Posts Tagged ‘tablette’
Une nouvelle démo du magazine Wired sur tablette

A l’occasion de la conférence SXSW, Condé Nast est venu présenter ce à quoi pourrait ressembler la future version numérique du magazine Wired. La démonstration, réalisée sur un tablet PC et reposant sur la plateforme Adobe Air, nous donne un aperçu complet des possibilités envisagées par les développeurs de Condé Nast.
L’expérience utilisateur en ressort considérablement enrichie avec une interaction permanente entre le lecteur et le contenu. L’interface est totalement repensée, optimisée pour que l’utilisateur navigue de façon naturelle à travers le magazine. Il s’agit véritablement d’une nouvelle façon de consulter la presse qui tire parti des capacités des tablettes et de l’iPad pour faire évoluer le rapport des lecteurs à l’objet, en donnant à ce dernier en plus du contenu traditionnel (articles, photos) une vraie valeur ajoutée avec une navigation intuitive, des possibilités d’interaction et de partage, des bonus Internet etc.
Voici en images un aperçu des futurs magazines auxquels s’attendre sur iPad dans les mois à venir :
L’avenir de la presse en ligne s’annonce radieux…
MAJ : Et voici la vidéo de la même application fonctionnant sur un iPhone et un Google Nexus One. Même moteur, il s’adapte simplement à la taille de l’écran. Economique pour l’éditeur, il faudra voir si la lisibilité et l’ergonomie est aussi agréable sur ces terminaux que sur une tablette grande format.
Wired magazine on other devices from Mangrove on Vimeo.
Google Editions cet été, une tablette dans la foulée ?

L’arrivée prochaine de Google Editions…
A l’occasion du salon Dem@in le Livre, Philippe Colombet, le directeur de Google Livres France, a annoncé le lancement simultané de Google Editions dans 7 pays au cours de l’été 2010. La libraire numérique de Google devrait ainsi être disponible aux Etats Unis, Royaume Uni, Pays Bas, Allemagne, France, Espagne et Japon un peu plus tard que prévu, la firme de Mountain View prévoyant initialement le lancement du service pour le premier semestre 2010.
Au niveau de la répartition des revenus, Google appliquera un partage 65/35 en faveur des éditeurs pour les ventes réalisées directement depuis Google Editions. Le portail permettra également aux librairies partenaires de disposer d’une remise de 45%, tandis que les éditeurs garderont 45% et auront la possibilité de fixer librement le prix des livres électroniques. Les 10% restants reviendront à Google.
Les éditeurs ayant déjà adhéré au programme partenaire et conclu un accord avec Google pour la numérisation, l’indexation et la publication partielle de leurs contenus, n’auront plus qu’à signer un avenant à leur contrat et définir les termes de vente parmi les options proposées par Google. Dés lors Google prendra en charge gratuitement la numérisation des livres papiers en fichiers PDF, ePub et assurera leur diffusion et leur commercialisation via le portail Google Editions et le réseau des librairies partenaires.
Philippe Colombet déclare enfin que Google “prend l’engagement d’un accès permanent dans la durée”. Les ouvrages seront accessibles depuis tous les terminaux de lecture capables de se connecter à Google Editions. Ainsi l’accès en ligne prend tout son sens dans la mesure où vous pouvez consulter vos ouvrages achetés depuis n’importe quel support, sans vous préoccuper d’éventuels DRM empêchant de transférer vos livres sur vos différents appareils. En outre les terminaux disposant d’une mémoire cache, comme les smartphones par exemple, pourront en cas d’interruption d’accès au réseau télécharger et sauvegarder le livre pour une consultation hors-ligne, un peu à la manière de Spotify pour la musique en streaming.

… et une tablette en préparation
Par ailleurs Philippe Colombet a reconnu que Google travaillait actuellement sur une tablette multimédia susceptible de venir concurrencer l’iPad et les tablettes Internet à venir. Pour le reste le directeur de Google Livres France est resté très évasif, ne donnant aucune information concernant la date de sortie, l’OS utilisé (Android ou Chrome) et d’éventuels partenariats avec des constructeurs.
