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L’actualité de la semaine : du 28 février au 6 mars 2010

Ce que vous avez aimé, ce qui vous a fait réagir, ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine. C’est ici, c’est maintenant, c’est dans l’actualité de la semaine !

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Détails sur le prix du livre électronique

Pour compléter notre article concernant le prix trop élevé des ebooks, voici une analyse du New York Times, qui détaille et compare la structure des coûts entre livre papier et livre électronique d’après le système américain. Certains chiffres sont pour le moins étonnants, mais surtout très intéressants…


Alors que dans l’imaginaire collectif, les coûts de transport, d’impression et de stockage apparaissent comme les déterminants principaux du prix des livres papier, il semblerait qu’en réalité cela ne représente qu’une petite partie des coûts pour les éditeurs. Pour un livre vendu 26$, sur les 13$ reversés aux éditeurs 3,90$ sont partagés avec les auteurs et 3,25$ sont consacrés à payer les frais de logistique. Enfin 1,80$ sont utilisés pour le design et la promotion du produit. On observe dans ce cas de figure que les gains des maisons d’éditeurs et des auteurs sont presque identiques.

Dans le cas du livre électronique, ces chiffres changent radicalement. Alors que les éditeurs récupèrent 50% sur les ventes d’un livre papier, ce taux monte à 70% avec le livre électronique. Les libraires possédant une boutique dématérialisée, les frais pour les locaux et le stockage sont quasiment inexistants, ce qui permet de revoir à la baisse de prix du livre électronique, sans pour autant sacrifier ses marges. En revanche, on observe que du côté de l’auteur, ses royalties diminuent au profit des maisons d’éditions, qui réalisent des économies de transport, d’impression et de stockage, et ont des frais moindre avec les étapes de numérisation, design et marketing. Considérant la situation actuelle des éditeurs papier, cela nous incline cependant à penser qu’ils disposent encore d’une marge de manœuvre pour répartir équitablement les gains avec les éditeurs dans le cadre du livre à 12,99$.

En revanche, on observe que le modèle du livre à 9,99$ n’est pas viable pour l’auteur et/ou les éditeurs, à moins bien entendu que cette baisse de prix se traduise par une augmentation significative des ventes permettant de compenser la baisse des gains.

Alors ? Seriez-vous prêts à payer un livre à 12,99$, ou acheter plutôt deux livres à 9,99$ ?

Update : A lire également chez Aldus une comparaison intéressante de ce système avec le modèle français.

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France : Les prix des ebooks encore trop élevés


Le Magazine Littéraire a relevé une récente étude, assez étonnante, conduite par la cabinet d’analyse GFK. Celle-ci porte sur la perception du livre par les français et l’accent a été mis sur le prix des livres, en version papier comme en numérique. Et le résultat est étonnant ! 83% des Français ignorent que les livres sont sujets à un prix unique, dans tous les points de vente, conformément à la loi Lang de 1981. L’élément en cause serait la réduction de 5% pratiquée systématiquement sur Amazon et régulièrement par la FNAC, deux enseignes qui pèsent lourd dans la distribution de livres papiers en France.

Du côté du livre numérique, les réponses rappellent le problème sur les prix que l’on connaît sur le marché français. Pourtant, 97% des personnes interrogées attendent de la numérisation du livre un gain significatif sur les prix. Il ressort que le prix moyen envisagé pour un nouveau roman au format numérique devrait être de 7 euros, tandis que celui d’un roman sorti il y a plus d’un an serait fixé à 4 euros. Comme on peut le voir sur la capture d’écran ci-dessus – meilleures ventes et coups de coeur de la FNAC -, il y a encore un effort à faire sur les prix. En revanche, 61% des français interrogés se disent susceptibles de lire un ebook. Un chiffre qui va être a augmenté avec la démocratisation des usages de lecture numérique. Il est aussi un important de noter qu’un secteur de l’édition s’en tire plutôt bien : celui de la bande dessinée. En effet, d’après cette étude, le prix attendu pour une BD en numérique est de 4,5 euros. Ce n’est pas loin des 4,99 euros pratiqués sur les plateformes de distribution françaises, comme Ave!Comics ou DigiBiDi.

