Posts Tagged ‘livres’
La sélection du jour #36
- Les livres électroniques sont-ils écologiques ? (via The Guardian)
- Les fonctions secondaires installées sur les readers laisseraient-elles les consommateurs de marbre ? (via CrunchGear)
- Le point de vue d’un journaliste de Wired après avoir utilisé pendant six mois un reader.
- Des Kindle pour les soldats américains à Kandahar (via Teleread)
- A qui appartient la main qui tient le Kindle ? La charmante Mia Crowe (via The Big Money)
- Lulu et Jouve s’allient autour de l’impression à la demande (via Actualitte)
- Les revenus de PVI sont stables pour le mois de février (via Digitimes)
- ODT2ePub, un nouvel outil de conversion en ligne pour transformer vos fichier Open Office au format ePub.
- L’Enjoy du constructeur chinois Otto, un reader E-Ink basé sur Android 1.5. via (Generation MP3)
- L’Energy Book 1060 sur Rue du Commerce (via Aldus)
La liste des premiers livres de l’iBookStore ?

Stephen King, Timothy Ferris, Malcolm Gladwell, Dubner & Leavitt, Kennedy, Agassi, Palin et Bec, tels pourraient être les premiers auteurs publiés sur l’iBookStore pour le lancement de l’iPad. TUAW annonce en effet avoir mis la main sur une liste de 112 ouvrages comprenant des informations tarifaires -avec des prix allant de 0$ à 14,99$-, l’ID d’éventuels livres audio associés, ainsi qu’une brève description de chaque titre.

Le document ferait également référence aux éditeurs ayant passé un partenariat avec Apple pour la diffusion de leurs ouvrages. Si McGraw-Hill, n’apparaît toujours pas, Hachette, HarperCollins, Holt, Macmillan, Penguin, Random House, Simon & Schuster, et Weinstein Books sont en revanche bien de la partie. Enfin il semblerait que les best-sellers du New York Times fassent l’objet d’une catégorie à part.

Si l’information se confirme, il s’agirait bien – du moins on l’espère – d’un premier échantillon pour inaugurer le lancement de l’iBookStore et de l’iPad. Le catalogue devrait toutefois se garnir très rapidement pour ne pas laisser trop de marge de manœuvre aux applications iPhone/iPad d’Amazon et Barnes&Noble.

Malheureusement il semblerait qu’il faille se faire une raison : nous allons devoir apprendre à jongler entre plusieurs bibliothèques d’ouvrages réparties entre plusieurs applications…iBookStore + Amazon + Barnes&Noble + Stanza + Ave!Comics + Le Kiosque + Zinio, ce n’est pas demain la veille que nous pourrons accéder à tous nos livres depuis un seul et unique endroit…D’ailleurs c’est un problème qui ne se limite pas à l’iPad, mais qui concerne également les smartphones et les ordinateurs…Qui a parlé d’une uniformisation des standards de distribution ? d’une plateforme commune inter-éditeurs ? La fête ne fait que commencer…
Amazon propose 70% aux auteurs et anticipe l’arrivée d’Apple

Amazon annonçait la semaine dernière l’ouverture de la Digital Text Platform (DTP) aux éditeurs et auteurs étrangers. Mais la firme de Jeff Bezos ne s’arrête pas en si bon chemin, et entend bien maintenir son leadership sur le marché du livre électronique, en dépit de l’arrivée de nouveaux acteurs. Preuve en est son nouveau communiqué de presse, qui fait part d’un nouveau programme permettant aux auteurs et éditeurs utilisant la DTP de bénéficier d’un taux de partage des revenus plus attractifs. Il s’agit en réalité d’une option qui propose 70% de royalties et qui viendra s’ajouter à l’actuelle option standard. Elle entrera en vigueur à partir du 30 juin 2010 et sera disponible uniquement dans un premier temps pour les livres vendus aux Etats Unis.
Grâce à cette nouvelle option, un livre vendu initialement 8,99$ rapportera 6,25$ aux auteurs et éditeurs, contre 3,15$ auparavant. Si Amazon instaure un régime de faveur, il prélève ce taux sur ses marges, et demande en échange des contreparties pour être éligible à cette nouvelle offre :
- L’auteur ou éditeur doit proposer un prix compris entre 2,99$ et 9,99$
- Le prix du livre numérique doit être au moins 20% moins cher que le livre papier à son tarif le plus bas
- Le titre doit être disponible à la vente dans tous les pays où l’auteur/éditeur à des droits
- L’ouvrage devra autoriser l’activation de la fonctionnalité Text-to-Speech
- Le prix des livres est sujet à la concurrence et se conformera, ajustera aux variations de prix, y compris celles du livre physique.
Avec cette annonce, Amazon bouleverse de nouveau l’économie naissante du livre électronique. Alors que le pourcentage jusqu’à présent reversé à l’auteur par Amazon, seulement 30%, était loin d’être le plus intéressant du secteur, ce renversement va changer beaucoup de choses. Les auteurs vont être particulièrement intéressés par cette nouvelle offre et vous pouvoir distribuer leurs textes, s’ils en possèdent les droits numériques, directement sur le Kindle avec ce pourcentage attrayant. Si cette annonce est offensive contre le secteur déjà connu de l’édition et de l’édition électronique, elle est assurément défensive face à l’arrivée prochaine d’un nouveau venu : Apple. Amazon ne fait qu’aligner sa politique de partage de revenus sur celle qu’Apple pratique sur l’AppStore : 70% pour l’auteur/éditeur/développeur et 30% pour le distributeur. Nul doute que Jeff Bezos et ses équipes doivent avoir quelques informations sur la prochaine création d’Apple et qu’elle ne risque pas d’être anodine. Il faut souligner que Amazon fait un bond entre le pourcentage qu’elle reverse depuis novembre 2007 et ce fameux 70%. Jusqu’à présent, aucun acteur de l’édition numérique n’avait inquiété Amazon jusqu’à pousser la société a changer sa politique tarifaire.