L’enTourage eDGe passe au banc d’essai
Un lot d’enTourage eDGe a été livré la semaine dernière et les premiers acquéreurs de ce produit hybride ont enfin pu l’essayer. C’est également la presse qui a pu tester en profondeur l’appareil. L’idée d’un appareil mi-reader/mi-netbook, équipé d’un écran E-Ink et d’un écran LCD est assez séduisante. Cependant, dès la présentation des premiers prototypes, le produit ne semblait pas optimisé et ne rendait pas justice au concept. Particulièrement orienté vers l’éducation et les étudiants, l’enTourage eDGe est quand même vendu pour 499$, une somme non négligeable pour cette clientèle. Surtout si ce produit ne fait pas tout ce que fait un netbook et pour plus cher !
Pourtant, il a des avantages. Tout d’abord, il est équipé d’un microphone qui permet d’enregistrer le cours, tout en prenant des notes sur l’écran E-Ink de 9,7 pouces. Malheureusement, il manque de réactivité même en étant utilisé avec un stylet plutôt précis. Pour ce qui est du contenu, cet appareil hybride est connecté en WiFi à l’enTourage eDGe ebook store, fort d’un catalogue de 225 000 titres. Une librairie de manuels numériques doit ouvrir dans les prochains mois et devrait rajouter de l’intérêt à ce produit.
L’autre écran (technologie LCD tactile résistive) permet d’accéder à une interface Android 1.6 classique capable de commander l’ensemble. On retrouve les applications Android classiques mais l’on ne peut pas accéder au Marketplace pour en télécharger d’autres. Dommage même si la société à l’origine de cette tablette envisage de développer son propre AppStore. De plus, les performances de l’appareil sont médiocres, tant au niveau de la rapidité du système que de l’autonomie de la batterie. En effet, cette dernière est fluctuante et peut tenir aussi bien quelques heures qu’une journée entière. Son autonomie varie grandement en fonction de l’utilisation des deux écrans et du WiFi.
La conclusion de ce premier test fourni par Engadget n’est pas très positive. Le concept était intéressant pour la cible visée : les étudiants. Malheureusement, le logiciel présente trop de bugs et l’appareil reste trop onéreux (499$ pour sa version de base avec 4Go de mémoire). Un produit qui risque d’être comparé directement à l’iPad, sûrement mieux optimisée et avec un meilleur rapport qualité/prix.
Pour lire le test complet de l’enTourage eDGe par Engadget, rendez-vous à cette adresse et ici pour la galerie photo.
Des nouvelles images du Courier

Comment créer une tablette multimédia sans se référer au précédent généré par l’iPad? Epreuve difficile lorsque l’on voit la plupart des fabricants asiatiques essayer d’en reprendre la forme et le principe, pour s’en rapprocher au plus près. Microsoft a initié une nouvelle stratégie pour ses prochaines gammes de produits, comme Windows Phone 7 Series : créer des interfaces totalement nouvelles et innovantes. Avec son futur OS pour smartphones, Microsoft semble avoir réussi le pari et sur le point de renouveler l’expérience de la feuille de papier avec le Courier. Rien de moins.
Engadget a dévoilé ces derniers jours plusieurs nouvelles images et vidéos de ce qui pourrait être le prochain produit innovant de Microsoft. Nommé Courier, il devrait s’agir d’un digital journal. Le produit ne sera pas dédié à la lecture numérique mais plus généralement à la création. Véritable calepin numérique, il comprendra deux écrans tactiles capacitifs, contrôlable au doigt ou bien à l’aide d’un stylet approprié. Avec moins d’un pouce d’épaisseur, léger et compact, le Courier s’annonce comme bien plus compact que prévu.
L’interface logicielle comprendra un système de reconnaissance d’écriture performant si bien que l’absence de clavier se fera vite oublier. L’informateur d’Engadget a aussi précisé que le Courier sera équipé d’une caméra, permettant ainsi à son utilisateur de photographier et de filmer son environnement pour l’intégrer dans son carnet numérique. Les fonctions de readers n’ont pas été oubliées et feront partie de tout un écosystème autour de la lecture. Pour l’instant, nous n’avons pas d’informations à ce sujet mais nous savons que Microsoft travaille depuis plusieurs années sur un service de lecture nouvelle génération. Si le projet est mené à bien, il y a des chances que nous en voyons la couleur d’ici la fin de l’année.
