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Du papier au numérique : Alice au Pays des Merveilles

Hubert Guillaud (@hubertguillaud) a déniché un article intéressant qui montre l’évolution d’une oeuvre, du papier au numérique. Du manuscrit d’Alice au Pays des Merveilles illustré de la main de l’auteur (numérisé par la British Library à cette adresse), en passant par la première édition papier en couleur puis le Vook et, dernièrement, Alice for the iPad, il est possible de retracer l’évolution de ce texte essentiel de la littérature jeunesse. A voir absolument.
Cette instructive rétrospective est à découvrir (en anglais) sur Darwin’s Library.

AmazonEncore : le succès du service de réédition

Peu connu du grand public, AmazonEncore, le service de réédition d’ouvrages épuisés du e-commerçant, semble gagner en importance depuis ces derniers mois (même si l’on ne dispose pas des chiffres de ventes des bouquins sélectionnés). Le site Ebookvine s’est amusé à recenser l’ensemble des livres publiés par ce service : parti d’un titre il y a moins d’un an, Legacy, ce ne sont pas moins de 34 livres qui sont maintenant proposés. Chaque bouquin est proposé à la fois en version papier et en version Kindle. Amazon ne semble pas avoir fait les choses à moitié en soignant chacune des couvertures, souvent de meilleures qualités que celles des précédentes éditions. Concernant les prix, ils sont variables : entre un dizaine de dollars pour la version papier et 6,99$ pour l’équivalent numérique. Sauf pour Legacy où la version papier est moins chère que la version électronique. Ce n’est pas trop habituel chez Amazon !
Pour découvrir la liste des ouvrages réédités par AmazonEncore, rendez-vous sur Ebookvine. Ensuite il ne restera plus qu’à télécharger l’ebook depuis un produit Kindle.
Infographie : Livre Papier vs. eBook
Newsweek consacre un article très intéressant accompagné d’une belle infographie concernant l’éternelle opposition livre papier vs. livre électronique. L’occasion de rappeler que chaque format possède des avantages et des inconvénients et qu’il ne sert à rien de chercher un vainqueur. En revanche, il est intéressant d’analyser les chiffres donnés, et pour eBouquin, de relever les éléments pertinents concernant les livres numériques.
On observe ainsi le très faible coût de production d’un ebook (5% du prix) par rapport au livre papier (15%), ce qui laisse à penser que les éditeurs ont encore une marge appréciable pour baisser le prix de leurs contenus dématérialisés. Reste néanmoins à prendre en compte les taux de distribution, qu’il s’agisse des libraires physiques ou électroniques.
On note en tout cas que le numérique est bénéfique pour les auteurs, puisque les taux de redistribution sur les ventes de livres électroniques sont proportionnellement plus élevés que sur les livres papier (23% vs. 18%).
Enfin, l’élément le plus intéressant réside peut être dans la propension des possesseurs de Kindle (et readers en général) à consommer davantage de livres que par le passé, depuis l’achat de leur appareil. Et si finalement ce n’était pas ça le plus important ? Reader ? Papier ? Qu’importe le support du moment qu’il (re)donne envie de lire.
Time Magazine : un nouveau modèle centré sur l’iPad et l’édition papier

Si cette année devrait être celle de l’iPad, elle risque aussi d’être celle des premiers “paywalls”. En effet, plusieurs titres et groupes de presse américains comptent établir d’ici la fin de l’année un certain nombre de barrières à l’entrée sur leur site, où l’accès à l’information est pour le moment gratuit. Les titres du groupe News Corp. (de Rupert Murdoch) vont ainsi bientôt adopter un système de paiement (une fois dépassé un certain nombre d’articles), tandis que d’autres opteront pour un repli encore plus hermétique, réservant leur site à leurs seuls abonnés. Le magazine Time a préféré choisir une solution originale, comme il l’est annoncé dans le Wall Street Journal, à la fois orientée vers les appareils mobiles comme les tablettes ainsi que son édition papier.
Depuis le début de la semaine, les articles et les contenus présents dans la version papier du Time ne sont plus accessibles dans leur totalité sur son site Internet. Il faudra obligatoirement acquérir la version iPad ou papier du magazine pour y avoir accès. Time Inc. règle le problème des contenus présents gratuitement en ligne alors qu’ils sont payants en imprimé. Et comme a pu le dire Ann Moore par le passé, présidente de Time Inc., “pourquoi payer 5$ quand je peux l’avoir gratuitement en ligne”? Il s’agit donc de remettre “le génie dans sa boîte” en proposant uniquement les contenus du magazine dans des versions packagées et payantes de Time.
La stratégie choisie par Time est risquée mais cherche à mettre en valeur la qualité du contenu proposé, qui ne pourra pas rester encore longtemps gratuit. Il est clair que le choix de l’iPad, une plateforme relativement fermée, peut être sujet à polémique. La tablette d’Apple ne va pas éternellement rester la seule tablette du marché et l’arrivée de versions fonctionnant avec Android va pousser Time à adapter son application pour cette plateforme. De plus, Time Magazine se dirige à terme vers une version numérique proche de ses prototypes (vidéo ci-dessus) dont la valeur ajoutée sera réelle. Reste à rendre ce magazine également accessible (moyennant finances) sur le web et partageable sur les réseaux sociaux et, à ce moment là, Time Magazine sera un exemple d’adaptation au numérique.
Un Papervore dans votre salon

