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Kindle Black : un premier test du Kindle 4 “amélioré”

Difficile de différencier le Kindle 4 de son successeur le Kindle… 4 ? En effet, mis à part le changement de couleur de la coque (noire au lieu d’être grise), peu de choses ont changé sur le fond. Disponible depuis quelques jours, les premiers utilisateurs ont pu tester brièvement celui que nous appellerons le « Kindle Black » (l’emballage a aussi été accordé à sa nouvelle robe). Le blog Kindle Chronicles a publié une première vidéo de l’appareil et montre à quel point il est semblable à son prédécesseur.

Tout d’abord, le logiciel qui équipe le « Kindle Black » est le même que celui du Kindle 4 (Kindle 4.1.0 build 1615370055). Il n’y a donc pas eu de changements dans l’interface, mais l’écran est mieux contrasté et les changements de page plus rapides. Est-ce que le Kindle 4 bénéficiera de ces nouveautés ? Espérons-le. La différence majeure est le prix de vente de ce Kindle (69 $ contre 79 $ pour le Kindle 4). En France, la baisse de prix a été plus importante (de 99 € à 79 €) et la liseuse n’est pas financée par la publicité. C’est un détail qui a son importance (cf. notre précédent article).

Le « Kindle Black » est-il une bonne affaire ? Aujourd’hui, c’est l’ereader le plus abordable du marché. Il a des défauts (pas d’écran tactile, pas compatibilité avec le format EPUB), mais c’est un modèle qui a fait ses preuves et connu un succès commercial. En France, les modèles commencent à se multiplier et le Kobo Touch est une alternative, mais qui reste plus chère que le modèle entrée de gamme d’Amazon. Le Kobo Glo risque d’être un concurrent de taille pour Amazon, avec son écran E-Ink haute définition et son système d’éclairage intégré. L’absence du Paperwhite en France risque de faire perdre des parts de marché à Amazon.

Norêve : une housse pour Kindle 4 à gagner !

Housse Norêve pour Kindle 4

Protéger sa liseuse ne va pas forcément de soi. En général, cet appareil léger peut se trouver encombré d’une housse même si celle-ci le protégera mieux des chocs. A la rédaction, on ne sort jamais sans. Les écrans E-Ink flexibles (et leur résistance hors-pair) ne sont pas encore là donc en attendant, un reader entier est un reader protégé.

Housse Norêve pour Kindle 4

Du coup, nous vous proposons d’équiper votre Kindle pour la rentrée avec une housse Norêve conçue spécialement pour le Kindle 4. C’est un modèle éprouvé et qui n’a pas beaucoup changé depuis sa première version conçue à l’époque pour le Cybook Opus (cf. notre précédent test). La qualité du cuir est excellent et la conception de la housse est solide. Le Kindle s’insère dans un rail et ne risque plus d’en sortir, même en cas de chute. À la rédaction, ce modèle a équipé nos iPad et certains de nos anciens ereaders sans nous décevoir. Une valeur sûre.

Housse Norêve pour Kindle 4

Pour remporter cette housse Norêve Tradition en cuir noir pour Kindle 4, il suffit de laisser un commentaire à la suite de cet article avec une adresse email valide (pour vous contacter si vous êtes l’heureux gagnant !) d’ici 23h59 ce soir. Nous tirerons au sort l’un des commentaires qui remportera la housse. Bonne chance à tous !

MAJ : Et le gagnant est le commentaire n°35 soit FRED. Qu’il surveille sa boîte email ! ;-)

Kindle : un point sur les rumeurs avant la keynote

À moins d’une semaine de la conférence de presse d’Amazon, les rumeurs vont de plus belle. Cet événement intervient chaque année à la même période, moment propice pour Amazon afin d’annoncer la gamme de Kindle qui représentera la marque pour les fêtes de fin d’année et l’année à venir.

Quelles sont les nouveautés auxquelles nous pouvons nous attendre?? À quoi sont-elles une réponse?? Permettront-elles à Amazon de garder son leadership??

Le contexte

Au fil des ans Amazon a réussi à conserver sa position de leader aux États-Unis. Le lancement du Kindle à l’international a permis à Amazon d’étendre la portée son écosystème en Europe. Cependant, la concurrence est vive sur ce territoire où Sony, mais surtout Kobo, ne sont pas distancés par Amazon. Le marché français est un bon exemple de cette situation : le partenariat entre la FNAC et Kobo a permis de limiter la percée d’Amazon en vendant plusieurs dizaines de milliers de liseuses concurrents à l’écosystème Kindle.

Crédits : The Verge

Aux États-Unis, Barnes&Noble résiste, notamment grâce au lancement du Nook Simple Touch puis de sa déclinaison Glowlight (cf. notre précédent article) qui ont remporté un succès critique, mais qui fut difficilement transformé par des problèmes de production. Cependant, à prix égal, le Nook Simple Touch est plus complet que le Kindle Touch. Le refus de Barnes&Noble de vendre un modèle financé par la publicité a aussi joué en la faveur du libraire qui pour 99 $ vend une liseuse E-Ink de grande qualité. Amazon ne peut pas envisager de renouveler ses ventes exceptionnelles de l’année dernière sans proposer un appareil équivalent voir supérieur.

Google Nexus 7

Sur le terrain des tablettes LCD, le Kindle Fire a sans contexte été l’un des plus vifs succès de l’histoire d’Amazon. Également en rupture de stock, le produit s’est particulièrement bien vendu. Pour faire face à ces ventes historiques, Barnes&Noble a dû lancer la Nook Tablet et baisser le prix de ses produits à plusieurs reprises. Le marché des tablettes 7 pouces a évolué très rapidement en moins de 6 mois notamment avec l’arrivée d’un nouvel acteur : Google. La Nexus 7 a été encensée par la presse et les premiers utilisateurs lui ont réserver un accueil chaleureux dès cet été aux États-Unis et les clients européens devraient faire de même dans les semaines à venir. Moins puissante, moins complète et vendue à un prix équivalent, le Kindle Fire actuel aura du mal à résister à la Nexus 7.

Les deux produits phares de la gamme Kindle, le Kindle Touch et le Kindle Fire, ne font pas jeu égal avec la concurrence en terme de fonctionnalités et de positionnement tarifaire. Pour ne pas perdre son avance, Amazon va devoir faire preuve d’ingéniosité pour sa collection 2012–2013.

Kindle Touch : la liseuse E-Ink se refait une beauté

Le Kindle Touch 2011

Si le Kindle Touch Wi-Fi est toujours disponible sur Amazon.fr, ce n’est pas le cas aux États-Unis où la mention “Out of stock” est affichée depuis presque deux semaines (cf. The Verge) sur la page dédiée au produit. De plus, la version Wi-Fi+3G a aussi disparu des sites européens (“Actuellement indisponible” sur Amazon.fr). Le renouvellement semble évident pour ce produit qui fut le premier ereader E-Ink tactile d’Amazon.

Un écran HD et rétroéclairé : le Paperwhite??

La principale nouveauté devrait venir de l’écran du Kindle. Le site The Verge semble particulièrement bien informé en ayant mis en ligne sur son site des images qui correspondraient au nouveau Kindle Touch. Il y est fait mention (avec des images de l’interface en français?!) d’un écran « Paperwhite ». Que cache cette dénomination marketing??

Fort probablement un écran E-Ink haute définition couplé à un système d’éclairage, similaire à celui du Nook Simple Touch with Glowlight. Il y a quelques jours, Geekwire indiquait que, d’après ses sources, Amazon aurait fait le choix d’un écran HD pour sa prochaine liseuse.

Depuis le lancement des écrans Pearl en 2010, les écrans E-Ink n’ont pas connu d’innovation majeure. Si le Pearl disposait d’un contraste bien supérieur à celui fourni par la génération précédente d’écran, nommée Vizplex, la résolution était toujours cantonnée à 600×800 pixels.

L’écran HD est donc une petite révolution dans le monde du papier électronique. La nouvelle résolution de 768×1024 (213 dpi, 63 % de pixels en plus) permettra un meilleur affichage des images et un texte plus net. Le Story HD d’iRiver, premier reader équipé de cette écran conçu par LG, a été loué pour sa qualité d’affichage. Rien de mieux pour un confort de lecture optimal.

L’ajout d’un système d’éclairage proche de celui du Nook Simple Touch n’est pas une grande surprise. Lors du CES de Las Vegas de cette année, une mystérieuse startup a présenté une solution d’éclairage basse consommation, appelée FlexLight (cf. vidéo ci-dessus) qui pourrait parfaitement être intégrée à un ereader. Même si ce n’est pas celle qu’a retenu Barnes&Noble pour le Nook, Amazon pourrait bien avoir été séduit par ce composant.

L’intégration d’un écran HD et d’un système d’éclairage ne sera pas sans conséquence sans le coût de fabrication de l’ereader. L’écran haute définition est plus cher qu’un écran E-Ink Pearl classique, tandis que le système d’éclairage rajoute un composant de plus, sous licence, à la facture globale.

Pourtant, il est probable que le prix du Kindle Touch nouvelle génération ne soit pas revu à la hausse. En raison des volumes commandés par Amazon, les économies d’échelles permettront de minimiser le coût supplémentaire. En revanche, c’est sûrement la raison pour laquelle le Kindle 4 ne profitera sûrement pas de cette innovation, car Amazon ne réalise pas assez de marges sur ce produit entrée de gamme.

