Le Kindle à la conquête du monde… et de la France

Amazon a réussi à nous surprendre, une fois de plus. Alors que les rumeurs prédisaient l’arrivée du Kindle uniquement au Royaume-Uni, Amazon vient de lancer une nouvelle version du Kindle avec pour nouveauté, la possibilité d’être utilisé partout de le monde. En Europe, en Asie… et oui, en France.
Vendu jusqu’à hier 299$, deux versions sont désormais disponibles : la première à 259$ fonctionnera uniquement aux Etats-Unis alors que la seconde version, vendue pour 279$, sera utilisable partout dans le monde. La différence de prix de 20$ correspond à une avance sur le frais de roaming, obligatoire lorsqu’un appareil utilise un forfait data hors de son réseau national. De plus, lorsque vous souhaiterez acheter un ebook sur la boutique d’Amazon, un somme forfaitaire, 1,99€, vous sera facturée. Là encore, il s’agit d’une participation au frais de roaming que facture Amazon.
Comm nous vous le disions, cette nouvelle en surprend plus d’un… Nous avions eu des informations qui allaient dans ce sens mais nous n’osions y croire. La stratégie d’Amazon est audacieuse : proposer un produit fabriqué pour le marché américain, vendu depuis les Etats-Unis, avec du contenu anglophone. Certes, vous aurez la possibilité de vous abonner aux Echos, au Monde mais la grande partie du catalogue reste en anglais. En proposant le Kindle à la vente de cette manière, Amazon ne s’attaque pas au marché grand public mais aux early-adopters qui attendent déjà le Kindle depuis de nombreux mois. Habitués à lire en anglais, ils seront friands des derniers bestsellers du New York Times et la barrière de la langue ne les gênera pas. Deux autres détails qui ont leur importance, le Kindle International sera équipé d’un clavier QWERTY et d’un adaptateur secteur américain. Bien entendu, vous pourrez rechargez votre Kindle sur la prise USB de votre ordinateur.
Alors faut-il céder à l’univers Kindle pour 279$? Attention, contrairement à ce que l’on peut voir sur de nombreux sites, la facture finale est loin d’être de ce montant. Au total, Amazon vous facturera 358,78$ dont 20$ de frais de port et presque 60$ de frais de douanes. N’oubliez pas également que pour chaque téléchargement de livre vous serez majoré de 1,99$. Certes, avec le taux de change euro-dollar en faveur de la monnaie européenne, un Kindle revient à 243,67€, un prix relativement bas par rapport aux autres readers proposés sur le marché français. Les premières livraisons du Kindle International partiront des entrepôts d’Amazon le 19 octobre.

Même si quelques inconnues demeurent (facturation du Whispernet etc…), l’ensemble des services Amazon semblent être disponibles : synchronisation du contenu entre plusieurs Kindle, avec l’application Kindle pour l’iPhone (qui arrivera prochainement sur l’App Store français). Si vous souhaitez acquérir le Kindle
, je ne peux que vous conseiller d’attendre quelques jours afin d’avoir plus d’informations sur les différentes questions portant sur la facturation du transfert du données.
Oui, le Kindle est là… mais pas de la manière dont on l’attendait.













En voila une grosse surprise. Un petit regret : l’appareil n’est livré qu’avec une prise secteur US, et surtout un gros regret : la majoration de 2€ du prix du livre, ça risque de les rendre pas très intéressant par rapport aux librairies ePub.
Mais bon, ils n’ont pas du réussir à faire d’accord avec les opérateurs locaux des différents pays.
Clément,
Outre la remarque de Foux qui ne plombera pas tant que ça les ventes (sur on reste sur une logique à 9.99 $ pour la plupart des ouvrages), plusieurs questions :
- vente du Kindle via Amazon, commande sur site US, paiement en £ ? ou vente sur Amazon France, paiement en €.
- et donc subséquemment, quel sera le taux de conversion appliqué ? A la “Apple” du genre 1$ = 1€ ?
- disponibilité annoncée (avant Noël, I guess so…) ?
- clavier AZERTY ?
Bref je ne suis pas allé sur le site d’Amazon sans doute y trouverai-je réponses à mes interrogation (c’est dingue comme on peut devenir fainéant et désireux d’avoir du prè-mâché à tout coin de rue…
-:)
Ce sont juste des interrogation, n’étant pas personnellement attiré par l’encre électronique telle que présentée par Kindle (bien que le rendu soit époustouflant, j’en conviens) ; non, j’attends patiemment la iTablet tout simplement, sachant que la valeur ajoutée de l’e-ink viendra avec PVI ou autres par la “feuille” en couleurs dans environ 2 ans.
