Le QUEproReader de Plastic Logic en détails

Après une longue attente, Plastic Logic a enfin annoncé son premier reader, le QUEproReader, basé sur une technologie d’écran flexible (mais intégré ici dans un cadre rigide) développé pendant de nombreuses années dans ses laboratoires de Cambridge. Il faut dire que ce reader est l’exemple type d’un produit conçu de ses composants internes à son design extérieur. Passons donc en revue cet engin, à l’image très travaillée.
Un design épuré
Comme le laissait pressentir les premières vues d’artiste, Plastic Logic a pris soin du design de son produit. Le choix du noir s’est imposé pour se marier au mieux avec sa cible, les professionnels. L’abandon de la couleur blanche ne sera pas regretté car on aurait pu confondre confondre le QUEproReader avec le Skiff Reader. Aucun bouton ne perturbe la ligne de la façade et la connectique s’évanouit dans la coque sombre de l’appareil.

L’écran Plastic Logic a une diagonale de 10.5 pouces (résolution de 944 x 1264 pixels de 150ppi avec 8 niveaux de gris), bien supérieur aux modèles actuels, mais identique à celle de son premier concurrent, le Skiff Reader. La qualité d’affichage est au rendez-vous, le rendu est identique à celui d’une feuille papier. Vous ne pourrez pas être déçu par l’affichage, d’autant plus que l’écran est entièrement tactile !
Un conférencier numérique
L’interface logicielle est sûrement la partie de l’appareil qui nous a le plus séduit. Plastic Logic a développé plus qu’un reader mais un nouveau type de produit, une sorte de conférencier numérique associé à un kiosque numérique. En d’autres mots, le QUE proReader couple un agenda complet avec une plateforme d’accès à du contenu, comme celle que propose Amazon avec son Kindle. D’un glissement de doigts, on navigue de jour en jour et l’on passe en revue ses rendez-vous. Le QUE se destine également à remplacer le papier. Le slogan de Plastic Logic est clair, Don’t print it. QUE it!. Argument écologique oblige ! Les professionnels, principaux utilisateurs de documents imprimés peuvent alléger leur sac avec cet appareil en transportant leurs documents Office (Doc, ppt, xls etc.) ainsi que des fichiers PDF, HTML, RTF ou même standard pour les ebooks, l’ePub. L’utilisateur peut annoter tous ces types de documents de manière très intuitive, à l’aide du clavier virtuel ou de l’écran tactile.
Les businessmen s’y retrouveront avec une application à destination des Blackberry qui permet de transférer vos pièces jointes reçues sur votre mobile directement sur le QUE, via Bluetooth. Le reader est également capable de récupérer les mails et les calendriers présents sur divers services comme Microsoft Exchange, Gmail, Windows Live et, à l’avenir, d’autres services. La mise à jour s’effectue via la connexion WiFi ou 3G de l’appareil. En effet, le QUEproReader peut récupérer le contenu sans-fil grâce à une connexion 3G (qui utilise le réseau de AT&T) ou bien sa connexion WiFi 802.11b/g. Il semble, pour l’instant, impossible de connecter son smartphone avec le QUE pour utiliser le modem du mobile.

Autre nouveauté, Plastic Logic a lancé son propre format, appelé truVue. Développé conjointement avec Adobe, ce format préserve la mise en page et le style de l’édition papier. Le format truVue est employé par les journaux partenaires de la plateforme, dont le Wall Street Journal, Forbes, The Huffington Post, Thompson Reuters et bien d’autres dans les prochaines semaines. Entre la finesse du QUEproReader couplée et le format truVue, on pourra confondre l’ensemble avec un journal papier ! En plus de ces partenariats, le QUEproReader dispose d’une librairie dédiée fournie par Barnes&Noble. Les ebooks sont distribués au format ePub tandis que la presse utilise le fameux truVue (pas encore disponible pour tout le titre). Même s’il s’agit d’un produit à destination des professionnels, on trouve tout type de lecture sur cette boutique, de la dernière fiction à la revue Harvard Business Review !
Que faut-il en conclure?