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L’Actualité de la Semaine : du 21 au 27 février

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La tablette Adam Notion Ink se dévoile un peu plus

Vous souvenez-vous de la fameuse tablette Adam de Notion Ink? Déjà présentée lors du CES de Las Vegas, le salon Mobile World Congress a été aussi le moment, pour la jeune start-up indienne Notion Ink, d’attirer de nouveau l’attention sur son produit novateur. Cependant, c’est un media indien qui a l’exclusivité de la version finale de la tablette Adam.

On a pu apprendre que l’Adam sera équipé d’un chipset Tegra 2 couplé à un processeur DualCore ARM Cortex A9. Pour traduire le jargon, cela veut dire que l’appareil peut afficher sans problème des contenus HD 1080p et des animations de façon sur l’écran PixelQi dernière génération. On connaît également la résolution de l’écran 10 pouces : 1024×600. Parfait pour lire un journal ! L’Adam ressemble beaucoup à une iPad plus complète. En effet, elle comprendra trois ports USB, une connexion WiFi/3G/Bluetooth, une sortie HDMI et une caméra 3 megapixels (voilà qui risque de donner quelques idées à certains auteurs…). Pour finir, l’autonomie annoncée est de 16 heures en lecture HD et devrait bien dépasser ce chiffre en affichage monochrome pour lire du texte. Engadget a également eu le droit à une démonstration, le rendu de l’écran semble bon même si la vidéo ne rend pas forcément justice à l’écran lorsqu’il est en plein soleil.

Enfin, l’Adam devrait être commercialisé durant le troisième trimestre de l’année à un prix abordable et concurrentiel face à l’iPad. Couplant la force d’Android et l’affichage bi-mode de l’écran PixelQi, voici une alternative crédible au dernier né d’Apple.

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Hachette et HarperCollins suivent le mouvement amorcé par MacMillan

Le livre électronique à 9,99$ est mort. Si ce n’est pas le cas, ses jours sont comptés. Après avoir cédé face à la demande de MacMillan de passer à un “agency model” avec des ebooks vendus à 14,99$, Amazon est sur le point de recevoir des demandes semblables de la part de ses éditeurs partenaires. Lors de l’annonce des résultats financiers de News Corp, maison mère de HarperCollins, Rupert Murdoch a annoncé qu’il comptait bien renégocier le contrat qui lie son entreprise avec le géant du livre électronique. Le milliardaire australien opposerait à Amazon l’offre plus avantageuse proposée par Apple, permettant aux éditeurs plus de flexibilité et de meilleurs prix. Selon lui, la politique du livre à 9,99$ est néfaste car elle dévalue le livre et impacte les revendeurs traditionnels.

David Young a également laissé entendre qu’il souhaitait revoir les termes du contrat avec Amazon. Dans un communiqué de presse, le PDG d’Hachette Book Group a en effet fait part de sa décision d’adopter l’”agency model” et de son intention son intention de commercialiser les éditions numériques en même temps que le livre papier. Pour lui ce modèle présente plusieurs avantages. Il permettrait à Hachette d’établir ses prix de façon plus rationnelle, conformes à la valeur du travail des auteurs. Il serait possible d’élargir l’offre numérique et l’ouvrir à d’autres plateformes. A terme, cela donnerait les moyens au groupe de continue à investir pour produire de nouveaux auteurs et maintenir la diversité des livres.

David Young ajoute enfin que cette décision n’est pas dans l’optique de réaliser davantage de bénéfices, assurant que le nouveau modèle est moins intéressant financièrement pour les éditeurs sans pour autant donner davantage de précisions…

MacMillan, Hachette et Harper Collins sont en train d’infliger un véritable camouflet à la politique d’Amazon en se tournant vers le modèle préconisé par Apple…On imagine que Simon&Schuster et Penguin ne devraient pas tarder à rallier le camp des insurgés…En tout cas, cela n’empêche pas d’être sceptique à l’égard de la stratégie des éditeurs compte-tenu des considérations des consommateurs concernant le prix du livre électronique.

