Posts Tagged ‘reader’
La sélection du jour #37
- 5 concepts de magazines interactifs sur iPad (via Exact Editions & The Guardian)
- Première partie d’un décryptage très intéressant sur le programme Google Livres (via Affordance)
- Le papier est peut être roi, mais le futur est numérique (via Layers Magazine)
- Les observations des dirgeants d’Hachette concernant le livre électronique (via Idealog)
- Une interview avec le PDG d’e-Ink qui voit le futur de la marque en couleur (via XConomy)
- L’Alex de Spring Design enfin disponible en pré-commande (via Slashgear)
- Newsmy 6202, un nouveau lecteur de livres électroniques (via Akihabara News)
L’enTourage eDGe passe au banc d’essai
Un lot d’enTourage eDGe a été livré la semaine dernière et les premiers acquéreurs de ce produit hybride ont enfin pu l’essayer. C’est également la presse qui a pu tester en profondeur l’appareil. L’idée d’un appareil mi-reader/mi-netbook, équipé d’un écran E-Ink et d’un écran LCD est assez séduisante. Cependant, dès la présentation des premiers prototypes, le produit ne semblait pas optimisé et ne rendait pas justice au concept. Particulièrement orienté vers l’éducation et les étudiants, l’enTourage eDGe est quand même vendu pour 499$, une somme non négligeable pour cette clientèle. Surtout si ce produit ne fait pas tout ce que fait un netbook et pour plus cher !
Pourtant, il a des avantages. Tout d’abord, il est équipé d’un microphone qui permet d’enregistrer le cours, tout en prenant des notes sur l’écran E-Ink de 9,7 pouces. Malheureusement, il manque de réactivité même en étant utilisé avec un stylet plutôt précis. Pour ce qui est du contenu, cet appareil hybride est connecté en WiFi à l’enTourage eDGe ebook store, fort d’un catalogue de 225 000 titres. Une librairie de manuels numériques doit ouvrir dans les prochains mois et devrait rajouter de l’intérêt à ce produit.
L’autre écran (technologie LCD tactile résistive) permet d’accéder à une interface Android 1.6 classique capable de commander l’ensemble. On retrouve les applications Android classiques mais l’on ne peut pas accéder au Marketplace pour en télécharger d’autres. Dommage même si la société à l’origine de cette tablette envisage de développer son propre AppStore. De plus, les performances de l’appareil sont médiocres, tant au niveau de la rapidité du système que de l’autonomie de la batterie. En effet, cette dernière est fluctuante et peut tenir aussi bien quelques heures qu’une journée entière. Son autonomie varie grandement en fonction de l’utilisation des deux écrans et du WiFi.
La conclusion de ce premier test fourni par Engadget n’est pas très positive. Le concept était intéressant pour la cible visée : les étudiants. Malheureusement, le logiciel présente trop de bugs et l’appareil reste trop onéreux (499$ pour sa version de base avec 4Go de mémoire). Un produit qui risque d’être comparé directement à l’iPad, sûrement mieux optimisée et avec un meilleur rapport qualité/prix.
Pour lire le test complet de l’enTourage eDGe par Engadget, rendez-vous à cette adresse et ici pour la galerie photo.
Le QUEproReader n’arrivera pas avant l’été

Après iRex et Spring Design c’est au tour de Plastic Logic d’annoncer du retard pour son premier reader, le QUEproReader. Engadget a annoncé la nouvelle après avoir reçu un email d’un des premiers clients du fabricant, annoncé un retard de plusieurs mois. En effet, le reader haut de gamme de Plastic Logic ne sera pas commercialisé avant l’été alors qu’il devait arriver dans le courant du mois d’avril ! Il est précisé dans l’email que l’entreprise souhaite “peaufiner les fonctionnalités et améliorer l’expérience d’utilisation du produit”. Plastic Logic a également préciser que les clients ayant précommandé le reader ne seront débités qu’à l’expédition.
