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L’Actualité de la Semaine : du 13 au 19 Juin
Exclu : Le nouveau Marc Levy disponible sur l’iBookstore

Il n’aura fallu que quelques semaines pour voir débarquer Marc Levy, le romancier français contemporain le plus vendu en France et dans le monde, sur l’iBookstore. En effet, on peut retrouver son dernier ouvrage, Le Voleur d’ombres qui paraîtra le 17 juin, bien caché dans le catalogue de la librairie d’Apple. Le titre est en précommande et ne sera livré sur les iPad (et bientôt iPhone) que le jour de la sortie officielle du bouquin. Cependant, les plus impatients pourront télécharger dès maintenant l’extrait (16 pages) du roman qui s’annonce déjà comme la meilleure vente de l’été, en papier comme un numérique. Marc Levy arrivera sûrement à détroner le livre de Jacques Attali, Tous ruiné dans dix ans, qui trône en haut du classement des ventes de l’iBookstore depuis le 28 mai, suivi de très près par l’édition de Publie.net des Fleurs du Mal de Charles Baudelaire.
De plus, Marc Levy s’est de nouveau affranchi de son éditeur traditionnel, Robert Laffont (groupe Editis), pour s’attaquer à l’édition numérique. L’éditeur de l’ebook du Voleur d’ombres est donc Versilio, société spécialisée dans le marketing du livre et qui gère les droits numériques de Marc Levy (l’auteur étant actionnaire de l’entreprise). Si Marc Levy est le premier à avoir abandonné son éditeur pour la commercialisation de ses ouvrages en numérique, cette situation risque de se reproduire pour les auteurs à succès qui ont bâti une notoriété et récupérer des moyens pour établir leur propre communication et réaliser des produits numériques. La répartition de revenus offerte avec le numérique (70/30 chez Apple par exemple) va rapidement devenir une manne très lucrative pour ces auteurs.
Le lecteur devra de son côté toujours débourser 15,99€ (comme pour les deux titres, Le premier jour et La première nuit, publiés en décembre dernier) au lieu de 21€ pour la version papier. Versilio fait mieux que certains éditeurs et entre dans les critères fixés par Apple grâce à réduction de 24% par rapport au prix de l’édition papier. Cependant, le lecteur aurait peut-être préféré un prix un peu plus bas…
Rendez-vous le 17 juin, dès l’aube, pour découvrir le dernier titre de Marc Levy. En attendant, les fans se satisferont de l’extrait pour passer le temps. Notons aussi au passage qu’Apple inaugure à cette occasion la possibilité de précommander un livre, comme ce que l’on connaissait déjà sur le Kindle, avec une livraison instantanée dès que le livre disponible. Il est fort probable que les précommandes soient utilisées à grande échelle sur l’iBookstore, dès le mois d’août, pour préparer la rentrée littéraire… Avec l’extrait gratuit pour patienter !
France : Le livre numérique ne fait pas recette… pour l’instant

Que se passe-t-il lorsqu’un auteur vedette sort un livre aux Etats-Unis? Certains éditeurs se posent la question suivante : est-ce que la version numérique ne va pas venir cannibaliser les ventes de la version papier? Réflexion propre à la période de transition dans laquelle nous nous trouvons, un tel débat n’a pas encore lieu en France.
Si l’existence d’un marché du livre électronique aux Etats-Unis est une chose indéniable, la situation est bien différente en France. La sortie simultanée en papier et en numérique du dernier roman de Marc Levy, La première nuit, tiré à 400 000 exemplaires, n’a pas rencontré le succès en numérique. En effet, le Nouvel Observateur a annoncé dans ses colonnes que la version numérique de l’écrivain français s’est vendue à… 140 exemplaires ! Par rapport à l’opération médiatique engagée pour la promotion du livre, le résultat est décevant.
Comment peut-on expliquer ce chiffre? Plusieurs éléments peuvent l’expliquer et confirme le fait que le marché français du livre électronique est encore à bâtir. Tout d’abord, la faiblesse du parc existant de readers. En effet, le nombre de readers epapers en circulation en France est assez limité. Aucun chiffres officiels existent mais on peut estimer le parc actuel entre 20 000 et 30 000 appareils, toutes marques confondues. Alors que le marché américain atteint presque les deux millions d’unités après un dernier trimestre de ventes historiques, le marché français n’est pas arrivé à maturité. On peut aussi déplorer l’existence d’un “reader star” comme le Kindle qui a réussi, aux Etats-Unis, à attirer l’attention des médias sur la lecture numérique, comme l’avait fait l’iPod à son époque.
Deux autres éléments sont aussi reconnus comme limitant le développement du marché français : le prix des ebooks et les DRM. Quoiqu’on en dise, les prix sont encore trop élevés. Il est difficile de faire comprendre au consommateur d’acheter un livre numérique à un prix plus proche de livre papier que des prix numériques qui ont été atteints sur d’autres produits culturels comme la musique et la vidéo. La pérennité d’un ebook n’est pas aussi sûre que celle d’un livre papier. L’existence de DRM est un obstacle complémentaire. Comme s’assurer qu’un fichier ePub protégés par des DRM Adobe sera lisible dans quelques années? On passera également sur le fait que l’utilisateur néophyte devra lire quelques pages d’instructions d’utilisations pour comprendre comme installer un ebook sur son reader. Et cela sans même envisager les conditions d’utilisations du fichier qui surprendrait plus d’une association de consommateurs.
Paradoxalement, les plateformes intégrées, comme celles d’Amazon ou de Barnes&Noble, semblent plus simples d’utilisation pour le consommateur. Chaque ebook est lisible sur les appareils compatibles avec la plateforme, l’achat étant mémorisé par les serveurs de l’entreprise, qui vous donnera accès à votre ebook même si vous l’avez effacé par mégarde de votre appareil. Les DRM individuels s’évanouissent dans la plateforme globale. Bien entendu, ces plateformes ont aussi leurs inconvénients. La bibliothèque de chaque lecteur semble à la merci du fournisseur, tant sur le plan de la suppression à distance des données que sur celui de la mémorisation des pratiques de lectures avec une visée commerciale.
L’émergence d’un marché autour de la lecture numérique est dans l’ère du temps et inévitable. En revanche, la question du chemin à suivre pour arriver à construire un modèle durable, tant sur le point de vue culturel que sur le point de vue économique, demeure encore sans réponse.
Actualité de la semaine : du 29 novembre au 5 décembre