Un nouveau design

En plus d’un nouvel écran « Paperwhite », le design du Touch aurait été revu, comme le montre les images publiées par The Verge. Le casing gris est remplacé par une robe noire, le bouton d’accueil en bas de l’écran a disparu pour laisser place au logo « Kindle ». Il est probable que le Kindle soit en plastique, mais on aperçoit que le contour en aluminium, inauguré sur les modèles de l’année dernière, a été conservé.

Bye-bye Kindle Touch, hello Kindle Paperwhite??

Ces premières images laissent planer le doute. Kindle Touch ou Kindle Paperwhite ? Le choix du deuxième terme serait intelligent, pour mettre en avant son écran unique et surtout pour se différencier de la concurrence. Entre le Kindle Touch, le Kobo Touch, PocketBook Touch et le Nook Simple Touch, l’adjectif peut être source de confusion. Une rebranding qui ne pourra avoir que des effets positifs.

Kindle Fire : une mise à jour nécessaire

Le Kindle Fire 2011

En neuf mois, le Kindle Fire a effectué une percée fulgurante sur le marché des tablettes LCD multimédia : 22 % de parts de marché aux USA et 5 % dans le monde d’après une étude IDC. Cependant, la rupture de stock que connaît actuellement la tablette indique qu’Amazon ne compte pas en rester là et veut transformer l’essai avec une nouvelle version du Fire… et un lancement en Europe.

De la caméra au GPS

Comme pour le prochain Kindle E-Ink, c’est le site The Verge qui semble avoir été particulièrement bien informé avec en prime quelques images. Cependant, des sources remettent en cause l’authenticité de ces images qui ne correspondraient pas au modèle retenu. Affaire à suivre.

Les rumeurs concordent quand même sur quelques nouveautés. Le Kindle Fire 2 gagnerait une caméra frontale et un micro pour permettre d’utiliser Skype (comme ce que permet le Nexus 7 avec Google Hangouts) selon le site The Verge.

Pour Reuters, le prochain Kindle Fire embarquera un système de cartes et de navigation basé sur les outils Nokia. Est-ce que cela veut dire que le Fire sera équipé d’un GPS?? Possible, mais Amazon peut s’être contenté d’un système de localisation Wi-Fi, moins efficace, mais plus abordable.

Un modèle pour les gouverner tous??

Sur ce point, les rumeurs divergent. CNET penche vers deux modèles : l’un avec un nouveau design et embarquant les nouvelles fonctionnalités décrites précédemment (avec en prime un port HDMI) et un autre produit qui serait très proche du Kindle Fire actuel.

Pour le Wall Street Journal, ce dernier modèle pourrait être financé par la publicité, comme le sont certains Kindle E-Ink. On peut tout à fait imaginer un modèle financé par des promotions issues d’Amazon Local et ciblées grâce à la position géographique de l’utilisateur. De quoi proposer un Kindle Fire à 149 $, voire moins…

Un Kindle 4 inchangé??

Le Kindle 4

Que va-t-il advenir du Kindle 4?? Même si le mot d’ordre est au tout tactile, le Kindle 4 n’est pas un appareil dépassé. Liseuse entrée de gamme, son prix de 79 $ (pour le modèle financé par la publicité) est le plus bas du marché. L’écran Pearl est amplement suffisant pour la majorité des utilisateurs et l’interface avec les boutons latéraux a largement fait ses preuves. Difficile de faire mieux en gardant un prix si bas. D’ailleurs, Amazon pourra frapper fort en baissant encore le prix de son reader entrée de gamme. Rien de mieux pour démocratiser un peu plus l’accès au livre numérique?!

Le Kindle DX

Quant au Kindle 3 avec clavier, difficile de savoir s’il va rester au catalogue. Lancé en 2010, ce modèle n’a pas bénéficié de mise à jour logicielle depuis presque un an et commence à accuser son âge. De plus, son prix n’a pas baissé, même après l’arrivée du Kindle 4 à 79 $… Le Kindle DX est aussi dans la même situation. Amazon l’a laissé au catalogue pour occuper un marché de niche. Reste à savoir si cette clientèle ne s’est pas tournée vers l’iPad (ou le Kindle Fire) ces dernières années. Comme le Kindle 3, le Kindle DX, qui fut le premier ereader a adopté un écran Pearl, n’a pas connu de mise à jour depuis 2010…

Un nouveau produit mystère??

C’est ici que se rangent toutes les rumeurs, plus ou moins loufoques. La plus plausible est sans aucun doute celle d’un smartphone griffé Amazon.

L’excellent poisson d’avril du site AndroidPolice avait permis de mettre une image (fausse) sur l’amas de rumeurs. Le savoir-faire d’Amazon en matière d’électronique embarquée et son intérêt pour le système Android sont deux éléments qui rendent cette rumeur plausible. En revanche, difficile de savoir si elle se réaliser à court ou moyen terme, bien que l’on puisse voir l’intérêt qu’aurait Amazon à sortir un tel produit.

MAJ 06/09/2012 : Les rumeurs continuent à quelques heures de la conférence de presse d’Amazon. The Verge revient avec une nouvelle information : le smartphone d’Amazon ferait partie des annonces de ce soir. Peut-on y croire ?

L’expérience du Lab126 (entité qui conçoit le Kindle) en matière d’écran E-Ink pourrait donner naissance à un appareil hybride, pourquoi pas équipé de deux écrans comme le laisse entendre cette demande de brevet déposée par Amazon et dénichée par Engadget. Lier le confort de lecture du papier électronique et la vitesse des derniers écrans LCD est un objectif qui n’a pas encore été atteint.

Le blog The Digital Reader a aussi contribué aux rumeurs en ayant déniché les traces d’un futur produit, le Firedock, un dock multimédia à destination du Kindle Fire. Même si la marque est la propriété d’Amazon rien ne dit que ce produit sera présenté le 6 septembre. Rendez-vous jeudi.

Crédits photos : The Verge

Le Kindle Pour les Nuls, à la sauce eBouquin

Pour beaucoup, le premier contact avec la lecture numérique s’est fait ces derniers jours : avec un ereader (ou une liseuse) au pied du sapin. Certains Pères Noël ont offert  un Kobo by FNAC, d’autres un Cybook Odyssey ou un Sony Reader PRS-T1 et pour un bon nombre d’entre vous, le Kindle d’Amazon. Disponible depuis plus de trois ans aux Etats-Unis, il aura fallu attendre la quatrième génération de la liseuse pour la voir débarquer dans nos contrées.

Au fur et à mesure de l’évolution de ses modèles, Amazon a simplifié son produit pour le rendre accessible au plus grand nombre. Pour preuve, le dernier Kindle est livré sans aucun manuel, ni papier, ni numérique (à l’exception d’un guide minimaliste préchargé sur l’appareil). Pourtant, il y a tellement de choses à dire sur ce reader : comment bien configurer son Kindle dès le premier allumage, utiliser les raccourcis, comment transférer des contenus depuis l’adresse email Kindle, les trucs et astuces pour bien utiliser le navigateur web etc.

C’est ainsi qu’est né le guide “le Kindle Pour les Nuls”, un manuel complet qui permet de tout savoir sur son Kindle. Un historique de l’appareil vient compléter cette découverte d’un produit qui a fait, et continuera de faire, date dans le développement de la lecture numérique. Les lecteurs réguliers d’eBouquin  retrouveront la patte des auteurs de ce blog, utilisateurs du Kindle depuis sa première version. Ils ont ainsi mis leur expérience et leurs astuces à la disposition  des nouveaux venus dans l’univers Kindle.

Nous avons aussi veillé, avec les éditions First, à soigner la qualité de la mise en forme numérique de ce guide démontrant qu’il est tout à fait possible de publier un ebook de qualité en Mobipocket (un grand merci à Pierre Auchatraire et ses collaborateurs qui ont réalisé le fichier en interne). Enfin, son prix abordable est dans les standards de l’édition numérique : 4,99€. Que demander de plus ? :-)

Si vous venez de recevoir un Kindle et que vous souhaitez connaître les possibilités de cette liseuse dans les moindres détails, et pour soutenir le travail quotidien de veille publié sur eBouquin, laissez-vous tenter par le manuel Kindle Pour les Nuls sur le Kindle Store.

Le Kindle en tête des ventes sur Amazon.fr

Comme aux États-Unis, le Kindle a pris la tête des ventes de la catégorie High-Tech sur Amazon.fr. Seul et unique modèle en vente en Europe, l’absence d’écran tactile ne semble pas (encore?) lui porter préjudice face aux readers concurrents qui en sont équipés. L’affichage du produit en page d’accueil de la boutique semble faire son effet, renforcé par un prix de 99€ encore inenvisageable il y a un an. Il est intéressant de lire les commentaires des premiers acquéreurs, globalement très satisfaits de leur nouveau ereader. Alors que les produits Apple trônent souvent en haut de ce classement, l’opération de communication d’Amazon semble porter ses fruits. Depuis son lancement il y a à peine un mois, Amazon aurait vendu plusieurs milliers de Kindle en France et le volume de commande dépasserait déjà leurs attentes.

