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PNI : QuarkXPress 9, en attendant la 9.1…

QuarkXPress 9 est disponible à l’achat depuis la semaine dernière dans sa version 9.0. Attention, comme nous l’avions déjà indiqué, les fonctions de PNI (Publication Numérique Interactive) à destination des tablettes ne sont pas inclues, il faudra attendre le mois de juin et la sortie d’une version 9.1. En revanche, la fonctionnalité d’export vers l’ePub fait partie de la version 9.0. Il reste à voir la facilité d’utilisation et les capacités de l’export ePub (celui d’InDesign n’est pas optimal et sera amélioré avec la CS 5.5).

Nous n’avions pas encore eu l’occasion de le préciser mais Quark a développé sa solution de PNI avec l’éditeur français Aquafadas. Elle aura pour nom AppStudio et sera inclue dans XPress à partir de la version 9.1 (ou sous forme de mise à jour gratuite pour ceux qui auront acquis la 9.0 avant). Précisons qu’Aquafadas propose aussi une solution similaire pour InDesign sous le nom d’AVE AppFactory (plug-in en bêta test, téléchargeable gratuitement). Normalement les deux versions devraient évoluer de concert dans les mois à venir : chaque nouvelle fonctionnalité se retrouvant aussi bien dans AppStudio que dans AppFactory.

AppStudio permettra de réaliser des documents numériques interactifs contenant diaporama (avec défilement automatique ou manuel), vidéos (là encore avec un lancement automatique ou manuel), images (plein écran ou non, avec effets), texte (avec défilement), etc. Lorsque le document XPress est terminé, AppStudio génèrera, sans frais financier, des fichiers ZAVE lisibles sur les tablettes avec l’application gratuite My Issues (bientôt téléchargeable gratuitement sur l’AppStore et diffusée sous le nom de MyKiosk par Aquafadas – les fichiers ZAVE devraient être compatibles sur My Issues et sur MyKiosk). Celle-ci est seulement disponible sur l’iPad mais devrait l’être dans le courant du mois de juin sur Android.

Il sera bien sur possible, en passant par Quark (ce service sera facturé – voir ci-dessous), de générer une App depuis le fichier AVE. Cette App pourra être distribuée sur l’AppStore (via un abonnement auprès d’Apple). Notons que, dans un deuxième temps (courant 2011), il devrait être possible de seulement mettre à jour une partie d’une App (par exemple deux chapitres sur huit).

De plus, XPress pourra exporter au format XPS, le format du “reader” universel (micro-ordinateur, smartphone, tablette, etc.) de Blio. Celui-ci a été uniquement développé pour Windows mais devrait l’être sur de nombreux autres environnements très prochainement. Des applications de simulation de tablettes (iPad et Android dans un premier temps) sur MacOS et sur Windows devraient également être diffusées au mois de juin (situation paradoxale : ces simulateurs seront développés avec AIR, solution d’Adobe codée en… ActionScript (!), le langage de programmation de Flash…). C’est un atout pour les graphistes qui disposeront ainsi d’outils très pratiques, évitant l’achat systématique des tablettes présentes et à venir…

Dans les bonnes nouvelles, notons qu’AppStudio est aussi bien destiné aux graphistes indépendants qu’aux grosses structures (qui n’auraient que de petits besoins de PNI. Pour des publications multi-supports – print, web, tablettes, etc. – il faut passer par QPS (Quark Publishing System), une solution beaucoup plus complexe et coûteuse mais qui sait, depuis le mois de janvier, exporter vers les tablettes…). Ce qui ne semble pas être le cas de la solution d’Adobe qui n’est actuellement destinée, par son positionnement financier, qu’aux structures ayant de gros volumes de publication. Manque persistant sur le marché : aucune solution pour les petites structures et les indépendants n’a été annoncée….

