La couverture survivra-t-elle au livre papier?


Hubert Guillaud nous gratifie sur son blog d’un article dédié aux couvertures de livres. Il part du constat qu’elles sont les parents pauvres du livre numérisé, bien souvent oubliées ou mal optimisées. Les readers actuels ne rendent pas justices à leurs nuances, oublient la couleur et estompent parfois leurs détails. Pourtant, toutes ses couvertures sont nées en numérique ! Paradoxalement, le support numérique final n’est pas encore à la hauteur.

Est-ce que l’arrivée des tablettes multimédias, avec un écran couleur de qualité, rendra enfin justice aux couvertures? Tout dépend du logiciel, car si l’on pense à l’iPad, certains logiciels qui existent pour l’iPhone oublient tout simplement d’en afficher une. Si ces programmes viennent à être adaptés pour la tablette d’Apple, espérons que les couvertures auront une place, comme sur iBooks.

Il ne faudra pas s’arrêter là. On peut déjà imaginer des couvertures animées qui permettront d’accéder aux “menus” du livre (table des matières, préface, index etc.) de manière interactive et originale, afin que cet espace de créativité ne disparaisse pas.

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L’enTourage eDGe passe au banc d’essai

Un lot d’enTourage eDGe a été livré la semaine dernière et les premiers acquéreurs de ce produit hybride ont enfin pu l’essayer. C’est également la presse qui a pu tester en profondeur l’appareil. L’idée d’un appareil mi-reader/mi-netbook, équipé d’un écran E-Ink et d’un écran LCD est assez séduisante. Cependant, dès la présentation des premiers prototypes, le produit ne semblait pas optimisé et ne rendait pas justice au concept. Particulièrement orienté vers l’éducation et les étudiants, l’enTourage eDGe est quand même vendu pour 499$, une somme non négligeable pour cette clientèle. Surtout si ce produit ne fait pas tout ce que fait un netbook et pour plus cher !

Pourtant, il a des avantages. Tout d’abord, il est équipé d’un microphone qui permet d’enregistrer le cours, tout en prenant des notes sur l’écran E-Ink de 9,7 pouces. Malheureusement, il manque de réactivité même en étant utilisé avec un stylet plutôt précis. Pour ce qui est du contenu, cet appareil hybride est connecté en WiFi à l’enTourage eDGe ebook store, fort d’un catalogue de 225 000 titres. Une librairie de manuels numériques doit ouvrir dans les prochains mois et devrait rajouter de l’intérêt à ce produit.

L’autre écran (technologie LCD tactile résistive) permet d’accéder à une interface Android 1.6 classique capable de commander l’ensemble. On retrouve les applications Android classiques mais l’on ne peut pas accéder au Marketplace pour en télécharger d’autres. Dommage même si la société à l’origine de cette tablette envisage de développer son propre AppStore. De plus, les performances de l’appareil sont médiocres, tant au niveau de la rapidité du système que de l’autonomie de la batterie. En effet, cette dernière est fluctuante et peut tenir aussi bien quelques heures qu’une journée entière. Son autonomie varie grandement en fonction de l’utilisation des deux écrans et du WiFi.

La conclusion de ce premier test fourni par Engadget n’est pas très positive. Le concept était intéressant pour la cible visée : les étudiants. Malheureusement, le logiciel présente trop de bugs et l’appareil reste trop onéreux (499$ pour sa version de base avec 4Go de mémoire). Un produit qui risque d’être comparé directement à l’iPad, sûrement mieux optimisée et avec un meilleur rapport qualité/prix.

Pour lire le test complet de l’enTourage eDGe par Engadget, rendez-vous à cette adresse et ici pour la galerie photo.

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Numerik:)ivres : du nouveau dans l’édition numérique française


On ne compte plus les nouvelles maisons d’éditions entièrement dédiées au numérique. Après Leezam ou encore SmartNovel voici un nouveau venu sur le marché de l’édition numérique : Numerik:)ivres. Cependant, la lecture numérique a grandement évolué ces derniers mois. Les maisons d’éditions publiant sur mobile ont dû faire évoluer leur offre.

En effet, alors que le nombre d’applications étiquetées ebook vient de dépasser les applications de jeux sur l’App Store, il est devenu difficile de se faire une place dans les meilleurs ventes. De plus, comment faire pour communiquer dans un flot de contenus à lire, d’une diversité propre au numérique, du bon au très mauvais. Numerik:)ivres pense avoir trouvé un axe de développement : profiter des réseaux sociaux pour faire connaître son catalogue et effectuer un véritable travail éditorial, tant dans la sélection des auteurs que les compétences mises à leur disposition. Est-ce l’équation numérique idéale? Retour sur la naissance d’un éditeur numérique.

