Posts Tagged ‘numérique’

John Grisham se tourne vers le livre électronique

Alors que des écrivains de renom tels que Paulo Coelho, Dan Brown se sont déjà lancés depuis plusieurs mois sur le créneau du livre numérique, c’est au tour de John Grisham, l’auteur américain de romans judiciaires à succès, de prendre le pari du livre électronique. Ses 23 romans sont en effet édités en version numérique par Random House et distribués auprès de toutes les grandes librairies en ligne avec un large choix de formats (PDF, ePub, Mobipocket, Kindle…).

Chez Random House, tous les livres sont initialement annoncés au prix de 15$, mais Amazon et Barnes&Noble notamment, proposent en ce moment les livres à 9,99$, voire 7,99$ pour les titres plus anciens.

Il s’agit clairement d’une bonne nouvelle dans la mesure où la démocratisation du livre électronique et l’élargissement de l’offre numérique passent justement par l’arrivée de ces écrivains à succès susceptibles d’inciter les consommateurs à investir dans un reader et les autres auteurs à les suivre dans l’aventure du numérique. Espérons que John Grisham soit l’un des premiers d’une longue liste…

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ePagine fait peau neuve


La plateforme de distribution d’ebooks, ePagine, a fait peau neuve en fin de semaine dernière et nous propose depuis une interface renouvelée. Le fond gris noir reste de rigueur, mais le design est revu. Dès la page d’accueil, on découvre plusieurs dizaines de couvertures de livres bien mises en valeur. Les visiteurs pourront naviguer dans le catalogue par type de littérature, par éditeur, par format mais aussi par support de lecture. Ainsi, plus de risque d’incompatibilité ou de problème d’affichage suite à l’achat d’un ebook non optimisé pour son reader. En effet, bien souvent un PDF optimisé pour un modèle sera moins bien lisible sur un autre. Au coeur de l’animation de la boutique : les libraires, qui restent l’élément central du contenu d’ePagine avec l’arrivée d’un nouveau système centralisé d’extraits gratuits (téléchargeables en PDF ou ePub). Une bonne idée qui permet de vérifier le rendu sur son reader et de découvrir l’ouvrage que l’on souhaite acquérir.

La nouvelle interface d’ePagine est la bienvenue et apporte la clarté qui faisait défaut à la précédente version. A quand le passage des librairies en marque blanche à la nouvelle interface? Pour en savoir plus sur le démarche d’ePagine, nous vous recommandons l’interview de Stéphane Michalon, directeur d’ePagine, sur Littexpress.

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La sélection du jour #34

  • “Le livre à l’heure de l’iPad : le papier meurt, le numérique déferle, et tout le monde est désorienté”. Un excellent billet réalisé par le designer et écrivain Craig Mod.
  • Andreesen invite les médias traditionnels à mettre fin aux éditions papier pour se consacrer entièrement à l’ère digitale. (via TechCrunch)
  • Pour Loïc Le Meur, les kiosques à journaux auront disparu dans 10 ans. (via La Croix)
  • Izneo, un nouveau portail de BD numérique (via Bodoi)
  • CeBIT : Inteview avec PocketBook autour de ses nouveaux readers : 601, 602 et 603. (via MobileRead)
  • L’Alex de Spring Design entre les mains du FCC (via Engadget)
  • Le BeBook Neo est maintenant distribué par Foyles. (via The BookSeller)
  • L’enTourage eDGe a été passé en revue par LaptopMag et récolte un 3/5. Plus léger et mieux optimisé, le concept pourrait arriver à séduire.
  • Vendre un reader en Asie est une question de mise en situation… Original. (via GenerationMP3)
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La sélection du jour #12

selectiondujourAu programme aujourd’hui :
  • Le compte rendu d’un utilisateur sur la mise à jour du son PRS-500 chez Sony (via Mobileread)
  • La différence de taxation entre livre audio et livre numérique (via Aldus)
  • PPR va se séparer de la Fnac (via WSJ)
  • Le test du Astak EZ Reader Pocket Pro (via Slashgear)
  • Wattpad s’étend en l’Inde (via Teleread)
  • Le reader eSlick disponible chez Alapage (via Aldus)
  • Du nouveau sur la boutique Place des Editeurs, avec notamment : Bernard Laporte, Amanda Lear, Robert Pattinson, Solange Sand, Les Aventures de Sherlock Holmes, les guides Lonely Planet Chine, Vietnam et Sri Lanka.
  • Comment alimenter votre Kindle, fraîchement mis à jour ? En essayant les PDFs de Feedbooks (via Teleread).