Cependant, ce retard ne laisse pas présager que du bon pour le QUEproReader. Lors de son annonce en janvier, le QUEproReader nous avait agréablement étonné par le soin apporté à son interface logicielle et au design du produit. Clairement orienté vers une clientèle professionnelle (comme son prix le confirme), son écran grand format en papier électronique sera particulièrement agréable pour lire un grand nombre de dossier. Pourtant, l’iPad (et autres tablettes multimédias) risquent de fortement concurrencer ce reader. En quelques semaines, la concurrence a fait son apparition ne laissant plus Plastic Logic seule sur son segment. Face à la tarification agressive de l’iPad, Plastic Logic va devoir en faire de même ou bien accentuer sa communication sur la qualité de son écran. Sera-t-il l’argument suffisant pour que le QUEproReader trouve une clientèle?
Asus DR-900 : la possibilité de partager des livres

Vous recherchez un reader grand format? Il va falloir attendre encore un peu. En effet, dès juin, nous allons voir arriver plusieurs modèles de readers équipés d’un grand écran en papier électronique. Sûrement le plus attendu reste celui d’Asus, le DR-900. Il sera disponible en noir et aussi en blanc. C’est d’ailleurs cette version qui est présentée dans la vidéo qui suit. On y apprend quelques informations intéressantes : le support des cartes SDHC jusqu’à 16Go, la présence d’un lecteur de flux RSS dans l’onglet “News”, un système de notation de ouvrages pour retrouver rapidement vos favoris etc. Le logiciel semble particulièrement bien réalisé, à la fois simple et complet. Le reader comprend également un système de Text-to-speech qui rappelle fortement celui du Kindle.
C’est dans l’onglet “Applications” que l’on découvre un lecteur audio, une calculette, un calendrier, un dictionnaire, un logiciel de dessin, un lecteur de flux RSS, un éditeur de texte, un navigateur web… et un système de partage de livres ! Nommé “Donation Book”, on peut s’attendre à ce que cette fonction soit disponible uniquement pour les livres non protégés par DRM, le choix appartenant aux éditeurs. Cependant, il va falloir encore attendre quelques mois avant d’avoir le reader entre les mains. Il sera disponible pour le troisième trimestre 2010. Comme le précise le responsable d’Asus dans cette vidéo, ce délai de 6 mois va permettre à la firme taïwanaise d’attendre la réponse d’Amazon et l’iPad et d’adapter sa réponse en fonction. On est stratège chez Asus.
Samsung annonce le E6 chez Barnes&Noble
Le premier reader de Samsung est sur le point de débarquer aux Etats-Unis. La firme coréenne a annoncé, par communiqué de presse, la sortie au printemps du reader E6. Aux alentours du mois d’avril, les consommateurs américains pourront acquérir chez Barnes&Noble, ce nouveau reader tactile avec un écran epaper 6 pouces. Une gamme complète de produits Samsung seront disponibles un peu plus tard dans l’année, mais le E6 pourrait déjà marquer une étape. Avec son écran E-Ink tactile EMR (résonance électromagnétique), l’utilisateur pourra prendre des notes directement sur le texte, utiliser le microphone de l’appareil pour y associer des commentaires, lancer la lecture audio avec le moteur Text-to-Speech etc. De plus, grâce à un partenariat avec Google Books, le gamme de readers de Samsung bénéficiera d’un accès direct aux sources de Google et les lecteurs pourront télécharger, via la connexion WiFi, l’ePub de leur choix.
Annoncé lors du CES de Las Vegas, le E6 devait être vendu pour 399$. A ce prix, le reader n’était pas du tout concurrentiel, même avec des atouts comme son écran tactile et sa connexion WiFi. En effet, le Kindle et le Nook sont vendus pour 259$ avec une connexion 3G et un large choix de contenus. Heureusement, comme l’affirme Engadget, il semble que le E6 ait bénéficié d’une baisse de prix significative : de 399$ à 299$ ! A ce prix, même sans connexion 3G, le Samsung E6 pourrait séduire les lecteurs qui souhaitent régulièrement prendre des notes sur leur reader et profiter du format ePub et PDF d’une manière un peu plus poussé que sur ces deux concurrents.