On pourra toujours dire que le QUEproReader arrive tard sur le marché mais, contrairement à certains produits dans la même créneau, comme l’iRex DR800SG, le QUEproReader est à la pointe de ce qui se fait au niveau des lecteurs epapers. Ce produit a une pertinence sur le marché et le choix de la cible professionnel pourrait s’avérer être la bonne. On ne pourra pas faire le parallèle avec les précédents readers d’iRex, en grande perte de vitesse. Plastic Logic a poussé bien plus loin le concept de reader communicant à l’usage des professionnels qu’à pu le faire la concurrence par le passé. Certes, le prix de vente est assez élevé. Il faut compter 649$ pour la version 4Go équipée d’une connexion WiFi et 799$ pour le haut de gamme équipé de 8Go de stockage et du WiFi et de la 3G. On s’attendait à un prix élevé mais sûrement moindre à celui qui a été annoncé.
Cependant, le prix du reader est le principal reproche que l’on peut lui faire. Après de longues années de développement, Plastic Logic nous propose un produit au point et assurément haut de gamme. Il ne sera pas en concurrence avec le Kindle classique mais sûrement avec le DX et, à coup sûr, avec le Skiff Reader. Reste à connaître le prix réel du Skiff qui pourrait bien se rapprocher de celui du QUEproReader. De plus, il ne serait pas improbable que de nombreux cadres fassent facturer à leur entreprise cette “feuille” à la bordure noire.
En direct du CES de Las Vegas, Engadget a pu avoir une démonstration complète du reader. Surprenant !
Le QUEproReader est disponible en précommande sur le site de Plastic Logic et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter les différentes rubriques ainsi que la librairie numérique associée.















