Posts Tagged ‘papier’
La sélection du jour #34
- “Le livre à l’heure de l’iPad : le papier meurt, le numérique déferle, et tout le monde est désorienté”. Un excellent billet réalisé par le designer et écrivain Craig Mod.
- Andreesen invite les médias traditionnels à mettre fin aux éditions papier pour se consacrer entièrement à l’ère digitale. (via TechCrunch)
- Pour Loïc Le Meur, les kiosques à journaux auront disparu dans 10 ans. (via La Croix)
- Izneo, un nouveau portail de BD numérique (via Bodoi)
- CeBIT : Inteview avec PocketBook autour de ses nouveaux readers : 601, 602 et 603. (via MobileRead)
- L’Alex de Spring Design entre les mains du FCC (via Engadget)
- Le BeBook Neo est maintenant distribué par Foyles. (via The BookSeller)
- L’enTourage eDGe a été passé en revue par LaptopMag et récolte un 3/5. Plus léger et mieux optimisé, le concept pourrait arriver à séduire.
- Vendre un reader en Asie est une question de mise en situation… Original. (via GenerationMP3)
Barnes&Noble : bientôt le papier vendu avec le numérique?

Barnes&Noble va-t-il se lancer dans la vente liée, version papier et version numérique? D’après PublisherWeekly, qui rapporte les paroles de William Lynch, cela pourrait être le cas d’ici deux ou trois mois. Les clients de B&N ayant acheté la version papier d’un ouvrage se verront proposer une réduction sur sa version numérique. Idée intéressante qui devra être validée au préalable par les éditeurs (surtout au niveau du prix de l’ebook) et dont les contours techniques doivent être aussi définis. Que se passe-t-il si un client se voit proposer la version numérique du livre qu’il vient d’acquérir et qu’il ne dispose pas d’un lecteur? Devra-t-il s’acheter un Nook ou télécharger l’application B&N Reader pour iPhone ou Blackberry?
Lier la vente d’un livre papier à sa version numérique est un défi colossal pour Barnes&Noble, qui s’il vient à être réussi pourrait changer pas mal de choses sur le marché du livre numérique aux Etats-Unis. B&N bénéficie d’un large réseau de librairies à travers le territoire américain. Pour leur patron, David Lynch, les librairies ne disparaîtront pas avec le numérique et il compte bien fournir à son entreprise tous les moyens nécessaires pour affronter ses concurrents 100% en ligne, comme Amazon, Apple et dans quelques mois Google. Le marché du livre numérique prend de l’ampleur outre-Atlantique car les ventes d’ebooks pourraient atteindre 10% des volumes suivant les éditeurs. Proposer une réduction sur l’ebook en même temps que l’achat du p-book irait dans le sens d’une démocratisation encore plus prononcée de la lecture numérique. Barnes&Noble s’intéresse aussi à l’impression à la demande qui permettrait au libraire de limiter les stocks et de rendre disponible de manière permanente des titres épuisés. Là encore, l’arrivée d’un tel service dépendra des négociations avec les maisons d’éditions.
Barnes&Noble montre ainsi sa volonté de développer une librairie moderne, en proposant une offre numérique innovante (large catalogue d’ebook, lier la vente d’un exemplaire papier à une réduction sur la version numérique) et une offre papier renouvelée, basée sur l’impression à la demande. En revanche, nous aurions apprécié que la version numérique d’un livre soit offerte avec le titre papier, à la manière des Editions Dialogues, pionnier dans ce domaine.