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Amazon prend son temps pour réintégrer MacMillan

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Est-ce que le retrait d’Amazon suite à l’ultimatum posé par MacMillan n’aurait été qu’une manoeuvre de façade? Les suites de l’affaire Amazon – MacMillan sont pour le moins étonnants. Tout d’abord, comme le signale le New York Times, il semble qu’Amazon prenne son temps pour ramener le catalogue de l’éditeur du sa boutique de livres papiers comme numériques. Est-ce que l’entreprise s’en sert toujours comme moyen de pression sur l’éditeur? Peut-être bien. John Sargent, président de MacMillan indique que son entreprise est toujours en négociation avec le géant américain de la vente en ligne. Amazon cherche sûrement à gagner du temps et à négocier certaines conditions ou clauses du nouveau contrat imposé par MacMillan.

Pourtant, Amazon pourrait être moins perdant aux changes que l’on a pu le voir écrit. Comme le fait remarquer James McQuivey sur PaidContent, le “model agency” proposé par MacMillan sera plus bénéfique à Amazon sur le court terme comme sur le long terme. Désormais, Amazon réalisera un bénéfice sur chaque titre vendu en récupérant 30% sur chaque vente, ce qui n’était pas souvent le cas dans le cadre du précédent modèle, avec lequel la firme vendait les ebooks à perte. Pour un livre vendu 14,99$, Amazon gagnera un peu moins de 5$ contre 3,30$ si le prix était fixé à 9,99$. De plus, MacMillan a indiqué qu’elle allait favoriser des tarifs dynamiques et évoluant dans la temps. Certes, les bases d’un système soutenable à long terme se dessinent mais s’est une fois de plus le lecteur du paie la facture. Comment faire comprendre au consommateur qu’un livre numérique, comprenant uniquement du texte, coûte seulement 25% de moins que son homologue papier? A ce prix, les éditeurs vont devoir garantir des fichiers aux mises en page de qualité contrairement à ce que l’on peut parfois trouver sur le Kindle.

En attendant, cela bénéficie grandement à Barnes&Noble. Comme le fait remarquer Techcrunch, les livres MacMillan bloqués par Amazon tombent au fond du classement des meilleures ventes, tandis qu’ils atteignent des sommets sur la boutique Barnes&Noble. Décidément, on a pas fini de voir les conséquences de l’affaire Amazon – MacMillan.

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Amazon retire de la vente les titres de l’éditeur MacMillan puis cède

jeff-bezos-kindle
Hier dans la journée, Amazon a retiré de la vente l’ensemble des livres, en version papier et numérique, issus du groupe MacMillan. Ce retrait massif ne concerne que le site américain d’Amazon et il trouverait son explication dans un désaccord important entre Amazon et la maison d’édition autour des prix des éditions Kindle.

macmillanlogoEn effet, Amazon souhaite que les prix des livres proposés sur le Kindle Store soit fixés à 9,99$. Cela concerne les grandes maisons d’édition avec lesquelles Amazon négocie directement, ainsi que les auteurs et les éditeurs indépendants qui passe par la plateforme DTP, Digital Text Platform. En effet, pour bénéficier du nouveau schéma de partage de revenus (70% pour la structure, 30% pour Amazon), le prix doit être fixé entre 2,99$ et 9,99$. D’après une source du New York Times, le groupe MacMillan souhaiterait proposer ses ebooks à 15$ sur le Kindle Store, contrairement aux souhaits d’Amazon.

Cette affaire est la première du genre et indique à quel point les relations entre Amazon et les maisons d’éditions sont tendues. Nul doute que MacMillan ne doit pas être le seul groupe à vouloir des prix plus justes. La période est critique. Deux ans après la sortie du premier Kindle, Amazon est en train de renégocier les contrats avec ses partenaires en imposant de nouvelles conditions comme un prix de vente fixé à 9,99$. Est-ce que d’autres éditeurs vont emboîter le pas à MacMillan? Certes, Amazon est le leader de la vente de livres numériques et de reader mais l’entreprise n’est pas à l’abri d’un boycott des éditeurs ou au moins de certains d’entre eux.