Sorti lundi, le Kobo by FNAC prend aussi un bon départ. Il est déjà n° 1 des ventes de la catégorie « GPS, Téléphone, eBooks » sur FNAC.com et le modèle blanc trône en deuxième place (tandis que les autres déclinaisons suivent dans la liste). Un modèle un peu plus onéreux que le Kindle (sauf pour les Adhérents FNAC), mais qui a pour principaux avantages son écran tactile et sa compatibilité EPUB. La lutte va être acharnée avec le reader d’Amazon et nous pourrons sûrement faire un premier résultat des courses après les fêtes. En attendant, les paris sont ouverts ! ;-)

Le Kindle chez Casino dès le 1er décembre

L’exclusivité obtenue par Virgin sur la distribution du Kindle 4 sera de courte durée. Disponible dans les étals depuis la semaine dernière, l’exclusivité prendra fin le 1er décembre, date à la laquelle les magasins de l’enseigne Casino commercialiseront aussi l’ereader d’Amazon. La Tribune et LSA.fr confirment l’information ainsi que le prix de vente du reader, qui restera de 99 €. Seules les 74 plus grandes boutiques du distributeur vendront le Kindle et il bénéficiera d’une vaste promotion dans les supports de communication du groupe.

Arrivé il y a moins d’un mois en France, le Kindle bénéficie déjà d’un vaste réseau de distribution physique en plus de la vente en ligne sur Amazon.fr. Face aux 82 boutiques de la FNAC qui vont faire la promotion du Kobo by FNAC et à la trentaine de magasins de Virgin qui essaieront de mettre en avant le Cybook Odyssey, Amazon ne fait pas les choses à moitié en bénéficiant du réseau de distribution le plus important pour les fêtes de fin d’année.

Test : Kindle 4, la lecture numérique, sans fioritures

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Depuis le lancement du premier Kindle, en novembre 2007, Amazon n’est plus la même société. Son offensive sur le terrain du livre numérique, décriée à l’époque par de nombreux analystes, a métamorphosé l’entreprise. Le Kindle et la librairie numérique Kindle Store associée n’ont ni plus ni moins que créé un marché pour l’ebook, un contenu à la recherche de son lectorat depuis les années 90. La massification des pratiques de lecture numérique grâce au Kindle a aussi poussé la firme de Seattle à revoir son produit. Le prix est l’élément sur lequel l’essentiel de l’effort s’est porté. Du coup, ce nouveau Kindle innove-t-il par rapport à la génération précédente?

Il est vrai que lors de sa présentation par Jeff Bezos, le Kindle entrée de gamme a été mis en avant surtout pour son prix plancher : 79 $ ou 99 € en Europe. Pourtant, le Kindle 4 a tout d’un vrai Kindle et partage de nombreux points communs avec son prédécesseur : écran E-Ink Pearl, interface logiciel, connexion WiFi pour un accès direct à la librairie numérique d’Amazon etc. En revanche, le design change de manière radicale et abandonne le clavier physique complet qui fit la particularité du reader depuis sa première génération. Le possesseur d’un Kindle 3 ne sera pas dérouté par ce nouveau produit qui n’a fait pas de concessions sur l’ergonomie (cf. Opération Sandwich : la clef du succès du Kindle).

Même si son bas prix le rend très attractif, est-ce que ce Kindle est un bon ereader? Pour quels types d’usages? Faut-il abandonner son Kindle 2 ou Kindle 3 pour ce nouveau produit? À l’heure où Amazon s’attaque au marché européen, est-ce que ce reader, pour l’instant seul modèle distribué sur le continent, lui permettra de transformer l’essai de son succès aux États-Unis?

Les questions ne manquent pas et c’est en les gardant à l’esprit que j’ai pu tester le Kindle pendant près de trois semaines. Une durée nécessaire pour étudier le reader en conditions réelles d’utilisation, vérifier l’autonomie de la batterie, découvrir les fonctionnalités cachées et dénicher les éventuels bugs. Un travail qui m’a amené à relever des grandes qualités pour ce modèle, ainsi que certaines limitations qui pourront s’avérer gênantes… Bonne lecture !

Le déballage

Kindle box

Commandé dans l’heure qui suivit la conférence de presse d’Amazon, il fallut à peine 48 h pour que DHL livre le colis. Si le credo du service Kindle est « n’importe quel livre, en moins de 60 secondes », on est toujours étonné par l’efficacité de la logistique d’Amazon pour livrer des produits physiques. L’emballage est moins volumineux que celui du Kindle 3, grâce au design minimaliste du reader. À l’intérieur de la boîte, Amazon s’est limité au strict minimum : le Kindle, un câble USB vers microUSB et un petit dépliant qui explique comment recharger son reader et présente les conditions générales d’utilisation.

Kindle box

On ne peut guère faire moins. À cause de ce prix plancher, tous les accessoires sont en option : pour une housse, il faut compter au minimum une trentaine d’euros tandis que le chargeur secteur revient à 9,99 €. Au final, si l’on veut équiper son Kindle au complet, il faudra payer une facture avoisinant les 150 €. On s’éloigne alors du budget minimal annoncé par Amazon pour se lancer dans la lecture numérique. Cependant, un bon nombre des utilisateurs se contentera du reader « nu ».

Prise en main

Le design

Kindle

Le design du produit est surprenant, surtout pour un utilisateur régulier des précédentes générations de Kindle. Comme indiqué précédemment, le clavier physique a disparu, limitant le nombre de boutons à huit, en plus du pad de navigation. La coque en plastique et en aluminium (une astuce pour rigidifier la coque) permet au Kindle d’être étonnamment léger tout en conservant la même finesse que le précédent modèle. La tenue en main est agréable et va devenir sans difficulté la nouvelle référence du marché. Ni trop lourd, ni trop léger, parfaitement équilibré, ce confort dans la prise en main est un avantage sans conteste par rapport aux livres papier.

Boutons

Amazon a réussi à concevoir un produit qui se fait oublier pendant la lecture. Le coloris gris métallique fait ressortir l’écran E-Ink. Une impression d’optique, grâce à une bordure noire autour de l’écran, augmente astucieusement son contraste. Même sur un produit à 99 €, Amazon a le souci du détail, comme si sa mission n’était pas simplement de promouvoir les usages de lecture numérique, mais de définir le support de lecture idéal. On retrouve sur chaque côté de l’appareil deux boutons pour le changement de page (conformément aux codes de l’« Opération Sandwich »). Couplé à sa légèreté étonnante, le reader s’utilise sans problème d’une seule main.

Recherche dans le dictionnaire

En bas de l’écran quatre boutons de commande pour revenir à l’écran précédent, activer le clavier virtuel, ouvrir le menu ou revenir à la page d’accueil de sa bibliothèque. Le bouton de navigation se trouve au centre et reprend le design de celui qui équipait le Kindle 3. Il sert à naviguer dans les menus avec une bonne aisance et fait ainsi oublier l’absence d’écran tactile.

Premier allumage

Lancement

Lorsque l’on reçoit un Kindle, il est pré-enregistré avec le compte Amazon qui a servi à acquérir l’appareil. Les utilisateurs du Kindle Store depuis la première heure (donc en passant par Amazon.com) pourront transférer leur compte Kindle vers la plateforme d’Amazon.fr sans difficulté, et sans perdre leurs achats (cf. Astuce : comment faire la transition vers le Kindle Store français?).

Configuration en cours...

Passé le choix de la langue et la première initialisation, il sera nécessaire de connecter le Kindle à une borne WiFi. L’absence de connexion 3G se fait ressentir lors de cette première étape… La seule connectivité WiFi peut être une contrainte.

La bibliothèque

Bibliothèque

Le Kindle s’ouvre sur la page d’accueil (accessible depuis le bouton correspondant). Il s’agit de la bibliothèque du reader, bien vide au premier lancement. En passant par le menu « Archives », on peut facilement remplir le Kindle de ses contenus précédemment acquis et récupérer sa bibliothèque complète en quelques instants.

En revanche, il faut noter que cette fonction de récupération ne concernait que les ebooks achetés chez Amazon et pas ceux chargés manuellement sur le reader. En effet, ces textes n’étaient pas sauvegardés jusqu’à présent sur les serveurs d’Amazon. Mais aujourd’hui, il est possible d’y remédier en envoyant ses ebooks personnels à l’adresse email associée au reader et ils seront stockés sur les 5 Go de stockage gratuitement associés à chaque compte Amazon. Par chance, cette fonction est aussi proposée en France, même si elle est peu mise en avant sur Amazon.fr !

Archives

Le Kindle 4 s’offre une part de stockage dans le Cloud d’Amazon pour contrebalancer une mémoire interne de seulement 2 Go (contre 4 Go sur le précédent modèle) et non extensible par carte mémoire. Une parade astucieuse de la part des ingénieurs d’Amazon qui ont pesé le rapport entre le coût de 5 Go sur un serveur et d’intégrer 2 Go de mémoire Flash de plus. Nul doute que la solution du Cloud était de loin la moins coûteuse…

Collection

La bibliothèque se présente sous forme d’une liste classée soit par « Collections », « Auteur », « Titre » ou suivant l’élément le plus récent. En ouvrant le menu, il est possible d’effectuer une recherche texte dans sa bibliothèque. Cependant, si cette fonction était particulièrement véloce avec le clavier physique du précédent Kindle, la chose devient laborieuse avec le clavier virtuel de ce modèle. Pour organiser sa bibliothèque, il faut créer des collections. En revanche, impossible de créer des sous-collections pour organiser ses dossiers avec des catégories plus fines. Grâce à la dernière mise à jour logicielle, il est possible de récupérer les collections créées sur son précédent Kindle en passant par le menu « Archives ». Amazon facilite grandement la transition vers un nouvel appareil. Pourtant, est-ce que cela vaut le coup d’abandonner son Kindle 3 pour ce nouveau modèle?