A bientôt !

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La sélection du jour #11

selectiondujour

Le plein de liens intéressants pour bien débuter la semaine

  • Les kiosques pour découvrir les Sony Reader (via Sony)
  • Un comparatif du Kindle et du Sony Reader PRS-600 (via le Monde Numérique)
  • Entretien avec Xavier Cazin, diffuseur-distributeur sur Amontour.
  • Un nouveau pack pour le Cybook Gen3? La Gold Edition, compatible PDF et ePub avec DRM qui comprend un pack d’accessoires (housse, écouteurs etc.). (via BooksOnBoard)
  • Vie et mort d’un fichier numérique, partie 1 et partie 2 (via le Comptoir de la BD)
  • Les Numériques testent le Kindle version Internationale (via Les Numériques)
  • Réflexion sur la nécessité pour les éditeurs de libérer leurs métadonnées. (via Au delà de cette limite)
  • L’expérience de Francis Hamit, en tant qu’écrivain, avec le Kindle et Amazon.  (via Teleread)
  • Le Figaro Madame a désormais son pendant numérique : le “More.Madame“.

A très vite !

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L’avenir de la presse en images

Quoi de mieux qu’une série de cartoons pour exprimer la situation à laquelle est confrontée le monde de la presse? Bien qu’un brin provocateur, cette première caricature illustre l’obsolescence du journal papier vis à vis des nouveaux moyens d’information. Le choix du dinosaure n’est pas anodin, et peut être envisagé de deux façons. Je reprendrais pour la première une célèbre expression qui suscita une véritable levée de bouclier en son temps, quoique pour une autre raison : “il faut dégraisser le mammouth”. On comprend ainsi aisément que la presse papier est une industrie ancienne, qui a besoin de se renouveler, se réformer. Cela nous amène d’ailleurs au deuxième élément d’interprétation : un espèce en voie de disparition. Face à Internet, aux nouveaux modes de consommation de l’information, la presse traditionnelle risque de disparaître si elle ne parvient pas à se moderniser et s’adapter aux besoins actuels.

Le deuxième cartoon poursuit justement ce raisonnement. L’industrie de la presse est en pleine restructuration, et chaque journal essaie de trouver la formule qui lui assurera le retour à la sérénité. Le fait est que les réformes menées actuellement débouchent sur une situation de plus en plus précaire pour le milieu. Outre l’abondance de jeunes diplômés qui frappent aux portes de rédactions en sureffectif, les journaux, en quête d’un nouveau modèle économique, peinent de plus en plus à remplir les pages publicité et sont donc contraints à faire des coupes budgétaires en licenciant par exemple du personnel, ou en ne remplaçant pas les départs en retraites.

Le troisième dessin vient cependant nuancer le scénario catastrophique développé jusqu’alors, dans la mesure où la presse conserve un fort pouvoir d’attraction. Le journal papier, bien que concurrencé par Internet, reste apprécié et ancré dans les habitudes des lecteurs. A l’heure actuelle les supports permettant la lecture de contenus numériques n’offrent pas encore un confort d’utilisation optimal. On peux ainsi reprocher aux readers leur ergonomie peu adaptée pour la lecture de la presse, leur manque de réactivité, ou encore leurs carences dans la mise à disposition de contenus interactifs, tandis que l’on critique régulièrement les ordinateurs pour la fatigue visuelle que provoque la lecture sur écran.

De fait, si la presse traditionnelle se doit nécessairement d’évoluer, la transition numérique ne signifie pas pour autant la fin de l’ère papier. L’essor d’Internet s’il peut effectivement apparaître comme une menace, devrait en réalité être utilisé pour son potentiel, puisque par ce biais, les journaux vont pouvoir élargir leurs façons de diffuser l’information, augmenter leur audience, trouver de nouvelles sources de revenus.

Papier et version numérique sont donc obligatoirement amenés à cohabiter sous peine de se neutraliser mutuellement et de réduire à néant toute tentative de développement. Espérons qu’un jour cette division actuellement observable en rédaction disparaisse totalement au profit d’une entière collaboration des services. Le changement est en marche…

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La sélection du jour #3

selectiondujour

La sélection du jour est de retour après quelques petits soucis hier. Pour la peine, nous avons décidé de nous faire pardonner en ajoutant encore plus de liens intéressants.

