusieurs questions se posent à ce sujet.
Tout d’abord, on peut se demander à quelle échelle les notes seront partagées. Se retrouvera-t-on bientôt avec la mention « 23146 personnes ont souligné ce passage » ? Devant une telle massification, la fonctionnalité perdra de son intérêt. Pour l’instant, seules quelques dizaines de notes sont mentionnées sur un ouvrage comme What Dog Saw de Malcolm Gladwell.
De plus, on ne peut pas (encore) accéder aux notes des lecteurs, associées aux passages surlignés. Quel dommage ! C’est peut-être la trop grande ouverture de ce service et son manque de profondeur qui ne le rend pas encore essentiel. Pourquoi ne pourrions-nous pas limiter l’accès aux notes de ses contacts Facebook ou Twitter qui possèderait un Kindle, par exemple ? Ou à un groupe d’étudiants, qui inclurait leurs professeurs ? Le Kindle aurait sûrement connu un plus grand succès en milieu universitaire avec une telle fonctionnalité. À la rédaction, nous serions ravis d’avoir votre avis sur la dernière citation latine qui clôture Le Nom de la Rose de Umberto Eco… Nul doute qu’Amazon doit avoir un tel service dans ses cartons. En tout cas, la firme de Seattle a une carte à jouer sur le concept de lecture sociale ou interconnectée.
Kindle : encore la référence pour la lecture de romans

Si l’iPad tarde à arriver dans nos contrées, ce produit est déjà bien adopté aux Etats-Unis et seulement deux semaines après sa sortie. Dwight Silverman du Houston Chronicle a pu comparer le Kindle et l’iPad dans leurs usages d’appareil de lecture. Sur les 4 points retenus par le journaliste (lisibilité, ergonomie, facilité d’emploi, et prix), le Kindle garde l’avantage. L’écran E-Ink fournit un confort de lecture encore inégalé par les autres technologies et il reste lisible en plein soleil. L’absence de rétro-éclairage permet de lire pendant une longue durée sans fatigue oculaire. Pour Dwight Silverman, le Kindle gagne aussi au niveau de l’ergonomie grâce un poids inférieur à celui de l’iPad ainsi qu’avec une interface qui, en dépit de l’absence d’un écran tactile, est bien optimisée et efficace à l’usage. Reste la question du prix. Le Kindle est actuellement vendu pour 259$ tandis que le modèle 16Go de l’iPad coûte 499$. L’avantage va donc au Kindle dont son prix pourrait baisser dans les prochains mois. Le Kindle garde de sérieux atouts en tant qu’appareil de lecture dédié en partie grâce à son écosystème : libraire numérique avec un catalogue important, des applications mobiles pour la plupart des modèles de smartphones… L’iPad sera un appareil pour la lecture, au milieu des autres medias.
iPad : Pour les jeunes et les moins jeunes
Deux vidéos tournent sur Internet depuis quelques jours et sont particulièrement intéressantes lorsqu’elles sont mises côte à côte, afin de voir le changement dans les usages. D’un côté, une petite fille de 2 ans et demi découvre avec excitation le dernier jouet de son papa et de l’autre, une grand-mère centenaire qui se voit offrir une iPad par sa famille.
Utiliser une iPad lorsque l’on a deux ans et demi…
… est aussi possible lorsqu’on est centenaire.
Les usages ne sont pas du tout les même. L’enfant prend rapidement en main l’iPad, navigue facilement dans l’interface et se dirige tout de suite vers un jeu. Compte tenu de son âge, ce dernier ne doit pas savoir lire. Cependant, est-ce que l’enfant aura le réflexe d’aller lire un livre sur l’iPad, lorsqu’il en sera capable, ou bien préférera-t-il lancer un jeu ou un autre contenu interactif? D’ici 2015, 50% des ordinateurs achetés pour les enfants de moins de 15 ans seront dotés d’écrans tactiles (source Gartner). A l’opposé, notre grand-mère centenaire s’est servie de sa tablette pour lire deux livres et composer des email. Si la lecture sera à l’honneur sur les tablettes (mais si elle se rapprochera de celle pratiquée sur le web) on peut se demander quelle sera la place du livre, et surtout pour les jeunes générations.
A retenir également, cette phrase de Cody Brown dans son article de Techcrunch au sujet des livres-applications et de la publication de livres sur l’iPad : “Il y a des techniques littéraires, il y aura des techniques pour l’iPad. J’ai 21 ans et je peux dire avec assurance que les “livres” qui définissent ma génération seront impossible à imprimer. C’est génial.”. Rupture technologique, fracture générationnelle et enthousiasme de ce nouveau public. Le “livre” numérique reste encore à inventer.
Frédéric Mitterrand et le développement de la lecture