Les fonctions avancées

Navigateur Web

Les possesseurs d’un Kindle 2 ou 3 trouveront plusieurs défauts à ce modèle. La section « Fonctions expérimentales » ne devrait plus être au pluriel puisqu’on n’y trouve plus que le navigateur web. Basé sur WebKit, il est semblable à celui qui équipe le Kindle 3 : le rendu est plutôt bon et la vitesse d’affichage acceptable (même si l’écran E-Ink contraint parfois la navigation). Le programme est plutôt complet puisqu’il permet d’ajouter des signets (pas simple de taper une URL sans clavier…) et propose un mode « Article ».

Mode Article

Ce dernier remplace la mise en page du site pour garder uniquement le texte et les images de l’article (à la manière d’Instapaper). Du coup, le contenu est plus agréable à lire. Il est dommage en revanche que l’on ne puisse pas sauvegarder directement un article en ebook pour le lire ultérieurement.

Le navigateur web est donc la seule fonction expérimentale disponible. Le Text-to-speech ou le lecteur audio ne sont plus présents, en raison de l’absence de sortie audio sur le reader, ni de haut-parleurs. Pour retrouver ces fonctionnalités, il faudra se rabattre sur le Kindle Touch qui n’est pas encore proposé à la vente en Europe. Mais ces fonctions sont-elles bien utiles sur un ereader?

La lecture

Lecture...

Le Kindle est avant tout un appareil de lecture. En supprimant le clavier sur ce modèle, Amazon a confirmé cet usage. Le Kindle 4 n’est rien d’autre qu’une clef USB avec un écran E-Ink. D’ailleurs, cet écran n’évolue pas par rapport à la précédente génération d’appareil. Il s’agit toujours d’un écran E-Ink Pearl avec une résolution de 600×800, au contraste idéal. Avec cet écran, E-Ink a atteint une qualité d’affichage optimale et désormais, les améliorations possibles n’ont que peu de conséquences visibles sur l’affichage d’un texte.  Ainsi, le Kindle est un produit idéal pour lire des ebooks ou recevoir la presse.

Les ebooks

Menu d'un ebook

Le confort de lecture d’un ebook et les fonctionnalités proposées ne changent pas par rapport aux premiers Kindle. Toujours pas de possibilité de changer de type de police, mais 8 tailles différentes sont proposées, l’interligne et les marges peuvent être réglés. Cependant, ces modifications ne fonctionnent pas sur tous les fichiers. Certains éditeurs ayant mal formaté leur AZW limitent ces fonctions de personnalisation (Nous ne manquerons d’ailleurs pas de revenir dans un prochain article sur la qualité très inégale des fichiers vendus par les éditeurs français sur le Kindle Store.)

La principale nouveauté visant à améliorer le confort de lecture est la disparition du fameux « flash noir », encore présent sur le Kindle 3. Il ne disparaît pas totalement puisqu’il se déclenchera tous les six changements d’écran, pour optimiser le rendu. Amazon s’aligne sur ce que propose le Kobo Touch et le Nook Touch. Malheureusement, cet ajout (qui n’est que logiciel) n’a pas été inclus dans la mise à jour 3.3 destinée au Kindle 3. Amazon a parfois tendance à vite oublier ses anciens clients…

eBook

Remarque : Amazon propose sur son site une mise à jour du Kindle, numérotée 4.0.1. Facultative, elle permet de rétablir le flash noir entre chaque changement d’écran. Bien entendu, cela reste réglable dans un nouveau menu dans la section Paramètres.

Compte tenu de la taille de son écran (6 pouces de diagonale), le Kindle est un appareil dédié à la lecture de romans ou d’essais. Lire de la bande dessinée sera laborieux tandis que les ebooks enrichis n’y ont tout simplement pas leur place. Une fois de plus, l’écran E-Ink fait des merveilles et permet de lire dans un confort optimal.

Fonction surlignage

En revanche, il faut se limiter à la simple lecture sur ce modèle. Les fonctions de prise de notes, même si elles sont présentes, ne sont pas mises en avant. L’utilisation de ces outils n’est pas aussi intuitive qu’avec le design du Kindle 3. Si la sélection du texte se fait de manière identique (à l’aide du pad de navigation), l’usage du clavier virtuel est laborieux (même si le classement des caractères par ordre alphabétique le rend simple d’utilisation). Taper un ou deux mots associés à une note sera sûrement la limite avec cette solution…

Fonction surlignage

Plusieurs sources chez Amazon nous ont précisé que des enquêtes auprès de leurs consommateurs ont relevé que la prise de note texte était relativement limitée par rapport aux surlignages et au partage sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Le fait que le Kindle 3 (avec son clavier physique) soit resté au catalogue prouve que pour certaines utilisations, notamment dans les écoles où la prise de note texte est une pratique courante.

Recherche dans le dictionnaire

Ce reader lowcost a été élaboré pour pratiquer une lecture « basique », livre par livre, sans s’attarder sur la prise de notes. En somme, ces limitations font du Kindle 4 un reader très grand public. Les performances sont bonne puisque ce modèle est équipé du dernier processeur Freescale i.MX508 cadencé à 800Mhz. Le Kindle est d’une rapidité étonnante, notamment à la sortie de veille ou lors d’un passage d’un ebook à un autre.

Lecture d'un fichier PDF A4

Le Kindle 4 est compatible nativement avec les formats Amazon (.AZW), Mobipocket (.MOBI, .PRC), mais aussi les PDFs. Le rendu sur ce dernier format nous a agréablement surpris, surtout avec un fichier formaté en A4. Même si le reader ne propose pas de fonction reflow, l’affichage est plutôt bon, comme le montrent ces images. Reste que la police pourra paraître un peu petite mais plusieurs niveaux de zoom permettent de régler cela. Le processeur i.MX508 rend ce processus plus rapide et facilite ainsi la navigation dans le document.

Le reader peut aussi lire des documents Word, HTML ou RTF, mais il est nécessaire d’envoyer le fichier en question à l’adresse mail associé au reader afin de recevoir automatiquement une version convertie dans le format Kindle. Du coup, un accès à Internet est nécessaire pour cette conversion. Sinon, le reader d’Amazon est parfaitement compatible avec Calibre qui sera particulièrement utile pour convertir une collection d’ebooks en EPUB en Mobipocket en un seul clic. Bien entendu, le résultat de la conversion n’est pas toujours optimal, mais sur la majorité des fichiers, la différence ne sera pas visible.

La presse

Le Monde en édition Kindle

Le Kindle est aussi lié à une offre de presse à laquelle le lecteur peut s’abonner en se rendant sur la boutique Kindle (depuis le reader ou n’importe quel navigateur Web). Un choix conséquent de quotidien en français est proposé ainsi que des titres internationaux, journaux ou magazines.  On remarque l’absence de certains titres nationaux, mais il est fort probable que ces éditeurs attendent l’arrivée du Kindle Fire pour se lancer sur cette plateforme. Car il faut le reconnaître, la forme sous laquelle sont proposés les journaux laisse parfois songeuse.

Le Monde en édition Kindle

Si un sommaire permet de parcourir rapidement le contenu d’un journal (achat à l’unité ou livraison automatique à la publication avec l’abonnement), les articles sont affichés dans un simple format texte. Lorsque l’image d’illustration est essentielle à la compréhension de l’article, il est inséré dans le fichier. Même chose pour les schémas et graphiques. Cependant, la forme impose une lecture linéaire du titre, comme un livre. La mise en visibilité des différents articles n’est pas ce qui se fait de mieux. Heureusement, il est possible de garder une copie d’un article intéressant (une sauvegarde texte récupérable sur le reader). Pour le prix payé, c’est la moindre des choses.

Le Monde en édition Kindle

Comme nous le signalions dans un article précédent, les tarifs des abonnements sont assez exorbitants. Ils sont équivalents à ceux d’un abonnement à l’édition web (ou iPhone/iPad) alors que l’abonné Kindle n’aura pas accès aux mêmes fonctionnalités (cf. Kindle : l’abonnement aux journaux est une mauvaise affaire).

Espérons que cette situation changera rapidement, car pour l’instant, il est plus rentable de récupérer des journaux à l’aide de Calibre et les convertir directement en Mobipocket… Le tout gratuitement !

L’écosystème Kindle

Faire un test du Kindle sans parler de l’écosystème qui l’entoure serait oublier une partie importante du produit en lui-même. En effet, grâce à un large panel d’applications (iOS, Android, WebOS, Windows Phone, Blackberry etc.), une lecture commencée sur un Kindle 4 peut être poursuivie sur un autre terminal. Mis à part Kobo, Amazon est le seul acteur à proposer une telle fonctionnalité en France. De plus, on retrouve les mêmes fonctionnalités d’une application à une autre. En revanche, certains contenus ne sont pas encore compatibles avec les applications pour tablettes et smartphones.

Une fois encore, les journaux téléchargés ne sont pas lisibles depuis l’iPad par exemple. En cause, la politique des éditeurs français qui préfèrent privilégier leurs applications dédiées. Une fois de plus, l’abonné Kindle est loin d’être favorisé. Dommage.

L’écosystème Kindle repose sur une fonctionnalité existant depuis le tout premier Kindle : le Whispersync. Ce système permet de synchroniser les lectures entre tous les appareils Kindle (ou applications). Cela comprend la synchronisation de la dernière page lue, des marque-pages, mais aussi des notes. Bien entendu, cette fonction nécessite un accès à Internet et l’absence de 3G sur le Kindle 4 se fait ressentir. Il faudra nécessairement se trouver à côté d’un point WiFi pour que ces données soient transmises aux serveurs d’Amazon.

