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Kindle for Mac enfin téléchargeable
Après plusieurs mois d’attente, Amazon lance enfin la version Mac de son application Kindle. Elle permet d’accéder à sa bibliothèque Kindle en renseignant simplement votre compte Amazon. La synchronisation entre vos différents appareils Kindle est automatique, vous pourrez ainsi continuer la lecture sur votre iPhone (et bientôt iPad) en déplacement. Le lecteur pourra aussi choisir entre dix tailles de police différentes et ajuster l’interligne. Toutes vos notes déjà réalisées sur l’ouvrage sont accessibles depuis le programme même s’il n’est pas encore possible d’en créer directement depuis celui-ci. L’ajout d’une telle fonctionnalité est prévue pour la prochaine version de l’application, tout comme la recherche plein texte ou une meilleure interaction avec les images (possibilité de zoom ou d’effectuer une rotation pour les images).
En tout cas, Kindle for Mac nous a agréablement surpris. Si les fonctionnalités ne sont pas présentes en nombre, l’application est stable et vient combler le vide qui existait pour l’utilisateur Mac du service Kindle. Désormais, il faudra voir à quelle fréquence Amazon renouvellera son application pour la placer au même niveau que celle sur PC. On attend aussi la possibilité d’accéder à l’offre de presse Kindle directement depuis l’application, chose encore impossible.
Pour télécharger Kindle for Mac, c’est par ici
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Gallimard demande à Wikisource de faire du ménage
Quelle surprise à la découverte de cette information publiée sur Wikisource, la base de données libre de textes et d’ouvrages ! Suite à une demande des éditions Gallimard, les titres de plusieurs auteurs (Éluard, Gide, Giono, Valéry, Apollinaire, Calloc’h, Desnos, Jacob, Péguy, Pergaud, Segalen, de La Ville de Mirmont) vont devoir disparaître du site de la Fondation Wikimedia, au motif suivant :
Le 15 février 2010, la Wikimedia Foundation a reçu une demande de Éditions Gallimard SA (une société française dont le siège est situé au 5 rue Sébastien Bottin — 75007 Paris) de retirer certaines pages du Wikisource en langue française, avec pour motif qu’elles sont en violation de copyright. La base de cette demande est le postulat par les Éditions Gallimard que les contenus en français sont destinés à un public français, et que ce de fait, la loi française et non la loi états-unienne doit lui être appliquée. (la mise d’une œuvre en domaine public prend plus d’années en France qu’aux USA).
Comme l’indique François Bon dans son billet (à lire absolument !), l’idéal d’une bibliothèque universelle est ébranlé : “les contenus en français sont destinés à un public français”. A méditer.
Pour suivre l’avancée des débats sur Wikisource, c’est par ici. A suivre de très près ce qui s’annonce déjà comme l’Affaire Gallimard.
Un flot alphabétique