  • Les utilisateurs du Kindle achètent 3,1 fois plus de livres qu’ils ne le faisaient en achetant des livres papiers. Chez Sony, c’est 8 livres par mois ! On est bien loin des 6,7 livres annuels en moyenne qu’achètent un américain. La lecture à de beaux jours devant elle ! (sur LaFeuille)
  • Les photographes américains interdits de rejoindre la Guilde des Auteurs dans le Google Book Settlement. (via Techcrunch)
  • Des magazines sur Google Books? Oui c’est possible. (via Teleread)
  • Vook rajoute un nouveau titre à son catalogue et s’essaie à la cuisine. (via Vook)
  • Le Grand Prix Littéraire du Web sera remis le 10 novembre 2009 à 19h à la Cantine (tous les détails par ici).
  • Pour les nostalgiques, il reste encore des eBookwise 1150 chez Fictionwise. Avis aux amateurs ! Mine de rien, c’est le reader le plus abordable du marché. Comptez 90$ plus les frais de livraison. En revanche, vous ne pourrez lire que des fichiers TXT, Doc, HTML, RTF ou Rocket Editions. (via Teleread)
  • Le distributeur Immatériel agrandit son réseau. Emergence d’un modèle économique dans le distribution de livres électroniques? (sur Immatériel)
  • ePagine ouvre son blog. La réflexion autour du livre papier et numérique est à l’honneur. (sur ePagine)
  • La BD numérique vue par Joseph Béhé, scénariste, dessinateur et auteur du fameux Décalogue. (via Le Comptoir de la BD)

RDV demain à 18h pour le #4 !!

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Livre électronique et enjeux du numérique

motif-logo
Arrivé avec un peu de retard, le rapport de Constance Krebs sur l’histoire et les enjeux du livre numérique vient d’être publié sur le site du Motif – commanditaire de ce travail -. Le Motif introduit le travail de C. Krebs sur son site.

Dans le cadre de ses travaux sur le livre numérique, le MOTif a commandé à Constance Krebs, un rapport sur l’histoire et les enjeux du numérique qui est désormais en ligne.

Editrice en ligne, pionnière du livre numérique avec la maison d’édition 00h00.com, aujourd’hui disparue, il nous a semblé pertinent de demander à Constance Krebs de retracer l’histoire du numérique, d’en définir les enjeux actuels et de recueillir l’opinion d’une cinquantaine de personnalités du monde du livre et de la bouquinosphère.

Nous avons laissé Constance Krebs s’exprimer librement sur les conclusions qu’elle tirait de son travail. Le MOTif n’en partage pas pour autant toutes les conclusions, ni a fortiori les recommandations, mais en tant qu’observatoire, le MOTif souhaite apporter cette contribution au débat public.

Ce document est pour nous un élément de plus, à l’instar de l’étude EbookZ? sur le téléchargement illégal, qui doit nourrir les nombreuses réflexions en cours.

Le rapport peut être téléchargé à cette adresse. Nous vous invitons également à vous rendre sur le blog de Constance Krebs qui partage régulièrement ses travaux sur le numérique avec ses lecteurs.

MAJ : Constance Krebs parle de son rapport et de ses conséquences sur son blog.

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L’essor de la BD numérique passe par les acteurs indépendants

digibidi

L’essor de la BD numérique passe par les acteurs indépendants comme DigiBiDi.com

Par Benjamin-Samuel Ewenczyk, fondateur de digiBiDi.com

Le monde de l’édition de bandes-dessinées dispose enfin de solutions technologiques et d’offres suffisamment élaborées pour être visible sur le marché des contenus numériques. Il ne se passe pas une semaine sans une annonce importante : partenariat d’envergure, introduction de nouveaux services, apparitions de nouveaux acteurs… C’est une période grisante, qui requiert une attention de tous les instants afin de ne pas perdre une idée, afin de bien saisir toutes les nuances du paysage en formation.

Premier constat : un nombre considérable d’éditeurs – y compris parmi les plus importants – investissent dans le numérique. Ce nouveau média permet à leurs séries de toucher un nouveau public. Les éditeurs ont fait le constat savent qu’ils vendent avant tout des livres imprimés et ils ont compris qu’ils avaient tout à gagner (temps, qualité du dialogue, échanges de compétences) en faisant appel à des structures extérieures qui ne sont pas nécessairement issues de leur environnement naturel. C’est ainsi qu’ils sont désormais à l’écoute des sociétés comme la nôtre, qui viennent à leur rencontre avec des services et des solutions technologiques, des offres et un marketing rapidement identifiables et dans le même temps une bonne connaissance de leurs collections et de leurs auteurs.