Si Google ne semble pas être le choix de repli de possesseurs de contenus, il y est probable qu’Apple soit l’heureux élu. Steve Jobs n’a pas exprimé clairement si son entreprise compte fixer les prix des ebooks vendus sur l’iBookstore à 9,99$. Les premières images de la boutique semblent dire le contraire avec des prix allant de 4,99$ à 14,99$, au risque de se rapprocher du prix de la version papier. Apple semble donc plus conciliante qu’Amazon sur la fixation des prix des ebooks et plus souple dans ses négociations avec les éditeurs. Mais cela demande encore à être confirmé ! L’iBookstore n’a pas encore été lancé et il est possible que la politique d’Apple change. De son côté, Amazon tient à disposer des prix les plus bas sur les ebooks pour séduire toujours plus de consommateurs. Mais les deux proposent des fichiers verrouillés par DRM. Décidement, le consommateur n’est pas roi sur le marché émergent du livre électronique.

MAJ : Dans une lettre ouverte, le PDG de MacMillan, John Sargent nous livre son point de vue sur l’affaire qui oppose sa société à Amazon. Il confirme que le retrait de ses titres par Amazon est la conséquence d’un désaccord sur les nouveaux termes du contrat de distribution de leurs ebooks. John Sargent a présenté jeudi à Amazon les nouveaux termes de leur contrat, dit “agency model”, qui visiblement ont déplu aux responsables du Kindle Store.

Avec le nouveau modèle de notre groupe, nous vendrons les éditions numériques de nos livres par l’intermédiaire de nos revendeurs. Nos revendeurs agiront comme nos agents et récupéreront une commission de 30% (le standard actuel dans l’industrie des médias numériques). Le prix sera fixé individuellement pour chaque livre. Notre objectif est de vendre nos versions numériques à un prix allant de 14,99$ à 5,99$. Lors du premier lancement, concomitant à celui de la version papier, la plupart des titres auront un prix compris entre 14,99$ et 12,99$. La plupart du temps, la version papier et la version numérique sortiront au même moment et les tarifs évolueront dans le temps.

Ce nouveau modèle permettra à Amazon de gagner plus d’argent en vendant nos livres, pas moins. MacMillan gagnera moins d’argent avec le nouveau modèle proposé à Amazon. Notre désaccord n’est pas sur un profitabilité à court terme mais plutôt à propos de l’élaboration d’un marché du livre numérique stable et viable à long terme.

Dans cette lettre, John Sergent est clair : Amazon, en dépit de sa position de leader, n’a pas permis l’élaboration d’un marché durable pour le livre électronique. Les conditions nécessaires pour une viabilité économique sur le long terme ne sont pas réunies. Mais comment comprendre les prix demandés par MacMillan? Certes, il faut se rappeler qu’aux Etats-Unis un livre papier coûte en moyenne une vingtaine de dollars et que les prix ainsi proposés par MacMillan serait au minimum inférieur de 25% à la version papier. Amazon est contre une réduction si faible, les prix bas des versions Kindle faisant partis du modèle de l’entreprise. On ne peut pas encore dire si l’une des parties cédera et si oui laquelle. Les futurs développements de cette affaire risquent d’avoir des conséquences importantes dans les relations entre les distributeurs et les éditeurs de contenus autour du livre électronique.

MAJ 2 : La nouvelle a été annoncée il y a à peine plus d’une heure. Nous n’avons pas eu besoin d’attendre longtemps pour apprendre qu’Amazon a cédé face aux demandes de MacMillan, l’un des six plus gros éditeurs de livres au monde. En raison de l’importance du catalogue détenu par le groupe et désireux d’offrir un large choix de titres, Amazon a accepté les nouveaux termes proposés par MacMillan et va réintégrer le catalogue du groupe dans ses bases de données. Désormais, les utilisateurs de Kindle devront payer 14,99$ pour acquérir certains bestsellers. Soucieux de rassurer ses clients, Amazon précise bien que cette nouvelle grille tarifaire ne devrait pas être suivie par le reste du monde de l’édition. “Kindle is a business for Amazon, and it is also a mission. We never expected it to be easy !”, indique le communiqué. Mais comment Amazon peut-il assurer une chose pareille? Les éditeurs serait-il en train de reprendre le dessus sur les distributeurs? Le rapport de force s’inverse-t-il? Les arrivées d’Apple, de Google et d’autres gros acteurs annoncent une concurrence accrue et les éditeurs ne vont pas hésiter à la faire jouer. En tout cas, la modèle Amazon connaît aujourd’hui son premier revers et ce sont les consommateurs qui vont en faire les frais. Le marché américain voit son leader de la vente d’ebooks obligé de vendre à un prix fixé par l’éditeur (comme ce qui a lieu en France). Le modèle français débarque-t-il aux Etats-Unis? Décidément, tout va très vite en 2010.