Lecture numérique : précisions sur le vocabulaire
Nous avons pu recevoir ces derniers temps quelques commentaires de lecteurs nous indiquant leur mécontentement, incompréhension, étonnement à voir eBouquin relayer des informations concernant l’iPad. Il nous était reproché de sortir de notre ligne éditoriale, de nous éloigner du livre électronique et des readers. Il est vrai qu’Apple a souvent tenu le devant de la scène sur eBouquin ces dernière semaines en raison des récentes annonces et de leurs répercussions sur l’ensemble des secteurs du web et de l’édition. Pour autant ces commentaires nous ont permis de confirmer cette impression de confusion qui émane autour du livre électronique, aussi bien auprès de certains de nos lecteurs que de la presse généraliste, notamment au niveau de l’emploi des termes.
Nous aimerions donc réagir publiquement à ces remarques en apportant quelques précisions concernant notre ligne éditoriale et en faisant le point au niveau du vocabulaire employé.
La vocation première d’eBouquin.fr étant d’apporter à nos lecteurs des analyses claires et pertinentes concernant l’actualité de la lecture numérique, voici donc quelques éléments pour permettre de mieux comprendre notre démarche et suivre notre raisonnement et notre positionnement vis à vis de l’actualité.

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Qu’est ce que la lecture numérique ?
Basons nous tout d’abord sur le terme de lecture numérique. On pourrait presque voir dans cette expression un oxymore, lecture faisant référence à une pratique ancestrale et numérique faisant écho à une technologie nouvelle. C’est précisément l’objet de notre site : observer et analyser la rencontre/confrontation entre deux mondes, deux époques très différentes, évoluant dans des espaces distincts, avec des rythmes propres à chacun.
La lecture numérique c’est le rendez-vous de l’industrie du livre, le monde de l’édition, de la presse, du papier, avec celui de l’Internet, de l’instantané, de l’information à profusion. Notre objet d’étude est passionnant, mais extrêmement délicat tant il présente des enjeux et des intérêts différents selon les parties. On le voit d’ailleurs selon que l’on se place du point de vue d’un éditeur, d’un libraire, d’un bibliothécaire, d’un auteur ou d’un lecteur. On peut également appréhender sa complexité au travers de questions récurrentes concernant les DRMs, le prix, la propriété, le partage des livres.
La lecture numérique englobe donc le livre, mais aussi les nouvelles technologies. Il convient ainsi de parler des nouvelles façons de lire, d’écrire, de consulter des informations, d’accéder à des documents écrits.
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Contenu vs. contenant
La lecture numérique est polysémique. Elle peut faire référence tout d’abord au livre électronique, appelé également eBook. C’est à dire au contenu, à ce simple fichier numérique pouvant prendre la forme d’un texte numérisé (scanné ou édité sur ordinateur). Il peut être un roman, une nouvelle, ou encore un manuel scolaire. Cela peut être également des documents personnels créés via un traitement de texte ou un tableur.
Ces contenus présentent des enjeux au niveau de leur forme et de leur format. Actuellement nous connaissons des formats répandus tels que .pdf, .doc, .txt, .html, et en découvrons de nouveaux : .epub, .mobipocket. Il s’agit là cependant de formats “figés” idéals pour la consultation mais pas pour l’interaction. Or le livre de demain sera selon nous un livre vivant, animé et connecté, avec lequel communiquer, interagir. Il intègrera en plus du texte des éléments multimédias avec des vidéos, de la musique, des possibilités d’annotations, de copier/coller, de recherches documentaires intégrées.
La lecture numérique pose également la question des contenants, c’est à dire des appareils à même de lire ces nouveaux types de livres.