Pourrons-nous tenir un jour un Courier entre nos mains? Engadget avance une date de commercialisation prévue pour le troisième ou quatrième trimestre de l’année. Reste deux inconnues majeures : Microsoft distribuera-t-elle le Courier sous sa propre marque ou bien proposera-t-elle à ses constructeurs partenaires d’adopter le concept? La réponse à cette question risque de déterminer également notre deuxième interrogation qui est le prix de vente d’un tel produit. En tout cas, si Microsoft vient à commercialiser un tel produit au prix d’une iPad, Apple pourrait avoir rapidement une concurrence féroce sur son créneau. Si l’iPad risque d’être avant-tout une tablette de consultation, le Courier pourrait faire bien plus est devenir un outil de création d’un genre nouveau, un Moleskine 2.0. La lutte entre Apple et Microsoft est loin d’être terminée. A suivre de près.
MAJ : Hubert Guillaud développe l’idée sur LaFeuillle. A suivre.
Sony prépare une nouvelle gamme de produits

Malgré des ventes de readers décevantes en France, Sony n’abdique pas et semble au contraire bien décidé à maintenir son rang sur le marché de la lecture numérique. Selon le Wall Street Journal, Sony travaillerait actuellement sur une nouvelle ligne de produits avec notamment un smartphone venant concurrencer l’iPhone d’Apple. La firme nipponne plancherait également sur une tablette qui partagerait les caractéristiques des netbooks, des readers et des consoles de jeu portables pour contrer d’Apple avec l’iPad. Un Sony Vaio combiné à un PRS-600 et à la PSP, voilà encore de quoi nous faire rêver…
En attendant Sony continue de préparer son offensive et s’apprête à lancer une nouvelle plateforme de médias en ligne d’ici la fin du mois.
Amazon, Apple, Sony, Google, la course est lancée !
Le MSI Dualscreen se montre en vidéo
Netbook, tablette, reader ou bien les trois ensembles? Nous nous posions déjà cette question lors de la présentation de ce prototype durant le CES de Las Vegas. Cette tablette double écran fait fortement penser aux vues d’artistes de l’hypothétique Courier de Microsoft. Mais cela s’arrête là. En regardant cette vidéo de NewGadgets.de, vous vous rendrez compte que MSI a encore beaucoup de chemin à faire pour améliorer l’interface de son Dualscreen. En effet, Windows 7 se marie mal avec l’appareil. Même si cette dernière mouture gère le multitouch, cela reste sommaire. Les logiciels de lecture présentés le sont tout autant. Une chose est sûre, Windows 7 sans surcouche graphique optimisée s’adapte mal à l’utilisation sur tablette.
MSI a encore du pain sur la planche pour faire vivre le concept du Courier. Pour l’instant cela se résume à un netbook sans clavier ou une pâle copie de l’iPad, avec deux écrans.
Qooq : un logiciel innovant dans un hardware accessoire

Vous vous souvenez de cette fameuse tablette, la Qooq ? Oui, ce livre de cuisine à la sauce 2.0 et au design qui ne laisse pas indifférent. Le site GenerationMP3 a eu la chance de pouvoir tester l’appareil et réaliser deux vidéos. La conclusion dressée par le journaliste rejoint assez bien l’avis que nous avons sur la Qooq :
“Notre avis à chaud : un beau concept, tout semble bien pensé que ce soit le hardware (à la fois tendance mais résistant, même si le modèle de démonstration avait un peu souffert) ou le software avec une distribution Linux construite de A à Z autour du thème culinaire. Reste qu’il s’agit d’un marché de niche vu que le produit est hyper spécialisé et qu’il faut débourser 349 € pour la tablette ainsi que 12,95 € par mois pour un abonnement vous permettant de rivaliser ensuite avec Cyril Lignac !”
En effet, il s’agit d’un bel objet mais qui pèche par son hyperspécialisation. Elle ne justifie pas son prix, 349€, qui place cette tablette dédiée à la cuisine dans la fourchette de prix d’un netbook moyenne gamme. Et pour une centaine d’euros de plus, on peut acquérir une tablette polyvalente. Pourtant, le logiciel avec lequel fonctionne la tablette Qooq pourrait faire pâlir plus d’une application de cuisine pour iPhone ou tablette interactive. Dès lors, on peut imaginer retrouver le programme Qooq sur la tablette dédiée pour venir se loger dans une iPad. L’application payante garderait sa formule d’abonnement pour accéder au contenu culinaire, la force du service Qooq, et pourrait ainsi toucher un public plus large que les uniques acquéreurs de la tablette.