Frédéric Mitterrand indiquait ce matin au cours d’une conférence son intention de replacer la lecture au centre des préoccupations. Face à la mutation des pratiques culturelles liées à l’évolution de notre société et l’ère du numérique qui érode notre rapport à la lecture, notamment auprès des nouvelles générations, le Ministre de la Culture et de la Communication entend proposer un ensemble de solutions s’articulant autour de trois axes principaux.
Frédéric Mitterrand prévoit ainsi de consacrer 100 millions d’euros par an pour favoriser le développement de la lecture et enrayer la désaffection croissante du livre auprès des plus jeunes.
Les trois axes majeurs…
1. Développer à partir de ses grands établissements nationaux (Bibliothèque publique d’information, Bibliothèque nationale de France) et manifestations nationales (une nouvelle fête du livre fondée sur un principe participatif) une action volontariste, fondée sur des principes nouveaux et visant l’exemplarité.
2. Accompagner les acteurs territoriaux pour répondre à ces nouveaux défis :
- Favoriser la fréquentation des bibliothèques publiques en augmentant leur amplitude horaire, – Mettre en place de nouveaux contrats « Territoires-lecture » avec les collectivités territo- riales afin de mobiliser l’ensemble des acteurs pour développer les pratiques de lecture,
- Proposer aux collectivités territoriales un « contrat numérique » pour leurs médiathèques afin de mieux faire face aux nouvelles pratiques liées à l’émergence d’une culture de l’écran, – Mettre en œuvre la formation nécessaire pour développer les compétences adéquates des agents publics.
3. Encourager le travail de fond des associations qui œuvrent en direction des jeunes, en direction des populations en situation d’exclusion sociale, sur les territoires ruraux, vis-à- vis des populations d’origine étrangère et les populations dites « empêchées » (prison, hôpital…) ainsi que les personnes handicapées.
Les propositions de Frédéric Mitterrand
- Un nouveau projet pour la bibliothèque publique d’information (Bpi) pour en faire un établissement pilote et innovant en matière de lecture publique.
- Développer l’action de la Bibliothèque nationale de France en direction des populations éloignées de la lecture.
- Etendre les horaires d’ouverture pour les 50 bibliothèques municipales les plus importantes.
- Proposer aux collectivités territoriales un contrat numérique pour les bibliothèques se déclinant en 4 volets (propositions 4 à 7).
- Lutter contre les inégalités territoriales d’accès au livre et à la lecture par la création de « contrats Territoires-lecture ».
- Soutenir et accompagner les associations qui travaillent au développement de la lecture chez les jeunes et auprès des populations éloignées de la lecture.
- Une nouvelle fête du livre à l’impact populaire accru : A vous de lire !
- Familiariser l’enfant avec la lecture dès le plus jeune âge : l’extension de l’opération « Premières Pages ».
- Développer et coordonner les services numériques des bibliothèques françaises dans le cadre d’un Schéma numérique des bibliothèques.
- Rénover les outils de connaissance de l’activité des bibliothèques publiques sur l’ensemble du territoire national pour une meilleure évaluation de leurs activités.
- Proposer aux collectivités territoriales un système d’information partagé pour l’observation des politiques du livre et de la lecture.
L’intégralité du rapport est disponible ici.
Lecture numérique : précisions sur le vocabulaire
Nous avons pu recevoir ces derniers temps quelques commentaires de lecteurs nous indiquant leur mécontentement, incompréhension, étonnement à voir eBouquin relayer des informations concernant l’iPad. Il nous était reproché de sortir de notre ligne éditoriale, de nous éloigner du livre électronique et des readers. Il est vrai qu’Apple a souvent tenu le devant de la scène sur eBouquin ces dernière semaines en raison des récentes annonces et de leurs répercussions sur l’ensemble des secteurs du web et de l’édition. Pour autant ces commentaires nous ont permis de confirmer cette impression de confusion qui émane autour du livre électronique, aussi bien auprès de certains de nos lecteurs que de la presse généraliste, notamment au niveau de l’emploi des termes.
Nous aimerions donc réagir publiquement à ces remarques en apportant quelques précisions concernant notre ligne éditoriale et en faisant le point au niveau du vocabulaire employé.
La vocation première d’eBouquin.fr étant d’apporter à nos lecteurs des analyses claires et pertinentes concernant l’actualité de la lecture numérique, voici donc quelques éléments pour permettre de mieux comprendre notre démarche et suivre notre raisonnement et notre positionnement vis à vis de l’actualité.