Bataille d’origami
C’est dimanche, l’occasion de partager avec vous une superbe animation 3D mettant en scène des origami au combat. L’occasion aussi de montrer que le papier reste et restera source de créativité…
Source : Fubiz
Lorsque les mots créent des mondes…
Voici une campagne publicitaire que l’on aimerait bien voir du côté de nos libraires. La librairie Anagram, située à Prague, a réalisé une campagne publicitaire originale (grâce à l’agence de publicité Kaspan), représentant des scènes réalisées à partir d’un livre, avec un slogan simple mais efficace : Words create Worlds. Un bel exemple d’originalité dans la publicité pour le livre qui reste souvent trop traditionnelle et qui évite la prise de risque. Cet exemple montre comment une idée simple (et peu coûteuse) peut offrir une image nouvelle à un produit si présent dans notre vie de tous les jours. D’ailleurs, les fabricants de livres électroniques pourraient en prendre note pour réfléchir à la promotion de leurs appareils, qui perdent à être présentés comme des appareils électroniques et non comme des “créateurs de mondes”.



Source : Fubiz
Papier électronique et batterie en papier : le reader de demain?
N’arrivera-t-on jamais à s’affranchir du papier? Alors que toutes les technologies d’écrans veulent faire disparaître les supports physiques et en particulier le papier, il se pourrait bien que ce matériau se retrouve ailleurs dans les appareils électroniques de demain. L’université de Stanford vient de révéler les travaux d’un de ses chercheurs Liangbing Hu qui développe actuellement des batteries à base de papier.
Sur chaque feuille de papier a été déposé une encre spéciale, faite de nanotubes de carbone qui est ensuite cuite pour être utilisée comme conducteur. Cette nouvelle technologie permettrait un gain de poids d’environ 20% et surtout des applications sans limites.
Est-ce que la batterie en papier sera la source d’énergie pour les appareils ultra-autonomes de demain? Wait and see.
Un support difficilement dépassable
Pour bien commencer la semaine, une petite touche d’humour en provenance du Royaume-Uni. Pourquoi s’embêter avec de l’électronique alors que le support “parfait” existe déjà?
Source : Aldus2006
Vers un ordinateur en papier?
Est-ce que le papier finira par prendre sa revanche sur l’électronique? A en croire l’équipe de MIT travaillant sur un projet énigmatiquement nommé SixthSense, cela pourrait bien être le cas ! Durant une conférence TED, Pranav Mistry a présenté ce système d’appareil mobile s’appuyant sur la réalité augmentée. Enfilez ce petit ordinateur mobile, équipé d’une caméra et d’un projecteur et il vous permettra d’interagir avec votre environnement. Votre main vous permet de composer un numéro, tracer un cercle sur votre poignet et une montre s’affiche, tenez un livre entre vos mains et vous verrez les avis d’autres lecteurs s’afficher etc. Le champ d’application de ce type de technologie est sans limite, comme le montre les quelques autres exemples donnés lors de cette conférence.
Transformer une feuille de papier en “écran” sera bientôt possible. Encore quelques années à attendre et les usages permis par la réalité augmentée vont avoir de nombreuses incidences sur notre façon d’interagir avec notre environnement. De nouvelles perspectives pour faire l’écrit et la lecture de demain.
Source : Engadget
Le carnet sans fin
Véritable exemple d’ergonomie, le livre a encore beaucoup d’avance sur son homologue électronique. Et lorsque certains tentent de le révolutionner, en général, le tentative reste vaine. L’exemple du Revolver Journal est significatif. Découvrez le premier carnet dans lequel il est possible de se perdre.
Source : Gizmodo
L’avenir de la presse en images
Quoi de mieux qu’une série de cartoons pour exprimer la situation à laquelle est confrontée le monde de la presse? Bien qu’un brin provocateur, cette première caricature illustre l’obsolescence du journal papier vis à vis des nouveaux moyens d’information. Le choix du dinosaure n’est pas anodin, et peut être envisagé de deux façons. Je reprendrais pour la première une célèbre expression qui suscita une véritable levée de bouclier en son temps, quoique pour une autre raison : “il faut dégraisser le mammouth”. On comprend ainsi aisément que la presse papier est une industrie ancienne, qui a besoin de se renouveler, se réformer. Cela nous amène d’ailleurs au deuxième élément d’interprétation : un espèce en voie de disparition. Face à Internet, aux nouveaux modes de consommation de l’information, la presse traditionnelle risque de disparaître si elle ne parvient pas à se moderniser et s’adapter aux besoins actuels.