Ce que vous avez aimé, ce qui vous a fait réagir, ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine, en 10 articles. C’est ici, c’est maintenant, c’est dans l’actualité de la semaine ! ; )
Les derniers Marc Levy arrivent en numérique

Hier sortait le dernier roman de Marc Levy avec, pour la première fois, une version numérique. Téléchargeable quelques heures après la version papier, les deux derniers titres du romancier, La premier jour et la première nuit, ont été déployés sur de nombreux point de vente. Le fichier reste le même : un ePub avec DRM Adobe pour 15,99€ (au lieu de 21€ pour la version papier). Alors que Marc Levy fustigeait sa maison d’édition lors de son interview par Le Figaro, on remarquera le travail accompli par cette dernière (via la plateforme Interforum du groupe Editis). En effet, les deux romans sont quasiment chez tous les distributeurs (sauf ePagine).
Il trône en page d’accueil sur la librairie Mollat, sur celle d’Immatériel et à la Fnac ! Chaque distributeur dispose d’un store dédié à l’éditeur vedette, comme sur le site de la Fnac. La librairie Dialogues propose également les titres. Sinon, vous pouvez aussi retrouver les ebooks directement sur le site de l’auteur, ici et là. Pour la version iPhone, la sortie est prévu pour janvier 2010.
Marc Levy parle du livre numérique
Cette fois-ci, l’émission le Buzz.Média, en partenariat avec le Figaro et Orange, fait parler un auteur succès : Marc Levy. Dès le début, Marc Levy donne le ton et se place du côté du lecteur qui se trouve face à une offre de contenu encore trop chère. Marc Levy distingue; avant tout, les différences de coûts entre la version papier et numérique. Même si ce coût est moindre pour cette dernière, il s’agit quand même d’un véritable travail coûteux que doivent fournir des professionnels de l’édition électronique. Afin de proposer des livres à plus bas prix, il a décidé de distribuer lui-même ses livres au format numérique et de s’affranchir de la maison d’édition Robert Laffont. Pour l’instant, il s’agira uniquement d’une version ePub même si l’application iPhone suivra en janvier.
C’est l’agent littéraire Susanna Lea qui gère les droits numériques de l’auteur, sous la marque Versilio. La version digitale de La Première nuit doit être disponible sur le Reader de Sony au prix de 15,99 euros, contre 21 euros pour le papier, soit une décote de 24%.
Même si la décote est notable, 24% soit 15,99€ pour l’ebook, certains éditeurs font mieux ! L’auteur prévoit également la sortie d’une version enrichie de son ouvrage.
Roman d’aventure et de voyage, La Première nuit bénéficiera d’une version électronique bonus avec des illustrations des paysages décrits. «C’est un roman où les personnages font des milliers de kilomètres et qui repose sur une vraie documentation. Quand le personnage est sur les hauts plateaux chiliens d’Atacama, vous pourrez voir ce [à quoi ils ressemblent. De même] quand il traverse la plaine de Sibérie… Il va y avoir quelque chose qui n’existait pas avant : une mise à disposition de la documentation qui a nourri un roman»
Marc Levy oublie la question de la TVA à 5,5% sur le livre numérique, alors que le thème défraie la chronique depuis quelques jours.
L’auteur apporte son soutien aux éditeurs dans la lutte qu’ils ont engagés avec Google, sans plus d’arguments. Dommage, nous aurions bien aimé connaître l’avis d’un auteur à grand tirage et l’impact que pourrait avoir la plateforme de Google pour sa diffusion, surtout quand il se détache de sa maison d’édition. Encore faut-il comprendre le monde d’Internet.
Source : Le Figaro
Actualité de la Semaine : du 4 au 10 octobre

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