Posts Tagged ‘amazon’

La sélection du jour #35

  • Une excellente analyse des standards du web pour le livre électronique (via A List Apart)
  • John Sargent, le PDG de MacMillan fait le point sur l’agency model.
  • Rapport Gaillard : “La politique du livre face au défi du numérique” (via Sénat)
  • Un test complet du Kindle DX (via Generation NT)
  • Le Washington Post lance un application payante pour iPhone (via Cyberpresse.ca)
  • L’Alex de Spring Design ne sera pas disponible en pré-commande avant une à deux semaines (via Engadget)
  • Du nouveau pour bientôt chez Welovewords.
  • Une interview intéressante de Charbax sur le stand de Liquavista (via Aldus)
  • Toujours surveiller de près les annonces de recrutement d’Amazon. Prochaine étape : un développeur spécialisé dans les navigateurs web ! (via Engadget)
  • La BD essaye de faire son business sur le web. (via Owni)
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Part de marché d’Amazon : de 90% à 35% d’ici 5 ans ?

L’année 2010 marquera-t-elle la fin de la période de grâce pour la firme de Jeff Bezos ? Il semblerait que les arrivées des poids lourds Google et Apple sur le marché du livre électronique soient à même de venir contester la position dominante d’Amazon. C’est du moins le point de vue de Spencer Wang, analyste pour le Credit Suisse, qui estime que la part de marché d’Amazon devrait passer de 90% à 72% dés 2010 et poursuivre son déclin pour descendre jusqu’à 35% d’ici 2015.

En cause : Apple principalement, avec l’iPad et l’agency model de l’iBookStore qui obligent Amazon à revoir à la hausse le prix de ses livres électroniques. L’analyste imagine en effet un scénario dans lequel les revenus issus des ventes de livres numériques chez Amazon passeraient de 775$ millions à 248$ millions dans les 5 ans à venir.

Si l’arrivée de nouveaux acteurs devraient effectivement faire diminuer la part de marché d’Amazon, nous ne partageons pas pour autant les prévisions de Spencer Wang. Selon nous, l’année 2010 préfigure l’essor du marché du livre électronique, et les années à venir seront celles de la démocratisation des contenants et des contenus. Aussi ventes et revenus devraient sensiblement augmenter et compenser de fait la baisse des parts de marché pour Amazon.

D’ailleurs seul un petit nombre d’entreprises devraient à terme se répartir le marché. Aujourd’hui atomicité avec l’arrivée massive de nouveaux acteurs, demain autorégulation de ce même marché par l’élimination/absorption de la concurrence et l’affirmation d’acteurs dominants : Sony, Apple, Amazon, Samsung voire Asus pour les constructeurs de readers, Apple, Amazon, Google + des libraires numériques nationaux (B&N, Fnac etc) pour distribuer le contenu.

Malgré la pression de la concurrence et les offensives d’Apple, Amazon reste l’acteur majeur du secteur et peut continuer à envisager l’avenir sereinement. En ouvrant son catalogue aux livres étrangers, en réalisant un kit de développement pour le Kindle, Amazon affiche sa volonté d’élargir son offre numérique et de ne pas se laisser dépasser par la concurrence. La firme de Jeff Bezos peut d’ailleurs compter sur la dynamique du marché pour continuer à voir ses ventes de livres naturellement augmenter, et ce, malgré l’abandon forcé du livre à 9,99$. Enfin on compte également sur Amazon pour innover et réagir rapidement aux nouveautés.

Vous l’aurez compris, on a vraiment hate de voir ce que va donner le prochain Kindle…Il risquerait bien justement de prolonger et conforter Amazon en tant que leader du marché…pour le meilleur…et pour le pire…

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Kindle Store – Au tour des livres espagnols, italiens et portugais…

Amazon prend la menace d’Apple très au sérieux et redouble d’efforts pour maintenir sa compétitivité et sa position dominante sur le marché du livre électronique. Mi-janvier, la firme de Jeff Bezos annonçait que les auteurs et éditeurs internationaux allaient enfin pouvoir utiliser la Kindle Digital Text Platform (DTP) – jusque là réservée aux Américains – pour mettre en ligne et vendre des livres en anglais, allemand et français. Dans un communiqué de presse paru aujourd’hui, nous apprenons qu’Amazon poursuit l’extension de son catalogue en autorisant désormais ces mêmes acteurs à publier des livres en espagnol, italien et portugais sur le Kindle Store.