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Plusieurs types de supports
1. L’ordinateur
Le premier appareil, le plus populaire et le plus répandu est notre ordinateur. C’est par lui que nous créons aujourd’hui la majorité de nos documents numériques et consultons des informations. Il s’est progressivement imposé comme l’outil le plus utilisé pour la lecture. Or vous conviendrez que ce n’est pas réellement l’appareil le plus optimal pour le confort de lecture. Nous nous efforçons donc de vous présenter des alternatives à l’ordinateur et des services ouvrant de nouvelles perspectives de lectures ou favorisant la lecture de documents écrits via ordinateur. (Relay, LeKiosque, Kindle for PC…).
2. Les readers
Parlons à présent des lecteurs de livres électroniques, appelés également liseuses et plus connus sous le nom de readers. Ce sont actuellement les appareils dont on entend le plus parler, tout simplement parce que le secteur de la lecture numérique est en plein essor et que les readers se présentent comme des produits dédiés, spécialisés. Les arguments mis en avant ? Autonomie incroyable, technologies d’écran se rapprochant du confort du papier (E-Ink, SiPix et prochainement Liquavista ou Mirasol), fatigue visuelle moindre. Les readers constituent donc l’élément central de notre ligne éditoriale compte-tenu des innovations qu’ils apportent. Il ne faut pas oublier cependant que la lecture numérique est un sujet vaste, et elle ne saurait se limiter aux simples readers.
3. Les smartphones
D’ailleurs la lecture numérique c’est aussi la lecture en mobilité, n’importe où et n’importe quand. Avec l’émergence des smartphones, et notamment de l’iPhone, les gens prennent l’habitude de lire depuis leur téléphone mobile, de consulter rapidement l’actualité, leurs mails dans le métro, la rue. En raison de leur taille réduite, ils invitent à repenser la lecture et donnent de nouveaux champs d’explorations pour les auteurs avec des histoires courtes, des épisodes à suivre etc.
4. Les tablettes Internet
Enfin arrive la question des tablettes Internet et de l’iPad. Nous considérons ce produit comme la combinaison des trois appareils évoqués précédemment : un ordinateur portable permettant entre autres fonctions de lire des livres électroniques. Il constitue selon nous un appareil hybride, multifonctions et évolutif à même de redéfinir notre rapport au livre et à la lecture. Nos livres, nos romans, nos bandes dessinées, nos documents personnels/professionnels, nos mails, nos journaux, nos magazines, nos sites d’informations enfin rassemblés, organisés et consultables depuis un seul et même endroit.
Pour nous tablettes et readers n’ont pas vocation à se concurrencer, mais bel et bien à se compléter, voire, à terme, à fusionner en empruntant les points forts de chaque appareil : autonomie, confort de lecture pour les readers, interactivité, connectivité et polyvalence pour les tablettes.

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Conclusion
Ainsi vous l’aurez compris, eBouquin s’intéresse à une grande variété de sujets pour permettre nos lecteurs d’appréhender les enjeux du livre et de la lecture numérique dans leur globalité. Notre spécialisation est la lecture numérique et toutes les tenants que cela implique. Les readers, la technologie e-Ink, ne sont qu’une composante de notre ligne éditoriale.
Pour vous aider à découvrir et/ou connaître tous les tenants et aboutissants de la lecture numérique, nous avons décidé de mettre en place un Wiki, de créer un espace depuis lequel retrouver facilement des informations concernant un domaine en particulier. Celui-ci est pour le moment très peu rempli, mais est amené à évoluer progressivement, avec votre concours, et nos articles explicatifs.
Enfin, et toujours pour essayer de vous donner les clés pour comprendre les évènements actuels, nous allons lancer prochainement un forum pour réagir aux articles ou discuter sérieusement d’un sujet précis.
En espérant que ces précisions vous permettent de mieux cibler notre approche.
Au plaisir de vous retrouver quotidiennement sur eBouquin.
Des nouvelles images du Courier

Comment créer une tablette multimédia sans se référer au précédent généré par l’iPad? Epreuve difficile lorsque l’on voit la plupart des fabricants asiatiques essayer d’en reprendre la forme et le principe, pour s’en rapprocher au plus près. Microsoft a initié une nouvelle stratégie pour ses prochaines gammes de produits, comme Windows Phone 7 Series : créer des interfaces totalement nouvelles et innovantes. Avec son futur OS pour smartphones, Microsoft semble avoir réussi le pari et sur le point de renouveler l’expérience de la feuille de papier avec le Courier. Rien de moins.