Cependant, jusqu’à présent, le Whispersync fonctionnait uniquement avec les ebooks acquis sur la librairie d’Amazon. Désormais, tous les ebooks stockés sur votre Kindle bénéficieront du Whispersync, à condition d’avoir été transférés sur le reader par l’intermédiaire de l’adresse email associée. Dans ce cas, ils sont stockés également sur le Kindle Cloud (5Go d’espace de stockage gratuit) et peuvent être transférés sur n’importe quel appareil, à la demande, et avec toutes les données associées à l’ouvrage. Sur ce point, l’écosystème d’Amazon a une longueur d’avance sur la concurrence et facilite ainsi la gestion de la bibliothèque pour les utilisateurs néophytes. Au final, le câble USB fourni avec le reader n’a plus d’utilité que pour servir à le recharger…

Connexion USB

La librairie

Kindle Store - Fiche produit

Fin 2007, Amazon lançait le premier Kindle, le premier ereader directement connecté à une librairie numérique. Le couple, reader E-Ink et librairie numérique, s’est révélé être un véritable succès commercial permettant de vendre plusieurs millions de Kindle et plusieurs dizaines de millions d’ebooks. Aujourd’hui, Amazon propose aux États-Unis l’une des offres de contenus la plus développée, soit près d’un million de titres payants et plusieurs centaines de journaux et de magazines. À cela va venir s’ajouter une offre de bande dessinée pour la tablette Kindle Fire et une nouvelle section dédiée à la littérature jeunesse.

Mais quid de la boutique Kindle française? Pour l’instant, l’offre proposée est majoritairement en langue étrangère (anglais, allemand et espagnol). En effet, ce sont plus de 800 000 titres qui sont disponibles à l’achat et 35 000 issus des éditeurs français. Il est sûr qu’en comparaison, l’offre anglo-saxonne est bien plus importante, mais le Kindle Store français est quand même la librairie francophone la mieux achalandée. Les grands groupes d’édition ont tous signé, de Gallimard à Hachette, en passant par Flammarion, Editis et bien d’autres. Si pour l’instant les catalogues de certaines de leurs marques sont encore restreints, l’effort de numérisation est en cours et le choix va se développer au fil des mois.

La librairie Kindle est particulièrement simple d’utilisation. L’achat se fait en quelques clics depuis le reader (qui est lié au compte Amazon du lecteur). En revanche, la navigation dans la boutique n’est pas optimale. Les catégories continuent parfois des ouvrages qui n’auraient rien à y faire, tandis que le moteur de recherche est encore approximatif. L’entrée par le classement des meilleures ventes n’est pas non plus l’idéal quand on voit le manque d’originalité : le classement se partage entre quelques livres d’auteurs à grand tirage, beaucoup de littérature rose et d’ouvrages issus du domaine public…

Il s’agit là de défauts de jeunesse. On ne retrouve pas de telles choses sur Amazon.com. La boutique française n’est pas encore rodée et cela s’en ressent dans le manque de pertinence des propositions des algorithmes de recommandation. Si à terme le Kindle Store français va ressembler fortement à son pendant américain, il faudra encore plusieurs mois aux équipes parisienne et luxembourgeoise pour optimiser leur architecture.  A moyen terme, l’écosystème Amazon risque de doper la croissance du marché français du livre numérique.

L’autonomie

Image de vieille 13

Le Kindle ne nous a vraiment pas déçu sur ce point. Pourtant, sa batterie a un capacité deux fois plus petite que celle du Kindle 3. Amazon annonce 1 mois d’utilisation tandis que le Kindle Touch (qui reprend la batterie du Kindle 3) atteindrait les deux mois en moyenne. Il se trouve que le petit reader a tenu sa promesse en disposant de plus de 30% de sa batterie au bout de trois semaines d’utilisation. Chaque jour, 1h30 de lecture était pratiqué, soit le temps des trajets en transport en commun. Ce protocole de test nous semble bien refléter la “véritable” autonomie d’un reader qui, même s’il pourra être utilisé à une fréquence supérieur ou plus réduite, s’établira souvent autour de cette moyenne.

Conclusion

Image de vieille 10

Avec le Kindle 4, Amazon dispose d’un reader entrée de gamme de qualité, dont le prix plancher (99 €) le laisse à la portée d’un grand nombre de bourses. La firme de Seattle arrive à peine en France et s’adresse d’emblée au coeur de marché : les lecteurs de romans. Car il faut reconnaître que ce reader est plus limité que son prédécesseur : absence de clavier physique presque regrettable (surtout à cause du manque d’ergonomie de son pendant virtuel), une seule connexion WiFi et pas de 3G, pas de Text-to-Speech ni de lecteur audio, mémoire interne limitée à 2 Go. L’étudiant qui souhaite prendre des notes régulières sur les textes qu’il étudie sera rapidement frustré… Pourtant, le Kindle 4 répond parfaitement à l’objectif fixé par Amazon : proposer un reader lowcost, à la portée du plus grand monde.

Il y a eu de nombreux essais de fabricants visant à proposer le reader le moins cher possible. Cependant, cela s’est souvent fait au prix de la disparition de l’écran E-Ink pour un LCD ainsi que d’une ergonomie déplorable et une durée de vie limitée du produit. Amazon n’a clairement pas pris cette voie. Grâce à son volume de vente, la firme a pu concevoir un reader à 79 $/99 € sans lésiner sur les matériaux ni l’ergonomie (même avec l’absence d’écran tactile). Ce nouveau modèle de Kindle est dans la droite lignée de ses prédécesseurs : un ereader E-Ink centré sur la lecture de romans et d’essais. En diversifiant sa gamme avec le Kindle Touch et le Kindle Fire (bientôt disponibles en France), Amazon offre aussi des terminaux plus complets pour des utilisateurs exigeants. Mais pour le coeur du marché, le Kindle 4 est un bestseller en puissance. Un reader basique et sans fioritures, pour lire et rien d’autre.

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Le Kindle 4 vous a séduit? Il est disponible uniquement sur le site d’Amazon.fr au prix de 99€. Si l’ereader vous intéresse, n’hésitez pas à passer par ce lien pour soutenir le blog.

Pour découvrir notre galerie photo complète, rendez-vous sur Flickr.

« Opération Sandwich » : la clef du succès du Kindle

Lancé en novembre 2007, le Kindle a complètement redéfini l’industrie de l’édition. Si cette onde de choc n’est pas encore arrivée en France, elle a bousculé l’économie du livre aux États-Unis. La plupart des grands groupes d’édition internationaux réalisent déjà plus de 10 % de leur chiffre d’affaire rien qu’avec des ebooks. Succès qui a surpris plus d’un analyste ou chroniqueur, mais pas aussi fulgurant qu’avaient pu le prédire certains, la réussite d’Amazon s’est placé dans un juste milieu avec à la clef des millions de readers vendus et des éditeurs toujours plus nombreux à rejoindre la librairie numérique.

À quoi tient le succès du petit lecteur de livre électronique d’Amazon ? Au-delà de l’appareil en lui-même, l’écosystème de lecture et l’offre commerciale tiennent leur part dans le succès du produit. Le Kindle Store, composé de 90 000 ebooks payants à son lancement en novembre 2007, compte désormais plus d’un million de titres payants (dont 800 000 en dessous de 9,99 $). Le prix de vente du Kindle a aussi joué dans la démocratisation du produit.

Depuis le Kindle première génération, le prix de vente de reader n’a fait que baisser. Si un Kindle de 2007 se vendait au prix de 399 $ (puis 359 $), la seconde génération fut lancée à 359 $ et a vu son prix baisser au fil des mois. En juillet 2009, Amazon baisse le prix du Kindle 2 à 299 $ puis à 259 $ en en janvier 2010. Le Kindle 3 franchit une nouvelle barrière, celle des 200 $. Avec un prix de 189 $ pour le modèle 3G et de 149 $ pour le WiFi, Amazon fixe un prix que le reste du marché tente de suivre. Dès le début de l’année 2011, Amazon a enchainé les baisses de prix, possible grâce au lancement des modèles avec publicité. En parallèle, Kindle DX a suivi la même tendance (de 489 $ à 379 $ aujourd’hui). Le Kindle à 79 $ franchit encore un nouveau cap.

Cependant, une troisième composante est essentielle (sinon majeure) dans le succès commercial du Kindle : son design. Combien de readers ont été critiqués pour leurs boutons trop durs à enfoncer, mal dessinés ou encore leur pad de navigation inutilisable ? Quant à la qualité de fabrication, elle est souvent très variable. Sur ce point, le Kindle est resté d’une constance surprenante, tout en voyant son prix baisser, tandis que son design n’a fait que s’améliorer au fil des modèles.

Le Blackberry comme source d’inspiration

Les inspirations ont été nombreuses : les premiers PDA, notamment les Palm, l’essor de la téléphonie mobile et des feus tablet-PC. La littérature de science-fiction a aussi joué un rôle de premier ordre comme source d’inspiration pour le Kindle, notamment L’Âge de diamants de Neal Stephenson.

Fiona, le prénom de l'héroine du roman de science-fiction

Mais l’une d’entre elles a eu plus d’influence que les autres. Récemment, un des ingénieurs ayant travaillé sur le premier Kindle révélait au New York Times que la source d’inspiration du design du premier reader d’Amazon n’était rien d’autre que le smartphone à succès de l’époque : le Blackberry. Pas n’importe quel Blackberry, celui de Jeff Bezos. À cette époque (nous sommes au milieu des années 2000), l’appareil représente à lui seul le segment des smartphones et se trouve entre toutes les mains de business-man.