Mais Amazon ne s’arrête pas sur une position défensive. En effet, le communiqué de presse indique que le prix fixé par l’éditeur ou l’auteur doit proposer un ebook avec un prix compris entre 2,99$ et 9,99$, s’il souhaite bénéficier de cette rémunération avantageuse. Le leader mondial de la vente d’ebook va limiter les prix des contenus proposés sur sa plateforme et jouer sur cet argument pour se différencier de la concurrence. Quand on voit les prix pratiqués sur l’AppStore, on remarquera qu’il existe un minimum (la gratuité ou 0,79€/0,99$) mais à aucun maximum. Apple ne limitera sûrement pas les prix de ebooks vendus sur l’AppStore ou sur un éventuel store dédié. Ce n’est pas dans les pratiques de la firme. En revanche, Apple risque de jouer sur l’interactivité, la largesse de l’offre (tant livre que presse) et la souplesse de sa plateforme de développement pour proposer bien plus qu’un contenu texte. De son côté, Amazon reste encore attaché au modèle du livre numérisé. Pour combien de temps?
Nul ne sait quel produit Apple va annoncer lors de la Keynote du 27 janvier. En revanche, si Apple vient à mettre un pied dans l’univers de la lecture numérique, les fournisseurs de contenus auront le choix entre deux plateformes, Amazon et Apple (Google en embuscade…), proposant des conditions tarifaires quasiment similaires. La différence se situera donc au niveau des outils de création proposés pour les plateformes : pour l’instant, Amazon va se limiter au texte alors qu’Apple va faire entrer le multimédia dans nos tablettes de lecture. Il y en aura pour tous les goûts, entre livre numérisé et livre-application.
Le communiqué de presse d’Amazon :
Amazon Announces New 70 Percent Royalty Option for Kindle Digital Text Platform, Enabling Authors and Publishers to Earn More Royalties from Every Kindle Books Sold
SEATTLE, Jan 20, 2010 (BUSINESS WIRE) — Amazon.com (NASDAQ:AMZN) today announced details of a new program that will enable authors and publishers who use the Kindle Digital Text Platform (DTP) to earn a larger share of revenue from each Kindle book they sell. For each Kindle book sold, authors and publishers who choose the new 70 percent royalty option will receive 70 percent of list price, net of delivery costs. This new option will be in addition to and will not replace the existing DTP standard royalty option. This new 70 percent royalty option will become available on June 30, 2010.Delivery costs will be based on file size and pricing will be $0.15/MB. At today’s median DTP file size of 368KB, delivery costs would be less than $0.06 per unit sold. This new program can thus enable authors and publishers to make more money on every sale. For example, on an $8.99 book an author would make $3.15 with the standard option, and $6.25 with the new 70 percent option.
“Today, authors often receive royalties in the range of 7 to 15 percent of the list price that publishers set for their physical books, or 25 percent of the net that publishers receive from retailers for their digital books,” said Russ Grandinetti, Vice President of Kindle Content. “We’re excited that the new 70 percent royalty option for the Kindle Digital Text Platform will help us pay authors higher royalties when readers choose their books.”
DTP authors and publishers will be able to select the royalty option that best meets their needs. Books from authors and publishers who choose the 70 percent royalty option will have access to all the same features and be subject to all the same requirements as books receiving the standard royalty rate. In addition, to qualify for the 70 percent royalty option, books must satisfy the following set of requirements:
- The author or publisher-supplied list price must be between $2.99 and $9.99
- This list price must be at least 20 percent below the lowest physical list price for the physical book
- The title is made available for sale in all geographies for which the author or publisher has rights
- The title will be included in a broad set of features in the Kindle Store, such as text-to-speech. This list of features will grow over time as Amazon continues to add more functionality to Kindle and the Kindle Store.
- Under this royalty option, books must be offered at or below price parity with competition, including physical book prices. Amazon will provide tools to automate that process, and the 70 percent royalty will be calculated off the sales price.
The 70 percent royalty option is for in-copyright works and is unavailable for works published before 1923 (a.k.a. public domain books). At launch, the 70 percent royalty option will only be available for books sold in the United States.
The Kindle Digital Text Platform is a fast and easy self-publishing tool that lets anyone upload and format their books for sale in theKindle Store. To learn more about the Kindle Digital Text Platform, visit http://dtp.amazon.com
L’actualité de la semaine : du 10 au 17 janvier 2010