Numerik:)ivres (prononcé “Numeriklivres”) est né de la collaboration entre deux adeptes du numérique, co-auteurs du fameux Roman d’Arnaud, Jean-François Gayrard et Gwen Catala. Justement, la réflexion entamée pour la réalisation de ce premier roman 2.0 (une expérience d’écriture numérique retransmise sur plusieurs réseaux sociaux, chaque soir) a abouti à la création de Numerik:)ivres. D’ailleurs, les deux co-fondateurs ont beaucoup réfléchi à la définition de l’éditeur numérique. Comme nous l’a indiqué Jean-François Gayrard, “nos exigences éditoriales sont les mêmes que dans l’édition traditionnelle, seul le support de diffusion change: le numérique. Donc, nous ne faisons pas de l’auto-édition parce que nous faisons du numérique”.

Des collections ciblées

Au total, ce seront quatres collections qui viendront remplir le catalogue virtuel de l’éditeur : Histoires à lire debout, Nouvelles à lire debout, Petites vites et Carnets à blog. Grands fanatiques de l’utilisation des réseaux sociaux, pour une communication au plus près de son lectorat potentiel, l’équipe de de Numerik:)ivres s’est déjà fait un nom dans l’univers des blogs littéraires et a recruté plusieurs de ses auteurs dans cette blogosphère. Pour son lancement, le 21 avril 2010, Numerik:)ivres proposera 8 titres (deux par collection). D’ici la fin de l’année, plusieurs dizaines d’ouvrages viendront enrichir le catalogue. En effet, l’éditeur numérique recherche activement ses futurs auteurs et propose un système de soumission de manuscrit avec une réponse sous 60 jours. Avis aux écrivains en herbe ou aux plus rodés.

Une offre de distribution complète


Chaque titre sera diffusé simultanément sur les différentes plateformes numériques, aussi bien l’App Store pour l’iPhone et l’iPad, que le Kindle Store d’Amazon ou encore la vente au format ePub directement sur le site de l’éditeur. On suppose également que les ouvrages seront disponibles par le biais d’autres distributeurs en France. Les versions iPhone et iPad emploieront un moteur de lecture conçu en partenariat avec Pe Soft et amené à évoluer rapidement d’ici la fin de l’année. La roadmap est ambitieuse et remplie de surprises. On en attend une tout particulièrement : une offre de location de livres électroniques. Cela promet. Pour l’achat à l’unité, les prix fixés par Numerik:)ivres ne seront pas cassés, “ne s’agissant pas de faire du roman feuilleton (…) pas question de sortir des titres à 0,79€” nous confiait Jean-François Gayrard. Suivant les collections, les ebooks seront vendus entre 4,99€ et 12,99€.

Numerik:)ivres propose une offre éditoriale complète issue d’une véritable réflexion sur la révolution numérique en cours. Cependant, comme toute nouvelle conquête, tous les acteurs ne survivront pas. Pourtant, l’accent mis sur la plateforme d’Apple et les réseaux sociaux permet de s’adresser à un large public qui a prouvé son goût pour la lecture numérique. Couplé à quelques surprises attendues d’ici la fin de l’année, Numerik:)ivres se place comme un éditeur numérique très prometteur nous laisse penser que ses titres vont vite se retrouver sur nos mobiles et nos readers. Rendez-vous le 21 avril pour lire les premières lignes de cette nouvelle aventure numérique.

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Sony sera finalement présent au Salon du Livre 2010


Visiblement, tout s’est joué à l’issue de négociations de dernière minute. A moins de deux semaines de l’ouverture du Salon du Livre Sony est désormais annoncé en tant que partenaire officiel de l’espace Lecture de Dem@in. Le fabricant sponsorise l’espace et présentera sur son stand (C10) son reader phare, le Sony Reader PRS-600 Touch Edition. Si le stand de Sony est aussi important que celui qui avait été mis en place l’année dernière, on peut s’attendre à ce qu’il attire de nombreux visiteurs.