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Qu’est ce que la lecture numérique ?
Basons nous tout d’abord sur le terme de lecture numérique. On pourrait presque voir dans cette expression un oxymore, lecture faisant référence à une pratique ancestrale et numérique faisant écho à une technologie nouvelle. C’est précisément l’objet de notre site : observer et analyser la rencontre/confrontation entre deux mondes, deux époques très différentes, évoluant dans des espaces distincts, avec des rythmes propres à chacun.
La lecture numérique c’est le rendez-vous de l’industrie du livre, le monde de l’édition, de la presse, du papier, avec celui de l’Internet, de l’instantané, de l’information à profusion. Notre objet d’étude est passionnant, mais extrêmement délicat tant il présente des enjeux et des intérêts différents selon les parties. On le voit d’ailleurs selon que l’on se place du point de vue d’un éditeur, d’un libraire, d’un bibliothécaire, d’un auteur ou d’un lecteur. On peut également appréhender sa complexité au travers de questions récurrentes concernant les DRMs, le prix, la propriété, le partage des livres.
La lecture numérique englobe donc le livre, mais aussi les nouvelles technologies. Il convient ainsi de parler des nouvelles façons de lire, d’écrire, de consulter des informations, d’accéder à des documents écrits.
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Contenu vs. contenant
La lecture numérique est polysémique. Elle peut faire référence tout d’abord au livre électronique, appelé également eBook. C’est à dire au contenu, à ce simple fichier numérique pouvant prendre la forme d’un texte numérisé (scanné ou édité sur ordinateur). Il peut être un roman, une nouvelle, ou encore un manuel scolaire. Cela peut être également des documents personnels créés via un traitement de texte ou un tableur.
Ces contenus présentent des enjeux au niveau de leur forme et de leur format. Actuellement nous connaissons des formats répandus tels que .pdf, .doc, .txt, .html, et en découvrons de nouveaux : .epub, .mobipocket. Il s’agit là cependant de formats “figés” idéals pour la consultation mais pas pour l’interaction. Or le livre de demain sera selon nous un livre vivant, animé et connecté, avec lequel communiquer, interagir. Il intègrera en plus du texte des éléments multimédias avec des vidéos, de la musique, des possibilités d’annotations, de copier/coller, de recherches documentaires intégrées.
La lecture numérique pose également la question des contenants, c’est à dire des appareils à même de lire ces nouveaux types de livres.

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Plusieurs types de supports
1. L’ordinateur
Le premier appareil, le plus populaire et le plus répandu est notre ordinateur. C’est par lui que nous créons aujourd’hui la majorité de nos documents numériques et consultons des informations. Il s’est progressivement imposé comme l’outil le plus utilisé pour la lecture. Or vous conviendrez que ce n’est pas réellement l’appareil le plus optimal pour le confort de lecture. Nous nous efforçons donc de vous présenter des alternatives à l’ordinateur et des services ouvrant de nouvelles perspectives de lectures ou favorisant la lecture de documents écrits via ordinateur. (Relay, LeKiosque, Kindle for PC…).
2. Les readers
Parlons à présent des lecteurs de livres électroniques, appelés également liseuses et plus connus sous le nom de readers. Ce sont actuellement les appareils dont on entend le plus parler, tout simplement parce que le secteur de la lecture numérique est en plein essor et que les readers se présentent comme des produits dédiés, spécialisés. Les arguments mis en avant ? Autonomie incroyable, technologies d’écran se rapprochant du confort du papier (E-Ink, SiPix et prochainement Liquavista ou Mirasol), fatigue visuelle moindre. Les readers constituent donc l’élément central de notre ligne éditoriale compte-tenu des innovations qu’ils apportent. Il ne faut pas oublier cependant que la lecture numérique est un sujet vaste, et elle ne saurait se limiter aux simples readers.
3. Les smartphones
D’ailleurs la lecture numérique c’est aussi la lecture en mobilité, n’importe où et n’importe quand. Avec l’émergence des smartphones, et notamment de l’iPhone, les gens prennent l’habitude de lire depuis leur téléphone mobile, de consulter rapidement l’actualité, leurs mails dans le métro, la rue. En raison de leur taille réduite, ils invitent à repenser la lecture et donnent de nouveaux champs d’explorations pour les auteurs avec des histoires courtes, des épisodes à suivre etc.
4. Les tablettes Internet
Enfin arrive la question des tablettes Internet et de l’iPad. Nous considérons ce produit comme la combinaison des trois appareils évoqués précédemment : un ordinateur portable permettant entre autres fonctions de lire des livres électroniques. Il constitue selon nous un appareil hybride, multifonctions et évolutif à même de redéfinir notre rapport au livre et à la lecture. Nos livres, nos romans, nos bandes dessinées, nos documents personnels/professionnels, nos mails, nos journaux, nos magazines, nos sites d’informations enfin rassemblés, organisés et consultables depuis un seul et même endroit.
Pour nous tablettes et readers n’ont pas vocation à se concurrencer, mais bel et bien à se compléter, voire, à terme, à fusionner en empruntant les points forts de chaque appareil : autonomie, confort de lecture pour les readers, interactivité, connectivité et polyvalence pour les tablettes.

