Même retiré des rayons, l’ancien reader la FNAC, le FnacBook, continue de peser sur les comptes de l’entreprise. Les possesseurs du FnacBook ont sûrement entendu parler de l’offre de reprise organisée par la FNAC depuis le lancement du nouveau Kobo by FNAC (via Les Numériques). Tout possesseur de l’ancien reader développé par Mobiwire peut ramener leur produit en magasin et bénéficier d’une offre de reprise d’une valeur de 100 €, sous forme de bon d’achat sur leur carte d’adhérent. Ainsi, avec une telle offre, le Kobo by FNAC revient à 29,90 € (129,90 € — 100 €, les 30 euros de réduction Adhérents ne sont pas valables avec l’offre de reprise). Autant dire, que la FNAC ne lésine par sur les moyens pour conserver ses premiers clients.

Crédits : Les Numériques

Développé par la société Mobiwire, une filiale de SAGEM qui a récemment fait faillite, le FnacBook n’a jamais rencontré le succès escompté. Même si l’ambition de départ était de créer un Kindle-like « à la française », son prix de vente (249 € à la sortie), l’écran SiPix peu contrasté et l’interface logicielle vieillotte ont été autant de raisons de l’insuccès. Pour effacer cette mauvaise expérience, la FNAC met la main au portefeuille, avec un ticket de reprise à 100 €. En effet, la FNAC a vendu environ 15 000 FnacBook sur toute la durée de vie commerciale de l’appareil, donc ce sont près de 1,5 million d’euros qui vont être engagés par la FNAC pour mettre un terme à l’ère FnacBook.

Est-ce que la totalité des possesseurs de FnacBook va souhaiter bénéficier de cette offre ? Fort probablement. Le Kobo est bien plus performant (et possède un meilleur écran !) que le FnacBook et peut se brancher sur la nouvelle boutique de la FNAC. Complété par les services de l’écosystème Kobo, le nouveau reader vendu par la FNAC est un meilleur choix, tout à fait à portée des possesseurs de FnacBook qui n’ont que 30 euros à débourser pour renouveler leur ereader.

En favorisant le renouvellement, le FNAC s’assure de conserver les utilisateurs du FnacBook comme des clients de son nouvel écosystème de lecture. De plus, faire disparaître du marché des appareils dont le service après-vente va être difficile à assurer (en raison de la faillite de Mobiwire) limite l’exposition de la FNAC à de vives critiques de ses anciens clients. Finalement, même si l’opération va être coûteuse pour l’entreprise française, on ne voit pas trop comment la FNAC aurait pu enterrer autrement le feu FnacBook…