Engadget a dévoilé ces derniers jours plusieurs nouvelles images et vidéos de ce qui pourrait être le prochain produit innovant de Microsoft. Nommé Courier, il devrait s’agir d’un digital journal. Le produit ne sera pas dédié à la lecture numérique mais plus généralement à la création. Véritable calepin numérique, il comprendra deux écrans tactiles capacitifs, contrôlable au doigt ou bien à l’aide d’un stylet approprié. Avec moins d’un pouce d’épaisseur, léger et compact, le Courier s’annonce comme bien plus compact que prévu.
L’interface logicielle comprendra un système de reconnaissance d’écriture performant si bien que l’absence de clavier se fera vite oublier. L’informateur d’Engadget a aussi précisé que le Courier sera équipé d’une caméra, permettant ainsi à son utilisateur de photographier et de filmer son environnement pour l’intégrer dans son carnet numérique. Les fonctions de readers n’ont pas été oubliées et feront partie de tout un écosystème autour de la lecture. Pour l’instant, nous n’avons pas d’informations à ce sujet mais nous savons que Microsoft travaille depuis plusieurs années sur un service de lecture nouvelle génération. Si le projet est mené à bien, il y a des chances que nous en voyons la couleur d’ici la fin de l’année.
Pourrons-nous tenir un jour un Courier entre nos mains? Engadget avance une date de commercialisation prévue pour le troisième ou quatrième trimestre de l’année. Reste deux inconnues majeures : Microsoft distribuera-t-elle le Courier sous sa propre marque ou bien proposera-t-elle à ses constructeurs partenaires d’adopter le concept? La réponse à cette question risque de déterminer également notre deuxième interrogation qui est le prix de vente d’un tel produit. En tout cas, si Microsoft vient à commercialiser un tel produit au prix d’une iPad, Apple pourrait avoir rapidement une concurrence féroce sur son créneau. Si l’iPad risque d’être avant-tout une tablette de consultation, le Courier pourrait faire bien plus est devenir un outil de création d’un genre nouveau, un Moleskine 2.0. La lutte entre Apple et Microsoft est loin d’être terminée. A suivre de près.
MAJ : Hubert Guillaud développe l’idée sur LaFeuillle. A suivre.
Manuels d’utilisation : encore un petit effort

Une page “Manuels d’utilisation” vient enrichir le codex. Comme son nom l’indique, cette rubrique répertorie l’adresse des manuels d’utilisation de tous les modèles de readers disponibles en France. “Les cordonniers étant souvent les plus mal chaussés”, la majorité des manuels d’utilisation sont difficilement exploitables sur le reader qu’ils sont censés expliquer ! S’ils sont tous sont au format PDF ( (à l’exception d’un manuel au format PRC), donc facile à installer sur l’appareil, les formats de document choisis (de 13,3 x 17 à 21 x 29,7 cm) ne sont pas toujours adaptés à la dimension de l’écran du reader qu’ils décrivent.
Les manuels d’utilisation des Kindle, Cool-Er et eSlick sont très difficilement lisibles sur l’écran 6″ qui les héberge. La raison est simple : le fichier PDF a une dimension de 21,6 x 27,9 cm (le format “Letter”, très courant aux Etats-Unis), alors qu’il devrait être de 9 x 12 cm (dimensions recommandées pour un reader 6″). Et il ne faut pas compter sur la fonction “zoom”, la mise en page perdant toute composition. Le résultat le plus catastrophique est obtenu par le BeBook Neo, le manuel étant tout simplement illisible sur un support 6″ (PDF de 21 x 29,7 cm !). Endless Ideas se rattrape un peu avec les manuels des BeBook (One et Mini), qui sont moyennement lisibles (PDF de 14,8 x 21 cm).