Il ne reste plus désormais qu’à ce qu’Amazon propose des boutiques localisées pour que les clients étrangers n’aient plus à passer par le site américain…

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Amazon renouvelle la garde robe du Kindle

Utiliser son reader sans housse est quelque chose à proscrire. Aujourd’hui, la majorité des readers commercialisés disposent d’un écran en papier électronique en verre si bien que même si des progrès significatifs ont été faits depuis les premières générations, l’écran reste l’élément vulnérable sur un reader. Amazon en profite donc pour élargir sa gamme de housse avec la Amazon Kindle Leather Cover with Strap. La couverture de base est la plus commandée aujourd’hui sur la boutique et ce nouveau modèle devrait connaître le même succès. Trois coloris sont disponibles (noir, rouge et rose) pour 34,99$ durant le lancement du produit. Le rapport qualité-prix est intéressant et si vous comptez acheter un Kindle, cette housse sera un très bon choix.

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Une mise à jour mineure pour le Kindle

Amazon vient de mettre à jour le firmware du Kindle, dans une version numérotée 2.3.3. Ce nouveau firmware corrige un problème de mise en veille et le temps d’ouverture/fermeture d’un ebook. En effet, la version 2.3 du logiciel n’avait pas apporté que des bonnes nouvelles (comme une meilleure autonomie et la gestion du PDF) mais aussi son lot de bugs et de ralentissements. Amazon a été à l’écoute de ses clients et réagit rapidement avec cette nouvelle mouture. Elle s’applique également au Kindle DX et règle en même temps un manque de réactivité de l’accéléromètre.

Si vous possédez un Kindle avec la connexion 3G activée, le reader se mettra à jour automatiquement. Les plus précautionneux préféreront sûrement faire la mise à jour par USB, après avoir téléchargé le firmware à cette adresse.

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La sélection du jour #30

  • “Le Livre est un lieu” : une rencontre avec Bob Stein. (via Archicampus)
  • Apple devrait faire baisser les prix des séries TV à la sortie de l’iPad. De la concurrence pour les livres avec les nouveaux prix à 15$? (via Engadget)
  • Le dernier titre de Nicolas Rey gratuit sur la boutique ePagine de la Fnac.
  • Teleread.org est racheté par NAPCO. Bonne route à David Rotham ! (via Teleread)
  • Amazon signe un accord avec Gavin de Becker pour la publication exclusive de The Gift of Fear and Just 2 Seconds sur le Kindle Store. (via The BookSeller)
  • “Numérique, édition, librairies, bizarreries” : une excellente analyse signée François Bon. (via Tiers Livre)
  • L’arrivée de l’iPad fait tripler les projets d’applications proposés par les développeurs pour iPhone. Rien de moins. Le succès de la tablette est déjà assuré. (via Apple Insider)
  • FillAnyPDF est un service web permettant de signer, remplir n’importe quel formulaire depuis votre navigateur.
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Amazon : Un Kindle offert à ses meilleurs clients

TechCrunch a appris par l’une de ses sources qu’Amazon serait sur le point de lancer une offre massive pour faire adopter son Kindle a ses meilleurs clients. En effet, chaque personne ayant souscrit au service Amazon Prime (l’équivalent du programme Amazon Premium en France) se verra offrir un Kindle. Après avoir proposé un accès privilégié à une offre “satisfait ou remboursé” pour ses meilleurs lecteurs, Amazon changera d’échelle avec cet hypothétique programme.

Les membres du programme Prime sont en général des grands consommateurs de livres : en effet, le programme Prime permet, moyennant un abonnement annuel, de bénéficier de la livraison Express gratuitement. La majorité des produits commandés sont des livres donc le Kindle intéressera fortement cette clientèle. En distribuant son reader en masse, la firme de Seattle pourra réduire ses coûts et gagner de l’argent sur l’achat d’ebooks qu’elle ne vend plus à perte depuis la mise en place des nouveaux contrats avec les éditeurs. Avec environ 180 millions de clients aux Etats-Unis, Amazon va chercher à tout prix à mettre un Kindle entre les mains de chacun d’entre eux.