L’(expérience Apple sera intéressante dans l’intervalle parce qu’il s’agira probablement d’un formidable outil de convergence des médias et des usages (littérature, presse, jeux, vidéo, TV, etc…)
Salut à tous !
Je pense que j’ai répondu à toutes vos interrogations dans la dernière mise à jour du post.
Jean-Lou, je me permets de répondre aux questions :
La vente se fait via Amazon US, donc paiement en $ (du moins pour l’instant). Pour le taux de conversion, il sera fonction de votre banque
La disponibilité est pour le 19 octobre
Le clavier est qwerty, vu que le modèle est américain (même l’adaptateur secteur est américain).
Et pour les prix, je ne suis pas d’accord avec vous. Il est déjà facile aujourd’hui de trouver les livres électroniques à un prix inférieur au prix pratiqué par le Kindle (par exemple sur booksonboard). Rajoutons à ça 1.99$, et le Kindle devient franchement désavantageux, surtout vu son prix de revient.
Sans oublier bien sur qu’il ne gère pas les ePub et est donc complétement fermé, et je ne vois pas trop comment il pourrait concurrencer les autres lecteurs. Il n’y a vraiment que la renommée d’Amazon pour faire que les gens achètent ce lecteur plutot qu’un autre.
Une autre question sur cette surfacturation : logiquement, elle devrait n\’être présente que si l\’on télécharge en utilisant le réseau 3G. Qu\’en est-il si on achète le livre avec son ordianteur pour le transférer via USB ensuite ?
Bonjour à tous et merci pour cette information.
Un élément de cet article m’interpelle : la question de la facturation du réseau Internet utilisé par le possesseur d’un Kindle avec connexion US + International.
Pouvez-vous me dire comment ça va fonctionner grosso modo ?
A vous lire, j’ai peur que cette nouvelle ne soit bonne que pour les utilisateurs US qui voyagent de temps à temps à l’étranger car :
Mais quid des étrangers qui achètent leur kindle pour l’utiliser dans leur propre pays ?
Pierre -> oui, cela est tout à fait possible. On peut donc éviter les frais de roaming de 2$.
@Pierre : dans ce cas la pas de surfacturation, mais si on enlève Whispernet au Kindle, je ne vois pas trop ce qu’il lui reste par rapport aux autres lecteurs : moins de choix de livre, pas d’inter-opérabilité, fonctionnalités en dessous de beaucoup de reader…
Son seul intérêt est réellement Whispernet, et la il devient très onéreux.
@Lili : je suis d’accord avec vous, cette nouvelle version est très bien pour des américain voyageant occasionnellement à l’étranger.
Pour nous, ça veux dire 2$ de frais à chaque achat d’un livre via Whispernet.
Je trouve pour ma part que c’est une mauvaise nouvelle pour Amazon. Cela signifie clairement que les pourparlers avec des opérateurs européens n’ont pas avancé suffisamment bien ou suffisamment vite. Là où Apple a réussi à imposer son iPhone, Amazon n’est pas parvenu à imposer son terminal de lecture. Au final cette version “mondiale” n’est qu’une version américaine qu’on tente de vendre par delà les barrières. Certes, sur linternet, personne ne sait que vous nêtes pas aux Etats-Unis – http://www.techcrunch.com/2009/10/05/internet-anonymizer-web-surf-vpn-hulu-pandora-spotify/ -, mais tout de même…
@Hubert : tout à fait d’accord avec vous, ça sonne beaucoup plus comme un échec qu’une réussite. Après il reste à voir comment le marché accueillera la nouvelle, mais je ne suis pas spécialement optimiste pour Amazon
Je trouve au contraire que cela relève d’une véritable stratégie de la part d’Amazon, qui a voulu ainsi s’éviter des négociations longues et complexes avec les opérateurs de téléphonie de chaque pays.
La disponibilité du Kindle en France notamment met aussi les éditeurs en position de demandeurs pour figurer dans la boutique d’Amazon, pour couvrir en une seule fois l’ensemble du marché francophone !
Le front commun des éditeurs français contre Amazon va-t-il tenir longtemps dans ces conditions ?