Le reste de l’espace Lectures de Dem@in sera divisera entre un espace pour les conférences (une vingtaine au total), un autre dédié aux plateformes de lecture (dont la liste provisoire est disponible sur le site du Salon) et il semble enfin que la lecture audio et les fameux audiobooks soient à l’honneur. En effet, un espace dédié permettra aux visiteurs de découvrir ce système de lecture qui peine encore à se développer en France.

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Le QUEproReader n’arrivera pas avant l’été


Après iRex et Spring Design c’est au tour de Plastic Logic d’annoncer du retard pour son premier reader, le QUEproReader. Engadget a annoncé la nouvelle après avoir reçu un email d’un des premiers clients du fabricant, annoncé un retard de plusieurs mois. En effet, le reader haut de gamme de Plastic Logic ne sera pas commercialisé avant l’été alors qu’il devait arriver dans le courant du mois d’avril ! Il est précisé dans l’email que l’entreprise souhaite “peaufiner les fonctionnalités et améliorer l’expérience d’utilisation du produit”. Plastic Logic a également préciser que les clients ayant précommandé le reader ne seront débités qu’à l’expédition.

Cependant, ce retard ne laisse pas présager que du bon pour le QUEproReader. Lors de son annonce en janvier, le QUEproReader nous avait agréablement étonné par le soin apporté à son interface logicielle et au design du produit. Clairement orienté vers une clientèle professionnelle (comme son prix le confirme), son écran grand format en papier électronique sera particulièrement agréable pour lire un grand nombre de dossier. Pourtant, l’iPad (et autres tablettes multimédias) risquent de fortement concurrencer ce reader. En quelques semaines, la concurrence a fait son apparition ne laissant plus Plastic Logic seule sur son segment. Face à la tarification agressive de l’iPad, Plastic Logic va devoir en faire de même ou bien accentuer sa communication sur la qualité de son écran. Sera-t-il l’argument suffisant pour que le QUEproReader trouve une clientèle?

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Asus DR-900 : la possibilité de partager des livres


Vous recherchez un reader grand format? Il va falloir attendre encore un peu. En effet, dès juin, nous allons voir arriver plusieurs modèles de readers équipés d’un grand écran en papier électronique. Sûrement le plus attendu reste celui d’Asus, le DR-900. Il sera disponible en noir et aussi en blanc. C’est d’ailleurs cette version qui est présentée dans la vidéo qui suit. On y apprend quelques informations intéressantes : le support des cartes SDHC jusqu’à 16Go, la présence d’un lecteur de flux RSS dans l’onglet “News”, un système de notation de ouvrages pour retrouver rapidement vos favoris etc. Le logiciel semble particulièrement bien réalisé, à la fois simple et complet. Le reader comprend également un système de Text-to-speech qui rappelle fortement celui du Kindle.

C’est dans l’onglet “Applications” que l’on découvre un lecteur audio, une calculette, un calendrier, un dictionnaire, un logiciel de dessin, un lecteur de flux RSS, un éditeur de texte, un navigateur web… et un système de partage de livres ! Nommé “Donation Book”, on peut s’attendre à ce que cette fonction soit disponible uniquement pour les livres non protégés par DRM, le choix appartenant aux éditeurs. Cependant, il va falloir encore attendre quelques mois avant d’avoir le reader entre les mains. Il sera disponible pour le troisième trimestre 2010. Comme le précise le responsable d’Asus dans cette vidéo, ce délai de 6 mois va permettre à la firme taïwanaise d’attendre la réponse d’Amazon et l’iPad et d’adapter sa réponse en fonction. On est stratège chez Asus.

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VirginMega lance sa librairie numérique avec Numilog


On apprend sur Livres Hebdo le lancement d’une librairie numérique chez VirginMega.fr, basée sur la catalogue de Numilog. Alors que la FNAC a récemment abandonné Numilog et prépare une offre renouvelée pour juin, Virgin récupère l’ancien partenaire délaissé. Désormais, les clients de Virgin pourront cliquer sur un onglet “Livres numériques” pour accéder à l’offre ebook de Numilog. Ainsi, plus de 40 000 titres sont disponibles à la vente, essentiellement en format ePub mais aussi en PDF. Heureusement, les livres Mobipocket n’ont pas été intégré à l’offre, ce qui aurait risqué d’ajouter de la confusion entre les formats et les plateformes de lecture compatibles.