La tablette Qooq est avant tout un logiciel de grande qualité qui fait avancer le concept de livre de cuisine 2.0, mêlant à la fois recette interactive et la qualité d’une web TV culinaire. Bref, le service Qooq aurait sûrement de quoi séduire sans sa coquille originelle. Aurons-nous le droit à une application pour tablette Android ou iPad à la sortie de celle-ci?
Wired Reader : quand le numérique fait mieux que le papier
Une première vidéo officieuse avait révélé il y a quelques mois les projets du magazine Wired (groupe Condé Nast) concernant un projet de lecture numérique. En effet, le magazine américain des tendances high-tech croit depuis longtemps à la lecture sur tablette même si l’on peut être étonné qu’aucune application dédiée pour l’iPhone n’est vue le jour. Surtout que GQ, un magazine issu du même groupe de presse, commercialise une version adaptée au téléphone d’Apple depuis quelques mois. D’autres titres indépendants, comme Interview Magazine, sont également dans les starting-blocks avec la version iPad de leur publication. Cette fois-ci, c’est au tour Wired d’annoncer une technologie novatrice pour la lecture de magazines sur tablette.
Lors de l’événement TED2010, Chris Anderson, rédacteur en chef de Wired, et son équipe ont présenté la version quasi-finalisée de leur application. Il aura fallu attendre un lancement conjoint de Wired et Adobe pour enfin voir les premières images. En effet, Adobe a été partie prenante dans le développement de ce lecteur. L’entreprise a apporté ses technologies et son savoir-faire dans le domaine de l’édition afin de créer une expérience de lecture totalement nouvelle. Wired Reader est le premier prototype fonctionnel de lecture numérique de presse sur tablette. Ne vous attendez pas à retrouver Wired sous forme d’un simple PDF intégré dans une visionneuse. L’ergonomie a été repensée pour combiner au mieux avec une interface tactile et rendre la lecture moins linéaire.
Il est possible de naviguer dans les sections du magazine en les faisant défiler horizontalement grâce au “Browse mode”. Une fois le dossier de votre choix repéré, on accède au contenu par un défilement vertical, sans avoir à quitter le navigateur. Ainsi, on débute la lecture en quelques gestes. On peut choisir l’orientation de la tablette pour un confort optimal. Adobe parie sur l’intégration d’un accéléromètre dans la plupart des tablettes (ce qui devrait être rapidement le cas). Chaque article est classé dans l’index par titre mais aussi à l’aide de tags, auxquels nous sommes bien habitués sur Internet. On voit ici un mariage entre la lecture traditionnelle du magazine et celle que l’on pratique sur le web. Grâce à la barre de navigation, en bas de l’écran, on peut changer rapidement de section. Le format de la page disparaît au profit d’un flux qui se dévoile au fur et à mesure de la lecture. Le lecteur peut conserver les articles et les classer dans son espace “Favoris”, ou encore les partager sur les réseaux sociaux. Adapter la taille du texte ou effectuer une recherche dans la magazine est également possible. De plus, Wired et Adobe n’excluent pas que le travail réalisé conjointement soit proposé à d’autres magazines. La révolution numérique de la presse s’approche-t-elle?
Comme l’indique Scott Dadich, en charge du développement de la version tablette chez Wired, cette application veut redéfinir le magazine dans son ensemble. Cela concerne aussi bien le processus éditorial et la lecture que la publicité. En effet, le moteur de l’application sera capable de gérer des animations visibles à 360°, de la vidéo et de l’audio. Si ce type de contenu pourra se retrouver dans les articles, il faut s’attendre également à le retrouver dans des publicités. D’ailleurs, les premiers exemples présentés dans la vidéo montrent déjà les prémices de ce que les annonceurs pourront réaliser. Même si l’accent est mis sur la publicité, ce n’est pas pour autant que la version numérique de Wired sera gratuite. On ne sait pas si la version numérique sera uniquement vendue à l’unité ou bien au sein d’une offre par abonnement. Ce choix sera sûrement conditionné par les plateformes sur lesquelles Wired distribuera son application, à partir de cet été.
