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  1. Paul Sven
    Sep 15 - 0:19

    Vous dites "un Mac coûte aujourd’hui deux fois plus cher qu’un PC équivalent", le "équivalent" est en trop. Il faut comparer des choux avec des choux. Si l'on va chercher un PC équivalent à un Mac, on risque de payer aussi cher sinon plus. On ne peut pas dire, par exemple, qu'une Volvo coûte deux fois plus cher qu'une Lada équivalente. Même si la Lada peut offrir les mêmes caractéristiques techniques sur papier, rien ne justifierait de la payer le prix d'une Volvo, tout simplement parce que la technologie n'est pas la même. Un All-in-One Inspiron Dell 23" ne supporte pas la comparaison avec un iMac 21.5", et c'est ce qui explique la différence de coût.
    Cela dit, sur l'article soulève des questions intéressantes, à commencer par ce "bon en avant" attendu d'Amazon. Ne risque-t-il pas d'envoyer de nombreuses maisons d'édition et libraires au tapis pour le compte et d'imposer cette maison comme incontournable et toute puissante dans le domaine du livre — si Google ne prend pas sa place ?
    On risquerait alors de se trouver dans une situation où le mastodonte jouerait tout à la fois les rôles de l'éditeur, de l'imprimeur, du diffuseur, du distributeur et du libraire. Ne resterait alors que le contenu, à ce point il me semble que la tentation serait grande d'embaucher des auteurs dont les vues épouseraient celle du patron, et bien entendu de les placer en avant.
    Quant aux autres…
    On voit déjà aujourd'hui ce que ça donne avec les contenus qui ne plaisent pas à Apple.
    Non, à mon sens, il importe que les marchands de contenants ne soient pas ceux du contenu. Cela devrait figurer dans les textes de loi et faire l'objet d'ententes internationales au même titre que celles du copyright.

  2. Cristobal
    Sep 15 - 10:00

    — Intégration —

    Des nuances à apporter à votre commentaire, et même bien plus que des nuances, puisque si nous avions dû attendre que les éditeurs français proposent et construisent une offre numérique digne de ce nom, il aurait sans doute fallu attendre, des générations et des générations. En fait, c'est un marché, celui du livrel, qui n'aurait jamais vu le jour, du moins en France. (…. au passage, il est plus que probable que l'offre de livrels français dans la sphère amazon ne décolle pas vraiment si, comme on peut le "craindre", ces livrels sont affichés au prix fort, au prix du livre papier…..)

    Rappelons-nous tout de même que c'est bien grâce à amazon et à sa tablette e-ink "Kindle" que ce nouveau territoire du livre électronique a pu voir le jour, aussi rapidement, et de façon aussi brillante et spectaculaire.

    Enfin, qui dit changement de paradigme, comme cela a été excellement exposé dans l'article, dit changement d'écosystème : intégration des savoirs-faire et des métiers, le distributeur/diffuseur pouvant devenir aussi l'éditeur, tout comme l'auteur pouvant devenir son propre diffuseur et distributeur, de même que le libraire devient parfois aussi industriel et constructeur d'objets électroniques.

    En somme, la bonne nouvelle, et le coeur de ce changement, résident bien là où se trouvent les appétits et les envies du lecteur/consommateur. De plus en plus, ce seront les usagers de la "culture" qui dicteront la nature des contenus qu'il est juste et bon de trouver dans la "noosphère".

    Bien cordialement. :)

  3. Pr Raynal
    Sep 16 - 1:49

    La tarif inique et délirant des ebook en France confine la lecture numérique à la consultation des classiques libres de droits. Heureusement, ils sont nombreux et d'une qualité extraordinaire!

  4. Cristobal
    Sep 16 - 8:33

    C'est la raison pour laquelle existe aussi, comme contrainte et forcée, une offre "alternative" passionnante et de haute qualité, tant dans le fond que dans la forme proposés.