Vous n’arrivez pas à abandonner vos bons vieux journaux papiers et magazines mais vous êtes, au fond, un grand écolo? Un atelier de design du nom de Pingeontail a réalisé une table qui devrait venir en aide aux personnes tourmentées par ce difficile dilemme. Fubiz a déniché cette table basse plutôt originale. Attention cependant, elle ne marchera pas avec du papier électronique !
The Papervore from Pigeontail Design on Vimeo.
Moleskine pour Kindle : le meilleur des deux mondes

Nous l’avions rêvé, Moleskine l’a fait. Si vous aussi vous avez la bonne (ou mauvaise) habitude de multiplier les petits carnets sur lesquels vous griffonnez la moindre idée qui vous passe par la tête, ou quelques lignes d’un prochain billet, ce nouveau produit devrait vous plaire. Et étonnamment, ce dernier vestige du papier dans vos outils de travail, a parfaitement trouvé sa place dans un environnement entièrement numérique (smartphone, tablette, ordinateur portable…).
La société Moleskine, qui produit les carnets éponymes, a donc développé un produit qui combine le meilleur du numérique et de l’analogique : une housse Moleskine pour Kindle, équipée d’un coté du fameux carnet. Aujourd’hui, seuls deux modèles de housses existent : l’un pour le Kindle à 39,99$
et l’autre pour le Kindle DX à 59,99$. L’étui semble être de bonne facture et le carnet peut être remplacé. Ce n’est pas l’accessoire qui protégera le mieux votre Kindle mais sûrement celui qui lui donnera le plus de classe.

Le prix de cet étui est dans la moyenne de ceux que l’on peut trouver chez Amazon. Reste à avoir combien coûteront les carnets de rechange. Si les images montrent le produit final, il s’agit d’un modèle standard donc relativement simple à trouver dans le commerce. Voilà qui rend cette housse encore plus attrayante. Avis aux amateurs !
A quand un modèle pour l’iPad?
Papier vs. eBook : l’opportunisme façon InPrint Books
Je viens de lire une note chez Actu des ebooks qui a fortement retenu mon attention. L’article traite de la campagne vidéo mise en œuvre par l’éditeur Inprint Books.
Petite maison d’édition au demeurant puisque les vidéos ont été réalisées par le fondateur, un certain Matthew Young. L’entreprise résulte d’un projet de fin d’études mené par l’étudiant ! Même si tout cela est assez drôle, chaque vidéo peine à dépasser la centaine de vues…
Pour en revenir aux vidéos, le slogan est transparent, “At Inprint, we don’t do e-books.”
L’idée alors est de faire converser un livre papier (Walter) et un reader (E-text 5000 pro). Chacun essayant de montrer qu’il est le meilleur sur différents sujets comme par exemple, l’odeur du papier neuf, le rangement sur une étagère ou encore la faculté d’être utilisé dans le bain.
Je ne sais pas si ces vidéos feront un buzz, mais c’est tout ce qu’on peut souhaiter à ce jeune homme qui apparemment à l’air d’être seul aux manettes. Les vidéos sont graphiquement bien réalisées et agréables à regarder.
Pour prolonger l’idée, Actu des eBooks proposait d’autres pistes de réflexion comme l’autonomie, le prêt, la résistance… ajoutons la lecture en plein soleil (tout dépend des readers bien sur), la fatigue occulaire, le bilan carbone, etc…D’autres idées de comparaison ?
Voici les trois épisodes :
Les Editions Volumiques : des livres électroniques en papier

Des livres électroniques en papier? Oui, c’est possible. Suite à un tweet de Hubert Guillaud (@hubertguillaud), j’ai découvert une maison d’édition toute récente répondant au nom : Les Éditions Volumiques (dirigée par Étienne Mineur et Bertrand Duplat). Et si elles inaugurent bien une chose, c’est bien le concept du livre électronique en papier ! Cette chimère ne sait pas tout faire, mais en fait une, de manière surprenante. Par exemple, le livre qui tourne ses pages tout seul. Réalisation irréprochable, le tout est agrémenté de plusieurs tags afin d’habiller l’ouvrage de différents effets et cinématiques à saisir par réalité augmentée (et à l’aide d’un iPhone).
Autre réalisation étonnante, un ouvrage dépliable et enrichi à l’aide de QR Codes, intitulé The Night of The Living Dead Pixels. Cette fois-ci, le récit se fait en images, animées ou non, dans un univers bien plus sombre que dans le précédent titre. Pour des prototypes, le travail est remarquable.
Les Éditions Volumiques ne se sont pas arrêtées à ces deux réalisations et nous proposent en vidéo leurs dernières réalisations . A quand la commercialisation de ces premiers livres, qui montrent de quelle manière papier et nouvelles technologies sont complémentaires ? On aimerait voir des maisons d’édition innovantes comme les Éditions Volumiques bien plus souvent. En tout cas, on attend de pied ferme The Night of The Living Dead Pixels…
Les couvertures de l’imaginaire