Aujourd’hui, la question n’est bien sûr pas de savoir si les éditeurs doivent aller vers le numérique, mais plutôt d’identifier sous quelles formes. Certains pensent la lecture numérique de la totalité ou d’un extrait de la bande dessinée comme un outil de promotion pour pousser les ventes papier, par exemple pour soutenir son lancement en librairie. D’autres sont convaincus qu’il existe un marché potentiel considérable dans la vente d’albums sur plates-formes numériques (ordinateurs, téléphones portable, consoles de jeux), par exemple en abonnements, sous la forme de chapitres. D’autres encore mixent les technologies de lecture numérique à de la personnalisation et à de l’impression à la demande… Tous ont compris que la BD numérique arrivait en renfort de leur activité propre de production de livres imprimés et que ces deux modes de diffusion étaient avant tout complémentaires et non concurrents.

Nous créons au travers de notre site et de notre interface de lecture de BD en ligne un lien nouveau avec le lecteur, qui apprécie notamment que le rendu des planches soit fidèle au travail des auteurs. Ceux-ci ne sont d’ailleurs pas en reste : dès que cela est possible, nous leur demandons leur avis sur la version numérique de leur œuvre. Leurs retours sont très positifs. Il est intéressant de noter que beaucoup d’auteurs ont un blog, où ils intègrent notre lecteur (exportable, donc) permettant de feuilleter les premières planches de leur BD. Ils donnent ainsi à leurs fans la possibilité de découvrir leurs œuvres directement, avec un confort de lecture accru.

De plus en plus de titres sont aujourd’hui déclinés en numérique. Les éditeurs accordent aujourd’hui peu d’exclusivités, ce qui leur permet de tester avec une même série les différentes solutions développées. Cela nous pousse à innover, pour se distinguer et dégager encore plus de valeur ajoutée pour nos partenaires.

Nos forces sont connues : elles se situent sur la richesse et le prestige de nos catalogues, nos tarifs et services attractifs, notre capacité à proposer une offre multi plates-formes cohérente, complémentaire et évolutive. Le BookCamp* a été une excellente occasion pour nous de renforcer le dialogue constructif entre acteurs de ce marché émergent et des synergies ne manqueront pas de naître de cette rencontre.

* : le 26 septembre digiBiDi.com a co-organisé et participé à l’atelier « La BD à l’heure du numérique », lors de la seconde édition du BookCamp à Paris, un événement qui rassemble de nombreux professionnels et passionnés de l’édition numérique.

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Francfort 2009 – Google se lance dans l’édition

Google Voice, Google Wave et maintenant Google Edition, décidément 2009 est une année faste pour le géant de la Silicon Valley. Sur tous les fronts, Google n’en démord pas malgré ses procès à répétition, le monde de l’édition numérique est un marché à conquérir. Avec l’entrée en service de Google Edition en 2010, c’est désormais chose faite : Google va devenir un vrai libraire en ligne en proposant aux internautes l’achat et le téléchargement de livres électroniques depuis n’importe quel terminal connecté à Internet.

Il devrait être mis à disposition un catalogue de plus de deux millions de titres, fournis par plus de 30 000 éditeurs adhérents au programme “Partenaires” de Google. Aujourd’hui les livres sont seulement indexés, et les internautes disposent en général seulement d’un aperçu limité et ou d’un simple résumé. Grâce à Google Edition, les utilisateurs pourront acheter le titre et accéder à l’intégralité de l’ouvrage. Il leur suffira pour cela de régler via Google Checkout et de disposer d’une adresse Google Mail.

Il sera également possible d’acheter les ouvrages auprès des éditeurs mais aussi des site partenaires. Pour Google, ce nouveau service présente un potentiel économique intéressant dans la mesure où il sera prélevé 37% de commission lors d’un achat direct depuis Google Edition. Un taux montant jusqu’à 55% dans le cadre de la collaboration avec les sites tiers.

Pour l’internaute, l’intérêt d’un tel service est évident : Google Edition va lui permettre de pouvoir consulter ses livres électroniques depuis son ordinateur, son téléphone mobile pour peu qu’il dispose d’une connexion Internet. Les ebooks pourront être également annotés, imprimés, cités en partie. En fonction de la décision des éditeurs et des revendeurs, les ouvrages seront téléchargeables en .pdf tandis que la tarification devrait être variable selon les pays et les taxes en vigueur.