Ce que vous avez aimé, ce qui vous a fait réagir, ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine. C’est ici, c’est maintenant, c’est dans l’actualité de la semaine !
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N’oubliez pas de prendre part à notre sondage Noël, readers & tablettes.
Bon dimanche à tous !
Les chiffres du livre électronique aux Etats-Unis

Le Forum International de l’Edition Numérique collecte tous les quatre mois en compagnie de l’Association Américaine des Editeurs les chiffres concernant les ventes de livres électroniques aux Etats-Unis. Sans surprises les graphiques nous indiquent une forte progression de l’industrie depuis 2002. Après le passage à vide entre l’automne 2003 et début 2005, le marché du livre électronique suit une courbe croissante ces dernières années, qui devient exponentielle ces derniers mois. Au troisième trimestre de l’année 2009, les ventes de livres électroniques outre-Atlantique représentent en effet 46,5 millions de dollars, soit trois fois plus qu’il y a un an à la même époque. Une progression absolument édifiante qui doit beaucoup au succès du Kindle et à la numérisation massive d’ouvrages opérée par Amazon et Google.
Avec l’essor de nouveaux concurrents, Barnes&Noble et Sony en tête d’affiche, le développement de nouveaux catalogues, l’adhésion massive des constructeurs et éditeurs au format ePub, la mise à disposition croissante des ouvrages au format numérique, et la démocratisation progressive des readers, il ne serait guère surprenant de voir ces chiffres exploser au cours de l’année 2010, que beaucoup d’analystes considèrent comme l’année du décollage pour le livre numérique.


Pour ceux qui auraient encore des doutes concernant le potentiel du livre électronique, ces chiffres devraient donner de quoi rassurer. Le marché est bel et bien lancé !! C’est le moment où jamais de s’y insérer, sous peine de laisser passer de belles opportunités…
La sélection du jour #5

- “Mémoire année zéro“ par Emmanuel Hoog, président de l’INA. Une réflexion sur les mutations de la mémoire à l’heure du numérique. (via Cap Digital)
- La vérité sur le catalogue de Barnes & Noble, ou quand on fait dire aux nombres ce qu’on a envie. (via eBookVine)
- A qui profite l’ebook ? Une pamphlet contre le livre électronique par Ylan de Raspide, éditeur chez Pearson Education. Editeurs sensibles s’abstenir ! (via Slate)
- Un diagramme pour aider les amateurs de gadgets à savoir s’il faut faire chauffer sa carte bleue, ou pas…Décidément les readers n’ont pas la côte aujourd’hui…(via Scordit)
- Les lecteurs de Wired se lancent dans le design de la Tablette Apple. A voir absolument les 10 concepts retenus. (via Wired)
- Un reader massif, à mi-chemin entre un cadre photo et un baladeur multimédia. Et oui, vous pouvez aussi lire des livres avec. (via Engadget)
Amazon se met à l’Espagnol