En effet, Wired Reader sera compatible avec l’ensemble des plateformes actuelles, de Mac OS X à Windows en passant par Linux et Android. L’application a été réalisée avec InDesign, avec la même équipe que celle réalisant la version papier du magazine, et fonctionne grâce à la technologie Adobe AIR. Malheureusement, cette technologie n’est pas compatible nativement avec iPhone OS et donc l’iPad. Adobe compte remédier à cela en proposant un packager pour iPhone OS. En théorie, il rendra compatible toute application Flash ou AIR avec la plateforme d’Apple. On attend de voir les premiers essais qui devront être concluants. La rapidité d’exécution et la fluidité devront être au rendez-vous afin de ne pas gêner la navigation dans le contenu. Wired et Adobe ont opté pour une approche multiplateforme avec cette réalisation. On ne pourra pas leur reprocher de ne pas avoir centré leur production sur l’iPad. La tablette d’Apple aura une part sûrement importante dans la répartition des plateformes utilisées mais il faut s’attendre à ce que la majorité des lecteurs utilisent d’autres appareils. On pense particulièrement aux tablettes Android, comme l’Adam Notion Ink, qui n’ont rien à envier à l’iPad en étant un peu plus abordables et qui intégreront des technologies non employées par Apple (comme l’écran PixelQi).
Au final, est-ce que Wired Reader dépasse le magazine papier? Cela en a tout l’air. Avec Wired Reader, il sera possible d’accéder en mobilité à son magazine et de partager sa lecture avec sa communauté numérique. Bien souvent, cette dernière fonction est oubliée bien qu’elle soit de plus en plus cruciale à une époque où le retweet est roi et les liens entre internautes toujours plus étroits. Le tout s’effectuera sur un écran tactile bien plus spacieux que celui d’un smartphone. Wired Reader crée un nouvel espace que le lecteur peut s’approprier en quelques instants et parler de sa lecture autour de lui. C’est également un outil par lequel les journalistes pourront continuer à faire leur métier, en mêlant web et héritage du papier, pour faire perdurer un des rôles originel de la presse moderne. Telling stories.
MAJ : SlashGear a eu le droit à une démonstration en conditions réelles de la version tablette de Wired. Celle-ci était présentée sur une tablette Android visiblement conçue par l’équipe de développement et pas encore finalisée. Ca vaut le coup d’oeil !
La tablette Adam Notion Ink se dévoile un peu plus
Vous souvenez-vous de la fameuse tablette Adam de Notion Ink? Déjà présentée lors du CES de Las Vegas, le salon Mobile World Congress a été aussi le moment, pour la jeune start-up indienne Notion Ink, d’attirer de nouveau l’attention sur son produit novateur. Cependant, c’est un media indien qui a l’exclusivité de la version finale de la tablette Adam.
On a pu apprendre que l’Adam sera équipé d’un chipset Tegra 2 couplé à un processeur DualCore ARM Cortex A9. Pour traduire le jargon, cela veut dire que l’appareil peut afficher sans problème des contenus HD 1080p et des animations de façon sur l’écran PixelQi dernière génération. On connaît également la résolution de l’écran 10 pouces : 1024×600. Parfait pour lire un journal ! L’Adam ressemble beaucoup à une iPad plus complète. En effet, elle comprendra trois ports USB, une connexion WiFi/3G/Bluetooth, une sortie HDMI et une caméra 3 megapixels (voilà qui risque de donner quelques idées à certains auteurs…). Pour finir, l’autonomie annoncée est de 16 heures en lecture HD et devrait bien dépasser ce chiffre en affichage monochrome pour lire du texte. Engadget a également eu le droit à une démonstration, le rendu de l’écran semble bon même si la vidéo ne rend pas forcément justice à l’écran lorsqu’il est en plein soleil.
Enfin, l’Adam devrait être commercialisé durant le troisième trimestre de l’année à un prix abordable et concurrentiel face à l’iPad. Couplant la force d’Android et l’affichage bi-mode de l’écran PixelQi, voici une alternative crédible au dernier né d’Apple.
L’actualité de la semaine : du 31 Janvier au 6 Février 2010

Ce que vous avez aimé, ce qui vous a fait réagir, ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine. C’est ici, c’est maintenant, c’est dans l’actualité de la semaine !
- Amazon retire de la vente les titres de l’éditeur MacMillan puis cède. Tout en faisant trainer la réintégration
La sélection du jour #27

- Pour tout comprendre sur la chaîne du livre : une excellente infographie signée L’Autre Editions.