Crédits : New York Times

Jeff Bezos, le PDG et co-fondateur d’Amazon participe à toutes les réunions de travail sur le reader et son avis pèsent sur le choix du design. BlackBerry addict, le design du smartphone servira à l’élaboration du futur Kindle. Le clavier (qui occupe presque un tiers de la façade avant du produit) doit faciliter la saisie d’une recherche sur le Kindle Store et la prise de note. La molette de contrôle cherche à imiter le système de navigation rapide des téléphones de RIM. Efficace, mais profondément inesthétique.

Du coup, l’appareil doit forcément être tenu à deux mains pour plus d’efficacité, comme un Blackberry. Paradoxe : ce premier Kindle est-il un outil de lecture et de consultation ou un terminal de productivité ? En plus de ce défaut, le design du premier Kindle laisse un goût d’inachevé, à croire que l’on tiendrait entre ces mains un prototype dont les dimensions de composants ont été l’origine du dessin biscornu. Un bien mauvais travail d’intégration…

S’il fallut trois ans de développement au sein du Lab126 pour voir aboutir le premier Kindle, les générations suivantes se sont enchaînées à un rythme quasi annuel.

Une deuxième génération hésitante, entre le haut de gamme et les défauts persistants

Le Kindle 2 inaugure un design bien mieux réussi. Beaucoup plus fin que son prédécesseur (Amazon commence à comparer la finesse de son reader à celle d’un crayon à papier), il gagne aussi un dos en aluminium, à la manière de l’iPod, appareil auquel le Kindle est régulièrement comparé. Le clavier du reader est bien réussi que sur la précédente génération, tout comme le joystick de navigation plus précis et ergonomique que le système retenu pour le Kindle 1. Malheureusement, le Kindle 2 hérite quand même de certains défauts de son prédécesseur.

Les boutons de changement sont mal pensés. En effet, le Kindle nécessite une prise à deux mains pour utiliser, contrairement à ce que montre l’image promotionnelle ci-dessus. Les équipes du Lab126 n’ont pas placé les boutons sur chaque tranche du reader, mais uniquement d’un seul côté du produit. Ainsi, un droitier peut aller à la page suivante, mais doit nécessairement utiliser sa main gauche pour retourner à la page précédente.

En dépit d’un prix de vente qui en baisse au fil des mois, le Kindle 2 a souffert de son design peu ergonomique, surtout à un moment où la percée de l’iPhone et des smartphones multitouch était de plus en plus sensible. Enfin, le plastique blanc s’est révélé particulièrement fragile sur certaines séries. Autant d’éléments qui ont poussé Amazon à revoir le design de son Kindle, en conservant ses atouts (écran E-Ink Pearl et clavier), tout en améliorant son ergonomie pour le proposer au très grand public.

« Opération Sandwich » : mission réussie

Si Jeff Bezos (ou son Blackberry) contribua à l’élaboration du design du premier Kindle, l’article du New York Times ne précise pas si cela fut le cas pour les modèles suivants… Au fur à mesure des générations de Kindle, l’inspiration initiale céda sa place au retour des utilisateurs qui se comptaient déjà par millions. Outil de lecture de prédilection du commuter, il est majoritairement utilisé en mobilité. Son écran E-Ink, qui gagne en contraste grâce à la technologie Pearl, permet une qualité d’affichage optimale en extérieur.

La finesse et la légèreté (notamment due à l’abandon du dos en aluminium) font du Kindle l’outil de lecture par excellence. Cependant, alors que les interfaces tactiles deviennent la norme, Amazon persiste à ne pas proposer d’écran de ce type, même si les rumeurs prédisaient à l’époque l’emploi de la technologie de la société Touchco. Le Kindle conserve son clavier et ses boutons de changement de page. Mais leur configuration diffère par rapport au Kindle. Désormais sur les deux tranches du reader, un bouton page précédente et page suivante permet une utilisation à une seule main.

Ce qui peut sembler être un détail est sûrement l’innovation ergonomique la plus importante de ce modèle. Le Kindle est un appareil qui s’utilise en mobilité, comme le rappelle Amazon lorsqu’elle met en scène les avis des utilisateurs de son reader. Parfait pour le citadin qui peut lire en prenant les transports en commun, en mangeant son sandwich. Pour gaucher ou droitier, le Kindle fait oublier son absence d’écran tactile. Le Kindle Touch reprend cet argument : être utilisable à une seule main avec un système de contrôle tactile optimisé. Les zones de changement de page sont redéfinies par rapport aux appareils concurrents. Une manière de prolonger « l’opération sandwich ».

Mais l’expérience utilisateur de ce nouveau produit (et du Fire) est le résultat de l’arrivée d’une nouvelle référence en matière de design : l’iPhone et l’iPad. Le minimaliste du dernier Kindle détonne avec les générations d’appareils précédentes. Et comme un retour aux sources, le Kindle Fire reprend le même design qu’un produit Blackberry, la tablette Playbook. Est-ce un bon choix ? Amazon n’est-elle pas en train de normaliser ses produits et leur design ? Est-ce un passage nécessaire pour toucher un plus grand nombre d’utilisateurs ? En cela, la prochaine génération de Kindle montrera clairement le choix retenu par Amazon en matière d’usages.

Le Kindle est disponible sur Amazon.fr à 99€

Attendu depuis deux ans, Amazon propose enfin son reader à la vente sur sa boutique française. Pour 99€, le lecteur français peut acquérir le reader entrée de gamme d’Amazon. Ce prix, bien inférieur à ce que propose la concurrence, est l’atout principal du reader. Il sera facilement le bestseller des fêtes, grâce à l’opération de communication que prépare Amazon en France et le fait qu’Amazon.fr représente 10 millions de visiteurs uniques par mois. L’offre de contenu aura aussi son rôle à jouer car elle est l’une des plus importante (plus de 35 000 titres en français et 800 000 en langue étrangère) en France.

Les précommandes vont ouvrir dans quelques heures (livraison prévue le 14 octobre). Revenez sur cet article pour accéder directement à la page dédiée. Stay tuned ! ;-)

MAJ : Ca y est, les précommandes sont ouvertes et c’est par ici : Kindle Wi-Fi à 99€ ! Premières livraisons le 14 octobre.

Amazon : le Kindle 4 est à la rédaction !

Kindle 4 box

Ça y est, il est arrivé hier matin à la rédaction. Dans cette boîte se cache le dernier Kindle acheté mercredi dernier sur Amazon.com. La vitesse de livraison est fidèle au service proposé par la firme et visiblement, les stocks sont déjà suffisants pour subvenir à la demande. Nos premières impressions avec cet appareil sont bonnes. On retrouve tout ce qui a fait le succès du précédent dans un volume plus réduit et particulièrement léger. Les équipes d’Amazon ont fait du bon travail !

Nous allons donc tester le reader dans les prochains jours et publier un test complet du Kindle dès que possible. Stay tuned. ;-)

Amazon : les nouveaux Kindle prennent la tête des ventes

Il n’aura pas fallu longtemps pour que les nouveaux Kindle prennent la tête du classement des meilleures ventes de produits électroniques sur Amazon.com. Sans surprise, le Kindle Fire trône en première place, suivi du Kindle à 79 $ puis le Kindle Touch à 99 $ et enfin la version 3G à 149 $. Les versions avec publicité semblent rencontrer l’assentiment du public, oubliant les versions exemptées (même derrière les Kindle avec clavier…). Bonne surprise, le Kindle WiFi en version internationale se classe à la 7e place et continue de progresser. Alors qu’Amazon prend son temps pour arriver en Europe, les lecteurs n’ont pas l’air de vouloir attendre.

D’ailleurs, nous devrions pouvoir tester ce modèle dès la semaine prochaine… ;-)

Kindle : des readers minimalistes, des accessoires en option

Si la nouvelle gamme de Kindle doit être qualifiée d’un adjectif, c’est bien celui de « minimaliste ». Chaque Kindle est vendu avec le strict nécessaire : l’appareil dans son emballage, un câble USB et… c’est tout ! Du coup, pour disposer d’une housse ou d’un adaptateur secteur (sauf pour le Kindle Fire qui est livré avec), il faut le prendre en option. Pour ce dernier accessoire, il faut ajouter 9,99 $ à la facture totale.

Pour une housse, Amazon propose deux modèles pour le Kindle WiFi et les deux Kindle Touch. La première est une housse à rabat en cuir classique vendu pour 34,99 $ ou 39,99 $ suivant le modèle. Le Kindle entrée de gamme peut également être équipé d’une housse zip pour 29,99 $. Enfin, le Kindle Touch peut être équipé d’une housse éclairante (59,99 $) plutôt bien conçue.

Au lieu d’être alimentée par une pile ou une batterie, celle-ci est connectée au Kindle par deux connecteurs sur la coque arrière du reader. Ainsi, l’éclairage puise dans la batterie du Kindle comme pour l’ancienne housse éclairante du Kindle 3. En revanche, il n’est pas précisé si cette housse est compatible avec le Kindle entrée de gamme (même si celui-ci est équipé des mêmes connecteurs). Est-ce que leurs designs similaires le permettent ou il faudra attendre la sortie d’un nouveau modèle ?