Du nouveau pour notre catégorie Insolite. Nous avons trouvé sur Fubiz la dernière production très typographique de l’artiste freelance Richard Evans. Il s’agit d’un écoulement de lettres taillés au laser en un bloc de bois, symbolisant la surcharge d’informations dans notre société. Information leak représente parfaitement ce flux continu de contenus que l’on bien souvent du mal à contenir. Le livre était-il le dernier espace où les lettres pouvaient être retenues?
AUO va présenter de nouveaux écrans SiPix
Le site E-Ink Info nous apprend ce matin que AUOptronics va présenter une nouvelle gamme d’écrans en papier électronique SiPix. Les nouveaux formats seront variés, des étiquettes de 2 pouces aux écrans 20 pouces pour l’affichage informationnel, on trouvera également des formats plus appropriés aux des readers, comme le 4,3 pouces ainsi que le 6 et 9 pouces qui seront utilisés respectivement sur le Cybook Orizon et l’Asus DR-900. Les écrans SiPix sont désormais disponibles avec une gamme complète et l’on peut s’attendre à les retrouver chez de nombreux fabricants de readers, désireux d’intégrer une interface tactile dans leur prochaine génération de produits.
De son côté, E-Ink se prépare à l’arrivée de la concurrence. Son atout : une technologie qui a fait ses preuves et surtout une capacité de production qui a déjà séduit des grands comme Amazon, leader mondial de la vente de readers. Comme le rapporte le site Xconomy Boston, la production de PVI/E-Ink sera 15 fois supérieure en 2010 à celle de 2008. La forte croissance du marché des readers, en particulier les modèles grands formats, intéresse de très près PVI, tout comme l’intégration d’écrans en papier électronique sur d’autres appareils électroniques comme des disques durs, des montres, des téléphones etc. Enfin, PVI compte garder un longueur d’avance sur ses concurrents dans le domaine de la couleur et travaille étroitement avec Hanvon pour proposer un reader avec écran couleur, en papier électronique, d’ici 2011. Bonne nouvelle ! Mais quelles seront les performances de cette technologie? Arriveront-elles à égaler les écrans Mirasol ou bien les Liquavista? Wait and see.
iPad : en route vers le succès et bientôt avec une offre de presse?
Décidément, le succès est quasiment assuré pour l’iPad. En une journée, Apple aurait reçu plus 120 000 commandes pour sa tablette qui, rappelons-le, est uniquement en précommande aux Etats-Unis. Selon certains analystes, ce chiffre serait même sous évalué et l’iPad aurait séduit bien plus d’utilisateurs ! Pour Galen Gruman de PCWorld, ces early adopters ne seraient que des “idiots” ne sachant même pas ce qu’ils achètent. Pourtant, le succès est là et les ruptures de stocks touchent déjà les accessoires officiels.
En dépit de la vaste opération de communication orchestrée par Apple, l’iPad n’a pas encore livré tout ses secrets. Si l’application iBooks et son iBookstore deviennent légèrement plus transparents quant à leurs fonctionnalités, la lecture numérique pourrait être un peu plus à l’honneur avec un large contenu en provenance des éditeurs de presse. En effet, sur l’une des pages du site d’Apple, le logo d’une application au couleur du mythique magazine National Geographic est apparue pendant quelques heures. Depuis Apple a corrigé l’erreur mais n’a pas pour autant calmé les rumeurs ! L’un des webmasters aurait-il oublié l’icône d’une future application réalisée spécialement pour l’iPad? Est-ce un indice annonçant une future offre de presse intégrée à l’iBookstore? Toutes les suppositions sont possibles. En tout cas, si le National Geographic, magazine réputé pour ses photographies et reportages vidéos de qualité, vient à réaliser une application spécialement pour l’iPad, elle risque de nous impressionner.
Ibis Reader a le droit à une première mise à jour

Il y a quelques semaines, nous vous présentions un nouveau logiciel de lecture pour mobile, Ibis Reader. Après une annonce en grande pompe durant la conférence TOC, l’équipe de développement a corrigé les quelques défauts de jeunesse de son service et les corrige dans une première mise à jour. Pour rappel, la particularité d’Ibis Reader est d’être entièrement conçu en HTML5, si bien qu’une même application fonctionne aussi bien avec Android que sur iPhone OS. Et vous ne verrez pas la différence, celle-ci s’affichant comme une application classique.
Au menu des nouveautés, un système de mise à jour automatique du logiciel ainsi qu’un système de synchronisation entre vos différents appareils de lecture. Que vous lisiez le matin depuis votre navigateur web et le soir depuis votre iPhone, Ibis Reader se souviendra de votre emplacement dans l’ouvrage. D’ailleurs, si vous lisez sur votre ordinateur classique, une nouvelle fonction vous permettra d’effacer le contour rose du design du site pour n’afficher plus que la page et profiter ainsi au mieux du texte. Enfin, si vous trouvez Ibis Reader incomplet, un simple clic vous permettra de lancer la lecture sur Stanza pour l’iPhone ou Aldiko pour Android, afin de profiter de réglages de mise en page beaucoup plus complet. Bien vu !
Test : WikiReader, un reader dédié à Wikipedia