- Histoire de l’édition française ➙ cours en ligne de M. Jean Claude Utard, conservateur en chef des bibliothèques de la Ville de Paris.
- Histoire de la lecture ➙ cours en ligne de l’Université de Genève.
- Le palmarès du Festival d’Angoulème (via L’Actu en Patate)
- Asso Pilmix : promouvoir la BD numérique de création originale. (via Le Comptoir de la BD)
- Quelle tablette pour vous ? (via Gizmodo)
- Le Machine2Machine (M2M) explose USA, dopé par le succès des lecteurs d’eBooks. (via Mobinaute)
- Avec le SV-70, Brother Japon crée le petit frère du reader eBook SV-100B. (via Akihabara News)
- Leezam : l’application de lecture sur iPhone fait peau neuve. (via NumerikBook)
Education : le Kindle DX n’a toujours pas séduit
L’échec est cuisant pour Amazon. Aucune des universités partenaires pour un programme de test en milieu universitaire n’a rendu un avis positif à la suite des expérimentations du Kindle, dans certains de leurs cours. L’étude menée par l’Université de Géorgie se concentre principalement sur le rapport du Kindle DX à la presse et révèle que les participants au projet pilote d’Amazon apprécient globalement la lisibilité offerte par l’appareil, mais n’imaginent pas l’utiliser au quotidien pour lire un journal.
Le Kindle DX souffre en effet de la concurrence avec les smartphones auprès de la population étudiante, et ce pour une raison très simple : tandis que les téléphones mobiles sont tactiles, multifonctions, le Kindle, monochrome et monotâche paraît dépassé et obsolète. Par ailleurs, le prix du Kindle DX – 489$ – n’est pas là pour encourager les étudiants à lire la presse, étant donné que le coût de l’appareil doit être amorti, et qu’ensuite l’abonnement à un journal via le Kindle Store coûte une quinzaine de dollars.
Au travers de cette étude, on peut finalement observer un changement de paradigme autour de la lecture numérique. Les attentes et les besoins tendent à différer selon les générations. Aujourd’hui, si beaucoup de personnes estiment encore que les readers ne pourront jamais venir remplacer le confort et l’odeur du papier, ceux ayant adopté un Kindle ou un Sony Reader se révèlent très satisfait de leur achat et l’utilise généralement pour lire des ouvrages classiques, des romans, ou des documents personnels. Ces “early-adopters” constituent globalement une faction de gros lecteurs reconnaissant les mérites du reader en termes de confort de lecture et de commodité pour transporter sa bibliothèque partout avec soi.
Or il se trouve que la jeune génération est peu sensible à ces considérations… Génération Internet où immédiateté, connectivité, interactivité, polyvalence sont autant d’attributs qui pèsent davantage dans le choix d’un appareil que la qualité de l’écran, la lisibilité ou la fatigue visuelle. Un reader affichant les pages en noir et blanc, peu à l’aise avec les journaux paraît peu attractif en comparaison avec un appareil écran couleur capable de lire des vidéos, de la musique, se connecter à Internet, récupérer instantanément des livres, des magazines et des bandes dessinées. D’ailleurs, l’accès à Internet est sûrement l’une des fonctionnalités la plus utile pour l’étudiant qui se renseigne essentiellement sur le réseau. Pour les étudiants d’autres arguments entrent également en ligne de compte, comme par exemple la capacité à lire convenablement un fichier PDF, un article scientifique illustré, une présentation PowerPoint, ou encore la possibilité d’annoter un texte et de synchroniser ses notes avec son ordinateur. Des critères que ni le Kindle DX, ni le PRS-600 ne satisfont… Des besoins auxquels aimeraient/pourraient répondre l’iPad et les tablettes Internet à venir…
Véritable fracture générationelle ? Gap insurmontable entre génération Internet, iPad & co vs. génération eBooks & Readers vs. génération Livre Papier ? Il semblerait en tout cas que les supports – contenants – et les contenus soient inexorablement amenés à se diversifier et à évoluer pour satisfaire toutes les cibles d’utilisateurs. Peut être seront-ils l’occasion de redonner une nouvelle forme au livre et à la presse… Et non pas la simple transposition du papier au numérique…



