Du côté du Kindle Fire, il faudra se contenter de deux housses Marware, Amazon n’ayant pas pris la peine de commercialiser une housse compatible vendue sous sa marque. Nul doute que les accessoiristes vont s’emparer de ce nouveau marché à toute vitesse. Il n’y a qu’à voir la vingtaine d’accessoires disponibles rien que pour le Kindle Fire…

Amazon Kindle : du reader à la tablette, quatre nouveaux modèles pour dominer le marché

Comme prévu, Amazon a annoncé en grande pompe sa nouvelle gamme de terminaux de lecture. Tout ce que les rumeurs avaient prévu a été présenté ce soir : le Kindle 4e génération (avec écran E-Ink) et le Kindle Fire, la première tablette LCD d’Amazon. Au total, ce sont 4 nouveaux modèles qui constituent désormais la gamme Kindle, de 79 $ à 199 $.

Il n’y a pas d’erreurs sur les prix (quoique…), l’offensive d’Amazon est totale et laisse peu de chances à la concurrence qui s’était établie aux alentours de 130-140 $. Mais qu’est-ce que ces readers ont dans le ventre ? Passage en revue de la nouvelle gamme.

Le Kindle, prix plancher, disparition du clavier mais pas de tactile

Amazon frappe fort avec un reader epaper entrée de gamme au prix très agressif de 79 $ (vraiment?). Pour arriver à un tel tarif, cela s’est fait au sacrifice de certaines fonctions et sûrement de la marge d’Amazon. Pas d’interface tactile, plus de clavier et un format minimaliste (170 grammes seulement et un emballage réduit au strict nécessaire). Et pour naviguer, il y aura des boutons, rien de que boutons. Le design est sobre : un écran E-Ink Pearl 6 pouces (pas HD !) entouré d’un casing en plastique gris anthracite passe-partout. Le mémoire interne est toujours de 2 Go, mais si cet espace est insuffisant, pas de panique, les ebooks sont aussi stockés dans le cloud Amazon et peuvent être récupérés par l’intermédiaire de la connexion WiFi. Pour l’autonomie, Amazon annonce un mois pour une seule charge. Avec une telle configuration et tel prix de vente, il faut s’attendre à ce que la diffusion de ce reader soit massive.

En revanche, il y a quelques manques sur ce modèle. L’absence de clavier obligera le lecteur à taper à l’aide d’un clavier virtuel contrôlable depuis le pad de navigation, ce qui risque d’être vite laborieux. Par chance, Amazon a conservé les boutons de changement de page sur chacune des tranches du produit ! Pour le logiciel qui équipe le reader, il semble que cela soit exactement  le même que sur le précédent Kindle alors que le Kindle Touch dispose d’une nouvelle interface. Les fonctions disparues ne s’arrêtent pas là : plus de Text-To-Speech, plus de lecteur audio, le chargeur secteur devient optionnel (9,99 $). Un Kindle au rabais? À 79 $, le choix est compréhensible, mais on a quand même le sentiment de faire un pas en arrière.

Cependant, il va falloir se contenter de ce modèle. En effet, c’est le seul qui peut être acheté depuis la France (ainsi qu’au Royaume-Uni pour 89 £ et en Allemagne pour 99 €). Pour passer commande, il faut sélectionner le modèle sans pub à 109 $ (environ 120 € à la commande, frais de port compris). Eh oui, les prix annoncés par Amazon comprennent son offre publicitaire maintenant appelée Amazon Local (nous y reviendrons à la fin de cet article). L’argument marketing aura pris le dessus, mais dans une guerre des prix et un marché en croissance permanente, seul le prix d’appel compte.

Ce Kindle s’adresse avant tout aux utilisateurs réticents à la lecture numérique. Couplé au service numérique des 11 000 bibliothèques partenaires d’Amazon, ce reader pourrait rapidement devenir un bestseller. À 79 $, le marché auquel s’adresse Amazon est considérable, même ce modèle s’adresse avant tout aux lecteurs de romans. Compte-tenu des limitations du produit, on ne pourra guère y trouver des usages supplémentaires.

Le Kindle Touch, l’arrivée du tactile à prix cassé

Le Kindle Touch est la vraie nouveauté de la gamme epaper d’Amazon. C’est un tout nouveau reader que nous livre ici la firme de Seattle : nouveau design, écran tactile, nouveau logiciel et nouveau prix.

En terme de caractéristiques techniques, le Kindle Touch est équipé d’un écran E-Ink Pearl de 6 pouces de diagonale. Contrairement au reader de Google, il n’y a pas d’écran HD sur ce modèle et le Kindle Touch partage la même référence que le Kindle WiFi. En revanche, tous les contrôles physiques ont disparu du reader pour laisser la place à une interface tactile. Les équipes du Lab126 n’ont pas fait dans l’originalité et ont utilisé le système zForce de Neonode qui équipe déjà le Sony Reader, le Kobo Touch et le Nook Touch. En terme d’interface tactile, ces readers jouent à armes égales. Le Kindle Touch s’est aussi affranchi du bon vieux clavier qui équipait le Kindle depuis novembre 2007. Une page se tourne…

Du coup, l’ergonomie du logiciel fait toute la différence et Amazon n’a pas manqué de revoir de fond en comble le programme grâce auquel le reader fonctionne. L’interface est plus adaptée à une saisie tactile. Visiblement, Amazon a revu en profondeur son système d’exploitation (Android or not Android, that is the question…) pour une meilleure clarté dans l’interface. La navigation dans le Kindle Store devient plus agréable, grâce à l’affichage des ebooks par leur couverture. Il faut noter cependant qu’Amazon ne fait pas mention d’un navigateur web comme sur le précédent Kindle avec clavier. Pourtant, l’apport du tactile n’aura pas été négligeable ! En parallèle, une série de commandes ont été ajoutées au moteur de lecture, dont la fonction X-Ray.

X-Ray est, d’après le marketing d’Amazon, un outil pour « libérer les entrailles du livre ». En cliquant sur un mot, le lecteur obtient sa définition ainsi que la page Wikipedia correspondante et les mentions sur Shelfari. Les fonctions de partage n’ont pas disparu, mais il semble impossible d’accéder au service réseau social Kindle directement depuis le reader (nous attendrons les premiers tests pour en savoir plus).

Le Kindle Touch est plus complet que le Kindle WiFi classique. Avec 4 Go de mémoire interne (dont 3 Go de libres), il pourra stocker plus de documents, notamment des PDF qui seront plus agréables à utiliser à l’aide de l’écran tactile (pour zoomer et dézoomer). Les fonctions audio ne sont pas passées à la trappe sur ce modèle qui conserve sa prise jack 3,5 mm et une compatibilité MP3 et fichiers Audible. Des haut-parleurs stéréo équipent également le reader pour utiliser la fonction Text-To-Speech même en l’absence de casque. Concernant l’autonomie, Amazon annonce 2 mois de batterie pour une seule charge, mais du coup, le Kindle Touch est plus lourd que le modèle entrée de gamme : 213 grammes sur la balance.

Deux modèles du Kindle Touch sont proposés, l’un WiFi et l’autre WiFi+3G, pour respectivement 99 $ et 149 $. Bien entendu, comme pour le Kindle WiFi, ces prix bénéficient de la réduction permise par l’offre publicitaire Amazon Local. Pour s’affranchir de la publicité, il faut payer son reader plus cher, soit 139 $ et 189 $. De plus, ces modèles sont uniquement proposés aux clients américains et il faudra attendre l’arrivée du Kindle Store en France pour pouvoir les commander. Aurons-nous le droit à tous les modèles le moment venu?

Le Kindle Touch a un positionnement double. À la fois vendu pour 99 $ en version WiFi, il s’adressera aux lecteurs à la recherche d’un reader plus complet que le modèle entrée de gamme. Cette différence de 20 $ entre les deux modèles nous paraît être suffisamment faible pour opter de préférence pour le Touch. En revanche, la déclinaison WiFi+3G à 149 $ intéressera une clientèle de nomades pour qui la connexion 3G est indispensable. Amazon n’a pas modifié ses conditions concernant la 3G, elle reste gratuite et utilisable dans plus de 100 pays. « N’importe quel livre, n’importe où, en 60 secondes », tel est le slogan d’Amazon…

Construire un reader n’est pas comme télécharger un ebook, il faudra donc attendre le 21 novembre pour que les premiers clients reçoivent leur Kindle Touch.

Le Kindle Fire, la tablette low-cost d’Amazon

Les rumeurs avaient vu juste, Amazon a bien nommé sa première tablette Kindle Fire (littéralement « Allumer le feu »). Car c’est bien ce que compte faire Amazon, mettre feu au marché des tablettes et bousculer le monopole d’Apple dans ce secteur. Voltaire est même de la partie. ;-)

Le Fire n’est rien d’autre qu’une tablette LCD 7 pouces, capable de faire fonctionner des applications, lire des films, de la musique, des magazines (couleurs, enfin !), et bien sûr, accéder au Kindle Store. Elle fonctionne avec Android 2.3 même si la chose est impossible à distinguer pour le néophyte. Amazon a totalement modifié l’OS avec une interface à sa sauce. De plus, l’entreprise a totalement la main mise sur le système, et sera la seule à fournir les mises à jour. On peut reprocher à Apple de verrouiller iOS mais Amazon va dans le même sens.

Comment se positionne le Fire dans la gamme Kindle ? Il peut être vu comme le modèle haut de gamme même s’il s’agit d’un produit s’adressant à une clientèle différente de celle qui achète un ereader. En effet, le Kindle Fire est une tablette multimédia, un point d’accès mobile à l’ensemble de la boutique de contenus numériques d’Amazon : 100 000 films du service Instant Video, 17 millions de chansons sur Amazon MP3, 1 million d’ebooks sur le Kindle Store. Tous les contenus achetés sur Amazon bénéficient automatique du Whispersync qui mémorise entre les différents appareils compatibles aussi bien la dernière page lue d’un ebook que l’endroit où une vidéo a été mise en pause.