Tout Wikipedia dans une appareil mobile? Cela ne semble pas bien nouveau. Combien d’entre nous accèdent à l’”encyclopédie libre” depuis leur smartphone? Nous sommes certainement nombreux. Diverses bidouilles permettaient également de copier les sources de Wikipedia pour l’installer sur une clé USB ou le lire depuis un programme, le tout sans avoir besoin d’accéder à Internet. Cependant, l’idée de proposer un appareil entièrement dédié à cette source d’information indispensable pour n’importe quel internaute, n’avait pas encore été explorée.
La société OpenMoko s’est penchée sur cette solution et en est venue à développer le WikiReader. Il s’agit d’un petit appareil pour le moins étrange. Son design très sobre surprend : légèrement incliné pour que l’écran soit lu en tout confort lorsqu’il est posé sur une table, les coins du produit sont aussi irréguliers. Lorsqu’il est tenu en main, le WikiReader donne l’impression de tenir un galet. La qualité de fabrication est au rendez-vous avec des plastiques solides et un écran monochrome et tactile capacitif de 3,5 pouces bien renforcé.

L’écran du WikiReader est assez particulier. Son affichage LCD monochrome nous fait revenir de nombreuses années en arrière par rapport aux technologies derniers cris que nous avons l’habitude de vous présenter. En plus d’être assez lisible, cette technologie est très économe en énergie. Après plusieurs mois d’utilisation, même oublié quelques semaines dans un coin, la batterie tient le coup. Nous ne pouvons pas vous garantir que l’appareil atteint l’autonomie annoncée par le fabricant (un an !) mais il a toutes les caractéristiques pour.

L’interface de l’appareil est minimaliste : un clavier virtuel pour saisir une recherche et les résultats s’affichent au cours de la frappe. Il n’y a aucune latence, l’appareil est très réactif (l’allumage s’effectue en moins d’une seconde), tout comme le défilement en glissant son doigt sur l’écran tactile. D’ailleurs, la dernière version du logiciel améliore encore un peu plus la navigation, pour notre plus grand plaisir. L’affichage est clair et sobre.
En revanche, ne vous attendez pas à retrouver des images, ni même en niveau de gris, en défilant dans les articles. Wikipedia a du être allégée pour se retrouver au coeur du WikiReader. Toutes les recherches sont enregistrées dans un historique, accessible en permanence en cliquant sur le bouton du même nom. Le bouton “Random” est amusant et vous permettra de voir à quel point on peut trouver tout sortes de choses dans Wikipedia. Sûrement l’encyclopédie qui reflète vraiment notre société moderne, avec le pire comme le meilleur.

Le WikiReader nous a convaincu. Nous l’avons testé pendant plusieurs mois en anglais et, pour les francophones, il possible depuis peu d’y installer Wikipedia en français. La manipulation est expliquée à cette adresse. Les mises à jour sont régulières, pour ce qui est du firmware du WikiReader autant que les données de Wikipedia. D’ailleurs, le WikiReader est également compatible, moyennant quelques bidouilles avec d’autres contenus de la fondation, tel que le Wikitionnaire ou Wikisource. Nous devrions pouvoir y accéder assez rapidement, plusieurs développeurs travaillant activement sur de tels portages. On peut facilement imaginer y retrouver le projet Gutenberg prochainement. Et pourquoi pas tout LegiFrance? On y croit !

Reste la question de la cible à laquelle s’adresse le WikiReader. Elle n’est pas si difficile à trouver. Tout d’abord, on pourra le retrouver dans les mains des enfants les plus curieux. Grâce au contrôle parental intégré dans l’appareil, l’enfant ne pourra pas tomber sur les articles qui ne lui sont pas destinés. Le WikiReader est avant tout un appareil qui permet à Wikipedia de se matérialiser. On peut imaginer un tel appareil dans la poche d’un étudiant pour avoir en permanence à une encyclopédie, ou bien intégré dans des bibliothèques ou des musées. Cependant, le premier marché d’OpenMoko va être les écoles rurales dans les pays en voie de développement, comme nous vous l’apprenions il y a quelques mois, l’accès au savoir étant un enjeu de premier plan dans ces Etats.
iBooks : un lecteur plus ouvert que prévu