La librairie numérique de VirginMega.fr fera-t-elle date? Pas vraiment. Aucun effort d’animation a été réalisé et ce n’est pas par son originalité qu’elle se détachera de la concurrence. C’est dommage car Virgin est un acteur non négligeable de la distribution de produits culturels en France. En tout cas, le livre numérique ne semble pas vraiment être son métier.

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Dreamworld se porte sur l’iPhone

Place des Editeurs débarque cette semaine sur l’iPhone avec un premier titre qui marque une étape dans la stratégie numérique du groupement d’éditeurs. Le dernier thriller fantastique de Sire Cédric, Dreamworld, rencontre déjà un franc-succès auprès des adolescents friands du genre. Au delà de la simple adaptation des 9 nouvelles en numérique, Place des Editeurs en a profité pour créer un moteur de lecture basé sur l’ePub. Il est possible de régler la taille et le type de la police, la couleur du fond et d’ajouter des marques-pages. On retrouve donc des fonctionnalités similaires à celles que l’on connaît sur Stanza, permettant ainsi à l’utilisateur de personnaliser l’affichage selon ses goûts.

L’éditeur a aussi intégré une biographie et une bibliographie de ce jeune auteur, plébiscité par la presse et les lecteurs. Enfin, on retrouve une boutique qui permet d’aller acquérir l’ouvrage en version papier sur des sites de libraires partenaires : Amazon, FNAC, Librairie Dialogues etc. Un détail bien souvent oublié par d’autres éditeurs et qui gagnerait à être proposé en standard pour chaque ebook également disponible en papier. Symbole de la complémentarité du papier et numérique? A quand un livre papier qui se synchronise avec son pendant numérique?

On peut déjà acquérir Dreamworld en version complète pour 5,99€ sur l’App Store (au lieu de 16€ pour la version papier). Une réduction de 10€ par rapport au papier. Pourvu que cette politique se généralise à plus d’ebooks ! Une version Lite qui comprendra uniquement la première nouvelle du recueil sera prochainement téléchargeable.

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Une application Barnes&Noble spécialement pour l’iPad


Barnes&Noble a officiellement annoncé sur son blog sa future présence sur la tablette d’Apple. Cette application viendra rejoindre les version iPhone et Blackberry du logiciel B&N eReader, ajoutant une nouvelle plateforme au palmarès du grand libraire américain. Ce programme permettra un accès à l’ensemble du catalogue de Barnes&Noble, aussi bien les livres que les magazines ou les journaux disponibles depuis la sortie du Nook. Le lancement est prévue pour début avril et l’application viendra rejoindre l’application Kindle for iPhone et iBooks qui risque de se livrer à une féroce concurrence sur le marché américain.

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Deux nouvelles vidéos de l’HP Slate

Présentée par Microsoft en janvier dernier lors du CES de Las Vegas, l’HP Slate se dévoile encore un peu plus au travers de deux vidéos. Si nous n’avons toujours aucune information concernant le prix et la date de lancement, ces images nous indiquent cependant qu’Adobe et HP travaillent de concert pour permettre l’affichage de vidéos Flash depuis la tablette équipée de Windows 7.

Il s’agit bien entendu d’un argument de poids cherchant à mettre en avant les limitations de l’iPad. Mais en tout cas les vidéos produisent leur effet, et offrent un premier aperçu très prometteur des capacités de l’HP Slate…A voir cependant ce qu’il en sera réellement au niveau de la réactivité et de l’ergonomie au moment de sa sortie…

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La sélection du jour #35

  • Une excellente analyse des standards du web pour le livre électronique (via A List Apart)
  • John Sargent, le PDG de MacMillan fait le point sur l’agency model.
  • Rapport Gaillard : “La politique du livre face au défi du numérique” (via Sénat)
  • Un test complet du Kindle DX (via Generation NT)
  • Le Washington Post lance un application payante pour iPhone (via Cyberpresse.ca)
  • L’Alex de Spring Design ne sera pas disponible en pré-commande avant une à deux semaines (via Engadget)
  • Du nouveau pour bientôt chez Welovewords.
  • Une interview intéressante de Charbax sur le stand de Liquavista (via Aldus)
  • Toujours surveiller de près les annonces de recrutement d’Amazon. Prochaine étape : un développeur spécialisé dans les navigateurs web ! (via Engadget)
  • La BD essaye de faire son business sur le web. (via Owni)
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Sony Reader : quand la réparation coûte plus cher que le neuf