Atout important d’AppStudio par rapport à la concurrence : tout passera uniquement par le document XPress pour la publication numérique. Les solutions d’Adobe et d’Aquafadas nécessiteront très certainement une organisation particulière des fichiers sur le disque dur, soit le passage par une base de données ou l’utilisation d’une application particulière pour générer le fichier final. Concrètement, le graphiste travaillera toujours depuis son fichier XPress (mais en pensant à la publication numérique en concevant sa mise en page) et génèrera facilement un fichier pour les tablettes. AppStudio serait donc, dans son approche, la solution existante la plus proche des habitudes des graphistes “print”.

Enfin l’argument le plus important, pour de nombreux professionnels, pourrait venir des tarifs de publication. Nous reviendrons sur ce sujet lorsque les quatre éditeurs (Adobe, Aquafadas, Mag+ et Quark) rendront disponibles leur produit (et les tarifs de publication). D’ores et déjà, la politique tarifaire de Quark semble être une des plus simples et peut-être la plus intéressante financièrement… Autre effort notable de l’éditeur de logiciel : Quark précise que la mise à jour vers XPress 9 sera gratuite pour toute personne ayant acheté XPress 8 en 2011 ! De quoi entrer dans l’ère numérique sans réaliser de nouveaux investissements.

Cependant, quelques points négatifs sont à relever. Certaines fonctionnalités de PNI ne seront pas inclues dans la version du mois de juin. Il faudra donc mettre les mains dans le code avec Xcode ou bien attendre une mise à jour ultérieure. Conséquence de la taille plus modeste de Quark par rapport à ses concurrents, l’entreprise n’aurait pas le temps, a priori, de lancer une version bêta-test comme ses trois concurrents.

Une question se pose tout de même. Quark pourra-t-elle continuer à développer une solution de PNI avec Aquafadas dans ces conditions ? C’est-à-dire également disponible pour le logiciel de son concurrent, InDesign. Concrètement, il sera possible de publier au format propriétaire d’Adobe (Folio) et au format ZAVE avec la suite d’Adobe, tandis que XPress ne pourra publier qu’en ZAVE. Pourtant, l’éditeur de Denver à une carte à jouer en offrant une solution aux structures qui désirent des outils de PNI simples et peu coûteux pour la publication d’App (notamment les graphistes indépendants ou bien la “petite” agence en communication ou le “petit” éditeur). Et XPress 9.1 semble prendre cette direction…

Le Kindle gratuit existe déjà… au Royaume Uni

Alors que la rumeur d’un Kindle offert aux clients Amazon Prime se fait de plus en plus entendre, l’Association des Libraires d’Angleterre et d’Irlande indique sur son blog que des Kindle sont déjà disponibles gratuitement au Royaume Uni. En réalité il s’agit plutôt de Kindle subventionnés partiellement ou en intégralité pour les possesseurs de smartphones ayant souscrit à un abonnement mobile par l’intermédiaire du distributeur indépendant The Carphone Warehouse, plus connu en France sous le nom de The Phone House.

L’enseigne, filiale de Best Buy (tiens tiens… :p cf. notre article), est coutumière de ce genre d’opération puisqu’elle propose régulièrement des packages téléphone + forfait + cadeaux (consoles de jeux, TV etc). Il n’est donc pas si surprenant de voir le Kindle, du fait de son prix modéré et de son écosystème, rejoindre les autres produits d’appels du distributeur mobile.

Un nouvel élément dans la stratégie d’Amazon qui semble indiquer encore un peu plus l’intention du géant américain de concentrer ses efforts sur la fidélisation de ses clients autour du Kindle Store en facilitant la distribution et l’acquisition du Kindle…

La sélection du jour #85

  • Amazon protège la marque “Kindle” sur les services tiers. – Numérama
  • Le livrel québécois sur les traces de la musique numérique. – Cyberpresse.ca
  • Plusieurs magazines utilisent déjà le système d’abonnemment d’Apple. – iGeneration
  • Un reader lowcost pour moins de 50$ – Teleread
  • Kno veut abandonner sa division hardware pour se concentrer sur le développement de logiciels universitaires – Teleread
  • BookRenter lève 40 millions de dollars – TechCrunch
  • Bye-Bye, Borders. – FrumForum
  • Lecteurs et livres numériques, l’expérience de la Bibliothèque de Toulouse. – MercureKotKot
  • Comment vendre des livres sur mobile? – Teleread