@Xelle : je ne pense pas qu’il y ai de “front commun” des éditeurs français contre Amazon, je n’en ai en tous cas pas connaissance. Ensuite, la couverture de l’ensemble du marché français, il peuve déjà le faire via la Fnac (enfin, Numilog…) et ne le font pas pour autant, donc je ne vois pas trop ce que ça pourrait changer.
J’espère bien sur me tromper, mais bon…
Je pense qu’il s’agit d’un “coup de poker” de la part d’Amazon: ça passe ou ça fait pschitt… cela va être intéressant à observer: comme toujours le futur se déroule sous nos yeux de façon difficilement prévisible et souvent surprenante.
Intéressant point de vue d\’Hubert que je trouve un peu radical. Ce serait le cas pour un produit qui ne marche pas, ce qui est loin d’être le cas! Je pense que les négociations avec les opérateurs sont loin d’être rompues et le «front commun anti-Amazon» des éditeurs, un pur mythe!
Moi j\’attendais plutôt le Kindle DX et son grand écran, mais il ne semble pas apparaître en version internationnale sur amazon.com. Avez-vous des nouvelles à son sujet ?
Dommage le navigateur internet et la lecture des blogs ne sera pas possible pour la France, ce qui réduit franchement son intérêt
Je ne crois pas pour ma part que ce ne soit révélateur ni d’un succès ni d’un échec d’Amazon à ce stade — seulement une illustration additionnelle (puissante!) de la féroce bataille qui est en cours (en particulier entre Amazon et Google) afin de contrôler le plus rapidement possible, par tous les moyens, le plus grand nombre de fichiers.
Amazon lance ainsi un message très clair aux éditeurs de partout dans le monde: « Le Kindle débarque sur votre marché national, alors si vous voulez vendre, confiez-nous vos livres le plus rapidement possible! ».
Ils le font maintenant parce qu’ils savent que plus le temps passe, plus les éditeurs s’organisent pour maîtriser leurs propres infrastructures de « logistique numérique »… Ils savent que le temps joue contre eux.
Je pense qu’ils assument parfaitement le fait de ne pas très bien le faire (frais additionnels, pas d’adaptateur électrique pour chaque pays, etc.) et qu’ils n’ont pas d’attente commerciales en termes de ventes — c’est le message aux éditeurs qu’ils veulent passer aujourd’hui, juste avant la Foire de Francfort. Et de cette manière, cela ne leur coûte pas tellement cher de le faire…
Sans qu’il n’y ait de « front commun contre Amazon » — j’espère comme Xelle que les éditeurs résisteront au chant des sirènes… il faut se rappeler ce que cela coûte, à long terme, d’un point de vue économique et culturel, quand un seul acteur exerce une influence aussi dominante qu’Amazon en a l’habitude.
Question: la carte SIM est-elle remplacable pour le jour ou les operateurs européens seront de la partie?
Bonjour,
Pour l’instant, il n’est pas trop possible de répondre à votre question. Je suppose que Amazon a du bloquer cette possibilité. Cependant, nous nous pencherons sur la question lorsque nous aurons testé en profondeur le produit.
Cordialement,
Bonsoir,
Telle qu’elle est présentée aujourd’hui, la commercialisation du Kindle ne saurait concurrencer de manière frontales les différentes machines disponibles sur le marché français dans la mesure où ces dernières, et je pense au PRS-505 de Sony, ont renoncé aux formats propriétaires pour se conformer, à ce qui semble devenir, le format universel de demain: l’Epub.
Mais là où les autres readers sont “en puissance” (potentialité théorique), le Kindle est “en action” (le catalogue est déjà présent).
Ceci étant dit, et malgré les quelques réserves que l’on peut émettre sur les choix adoptés par Amazon dans la commercialisation du Kindle à l’international, je pense que c’est une excellente chose pour le développement du marché des e-readers en France dans la mesure où ça ne manquera pas de bousculer une certaine politique éditoriale hexagonale qui oscille entre la suspicion et l’incrédulité: à défaut d’investir sérieusement dans la numérisation, on se contente de “marquer le coup” en étant présent dans un marché; on se retrouve alors avec des catalogues faméliques, au sein desquels des numérisations, qui tiennent du “goodies”, sont proposées à des prix astronomiques (Voir la section “téléchargement” de la FNAC).
A titre personnel, et en tant qu’utilisateur du PRS-505 de Sony, le Kindle 2 me ravit, il me permettra d’accéder à un catalogue important (250.000 titres) à un prix décent (pour une fois que la faiblesse du dollars nous sert…).
Cordialement
Ps: Aurait-on plus de précision quant à la commercialisation du modèle DX à l’international