Lancé en France en octobre 2008, le Sony Reader PRS-505 aura été le premier reader epaper distribué par la FNAC. Sa vie commerciale aura été tumultueuse : au départ vendu à 299€, l’arrivée de la nouvelle gamme a rapidement fait chuter les prix, moins d’un an après le début de sa commercialisation, pour atteindre 149€ voire même 99€ ! A ce prix, autant dire que les stocks se sont vidés rapidement. Pourtant, comme l’annonçaient récemment Philippe Citroën, président de Sony, son entreprise n’aurait vendu que 15 000 PRS-505 en partenariat avec la FNAC. Autant dire pas grand chose par rapport aux autres marchés européens comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni. Ces acquéreurs représentent avant tout des early adopters désireux de découvrir de la lecture numérique sur papier électronique dès ces prémices. Il s’agit là généralement d’une clientèle de convaincus qui vantera sans difficulté les qualités d’un tel produit. En dépit de son ancienneté, le Sony PRS-505 proposait un support du format ePub et PDF, le tout affiché sur un écran 6 pouces au contraste très confortable pour une lecture de longue durée.

Cette pièce essentielle est aussi la plus fragile d’un reader. Le bris d’écran E-Ink est la principale cause de panne sur les readers. En effet, ils sont vulnérables aux chocs (l’écran est en verre) et, suivant son intégration dans la coque du reader, résistera plus ou moins bien à une chute. Nous ne saurions trop vous recommander l’utilisation d’une housse même si elle n’empêchera pas un événement malencontreux.

L’un de nos lecteurs a rencontré récemment un soucis avec son Sony Reader PRS-505 et nous tenions à vous faire part de son expérience malheureuse. Séduit par le principe du livre électronique, il profite des offres sur le PRS-505 à 149€ à la FNAC. D’ailleurs, pour des raisons professionnelles, et à ce prix, il en achète deux le même jour. Cependant, il y a quelques semaines, en sortant le reader de son sac, notre lecteur a découvert des rayures noirs affichées sur son écran. En d’autres mots, l’écran du reader n’était plus utilisable. L’appareil étant encore sous garantie (acheté en octobre 2009), il a retourné son produit auprès de la FNAC qui a pris en charge le reader endommagé pour le faire parvenir à Sony.

Et quelle surprise à la réception du devis ! La facture est salée : 261,51€ TTC pour changer l’écran. Pour à peine trente euros de plus, notre lecteur avait pu acquérir à l’époque deux readers ! De plus, compte-tenu du prix de vente de la nouvelle gamme (299€ pour le PRS-600, soit une trentaine euros de plus), à quoi bon faire réparer un reader endommagé, même s’il n’est pas dépassé ! Est-ce une méthode pour forcer le renouvellement d’appareil? Alors que l’ont vante les mérites écologiques du passage au numérique, cela serait une bien étrange politique de la part de Sony que d’agir de cette manière.

Quelques incohérences nous ont interpellé dans le devis proposé à notre lecteur. Tout d’abord, il fait mention d’un écran “LCD cassé”. Erreur ! Le Sony Reader PRS-505 est équipé d’un écran E-Ink en papier électronique qui, en aucune manière, ne présente les mêmes caractéristiques que ses homologues LCD. Les écrans E-Ink sont assez fragiles. Certains peuvent même présenter des défauts qui, à la longue, vont rendre l’écran inutilisable. Ces paramètres ne permettent pas pour autant de rendre comparable un écran LCD et un écran E-Ink.

Est-ce normal de faire payer 261€ à un client pour un écran endommagé? Cela me semble difficilement explicable. Sony manque-t-il de pièces de rechange pour le PRS-505? Certes, le reader n’est plus au catalogue mais ce n’est pas après moins de 6 mois que les stocks seraient épuisés. L’écran est peut-être le composant le plus onéreux d’un reader, mais il ne justifie pas un devis équivalent au prix de vente original du reader.

Longtemps les fabricants de readers se sont cachés derrière les conditions de garantie pour éviter de remplacer tout écran endommagé, renvoyant le malheureux utilisateur à payer au prix fort. Cela ne serait-il pas le temps d’envisager un politique de remplacement, plus conciliante? Les fabricants devraient considérer cette particularité. Les possesseurs des 15 000 PRS-505 vendus en France sont des early adopters, fervents croyants en la lecture numérique. Ne pas considérer cette clientèle n’est pas ce qu’il y a de mieux pour se créer une image de qualité dans un secteur émergeant. La balle est dans le camp de Sony et des fabricants.

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