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Test : Le Kindle, la librairie portable (Partie 1/3)

Amazon Kindle

Introduction

Aujourd’hui leader mondial de la vente de livres numériques et de readers, Amazon est présente sur ce marché depuis novembre 2007. Le Kindle est le premier produit a avoir montré le potentiel d’un livre connecté : à la fois une bibliothèque et une librairie dans un appareil d’environ 290 grammes. Cette formule a connu un véritable succès, faisant du Kindle le reader le plus vendu aux Etats-Unis et dans le monde. Si la première génération était uniquement commercialisée sur le territoire américain, le Kindle 2 s’est internationalisé lors de ses dernières révisions. Désormais, l’appareil est utilisable dans plus de 100 pays avec un accès à un catalogue qui va de 350 000 à 410 000 titres suivant les pays.

L’arrivée du Kindle International a amené sur le marché français un nouveau concurrent aux modèles déjà existants de Bookeen ou de Sony, les deux leaders européens. Cependant, au-delà de proposer un nouveau reader banal sur le marché européen (et donc français), Amazon débarque avec le premier reader communicant. Le Kindle est-il pour autant adapté au marché français? Pas vraiment. Amazon importe le Kindle depuis les Etats-Unis et le livre à domicile dans sa version américaine : l’interface est en anglais, le clavier QWERTY etc. Quid du Kindle Store? La très grande majorité du contenu est en anglais, les titres en français étant relativement limités.

Dans ce cas, le Kindle a-t-il une réelle pertinence sur le marché français? Quel type de lecteur pourrait-il séduire? La quasi-absence de contenu en français et la non-localisation de l’interface seront-elles un frein à l’achat? De plus, avec son clavier et ses nombreux boutons, le Kindle est-il agréable à utiliser face à des appareils concurrents de mieux en mieux pensés?

Nous avons testé le Kindle un petit bout de temps avec notre traditionnelle batterie de tests, «metro, boulot, dodo». Voici notre avis sur le reader d’Amazon.

Encore un grand merci à notre généreux lecteur qui nous a offert ce Kindle pour réaliser un test complet

Le déballage

Déballage Kindle International

La livraison

Combien coûte un Kindle? Pour l’instant, il est l’un des readers les moins chers du marché. Au final, il vous coûtera 259 dollars plus 45 euros de frais de douanes et une vingtaine d’euros de frais de livraison. Surveillez bien le cours euro/dollar car suivant les jours, vous pourrez payer votre Kindle entre 10 euros +/- cher ! Au total, il faudra en moyenne 225€ pour acquérir un Kindle, sans la housse vendue en option.

A noter, la rapidité impressionnante du service de livraison du service UPS ! Le Kindle nous était livré dans les deux jours suivant la validation de la commande. D’Indianapolis à Paris, c’est une belle prouesse.

La boîte

Amazon Kindle - Box (inside)

L’emballage se limite à une simple boîte en carton marron avec une belle typographie noire. A l’intérieur, le Kindle est placé dans une coque qui épouse parfaitement sa forme. L’intérieur du «coffret» est noir, recouvert de multiples lettres et caractères qui voltigent. D’une grande sobriété, Amazon a réussi son packaging en mariant une matière qui rappelle son métier premier, site de vente en ligne, et des lettres qui annoncent que l’on est en présence d’un appareil de lecture.

Amazon Kindle - First Opening

Le design

Lorsque l’on tombe nez à nez avec une photo de la première génération du Kindle on se rend compte du chemin parcouru ! En effet, entre la première et la deuxième génération de son reader phare, Amazon est passé d’un produit véritablement laid (il faut le dire) à un appareil à la ligne beaucoup plus épurée. Le design est soigné et on pourrait même dire que les images utilisées par Amazon sur son site ne lui rendent pas justice.

Amazon Kindle - Congratulations

Le blanc de la coque avant donne au reader un aspect extrêmement lisse et fait ressortir l’écran en papier électronique. Les touches du clavier, disposées en dessous de l’écran, sont légèrement surélevées et agréables au toucher. Attention, il s’agit d’un clavier QWERTY, la combinaison anglosaxonne. Amazon n’a pas pris le soin de localiser son produit et de fournir un clavier AZERTY pour les utilisateurs francophones. Sur les côtés de l’appareil, on trouve les boutons de navigation pour changer de page, retourner à la page d’accueil ou bien accéder aux menus. A droite du clavier se trouve le pad multidirectionnel. Celui-ci vient remplacer la molette présente sur la première génération, plutôt disgracieuse. Sur le haut de l’objet on découvre le bouton d’allumage ainsi qu’une prise jack 3,5mm. La tranche inférieure du reader est occupée par un discret port microUSB et un diode qui indique l’état du chargement du reader lorsqu’il est branché sur une source d’énergie. Le dos du Kindle est fait d’aluminium brossé et le haut de l’appareil comprend une partie en plastique pour optimiser la réception de l’antenne 3G présente dans le produit.