Kindle : une application pour Windows Phone 7 en préparation

Amazon a rajouté une nouvelle catégorie dans son site dédié à ses applications de lecture mobile et l’heureux élu est Windows Phone 7. Et non, les détenteurs d’un Palm devront encore attendre car ce sont les mobiles équipés de l’autre firme de Seattle (Amazon a également son siège dans cette ville) qui seront équipés les premiers d’une application Kindle. Celle-ci reprendra les fonctionnalités qui équipent déjà la déclinaison Android ou iOS (avec en prime une fonction d’achat sans quitter l’application), afin d’accéder d’une manière optimale au catalogue colossal du libraire : plus de 725 000 titres dont 108 bestsellers du New York Times sur 111. Aucun autre distributeur ne fait mieux aux Etats-Unis ! Reste à savoir si la part des téléphones WP7 va devenir significative. En tout cas, Amazon devrait être le premier à proposer une application de lecture pour cette plateforme, qui ne semble pas encore avoir attiré les développeurs. Vivement que cette situation change !

Bluefire Reader : un concurrent direct pour Stanza


Voici un nouveau venu dans le monde des applications de lecture pour plateforme mobile. Alors que l’on pensait qu’iBooks, Stanza et Aldiko avaient légèrement endormi le marché, une nouvelle pousse vient d’apparaître sur l’App Store (et bientôt l’Android Market), Bluefire Reader. Cette application ressemble à s’y méprendre à notre bon vieux Stanza… mais avec des fonctionnalités nouvelles.

Si Bluefire Reader est capable de lire les formats ePub et PDF, il est aussi compatible avec le système de DRM d’Adobe. Dès l’ouverture, l’application vous demande de renseigner votre ID Adobe. Ensuite, il suffira de récupérer vos ebooks avec DRM et de le installer dans le programme via iTunes. L’équipe de développement indique également que plusieurs boutiques viendront se connecter prochainement à l’application pour permettre l’achat directement depuis celle-ci, avec ou sans DRM à l’issue de l’achat.

Nous avons été très agréablement surpris par le moteur de lecture. Le développeur de l’application a opté pour le minimalisme avec une interface très propre et réactive. On ne rencontre aucun ralentissement pour tourner les pages d’un ePub ou se balader dans un PDF. Le jeune start-up a également soigné le système de marques-pages et de prise de notes, les éléments étant regroupés dans leur totalité sous forme de liste dans chaque ouvrage. C’est simple et ergonomique.

Bluefire Reader, en simple V1, égale déjà Stanza. Pour certains, ce nouveau programme le dépassera même car la compatibilité avec les DRM Adobe est un véritable atout. Malgré ces points positifs, Bluefire n’est pas exempt de défauts : il manque un système permettant de se connecter sur des flux OPDS ou de télécharger un ePub/PDF directement depuis une URL, comme avec Stanza. Cela dit, j’ai comme le sentiment que l’équipe de développement derrière ce programme va être très attentive à ses défauts de jeunesse pour que son application séduise un nombre toujours plus important de lecteurs.

Au passage, il faudra que la jeune société, basée à Seattle, ne se fasse pas trop remarquer car un autre géant du livre numérique ne vit pas très loin… ;-)

Le Petit Futé s’essaie au guide de voyage interactif


Après plus d’une centaine de guides reprenant les PDF de leurs ouvrages papiers, Le Petit Futé se lance dans une nouvelle collection de guides interactifs à destination des mobiles. Et pas seulement de l’iPhone ! Même si une application pour cette plateforme a été développée, un site mobile qui reprend toutes les fonctionnalités est aussi accessible à tous les modèles de smartphones.