Si vous comptez utiliser votre iPad pour lire des romans en numérique (peut-être pas la meilleure utilisation pour le produit), les nouvelles informations qui suivent devrait vous ravir. En effet, l’application iBooks semble moins fermée que ce qui avait été laissé entendre suite à la keynote du 27 janvier.
Tout d’abord, elle ne sera pas installée d’office sur l’iPad, il faudra passer par l’App Store pour la télécharger. De plus, Apple a ouvert son application aux ebooks en ePub non protégés par DRM, en plus de ceux que l’on pourra acheter directement sur l’iBookStore. En revanche, il faudra obligatoirement passer par iTunes pour transférer ses propres fichiers ePub sur l’iPad. Cela veut-il dire que nous allons voir apparaître une section “Books” dans le logiciel d’Apple d’ici le 3 avril? iTunes va-t-il permettre de lire les fichiers PDF et ePub et venir concurrencer ainsi Adobe Digital Editions ? Ce serait tout à fait imaginable.
Autre fonctionnalité intéressante, VoiceOver. En effet, le système de lecture audio intégré à Mac OS X (et donc iPhone OS) fonctionnera sur les ebooks. iBooks disposera donc d’une fonction Text-to-Speech directement intégrée. Une première sur iPhone OS, aucune application concurrente (Kindle for iPhone ou Barnes&Noble eReader) dispose d’une telle fonctionnalité. Enfin, en cliquant sur un mot, vous pourrez automatiquement accéder à plus d’informations sur ce dernier grâce à Wikipedia ou au dictionnaire intégré.
Quant à l’iBookStore, Apple a visiblement vu les choses en grand et compte proposer un catalogue d’une taille importante afin de venir concurrencer de près Amazon et Barnes&Noble. Avec 20 catégories générales et 150 sous-catégories, l’utilisateur pourra se retrouver assez facilement dans un déluge de livres. Espérons également que le moteur de recherche sera correctement optimisé et que l’on pourra facilement mettre la main sur un ouvrage en connaissant son sujet, mais pas forcément son titre.
En tout cas, la lecture numérique risque d’être à l’honneur sur l’iPad, car avec 16 700 applications déjà dédiées à la tablette, un bon nombre doivent toucher de près à l’univers qui nous intéresse.
ePagine fait peau neuve

La plateforme de distribution d’ebooks, ePagine, a fait peau neuve en fin de semaine dernière et nous propose depuis une interface renouvelée. Le fond gris noir reste de rigueur, mais le design est revu. Dès la page d’accueil, on découvre plusieurs dizaines de couvertures de livres bien mises en valeur. Les visiteurs pourront naviguer dans le catalogue par type de littérature, par éditeur, par format mais aussi par support de lecture. Ainsi, plus de risque d’incompatibilité ou de problème d’affichage suite à l’achat d’un ebook non optimisé pour son reader. En effet, bien souvent un PDF optimisé pour un modèle sera moins bien lisible sur un autre. Au coeur de l’animation de la boutique : les libraires, qui restent l’élément central du contenu d’ePagine avec l’arrivée d’un nouveau système centralisé d’extraits gratuits (téléchargeables en PDF ou ePub). Une bonne idée qui permet de vérifier le rendu sur son reader et de découvrir l’ouvrage que l’on souhaite acquérir.
La nouvelle interface d’ePagine est la bienvenue et apporte la clarté qui faisait défaut à la précédente version. A quand le passage des librairies en marque blanche à la nouvelle interface? Pour en savoir plus sur le démarche d’ePagine, nous vous recommandons l’interview de Stéphane Michalon, directeur d’ePagine, sur Littexpress.
La couverture survivra-t-elle au livre papier?