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Bienvenue à l’iPad – Caractéristiques Techniques & Prix

Mercredi 27 Janvier 2010, 19h (heure française). Apple vient d’écrire à nouveau l’histoire et de révolutionner par la même occasion le monde de l’édition. Pour le nom, ce ne sera pas iSlate, ni iBook, mais iPad. Qu’importe, Steve Jobs vient encore de nous donner la preuve que la simplicité et la créativité sont les meilleurs arguments pour vendre un produit…Les rumeurs avaient vu juste, et l’appareil n’a finalement plus rien de surprenant : il apparaît conforme à ce que l’on attendait, à ce que l’on avait pu imaginer. On en serait d’ailleurs presque déçu, que l’iPad ne soit finalement que ça : un iPod Touch taille XL. Et pourtant Apple vient de créer un produit inédit, unique , clairement positionné à mi-chemin entre l’iPhone et le MacBook. Steve Jobs vient d’établir le chaînon manquant, combinant le meilleur de l’iPhone et du MacBook pour reléguer au second plan les netbooks et autres readers… Certes, comme nous allons vous le présenter, l’iPad n’est pas équipé d’un écran en papier électronique et ne possède pas une autonomie de plusieurs jours voir plusieurs semaines mais il a de sérieux atouts pour lui.

  • Le design et l’écran

Qu’on se le dise, l’iPad ne nous a guère surpris au niveau de son apparence. Toutes les rumeurs convergeaient autour d’un appareil ressemblant à un iPod Touch taille XL. En réalité le design final semble emprunter à la fois à l’iPhone/iPod Touch et à l’écran d’un MacBook Pro. Certains seront vraisemblablement déçus par l’objet, pourtant les avancées technologiques actuelles ne nous permettaient pas d’envisager une révolution du côté hardware. L’iPad embarque en effet un écran tactile LED 9,7 pouces (24,2 x 18,9 x 1,3 cm) utilisant la technologie IPS avec une résolution 1024×768 de 132 ppi. La technologie IPS (In-Plane Switching) est utilisée dans les écrans TFT-LCD car elle offre un meilleur rendu des couleurs et au niveau des angles de vues. De fait Apple ne semble a pas vraiment enclin à parier sur les technologies Mirasol ou PixelQi. Ces écrans malgré leur potentiel restent encore au stade du développement et ne peuvent rivaliser en terme de réactivité et de rendu avec un écran TFT-LCD. Certains d’entre vous regretteront la bande noire entourant l’écran de l’iPad et faisant penser à un cadre photo. Or comme l’iPhone, l’écran de l’iPad est tactile, multitouch et capacitif et ces bandes permettront de poser nos doigts en dehors de toute zone tactile pour tenir convenablement l’appareil. Dans la vidéo de présentation, l’ingénieur d’Apple revient d’ailleurs sur le gros travail fourni par ses équipes pour installer plus de 1000 points sensitifs destinés améliorer la sensibilité et la réactivité de l’objet.

Finalement le papier électronique garde ses avantages et ses adeptes avec un confort de lecture inégalé et une fatigue visuelle minime mais les écrans LCD deviennent de véritables supports de lecture grâce à leur interactivité et leur rendu des couleurs.

  • Les caractéristiques techniques

Au niveau des caractéristiques techniques le nouveau bébé d’Apple a tous les arguments pour convaincre. Avec un processeur dernière génération construit et développé spécialement par Apple (1 Ghz Apple A4), l’engin devrait être particulièrement véloce tout en restant peu gourmand en énergie.

Sur le plan de la connectivité, l’iPad est décliné en deux versions : Wi-Fi ou Wi-Fi + 3G. Les deux modèles embarquent les technologies 802.11 a/b/g/n ainsi que le Bluetooth, particulièrement utile pour connecter un clavier et une souris sans fil ou encore une oreillette. La version 3G supporte quant à elle les réseaux UMTS/HSDPA et GSM/EDGE.