Avec ce produit, il ne s’agit pas d’accéder aux simples guides mais d’exploiter de la base de données du Petit Futé. Ainsi, l’application reprend un ensemble de bonnes adresses pour sortir, se loger et autres services pratiques. Le concept est là (il n’est pas sans rappeler les guides du Routard équivalents ou ceux du Lonely Planet) mais la réalisation laisse à désirer. L’ergonomie n’est pas au rendez-vous et on peut rapidement se perdre dans cette base de données. En revanche, le système de cartographie (basé sur Google Maps) est réactif mais l’outil de réalité augmentée encore à perfectionner. Si vous êtes utilisateur régulier du Petit Futé, l’onglet “Compte” permet de contribuer à l’enrichissement de la base de données.

Au final, l’idée est là mais la réalisation déçoit. Le Petit Futé met avant sa base de donnée mais la navigation dans celle-ci est laborieuse. Bien entendu, il ne s’agit pas d’un guide de voyages (aucune fonction de parcours est proposée) mais plutôt d’un guide de bonnes adresses en France. Cependant, sur ce créneau, le concurrence est rude et les usages bien ancrés avec des applications comme AroundMe même si la base de données Petit Futé reste un atout. En attendant, cette application est gratuite sur l’App Store pour quelques jours. L’éditeur n’a pas encore établi si celle-ci deviendra payante mais la pub (déjà intégrée dans l’application) garanti le modèle économique de ce “couteau-suisse” de la bonne adresse.

Ibis Reader a le droit à une première mise à jour

Il y a quelques semaines, nous vous présentions un nouveau logiciel de lecture pour mobile, Ibis Reader. Après une annonce en grande pompe durant la conférence TOC, l’équipe de développement a corrigé les quelques défauts de jeunesse de son service et les corrige dans une première mise à jour. Pour rappel, la particularité d’Ibis Reader est d’être entièrement conçu en HTML5, si bien qu’une même application fonctionne aussi bien avec Android que sur iPhone OS. Et vous ne verrez pas la différence, celle-ci s’affichant comme une application classique.

Au menu des nouveautés, un système de mise à jour automatique du logiciel ainsi qu’un système de synchronisation entre vos différents appareils de lecture. Que vous lisiez le matin depuis votre navigateur web et le soir depuis votre iPhone, Ibis Reader se souviendra de votre emplacement dans l’ouvrage. D’ailleurs, si vous lisez sur votre ordinateur classique, une nouvelle fonction vous permettra d’effacer le contour rose du design du site pour n’afficher plus que la page et profiter ainsi au mieux du texte. Enfin, si vous trouvez Ibis Reader incomplet, un simple clic vous permettra de lancer la lecture sur Stanza pour l’iPhone ou Aldiko pour Android, afin de profiter de réglages de mise en page beaucoup plus complet. Bien vu !

Lecture numérique : précisions sur le vocabulaire

Nous avons pu recevoir ces derniers temps quelques commentaires de lecteurs nous indiquant leur mécontentement, incompréhension, étonnement à voir eBouquin relayer des informations concernant l’iPad. Il nous était reproché de sortir de notre ligne éditoriale, de nous éloigner du livre électronique et des readers. Il est vrai qu’Apple a souvent tenu le devant de la scène sur eBouquin ces dernière semaines en raison des récentes annonces et de leurs répercussions sur l’ensemble des secteurs du web et de l’édition. Pour autant ces commentaires nous ont permis de confirmer cette impression de confusion qui émane autour du livre électronique, aussi bien auprès de certains de nos lecteurs que de la presse généraliste, notamment au niveau de l’emploi des termes.

Nous aimerions donc réagir publiquement à ces remarques en apportant quelques précisions concernant notre ligne éditoriale et en faisant le point au niveau du vocabulaire employé.

La vocation première d’eBouquin.fr étant d’apporter à nos lecteurs des analyses claires et pertinentes concernant l’actualité de la lecture numérique, voici donc quelques éléments pour permettre de mieux comprendre notre démarche et suivre notre raisonnement et notre positionnement vis à vis de l’actualité.

  • Qu’est ce que la lecture numérique ?