Amazon Kindle - Back (top)

La Kindle tient très bien en main. En dépit de sa finesse étonnante (semblable à celle d’un crayon à papier), le produit renvoie une véritable sensation de solidité. Ce n’est pas pour autant qu’il faudra s’asseoir dessus et l’écraser dans son sac. Comme d’habitude, nous vous conseillons vivement d’acquérir une housse avec le reader. Celle proposée par Amazon jouera parfaitement son rôle, tout en limitant le budget (29$). Sinon, ce n’est pas l’offre d’accessoires qui manque et vous trouverez facilement votre bonheur en ligne.

Amazon Kindle - AC Adapter

Dans la boîte d’origine, il faudra vous contenter d’un guide de démarrage en anglais, un câble USB vers microUSB ainsi qu’un adaptateur secteur USB vers prise US. Pas de version européenne dans la boîte, donc il sera nécessaire d’acquérir en plus un adaptateur prise US vers EU. On en trouve facilement sur Internet pour quelques euros.

Prise en main

L’écran

Amazon Kindle - Screensaver

Quel écran ! Dès la sortie de l’emballage, vous serez surpris par son contraste optimal et sa résolution. Le contraste est excellent et les nuances de gris sur les images sont réussies. Cette qualité est permise grâce à la dernière génération d’écran E-Ink Vizplex avec 16 niveaux de gris. Il s’agit du même écran 6 pouces que celui qui équipe le PRS-600, mais sans la couche tactile qui réduit le confort et la qualité de lecture. La vitesse de rafraîchissement est l’une des plus rapide que nous ayons vue et l’habituel «flash noir» se fait rapidement oublier pendant la lecture. Un sans faute pour cet écran qui porte haut les atouts du papier électronique : contraste et confort de lecture identique à celui d’une feuille de papier ordinaire !

La mise en veille

Amazon Kindle - Back (top)

Le Kindle s’allume instantanément, à la manière des readers de Sony. Pour la mise en veille, au lieu de laisser un écran vide, le Kindle affiche le portrait d’un grand écrivain. Il change à chaque fois. Le Kindle stocke une vingtaine de portraits du plus bel effet. Et rappelez vous, un écran en papier électronique consomme uniquement de l’énergie lors de son rafraîchissement. Donc pas d’impact sur l’autonomie pour cette mise en veille originale !

La navigation

Amazon Kindle

A première vue, on peut penser que l’ergonomie proposée par le Kindle n’est pas optimale. En effet, ce reader bat le record du nombre de boutons : avec le clavier, on compte 55 touches. Contrairement aux apparences, l’appareil est plutôt simple à prendre en main. On se déplace très rapidement dans les menus à l’aide du pad multidirectionnel, très réactif, et l’on peut sélectionner du texte avec la même vélocité. D’un clic, on valide et l’écran est aussitôt rafraîchi. En quelques clics, il est possible d’ouvrir un livre et de prendre des notes sur le passage souhaité.

Amazon Kindle - Keyboard

En nette amélioration par rapport à la première génération qui disposait de touches à la frappe trop sèche, le clavier du Kindle est plutôt réussi : on tape rapidement un titre pour effectuer une recherche dans le Store ou encore une note sur un livre. Cela dit, au quotidien, le clavier est peu utilisé et pourra sembler inutile à certains. Amazon adoptera sûrement pour sa prochaine génération de reader un écran tactile et un clavier virtuel pour saisir du texte. Wait and see.

Amazon Kindle - Nav. buttons

Les boutons de navigation sont présents sur les deux côtés du Kindle, pour une utilisation par un gaucher ou un droitier qui tiendrait le reader d’une seule main. Ce sont les contrôles qui seront les plus employés par l’utilisateur et ils semblent plutôt solides. Au risque de nous répéter, le Kindle est un produit de très bonne facture et devrait plutôt bien «vieillir», contrairement à certains de ses concurrents.

Amazon Kindle - Pad

Globalement, la navigation est simple, même si nous avons une préférence pour les interfaces tactiles, qui diminuent la barrière entre le produit et son utilisateur. La prochaine génération de Kindle s’y essayera sans doute…

L’interface

Lorsque vous allumez votre Kindle pour la première fois, vous êtes accueilli par une lettre de Jeff Bezos vous félicitant pour votre achat. D’ailleurs, le Kindle connaît déjà votre prénom ! L’installation est très rapide : il suffit de rentrer son compte Amazon et le tour est joué. Et inutile de vous préciser qu’à ce moment là, votre reader est connecté directement à votre carte bleue ! Nous vous détaillerons par la suite l’accès au Kindle Store et le système de facturation proposé par Amazon.