Très beau produit dommage qu’il soit si cher je me serais bien laissé tenter.
En tout cas il devrait trouver sa place au niveau des professionnel.
On pourrait imaginer un service type “dropbox” pr synchroniser par l’intermédiaire de la connexion sans fil les documents avec le QUE.
Dans une optique encore plus simple et pour un passage plus aisé à cette technologie, une sorte “d’imprimante virtuel” serait parfait. On “imprime” son document à partir de son ordinateur il apparait par l’intermédiaire de la connexion sans fil sur son reader. Les utilisateurs ne seraient ainsi aucunement dépaysé
@Loris : Ce que tu décris est exactement ce qui va se passer lorsque le service Cloud de Plastic Logic va être lancé (en même temps que la livraison des premiers exemplaires du QUE).
Bonjour,
Tout d’abord, mes voeux les plus sincères à toute l’équipe d’eBouquin, et à tous ses lecteurs. C’est pour moi LE site de référence.
Le QUEpro Reader est un produit très intéressant, qui semble (je dis bien : semble) avoir tout ce qui manquait à l’Irex Iliad 2nd edition, à savoir la rapidité d’affichage, la taille mémoire et l’autonomie. L’Iliad était mon reader préféré, mais avec sa faible taille mémoire et son autonomie ridicule, il ne pouvait pas rester longtemps dans la course.
J’ai épluché la vidéo et les informations du site Plastic Logic, et je n’ai pas trouvé trace d’un emplacement pour un lecteur de carte flash, SD ou autre. Quelqu’un a t-il des informations sur ce sujet ?
A cette question près, le QUEpro Reader semble alléchant.
Bien cordialement,
Jean-Louis
@Jean-Louis : Le QUEproReader ne dispose pas de port SD, les fichiers sont uniquement stockés sur la mémoire interne (4Go ou 8Go). Cependant, Plastic Logic a indiqué qu’il pourrait proposer un service de stockage de documents directement sur ses serveurs pour les utilisateurs les plus exigeants. Cependant avec 4Go ou 8Go, il y a de quoi faire !
Meilleurs voeux à tous ! 2010 va être une année essentielle pour les readers et la lecture numérique.
Je rejoins le commentaire précédent. On a l’impression de faire un petit bon technologique en avant et le produit se démarque des ereaders présentés depuis le début du CES. Mais, cher, cher
Un produit magnifique !
Voilà ce que j’appelle une tablette.
Suis je le seul à ne pas être enthousiaste ?
OK, le produit a l’air joli, bien fini et léger, mais deux ans d’attentes et de promesses pour ce résultat, bof bof quoi.
Le produit n’est toujours pas disponible, est hors de prix, se cantonne au noir et blanc et arrive sur un marché qui devient chaque jour plus concurrentiel. Sur la vidéo, l’écran ne semble pas très sensible (il faut appuyer assez fort et le démonstrateur s’y prend à deux fois). La blancheur et un fort contraste de l’écran semblent présent, mais ces facteurs étant influencés par la qualité de l’éclairage, il faudra voir ce que ça donne dans d’autres environnements.
Et je pense que bon nombre de “professionnels” se tourneront vers (ou attendront) une de ces tablettes tactiles communicantes annoncées pour 2010 (Apple ou autre).
Pour autant, le principal reproche que je fais à ce produit, c’est son prix. A 400 € et avec un port SD, ce produit serait nettement plus attractif. Là, il faut compter le double, pour un produit qui sera certainement obsolète dans un ou deux ans.
En l’état, Plastic Logic fait la seule chose qu’il a su bien faire : du vaporware. C’est amazon qui doit se frotter les mains : ce n’est pas cet appareil qui mettra fin à son statut.
Je trouve ce reader particulièrement élégant (quoiqu’il m’a l’air un peu encombrant) et pertinent. En revanche, il me semble tout à fait hors de prix, pas de quoi en avoir peur donc…
J’utilise depuis quelques mois un Sony PRS-600, dont je suis très content. Il tient dans une poche, on peut y stocker un dixième de la BNF (exagération, quand tu nous tiens…) et surtout, j’apprécie les deux lecteurs de cartes flash. Certes, un seul aurait suffi, mais, bon, qui peut le plus…
J’appartiens à la catégorie des “vieux-grincheux-qui-aiment-voir-le-fil-rouge-sur-le-fil-rouge-et-le-fil-bleu-sur-le-fil-bleu”. Et je trimballe quelques cartes SD chacune avec un “rayonnage”, que je préfère au système des collections.
Très honnêtement, j’apprécie ce Sony. La couleur pour des livres (autres que de géographie, évidemment) ne me fait pas trop rêver, et le côté “papier blanc” est loin d’être désagréable.
Par contre, aucun fantasme sur les Wifi, 3G etc… J’utilise un bon vieux câble USB, ou le lecteur de cartes flash. Et aucun fil à la patte (ou au portefeuille, du style “Amanac”, “Fzon” ou autre “Bargle & Goones”.
J’adore en plus le terme “communicant” et tout ce qu’il sous-entend en termes de commerce. Depuis qu’on m’a expliqué que la télévision était un outil de communication, le charme du “communicant” est rompu.
Mais ceci est – peut-être – une autre histoire.
Pour moi, un lecteur de livres est un moyen agréable de faire suivre un ou deux petits milliers de bouquins sans devoir payer les sherpas.
J’apprécierais évidemment un écran de 10 pouces, mais la couleur ou les outils “liaisonnants”… bof.
Jean-Louis
J’avais oublié de remercier Clément pour ses précisions sur la carte flash. Quant au “service de stockage de documents directement sur ses serveurs pour les utilisateurs les plus exigeants”, c’est encore un fil à la patte. On peut être exigeant et aimer son autonomie.
Pour ajouter un mot à ce qu’écrivait Jal, côté “vaporware”, je crois que – malheureusement pour eux – le nouvel Irex DR800SG est en passe de devenir le numéro 1.
En plus, question esthétique, il n’a pas la “gueule” de l’Iliad 2nd edition. En plus son “hénaurme” stylet qui ne se range même pas dans le boîtier.. beurk.
Quelqu’un en a vu un “en vrai”, déjà ?
Jean-Louis