Basons nous tout d’abord sur le terme de lecture numérique. On pourrait presque voir dans cette expression un oxymore, lecture faisant référence à une pratique ancestrale et numérique faisant écho à une technologie nouvelle. C’est précisément l’objet de notre site : observer et analyser la rencontre/confrontation entre deux mondes, deux époques très différentes, évoluant dans des espaces distincts, avec des rythmes propres à chacun.

La lecture numérique c’est le rendez-vous de l’industrie du livre, le monde de l’édition, de la presse, du papier, avec celui de l’Internet, de l’instantané, de l’information à profusion. Notre objet d’étude est passionnant, mais extrêmement délicat tant il présente des enjeux et des intérêts différents selon les parties. On le voit d’ailleurs selon que l’on se place du point de vue d’un éditeur, d’un libraire, d’un bibliothécaire, d’un auteur ou d’un lecteur. On peut également appréhender sa complexité au travers de questions récurrentes concernant les DRMs, le prix, la propriété, le partage des livres.

La lecture numérique englobe donc le livre, mais aussi les nouvelles technologies. Il convient ainsi de parler des nouvelles façons de lire, d’écrire, de consulter des informations, d’accéder à des documents écrits.

  • Contenu vs. contenant

La lecture numérique est polysémique. Elle peut faire référence tout d’abord au livre électronique, appelé également eBook. C’est à dire au contenu, à ce simple fichier numérique pouvant prendre la forme d’un texte numérisé (scanné ou édité sur ordinateur). Il peut être un roman, une nouvelle, ou encore un manuel scolaire. Cela peut être également des documents personnels créés via un traitement de texte ou un tableur.

Ces contenus présentent des enjeux au niveau de leur forme et de leur format. Actuellement nous connaissons des formats répandus tels que .pdf, .doc, .txt, .html, et en découvrons de nouveaux : .epub, .mobipocket. Il s’agit là cependant de formats “figés” idéals pour la consultation mais pas pour l’interaction. Or le livre de demain sera selon nous un livre vivant, animé et connecté, avec lequel communiquer, interagir. Il intègrera en plus du texte des éléments multimédias avec des vidéos, de la musique, des possibilités d’annotations, de copier/coller, de recherches documentaires intégrées.

La lecture numérique pose également la question des contenants, c’est à dire des appareils à même de lire ces nouveaux types de livres.

  • Plusieurs types de supports

1. L’ordinateur

Le premier appareil, le plus populaire et le plus répandu est notre ordinateur. C’est par lui que nous créons aujourd’hui la majorité de nos documents numériques et consultons des informations. Il s’est progressivement imposé comme l’outil le plus utilisé pour la lecture. Or vous conviendrez que ce n’est pas réellement l’appareil le plus optimal pour le confort de lecture. Nous nous efforçons donc de vous présenter des alternatives à l’ordinateur et des services ouvrant de nouvelles perspectives de lectures ou favorisant la lecture de documents écrits via ordinateur. (Relay, LeKiosque, Kindle for PC…).

2. Les readers

Parlons à présent des lecteurs de livres électroniques, appelés également liseuses et plus connus sous le nom de readers. Ce sont actuellement les appareils dont on entend le plus parler, tout simplement parce que le secteur de la lecture numérique est en plein essor et que les readers se présentent comme des produits dédiés, spécialisés. Les arguments mis en avant ? Autonomie incroyable, technologies d’écran se rapprochant du confort du papier (E-Ink, SiPix et prochainement Liquavista ou Mirasol), fatigue visuelle moindre. Les readers constituent donc l’élément central de notre ligne éditoriale compte-tenu des innovations qu’ils apportent. Il ne faut pas oublier cependant que la lecture numérique est un sujet vaste, et elle ne saurait se limiter aux simples readers.

3. Les smartphones

D’ailleurs la lecture numérique c’est aussi la lecture en mobilité, n’importe où et n’importe quand. Avec l’émergence des smartphones, et notamment de l’iPhone, les gens prennent l’habitude de lire depuis leur téléphone mobile, de consulter rapidement l’actualité, leurs mails dans le métro, la rue. En raison de leur taille réduite, ils invitent à repenser la lecture et donnent de nouveaux champs d’explorations pour les auteurs avec des histoires courtes, des épisodes à suivre etc.