Amazon Kindle - Library

Amazon pourrait revoir l’ergonomie de la bibliothèque du Kindle. Ne vous attendez pas à naviguer dans les couvertures «virtuelles» de vos ebooks, il faudra vous contenter d’une liste de 10 titres par écran. On peut classer ses titres par titre, par auteur ou bien par fréquence d’utilisation. Il est aussi possible d’afficher uniquement ses journaux, ses livres, ses documents personnels ou bien la totalité des fichiers présents sur le reader. En se plaçant sur un titre, un clic gauche à l’aide du pad permet de supprimer le titre, tandis qu’un clic droit donne accès aux informations sur l’ebook sélectionné. Ce qui nous a le plus gêné dans l’interface actuelle, c’est la difficulté que l’on peut avoir à retrouver un livre dans une bibliothèque de quelques centaines de titres. Ce défaut se retrouve aussi sur d’autres readers et c’est à ce moment que la fonction recherche dévoile tout son potentiel. Vous pourrez retrouver rapidement un fichier du moment que vous connaissez son nom. Autre fonctionnalité appréciable, l’indexation des fichiers. Il est possible de rechercher à l’intérieur d’un livre pour retrouver plus facilement le passage que vous recherchez. C’est étonnamment efficace ! Un étudiant pourra ainsi rapidement trouver le passage qu’il recherche ou l’amateur de théâtre, l’emplacement de sa tirade préférée.

Amazon Kindle - Settings

L’ergonomie de l’interface logiciel n’est pas la plus simple à prendre en main et elle demandera un petit temps d’adaptation à l’utilisateur. On sent que ce produit s’adresse encore à un public d’early-adopters et qu’il a été pensé essentiellement par une équipe d’ingénieurs. Le Kindle a un «petit côté geek». Rien de bien inquiétant, et au fur à mesure que le Kindle rencontre le succès, il devient un produit de plus en plus grand public. D’ailleurs Amazon simplifiera sûrement l’interface de son reader avec la prochaine gamme.

Mais qu’en est-il du confort de lecture offert par le Kindle? Ce reader arrivera-t-il à tirer parti de sa connexion 3G? Que vaut la plateforme Kindle, tant sur iPhone que l’ensemble des appareils supportés? Nous répondrons à ces questions dans la seconde partie de notre test.

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Le Kindle Development Kit est enfin disponible !

Vous l’attendiez impatiemment n’est-ce pas? Amazon a rendu disponible la semaine dernière son SDK maison, appelé KDK. Ce kit de développement permettra de réaliser des applications, nommées active content par Amazon, à destination de la plateforme. De nombreux studios de développement travaillent déjà sur des applications fonctionnant avec le reader d’Amazon et l’on devrait rapidement en voir la couleur. Pour ce qui est du SDK en lui-même, nous ne manquerons pas d’en parler dès que nous aurons passé un peu de temps dessus et que nous aurons recueilli plusieurs avis.

Pour obtenir une invitation pour le KDK d’Amazon, c’est par ici.

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Les éditeurs se rebiffent face à Google

Et si la vraie révolution n’était pas l’iPad mais le modèle de distribution proposé par Apple ? Alors que les maisons d’éditions paraissaient en position de faiblesse dans les négociations avec les géants du web – Amazon & Google -, l’annonce de la tablette Internet et des services associés ont provoqué un retournement de situation manifeste. Avec l’exportation du modèle de distribution de l’AppStore au livre électronique et une répartition des revenus 70-30, Apple a changé la donne tout en investissant avec force un marché encore à la recherche de leaders. Les réactions à cette annonce n’ont d’ailleurs pas tardé. Apple a fait le jeu des éditeurs et ces derniers semblent désormais bien décidés à user de leur poids, de leur influence et de leur confiance retrouvée pour affirmer leur position et revendiquer des contrats plus avantageux auprès des autres acteurs du secteur.