Le deuxième cartoon poursuit justement ce raisonnement. L’industrie de la presse est en pleine restructuration, et chaque journal essaie de trouver la formule qui lui assurera le retour à la sérénité. Le fait est que les réformes menées actuellement débouchent sur une situation de plus en plus précaire pour le milieu. Outre l’abondance de jeunes diplômés qui frappent aux portes de rédactions en sureffectif, les journaux, en quête d’un nouveau modèle économique, peinent de plus en plus à remplir les pages publicité et sont donc contraints à faire des coupes budgétaires en licenciant par exemple du personnel, ou en ne remplaçant pas les départs en retraites.
Le troisième dessin vient cependant nuancer le scénario catastrophique développé jusqu’alors, dans la mesure où la presse conserve un fort pouvoir d’attraction. Le journal papier, bien que concurrencé par Internet, reste apprécié et ancré dans les habitudes des lecteurs. A l’heure actuelle les supports permettant la lecture de contenus numériques n’offrent pas encore un confort d’utilisation optimal. On peux ainsi reprocher aux readers leur ergonomie peu adaptée pour la lecture de la presse, leur manque de réactivité, ou encore leurs carences dans la mise à disposition de contenus interactifs, tandis que l’on critique régulièrement les ordinateurs pour la fatigue visuelle que provoque la lecture sur écran.
De fait, si la presse traditionnelle se doit nécessairement d’évoluer, la transition numérique ne signifie pas pour autant la fin de l’ère papier. L’essor d’Internet s’il peut effectivement apparaître comme une menace, devrait en réalité être utilisé pour son potentiel, puisque par ce biais, les journaux vont pouvoir élargir leurs façons de diffuser l’information, augmenter leur audience, trouver de nouvelles sources de revenus.
Papier et version numérique sont donc obligatoirement amenés à cohabiter sous peine de se neutraliser mutuellement et de réduire à néant toute tentative de développement. Espérons qu’un jour cette division actuellement observable en rédaction disparaisse totalement au profit d’une entière collaboration des services. Le changement est en marche…
Le prix des ebooks pourrait précipiter la chute du livre papier

Nous avons relaté récemment la position de Sony selon laquelle la baisse des prix des ebooks est nécessaire à l’évolution du marché des livres électroniques. D’après Arnaud Nourry, directeur général de Hachette, dans un article paru dans le Financial Times, le livre papier pourrait souffrir voire disparaître à terme si Amazon et Google obligeaient les éditeurs à brader leurs livres. Il estime que les politiques de prix uniques telles qu’entamées par Amazon, Google et Barnes&Noble pourraient détruire les profits des éditeurs qui, par conséquent, sont hostiles aux stratégies visant à faire payer 9,99$ n’importe quel ouvrage. Il dénonce en outre la façon dont Google met en ligne gratuitement des livres libres de droit.
Nous voyons ici deux tendances incompatibles. D’un côté, deux acteurs majeurs du web qui souhaitent dynamiser une industrie sur le déclin, tout en essayant de tirer profit au maximum de leur plateforme de distribution par des négociations âpres avec les ayant-droits. De l’autre côté, des acteurs traditionnels, continuant à soutenir le livre papier, empêtrés dans l’ouragan Internet, qui leur impose une reconversion de leur activité, des investissements massifs dans de nouveaux systèmes de numérisation, de publication et de diffusion, et la redéfinition de leur modèle économique. Si la politique de prix des géants américains est effectivement discutable, il n’est pas sûr cependant que le maintien d’une position conservatrice soit le meilleur moyen de sauver une industrie en perdition…
Bref, le débat sur le prix des livres électroniques ne fait que commencer…
Source : Teleread