4. Les tablettes Internet

Enfin arrive la question des tablettes Internet et de l’iPad. Nous considérons ce produit comme la combinaison des trois appareils évoqués précédemment : un ordinateur portable permettant entre autres fonctions de lire des livres électroniques. Il constitue selon nous un appareil hybride, multifonctions et évolutif à même de redéfinir notre rapport au livre et à la lecture. Nos livres, nos romans, nos bandes dessinées, nos documents personnels/professionnels, nos mails, nos journaux, nos magazines, nos sites d’informations enfin rassemblés, organisés et consultables depuis un seul et même endroit.

Pour nous tablettes et readers n’ont pas vocation à se concurrencer, mais bel et bien à se compléter, voire, à terme, à fusionner en empruntant les points forts de chaque appareil : autonomie, confort de lecture pour les readers, interactivité, connectivité et polyvalence pour les tablettes.

  • Conclusion

Ainsi vous l’aurez compris, eBouquin s’intéresse à une grande variété de sujets pour permettre nos lecteurs d’appréhender les enjeux du livre et de la lecture numérique dans leur globalité. Notre spécialisation est la lecture numérique et toutes les tenants que cela implique. Les readers, la technologie e-Ink, ne sont qu’une composante de notre ligne éditoriale.

Pour vous aider à découvrir et/ou connaître tous les tenants et aboutissants de la lecture numérique, nous avons décidé de mettre en place un Wiki, de créer un espace depuis lequel retrouver facilement des informations concernant un domaine en particulier. Celui-ci est pour le moment très peu rempli, mais est amené à évoluer progressivement, avec votre concours, et nos articles explicatifs.

Enfin, et toujours pour essayer de vous donner les clés pour comprendre les évènements actuels, nous allons lancer prochainement un forum pour réagir aux articles ou discuter sérieusement d’un sujet précis.

En espérant que ces précisions vous permettent de mieux cibler notre approche.

Au plaisir de vous retrouver quotidiennement sur eBouquin.

Exclu : Numilog bientôt sur l’iPhone

Il y a quelques semaines, nous nous demandions si Numilog ou la Fnac viendraient un jour à développer une application à destination de l’iPhone ou de l’iPad, pour étendre la distribution d’ebooks aux personnes qui lisent sur mobile. Entre temps, la FNAC annonçait par la voix de son président, Christophe Cuvillier, le lancement au mois de juin d’une toute nouvelle plateforme, confirmant ainsi les différentes rumeurs sur la fin du contrat qui liait l’entreprise à la division numérique de Hachette, Numilog. Le partenariat entre le FNAC et Numilog, qui avait débuté en octobre 2008, prenait ainsi fin. En attendant l’arrivée de son successeur (dont le nom sera prochainement annoncé), Numilog commence à faire ses cartons et préparer l’avenir.

Comme nous avons pu le dire à plusieurs occasions, la majorité des personnes qui lisent en numérique le font depuis leur smartphone. Les readers avec un écran en papier électronique, même si leur confort de lecture est inégalable, représentent une part minime de lecteurs numériques. Avec 2 millions d’iPhones vendus en France depuis 2007, nul doute que le marché est intéressant. La majorité des applications d’ebooks, en français, disponibles pour iPhone OS sont souvent des titres éparpillés. Il n’existe pas encore d’application regroupant sous forme de bibliothèque (à la manière de Stanza) l’ensemble des ebooks achetés sur une plateforme. Qui sera le premier distributeur à proposer une application, type Kindle for iPhone, dans la langue de Molière?