Hubert Guillaud nous gratifie sur son blog d’un article dédié aux couvertures de livres. Il part du constat qu’elles sont les parents pauvres du livre numérisé, bien souvent oubliées ou mal optimisées. Les readers actuels ne rendent pas justices à leurs nuances, oublient la couleur et estompent parfois leurs détails. Pourtant, toutes ses couvertures sont nées en numérique ! Paradoxalement, le support numérique final n’est pas encore à la hauteur.
Est-ce que l’arrivée des tablettes multimédias, avec un écran couleur de qualité, rendra enfin justice aux couvertures? Tout dépend du logiciel, car si l’on pense à l’iPad, certains logiciels qui existent pour l’iPhone oublient tout simplement d’en afficher une. Si ces programmes viennent à être adaptés pour la tablette d’Apple, espérons que les couvertures auront une place, comme sur iBooks.
Il ne faudra pas s’arrêter là. On peut déjà imaginer des couvertures animées qui permettront d’accéder aux “menus” du livre (table des matières, préface, index etc.) de manière interactive et originale, afin que cet espace de créativité ne disparaisse pas.
L’enTourage eDGe passe au banc d’essai
Un lot d’enTourage eDGe a été livré la semaine dernière et les premiers acquéreurs de ce produit hybride ont enfin pu l’essayer. C’est également la presse qui a pu tester en profondeur l’appareil. L’idée d’un appareil mi-reader/mi-netbook, équipé d’un écran E-Ink et d’un écran LCD est assez séduisante. Cependant, dès la présentation des premiers prototypes, le produit ne semblait pas optimisé et ne rendait pas justice au concept. Particulièrement orienté vers l’éducation et les étudiants, l’enTourage eDGe est quand même vendu pour 499$, une somme non négligeable pour cette clientèle. Surtout si ce produit ne fait pas tout ce que fait un netbook et pour plus cher !
Pourtant, il a des avantages. Tout d’abord, il est équipé d’un microphone qui permet d’enregistrer le cours, tout en prenant des notes sur l’écran E-Ink de 9,7 pouces. Malheureusement, il manque de réactivité même en étant utilisé avec un stylet plutôt précis. Pour ce qui est du contenu, cet appareil hybride est connecté en WiFi à l’enTourage eDGe ebook store, fort d’un catalogue de 225 000 titres. Une librairie de manuels numériques doit ouvrir dans les prochains mois et devrait rajouter de l’intérêt à ce produit.
L’autre écran (technologie LCD tactile résistive) permet d’accéder à une interface Android 1.6 classique capable de commander l’ensemble. On retrouve les applications Android classiques mais l’on ne peut pas accéder au Marketplace pour en télécharger d’autres. Dommage même si la société à l’origine de cette tablette envisage de développer son propre AppStore. De plus, les performances de l’appareil sont médiocres, tant au niveau de la rapidité du système que de l’autonomie de la batterie. En effet, cette dernière est fluctuante et peut tenir aussi bien quelques heures qu’une journée entière. Son autonomie varie grandement en fonction de l’utilisation des deux écrans et du WiFi.
La conclusion de ce premier test fourni par Engadget n’est pas très positive. Le concept était intéressant pour la cible visée : les étudiants. Malheureusement, le logiciel présente trop de bugs et l’appareil reste trop onéreux (499$ pour sa version de base avec 4Go de mémoire). Un produit qui risque d’être comparé directement à l’iPad, sûrement mieux optimisée et avec un meilleur rapport qualité/prix.
Pour lire le test complet de l’enTourage eDGe par Engadget, rendez-vous à cette adresse et ici pour la galerie photo.
Numerik:)ivres : du nouveau dans l’édition numérique française