    • Pr. Raynal
      Sep 16 - 21:10

      Comme, par exemple (totalement choisi au hasard), les manuels de SVT libres et gratuits dont, par un extraordinaire hasard, je suis l'auteur ou le directeur ;-)

      • Cristobal
        Sep 17 - 8:43

        J'imagine que vous connaissez aussi le moyen et le chemin qui mène aux oeuvres des auteurs contemporains de la "littérature", librement et sans DRM. :)

  5. ocelo
    Sep 17 - 4:29

    Justement nous on se pose la question !
    Si vous avez deux minutes, prenez le temps de répondre à ce questionnaire qui traite du sujet :
    http://www.sondageonline.com/live.php?code=400b25

    Merci !

  6. Gibon
    Sep 19 - 15:04

    En tout cas le débat divise en ce moment. Notamment avec le pavé dans la marre envoyé par Frédéric Beigbeder.

  7. DomC
    Sep 19 - 19:17

    Moi ça me fait toujours marrer le coup de la tablette…Essayons de lire un bouquin sur un Ipad ( pire un Iphone) bien assis sur un banc public…comme ça bien calé au soleil un après midi d'automne… Je dis bien : un livre entier…genre " L'arc en ciel de la gravité" de Th Pynchon …1100 pages…Alors ? :)

    • Ludovic
      Sep 19 - 21:49

      J'ai lu À la recherche du temps perdu deux fois sur mon iPad… mais pas en un après-midi, et Ulysses de Joyce. La lecture est beaucoup plus agréable que dans les caractères minuscules de La Pléiade, je dirais. Je t'accorde que je ne lis pas au soleil car les ultra-violets sont dangereux pour la peau, surtout si on reste assis immobile et… qu'on ne voit rien sur l'écran du iPad !

      • Cristobal
        Sep 19 - 22:01

        Je confirme, bien évidemment : la lecture sur écran, e-ink dans mon cas, est bien plus agréable très souvent que sur papier. Et Proust est un excellent exemple, puisque le texte est nettement mieux mis en valeur et bien mieux servi (que dans l'édition de la Pléiade….) par la qualité des écrans, avec le choix de la "casse", la juste taille des caractères, la mise en page aérée, etc, etc, etc……

        Pour l'instant, et faute d'alternative numérique, ce sont les livres de poésie de la collection Gallimard (en poche, couverture blanche) qui conservent encore ma préférence dans la sphère du papier.

    • @oomu
      Sep 20 - 12:47

      Cela ne pose aucun soucis et est plus agr

    • @oomu
      Sep 20 - 12:48

      Cela ne pose aucun soucis est plu agréable que sur ben des éditions papiers

  8. fkoabyashi
    Sep 20 - 8:44

    Et si c'était l'informatique (NTIC) qui révolutionnait l'industrie du livre (ou plus généralement de l'édition) ?!

    Dernier article ParleJecoute.com : Continuerez vous de lire à l'heure du "TOUT numérique" ? fb.me/ZDpK7DnB

  9. julien_g
    Sep 20 - 15:59

    Sur Internet, le contenu est roi…

    Tant mieux pour le livre :)

  10. [...] train de bouleverser le marché de l'informatique comme le soulignait fort justement Solal Fitoussi sur eBouquin.fr pour le faire passer d'un marché centré sur la technologie à un marché centré sur les contenus [...]

  11. [...] jQuery("#errors*").hide(); window.location= data.themeInternalUrl; } }); } http://www.ebouquin.fr – December 19, 2:57 [...]

  12. [...] jQuery("#errors*").hide(); window.location= data.themeInternalUrl; } }); } http://www.ebouquin.fr – Today, 3:14 [...]

  13. [...] (…) Au diable les marges sur le Nook Color ou sur la future tablette d’Amazon. Les profits seront réalisés sur le contenu. D’où la panique de Samsung et consorts ! Le livre numérique est le fer de lance de cet assaut parce qu’il est le bien numérique le plus cher : en moyenne $10 contre $1 pour un morceau de musique ou une application. C’est d’ailleurs la spécialité d’Amazon et de Barnes&Noble et ils ont derrière eux le succès de leurs readers. Les fortes marges sur ce produit permettent de rattraper la vente à quasi-prix coûtant des appareils. (…) C’est finalement un changement de paradigme que le livre a permis. Nous sommes en train de passer d’un marché informatique centré sur la technologie pour elle-même (course au gigahertz et aux gigabytes), à une informatique qui sert l’utilisateur. La technologie se met au service de la création, de la distribution du savoir et de l’imaginaire.  [...]

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