Au fil de nos recherches de prestataires pour réaliser une application mobile pour eBouquin, nous avons pu apprendre que Numilog a lancé le développement d’une application pour iPhone (et pour iPad?). Celle-ci permettra d’accéder à la plateforme de Numilog qui comprend plus 50 000 titres. Nous n’avons pas réussi à savoir si l’utilisateur pourra acheter un livre directement depuis l’application ou bien s’il devra passer par Safari, une méthode déjà utilisée par Amazon et qui évite au distributeur de donner 30% du prix de la vente à Apple. L’accent a été mis sur le format ePub (protégé par DRM Adobe CS4) et le lecteur pourra lire, directement depuis l’application, ses fichiers achetés sur la plateforme. Le développement du programme a été confié à la société Visuamobile qui a déjà réalisé par le passé l’application de voyage LOok! pour Hachette.

Est-ce la réponse de Numilog à la Fnac? Peut-être bien. C’est aussi un changement de stratégie pour le distributeur qui n’avait pas pris en compte le fort développement de la lecture sur mobile ces dernières années. Le marché des smartphones connaît une croissance non négligeable (+27% de ventes en 2009 par rapport à 2008)  et la lecture numérique est au coeur de ces nouveaux usages avec des particularités propres au mobile (écran LCD de petite taille mais accès permanent à Internet pour charger des contenus). Numilog s’apprête-t-elle enfin à entrer dans le 21ème siècle?

Kindle for Blackberry : téléchargement limité aux Etats-Unis

Amazon vient de rendre disponible au téléchargement une nouvelle version de son application pour mobile, destinée aux portables de la société RIM. Désormais, si vous possédez un Blackberry, il vous suffira de télécharger l’application en renseignant votre adresse email à cette adresse. Mais attention : l’application Kindle for Blackberry n’est pas disponible pour les personnes ne résidant pas aux Etats-Unis. Quelle déception ! Il va donc falloir attendre encore quelques semaines pour pouvoir lire ses ebooks version Kindle depuis son Blackberry. A moins que des petits malins trouvent une astuce pour accéder à l’application depuis l’Europe…

Pour plus de détails sur l’application et obtenir la liste des modèles compatibles, c’est par ici.

Bientôt des écrans remplis de capteurs solaires

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Et si nos readers et tablettes venaient à être autosuffisants en énergie? Malheureusement, le design n’est pas propice à l’intégration de capteurs solaires. La face avant est occupée par l’écran tandis que la coque arrière n’est pas celle qui sera la plus exposée à la lumière. Cependant, des chercheurs de l’université de Pennsylvanie pourraient bientôt révolutionner l’utilisation que nous avons de nos appareils mobiles. Le capteur révolutionnaire pourra être présent dans l’écran de votre smartphone et se recharger automatiquement lorsqu’il est posé sur une table. Pour l’instant, la technologie est encore à l’état de prototype mais on devrait voir arriver les premiers téléphones autonomes en énergie d’ici quelques années. Couplé à des processeurs et des écrans ultra-basse consommation, la révolution numérique a de beaux jours devant elle !

Source : Engadget

Issuu Mobile : la lecture de magazine sur mobile renouvelée?

issuumobile
Qu’y a-t-il de mieux? Lire sur un reader, sur un smartphone, un netbook ou sur son écran géant? Certains préféreront encore le papier. Il n’y a jamais eu autant de supports possibles pour la lecture qu’à l’heure actuelle. Pour la start-up danoise, Issuu, il semble que la lecture sur mobile soit la bonne solution, même si elle demande encore à être améliorée. C’est dans cette perspective qu’a été développé Issuu Mobile.

Déjà disponible en version Android, Issuu Mobile sortira dans les prochains mois sur l’iPhone. Le lecteur pourra accéder à une large sélection de livres, magazines et documents disponibles sur la plateforme Issuu. Pour l’instant, il s’agit de documents partagés par la communauté et de quelques contenus sous droits (livres, magazines) mis à disposition par des éditeurs partenaires. Issuu envisage également de créer sa propre boutique sur laquelle les lecteurs pourront télécharger à l’unité ou s’abonner à un magazine. La particularité de Issuu Mobile vient sa fonction EasyRead : cette technologie permet de repérer les articles dans un magazine en mise en page papier, pour l’extraire et ainsi faciliter la lecture. D’un simple geste, il est aussi possible de retrouver un index des articles présents sur la page. Les développeurs de l’application ont aussi ajouté des fonctions de partage pour voir ce que vos amis sont en train de lire, commenter un article etc. Une lecture 2.0 comme celle pratiquée depuis longtemps sur le web !