Amazon a déjà fait les frais de cette rupture opérée par la firme de Cupertino, se retrouvant dans l’obligation de renégocier ses accords avec MacMillan, HarperCollins et Hachette…C’est maintenant autour de l’autre géant du secteur, Google, sur le point de lancer Google Editions, de subir le courroux des maisons d’éditions. Jusqu’à présent, du côté de Moutain View, on avait présenté aux éditeurs un système de distribution permettant aux utilisateurs d’imprimer les copies numériques, de copier/coller des passages, et garantissant 63% des revenus aux éditeurs. Or les discussions en cours entre Amazon, Apple et les maisons d’éditions donnent aux éditeurs un réel avantage pour négocier avec Google. Du côté du géant américain, le déploiement de Google Editions est stratégique et nécessaire dans l’articulation et la complémentarité de leurs services. Il n’est d’ailleurs pas non plus concevable de laisser Apple et Amazon s’emparer seuls du marché, et par conséquent Google se voit dans l’obligation de se plier aux exigences des éditeurs.

Google est contraint de revoir ses positions. L’entreprise s’est d’ores et déjà alignée sur le taux de répartition de ses concurrents et a abandonné la possibilité d’imprimer et copier/coller les ouvrages numériques. Google a également renoncé à imposer le prélèvement de 20% sur chacune des ventes réalisées via la future boutique intégrée de Google Book Search. A la place les éditeurs ont obtenu le choix d’accepter ou de renoncer à cette option en fonction de leur stratégie commerciale.

La démarche est parfaitement compréhensible, cependant c’est un jeu dangereux auquel se livrent les maisons d’éditions. Si actuellement l’émergence de la concurrence joue en leur faveur, le risque est grand de pousser trop loin leur avantage. Avec ces nouvelles plateformes numériques, les auteurs ont également une carte à jouer, et rien ne dit qu’il ne sera pas plus intéressant pour les écrivains et les géants du web de négocier directement entre eux sans intermédiaires…Ajoutons enfin à cela le problème non résolu des DRMs et le risque de tomber dans les mêmes travers que l’industrie de la musique. La situation est instable et les rapports de force peuvent s’inverser à tout moment…Défendre ses intérêts ? Certainement, mais attention à ne pas se montrer trop gourmand…

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L’actualité de la semaine : du 31 Janvier au 6 Février 2010

actusemaine
Ce que vous avez aimé, ce qui vous a fait réagir, ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine. C’est ici, c’est maintenant, c’est dans l’actualité de la semaine ! ;-)

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Hachette et HarperCollins suivent le mouvement amorcé par MacMillan

Le livre électronique à 9,99$ est mort. Si ce n’est pas le cas, ses jours sont comptés. Après avoir cédé face à la demande de MacMillan de passer à un “agency model” avec des ebooks vendus à 14,99$, Amazon est sur le point de recevoir des demandes semblables de la part de ses éditeurs partenaires. Lors de l’annonce des résultats financiers de News Corp, maison mère de HarperCollins, Rupert Murdoch a annoncé qu’il comptait bien renégocier le contrat qui lie son entreprise avec le géant du livre électronique. Le milliardaire australien opposerait à Amazon l’offre plus avantageuse proposée par Apple, permettant aux éditeurs plus de flexibilité et de meilleurs prix. Selon lui, la politique du livre à 9,99$ est néfaste car elle dévalue le livre et impacte les revendeurs traditionnels.

David Young a également laissé entendre qu’il souhaitait revoir les termes du contrat avec Amazon. Dans un communiqué de presse, le PDG d’Hachette Book Group a en effet fait part de sa décision d’adopter l’”agency model” et de son intention son intention de commercialiser les éditions numériques en même temps que le livre papier. Pour lui ce modèle présente plusieurs avantages. Il permettrait à Hachette d’établir ses prix de façon plus rationnelle, conformes à la valeur du travail des auteurs. Il serait possible d’élargir l’offre numérique et l’ouvrir à d’autres plateformes. A terme, cela donnerait les moyens au groupe de continue à investir pour produire de nouveaux auteurs et maintenir la diversité des livres.

David Young ajoute enfin que cette décision n’est pas dans l’optique de réaliser davantage de bénéfices, assurant que le nouveau modèle est moins intéressant financièrement pour les éditeurs sans pour autant donner davantage de précisions…

MacMillan, Hachette et Harper Collins sont en train d’infliger un véritable camouflet à la politique d’Amazon en se tournant vers le modèle préconisé par Apple…On imagine que Simon&Schuster et Penguin ne devraient pas tarder à rallier le camp des insurgés…En tout cas, cela n’empêche pas d’être sceptique à l’égard de la stratégie des éditeurs compte-tenu des considérations des consommateurs concernant le prix du livre électronique.

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