Magnifique travail réalisé par Alexander Korzer-Robinson (et repéré par Fubiz), sur des couvertures de livres anciens. Chaque couverture est une fenêtre sur un paysage, un scène à l’intérieur de livre. L’imaginaire d’une histoire rien qu’en regardant sa couverture? La collection est impressionnante et l’on découvre toutes sortes d’univers, aussi bien issus du comics que du roman du XIXème. Il ne reste plus qu’à animer ces couvertures et vous aurez peut-être les prémices de la couverture de demain. A découvrir absolument et n’hésitez surtout pas à aller chercher les petits détails qui font de cette collection un véritable travail d’orfèvre.
Livre virtuel, chômage réel
Photographié hier matin en se rendant au Salon du Livre, aussitôt mis en ligne sur Twitter, ces tracts ont finalement fait le tour du monde “virtuel” à défaut d’être plus visibles dans le monde réel. Déjà repris chez notre ami François Bon, il y a de la matière à méditer pour le week-end.
L’association à l’origine de cette campagne se prénomme Livres de papiers et a déjà agi par le passé dans des médiathèques et d’autres événements. Pour plus d’informations, rendez-vous ici.
La sélection du jour #34
- “Le livre à l’heure de l’iPad : le papier meurt, le numérique déferle, et tout le monde est désorienté”. Un excellent billet réalisé par le designer et écrivain Craig Mod.
- Andreesen invite les médias traditionnels à mettre fin aux éditions papier pour se consacrer entièrement à l’ère digitale. (via TechCrunch)
- Pour Loïc Le Meur, les kiosques à journaux auront disparu dans 10 ans. (via La Croix)
- Izneo, un nouveau portail de BD numérique (via Bodoi)
- CeBIT : Inteview avec PocketBook autour de ses nouveaux readers : 601, 602 et 603. (via MobileRead)
- L’Alex de Spring Design entre les mains du FCC (via Engadget)
- Le BeBook Neo est maintenant distribué par Foyles. (via The BookSeller)
- L’enTourage eDGe a été passé en revue par LaptopMag et récolte un 3/5. Plus léger et mieux optimisé, le concept pourrait arriver à séduire.
- Vendre un reader en Asie est une question de mise en situation… Original. (via GenerationMP3)
Barnes&Noble : bientôt le papier vendu avec le numérique?

Barnes&Noble va-t-il se lancer dans la vente liée, version papier et version numérique? D’après PublisherWeekly, qui rapporte les paroles de William Lynch, cela pourrait être le cas d’ici deux ou trois mois. Les clients de B&N ayant acheté la version papier d’un ouvrage se verront proposer une réduction sur sa version numérique. Idée intéressante qui devra être validée au préalable par les éditeurs (surtout au niveau du prix de l’ebook) et dont les contours techniques doivent être aussi définis. Que se passe-t-il si un client se voit proposer la version numérique du livre qu’il vient d’acquérir et qu’il ne dispose pas d’un lecteur? Devra-t-il s’acheter un Nook ou télécharger l’application B&N Reader pour iPhone ou Blackberry?
Lier la vente d’un livre papier à sa version numérique est un défi colossal pour Barnes&Noble, qui s’il vient à être réussi pourrait changer pas mal de choses sur le marché du livre numérique aux Etats-Unis. B&N bénéficie d’un large réseau de librairies à travers le territoire américain. Pour leur patron, David Lynch, les librairies ne disparaîtront pas avec le numérique et il compte bien fournir à son entreprise tous les moyens nécessaires pour affronter ses concurrents 100% en ligne, comme Amazon, Apple et dans quelques mois Google. Le marché du livre numérique prend de l’ampleur outre-Atlantique car les ventes d’ebooks pourraient atteindre 10% des volumes suivant les éditeurs. Proposer une réduction sur l’ebook en même temps que l’achat du p-book irait dans le sens d’une démocratisation encore plus prononcée de la lecture numérique. Barnes&Noble s’intéresse aussi à l’impression à la demande qui permettrait au libraire de limiter les stocks et de rendre disponible de manière permanente des titres épuisés. Là encore, l’arrivée d’un tel service dépendra des négociations avec les maisons d’éditions.
Barnes&Noble montre ainsi sa volonté de développer une librairie moderne, en proposant une offre numérique innovante (large catalogue d’ebook, lier la vente d’un exemplaire papier à une réduction sur la version numérique) et une offre papier renouvelée, basée sur l’impression à la demande. En revanche, nous aurions apprécié que la version numérique d’un livre soit offerte avec le titre papier, à la manière des Editions Dialogues, pionnier dans ce domaine.

