Pour découvrir en image le fonctionnement de Issuu Mobile (en version Android), cliquez sur la vidéo ci-dessous.

Source : Techcrunch

L’application Kindle for Blackberry bientôt de sortie

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Amazon tente d’attirer l’attention alors que toute la presse high-tech a les yeux rivés sur Las Vegas. La firme de Seattle vient de faire quelques modifications sur son site et indique désormais que l’application Kindle for Blackberry devrait arriver très bientôt. Il nous est même proposé de laisser son adresse email pour être prévenu dès que l’application sera disponible au téléchargement.

Au menu des fonctionnalités, on retrouve le même que sur l’application Kindle for iPhone. En effet, l’application peut fonctionner sans que vous disposiez d’un Kindle. Il suffira de mentionner votre compte Amazon pour que l’application soit authentifiée. Une fois cette étape passée, on accéde automatiquement à la bibliothèque Kindle. La version Blackberry est compatible Whispersync pour synchroniser les lectures entre différents appareils, et même si il s’agit d’annotations ou de marques-pages. Grâce au Whispersync, tout est synchronisé !

L’application permet également un accès au Kindle Store pour acheter du contenu dans un catalogue de plus de 390 000 titres dont les derniers bestsellers (avec à chaque fois la possibilité de télécharger un extrait). En revanche, rappelons que l’offre de presse et de blogs est inaccessible depuis les applications mobiles d’Amazon. La version Blackberry est pour l’instant limitée aux consommateurs américains. L’arrivée de cette nouvelle déclinaison de l’application mobile Kindle montre bien que la stratégie d’Amazon est de multiplier les plateformes depuis lesquelles le service Kindle est accessible.

BookDroid, la lecture d’audiobook sous Android

bookdroid

Lire des audiobooks avec un logiciel dédié depuis un smartphone Android est désormais chose possible. Une nouvelle application dédiée à cette plateforme vient d’apparaître sur l’Amazon Marketplace, au nom de BookDroid. Le mot d’ordre de cette application est simplicité d’utilisation et compatibilité maximale. D’ailleurs, la liste des fonctionnalités le reflète :

- Compatibilité avec l’ensemble des formats lisibles par Android.
- La possibilité de gérer votre bibliothèque à votre goût : ajout, suppression et modification d’un audiobook. Il est aussi possible de rassembler plusieurs fichiers différents pour en faire un seul audiobook.
- La gestion des marques-pages et la sauvegarde automatique lorsque l’application est quittée rapidement.
- Le support du chapitrage.
- Et enfin, la possibilité de télécharger des milliers d’audiobook, gratuitement, et directement depuis l’application. BookDroid peut télécharger directement le fichier audio ou bien une archive .zip. L’utilisateur pourra également transférer ses propres audiobook directement depuis la connexion USB ou le port extension du smartphone.

Pour plus d’informations sur BookDroid, c’est par ici.

Source : Teleread

Le Palm Pre goûte aux joies de la lecture numérique

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Alors que le Palm Pre et son système WebOS a été reconnu pour son ergonomie, son SDK n’a pas autant séduit les développeurs que ceux de l’iPhone ou d’Android. Si bien que les applications de lecture sont peu nombreuses. Mis à part Shortcovers, il n’y a pas grand chose.

La jeune start-up profite de ce manque d’offre pour proposer sa première application sur la plateforme de Palm. Après Vroom, un livre pour enfants sur iPhone, voici The Red Apple. Nous n’avons pas plus d’informations quand à cet ouvrage, le site de Winged Chariot Press est très succinct à son sujet.

Est-ce un heureux possesseur d’un Palm Pre pourrait nous dire ce qu’il en pense? Il semblerait que l’application soit déjà téléchargeable sur le store, on ne sait jamais, si une âme charitable se dévoue…