Les manuels d’utilisation des Sony (PRS 505 et 600) sont assez facilement lisibles, étant donné que les documents ont une dimension de 13,3 x 17,7 cm (la lecture sera un peu plus difficile sur le PRS 300 qui présente un écran de 5″). Les manuels d’iRex et du Kindle DX sont parfaitement adaptés à leur appareil respectif, avec des écrans de 8 à 10″. Bookeen fait figure de mauvais élève : l’Opus n’a pas de mode d’emploi (!) et celui du Gen3 est au format PRC, incompatible avec les firmwares Adobe DRM ! Espérons que l’Orizon sera mieux loti !
EDIT : L’article traite des manuels disponible en ligne sur le Web. Donc, oui, l’Opus a bien un manuel livré avec le reader mais il n’est pas téléchargeable sur le site de Bookeen (ce qui est beaucoup moins gênant que s’il n’y avait pas de manuel du tout, j’en conviens).
En cas d’effacement du contenu de l’Opus, il ne sera pas possible de récupérer un exemplaire du manuel. Merci de la réaction de nos lecteurs qui nous permet d’apporter cette précision.
D’autre part les fournisseurs de readers ont francisé leurs manuels et utilisent correctement les possibilités (liens actifs dans les sommaires) du format PDF (sauf Endless Ideas et Interead qui ne proposent pas de version française et n’ont pas de sommaire interactif). Enfin notons que l’ePub ne semble pas encore maîtrisé par les fournisseurs de reader : aucun manuel n’existe dans ce format.
Les manuels d’utilisation des readers disponibles en France

Les manuels d’utilisation des readers disponibles en France
- Amazon
La page d’information des Kindle
La page des documents téléchargeables des Kindle
Le manuel d’utilisation du Kindle en français
Le manuel d’utilisation du Kindle DX en français
- Bookeen
La page des manuels (version française et anglaise) du Gen3
- Endless Ideas
Manuel du BeBook One (en anglais)
Manuel du BeBook Mini (en anglais)
Manuel du BeBook Neo (en anglais)
- Foxit
La page d’information de l’eSlick
Le manuel d’utilisation de l’eSlick en français
- Interead
Le manuel d’utilisation du Cool-Er
- iRex
La page des manuels (différentes langues) du DR800S
Le manuel de l’iLiad en français
Le manuel du DR800S en français
La page des manuels (différentes langues) du DR1000S-XW
- Sony
La page des manuels des différents readers
La page d’information du PRS-505
Le manuel d’utilisation du PRS-505 en français
La page d’information du PRS-300
Le manuel d’utilisation du PRS-300
La page d’information du PRS-600
Le manuel d’utilisation du PRS-600
CeBIT : Sélection de readers asiatiques

Bien plus qu’au CES de Las Vegas, les fabricants asiatiques sont toujours présents en nombre pour le Cebit de Hanovre. En effet, ils y sont tous : Hanwang, Boeye, Onyx, Gigabyte, 1Cross etc. Impossible de tous les citer ! Certains retiennent l’attention avec un produit original, pour d’autres, on retrouve souvent des modèles vus et déjà vus. Voici une sélection de fabricants dont les appareils devraient arriver prochainement entre nos mains, sous une marque ou une autre. Tout cela a été filmé par l’inévitable Charbax pour son site ARMDevices.
Commençons par Onyx qui présente son reader phare, le Boox. Plusieurs mises à jour sont annoncées, en particulier une qui règle des problèmes au niveau du WiFi. Pour rappel, le BeBook Neo est un Boox “rebrandé” donc il devrait bénéficier de ce correctif. Un modèle 3G, reprenant le même design sera lancé dans les prochains. Un autre reader sera aussi lancé dans les prochaines semaines avec un design assez intéressant. A première vue, il ne serait pas équipé d’un écran tactile et la navigation se fera à partir de contrôles sensitives présents au-dessus de l’écran. Comme on peut le voir dans la vidéo, un glissement de doigt en bas de l’écran fera tourner la page. Nous avons hâte de pouvoir prendre en main ce modèle ! Enfin, l’intégration du système Android en remplacement de la distribution Linux actuellement utilisée est envisagée pour les prochains modèles.