On ne compte plus les nouvelles maisons d’éditions entièrement dédiées au numérique. Après Leezam ou encore SmartNovel voici un nouveau venu sur le marché de l’édition numérique : Numerik:)ivres. Cependant, la lecture numérique a grandement évolué ces derniers mois. Les maisons d’éditions publiant sur mobile ont dû faire évoluer leur offre.
En effet, alors que le nombre d’applications étiquetées ebook vient de dépasser les applications de jeux sur l’App Store, il est devenu difficile de se faire une place dans les meilleurs ventes. De plus, comment faire pour communiquer dans un flot de contenus à lire, d’une diversité propre au numérique, du bon au très mauvais. Numerik:)ivres pense avoir trouvé un axe de développement : profiter des réseaux sociaux pour faire connaître son catalogue et effectuer un véritable travail éditorial, tant dans la sélection des auteurs que les compétences mises à leur disposition. Est-ce l’équation numérique idéale? Retour sur la naissance d’un éditeur numérique.
Numerik:)ivres (prononcé “Numeriklivres”) est né de la collaboration entre deux adeptes du numérique, co-auteurs du fameux Roman d’Arnaud, Jean-François Gayrard et Gwen Catala. Justement, la réflexion entamée pour la réalisation de ce premier roman 2.0 (une expérience d’écriture numérique retransmise sur plusieurs réseaux sociaux, chaque soir) a abouti à la création de Numerik:)ivres. D’ailleurs, les deux co-fondateurs ont beaucoup réfléchi à la définition de l’éditeur numérique. Comme nous l’a indiqué Jean-François Gayrard, “nos exigences éditoriales sont les mêmes que dans l’édition traditionnelle, seul le support de diffusion change: le numérique. Donc, nous ne faisons pas de l’auto-édition parce que nous faisons du numérique”.
Des collections ciblées
Au total, ce seront quatres collections qui viendront remplir le catalogue virtuel de l’éditeur : Histoires à lire debout, Nouvelles à lire debout, Petites vites et Carnets à blog. Grands fanatiques de l’utilisation des réseaux sociaux, pour une communication au plus près de son lectorat potentiel, l’équipe de de Numerik:)ivres s’est déjà fait un nom dans l’univers des blogs littéraires et a recruté plusieurs de ses auteurs dans cette blogosphère. Pour son lancement, le 21 avril 2010, Numerik:)ivres proposera 8 titres (deux par collection). D’ici la fin de l’année, plusieurs dizaines d’ouvrages viendront enrichir le catalogue. En effet, l’éditeur numérique recherche activement ses futurs auteurs et propose un système de soumission de manuscrit avec une réponse sous 60 jours. Avis aux écrivains en herbe ou aux plus rodés.
Une offre de distribution complète

Chaque titre sera diffusé simultanément sur les différentes plateformes numériques, aussi bien l’App Store pour l’iPhone et l’iPad, que le Kindle Store d’Amazon ou encore la vente au format ePub directement sur le site de l’éditeur. On suppose également que les ouvrages seront disponibles par le biais d’autres distributeurs en France. Les versions iPhone et iPad emploieront un moteur de lecture conçu en partenariat avec Pe Soft et amené à évoluer rapidement d’ici la fin de l’année. La roadmap est ambitieuse et remplie de surprises. On en attend une tout particulièrement : une offre de location de livres électroniques. Cela promet. Pour l’achat à l’unité, les prix fixés par Numerik:)ivres ne seront pas cassés, “ne s’agissant pas de faire du roman feuilleton (…) pas question de sortir des titres à 0,79€” nous confiait Jean-François Gayrard. Suivant les collections, les ebooks seront vendus entre 4,99€ et 12,99€.
Numerik:)ivres propose une offre éditoriale complète issue d’une véritable réflexion sur la révolution numérique en cours. Cependant, comme toute nouvelle conquête, tous les acteurs ne survivront pas. Pourtant, l’accent mis sur la plateforme d’Apple et les réseaux sociaux permet de s’adresser à un large public qui a prouvé son goût pour la lecture numérique. Couplé à quelques surprises attendues d’ici la fin de l’année, Numerik:)ivres se place comme un éditeur numérique très prometteur nous laisse penser que ses titres vont vite se retrouver sur nos mobiles et nos readers. Rendez-vous le 21 avril pour lire les premières lignes de cette nouvelle aventure numérique.




