En réalité, il existe 6 modèles différents d’iPad, car en plus du choix de la connectivité, Apple propose trois différentes capacités de stockage : 16 Go, 32 Go, 64 Go de mémoire flash.

Comme l’iPhone, l’iPad possède également un accéléromètre permettant d’utiliser l’appareil dans le sens que bon vous semble, et répond ainsi aux inquiétudes de Gizmodo quant à la façon dont tenir l’objet. Il dispose en outre d’un détecteur de lumière ambiante pour ajuster automatiquement la luminosité de l’écran.

Niveau multimédia, l’iPad supporte des formats audios  répandus comme le MP3, MP3 VBR, AAC, AIFF, WAV Audible ou encore Apple Losless…Les puristes regretteront ici encore l’absence de formats Losless non propriétaires tels que le FLAC. Pour la vidéo, l’iPad accepte des résolutions jusqu’à 720p et lit uniquement des fichiers H.264, MPEG-4, MP4 et M4V et MOV.

Pour ce qui est des documents, aucune trace pour le moment d’une application officielle pour stocker ses fichiers personnels. En revanche que ce soit par l’intermédiaire de la suite iWork ou de Mail, il est possible de lire des images JPG, TIFF, GIF, des fichiers DOC, DOCX,  PPT, PPTX, XLS, XLSX, KEYNOTE, PAGES, NUMBERS, PDF, RTF, TXT, HTML ou VCF.

Venons en maintenant à la batterie, l’un des points-clés de l’appareil. L’iPad intègre une batterie lithium-polymère 25 Whr, offrant une autonomie de 10h dans le cadre d’une utilisation classique (navigation sur Internet, vidéo + musique). Il va sans dire que ce chiffre est incomparable avec les readers permettant plusieurs semaines d’autonomie. Il n’empêche qu’Apple assure le minimum requis pour que la tablette conserve un intérêt, à savoir garantir une journée en utilisation. On peut d’ailleurs imaginer qu’en situation de mobilité ou de lecture, en coupant le Wi-Fi et effectuant quelques réglages, l’autonomie pourrait être revue à la hausse.

Enfin, considérons le poids. Avec 680 g pour la version Wi-FI et 730 g pour le modèle Wi-Fi + 3G, l’iPad est certes loin des 120 g du Cybook Opus, mais se rapproche des 535 g du Kindle DX. Il est cependant deux fois plus léger que le MacBook Air ou qu’un netbook classique.

  • Le prix
Il s’agit surement du facteur décisif et Apple en a bien conscience. Alors que les rumeurs annonçait un appareil aux alentours de 1000$, la firme de Cupertino a surpris son monde en proposant l’iPad à partir de 499$. Steve Jobs a voulu rendre l’objet accessible à toutes les bourses et dévoile de fait une offre tarifaire modulable de sorte que chacun puisse sélectionner son modèle en fonction de ses besoins et de son porte-monnaie. Si 499$ représentent malgré tout une somme non négligeable, la grille tarifaire incite à l’achat car elle réussit à nous faire apparaître l’iPad comme beaucoup plus abordable. Ici encore le prix se situe conformément au positionnement du produit : à mi-chemin entre les netbooks à 250€ et les portables Apple à un peu plus de 800€.
  • Conclusion

Il y a réellement beaucoup de chose à dire sur ce produit, eBouquin reviendra encore davantage en détails sur les tenants et aboutissants de l’iPad et les enjeux qu’ils représentent pour le futur de la lecture numérique et de l’édition. Côté matériel on pourra être déçu par le design, moins révolutionnaire que souhaité (flexible et transparent ? Soyons fous), par la technologie de l’écran, ou encore par l’autonomie en dessous des espérances, mais il n’empêche qu’Apple a réussi à répondre à ce qu’on attendait et se représentait d’un tel appareil. Ici encore la force de son produit n’est pas tellement sa configuration hardware mais bel est bien ses potentialités logiciel intégrées à un système de distribution parfaitement organisé.