Ensuite, il s’agit d’un reader 9,7 pouces réalisé par Boeye. L’écran n’est pas tactile, du coup il faudra utiliser le clavier complet disposé en-dessous de l’écran pour naviguer dans l’interface. Un modèle tactile arrivera dans les prochains mois tandis que la connexion WiFi/3G est déjà disponible en option sur le modèle. Rien de bien exceptionnel sur ce reader si ce n’est son écran 9,7 pouces, particulièrement agréable. Le reader de Boeye sera proposé sur le marché à partir du mois de mai à un prix encore inconnu.
Enfin, Android est à l’honneur chez certains fabricants, comme 1Cross, qui l’intègrent dans des concepts pour le moins originaux. Chez 1Cross, cela est même audacieux. Au lieu de proposer un reader à deux écrans, le choix a été fait d’intégrer un écran E-Ink 6 pouces ainsi qu’un écran LCD de 3,2 pouces sur le “page” droite du reader. Un clavier occupe l’espace restant. A la manière de l’Alex de Spring Design et du Nook de Barnes&Noble, ce reader fonctionne grâce à Android mais là encore on doit souligner le manque d’intégration logicielle de l’appareil. Si 1Cross souhaite que son produit ait au moins une chance de trouver une clientèle, il va falloir corriger revoir quelques petites choses. Peut-être même le concept tout entier? Espérons que le prix du reader sera attractif mais rien n’est moins sûr !
Offensive publicitaire de Nintendo sur l’ebook

Avenue Georges Mandel avant de descendre dans le métro, je suis tombé nez à nez avec une publicité pour la dernière nouveauté de Nintendo, le fameuse cartouche 100 Classiques réalisé en partenariat avec les éditions Gallimard et leur collection Folio. Nintendo n’a pas lésiné sur les moyens et s’offre une campagne d’affichage massive pour ce nouveau titre. D’ailleurs, il est étonnant que l’entreprise n’ait pas préféré communiquer sur sa nouvelle console qui sera en vente demain. A moins d’un mois du Salon du Livre de Paris, l’offensive publicitaire de Nintendo montre l’importance tenue par son partenariat avec Folio dans le nouveau positionnement de sa console, plus uniquement orientée vers les jeux vidéos. Il est tout à fait envisageable que le constructeur utilise cette cartouche en tant que droit d’accès à 100 titres classiques mais aussi à une future librairie numérique accessible directement depuis la Nintendo DS.
Pour retrouver notre analyse complète sur la sélection de 100 Classiques par Folio pour la Nintendo, rendez-vous à cette adresse.
Freescale : de nouveaux processeurs pour nos readers

Grâce à sa présence dans plus de 90% des readers du marché, la société Freescale bénéficie d’une certaine avance sur la concurrence qui se fait de plus en plus active. Pour garder le leadership du secteur, Freescale compte sur sa nouvelle architecture à la dénomination quelque peu barbare, i.MX508. Grâce à son processeur ARM Cortex A8, on peut s’attendre à une nouvelle génération de readers plus puissants et plus abordables. Cette architecture permet en effet d’améliorer sensiblement la vitesse de changement de page, jusqu’à 4 fois plus rapide que la génération précédente. Une demi-seconde suffira pour rafraîchir l’affichage. Exclusivement destinée au reader, cette puce s’est affranchie des toutes les fonctions inutiles pour ce type d’appareil. Ne vous attendez pas à décoder de la HD avec mais il supportera des résolutions allant jusqu’à 1400×1050 pixels grâce à son contrôleur E-Ink intégré. Par rapport au marché, l’architecture i.MX508 permettra de baisser le prix moyen des readers de 30$ pour atteindre environ 150$ d’ici la fin de l’année. Tous les ingrédients pour une nouvelle génération étonnante de readers sont réunis : écran SiPix, architecture Freescale et sans compter les futurs écrans couleur en papier électronique ! L’année va être riche en surprises.


