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Conclusion
Ainsi vous l’aurez compris, eBouquin s’intéresse à une grande variété de sujets pour permettre nos lecteurs d’appréhender les enjeux du livre et de la lecture numérique dans leur globalité. Notre spécialisation est la lecture numérique et toutes les tenants que cela implique. Les readers, la technologie e-Ink, ne sont qu’une composante de notre ligne éditoriale.
Pour vous aider à découvrir et/ou connaître tous les tenants et aboutissants de la lecture numérique, nous avons décidé de mettre en place un Wiki, de créer un espace depuis lequel retrouver facilement des informations concernant un domaine en particulier. Celui-ci est pour le moment très peu rempli, mais est amené à évoluer progressivement, avec votre concours, et nos articles explicatifs.
Enfin, et toujours pour essayer de vous donner les clés pour comprendre les évènements actuels, nous allons lancer prochainement un forum pour réagir aux articles ou discuter sérieusement d’un sujet précis.
En espérant que ces précisions vous permettent de mieux cibler notre approche.
Au plaisir de vous retrouver quotidiennement sur eBouquin.
iWork sur l’iPad : un outil de création?
iPad, une tablette pour consommer et/ou pour créer? Voici la question que nous posions avant l’annonce de la tablette d’Apple. Alors que l’iPhone reste avant tout un outil de consultation (messagerie, internet, passer des appels, applications très axé sur la consultation d’information, les outils de saisie étant assez limités), Apple avait la possibilité de faire mieux avec cette tablette : un véritable outil de création. Bien entendu, pour beaucoup la forme de l’ordinateur portable reste l’équation optimale aujourd’hui. Mais n’y-a-t-il pas la possibilité de faire un outil avec lequel l’utilisateur pourrait interagir sans interface et créer de ses propres mains. Avec les technologies tactiles et multitouch, nous avons fait un pas vers cet outil idéal. Est-ce l’iPad ou bien une autre tablette? L’avenir nous le dira.
Cependant, Apple propose pour sa tablette un outil qui pourrait bien aller dans le sens d’un outil de création : la suite iWork for iPad. Basée sur la suite bureautique pour Mac du même nom, Apple l’a simplifié pour l’adapter à sa tablette, si bien que le terme de “bureautique” semble de moins en moins approprié. Pour 9,99$ pièce, il est possible d’acquérir Pages, Keynote et Numbers. Comme nous vous le disions, ces versions sont des programmes allégés et à l’interface revue. Ils ont été pensés pour une utilisation à dix doigts et les premières présentations laissent envisager une bonne ergonomie.

Avec Pages, l’utilisateur pourra écrire et mettre en page rapidement ses textes. Si le clavier virtuel laisse à désirer, il faudra sûrement se rabattre sur le clavier physique disponible en option. D’ailleurs, c’est dans cette utilisation que l’iPad pourrait séduire. Placé sur son dock en format portrait, l’iPad laisse penser à une feuille de papier branchée sur un clavier. On critiquera l’absence de multi-tâche mais sur ce produit, la concentration ne sera pas perturbée. Cette combinaison séduira-t-elle? Comme l’ensemble des applications iWork, Pages inaugure un nouveau système de sauvegarde de fichiers. En effet, pas besoin de chercher dans des dossiers pour retrouver son papier, sa présentation Keynote ou sa feuille de calcul. A l’ouverture de l’application, on retrouve l’ensemble de ses fichiers compatibles ou créés à partir de l’application. Comme l’indique AppleInsider, cette fonction est un sérieux atout, tant du point de vue de l’ergonomie que de la sauvegarde, l’ensemble des fichiers étant synchronisés avec l’application depuis iTunes. Et pour transférer des fichiers depuis un Mac ou un PC, rien de plus simple qu’un glisser-déposer lors que l’appareil est branché par USB. Il faudra voir à l’usage mais là encore, simplicité est le maître mot.

Grâce à l’iPad, Keynote se fera connaître auprès d’un plus grand nombre d’utilisateurs qui seront surpris par la simplicité d’utilisation du logiciel et son rendu quasiment professionnel. Quant à Numbers, il pourrait bien réconcilier de nombreuses personnes avec l’utilisation d’un tableur. Quoi de mieux?
iWork sur l’iPad transforme-t-il la future tablette d’Apple en outil de création? Peut-être pas encore. Mais le potentiel de développement de l’application est colossal. Là encore, c’est un produit qui sait à la fois ne rien faire mais tout faire. Mais il sait faire ce qu’un utilisateur moyen veut faire et avec une accessibilité inégalée.
(Images : Engadget)

