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Kindle : peu de data pour les applications

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On en apprend un peu plus sur les conditions d’utilisations du programme de développement d’Amazon pour son Kindle. Et malheureusement, si vous aimez développer en prenant votre aise, le Kindle ne vous le permettra pas. Tout d’abord, l’écran noir et blanc en papier électronique va limiter la contenu que vous pourrez afficher dessus. De plus, Amazon va limiter les transferts de data et… les faire facturer !

Le site DaringFireball fait le point sur ces limitations et les applications gratuites sont les plus restreintes au niveau de leur taille et de leur consommation data. Tout d’abord, un active content gratuit devra faire moins de 1Mo et utiliser moins de 100Ko par mois et par utilisateur. Dans ce cas là, l’ensemble des frais de data, via le Whispernet, seront à la charge d’Amazon. Dans le cas d’une application acheté sans abonnement (dit One-time Purchase), l’acheteur sera facturé une seule fois pour le téléchargement et sera aussi contraint à la limitation de 100Ko par mois de transfert. Concernant les applications fonctionnant par abonnement, l’utilisateur se verra facturer chaque mois mais l’on n’en sait pas plus sur les limitations en bande passante.

On comprend qu’Amazon mette en place une limitation surtout dans le cadre d’une version beta. La firme de Seattle va contrôler les premières applications pour vérifier que la facture mensuelle de l’entreprise avec AT&T ne devienne pas rapidement astronique. Cependant, Amazon va vite être contraint à clarifier sa grille tarifaire pour garder ses clients. De plus, on ne sait toujours pas si les active content vont être disponibles en dehors des Etats-Unis. En effet, les micro-facturations, en particulier pour convertir ses documents au format Kindle via les serveurs d’Amazon, peuvent atteindre la dizaine d’euros par mois, pour un utilisateur régulier de Kindle. Le modèle proposé par le Kindle n’est-il pas celui d’un reader communicant sans avoir besoin de payer un abonnement? Amazon va devoir faire attention à ce que cela reste le cas pour que son produit garde son attrait.

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Prix Orange du Livre – Edition 2010

C’est reparti ! Suite au succès de la première édition l’an dernier, Orange vient d’annoncer le coup d’envoi de l’édition 2010 du Prix Orange du Livre, le prix littéraire des internautes.

“Il met en avant les livres de fiction (romans, nouvelles) écrits en français et publiés en France du 1er janvier au 30 avril de l’année en cours, et récompense le livre ayant suscité le plus de votes de la part des internautes. Pour la première fois à grande échelle, les internautes sont invités à intervenir tout au long de la vie d’un prix : depuis le lancement en commentant leurs livres préférés, jusqu’à la présélection et au vote final, où seuls les internautes sont appelés à voter pour le lauréat.

Le site du Prix Orange du Livre, qui est au cœur de la vie du prix et des échanges entre internautes, devient celui de la Communauté Orange du Livre. Désormais pérenne, il accueille tout au long de l’année les internautes, leur permettant de retrouver toutes les dernières parutions et commentaires des membres. Ils peuvent ainsi échanger, partager leur passion, dialoguer chaque jour avec le reste de la Communauté Orange du Livre et bénéficier de recommandations de lectures. Des rendez-vous récurrents seront également proposés : la parole des libraires en vidéo, la Chronique d’Erik Orsenna, la voix des auteurs, les coups de cœur des jurés, les événements autour du livre”

Toujours présidé par Erik Orsenna, le jury sera quant à lui entièrement renouvelé avec la participation de  Valérie Broutin (librairie l’Horizon à Boulogne sur Mer) et Emmanuel Delhomme (librairie Livres Sterling à Paris), Éliette Abécassis (Albin Michel), Serge Bramly (Lattes), David Foenkinos (Gallimard) et Fabrice Humbert, lauréat de l’édition 2009 (Éditions le Passage).

Voici le planning des échéances à venir :

Courant juin, le vainqueur se verra offrir une bourse de 15 000 € tandis que son livre sera également enregistré en livre audio afin de le rendre disponible au plus grand nombre.

Pour rappel c’est l’écrivain Fabrice Humbert, avec son roman L’Origine de la Violence publié aux éditions Le Passage, qui a remporté l’édition 2009.

Toute la sélection de  livres et les commentaires sont disponibles sur le site de la communauté Orange du Livre.

