Amazon prend son temps pour réintégrer MacMillan

Est-ce que le retrait d’Amazon suite à l’ultimatum posé par MacMillan n’aurait été qu’une manoeuvre de façade? Les suites de l’affaire Amazon – MacMillan sont pour le moins étonnants. Tout d’abord, comme le signale le New York Times, il semble qu’Amazon prenne son temps pour ramener le catalogue de l’éditeur du sa boutique de livres papiers comme numériques. Est-ce que l’entreprise s’en sert toujours comme moyen de pression sur l’éditeur? Peut-être bien. John Sargent, président de MacMillan indique que son entreprise est toujours en négociation avec le géant américain de la vente en ligne. Amazon cherche sûrement à gagner du temps et à négocier certaines conditions ou clauses du nouveau contrat imposé par MacMillan.
Pourtant, Amazon pourrait être moins perdant aux changes que l’on a pu le voir écrit. Comme le fait remarquer James McQuivey sur PaidContent, le “model agency” proposé par MacMillan sera plus bénéfique à Amazon sur le court terme comme sur le long terme. Désormais, Amazon réalisera un bénéfice sur chaque titre vendu en récupérant 30% sur chaque vente, ce qui n’était pas souvent le cas dans le cadre du précédent modèle, avec lequel la firme vendait les ebooks à perte. Pour un livre vendu 14,99$, Amazon gagnera un peu moins de 5$ contre 3,30$ si le prix était fixé à 9,99$. De plus, MacMillan a indiqué qu’elle allait favoriser des tarifs dynamiques et évoluant dans la temps. Certes, les bases d’un système soutenable à long terme se dessinent mais s’est une fois de plus le lecteur du paie la facture. Comment faire comprendre au consommateur qu’un livre numérique, comprenant uniquement du texte, coûte seulement 25% de moins que son homologue papier? A ce prix, les éditeurs vont devoir garantir des fichiers aux mises en page de qualité contrairement à ce que l’on peut parfois trouver sur le Kindle.
En attendant, cela bénéficie grandement à Barnes&Noble. Comme le fait remarquer Techcrunch, les livres MacMillan bloqués par Amazon tombent au fond du classement des meilleures ventes, tandis qu’ils atteignent des sommets sur la boutique Barnes&Noble. Décidément, on a pas fini de voir les conséquences de l’affaire Amazon – MacMillan.