Pour les éditeurs intéressés par un partenariat, vous trouverez davantage de renseignements à cette adresse : https://books.google.com/partner

Si un telle annonce était prévisible, du fait du mouvement de grande ampleur amorcé par Google avec son projet de bibliothèque numérique, l’officialisation du lancement de Google Edition devrait relancer les débats autour de l’avenir des petits éditeurs, mais aussi de la pertinence d’une union des maisons d’éditions…Il faut dire qu’au vu de la puissance de Google, c’est à se demander s’il vaut mieux l’avoir avec soi que contre soi, tout en gardant à l’esprit que lui laisser la voie libre ne ferait que renforcer sa position dominante…

Une chose est sûre : Google regarde droit devant et la balle est désormais dans le camp des maisons d’éditions. Le temps n’est plus à l’immobilisme, mais bel et bien à la concertation et l’action…

Source : LivresHebdo

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Média Participations et l’édition numérique

L’éditeur de XIII, Garfield, Largo Winch, leader de la bande dessinée en Europe depuis le ralliement de Dupuis, Dargaud  et Le Lombard sous la même enseigne, poursuit sa transition vers le numérique. Après Hachette Livre et Gallimard-La Martinière-Flammarion, c’est en effet au tour du troisième groupe d’édition français, Media Participations, en association avec Editis, de lancer une plateforme de distribution et de diffusion numérique : l’e-Plateforme

Dans une interview consacrée au Figaro, Claude de Saint Vincent, directeur général du groupe franco-belge explique les raisons de cette évolution :

«Il n’est pas besoin d’aimer le monde qui vient pour le voir venir. Ce qui est arrivé à la musique est en train d’arriver à la vidéo et au cinéma, et va arriver au livre, analyse Claude de Saint-Vincent. L’édition numérique est incontournable. Il existe aujourd’hui toute une génération de gens qui ne liront pas moins que nous, mais ne liront plus de papier. Nous devons nous adapter en mettant à la disposition de ces futurs lecteurs les contenus que nous avons sous forme numérique, mais aussi envisager de créer des livres un peu différents dont le premier usage sera numérique, mais qui trouveront ensuite un usage papier. Les prochains albums de Garfield seront très prochainement disponibles sur iPhone. La nécessité de créer des outils pour mettre à disposition des lecteurs ces nouveaux contenus est indispensable. Notre association avec Editis n’a d’autre vocation que d’appeler tous les éditeurs à se fédérer. C’est un outil ouvert, non-exclusif, pour obtenir un outil interprofessionnel qui facilitera l’accès à ces contenus»

Retrouvez l’intégralité de l’entretien en vidéo :

Nul doute que les maisons d’éditions ont parfaitement intégré le risque Google et l’importance que représente le front commun des éditeurs pour contrer cette menace…

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Pressmart et Ceros, publiez facilement votre magazine en ligne

Focus aujourd’hui sur Pressmart et Ceros, deux services permettant de créer et distribuer aisément une version numérique de son journal.

Chez Pressmart, il suffit de souscrire à l’une des trois offres payantes et d’installer le logiciel correspondant. Après quoi il ne reste plus qu’à soumettre vos fichiers pré-impression au format PDF et de laisser le processus automatisé de publication via le logiciel suivre son cours. Il est ensuite possible de diffuser son journal numérique depuis son propre nom de domaine. Voici un aperçu d’un exemple de réalisation : Bicycling Australia

Du côté de Ceros, même principe. Cependant la qualité de réalisation est bien supérieure. Ici, plus de logiciel, mais une plateforme en ligne depuis laquelle sont réalisées les publications numériques à partir du fichier original PDF et des médias rajoutés. L’ensemble est ajusté, configuré puis mise en forme. Le résultat quant à lui est impressionnant, comme vous pouvez le constater avec ce n° de GQ.

A vrai dire, ces deux services devraient chacun trouver leur cible : le premier à destination des petites publications à faible budget, le second vers les enseignes disposant de plus de moyens. Voilà néanmoins un type de diffusion numérique qui doit devrait se démocratiser dans le futur, mêlant contenu traditionnel et interactif. Or à ce petit jeu là, les readers montrent malheureusement leurs limites…contrairement aux futures tablettes qui dévoileront toute leur utilité avec ce type de produit. A condition bien sûr que l’autonomie suive…

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