D’ailleurs, pour l’occasion, Amazon a ouvert son offre de BD numériques qui compte pour l’instant une centaine de titres parmi les plus grandes séries de comics (Batman, Superman, Green Lantern etc.). Comme les rumeurs l’avaient annoncé, les grands groupes de presse sont également de la partie dans un nouvel espace du Kindle Store, le « Newsstand ». Plusieurs centaines de titres de presse (dont des magazines en couleur s’il vous plait !) sont disponibles à l’achat à l’unité ou avec une formule d’abonnement.

« We think the Kindle Fire as a service », déclarait Jeff Bezos lors de la conférence de presse. Le Kindle Fire est donc un véritable kiosque à médias, du livre aux applications. La tablette peut accéder à l’Amazon Appstore pour télécharger des jeux, des applications aussi diverses que variées. En revanche, il n’est possible d’accéder à l’Android Market classique, modèle propriétaire oblige. Mais en limitant l’accès à sa boutique, Amazon garantit que les applications qui peuvent y être téléchargées seront compatibles avec le Kindle Fire.

Amazon a également équipé sa tablette d’un navigateur web (et d’un client mail), nommé Silk. Présenté comme révolutionnaire, il permet d’afficher rapidement une page web (en WiFi) sur la tablette par l’intermédiaire d’une optimisation sur les serveurs Amazon EC2. Cette nouvelle technologie devrait améliorer grandement le rendu et l’expérience de navigateur sur un appareil qui dispose de ressources limitées (même si un processeur ARM double-coeur équipe l’engin).

Avec un prix de vente de 199 $, Amazon frappe fort. En concurrence directe avec le NookColor de Barnes&Noble, il est fort probable que les deux entreprises s’affrontent pour la même clientèle. D’ailleurs, au moment où Amazon annonçait le Kindle Fire, l’action de B&N chutait de 7 %. Le libraire américain ne restera pas silencieux longtemps et devrait annoncer dans les prochaines semaines une nouvelle déclinaison du NookColor avec un positionnement tarifaire identique au Kindle. Du coup, que reste-t-il à la nouvelle tablette d’Amazon ?

À vrai dire, la force du Kindle Fire n’est pas forcément le hardware (même s’il semble de qualité et très abordable) mais l’écosystème Amazon qui est au coeur du produit. L’offre de contenus numériques proposée par Amazon est sans égal et Barnes&Noble n’est capable de la concurrencer que dans le domaine du livre numérique. La Kindle Fire, un iPad-killer ? La différence de prix entre l’iPad (499 $) est celui du Kindle Fire les destinent à deux clientèles différentes. Si l’on a pu critiquer l’iPad comme étant un outil de consommation, la Kindle Fire dépasse sans aucun doute la tablette d’Apple sur ce registre en limitant les usages par le côté propriétaire de son écosystème et un format de tablette trop petit pour en faire un outil de création. Le Fire, une tablette Android fermée. Qui l’aurait cru ? D’ailleurs, il ne serait pas étonnant qu’Amazon devienne rapidement le leader des tablettes… Android. Le livre numérique est-il en train de révolutionner l’informatique ?

Il est quand même difficile (et malvenu) d’émettre un avis sur le succès (ou l’insuccès de ce produit). La période des fêtes va être déterminante pour les deux entreprises et Amazon compte bien lancer son produit à temps et essayer de subvenir à la demande. Les premiers exemplaires de la tablette arriveront chez les clients à partir du 15 novembre. D’ici là, on risque de lire tout et n’importe quoi (en attendant les vrais tests) sur cette tablette. ;-)

Le Kindle 3 reste au catalogue, jusqu’à épuisement des stocks?

Vous n’êtes pas convaincu par les nouveaux Kindle ? Heureusement, Amazon n’a pas fait disparaître le Kindle 3 du catalogue. Il est toujours disponible sur la boutique sous le nom de Kindle Keyboard WiFi ou WiFi+3G. Le prix de vente est assez intéressant : 99 $ pour le modèle WiFi et 139 $ pour le modèle 3G (avec la réduction due aux publicités, sinon il faut compter 139 $ ou 189 $ pour la liberté d’avoir un reader sans annonces). Le Kindle DX est aussi conservé, sans changement de prix (379 $).

Pourquoi avoir conservé ce reader au catalogue ? Nul doute qu’Amazon doit disposer encore de quelques stocks de son ancien reader. Pourtant, le design du produit était apprécié par ses utilisateurs et la disparition du clavier pourrait faire des déçus. On pense notamment aux établissements scolaires ou autres institutions qui ont acquis des Kindle ces deux dernières années et souhaiteraient compléter leur parc. Il n’est pas sûr que le Kindle dernier du nom ou le Touch conviennent à leurs besoins.

Amazon Cloud Storage, la bibliothèque illimitée

Le point commun à l’ensemble de cette gamme de Kindle est leur connexion permanente au cloud d’Amazon. Amazon a limité la mémoire interne sur chacun de ses produits, notamment sur le Kindle Fire dont l’espace de stockage est de seulement 8 Go (contrairement aux 8 Go du NookColor extensible par carte MicroSD !). Il n’y aura pas de quoi stocker plus d’une dizaine de films HD, d’applications et d’ebooks.

Pour passer outre cette limitation, Amazon stocke tous les contenus achetés par l’utilisateur dans son cloud, et gratuitement. Ainsi, il est possible de récupérer un contenu déchargé du reader ou de la tablette, tant qu’une connexion Internet est disponible bien entendu ! Il faudra faire des choix avant de partir en vacances dans un lieu reculé avec son Kindle Fire. Quand le cloud rencontre la réalité…

Amazon Local, le bénéfice de la publicité

Les prix des différents Kindle et du Kindle Fire ne sont pas des prix de vente réels, mais leur coût est en partie financé par la publicité affichée à travers le système Amazon Local. Fort du succès des premiers essais de Kindle avec « Special Offers », Amazon continue sur sa lancée et met de la publicité partout (mais laisse à l’utilisateur la possibilité d’acquérir un modèle qui en est dépourvu)… sauf dans les ebooks. La firme de Seattle le précise bien sur la fiche produit de chacun de ses readers pour éviter tout malentendu.

Amazon Local est ni plus ni moins qu’une régie publicitaire qui ajoute une nouvelle source de revenus au modèle d’Amazon. Alors que la firme est obligée de vendre ses readers à perte pour se démarquer de la concurrencer, l’entreprise mise sur la vente de contenu et sur celle d’espace publicitaire sur les terminaux de ces utilisateurs. D’ailleurs, une première opération publicitaire viendra ravir les futurs possesseurs du Kindle Fire qui se verront offrir trois mois d’abonnement gratuit aux 17 magazines du groupe Condé Nast (dont le Vanity et GQ).

Pour Amazon, il est nécessaire de fidéliser sa clientèle. En offrant un mois gratuit au service Amazon Prime à tous les possesseurs du Kindle Fire, Amazon fait découvrir ses services de VOD illimité à moindres frais. Amazon Prime rassemble déjà plusieurs millions d’utilisateurs et une telle fonction ne manquera pas d’en conquérir d’autres. Là encore, la puissance commerciale d’Amazon est difficilement égalable.

Et la suite ?

On pourrait croire que les annonces de ce soir viennent répondre à toutes les demandes utilisateurs. Même si Amazon n’a pas fait dans la demi-mesure, plusieurs choses manquent encore à ses produits et l’écosystème Kindle. Tout d’abord, il faut noter que ces appareils ne sont toujours pas capables de lire des fichiers ePub. Ce manque ne nous étonne guère, mais il pourra gêner ici en Europe où la majorité des fichiers vendus le sont dans ce format. Un détail pour Amazon qui, avec son Kindle Store parfaitement achalandé et son récent service aux bibliothèques (11 000 établissements partenaires), offre à ses clients un large accès aux différentes sources de contenus.

On notera également que même si Jeff Bezos a profité de l’événement pour annoncer les dernières fonctionnalités du service Amazon Prime, il n’a pas (encore) été question d’une offre de streaming de livres numériques. Visiblement, Amazon n’aura pas convaincu les éditeurs à temps pour un lancement de l’offre aujourd’hui (cf. notre précédent article). Même si le code source du site d’Amazon cache déjà la fonctionnalité, il va encore falloir attendre pour pouvoir utiliser un tel service.

Enfin, il faut quand même remarquer que les produits annoncés aujourd’hui sont très centrés sur le marché américain. À nul moment de l’intervention du patron d’Amazon, il n’a été question d’une extension de la plateforme Kindle à l’international. Amazon a-t-elle d’un peu de temps pour peaufiner son service ? Une chose est sûre, les tests s’enchaînent chez Amazon.fr pour le lancement. Mais comme toujours avec Amazon, tout se sait à la dernière minute.

En tout cas, Amazon aura fait une démonstration de force avec l’annonce de cette nouvelle gamme. Beaucoup de sociétés vont devoir adapter leur stratégie à ces nouveaux produits, qu’ils soient fabricants de tablettes Android ou d’ereaders, libraires ou distributeurs voire même éditeurs. Puis, à peine la conférence de presse terminée, les rumeurs reprenaient déjà de plus belle à la suite des propos du vice-président du département Kindle, Russ Grandinetti. Interrogé au sujet d’une future tablette Amazon 10 pouces, il a répondu d’un laconique « Stay tuned » (cf. Engadget). Juste ce qu’il faut pour faire perdurer le buzz.