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L’Alex a un prix et un partenaire : Borders

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L’Alex continue à faire parler de lui en annonçant la commercialisation prochaine de son malheureux reader. Après avoir reçu des avis positifs des journalistes high-tech, Spring Design a indiqué que son premier reader sera vendu de deux manières. Tout d’abord, sur le site de la marque où il sera commercialisé à 359$. Le prix peut paraître élevé – c’est 100$ de plus que le Nook -, mais l’appareil est plus abouti et sûrement moins limité que le produit de Barnes&Noble. Peut-être que les bidouilleurs seront séduits par l’appareil pour modifier le système embarqué Android et repousser les possibilités du reader.

Cependant, Spring Design va aussi s’attaquer au grand public en s’étant associé à la chaîne Borders. L’entreprise va vendre l’Alex dans ses magasins au prix de 359$, soit 40$ de moins que le prix normal. L’Alex fera parti d’une offre globale, comprenant une boutique de livres électroniques ainsi qu’un “AppStore” dédié à l’appareil. Ce dernier pourrait être particulièrement intéressant, laissant les développeurs et les auteurs proposer des livres enrichis et multimédias, sous forme d’application.

L’Alex n’est pas le produit le plus abordable du marché mais il porte haut le concept d’un reader à deux écrans et rappelle la puissance d’Android pour le développements de contenus innovants.

Le communiqué de presse conjoint de Spring Design et Borders US :

FREMONT, Calif – January 7, 2010 – Spring Design and Borders Group, Inc. (NYSE: BGP) today announced an agreement in principle to feature the upcoming Borders eBook store powered by Kobo on the new dual display Alex™ eReader later this year. The agreement in principle follows a recent announcement that Borders will launch a new eBook store on Borders.com as well as Borders-branded mobile eBook applications, powered by Kobo. The new Borders-branded eBook store will offer more than two million titles.

“The combination of Borders’ leadership in the book industry and Spring Design’s innovation and experience in consumer electronics will create a world class service for eBook readers,” said Dr. Priscilla Lu, chief executive officer of Spring Design. “This partnership delivers one of the critical foundations of our business growth going forward,” Lu added.

“Our agreement with Spring Design represents another step in our digital strategy, which continues to focus on offering book lovers-including our more than 35 million Borders Rewards loyalty program members-high quality content on the device of their choosing,” said Borders Group Chief Executive Officer Ron Marshall. “We look forward to bringing a world class eBook experience to Alex users.”

The Alex eReader will initially be available February 22, 2010 for $359 in the online store at www.springdesign.com.

About Spring Design:
Spring Design Inc., founded in 2006, designs and delivers eReader products to the e-book market. Its Alex is the first eBook with full function browser on Android with dual screen, interactive multi-media eReader. It offers a hyper link publishing tool, “Link Notes” that links eBook text to related video, audio, notes or web addresses. Spring Design Inc. is located in Fremont, California with engineering offices in Taiwan and China. Spring Design’s innovative patented technologies incorporate the seamless interaction of dual display and multi-online access in a single device, benefiting and leveraging the technology and resources of the Web to enhance the reading experience. For more information please see www.springdesign.com .

About Borders Group:
Headquartered in Ann Arbor, Mich., Borders Group, Inc. (NYSE: BGP) is a leading specialty retailer of books as well as other educational and entertainment items. The company employs approximately 25,000 throughout the U.S., primarily in its Borders(R) and Waldenbooks(R) stores. Online shopping is offered through borders.com. Find author interviews and vibrant discussions of the products we and our customers are passionate about online at facebook.com/borders, twitter.com/borders and youtube.com/bordersmedia. For more information about the company, visit borders.com/media.

About Kobo, Inc.:
Kobo is a global eReading service backed by majority shareholder Indigo Books & Music, Borders Group, REDgroup Retail, and Cheung Kong Holdings. Kobo believes consumers should be able to read any book on any device. With a catalog of over two million eBooks, and an open platform, Kobo enables retailers, device manufacturers and mobile operators to bring the joy of eReading to customers everywhere. For more information, visit www.kobobooks.com.

The names of actual companies and products mentioned herein may be the trademarks of their respective owners.

Source : Engadget

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