A défaut d’ouvrir une boutique pour l’Espagne, Amazon vient de s’associer avec Publidisa, le leader hispanophone dans la prestation de services de création, conversion et commercialisation d’eBooks aux éditeurs. Cet accord prévoit la mise à disposition sur Amazon d’un catalogue de 8500 livres en provenance de 200 maisons d’éditions espagnoles. Ces ouvrages seront accessibles en version numérique ou en impression à la demande.
On voit ici la volonté d’Amazon d’investir dans un premier temps le marché hispano-américain qui représente 25 millions de clients potentiels. On imagine qu’à terme l’offre devrait s’étoffer, si l’on se conforme aux propos de Ian Freed, vice-président d’Amazon, qui affirmait en octobre que le livre en espagnol est “en tête de la liste des priorités dans la stratégie du groupe, car c’est un marché qui concerne plus de 500 millions d’hispanophones.”
On se demande d’ailleurs comment se fait-il qu’un tel marché ait été délaissé pendant si longtemps par Amazon… On peut également s’interroger sur l’intérêt d’une telle offre pour les hispanophones n’habitant pas aux Etats-Unis ? Ne verrions nous pas justement ici les limites de la stratégie des boutiques localisées ? Des boutiques prenant en compte le territoire plutôt que la langue ? C’est à la fois préjudiciable pour les entreprises (Amazon, Apple) qui multiplient les versions de leurs sites, et pour les consommateurs qui ne peuvent accéder qu’au contenu de leur pays…Malheureusement l’idée de versions globales anglophones, hispanophones, germanophones ou francophones relève, semble-t-il, de la douce illusion…
Source : ABC.es, Livres Hebdo
Des livres pour enfants sur Nintendo DS

Egmont Press et Penguin Publishing viennent de passer un accord avec Electronics Arts pour la réalisation de livres pour enfants sur Nintendo DS. Leur lancement est prévu pour le 4 décembre. Les 4 premières cartouches du “jeu”, intitulé Flips, devraient chacune contenir entre six et huit livres.
Ce qui nous intéresse plus particulièrement ici, c’est la stratégie d’Electronic Arts et des éditeurs, qui voient dans les 2 millions de jeunes utilisateurs de Nintendo DS en Angleterre, le potentiel de la console dans une nouvelle forme de diffusion des livres. Il s’agit ainsi de développer une alternative aux livres traditionnels en s’adaptant aux supports utilisés par les nouvelles générations, et en proposant un contenu sous une forme plus ludique.
De fait Flips devrait permettre de feuilleter les pages de façon classique tout en offrant des fonctions interactives de façon à encourager les enfants à découvrir une nouvelle façon de lire par l’intermédiaire de leur console de jeu préférée.
Si l’initiative est intéressante et le pari légitime, je reste plutôt sceptique quant au succès de ces livres assimilés à une console de jeu. Je reste persuadé qu’à ces âges, les enfants trouveront plus leur compte au travers des livres traditionnels ou de l’histoire racontée par Maman ou Papa avant de se coucher, plutôt que de s’isoler avec des supports numériques sur lesquels ils passent déjà beaucoup de temps. Au risque de paraître vieux-jeu, je crois que les enfants doivent d’abord apprendre à découvrir le plaisir de la lecture au moyen des livres papier avant d’être contaminés par l’univers numérique.
Livres et ebooks.fr

Livres et Ebooks.fr est une nouvelle librairie électronique contenant près de 5000 ebooks appartenant tous au domaine public. Ce n’est pas le premier ni le dernier à proposer des livres issus du domaine public mais ce site présente divers avantages qui pourront en intéresser certains.
Tout d’abord la qualité est prioritaire ici à la quantité, les ebooks sont ainsi générés avec LaTeX, tout comme sur Feedbooks, qui est un éditeur de texte scientifique à la base qui respecte les normes de typographie courantes (kerning ou crénage, ligature, pas de pages orphelines, pas de double espace, césures des mots intelligentes, vraie justification du texte). De plus, les PDF ainsi générés sont disponibles en format standard ou en format mobile suivant l’appareil auquel vous le destinez. Contacté, l’auteur du site m’a précisé que de nouveaux formats tels que l’ePub devrait être rapidement mis en place.
Livres-et-ebooks.fr propose aussi un tri chronologique des œuvres pour chaque auteur avec pour bientôt une vue en frise.
Mais l’avantage majeur de ce site est la possibilité de navigation par Tag. Le contenu de tous les ebooks (c’est à dire un peu plus de 500.000 pages de textes sur l’ensemble des ebooks) a été analysé pour y rechercher les mots clés pertinents en utilisant des méthodes avancées de text-mining propre à la plateforme. Cela permet à l’utilisateur de rechercher des ebooks dont les mots clés n’apparaissent pas forcément dans le titre, par exemple la recherche révolution permet d’accéder à de nombreux livres sur la révolution française alors que ces livres ne contiennent pas le mot dans le titre, mais comme ce mot est fréquent et important dans le contenu, ils vous sont aussi proposés. Prochainement cette recherche devrait encore s’améliorer et adopter le multi-tag.












