Posts Tagged ‘encre electronique’

AeroBee : un écran couleur à encre électronique chez Bridgestone

Bridgestone est plutôt réputé pour la conception de pneumatiques… Cela ne l’empêche pas pour autant de s’intéresser au marché des écrans et du livre électronique. En 2009, le fabricant japonais annonçait déjà travailler sur une gamme d’écrans couleurs et flexibles à base d’encre électronique. A l’occasion du salon Display 2011 qui se tient actuellement au Japon, Bridgestone en a profité pour présenter ses dernières avancées en la matière avec la démonstration de sa solution AeroBee.

Disponible au format A4 (mais aussi A3), le dispositif embarque une résolution 800×600 (4096 couleurs), un processeur ARM11 533MHz, 128MB de RAM et 4GB de mémoire interne pour un poids total de 730 grammes et 13 mm d’épaisseur. Malheureusement, les performances ne sont toujours pas au rendez-vous (1,3 s pour un rafraîchissement de page), malgré les progrès annoncés par le constructeur…

Apple travaille-t-il sur un écran hybride papier électronique-LCD ? [MAJ]

Apple sera-t-il le premier constructeur à proposer une tablette avec un écran combinant le confort de lecture de l’encre électronique, et la richesse des couleurs + les performances multimédia des écrans LCD ? A défaut d’avoir pu équiper l’iPad 2 d’un tel écran, un brevet concernant un écran hybride eInk-LCD déposé en 2009 par Apple vient d’être rendu public par le Bureau américain des brevets et des marques de commerce.

La firme de Cupertino aurait travaillé (travaillerait encore ?) sur un concept d’écran hybride permettant de passer instantanément d’un écran couleur LCD à un écran monochrome basse consommation en fonction du type de contenu consulté. Ce système reposerait sur un écran “multi-couche” capable d’interpréter le contenu statique et dynamique et de déterminer automatiquement la résolution à adopter.

A la manière des projets Mirasol et Liquavista, un tel écran permettrait donc de profiter du meilleur des deux technologies actuelles et d’offrir un bon compromis en termes de gestion de la consommation d’énergie. De bon augure pour le confort de lecture et l’autonomie des prochaines générations de tablettes/readers… Deux produits qui devraient à terme fusionner au fur et à mesure de la démocratisation des écrans hybrides et de la baisse tendancielle des prix…

MAJ : Visiblement Apple n’est pas la première société à s’intéresser à ce type d’écrans hybrides. Nemoptic avait conçu un prototype d’écran fonctionnant sur ce même principe. Merci à Michael pour la vidéo.

Samsung arrête le développement de lecteurs à encre électronique

Un petit tour et puis s’en va… Selon les informations du journal Les Echos, le géant coréen Samsung aurait décidé d’abandonner la production et la commercialisation de readers à encre électronique. Suite aux résultats peu encourageants de ses modèles E60 (bradé chez Carrefour) et E65, la concurrence des tablettes multimédias, et les difficultés du marché à décoller, Samsung souhaite revoir sa position sur le segment de la lecture numérique.

« Nous sommes persuadés qu’il y a la place pour un support dédié au livre numérique. Mais pas sur la technologie actuelle » commente ainsi une source proche du dossier.

Aussi Samsung, qui a récemment fait l’acquisition de Liquavista, concentrerait désormais ses efforts sur le développement d’une technologie alternative à celle de la société taiwanaise eInk. Celle-ci se baserait notamment sur la technique d’”électro-mouillage” développée par Liquavista et offrirait une excellente lisibilité dans n’importe quelle condition de luminosité, tout en assurant une bonne réactivité et la capacité de lire des vidéos.

De bon augure donc, même si Samsung, malgré sa puissance financière, est capable du pire (V1 de la Galaxy Tab ou E60) comme du meilleur (écrans LCD).

Expo-conférence : L’encre électronique, une nouvelle dimension pour l’art

Galarno et Tebaldo organise trois journées sur l’art et le support numérique, du 5 au 7 novembre 2010 à la Direktorenhaus, à Berlin (Allemagne).

La première journée propose des conférences : présentation des différents matériels, exposés sur des marchés de l’art asiatique, rapport entre l’art et les nouvelles technologies, etc. En clôture, inauguration de l’exposition de François Schuiten. Outre des sérigraphies grand format de l’un des auteurs contemporains les plus marquants, des illustrations sur papier électronique (noir et blanc et couleurs !) seront présentés.

Les deux autres journées seront consacrées à des animations ou à des ateliers permettant de découvrir les derniers progrès des supports électroniques.

Dessinateur et co-scénariste de la série de bande dessinée “Les cités obscures”, François Schuiten multiplie depuis longtemps les expériences transmédiatiques et les incursions connexes les plus diverses, principalement avec le scénariste Benoît Peeters.
Citons parmi leurs réalisions une “dramatique sonore” (un CD audio vendu avec un livret, 1990), des conférences-fictions avec films, diapositives et musiques, des aménagements intérieurs (station de métro Arts et Métiers à Paris par exemple), des scénographies (dont “Le pavillon des utopies” à l’exposition universelle d’Hanovre en 2000), un des premiers sites Web d’auteur de bande dessinée (Urbicande.be, toujours en ligne), la conception visuelle de films (“Taxandria” de Raoul Servais, etc.).
Il n’est donc pas surprenant de le voir investir l’encre électronique, parfaitement adapté à son dessin noir et blanc.

Le webmestre Alok Nandi présente la “nouvelle version” du site Urbicande.be en mars 2000.

Toutes les informations sur le site de Galarno : “L’encre électronique, une nouvelle dimension pour l’art” (le titre est un peu réducteur puisque les rapports de l’art avec l’iPad et l’iPhone sont aussi abordés) et le programme détaillé.
Les conférences du 5 novembre sont payantes, voir les conditions sur le formulaire d’inscription.

Pour rappel, l’artiste Gilles Guias tient un blog consacré à la peinture numérique.

La prochaine génération d’écrans E-Ink se dévoile

Alors que des écrans Pixel Qi et Mirasol ne devraient pas tarder à faire leur apparition sur les nouveaux readers à venir, la société taïwanaise e-Ink ne semble pas s’inquiéter outre mesure de la concurrence grandissante qui l’entoure. Forte de son statut de fournisseur auprès d’Amazon et Barnes&Noble notamment, E-Ink entend en effet maintenir sa position de leader sur le marché des écrans ePaper en développant une nouvelle génération d’écrans plus performants.

The Red Ferret Journal a eu la chance  d’observer en action deux nouveaux prototypes réalisés par la société E-Ink. Les deux écrans en question affichent un niveau de contraste deux fois plus élevé que la génération actuelle et une lisibilité et un confort de lecture accrus.

La réactivité de l’écran a également été améliorée. La vitesse de rafraichissement est ainsi suffisamment rapide pour permettre la lecture de contenus animés. Il faudra cependant attendre encore attendre quelques temps avant de pouvoir afficher des vidéos de façon parfaitement fluide.

Par ailleurs, la société travaille sur le renforcement de la solidité de ses écrans et se prépare à présenter un nouvel écran quasiment indestructible. D’abord pensé pour le monde de l’éducation, cet écran plus résistant entend ainsi limiter les risques de casse dans les environnements où les utilisateurs prennent généralement moins soin de leur reader.